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Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III)
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Qui sera le nouveau Vice-roi d'Alderaan ?
Sebastian Melvar
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Eléna Longue-Épée
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Sebastian Melvar
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MessagePosté le: 26/08/2018 16:06:29    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

Approcher d’un aboutissement pousse souvent à la rétrospective, et c’était à mon regard perdu dans les paysages apaisés d’Alderaan qu’Ulrick put deviner que je ne prêtais plus beaucoup d’attention à ce qu’il avait à me dire. L’intensité de notre collaboration lui avait donné l’expérience de ces absences passagères, il n’insistait donc plus pour me ramener. Il était en effet précieux pour moi de regarder quelques instants le chemin parcouru. C’était d’abord le moyen de m’assurer que tout ce que je vivais était bien réel, un rappel rendu nécessaire par le caractère hautement atypique de ce parcours qui m’avait conduit de l’Aristocratie gouvernante de Kuat à la vie politique d’Alderaan.

Je repensais à mon échec primordial, celui de trouver une issue pacifique au climat de conflit qui s’installait durablement entre les classes sociales de Kuat. Le conflit avait évolué plus rapidement que moi, la grève s’était muée en guerre civile avant même que je pus agir en mon nom propre… L’histoire, à laquelle nous aimerions tous appartenir, ne retiendrait même pas le nom de Sebastian Melvar comme l’un des aristocrates qui désiraient reconstruire une nouvelle Kuat. Je n’étais en effet sorti de l’inaction qu’au travers d’un pseudonyme, et bien peu savaient ce que nous avions tenté, ma mère et moi.

Les sages diraient qu’un échec peut être positif, à condition d’en tirer un juste enseignement. Quel enseignement tirer de mon expérience malheureuse ? Je n’ai pas pu prendre un parti clair au bon moment. C’était, à ma décharge, plutôt dangereux là où je me trouvais. Épouser pleinement la cause aristocrate équivalait au massacre pur et simple des populations ouvrières, avec le risque d’une défaite cinglante et d’une déchéance douloureuse. Les ouvriers n’avaient-ils pas voté l’exécution sans procès des aristocrates en cas de victoire ? Mais à l’inverse, épouser la cause ouvrière revenait à commencer par la déchéance douloureuse avant de risquer le massacre… Je me voyais dans l’incapacité d’agir dans le sens de mes convictions, et c’était là, je pense, mon plus grand échec. Je devais donc en faire ma plus grande leçon.

C’est Alderaan qui serait le théâtre de ma renaissance. J’avais été instruit de l’idéal alderaanien par un précepteur dont j’ignorais alors qu’il se protégeait de l’oppression impériale. J’ai découvert une Alderaan beaucoup plus profonde et contrastée que celle habitant l’imaginaire collectif. Ce monde pacifiste et aux idéaux profondément démocratiques avait connu dans son histoire récente les violences de l’occupation guerrière et se trouvait pris dans la tempête d’une crise électorale sans précédent. Les émeutes étaient nombreuses et de plus en plus violentes au pays des philosophes. Le gouvernement était dépassé et presque muet au pays des orateurs… Puisque tout semblait remis en cause, pourquoi un immigré de Kuat ne pourrait pas prétendre à la fonction de Vice-Roi ?
Cette question relèverait du pur et simple délire si elle n’était pas partagée. Les cadres du parti conservateur avaient décidé, encouragés par leur président et, je l’espère, par ma prestation face à eux, de me confier l’avenir de leur mouvement lors de l’élection à venir. Mes propositions remettaient pourtant en cause bien des acquis idéologiques et portaient quelques innovations, notamment institutionnelles, de nature à en rebuter plus d’un. Ils avaient visiblement soif de victoire au point de faire un pari fou, celui de se donner le visage d’un inconnu pour se présenter aux suffrages des citoyens.

Je ne me faisais toutefois pas d’illusion. Les conservateurs n’auraient pas pris ce risque s’ils ne pensaient pas possible de se défausser de la responsabilité de leur défaite sur moi, et c’était bien compréhensible. J’étais la nouveauté qui permettait de dépoussiérer leur mouvement aux yeux de l’opinion, ils étaient le socle de légitimité dont j’avais besoin pour prétendre au titre de Vice-Roi. Mais cette question me hantait en permanence : qui utilisait qui ? La mutuelle exploitation me semblait impossible, il y en avait forcément un qui avait l’ascendant. Je m’en étais ouvert à Isaelle, la cousine de ma mère, qui m’avait répondu avec son aplomb naturel qu’il était évident que Valerian Ulgo essayât de me contrôler, mais que viendrait le jour où il ne me serait plus indispensable. Ulrick de Vakeyras incarnait cette entreprise de contrôle, et donc quelque part la lutte que je menais avec Valerian Ulgo. C’était maintenant sur lui que je portais mon regard, ce qui sembla le mettre mal à l’aise :


- « Un problème Sebastian ? Oui, nous en étions aux prénoms maintenant, mais sans renoncer au vouvoiement qui maintenait une distance nécessaire.

- Est-ce qu’il vous arrive de penser à la victoire ?

- Je suis un directeur de campagne, c’est mon travail de penser à la victoire…

Les réponses pleines de bon sens font les bons conseillers, mais il n’avait pas compris le registre dans lequel je voulais inscrire cet échange ; ou bien l’avait-il parfaitement compris et il s’agissait là d’une tentative pour s’en dérober.
- Non, je veux dire, à ce qu’il se passera ensuite.

- Là encore, je suis un directeur de campagne. J’imagine que je serai affecté par le parti à d’autres tâches. Si nous parvenons à mettre en place le congrès qui figure dans notre programme, une autre campagne est à prévoir.

Il s’agissait donc bien d’une stratégie d’évitement. Si j’aimais ce jeu d’habitude, le temps manquait et je décidai donc d’être plus explicite.
- J’aimerais vous garder à mes côtés.

- C’est flatteur, mais je ne suis pas certain que cela dépende de moi, ni même de vous.

- Et cela dépendrait de qui ? Valerian Ulgo ? On se bride tellement à penser que les choses nous concernant ne dépendent pas de nous. Il vous arrive de penser à ce que vous aimeriez faire, sans imaginer ce qu’accepterait ou non Valerian Ulgo ?

- C’est un peu délicat, ma position n’est pas simple.

- Vous n’êtes pas idiot Ulrick, vous saviez qu’un jour ou l’autre vous auriez à faire un choix. Il faut toujours faire des choix, et on gâche la plus grande partie de sa vie à les refuser. Ulrick ne dit rien, et le voir sans voix était déjà signe de progrès. Je ne vous demande pas de trahir, je vous demande simplement de redéfinir la hiérarchie de vos fidélités.

- La hiérarchie de mes… Mais enfin, Sebastian, qu’est-ce que vous me racontez ?

- Le jour où il faudra choisir entre Valerian Ulgo et moi, et ce jour viendra immanquablement, je veux être certain que je vous aurai à mes côtés.

- Valerian Ulgo a fait l’homme que je suis…

- Et moi je vous propose que nous fassions ensemble l’homme que vous allez être. Vous n’avancerez pas en regardant derrière vous, pensez-y. Je reportai ensuite mon regard vers la fenêtre, comme pour cultiver un certain mystère, mais aussi pour laisser germer cette petite graine de dissidence que j’avais plantée.

Une femme pénétra ensuite dans la salle où nous nous trouvions.


- Monsieur Melvar, vous allez pouvoir prendre place sur le plateau. »

Repenser au passé et prévoir l’avenir détourne du présent. Cette escapade loin des enjeux actuels était d’autant plus nécessaire qu’allait se tenir dans peu de temps le débat crucial, celui qui allait permettre aux citoyens alderaaniens de se déterminer définitivement. Comment se sentir pleinement préparé à ce genre d’exercice ? C’était chose impossible malgré les nombreuses réunions, les nombreuses fiches, les nombreux avertissements et éléments de langage que je devais employer ou au contraire bannir. L’électeur s’attend étrangement à ce que le candidat ait réponse à tout, il attend de son élu l’omnipotence et l’omniscience mais désire très paradoxalement qu’il ne lui soit jamais supérieur. Le désire bien légitime d’égalité se heurte inévitablement à l’inégalité créée par la distinction entre les gouvernants et les gouvernés, les seconds obéissant aux commandements édictés par les premiers.

Inutile néanmoins de se perdre dans ces réflexions que des philosophes alderaaniens bien plus sages et expérimentés ont dû mener avec plus d’intelligence. Je marchais d’un pas sûr vers le plateau, habitué que je commençais à être des coulisses télévisuelles. Je répondais aux salutations cordiales et de plus en plus nombreuses qui m’étaient faites, résultat d’une notoriété grandissante et prévisible du fait de mon exposition médiatique croissante. Ulrick était à mes côtés et ne semblait plus affecté par notre conversation, son professionnalisme l’en avait opportunément détourné et il me prodiguait d’ultimes conseils en vue de l’épreuve à venir. L’adrénaline brouillait ma conscience des choses, et j’étais curieusement plus excité qu’inquiet. Bénissant les mystères de la chimie du corps humain, je m’installais à la place qui m’était attribuée tandis que les différents préposés s’affairaient à préparer la diffusion du débat.

Éléna Longue-Épée s’installa à son tour et je pus ainsi découvrir pour la première fois celle qui était désormais ma seule concurrente. On m’avait bien sûr livré quelques éléments de biographie et le passé de cette femme forçait le respect. Elle était l’héritière de l’une des familles les plus illustres du Royaume d’Alderaan, non seulement en raison du service accompli de génération en génération en tant que hauts dignitaires chargés de la défense, mais encore du fait de ses activités de résistance durant l’occupation impériale.

Celle qui était aujourd’hui Maréchale des Forces d’Autodéfense du Royaume cumulait les médailles, réelles comme symboliques. Son père était au nombre des victimes de l’occupation impériale puisque son opposition lui avait valu le limogeage, puis l’exécution. Il serait en conséquence particulièrement difficile d’aborder ces sujets sans qu’Élena puisse impunément jouer la corde sensible. Elle pourrait encore donner à cette musique un air martial puisqu’elle n’était pas seulement victime mais combattante. Quand je coulais des jours heureux dans l’opulence de ma richesse kuatie, Éléna se battait à la tête d’un réseau de résistance particulièrement actif. Cet engagement armé contre l’oppression lui permit de sortir de l’ombre pesante d’un père jadis supprimé pour son amour de la liberté. De symbole elle devint leader et acquit par les armes ce titre honorifique de « Longue-Épée » porté par les chefs de sa famille en même temps que cette arme ancienne qu’elle arborait à la taille, une véritable relique transmise par ses aînés.

