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Black Vultures

 
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Aikin
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MessagePosté le: 28/08/2018 22:29:24    Sujet du message: Black Vultures Répondre en citant

— Ca a un petit goût de fin du monde, tu ne trouves pas ?

La phrase s’accompagne d’un rire, qui devient une quinte de toux. Foutu sable. L’autre ne répond pas, mais elle s’y attendait. Personne dans son état ne voudrait gâcher de l’énergie à la parole. Et la situation générale n’incite ni à l’humour, ni aux traits d’esprit.
Elle regarde par la petite ouverture dans le mur. La lumière extérieure est aveuglante, mais ses pupilles s’adaptent rapidement. Personne, pour l’instant. Les deux fugitifs ont pu s’obtenir un répit.

Elle essaye de s’installer, se reposer un instant, mais ne réussit qu’à réveiller la douleur dans son épaule. Elle laisse s’échapper un gémissement, et s’arrête. Mieux vaut ne pas se forcer dans l’immédiat : elle a besoin de calme pour se régénérer. Ou, au moins pour éviter que ses blessures se rouvrent à nouveau. Si seulement elle n’avait pas eu à protéger l’autre, elle aurait pu éviter tous ces tracas. Si elle n’avait pas pris des tirs à sa place, également. Mais son amour avait agi, pas sa raison.

Les deux semblent à court de chance. Les voilà acculés dans une hutte, au milieu du désert, la Confédération et la République à leurs talons. Enfin, ce qu’il en reste. Les deux superpuissances se sont alliées pour en finir avec eux, après ce qu’ils ont fait. Une chasse à l’homme à l’échelle galactique, qui arrive maintenant à sa fin. Le duo est à court d’options, et attendent l’assaut final. Les généraux ne tenteront pas un autre siège. Ils ont appris à leurs dépends que les deux sensitifs ont transcendé les besoins de la chair. Et quel est l’intérêt d’un siège, quand on ne peut ni affamer, ni assoiffer ses victimes ?

Du bruit, dehors. La paire n’a pas besoin de jeter un regard pour l’associer à l’arrivée des ennuis. Les deux derniers Destroyer de classe Altikor, des bijoux de technologie issus de la collaboration CSI-République, l’ultime rempart dans lequel ils ont investi leurs dernières ressources. Un croiseur capable de créer une armée hybride à lui tout seul, composée de clones et de droïdes. Une base toujours en mouvement, aux unités adaptées à toutes les situations. Seulement cinq modèles virent le jour.
Mais ils ne furent pas suffisants.

— Il est l’heure, je crois.

La sensitive se relève lentement, déplie ses jambes, retire le sable sur sa tenue déchirée. Elle se dirige vers la porte, mais sent un contact sur sa cheville. La main de l’autre, qui serre faiblement dans un effort pour l’empêcher de sortir. Elle s’arrête, s’agenouille, écarte une mèche du visage de son être cher, et prend la parole.

— Ca va aller… Ca va aller… Je sais que je suis plus faible que toi, mais je ne suis pas non plus sans défenses, mh ?

L’humanoïde au sol grommelle, essaie de la retenir, sans succès. Elle passe la main dans ses longs cheveux, les caresse.

— Essaie de te reposer. Je n’en ai pas pour long. Quand tout cela sera fini, on trouvera un coin calme sur une planète paumée pour y couler les restants de nos jours, comme on avait dit.

Elle s’approche, dépose un baiser sur le front de l’autre, et se relève. Sa mine s’est adoucie : un vrai moment de tendresse dans le maelstrom qu’ont été ces derniers jours. Un moment qu’elle souhaite pouvoir recréer après tout cela, quand la tranquillité fera de nouveau partie de leur quotidien. Elle a bon espoir : malgré le crash de la veille, le vaisseau fonctionne encore.

Elle s’approche de la porte, s’éloigne de son acolyte. Ce dernier gémit, une dernière complainte pour la retenir.

— Ils sont sur leurs réserves. Même plus capables de produire des soldats. On aura pas de mauvaises surprise, on s’en est assurés.

Un temps. Le silence. Face à l’ambiance, elle reprend, plus joviale.

