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Le fantôme menace

 
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Pete Jeabro
Ordre Jedi

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Rang: Chevalier Jedi

MessagePosté le: 05/09/2018 16:21:06    Sujet du message: Le fantôme menace Répondre en citant



Pete avait les jambes qui tremblaient tellement qu’il se sentit obligé de s’asseoir. Il venait de rejoindre la salle d’archives dans laquelle le commandant Boerr avait souhaité l’installer. Le trajet pour y parvenir avait été quelque peu houleux et, dans l’agitation animant encore le personnel du palais, le jeune Jedi n’avait osé demander son chemin. Après avoir fait marche arrière à deux reprises, Jeabro avait fini par rentrer dans une petite salle très mal indiquée, dont un écriteau holographique se contentait de présenter discrètement la « Salle des Archive ». La dernière lettre, le « S » avait disparu pour une raison inconnue. Était-ce un oubli de la part de la personne ayant écrit le texte, ou l’obsolescence de la technologie utilisée pour projeter l’hologramme ? Comment savoir ? Et, à vrai dire, qu’est-ce que ça pouvait lui faire ?

Pete se surprit une nouvelle fois à voir ses pensées divaguer alors qu’il accusait péniblement le coup. Depuis l’attentat auquel il venait de réchapper miraculeusement, il avait du prendre beaucoup sur lui pour pouvoir garder la tête froide et accompagner le commandant au mieux dans son enquête. Et, maintenant qu’il avait un moment de solitude, il s’autorisait à décompresser. Il avait relâché le contrôle incessant sur ses nerfs, autorisant ses jambes à trembler et la fatigue -jusque là contenue- à le rattraper. Un soupir s’échappa de sa gorge, mi-désespéré, mi-éreinté. En cet instant, Jeabro se sentait faible. Il chercha appui sur le bureau en face duquel il était assis, posant ses mains à côté de l’holo-ordinateur lui permettant d’accéder aux archives du palais. De nouveau, le jeune homme chercha sa respiration et se sentit pris de panique pendant les deux secondes durant lesquelles il n’y parvint pas. Il changea une nouvelle fois sa position, afin d’être plus à l’aise et, cette fois-ci, inspira un grand coup. Le stress accumulé le rendait très nerveux et, alors qu’il se rabrouait mentalement pour ne pas être déjà en train de méditer, il fut soudainement pris de nausées. L’instant d’après, il était penché au dessus de sa chaise, une main prenant appui sur le dossier, l’autre sur le bureau. Il n’avait que faire de cette posture inconfortable, qui ne l’empêcha nullement de vomir. Ses nerfs lâchèrent dans la foulée et il se mit à pleurer. Face à la pression accumulée depuis quelques heures, même la méditation n’avait pas d’effet salutaire. Le seul comportement que parvint à adopter Pete fut des plus naturels. Le voilà qui mélangeait ses larmes à son vomi dans une salle obscure et isolée d’un palais frappé par la cruauté.

Il lui fallut de longues minutes pour se remettre des ses émotions. Jeabro toussa une dernière fois pour être sûr qu’il avait rejeté tout ce qu’il pouvait, avant d’essuyer un dernier sanglot. Il se rassit ensuite tant bien que mal sur sa chaise. L’esprit encore chamboulé par la triste expérience qu’il venait de vivre, il sursauta lorsqu’une série de bips lui rappela qu’il n’était pas seul dans la pièce. Le regard du Jedi se posa sur R2-C4. La tête du droïde astromécano fit un tour ou deux, comme s’il désapprouvait ce qui venait de se passer. D’un air peiné, Pete murmura :


- Oui, je sais, ce n’est pas le meilleur cadeau de la part d’un hôte.