Je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir une forme d’admiration pour ce que cette femme incarnait, la permanence du service au Royaume et une loyauté sans faille, et cette épée qui pouvait s’apparenter à une couronne. Par chance, ses orientations politiques atténuaient mon sentiment. Dès la proclamation de la République Fédérale, la famille d’Éléna connut un retour en grâce fulgurant sous le patronage politique de Tyria Ridinia avec laquelle elle partageait sa volonté d’indépendance. Éléna était une farouche opposante de la nouvelle République et nul doute que mon intention d’engager des négociations en vue de la réintégration d’Alderaan serait son principal angle d’attaque. La crise politique actuelle ne faisait que lui donner des arguments supplémentaires. Je devrais donc prendre gare à ne pas me laisser pousser dans le rôle de l’avocat de la République Fédérale, en prouvant au passage que j’avais les seuls intérêts alderaaniens à cœur.

Nul doute que mon origine étrangère me serait reprochée de la part d’une femme qui a combattu pour l’indépendance de son pays en période d’occupation. Mais si son engagement pour le Royaume d’Alderaan était ancien, son engagement politique était plutôt récent. J’appris par exemple qu’elle n’avait pas renoncé à sa position de Maréchale tout en se portant candidate à la fonction de Vice-Roi, et seule son aura personnelle pouvait faire accepter à la population la candidature de ce qui tenait lieu de militaire en fonction. La démarche me paraissait critiquable car, en cas de défaite, elle conserverait simplement le poste qu’elle n’avait pas quitté. Que penser alors de la valeur qu’elle accordait à cette élection ?
On pouvait encore questionner la nature de son affiliation politique. Éléna avait rejoint les néo-conservateurs, mais ses seules positions politiques connues concernaient l’indépendance totale d’Alderaan. Je supposais donc qu’il s’agissait là de la communauté de vue à l’origine de son adhésion, mais qu’en était-il des autres positions des néo-conservateurs, pour certaines radicales et prêtant ainsi le flanc aux critiques. Nul doute qu’un test de solidarité idéologique entre Éléna et le mouvement qui la soutenait pouvait s’avérer instructif.
Ma situation n’était certes pas très différente, mais j’avais veillé à bien expliciter mon identité de candidat par rapport au mouvement qui me portait. Le soutien des conservateurs m’était essentiel pour me présenter aux électeurs, je devenais en retour un conservateur à leurs yeux et c’était en conservateur que je serais éventuellement élu. Il était en conséquence impérieux de présenter en amont, ce que j’avais fait à l’occasion d’interventions médiatiques précédentes, le conservateur que j’allais être. Je soupçonnais Éléna de compter essentiellement sur sa personne pour légitimer sa démarche politique, et je comptais bien inciter les électeurs à partager ma méfiance à l’égard de ceux qui s’imaginaient trop explicitement comme des candidats providentiels.

Les prévisions et réponses programmées élaborées au sein des réunions de préparation ne pourraient toutefois pas être réalisées telles qu’elles avaient été imaginées. Le débat présenterait immanquablement sa part d’aléas auxquels je devrais réagir au mieux pour en sortir vainqueur. Il débuta néanmoins sobrement par un propos introductif du présentateur :


- « Mesdames et messieurs, Bonsoir. Nous recevons ce soir, pour l’ultime débat de cette campagne électorale, les deux candidats à l’élection au poste de Vice-Roi. A ma droite, Madame Éléna Longue-Épée, candidate néo-conservatrice, et à ma gauche Monsieur Sebastian Melvar, candidat conservateur.

Nous aborderons ce soir les sujets les plus divers et je serai avant tout le maître des horloges pour garantir le respect de l’égalité des temps de parole durant ce débat. Le sort en a décidé ainsi, Monsieur Melvar, vous serez le premier à vous exprimer ce soir et je commencerai par vous poser à tous les deux la même question : quel Vice-Roi voulez-vous être pour Alderaan ?


- Je veux être le Vice-Roi qui réconciliera Alderaan avec elle-même en lui redonnant sa place dans la galaxie, en rétablissant la paix civile à laquelle elle aspire et en lui donnant les moyens d’envisager l’avenir avec enthousiasme.

J’ai foi en la clairvoyance des citoyens alderaaniens, je les sais parfaitement capables de dépasser les crises passagères pour se souvenir de la grandeur de leur société et prendre les meilleures décisions pour pérenniser et améliorer leur mode de vie. Je propose ainsi de donner à Alderaan les institutions qui correspondent le mieux à ses valeurs démocratiques tout en préservant ses traditions, je propose d’engager les négociations nécessaires pour rendre à Alderaan sa voix dans la galaxie et je propose enfin de mettre en place un modèle économique qui permettra au Royaume d’Alderaan de tirer pleinement profit de sa richesse culturelle et scientifique.


- Très bien, et vous Madame ? Que souhaitez-vous apporter au Royaume d’Alderaan ? »
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MessagePosté le: 26/08/2018 16:06:29    Sujet du message: Publicité

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Iroey
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MessagePosté le: 04/09/2018 06:44:34    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant


Eléna Longue-Épée

L’heure fatidique était enfin arrivée. L’heure de faire face à ses démons et aussi de montrer à son peuple ce qu’elle était vraiment capable. Elle, Eléna Longue-Épée, Maréchal des armés d’autodéfense d’Alderaan. Ce titre comme le sait son adversaire fut acquis pour un lourd tribut. L’épée de ses ancêtres lui a été remise et depuis elle n’a eu de cesse de se battre pour l’intégrité de son peuple.

Attendant dans les coulisses, l’opposante à Sébastian se tenait avec les membres de son parti politique, discutant un peu de ce qui va se passer, le dernier débat pour la campagne électorale du Vice-Roi de ce monde pacifique qui lui a toujours tant tenu à cœur. Le chef de sa campagne électorale la rejoignit un peu avant qu’elle ne rejoigne l’adversaire sur le plateau ou sera diffusé en direct le débat. David Heinrich, un alderaani qui a toujours partagé ses idéaux est là pour la supporter. Le gentil homme commença par lui serrer la main et lui dit :


-Maréchal… C’est ce soir que tout se joue… Garder votre sang-froid et montrer aux gens la vérité… Ce qu’ils ont besoin de savoir.

Lena hocha de la tête et lâchas la main de son acolyte, montant sur le plateau aux yeux de l’équipe de tournage et de l’homme originaire de Kuat contre qui cette joute verbale se jouera. Son regard ne croisa que brièvement le sien, les projecteurs faisant luire son uniforme de plus haut gradé militaire de la nation ainsi que ses médailles, l’épée familiale a sa taille attirant toute aussi les regards. Sa démarche gracieuse rappelle celle d’une ballerine, ses pieds munis de talon haut claquant sur le sol dans sa lente démarche vers sa place attitrée, le tout étend accompagné par le bruit sourd que fait sa cane en touchant le sol. Dans son avancée, son uniforme fit quelques claquements de métal avec les médailles qui s’entrechoque légèrement sur sa poitrine et la lame a sa taille balance légèrement. Bien qu’ayant un regard dur, cette femme est d’une beauté rare pour une personne de sa tempe. Ses cheveux brun foncé descendent en ondulant vers son épaule, ses yeux de la même couleur regardant son nom indiqué à sa place attribuée.

Sa marche se termina derrière une table où y étaient déjà déposés des papiers qui l’aideront à faire face à cette toute nouvelle épreuve. Se combat ne serra n’y dans un simulateur sans plus être dans un vaisseau. La militaire ne se représente pas ici comme le chef de l’armée d’autodéfense d’Alderaan, mais comme candidate au poste de vice-reine. Il n’est pas rare de parfois voir des militaires se lancer dans le domaine de la politique, son père en a été un exemple parmi tant d’autres pour ceux qui ont résisté à l’empire lors de son occupation. Rassembler les gens et les faire espérer, les inciter à tenir bon et les réconforter dans leur malheur.

Les pensées du maréchal furent cependant stoppées, l’évènement tant attendu débutant par des mots de l’animateur de la soirée qui jouera tout aussi le rôle de médiateur lors de cette soirée qui risque de ne pas être de tout repos. La première question fut lancée à son concurrent, celui-ci expliquant dans ses mieux son idéal pour leur monde, ces mots résonants dans la tête de la jeune femme comme du poison. Elle avait bien entendu parlé de l’objectif de rejoindre la République fédérale de sieur Melvar lors de son entrevue. Heureusement que le moment était enfin venu pour Longue-Épée de lui mettre la réalité en face et de ce dont sa chère planète a besoin. Il lui fut enfin donné le droit de parole.


-Ce que je cherche à apporter à notre royaume ? De la sécurité à notre nation, une économie plus forte et la création de lien commercial avec d’autres mondes indépendant comme le nôtre.

-De la sécurité vous dites madame ?

-N’allons pas par quatre chemins… La situation dans la galaxie est plus qu’inquiétante. La République fédérale et la confédération des systèmes indépendants sont au pire de leurs relations diplomatiques depuis des années de tension. Seul un miracle pourrait éviter une guerre et je vois que mon opposant souhaite joindre l’un de ces deux camps ? Surtout avec le scandale de corruption relié au roi Organa ? Il y a de quoi craindre la sécurité de notre belle Alderaan quand je vois qu’un étranger qui a fui son monde en pleine guerre civile tenter de me faire entendre que notre place est au sénat d’une république corrompue ! Depuis mon arrivée à la tête de notre armée d’autodéfense, je n’ai vu qu’une personne s’inquiéter de la protection de notre souveraineté et elle se nommait Tyria Ridinia ! Notre ex-Vice-reine. Savez-vous de combien de vaisseaux nous disposons en orbite de notre monde ? Nous n'avons que deux MC80's qui ont un grand besoin de maintenance et quelques vaisseaux... Rien de plus.