— Et puis, contrairement à toi, je suis encore entière !

Le duo rit, difficilement, entre deux quintes de toux. Puis, son air redevient sérieux.

— Ils sont faibles. Ensemble, nous sommes forts.

Elle agrippe un objet sur le meuble, et ouvre enfin la porte.

— Je t’emprunte ton sabre.

Et, sur ces derniers mots, elle s’aventure sur les dunes, dans la fournaise extérieure.
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MessagePosté le: 28/08/2018 22:29:24    Sujet du message: Publicité

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Aikin
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MessagePosté le: 28/08/2018 22:29:36    Sujet du message: Black Vultures Répondre en citant

Dans une salle éclairée par une lumière artificielle, les plus hauts dignitaires républicains et séparatistes essayent de superviser la situation. Autour de la table, différentes espèces, et des hologrammes permettant une liaison directe avec la salle de commandement de l’autre Altikor. Une Echani en apparat militaire républicain prend la parole.

— Les escouades Alpha-7, Beta-7 et Delta-7 ont pu faire contact avec le sol. Ils se dirigent vers les balises qu’ont activé Alpha-6-0113 et Gamma-6-0072 avant de mourir.

— On a un visuel ?

— Malheureusement, toujours pas. La tempête de sable qu’elle a déclenché est toujours active, et elle est camouflée des autres formes de détection.

Un général Nautolan, de la République, semble surpris par ces informations. Il remarque :

— Elle est toujours seule sur le champ de bataille ?

— Oui, mon général.

Il se tait un instant pour réfléchir. Un cyborg humain prend la parole :

— Ca veut dire que l’autre sensitif est mort de ses blessures ?

— Sans confirmation, c’est difficile à dire. Ce ne serait pas la première fois que ces deux là semblent revenir d’entre les morts. Les escadrons Alpha-2 et Gamma-2 ont été déployés pour inspecter la hutte dans laquelle ils semblaient s’être dissimulés, mais, malgré une fouille extensive, ils n’ont rien trouvé. Leur vaisseau échappe encore également à nos radars.

Une Mirilian aux couleurs séparatistes, agacée, s’exclame :

— Pourquoi n’ont-ils pas encore été bombardés ? Leur mort importe plus que la totalité des escouades sur place, pourtant !

— Vous savez très bien ce qui s’est passé sur Coruscant quand nous avons essayé. Et ce qui est arrivé à la flotte qui a réalisé l’attaque.

Le silence revient alors que beaucoup se remémorent ce souvenir encore frais, douloureux.

Finalement, le cyborg reprend la parole.

— Ca serait beaucoup plus simple si on pouvait y envoyer des Jedi…

A ces mots, le visage du vieux général humain s’empourpre, et il se jette sur la table, vers l’hologramme.

— VOUS ! Vous n’avez rien à dire ! C’est votre prédécesseur, que vous glorifiez tellement, qui a pourri les clones de l’intérieur avec ces foutus ordres !

— C’était une tactique de guerre ! Nous avons seulement rééquilibré les forces ! Soyez déjà heureux qu’ils n’aient pas renversés la République, comme les Jedi auraient pu le faire sans les Sith pour les opposer ! Vous croyez que vos chers sensitifs ne se seraient pas retournés contre vous, après avoir participé au plus gros génocide de leurs semblables jusqu’alors ? Soyons sérieux. Avec le recul, vous devriez même nous remercier.

— Il ose !

— Messieurs, calmez vous.

Le général républicain remet en place ses apparats, tandis que le cyborg allume un cigare.

— Nous devons coopérer, maintenant. Les deux derniers sensitifs de la Galaxie, peu importe leur affiliation à l’origine, nous posent problème. Leur savoir mourra avec eux. Vous pourrez régler vos différents quand la question sensitive aura été résolue.

Des acquiescements tout autour de la table. Il faut se concentrer sur le problème actuel, plutôt que s’entredéchirer, surtout si près du but.
L’Echani regarde son datapad, et laisse échapper un soupir d’angoisse. Sentant que tous les regards se tournent vers elle, l’intéressée se reprend, et annonce la nouvelle.