Excusant son manque de réparti par son état pitoyable, Pete s’efforça de regagner en contenance en se redressant sur sa chaise, le dos droit et les mains posées sur le bureau. À l’instant, il ne rêvait de nulle autre chose que de boire de l’eau (ou quoi que ce soit d’autre) pour faire passer le goût ignoble qu’il avait dans la bouche. Il souffla calmement. Un toussotement lui échappa. Alors qu’il allait se diriger vers la sortie, en quête désespérée d’une salle où se rafraichir, son comlink émit un léger son avant de laisser entrer une transmission :

- Je tiens à ce que vous restiez isolé durant quelques temps, jusqu'à ce que nous en ayons appris d'avantage sur l’attentat.

C’était la voix du commandant Boerr. Était-il en train de l’espionner ? Pire, de l’enfermer ? Après tout, lorsque Pete l’avait quitté, le soldat était toujours dans la salle de contrôle. Pris d’un instant de paranoïa, Jeabro observa le plafond et les murs de la salle d’archives, se demandant si une caméra n’était pas en train de l’épier. Mais il ne trouva rien. Sombrer à la paranoïa était futile. Gardant en tête que Boerr avait sa place dans la liste des suspects, Jeabro décida de se remettre au travail. Que le commandant soit coupable ou non, le Jedi devait prendre le temps de se poser pour revoir tous les éléments récoltés jusqu’ici. Par chance, il trouva dans une armoire de quoi nettoyer les dégâts qu’il avait infligé au sol de la salle.

Une fois remis de ses émotions et prêt à se concentrer pleinement sur l’affaire, Pete retourna s’asseoir à sa chaise, afin de faire le point. La situation était loin d’être idéale. Et, pire que tout, elle était encore plus floue maintenant qu’elle ne l’était quelques heures plus tôt. Car il avait bien du se passer au moins trois heures, peut-être quatre, depuis que cette bombe avait explosé dans la Salle du Trône. Depuis, comment avait-il progressé ? Pete avait besoin de passer en revue tous les indices récoltés jusque là.

Boerr lui avait confié une liste de personnes de confiance. Malgré les vertus pacifiques du peuple Naboo, il semblait que, dans le langage du commandant, « personnes de confiance » signifiait « personnes dont il faut se méfier ». Si le commandant avait raison, alors le nom de l’un des coupables figurait sur cette liste. Jeabro, grâce au datapad que lui avait remis Boerr, examina la liste une nouvelle fois, et éplucha chacun des noms. Par soucis de simplicité, il évinça les deux premiers noms : « Sa majesté Oliwia » et « Son Altesse Kamilia ». Il était peu probable que la reine ou la princesse soient impliquées dans cet attentat. Le Jedi dut forcer à se taire la petite voix au fond de lui qui affirmait que, puisqu’il était peu probable qu’un tel attentait ait lieu, alors il était insensé de retirer de la liste des suspects les personnes les moins soupçonnables. Le jeune homme ne voulait pas s’embarrasser avec ces noms. Comme il l’avait expliqué à Boerr, Pete préférait écarter les pistes les plus improbables maintenant, quitte à les reprendre plus tard. S’il ne procédait pas ainsi, alors il n’allait jamais avancer dans l’enquête. Mais même le retrait de ces noms ne faisait guère avancer l’affaire. En supposant que Boerr et le gouverneur soient exemptés -l’un semblant réellement affecté par le drame, l’autre étant entre la vie et la mort- il restait tout de même les concepteurs du dispositif de sécurité, les conseillers militaires, une batterie d’assistants et même un majordome !

Jeabro avait décidément l’impression de tourner en rond. Il avait besoin de prendre du recul, de changer de perspective. Il devait l’admettre, pour le moment, il était dans une impasse. Comme pour accompagner son sentiment d’impuissance, et sa volonté de changer de regard, le jeune homme s’était levé. Ah, si seulement Endolorean pouvait l’aider ! En pensant à sa consoeur Jedi, Pete se remémora le comlink transmis par Boerr. Avec cet objet, Pete était en mesure de contacter son acolyte. Il se saisit de l’appareil qu’il avait glissé à sa ceinture et entama une transmission. Il s’était naïvement attendu à entrer directement en contact avec la Jedi, mais c’est une voix rauque qui lui répondit que la Karnélienne était toujours en soins intensifs. La nouvelle n’était pas rassurante. Il n’y avait eu auncune progression de l’état de santé d’Endolorean depuis la visite de… mais qui était-ce, d’ailleurs ? Pete, par pure politesse, n’avait pas pris soin de demander au commandant qui était la première personne qui s’était introduite dans la salle où les deux hommes avaient débuté leur enquête.