Je vous mets en garde aussi monsieur Melvar… dans nos voisins directs nous avons le système Neimoida et Colla, tous deux affilié la C.S.I… avec l’état de nos défenses il est impensable de joindre une faction qui leur est opposée ! Ce que je propose plutôt est de faire affaire avec les mondes indépendants de Corelia et Kuat. Kuat notamment pour leurs chantiers navals qui nous seraient d’une grande aide pour produire des vaisseaux modernes capables de repousser un éventuel envahisseur et Corelia pour former nos troupes au combat.


-Vous suggériez donc que nous abandonnions notre titre de monde pacifique ?

-Aucunement, notre monde a prospéré de ces paix, c’est justement pour préserver la paix que nous nous devons de nous doter de la capacité de nous défendre sans l’aide d’une super puissance.

-Je vois… Quelque chose à ajouter sur les allégations de la maréchale, monsieur Melvar ?

Le regard de la jeune femme se planta dans celui du kuati, celle-ci ayant un regard froid, elle semble prête à tout pour son monde…

_________________________

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Sebastian Melvar
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MessagePosté le: 04/09/2018 19:47:16    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

J’admirais les militaires par principe car ils incarnaient la dévotion, une dévotion rare dans le monde politique. Mais, ma vie durant, jamais je n’avais vu un militaire à l’aise dans les sphères publiques du pouvoir. Leur rectitude convenait mal aux nécessaires circonvolutions d’un monde largement basé sur les apparences, les déclarations et parfois les faux semblants. Ils en devenaient souvent prévisibles et ne pouvaient donc qu’exercer un pouvoir de nature martiale, opposé à toute idée de démocratie.

Éléna Longue-Épée, dont je me garderais bien durant ce débat de discuter les compétences militaires, ne faisait pas exception et avait coché toutes les cases de la liste que je m’étais mentalement préparée. Elle ne tarda pas à mentionner mes origines kuaties, et de la pire des manières. Je me voyais ainsi qualifié d’étranger et de lâche dans la même phrase. Il était bien tôt pour les attaques personnelles dans le débat, et tout en écoutant les propos attendus de mon opposante, je me demandais s’il était opportun de répondre sur le même registre. Beaucoup s’étaient brisés en portant trop rapidement des attaques
ad hominem, mais ne pas y répondre ou mal y répondre pourrait être tout aussi dangereux.
La case République Fédérale était également cochée, mais cela ne rendait pas la réponse plus facile. Les tensions galactiques étaient une réalité qui gênait fortement mes plans, et quel Vice-Roi serais-je en plongeant Alderaan dans la guerre ? Mais si ces tensions étaient si fortes, la guerre arriverait avant même que j’engage quelconque discussion, et je serai alors légitime aux yeux des citoyens à attendre la paix pour construire l’avenir d’Alderaan au sein d’une République au sein de laquelle je restais persuadé qu’elle avait pleinement sa place.

La rhétorique d’Éléna Longue-Épée était étrange, elle semblait porter la discussion simplement entre elle et moi, comme si ce débat était l’occasion de convaincre l’adversaire, ce qui était par nature impossible. Ainsi, d’après elle, j’essayais "de lui faire entendre" qu’Alderaan devait rejoindre la République et elle "me mettait en garde" à titre personnel… Elle acheva son propos introductif suite à une question de l’animateur en annonçant sa recherche de paix, cette paix qui serait à l’origine de la prospérité alderaanienne, soit deux approximations dans la même phrase : la paix est toute relative, autant que l’est la prospérité alderaanienne, alors de là à déduire un quelconque lien entre les deux, c’est le pas qui pourrait nous séparer de la démagogie, un pas franchi en affirmant qu’Alderaan pouvait se protéger seule. Se protéger sans l’aide d’une super puissance est une chose, mais comment le faire lorsqu’il s’agit de se protéger des super puissances elles-mêmes ?

L’animateur m’interrogea, et ce fut à mon tour de répondre.


- « Quelles "paix" ? La situation n’a fait qu’empirer depuis que Tyria Ridinia a extrait Alderaan de la République sans considération aucune pour sa sécurité.

J’entends les souffrances traversées par le Royaume et ses citoyens durant l’occupation impériale, d’abord sous le joug de l’Empire démocrate de G.Man, puis sous le joug de l’Empire sith de l’Omega. Ce sont des blessures qui mettent du temps à cicatriser, mais je refuse qu’Alderaan persévère dans la voie du repli en raison de ces tranches douloureuses de son histoire récente.

La proclamation de la République Fédérale était l’occasion de construire un régime nouveau, un régime de liberté, un régime de paix. Mais Tyria Ridinia, probablement plus soucieuse de solder ses comptes idéologiques, plus soucieuse de laisser son nom dans l’histoire, a décidé de quitter la République Fédérale presque sur un coup de tête. Elle-même s’en est mordue les doigts à plusieurs reprises, notamment lorsque des dignitaires de l’Imperium ont foulé le sol alderaanien. Elle s’est alors bien vite tournée vers une République suffisamment peu rancunière pour faire barrage. Je ne parle même pas de la crise de Kessel, unique évènement d’ampleur relié à cette triste OPNA dont la seule existence concrète se résume à un bâtiment construit sur notre planète. Elle est là l’indépendance offerte par Tyria Ridnia, Maréchale.
Tout comme Éléna avait décidé de me renvoyer à mes origines kuaties, je pris le partie de rappeler, dès que l’occasion m’en était donnée, qu’elle était une candidate qui n’avait pas quitté ses fonctions militaires.

Pour garantir une éventuelle indépendance, il faudrait être soit suffisamment fort pour la défendre par les armes, soit suffisamment faible pour ne présenter aucun intérêt. Je l’ai dit, la voie du repli ne me satisfait pas, il faut donc nous renforcer. Je reconnais bien volontiers que notre dispositif actuel est vétuste et largement insuffisant. Il ne s’agit toutefois pas de mon bilan mais d’au moins en partie celui de la Vice-Reine Ridinia que vous encensez tellement. Augmentons donc notre potentiel défensif, très bien, mais une planète isolée n’aura jamais les moyens financiers de se doter d’une armée dissuasive aux yeux des grandes organisations interplanétaires, même en y consacrant l’intégralité de ses ressources. Prétendre ainsi qu’Alderaan pourrait acquérir un potentiel défensif suffisamment puissant pour se protéger seule contre la CSI, qui semble davantage à craindre d’après vos dires, relève du simple mensonge.

Nous ne pouvons prospérer seuls dans la galaxie, et vous le reconnaissez vous-même en préconisant la recherche d’alliés indépendants… Mais ce ne sont pas des partenaires commerciaux qui nous protègeront, et certainement pas Kuat.
Kuat… L’avait-elle évoquée pour me déstabiliser ? C’était difficile à dire, mais évoquer mon monde natal n’était pas très prudent puisque je disposais sans doute d’une meilleure connaissance de son contexte politique. Vous avez eu la délicatesse de rappeler mes origines, alors laissez-moi vous expliquer pourquoi l’exemple de Kuat démontre au mieux votre méconnaissance des choses. Tout d’abord, Kuat ne serait d’aucune aide pour produire des vaisseaux modernes, comme vous dites. Ses secrets industriels sont le gage de sa richesse et pour rien au monde elle ne se priverait d’un client – et j’insiste sur ce terme – en lui livrant les méthodes de fabrication de sa marchandise ou en s’aliénant par des alliances quelconques. De plus, comme vous l’avez si subtilement rappelé, Kuat est actuellement dans un état de guerre civile. Entrer en contact avec Kuat aujourd’hui nous contraindrait à entrer en contact avec l’une des deux factions en espérant qu’elle l’emporte afin de pérenniser les relations établies. Cela reviendrait à nous mêler d’un conflit qui n’est pas le nôtre, et je remarque au passage que l’ingérence vous pose moins de cas de conscience que l’indépendance.
Je suis, s’agissant de la formation de nos soldats par des experts corelliens, bien inquiet d’apprendre que nos soldats sont insuffisamment formés au combat. Mais je vous crois sur ce point, étant donnée votre position au sein de nos forces d’autodéfense, il s’agit après tout de votre bilan.

Maintenant que nous avons écumé vos propositions d’alliance, sans doute pouvons-nous être d’accord sur le fait que ce sont d’alliés disposés à nous protéger dont nous avons besoin, une organisation interplanétaire soudée par un pacte de défense commun. Créer une organisation de toute pièce ne me semble pas être une bonne idée, je vous renvoie à l’échec de l’OPNA… Aucun des trois grands n’acceptera l’émergence d’un quatrième. De là il faut conclure qu’Alderaan ne peut se protéger qu’au travers d’une affiliation.
Il est exclu de s’affilier aux vestiges de l’Empire qui a opprimé Alderaan, de même qu’il ne me semble pas opportun de s’affilier à la puissance intergalactique qui en est le suzerain. La CSI est un régime militaire, au mieux, et militariste au pire. Je veux dire par là qu’elle n’existe que par son armée. Je ne lui connais aucune idéologie, et cela se comprend assez facilement puisqu’elle est née uniquement de la contestation d’un régime qui n’existe plus, sauf éventuellement dans l’imaginaire de ceux qui se plaisent à accoler automatiquement, et presque par effet de mode, l’adjectif "corrompu" au mot "République". Que serait donc Alderaan au sein de la CSI ? Un gage symbolique d’une vertu qu’elle ne possède pas davantage que la République, ou une base militaire supplémentaire pour s’approcher encore de Coruscant… Je suppose que réduire le Royaume d’Alderaan à une place forte conviendrait à une militaire en fonction candidate à une élection politique, mais je ne suis pas certain que les citoyens l’entendent ainsi.
Ayant ainsi exploré les possibles, je marquais une courte pause pour en venir à ma conclusion. Je n’avais toutefois pas résisté à la tentation de rappeler une nouvelle fois la condition de mon opposante, mais cette fois-ci dans un registre dont j’étais moins fier. Mais ne s’agissait-il pas, au fond, de la juste réponse à la lâcheté qui m’avait été imputée ?