— Les unités au sol se sont faites décimer. Les quelques survivants tombent comme des mouches…

Autour de la table, des réactions similaires. Un sentiment d’impuissance, de désespoir. L’impression de ne rien pouvoir faire.

— ...cependant, la tempête semble réduire en taille.

— Des signes de faiblesse ?

— Possible.

Des murmures autour de la table. La bataille touche à sa fin ? Voilà qui est inespéré.

— Il faut en profiter. Ça sera peut-être notre seule chance. Tout ou rien.

Tous acquiescent, malgré l’absence de délibérations préalables à ce sujet. Ils savent qu’ils ne devraient pas envoyer toutes leurs unités et rester sans défenses, mais ils savent également qu’ils ne peuvent pas lui laisser le temps de se reposer.

— Faites passer l’ordre. Envoyez le reste des troupes au sol, encerclez la tempête. Envoyez également en renfort ceux qui cherchent son acolyte. S’il n’a rien tenté, c’est que les soldats pourront s’en occuper après en avoir fini avec elle.
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MessagePosté le: 28/08/2018 22:29:48    Sujet du message: Black Vultures Répondre en citant

— Avancez ! Les droïdes en premier, couverts par les clones !

— /Roger, Roger./

Les escouades avancent dans la tempête, progressent avec prudence. Malgré le fait que leur cible soit possiblement blessée, ils ont connaissance de ses capacités. Chacun sait qu’il ne fera pas le poids seul, et qu’il doit maintenir la formation pour la survie du groupe.

Ils sont aux aguets. Les droïdes n’ont rien détecté. Son camouflage est encore en place ? Est-elle vraiment si mal en point que prévu ? Ou garde-t-elle la priorité sur son camouflage, par rapport à la tempête ?

— Nous arrivons à sa dernière location connue ! Soyez sur vos gardes !

— /Roger, Roger./

Le clone qui beugle les ordres regarde le B1, puis secoue la tête, agacé. Ces foutus robots ne savent dire qu’une chose, manifestement ! D’habitude, il est plutôt mis en confiance par la confirmation de ses alliés. Cela lui donne l’impression d’appartenir à un groupe, d’avoir moyen d’accomplir les missions qui lui sont assignées. Mais là, il a juste l’impression de parler à un mur.

Il s’apprête à demander un autre scan de la zone devant lui, avant de réaliser que le droïde devant lui n’a plus de tête. Par réflexe, il se baisse et évite de peu une lame rouge qui continue sa route pour détruire un droïde derrière lui. Il se retourne, arme à la main, mais l’attaquant a déjà disparu. Contrôlant sa panique, il active son comlink, et une balise de signal.

— Elle est ici ! Envoyez les autres unités !

— Personne ne viendra.

Surpris par une réponse aussi rapide, il se rend à peine compte qu’elle ne provient pas de son appareil. Non, c’était plutôt… une présence, proche de lui. Menaçante.
Un autre bruit de sabre. Il se jette sur le côté, et évite un sabre laser vert. Le B2 et le clone à côté de lui n’ont pas cette chance, et finissent tranchés en deux par la lame tournoyante. Pire, il se fait soulever, et projeter au loin.

Le clone gradé se relève avec hâte et regarde autour de lui. Son escouade a disparu, et il n’a plus que son fusil pour se défendre. La voix chancelante, il allume de nouveau son comlink.

— M...Mon escouade a été éliminée ! Besoin de nouveaux ordres ! Besoin de…

Il s’interrompt et écarquille les yeux. Devant lui, une forme humanoïde, se déplaçant assez vite pour être difficile à percevoir. Il sait qu’elle est devant lui, mais n’arrive pas à savoir où précisément. Il tire une salve devant lui, sans succès. Un coup d’épée dans l’eau. Quelques secondes après, un bruit de sabre, et le voilà sans mains. Il panique, se retourne pour fuir, et c’est là qu’il l’identifie.