Pris d’un élan soudain, Jeabro parcourut à nouveau la liste des suspects. Cette personne semblait à la fois proche du gouverneur et du commandant Boerr. Elle ne portait pas d’uniforme, donc faisait certainement parti du cabinet du gouverneur. Peut-être l’une des trois assistantes de Rick O’lonell ? Le seul moyen de vérifier l’information était de se plonger dans l’ordinateur de la salle d’archive. Sur une interface, Pete tapa le nom de chacune des assistantes. Le deuxième nom fut le bon : il s’agissait de Maayaî Veancy. L’excitation qui s’était emparée du Jedi retomba aussitôt. Que faire de cette information ?

Jeabro s’adossa à nouveau sur le dossier de sa chaise, qu’il avait rejointe au moment de faire ses soudaines recherches. Il regarda désespérément en l’air, comme si le plafond au néon aveuglant pouvait l’aider dans sa réflexion. La lampe dégageait une lumière d’un blanc immaculé, d’un inconfort déstabilisant. L’éclairage avait en soit quelque chose d’irréel, tant la couleur du luminaire paraissait neutre et impersonnelle. Même un hôpital, comme celui dans lequel devait se trouver Endoleran, avait certainement quelque chose de plus chaleureux. Pete interrompit brusquement le court de ses pensées. Évoquer un hôpital chaleureux, actuellement occupé à accueillir des grands brûlés et autres victimes d’une explosion, avait quelque chose de très déplacé. Il ignorait pourquoi, un sentiment de culpabilité l’envahit subitement.

Voulant s’en défaire, Jeabro se força à repenser à l’enquête. Visiblement, il pataugeait toujours. Le meilleur moyen était, encore une fois, de reprendre tous les éléments. Ne pouvant plus rien tirer de la liste de suspects pour le moment, l’apprenti détective décida de se concentrer sur l’email envoyé par Boerr à O’lonell, recensant les menaces possibles. Tout au long de la discussion entre le Jedi et le commandant, le soldat n’avait eu de cesse de répéter que l’attentat avait un lien avec la venue des Jedi. Il avait également mis en garde Pete au sujet des familles royales. Ayant bien cet élément en tête, Pete entreprit de lire -cette fois en entier- le rapport de Boerr.

Cela lui prit plusieurs heures. Plusieurs précieuses heures durant lesquelles les pistes refroidissaient. Mais Jeabro avait besoin de connaître sur le bout des doigts les tenants et aboutissants du contexte politique. Il était convaincu que la clef du mystère résidait là-dedans. Au fil de sa lecture, il recoupait les informations qu’il trouvait avec celles disponibles sur l’holonet ou les archives de la cité, via l’holo-ordinateur auquel il avait accès. À la fin de ses recherches, voilà ce qu’il avait compris.

Les menaces sur le gouvernement de Naboo étaient d’ordres différents. Un enjeu économique se portait autour des générateurs de plasma que le gouvernement souhaitait nationaliser. D’après Boerr, le principal acteur qui pouvait pâtir de cette décision était un magnat des affaires à la réputation sulfureuse. D’autres acteurs économiques semblaient critiquer les législations sur le port d’arme ou la construction du centre pénitentiaire qui risquait d’affecter les emplois dans production d’épice.