Je propose donc effectivement d’engager des discussions en priorité avec la République Fédérale qui reste, au sein de la Galaxie, l’organisation interplanétaire qui partage le plus nos idéaux. Le fait, d’ailleurs, que vous en soyez ou non convaincue m’importe peu, ce sont les citoyens que je dois convaincre. Mais j’ai conscience que la démarche n’est pas simple, et vous avez eu la gentillesse de rappeler deux obstacles. Le premier, et non des moindres, est le conflit larvé avec la CSI. Il va de soi que je n’engagerai aucune discussion pour rejoindre une faction en guerre, et nous n’en sommes pas encore à ce stade. Prétexter des tensions entre les grands pour ne pas agir reviendrait toutefois à se conforter dans l’inaction permanente. Je rappelle que la CSI est née de la contestation, elle est issue de la République et sa dénomination même est le symbole d’une tension qui ne disparaîtra jamais tant elle est utile au maintien de son modèle politique axé sur la force.
Le second obstacle tient à la crise électorale que nous traversons. Je me suis longuement exprimé à ce sujet durant la campagne et j’affirme donc, encore une fois, que le choix de réintégrer ou non la République est totalement indépendant de cette crise que nous traversons. Cette crise est essentiellement alderaanienne, et c’est au sein du Royaume qu’elle a déjà commencé à se résoudre. Une fois cette élection terminée, le prochain responsable pourra accompagner la justice dans son travail d’éclaircissement et veiller à ce que de tels travers n’aient plus lieu. C’est notamment dans cet objectif que je propose une réforme institutionnelle d’ampleur, mettant au centre du jeu politique une assemblée nouvelle composée des élus des citoyens alderaaniens et de laquelle sera issue le gouvernement et le Roi selon des procédures qui garantiront l’intégrité de ces institutions.
Je marquai une nouvelle pause et le temps de ma conclusion globale était venu.


Je cherche la paix, comme tout le monde ici, mais il faut bien s’entendre sur ce qu’est la paix. Ceux qui s’isolent n’en retirent qu’une forme illusoire de tranquillité. Je ne laisserai pas Alderaan s’atrophier davantage sous la responsabilité de gouvernants qui prennent des décisions sous le coup de la peur, et c’est ce que vous faîtes, Maréchale, quand vous argumentez les orientations de politique étrangère du Royaume en fonction de la présence de bases séparatistes près de ses frontières. Vous êtes bien dans votre rôle institutionnel quand vous me "mettez en garde", mais vous prétendez ici au gouvernement du Royaume, et le Royaume a besoin de perspectives d’avenir.

- Bien, Monsieur Melvar… Vous avez pris un peu d’avance sur le temps de parole. Puisqu’il est question d’avenir, je propose que nous basculions sur l’économie. Vous semblez proposer tous deux de remilitariser Alderaan, les citoyens se demandent notamment comment vous comptez financer ces acquisitions. Madame, vous avez un peu de retard dans le décompte, je me tourne donc vers vous. Que répondez-vous à Monsieur Melvar et quel financement pour cette remilitarisation ? »
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MessagePosté le: 05/09/2018 00:30:23    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant


Eléna Longue-Épée

Eléna serra fermement l’un de ses points plus cet arriviste discutait, celle-ci redressa le dos et prit à la figure chacune de ses allégations son regard devenant froid plus son discours avança pour enfin se terminer, celle-ci relâchant la poigne de son épée a sa taille. La colère n’avait pas paru dans son visage, mais certains signes en avaient laissé à croire ainsi. Il faut vraiment qu’elle le remette à sa place et au plus vite ! Heureusement, son temps pour prendre la parole lue avait été de nouveau acquis, celle-ci écoutant la question posée par l’animateur.

-Ce que j’ai à répondre à monsieur Melvar est avant tout ceci. Ce n’est pas la peur qui contrôle mes actions. Vous me connaissez que trop mal pour prétendre une telle chose ! Je me soucis avant tout de la sécurité de notre peuple et contrairement à ce que vous semblez le croire je n’ai pas pour envie d’isoler Alderaan, mais de faire du commerce avec d’autres mondes indépendants. Vous me montrez d’ailleurs encore vos connaissances très basses de la situation actuelle de la galaxie. Contrairement à ce que vous semblez le croire, Kuat est dorénavant dirigé par la classe ouvrière, même le monde indépendant de Mandore a reconnu publiquement leur souveraineté dans une déclaration publique. Chose que vous semblez ignorer… Encore là il n’est pas question qu’ils construisent leurs modèles de vaisseau pour nous, mais plutôt qu’il construise des modèles de vaisseau dont nous disposons déjà. Je fais référence à nos frégates Alderanienne qui ne demandent qu’à être construites ! Faire affaire avec Kuat pour nous doter le plus rapidement possible d’une flotte de défense serait bénéfique le temps que nous entamions la construction de nos propres chantiers navals. Je continuerai aussi dans cette vois pour vous signifier que le but de faire affaire avec Corelia serrait encore plus bénéfique pour nous. Ce monde indépendant a de bonnes relations avec la confédération et je la vois mal nous persécuter si nous avons nous aussi de bonnes relations avec eux nous aussi ! Parlant maintenant de l’alliance séparatiste, votre ignorance de la situation diplomatique avec celle-ci me frappe encore, monsieur Melvar… Je suppose que vous ignoriez aussi qu’une militaire de haut rang résidait ici sur Alderaan ? Une comtesse possédant un domaine dans les régions montagnardes de Valko… Peut-être devriez-vous vous renseigner auprès d’elle et vous vous rendrez compte que l’alliance séparatiste n’est pas ce que vous croyez… Mais mon avis ne change pas sur eux… Et attendre que les conflits passent est tout aussi une chose que je vous accorde… Mais je maintiens mon point concernant la République fédérale. Vous dites qu’Alderaan se rapproche de plus de celle-ci… Auriez-vous oublié de regarder dernièrement de regarder les nouvelles ? Celle-ci vient de libérer le général Valiant ! Et ce sans même un procès ! Je dois vous rappeler qu’il était le grand moff d’un empire qui nous a mis à genoux ? Nous devrions donc faire la paix avec ceux qui nous ont soumis ? Mon père est mort pour Alderaan et ce que vous me proposez me fend le cœur !

Le maréchal retrouva alors ses esprits, soupirant avant de passer à autre chose, prenant ses papiers en mains.

-Pardonnez-moi… Je me suis emporté et je m’en excuse…

Après s’être vidé le cœur, la militaire posa son regard devant les caméras puis sur son adversaire, reprenant la parole.

-Concernant le financement de la remilitarisation, les réserves sont relativement pleines. Cependant, la construction de chantiers navals domestique ne serait que bénéfique, cela permettrait la création de nombreux emplois pour la construction des installations puis pour les maintenir et la création des vaisseaux. De plus, même si nous restons indépendants, nous avons toujours le moyen d’exporter des choses qui ne sont accessibles qu’ici avec comme exemple notre vin de qualité supérieure, des pièces d’art d’artiste reconnu et tout autre objet de luxe comme des véhicules de plaisance ou des meubles en bois… Ces choses sont très prisées dans le marché actuel et ouvrir nos portes à ce marché ne serait que bon pour nous.

-Bien je vois que vous avez un programme bien intéressant pour la création d’emplois et l’économie, madame Longue-Épée. Cependant ce que vous avez dit plutôt me surprend. Vous dites qu’une séparatiste réside ici sur Alderaan ?

-Oui… La Comtesse de Valko… Une jeune femme d’origine noble… Il se trouve aussi qu’elle est gardée ses titres même en s’affiliant à la C.S.I avec la commotion qui a été causée par l’effondrement de l’empire Sith après leurs défaites auprès des séparatistes après l’opération chatbite. Depuis Alderaan était devenue indépendante et personne n’a jugé important de se poser des questions à son sujet. En même temps à l’époque l’alliance séparatiste et nos anciennes vice-reines n’avaient aucune raison de s’en inquiéter… Les choses sont différentes aujourd’hui s’il est question de guerre.

-Je vois… Une situation bien délicate je vous l’accorde. Nous allons maintenant passer à une autre chose parmi le programme… Et si nous parlions de ce qui est du tourisme ? La parole vous revient de nouveau, monsieur Melvar. Vous êtes libres aussi de faire des commentaires sur les révélations-chocs de votre adversaire.

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MessagePosté le: 06/09/2018 18:25:48    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

Difficile de dire à quel point l’opinion que j’avais de cette femme était dépendante du rôle qu’elle tenait face à moi. En tant qu’adversaire politique, il m’était nécessaire de lui être hostile pour me donner la force de la contredire avec détermination. Je voulais à tout prix paraître crédible aux yeux des citoyens alderaaniens, leur montrer qu’ils trouveraient en moi un Vice-Roi déterminé et implacable. Mais comment doser avec finesse la détermination pour éviter qu’elle ne dégénère en obstination ? Je n’avais pas le temps d’y réfléchir, je devais réagir aux assauts sans attendre. C’était tout le danger de cet exercice incontournable du jeu démocratique, et qui ne révélait pourtant rien de ma personnalité profonde. J’aurais bien plus apprécié les conseils de la Maréchale plutôt que les arguments d’une opposante politique…

Le journaliste m’interpela directement en m’invitant à réagir aux propos d’Éléna, à ce qu’il qualifiait plus exactement de « révélations-chocs », m’offrant ainsi un angle d’attaque que je jugeai idéal.


- « Si la révélation consiste en la présence d’une dignitaire confédérée sur le sol alderaanien, vous me pardonnerez de ne pas tomber de ma chaise. En revanche, les conséquences que Madame Longue-Épée semble en tirer me préoccupent un peu plus.

J’entends Madame Longue-Épée, et je trouve son discours à l’égard de la CSI plutôt ambigu. Qu’on soit clair : je ne reproche pas à la Maréchale son éventuelle appétence pour la CSI, c’est son droit et on pourrait dans le cas contraire me reprocher mon appétence pour la République, je lui reproche simplement d’avancer masquée.
Sous couvert d’indépendance, Madame Longue-Épée nous explique tout de même que nous avons tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec Corellia, et ce en raison des bonnes relations que ce gouvernement entretient avec la CSI. Par ce jeu d’amitiés indirectes, nous nous protégerions des persécutions de la CSI.
Je marquai à cet instant un changement de ton afin de formuler une aparté en direction d’Éléna Longue-Épée alors que je semblais jusque-là m’adresser au journaliste. Et vous osez, Madame, prétendre ne pas agir sous le coup de la peur. Je repris suite à cette courte phrase le ton de mon discours.
Pour seul éclaircissement de la situation diplomatique de la CSI, dont je suis apparemment totalement ignorant, Madame Longue-Épée révèle sur ce plateau la présence de la comtesse de Valko sur le sol alderaanien, un fait qui n’a jusque là inquiété personne en raison de la neutralité alderaanienne. Mais, d’après la Maréchale, les choses devraient changer… Maintenant que la République et la CSI sont au seuil de la guerre, nous devrions commencer à nous soucier de cette Madame de Valko. Mais nous en soucier dans quel sens ? Faudrait-il renoncer à prendre contact avec la République sous prétexte qu’une responsable du commandement confédéré décide de profiter du paysage alderaanien ? Je n’ai pas grand intérêt, à titre personnel, pour les lieux que Madame de Valko choisit pour passer ses vacances, ou que sais-je, mais cela va commencer à me poser un sérieux problème si la politique étrangère alderaanienne devait en dépendre.