Une furie, devant lui, il n’y a pas d’autres terme. Une humaine, ou proche-humaine, apparemment. Des cheveux longs roux, à moins qu’ils n’aient un jour été plus clairs et teintés par le sang de ses victimes, flottent comme une cape au vent. Il lui en manque sur le côté du crâne, d’ailleurs, où on peut voir une marque de brûlure. Cette marque de brûlure s’étend sur son visage. Elle s’est faite toucher ? Un tir seul ne fait pas autant de dégâts. Il remarque également un énorme bandage sanglant qui couvre l’oeil de son côté brûlé. Elle tient en main un sabre rouge, et un sabre vert flotte à ses côtés. Ses vêtements sont déchirés à différents endroits, qui sont recouverts d’un sable brun, presque noir.

A y regarder de plus près, elle n’est pas seulement couverte de crasse, mais aussi de sang. Celui de ses ennemis, ou bien le sien ? Et… Mais… ! En dessous de sa cape ! Il n’y a pas de bras ! Elle n’a qu’un bras ? Ce n’était pas dans les données ! A moins… A moins qu’elle l’ai perdu ici ?
Une donnée qui ne peut pas être remise en question, cependant, est son expression de pure haine alors qu’elle assène un coup fatal. Dans ses dernières instants, le clone gradé n’a qu’une pensée :

Il a vu la Mort.

Son corps s’effondre, mais sa tête ne roule pas sur le sol. Elle l’a attrapée, et extrait le comlink du casque, avant de la jeter nonchalamment plus loin. Elle ne sent plus rien autant d’elle, ni dans la tempête de sable, ni en dehors. C’est fini, alors ? La guerrière tousse, laisse échapper une gerbe de sang. L’adrénaline et la Force lui ont fait oublier la douleur, mais les dégâts sont toujours là.

Elle porte le comlink à son oreille, et une voix féminine s’affole de l’autre côté :

— Capitaine Delta-13-0008, est-ce que vous me recevez ? Vous êtes toujours en vie ?

— Le capitaine n’est plus de ce monde.

La voix est intimidante, lourde. L’interlocutrice séparatiste semble choquée, puis se reprend.

— Déclinez votre identité.

— Si vous n’aviez pas cette information, vous n’auriez pas envoyé autant de troupes.

Elle entend du bruit de l’autre côté du comlink. Des discussions, entre militaires. Elle n’arrive pas à écouter, la qualité est trop mauvaise. Elle regarde le sable agglutiné sur ses blessures. Du sang commence à perler en dessous. Merde.

— Qu’est-ce que vous voulez ? Pourquoi avez-vous volé ce comlink ?

Une autre voix, masculine cette fois. Plus assurée. Un plus haut gradé ?

— Je remarque que vous n’avez envoyé aucun autre soldat. Je suppose donc que vous n’en avez plus, ou que vous souhaitez négocier.

— Négocier ? Comment ça, négocier ? (la voix est confuse un instant, puis se reprend) Pourquoi ?

— Ca serait dans votre intérêt.

Elle entend un juron étouffé, puis des murmures. Ils semblent discuter entre eux. Une autre voix, masculine encore, reprend. Son appel est diffusé dans une salle ?

— Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pas l’avoir proposé au premier clone abattu ?

— Parce que je préfère discuter tranquillement plutôt que entourée par votre chair à canon.

— Qu’est-ce qui vous indique que nous souhaitons négocier ?

— Oh… Ne posez pas de questions dont vous connaissez déjà la réponse. C’est malpoli.

Elle est insolente, mais elle peut se le permettre. Elle le devine dans leur voix. Ils n’ont pas envoyé d’autre unité par courtoisie, ou parce qu’ils estimaient que ça serait suffisant. Ils sont simplement à court de jus.

— Que proposez-vous ?

— Oh, je suis sûre que vous pouvez le deviner de vous-même.

— Vous voulez qu’on vous laisse dans la nature, les mains libres, après tout ce que vous avez fait ? Espèce de…

L’interlocutrice ne finit pas sa phrase. Elle s’est faite interrompre ?

— Pardonnez la commandante, mais elle marque un point. Il est inconcevable de vous laisser faire comme bon vous semble ! La Galaxie deviendrait votre terrain de jeu !

— Et si nous changions de Galaxie ?

Des exclamations, de l’autre côté de l’appareil de communication. Des questions, aussi.

— Changer de Galaxie ? Comment ?

— La question n’est pas de comment, mais de quand. Si nous partons, continuerez-vous à nous poursuivre ?