La deuxième menace était d’ordre politique, notamment de la part des familles royales. Certaines étaient opposées à des décisions prises par la reine et le gouverneur, que ce soit quelques évictions de personnalités politiques, ou la militarisation. Enfin, l’invitation de la délégation Jedi avait amené quelques inquiétudes, comme avait pu le constater Pete en observant les manifestants lors du trajet jusqu’au palais.

Il était possible d’évoquer également les agitations actuelles dans la cité de Keren, qui avaient conduit Boerr a quitter Theed pour se rendre sur place. Est-ce que le Gang des Gungans, instigateur des événements de Keren, avait quelque chose à voir avec l’attentat du palais royal ? Il était intéressant de noter que ce gang était passé entre les mailles du filet de Boerr, qui ne semblait pas l’avoir mentionné dans son mail. Peut-être Pete tenait-il là un premier indice ? Difficile à dire. Naboo était un bourbier galactique dans lequel de nombreuses forces s’affrontaient. L’attentat de ce jour pouvait tout aussi bien être pour l’une des raisons épluchées au peigne fin, ou pour n’importe quelle autre raison, beaucoup moins probable. Jeabro devait s’y résoudre : il était bel et bien coincé. Reprendre chacun des éléments de l’enquête ne l’avait pas aidé à avancer. Désormais, il avait certainement besoin de se rendre sur le terrain, explorer le lieu de l’attentat et, pourquoi pas, interroger les différents acteurs impliqués : que leur nom figure dans la liste des gens de confiance, ou dans le mail de Boerr.

Pete se leva : il avait besoin de se dégourdir les jambes. Il rappela l’hôpital pour avoir des nouvelles d’Endolorean, mais personne ne répondit. Le garde devait être en train de faire une pause. Le Jedi regarda le droïde qui l’accompagnait. Il avait l’impression que celui-ci était en train de le juger. Jeabro soupira et s’assit par terre. Ça lui coûtait de le reconnaître : il avait besoin de méditer. Il trouvait cette solution un peu passe-partout et avait espéré ne pas avoir besoin d’en arriver-là. Mais, dans ce moment de fort tension, dans lequel il ne parvenait pas à prendre du recul, il misait sur la méditation pour l’aider à se détacher de l’enquête. Cela lui permettrait de revenir dessus avec un regard frais. Assis en tailleur, le chevalier Jedi ferma ses yeux. Il posa les mains sur ses genoux et relâcha la tension dans ses épaules. Une première expiration évacua les premières pensées agitées. Il souffla une deuxième fois pour se concentrer sur son lien avec la Force. Le jeune homme constata que jusque là, il s’était fermé à la Force. Peut-être était-ce dû à la tension et l’agitation de la journée, mais Pete avait relégué au second plan son lien avec la Force, pour se concentrer pleinement sur l’enquête. Après quelques efforts pour se concentrer, Jeabro parvint à entrer pleinement dans un état méditatif.

Il interrompit sa méditation quelques minutes plus tard, ouvrant soudainement les yeux. Quelque chose clochait. Voilà plusieurs heures que Jeabro avait demandé un rapport sur les derniers mouvements observés des onze suspects -la listes des personnalités de confiance. Or, il n’avait toujours rien reçu. Le Jedi se leva subitement et chercha à contacter Boerr via son comlink. Aucune réponse. Il essaya encore. Toujours rien. Il tenta alors sa chance avec l’hôpital mais, comme la dernière fois, le garde ne répondit pas. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond.

Pete Jeabro estimait qu’il avait passé assez de temps dans cette salle. Il ne pouvait plus rien y faire qui fasse avancer l’enquête. Dorénavant, il devait aller sur le terrain. Et cela commençait certainement par se rendre au chevet d’Endolorean à l’hôpital.

Il fit signe à R2-C4 de le suivre. Alors qu’il quittait la pièce, l’holo-écran derrière lui se mit à clignoter. Une fenêtre d’Holonews venait d’apparaître dans le dos du Jedi et indiquait que la Reine Oliwia avait succombé des suites de ses blessures.

_________________________
Forme III - Soresu
Forme IX - Shien


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