Et puisque nous parlons de politique étrangère, je serais très inquiet pour la nation qui se verrait contrainte de vivre les conséquences de votre vision simpliste de la géopolitique.
J’étais maintenant dans l’adresse directe, marque probablement inconsciente que le sujet qui allait suivre était plutôt sensible.

Reparlons de Kuat, puisque vous tenez absolument à me donner la leçon sur la situation de cette planète.
La faction ouvrière, qui ne rassemble pas uniquement des ouvriers, ne contrôle pas le système dans son intégralité ; elle ne contrôle même pas la planète dans son intégralité. Elle contrôle une partie, certes de plus en plus importante, de l’Anneau orbital. Cette faction s’est effectivement donnée des institutions et prétend bien logiquement réglementer Kuat dans son intégralité, mais ce n’est pas le cas dans les faits et ce n’est certainement pas un gage de victoire. Il est de bonne guerre, de la part des ouvriers et de leurs alliés, de mettre en œuvre cette stratégie de communication : agir comme si on avait gagné pour faire avancer l’idée que la victoire est déjà acquise. Il est en revanche bien inquiétant de vous voir aussi crédule…
Et quid de Mandalore ?
Mais vous ne seriez alors pas seule, me répondrez-vous, car le gouvernement de Mandalore a déjà reconnu la faction ouvrière comme seule représentante légitime des intérêts de Kuat. J’affichais à cet instant une moue légèrement, mais intentionnellement, dubitative. Il était rare de me voir accompagner le geste à la parole, encore une marque involontaire de mon agacement. Vous remarquerez dans un premier temps qu’aucun autre gouvernement n’a entrepris la même démarche, je ne sais donc pas bien quelle légitimité vous reconnaissez particulièrement aux mandaloriens pour décréter quelle autorité est plus légitime ou légale qu’une autre. On pourrait dans un second temps supposer le gouvernement mandalorien sensible au combat des classes opprimées, et c’est sans doute ce qu’il tenterait de nous expliquer, mais par pitié, Maréchale, un peu de réalisme : le gouvernement de Mandalore fait le pari de la victoire ouvrière en espérant sans doute retirer de son opportune amitié des rabais sur les productions futures. Un autre gouvernement pourrait décider de ne reconnaître que l’autorité aristocratique en formulant le même pari, même s’il faut reconnaître qu’il serait un peu plus risqué. Ne confondez donc pas le cynisme de Mandalore, qui relève somme toute de la bonne politique, avec une quelconque preuve de victoire de la faction ouvrière. Essayons d’être un peu sérieux, je vous prie.
Pour conclure sur Kuat, sachez que toutes les classes sociales, des Aristocrates aux Exclus, sont parfaitement conscientes de la source de la richesse commune : les chantiers navals qui construisent les vaisseaux imaginés par les ingénieurs kuatis. Quelle que soit la faction qui remportera ce conflit, nous ne serions au mieux que des clients. Les chantiers navals ne construiront pas des vaisseaux dont nous leur donnerions les plans, ils construiront leurs vaisseaux et les vendront à qui voudra les acheter. Le reste relève du fantasme.
Je masquais avec un peu plus de peine mon agacement au sujet de Kuat. J’étais tel le funambule, kuati de naissance et tout nouvel alderaanien, blessé dans mon orgueil lorsqu’on prétendait m’expliquer comment fonctionnait ce monde natal duquel je devais impérativement me détacher pour prétendre au gouvernement de ma terre d’accueil. Si je n’avais pas assisté à la pauvreté de l’analyse politique d’Éléna Longue-Épée, je jurerais que la stratégie était volontaire. J’espérais en avoir fini avec Kuat et décidai donc de généraliser le propos. Sans doute était-il temps d’être un peu plus offensif, pour peu que cela fusse possible.

On ne sait en définitive pas très bien à quoi s’en tenir avec Madame Longue-Épée. A-t-elle la longueur de vue nécessaire pour prendre au nom du Royaume d’Alderaan les meilleures décisions diplomatiques ? Est-elle ou non pro-CSI ? On ne le saura sans doute pas.

Mes engagements sont en revanche clairs, je me tournerai d’abord vers la République Fédérale car, je le maintiens, elle est l’organisation interplanétaire de laquelle nous sommes le plus proche idéologiquement. Cette décision peut ne pas être comprise par ceux qui se murent dans leurs douleurs passées, qui comptent sur leurs souffrances personnelles pour fédérer les opinions par effets d’empathie.
La mention bien opportune du père pour tirer les larmes d’un public dont il était fort à parier qu’il avait souffert pendant l’occupation impériale était à mes yeux d’une particulière bassesse. Exposer cette stratégie me semblait nécessaire, mais je ne pouvais pas non plus prendre le risque de paraître trop irrespectueux.

Madame, j’ai le plus grand des respects pour le sacrifice de votre père, et je sais qu’Alderaan lui doit beaucoup, mais cessez de ramener ce débat à vous. Ce n’est pas vous que j’essaye de convaincre, et ce n’est pas à vous d’accepter ce que je propose.

L’opinion que je formule à l’égard de la République dépasse bien heureusement les décisions parfois regrettables qui sont prises par ses dirigeants. La libération du général Valiant était arbitraire dans la forme, je vous le concède. Mais il va falloir commencer à remettre un peu les choses à leur place : l’Empire qui a mis Alderaan à genoux a survécu essentiellement sous la forme de l’Imperium, aujourd’hui inféodé à la CSI. Je vous inviterais donc à mieux cibler votre émoi.


J’en avais terminé avec l’opposition frontale, largement concentrée sur la politique extérieure. Le temps des concessions était venu et il fallait impérativement marquer cet important virage par une pause solennelle mais suffisamment courte pour signifier que je comptais encore m’exprimer.

Maintenant, je vais vous surprendre… Mes positions économiques sont loin d’être inconciliables avec ce que Madame Longue-Épée a exprimé. Qu’il est douloureux de concéder…

Commercer avec les autres mondes, je dis bien évidement oui. C’est l’une des meilleures manières d’attirer des capitaux extérieurs pour alimenter notre économie. Je précise d’ailleurs qu’entrer dans un espace de coopération interplanétaire facilitera bien plus ce commerce que demeurer totalement indépendant. L’indépendance nous contraint à négocier des accords bilatéraux spécifiques avec chaque partenaire, ce qui est une situation moins lisible pour les acteurs économiques.

Il faut ensuite savoir quels biens seront achetés et vendus. Alderaan produit depuis toujours des biens de consommation que l’on pourrait qualifier de haute qualité manufacturée. Je fais référence aux productions artisanales et artistiques qui font notre renommée et qui contribuent, par leur exportation, au rayonnement du Royaume. Il faut naturellement poursuivre ces exportations, mais elles ne sauraient représenter un volume suffisant pour totalement subvenir à nos besoins. D’ailleurs, le principal apport en capitaux dont bénéficie le Royaume d’Alderaan ne résulte pas des exportations, mais des richesses qui viennent sur notre sol en même temps que leurs propriétaires. Le mode de vie alderaanien, à la fois moderne et sauvegardé des pollutions, n’est pas si répandu dans la galaxie. Nous devons donc préserver cet environnement qui participe de l’attractivité alderaanienne.

Je rejoindrais encore Madame Longue-Épée dans ses intentions d’industrialiser davantage Alderaan, j’insiste toutefois sur la nécessité de ne pas procéder à une industrialisation massive.
Pourquoi industrialiser malgré le risque d’altérer notre environnement ? Parce qu’Alderaan importe aujourd’hui des biens de haute technologie qu’elle serait parfaitement capable de produire elle-même, car elle en a les connaissances scientifiques. Je trouve intolérable de nous mettre en état de dépendance des importations sur des biens économiques aussi vitaux.
Comment avons-nous tenu jusque-là, me demanderez-vous ? Et bien précisément en étant membre de l’espace républicain, je parle bien sûr de la période qui a précédé l’occupation. Aucun problème, en effet, à importer massivement lorsque les barrières douanières sont faibles ou inexistantes… Mais lorsque nous sommes seuls et en dehors des frontières douanières de la République, tout ce que nous importons devient mécaniquement plus coûteux et nous exportons avec plus de difficulté. J’ajouterais que l’installation si précieuse de fortunes et d’esprits venus de l’extérieur est rendue plus difficile, non pas en raison de notre réticence à les accueillir, mais en raison de leur réticence à sortir de l’espace interplanétaire auquel leur monde appartient.

Les atouts alderaaniens, en dehors de la République, perdent mécaniquement et progressivement en efficacité. C’est tout aussi valable pour le tourisme d’ailleurs, puisque c’est là-dessus que vous m’interrogez. Toutefois, je ne suis pas convaincu qu’il soit de bon augure pour un État de trop compter sur cette source de revenu. Alderaan doit persévérer dans sa tradition d’accueil, mais je suis beaucoup plus sensible aux étrangers qui s’installent sur Alderaan dans l’intention de s’instruire au sein de l’Université d’Aldera par exemple, un autre atout de taille pour l’attractivité alderaanienne. Je rappelle que l’Université est l’un des symboles restés intactes à l’issue de l’occupation, c’est presque un miracle mais aussi une grande leçon sur la valeur de cette institution. Nous devons préserver sa vocation universaliste et faciliter, autant qu’il est possible, les inscriptions en son sein. Un individu qui a étudié à l’Université d’Aldera gardera toujours un peu d’Alderaan en lui et participera ainsi au rayonnement du Royaume à travers la Galaxie.