Des discussions, autour de la table de commandement. Pendant ce temps, elle regarde ses blessures. Elle commence à cicatriser, mais mieux vaut éviter de trop s’agiter. La fin de combat est arrivée à point nommé. Si elle avait dû plus se pousser dans ses derniers retranchements, elle aurait certainement passé le point de non-retour…

— O...Outre la question du “comment”... Pourquoi ? Pourquoi abandonner, après tout ce que vous avez fait ? Si c’est une plaisanterie, coupez tout de suite cette communication.

— Dois-je vous rappelez que c’est vous, les dirigeants, qui avez commencé cette guerre ? La République et la CSI ont utilisé les Jedi pour exterminer les Sith, puis vous vous en êtes débarrassés comme un mouchoir sale. Ensuite, quand nous nous sommes battus pour notre survie, vous avez envoyé vos chiens assoiffés d’argent à nos trousses, et dressés les populations contre nous. Nous voulons juste survivre, et nous avons juste cherché à vous empêcher d’être une menace. Mais maintenant, toutes les planètes nous sont hostiles. Alors, nous partons.

— Qu’est-ce qui nous prouve que vous n’allez pas en former d’autres, et les envoyer ici ? Après tout, si vous pouvez faire le voyage dans un sens, rien ne vous empêche de le faire dans l’autre, n’est-ce pas ?! Non, c’est trop risqué. Vous pouvez déjà causer autant de dégâts alors que vous n’êtes que deux ! Je n’ose pas imaginer une armée…

Ils doutent. Elle s’agace. Les négociations ne porteront pas leurs fruits.

— Dois-je comprendre que vous refusez notre offre ?

— Cette offre est aberrante ! Vous n’expliquez rien ! Trouvons un autre terrain d’ent…

Elle en a assez. Elle enlève le comlink, et l’écrase dans sa main. Il n’y a plus d’intérêt à négocier, ils ne changeront pas d’avis. Ils resteront pour toujours un danger, un risque pour ceux qu’elle veut protéger. Ils ne peuvent pas sortir de cette escarmouche en vie.

Elle regarde les Altikor, en orbite. Le dernier rempart, hein ? Ils sont certainement remplis de hauts dignitaires et autres militaires gradés. Ceux qui dirigent, et aussi ceux à l’origine de tout cela. S’ils n’existaient plus, peut-être que le futur serait plus lumineux ?
Elle réfléchit un instant. Elle a repoussé l’assaut, elle sera tranquille un moment, au moins avant que leur position ne soit vendue aux chasseurs de primes assez orgueilleux pour penser pouvoir revenir entier de sa petite expédition. Mais pour combien de temps ? Ils reviendront toujours. Même si la Galaxie est déjà en piteux état, ils gratteront des ressources à droite et à gauche pour faire plus de soldats pour les chasser. Non, il faut couper la source du Mal.

Elle regarde le chemin par lequel elle est venue. Sa moitié doit l’attendre patiemment. Ou alors, son acolyte sait qu’elle ne reviendrait pas dans tous les cas ? Elle aimerait y retourner, dire au revoir… Mais les sacrifices les plus importants nécessitent la plus puissante des volonté, et elle doute être aussi déterminée si elle revoit encore leurs visages.

Son regard se tourne vers l’espace, et elle se concentre. Elle arrive à visualiser les deux objets, à s’imaginer les prendre en main. Il ne faut que les faire se rencontrer, n’est-ce pas ? Ca serait plus simple, si chacun ne faisait pas plusieurs kilomètres de long à une telle distance, cependant. Au moins, elle n’a pas à travailler contre la résistance de l’air.

Elle le sent, maintenant. Elle les a sous sa prise. Elle du mal à les considérer dans leur entièreté, mais la Force l’aide dans cette tâche. Elle n’a plus qu’à les rapprocher, maintenant. Plus facile à dire qu’à faire. Les maintenir seulement en place lui coûte déjà un effort considérable. Mais elle tient bon. Elle le doit. Pour garantir un avenir radieux à ce qui lui compte le plus dans l’univers.