- Merci Monsieur Melvar, je vous demanderai par contre d’être un peu plus rigoureux sur votre temps de parole… sans doute la prochaine phase de notre débat vous y contraindra car c’est le moment où nous relayons aux candidats les questions qui nous ont le plus été posées par les citoyens.

Madame Longue-Épée, je commencerais par vous. Vous pouvez naturellement réagir aux propos de Monsieur Melvar qui devra résister à son envie de réplique
(le journaliste me jeta à ce moment un regard mi agacé, mi amusé) afin de vous permettre de répondre à cette question dont je vous rappelle qu’elle est posée par de nombreux citoyens et qui concerne votre position de Maréchale : En admettant qu’il soit normal que vous ayez conservé votre poste de Maréchale tout en vous portant candidate, pourriez-vous demeurer Maréchale en cas de victoire de celui qui a été votre adversaire lors de cette élection ? »
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MessagePosté le: 10/09/2018 04:11:47    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant


Eléna Longue-Épée

La joute de mots se fait encore plus virulente, les deux adversaires se testent mutuellement dans un échange de paroles qui sont parfois concrètes ou encore mensongères et blessantes. Par respect pour la démocratie, Eléna garda un regard neutre sur les accusations de monsieur Melvar, regardant plutôt ses papiers, posant parfois un regard son adversaire qui n’a malgré tout fait bonne allure. La militaire fut surprise aussi par moment, car quelques fois leurs points de vue sont mutuels sur des situations en particulier. Mais le mal reste tout de même et il faudra tout de même au maréchal s’expliquer devant les caméras où mettre des choses aux clairs. Son droit de parole lui fut de nouveau acquis après que son duelliste eux encore dépasser largement le temps qui lui avait été disposé.

-Avant de répondre à cette question, j’ai une chose à vous dire, monsieur Melvar. Les accusations que vous me portez de vouloir joindre la confédération des systèmes indépendants m’inquiètent. Vous balancer des accusions odieuses et infondé dans le but de me discréditer ? Je pourrais tout aussi bien vous demander quel somme d’argent la chancellerie républicaine vous a donné pour que vous vassalisiez notre chère nation…

Il eut alors des murmures inquiets dans la petite audience, la femme en habits montrant ses fonctions levant son bras pour ramener le silence, reprenant la parole.

-Mais encore… On ne le saura sans doute pas…

Cette simple parole eu pour effet d'amuser les gens présents dans l'équipe de tournage, ceux-ci comprenant je petit jeu fait par le maréchal. La jeune femme avait démontré à son adversaire que ce jeu pouvait se faire à deux en ce moment et qu’il ferait mieux de garder pour lui ses opinions personne pour sa personne en ce qui concerne cette théorie bidon. Elle reporta enfin son attention sur le journaliste.

-Pour répondre à votre question que vous m’avez posée, je vais être franche. Je connais mieux que personnes les défenses de notre planète et ses capacités défensives. J’ai le respect de mes confrères et je n’ai plus à faire mes preuves. En effet j’ai pour conscience de mettre ma carrière en jeu ici même… Cependant, je suis convaincu que si mon adversaire gagne qu’il sera avisé d’entendre mes conseils en ce qui concerne notre armée. Donc oui, il est fortement envisageable que je garde mon statut de maréchal d’Alderaan.

-Intrigant madame… Malgré les durs mots que vous avez partagés mutuellement avec votre adversaire, vous ne semblez pas avoir de rancune contre lui… Bien… Par où continuer ? Ah oui ! Monsieur Melvar ! Si jamais cette révolution venait à toucher votre famille encore présente sur Kuat… Une famille important selon mes sources… Envisagez-vous de mêler Alderaan à la guerre civile sur Kuat ?

-Enfin monsieur… Cette question n’est pas raisonnable… Je vous prierais de ne pas mêler la vie privée de mon adversaire a…

-Vous n’avez pas le droit de parole madame Longue-épée…

-Et alors ? Nous sommes ici pour parler de nos plans d’avenir pour la planète. Si cette situation arrive, ce sera à monsieur Melvar de faire les démarches opportunes vu la situation… Et si nous parlions plutôt du bienêtre de la population. Je suis bien curieuse d’avoir votre avis là-dessus.

Le commentateur resta bloqué quelque seconde et concéda, avouant a lui-même avoir dépassé les bornes en voulant posé cette question indiscrète au kuati.

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MessagePosté le: 11/09/2018 02:45:50    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

Je voyais une Éléna beaucoup plus incisive dans le début de son intervention. Mes propos l’avaient visiblement atteint au point que ses attaques personnelles devenaient plus violentes. Elle ne s’en prenait plus à mon programme ou à mes origines, mais carrément à mon intégrité en insinuant, certes dans l’objectif de servir sa rhétorique, que je pourrais être tout simplement corrompu par la République. Bien sûr, je n’avais pas le droit de répondre sur le moment puisque cela m’était interdit, mais je ne pus masquer un léger sourire, celui de l’adversaire qui aimait voir un opposant plus combatif. Je m’amusais intérieurement qu’on puisse me soupçonner d’être attiré par l’argent, moi qui avais grandi dans l’une des familles les plus riches de Kuat, riche à faire pâlir ceux qui se disaient aristocrates sur Alderaan. Bien sûr, la jouissance de cette richesse n’était aujourd’hui plus à ma portée… Mais j’avais acquis de mon éducation une relation à l’argent tout à fait dépassionnée, puisque je n’avais jamais souffert de la rareté de cette ressource. Trop riche pour aimer l’argent… Voilà une argumentation impossible à développer pour me défendre de toute corruption sur ce plateau télévisuel, ce serait pour le coup un véritable suicide.

La Maréchale répondit ensuite à la question relative à son statut, et là encore elle me surprit. Je m’étais naturellement préparé à ce que la question de la compatibilité entre son statut et sa candidature arrive sur le tapis, j’étais même préparé à la poser moi-même car il s’agissait à mon sens d’une cartouche potentiellement létale. Force était d’avouer que la réponse d’Éléna témoignait d’une modération et d’une tempérance à me faire moi-même hésiter. Je considérais jusque là impossible qu’Éléna se maintienne dans le cas où je deviendrais Vice-Roi, la chose ne me semblait plus aussi évidente. C’était paradoxalement le journaliste qui faisait état d’une analyse bancale… Il semblait comprendre que seul l’éventuel sentiment d’hostilité de la Maréchale à mon égard pouvait la contraindre à démissionner en cas de défaite, et qu’elle me ferait une faveur en demeurant Maréchale malgré ma victoire. La chose devait être clarifiée, j’en pris donc note.

L’animateur poursuivit et la prochaine question était pour moi… Kuat, encore Kuat. Mais là encore, Éléna réagit de façon tout à fait inattendue en me défendant. C’était à n’y rien comprendre, j’avais l’impression de faire face à ces combattants étranges qui appliquaient une technique qui consistait à feindre l’ivresse. Les mouvements de la Maréchale étaient contradictoires et devenaient imprévisibles, je ne pouvais pas croire que la démarche était involontaire… Mais comment prévoir dans ces conditions ?
En tout cas, après s’être ainsi portée à ma rescousse, un geste qui finalement ne me rendait pas service, Éléna me contraignait à faire preuve de sympathie à son égard au risque de passer pour le candidat teigneux. Je ne pouvais donc plus lui promettre le chômage de la manière dont je l’avais imaginé… Chance ou habileté, le résultat était de toute façon le même.


- « Merci, Madame Longue-Épée, de me céder la parole. La Maréchale avait curieusement remplacé le journaliste dans son rôle, après l’avoir empêché de me poser une question. Si vous le permettez, et je vous remercie de votre sollicitude à mon égard, je vais tout de même répondre à la question qui m’a été posée. Les citoyens alderaaniens doivent se poser la même, alors je veux être parfaitement clair.
Je mentirais si je prétendais m’être totalement désintéressé du sort de ma famille sur Kuat. Les dernières déclarations de celui qui porte aujourd’hui un titre de consul, il me semble, permettent de craindre le pire. Il est toutefois parfaitement exclu que le Royaume d’Alderaan se mêle à cette guerre civile. Il n’en a premièrement pas les moyens militaires, et nous en avons déjà parlé. J’ajouterais secondement qu’un Vice-Roi qui prendrait une telle décision utiliserait le pouvoir que les citoyens lui ont donné à des fins personnelles, il se rendrait alors coupable d’un forfait odieux contre la nation alderaanienne. Mais je sais qu’il existe sur Alderaan des serviteurs de l’État intègres parfaitement capables d’identifier un ordre illégal afin de ne pas le suivre.
C’était là ce que je pouvais offrir de mieux en terme de compliment, et c’est parce que je tenais absolument à le formuler que je décidai d’utiliser la troisième personne en évoquant le Vice-Roi. Je ne voulais pas me trouver dans la position de devoir affirmer que jamais un tel ordre pourrait venir de moi… S’en défendre revenait à reconnaître que l’hypothèse était envisageable, je ne voulais pas créer la moindre brèche.

Cela m’amène à la situation de Madame Longue-Épée qui pose la question plus large du rapport entre le pouvoir politique et les forces armées dans une démocratie. La réponse est simple : il est évident que la force armée doit être soumise à l’autorité civile, puisque seule cette dernière est démocratiquement désignée. Cette force armée est à la disposition du pouvoir démocratique sans considération aucune pour son orientation politique. C’est pour préserver l’intégrité de cette relation, mais aussi protéger les militaires eux-mêmes contre les mises en cause de nature politique, qu’un strict devoir de réserve est imposé aux membres des forces armées. Si un militaire est bien entendu légitime à donner ses avis et conseils aux responsables politiques, l’expression publique de ces avis et conseils est strictement interdite. Que penser alors d’un militaire qui tente de conquérir le pouvoir politique sans renoncer à sa position de militaire ? Il était temps d’aborder la question la plus délicate. D’un propos général qui me semblait nécessaire pour placer le débat à la hauteur qu’il méritait, c’est-à-dire au-dessus des sentiments réciproques que la Maréchale et moi-même pourrions avoir, je devais maintenant évoquer tout spécialement le sort d’Éléna si elle devait perdre cette élection.

Que penser de la démarche de Madame Longue-Épée lors de ce processus démocratique ?
D’une part, elle n’aurait à mon sens jamais dû se porter candidate en conservant son poste de Maréchale. En agissant ainsi, elle est sortie de l’indispensable réserve, dont j’ai parlé à l’instant, qui doit caractériser les membres de nos forces armées.
Elle envoie de plus un signal des plus négatifs quant à la valeur qu’elle accorde à cette élection : Madame Longue-Épée ne prend ici aucun risque. On ne vient pas à l’élection au poste de Vice-Roi juste pour tester sa popularité. Et supposons que cette popularité soit plus faible qu’espéré, quel avenir pour Madame Longue-Épée si son opposant du jour, c’est-à-dire moi, devenait l’autorité politique à laquelle elle serait contrainte d’obéir ?
Le problème, cher Monsieur, et je crois que Madame Longue-Épée l’a bien compris, n’a rien à voir avec l’éventuelle hostilité qu’elle pourrait nourrir à mon endroit du fait des échanges que nous tenons ici. C’est un problème de rapport entre le militaire et le politique, c’est un problème de respect de l’obligation de réserve des militaires.
C’était bien le présentateur que je voulais corriger pour ne pas laisser penser que les décisions regardant la carrière d’Éléna Longue-Épée étaient simplement dictées par l’émotion. Je reportais maintenant mon regard vers mon opposante pour m’adresser directement à elle.

Je prends acte de votre intention de demeurer Maréchale, mais cette décision ne vous appartient pas… Elle ne vous appartient plus. En vous portant candidate, vous êtes entrée dans le jeu politique et il me paraît très délicat de vous maintenir au sein des forces armée, surtout au poste que vous occupez aujourd’hui. Puisque nous parlons de l’hypothèse où je deviendrais le Vice-Roi, comment pourrais-je avoir un chef des armées qui s’est ouvertement prononcé contre mes options diplomatiques lors de la campagne électorale ? Ce n’est pas pensable.

Pour atténuer l’éventuelle brutalité de ces propos, je tenais à développer les raisons d’une telle décision. Je repris donc sur le registre de l’adresse indirecte, intégrant en quelque sorte les téléspectateurs au débat. On pourrait me blâmer d’une telle décision, mais j’insiste sur le fait que c’est bien Madame Longue-Épée qui s’est mise dans cette situation. En exprimant publiquement ses opinions politiques, elle a rendu son maintien en tant que Maréchale extrêmement difficile… En effet, soit elle l’emporte et devient alors l’autorité politique, auquel cas elle devra quitter son poste de Maréchale ; soit elle perd cette élection, ce qui signifie que l’individu qu’elle a combattu politiquement l’emporte, et elle ne pourrait se maintenir qu’à la condition de rejoindre ses positions, mais alors quelle crédibilité aurait son discours d’aujourd’hui ?

Il ne manquait maintenant que l’une de ces phrases dont le locuteur, en l’occurrence moi, espérait bien qu’elles seraient reprises ultérieurement. C’est pour cela, Maréchale, qu’un militaire en pleine carrière qui fait de la politique est soit un dictateur, soit un conseiller silencieux aux oreilles du public. Je ne vous ferai pas l’outrage de prétendre que vous aspirez à la dictature, mais vous êtes tout de même sortie de votre silence. Vous ne pouvez donc plus être militaire…

Mais après tout, il n’est pas impossible que certaines individualités autorisent qu’on outrepasse ces règles, en raison de qualités exceptionnelles par exemple. Je nourris néanmoins, et pour le moment, assez peu d’espoir pour vous, Madame. J’ai certes formulé l’hypothèse que vous éprouviez quelques sympathies pour la CSI, et je tiens à rappeler que mon reproche ne tenait pas tant à l’existence de ces sympathies qu’à leur dissimulation, et voyez votre réponse : vous m’accusez en retour d’être payé par la République pour défendre ici la réintégration d’Alderaan… Vous m’accusez donc publiquement de la commission d’une infraction, et d’une infraction très grave puisque je serais ici l’agent d’une puissance étrangère, alors que ce dont je vous soupçonne n’a rien d’illégal.
Il sera bien aisé d’établir le caractère erroné de vos allégations, qui deviendront ainsi diffamatoires et tomberaient sous le coup de la loi s’il me prenait l’envie de protéger mon honneur devant la justice.
À ma décharge, j’estimais avoir essayé d’être moins virulent à l’endroit de mon opposante. J’en étais visiblement incapable. J’espérais donc que les formes mises m’éviteraient d’être trop mal perçu de l’opinion publique. Mais je pense inutile d’en arriver là, les mots de Madame Longue-Épée ont probablement dépassé sa pensée.

- Merci Monsieur Melvar, votre magnanimité est touchante. Madame Longue-Épée vous a suggéré une thématique pour poursuivre ce débat, désirez-vous vous exprimer ?

- M’exprimer ? À propos de quoi exactement ? Mon avis sur le bien-être de la population ? J’affichais une nouvelle moue dubitative, de celles qui seraient probablement accolées au personnage politique que j’étais en train de construire et qui annonçaient un moment ironique. Et bien je suis pour… Mais si vous trouvez un candidat contre, je serais intéressé de discuter avec lui.
Comme je suppose que vous ne me demandez pas une statistique de l’état du bien-être général de la population, je peux philosopher si cela vous donne l’impression d’une réponse plus constructive que la question.

Vous m’interrogez sur le bien-être, mais qu’est-ce que le bien-être ? Doit-il s’entendre uniquement d’un point de vue matériel ? Certainement pas. Mais alors comment le mesurer ? On pourrait pousser la réflexion jusqu’à se demander dans quelle mesure le bien-être matériel doit être pris en considération dans cette notion bien vague de "bien-être". Et plus largement encore : en quoi consiste la richesse des nations ?
À question vague, réponse vague. Je n’en étais pas particulièrement fier, mais j’avais développé cette étonnante capacité de réfléchir en parlant. Je découvris à cet instant une façon d’évoquer le bien-être tout en parlant d’Alderaan, de l’Alderaan que je voulais représenter. Et pour débuter, rien de mieux qu’une phrase aux airs de slogan. Le patrimoine alderaanien ne se compte pas en crédits, il se compte en millénaires. Nous parlons d’une société qui a très rapidement compris que la véritable richesse d’un État est sa population.

Je pense qu’il fait bon vivre sur Alderaan pour de nombreuses raisons. Il s’agit par exemple d’une planète notoirement connue pour son abondance culturelle. L’épanouissement de l’individu y est une valeur cardinale depuis des temps immémoriaux. Nous avons également un cadre de vie formidable, un monde à l’environnement préservé alors que la technologie aurait pu occasionner une pollution terrible comme on peut la constater ailleurs. Les fantasmes nourris à propos du paradis alderaanien ne viennent pas de nulle part, regardez par la fenêtre et vous verrez pourquoi cette planète est le Joyau des mondes du Noyau. Tous les éléments sont là pour supposer un niveau de bien-être élevé.
Bien sûr, je n’oublie pas les cicatrices du passé. Mais je veux être un candidat qui parle d’avenir et il faut pour cela assez paradoxalement se souvenir d’un passé un peu plus lointain, un passé qui nous rassemble autrement que par la douleur, une idée d’Alderaan qu’il faut à tout prix conserver.

Le bien-être matériel est le moyen pour préserver, voire améliorer ce cadre de vie, c’est ce sur quoi mon programme économique prévoit d’agir. Je ne vais pas revenir dessus, car mon temps de parole est déjà bien érodé, mais je dirais simplement que c’est probablement l’un des points sur lesquels nous pouvons trouver un terrain d’entente avec Madame Longue-Épée.


- Merci Monsieur Melvar, prolifique comme à votre habitude… Nous en arrivons à l’un des derniers points de ce débat, mais non des moindres. La crise électorale qui a conduit à la démission de Madame de Valiesky reste un évènement particulièrement traumatisant dans l’esprit des alderaaniens. Nous avons connu, pour la première fois, des manifestations violentes et réprimés dans la violence par des forces de sécurité submergées. Diriez-vous que nous approchons d’une sortie de crise et, dans le cas contraire, quels seraient vos actes en tant que chef du Gouvernement pour aider à la résolution définitive de ce terrible évènement ? Madame Longue-Épée, vous avez la parole. »
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MessagePosté le: 11/09/2018 03:59:56    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant


Eléna Longue-Épée

Encore une fois, monsieur Melvar ne manqua pas de culot dans ses propos. Il n’a de cesse de vouloir ramener son statut de militaire pour la décrédibiliser. Allant même jusqu’à feindre son avenir comme quoi il ne croit pas qu’elle puisse rester une militaire ? Cela sera à voir, surtout s’il l’emporte. La jeune femme avait déjà dans la tête de quitter son rôle de maréchal d’Alderaan en cas de victoire. En cas de défaite elle se devra de protéger le peuple de cet arriviste louche qui proclame haut et fort que la république est leur seule option le plus valable, ce qui touche du ridicule. Encore une fois, la demoiselle resta de marbre aux commentaires de son adversaire, le regardant par moment comme pour regarder la caméra avant que son droit de parole ne lui fût de nouveau acquis avec une question en prime.

-Avant de répondre à votre question, il me doit de répondre à monsieur Melvar sur un détail… Vous prenez ce que je dis comme une accusation grave alors que je ne faisais que tourner au ridicule vos croyances absurdes sur mon alignement proséparatiste. Je vais devoir dans ce cas me répéter, mais plus en détail… Je suis pour une Alderaan indépendante d’un gouvernement qui la domine telle une super puissance. Mon idéologie se rapprocherait donc plus de ce que fut autrefois L’O.P.N.A. Je dois en revanche dire que je ne partage pas tout de leurs idéaux politiques, mais comme vous le voyez ils ne sont aucunement liés à la C.S.I tout comme vous pourriez l’être pour de l’argent… N’êtes-vous pas le fils l’une des dix ? Je ne crois pas que vous ayez davantage besoin d’argent et je m’excuse si vous n’aviez compris le ridicule de ma déclaration qui était l’était tout aussi que la vôtre.

Elle fit une pause, bougeant des papiers dans ses mains avec un regard plus grave en ce qui concerne la question de l’animateur télévisé.