Enfin, ils bougent. Imperceptible à l’oeil, depuis le sol. Mais elle le sent, elle le sait. A l’intérieur, les membres d’équipages paniquent de ne plus avoir le contrôle. Tant mieux. Il ne doivent pas fuir.
Elle force, elle appuye. Ses muscles se bandent dans un effort invisible, son esprit lutte pour imposer sa volonté aux deux destroyer. Ses plaies se rouvrent dans l’effort, du sang suinte de tous les orifices de sa peau. Ils bougent, ils bougent ! Ils se rapprochent ! Et…

Et enfin, le choc.
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MessagePosté le: 28/08/2018 22:30:01    Sujet du message: Black Vultures Répondre en citant

L’individu blessé marche, boitille dans le désert. Sa jambe manquante a été remplacée par du sable condensé, de manière à ne pas gêner sa progression. Et ainsi, une forme marche, seule debout dans une marée de cadavres et de pièces détachées. Sa compagne n’y est pas allée de main morte.

Dans le ciel, les deux destroyers se sont embrassés, s'entre détruisant par la même occasion. Ils ne laissent derrière eux que des épaves, et autants de débris que de corps à la dérive. Un ultime affront au système, un dernier avertissement à tous ceux qui voudront leur succéder. Cependant, en ce jour, il est indéniable que la République et la CSI sont mortes, malgré les possibles tentatives qu’il y aura de restaurer leurs vestiges.

L’humanoïde évite de trébucher sur un casque à moitié enfoui dans le sable, et voit enfin la raison de sa venue. Sa moitié est toujours là, dressée fièrement, la cape déchirée flottant au vent, le bras tendu vers les deux croiseurs spatiaux. Elle n’a pas bougé d’un pouce, comme encore dans l’acte. Les bandages qui la recouvraient se sont arrachés, et le sang qui perlait sur son corps s’est cristallisé. Elle ressemble à une statue, ainsi, célébrant déjà son exploit.

L’autre, cependant, n’est pas là pour célébrer une quelconque victoire. L’individu pleure la disparition de sa chère et tendre, regrettant l’avoir laissé partir seule. Si seulement le duo avait eu plus de temps pour récupérer, peut-être que les événements se seraient déroulés différemment…

L’humanoïde reprend la statue dans ses bras, et la regarde une dernière fois. Même si la lumière a quitté ses yeux, elle reste magnifique. Son acolyte dépose un baiser sur son front, comme pour repayer une dette amère, et retourne à leur vaisseau, laissant couler un flot de larmes sur ses joues. Plus personne ne les séparera, désormais.

Ils arrivent tous les deux à leur vaisseau. Le design, à la base élégant, est difficilement visible sous les rayures et les cabossages qu’il a subi ces derniers mois, mais il reste parfaitement fonctionnel et fiable.
Le cargo s’ouvre bruyamment et laisse entrer le couple. Une fois à l’intérieur, le corps de la guerrière est déposé sur un siège. Elle laisse des bouts de pierre précieuse sur le cuir des fauteuils et les mains qui la touchent.

Ceci fait, une petite chose vient les voir, toute curieuse. Une petite fille. Leur petite fille. Le fruit d’une union impossible. Ils n’auraient jamais du se rencontrer, et ils n’auraient jamais pu procréer. Mais il y avait quelque chose d’anormal, presque miraculeux, dans cet univers, et la purge des sensitifs les avait rapprochés. Leur relation avait évolué, et maintenant, le couple ne souhaitait que protéger leur enfant, qui partageait leurs dons. Peu importe le prix.

L’enfant ne se rend pas encore compte de ce qu’il s’est passé. Plus tard, elle comprendra, quand elle apprendra l’histoire de sa famille et de la Galaxie d’où elle provient. Mais dans l’immédiat, elle monte simplement sur le siège du copilote, alors que son dernier parent effectue une manoeuvre pour décoller. Elle n’est pas paniquée : elle les a déjà vu faire. Et, sans poser de questions, elle s’attache avec sa peluche, et regarde le véhicule s’éloigner du sol, pour partir loin.

Pour pouvoir vivre sans peur.
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MessagePosté le: 16/10/2018 04:44:23    Sujet du message: Black Vultures

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