-La crise électorale… Je m’attendais grandement à ce que cette question soi posé vers la fin de ce débat… Je vais être franche avec vous là-dessus. En devenant Vice-reine, il sera dans mes priorités d’apporter les actions nécessaires pour régler cette situation… La meilleure solution serait de contacter directement la République fédérale pour mener une enquête en binôme pour comprendre le pourquoi du comment. Une commission d’enquête menée sur Alderaan avec comme participant des délégués républicains et Alderaani lié à cette histoire. Je dirais qu’il faudra s’attendre au risque d’autre manifestation le temps que dura la commission, mais il ne faut pas non plus couper complètement les relations diplomatiques avec les républicains. En toute franchise, je dirais que nous avons encore un moment avant que cette fâcheuse crise ne soit derrière nous…

-Une approche bien dans les normes et qui reste ouverte. Et vous monsieur Melvar ? Un avis sur la situation ? Madame Longue-épée a déjà un plan pour se confronter à la situation. Nous serions bien curieux de voir si vous partagez encore son approche.

Alors que le journaliste discute avec Sebastian, Eléna réfléchit à son avenir si elle venait à perdre contre son adversaire prorépublicain. La retraite dans les campagnes d’Alderaan ? Rester auprès de ses supporteurs dans la caste militaire ? Plier le genou devant cet homme pour garder son titre et avoir une chance de protéger encore Alderaan ? Un futur incertain, mademoiselle Longue-Épée avait su pertinemment que son avenir serait incertain en se lançant en politique, mais une fois ce moment arrivé, la pression sur ses épaules est énorme. Il est à supposer que son avenir en cas de défaite dépend aussi de celui qui l’a confronté lors de cette joute verbale. Son opposant s’était avéré moins décevant que prévu et avait su résister à ses assauts initiaux qui avaient eu pour but de tester son endurance et son véritable but. Reste encore à espérer que celui-ci n’apportera pas la ruine sur sa chère planète.

Mais en cas de victoire, ce serait une tout autre histoire. En effet, ces plans ne sont en rien une menace pour l’intégralité. De la nation. Il consiste simplement à éviter en premiers lieux de se lier à une guerre qui les dépasse et ensuite créer une grande alliance avec d’autres mondes indépendantistes puissants. Son attention se reporta sur Sebastian, celui-ci allant répondre à la question du reporter.

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MessagePosté le: 17/09/2018 15:08:26    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

Je considérais le chapitre des accusations réciproques clos, inutile de rebondir davantage dans la mesure où je ne pourrais que répéter ce qui n’avait visiblement pas été compris. Le débat approchait du terme en passant par l’un des sujets les plus brûlants du moment.
Comment oublier que cette élection même se tenait en raison des fraudes électorales qui avaient entaché la précédente ? J’écoutais donc avec attention la réponse d’Éléna Longue-Épée sur cette question car le dossier mentionnait une très probable implication de la République Fédérale, ce qui constituait une sérieuse difficulté pour mes projets de réintégration.

La réponse de la Maréchale était une nouvelle fois étonnante puisqu’elle désirait visiblement conduire une enquête en binôme avec la République Fédérale. Loin de moi l’idée de me plaindre de cette sortie pro-Républicaine, mais je ne pouvais pas m’empêcher de la trouver cocasse. Il était encore, à ce stade du débat, toujours difficile de savoir si tout cela relevait de la stratégie ou de l’improvisation, la prudence était donc de mise.

Je me serais gardé de souligner l’incohérence des propos qu’Éléna Longue-Épée venait de tenir avec le reste de ses interventions si le journaliste supposé animer nos échanges n’en avait pas fait un résumé si simpliste. Je n’aimais pas davantage que notre arbitre me demande si je partageais "encore" l’approche d’Éléna, laissant penser que la majorité de mon discours consistait à être d’accord avec elle quand je produisais au contraire de nombreux efforts pour montrer en quoi nos positions étaient divergentes. Il n’y avait à mon sens aucun intérêt à tenir un débat s’il avait pour but de souligner les convergences entre les candidats. Les citoyens devaient avoir un choix clair à faire, les lignes de fracture devaient être parfaitement visibles, non seulement sur le plan des projets mais encore sur le plan des personnalités.


- « J’ai bien entendu le plan de Madame Longue-Épée pour favoriser la résolution de la crise électorale. J’ai identifié deux points : inviter la République Fédérale à mener l’enquête à nos côtés au sein d’une commission mixte, et attendre que les manifestations s’arrêtent d’elles-mêmes. Suite à cette courte énumération à peine teintée d’ironie, nouvelle moue dubitative, puis une réponse couperet à chacune des solutions suggérées. Alors non, et non.

Je suis d’abord ravi d’assister à la révision du jugement de Madame Longue-Épée quant à l’intégrité de la République Fédérale. Nous sommes passés d’une République avec un Sénat corrompu, d’une République qui a libéré l’un des plus grands généraux de l’Empire à la source de tous les maux alderaaniens, à une République suffisamment digne de confiance pour que nous menions enquête commune sur le sol alderaanien. Je prends acte… Mais mon approche serait différente, et pardon de vous décevoir cher Monsieur.
J’accompagnais cette incise d’un regard rapide en direction du journaliste avant de reprendre le fil de ma réponse.

Il est évident qu’il faut entrer en contact avec la République Fédérale au sujet de cette fraude électorale puisque des experts républicains, appelons-les ainsi, ont été conviés pour la tenue des dernières élections. Mais je le dis assez sereinement, et sans doute au risque d’étonner tout le monde, aucun enquêteur de la République Fédérale ne viendra mener d’investigation sur le sol alderaanien. C’est d’une part inutile et, dans l’hypothèse où la République aurait effectivement eu un rôle actif dans cette fraude, ce serait en plus dangereux. Vous ne verrez en effet pas beaucoup de systèmes judiciaires qui invitent le suspect à enquêter.

Cessons également de donner à la République un rôle central dans cette sombre histoire. Je l’ai déjà exprimé durant cette campagne, mais je ne le répèterai jamais assez : il est important que les citoyens comprennent que cette crise électorale est avant tout alderaanienne, et c’est sur le sol alderaanien qu’elle sera résolue. Il faut sortir de ce confort de l’esprit qui consiste à systématiquement rechercher ailleurs les responsabilités des crises que nous traversons.

La justice alderaanienne a commencé à faire son travail, et ce sont d’ailleurs précisément des fuites de documents internes qui ont provoqué les manifestations inédites dont nous avons été témoins.
N’oublions pas que le Vice-Roi doit respecter l’indépendance des juridictions. Ce n’est donc pas au plan judiciaire qu’il pourra agir, il ne pourra qu’accompagner les magistrats de la Cour de la Gentry dans la conduite de leurs investigations et dans la mesure où ces derniers l’estimeront nécessaire. Il aidera notamment la Cour à obtenir les éléments utiles à son enquête qui se trouveraient hors de sa portée, c’est dans ce but qu’une prise de contact avec la République Fédérale est envisagée. Le Vice-Roi devra également veiller activement, et j’insiste, au rétablissement de l’ordre public car la Cour ne peut pas travailler sereinement sous la pression populaire.

Je vais faire encore un peu de pédagogie en appelant les citoyens à cesser les manifestations violentes. Leur colère a été entendue, la justice est en marche. La tenue même de cette élection montre bien que nous sommes sur le chemin de la résolution.
La situation exceptionnelle de laquelle nous sommes en train de sortir ne légitime absolument pas les débordements auxquels nous avons assisté, qu’il s’agisse de débordements populaires ou de débordements des forces de l’ordre. Ce sont précisément dans les moments les difficiles que la loi doit s’appliquer avec le plus de rigueur. Si nos forces conventionnelles sont dépassées, les forces d’autodéfense peuvent être sollicitées pour augmenter les effectifs, en veillant à ce que le pouvoir civil demeure bien à la tête de toute opération de police sur le sol alderaanien. Il est en effet exclu d’appliquer des règles d’exception à une situation qui est en voie d’apaisement.


- Merci Monsieur le Melvar. Cette thématique conclura vos échanges et je vous invite chacun à dire quelques mots de conclusion, les derniers de notre débat. Madame Longue-Épée, le mot de la fin vous reviendra, puisque votre opposant a parlé le premier. Je me tourne donc vers vous, Monsieur Melvar.

Le sort m’avait laissé ouvrir le débat mais j’aurais préféré le conclure car Éléna disposait d’un avantage, celui de parler en dernier. Quoi qu’elle dise, et ses sorties n’avaient pas toujours été des plus pertinentes, je serais dans l’incapacité de défendre mes positions. Je devais en conséquence me garder d’attaquer mon opposante.

- Le Royaume d’Alderaan traverse un épisode de doute qui nécessite des orientations claires et un Vice-Roi capable de les incarner et de les défendre.

J’ai commencé par cette idée qu’il était nécessaire de réconcilier Alderaan avec elle-même, et j’aimerais finir par cette même idée car elle est cruciale. Alderaan souffre depuis plusieurs années de ne plus être Alderaan, et l’erreur initiale a été de nous séparer de la République Fédérale au sein de laquelle nous étions amenés à tenir une place centrale. Nous en avons perdu notre voix dans la galaxie, puis notre crédibilité avec l’échec de cette triste expérience qu’était l’OPNA.
Cette malheureuse décision de lancer Alderaan seule dans la galaxie n’a été suivie d’aucune décision de nature à garantir sa sécurité tout simplement parce que cela est impossible sans un tissu d’alliances solide.

Mes orientations sont claires, tant sur le plan de la politique étrangère que sur le plan de la politique intérieure. Nous devons corriger les erreurs du passé pour améliorer le présent et garantir notre futur.

Mais mon programme ne se limite pas à la correction et au rétablissement de l’état antérieur. Je propose également de faire évoluer Alderaan, de lui permettre de tirer de sa richesse culturelle et scientifique les ressources qui lui permettront d’être le véritable Joyau des mondes du Noyau.


- Merci Monsieur Melvar ; Madame Longue-Épée, c’est à vous de conclure. »
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MessagePosté le: 17/09/2018 22:34:34    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant


Eléna Longue-Épée

Elena écouta attentivement cette fois ce qu’avais à raconter monsieur Melvar au sujet de la crise de corruption républicaine, celui-ci étend cette fois tomber lourdement dans son piège. Elle se contenta de rester silencieuse tout le long de son temps de parole, celui-ci critiquant comme son habitude son point de vue sur la manière de régler la situation. Mais cette fois les choses allaient changer sur ce dernier plan. Elle n’a aucun sentiment d’animosité à l’égard de ce jeune homme, mais il était venu de mettre en question vers la fin de ce débat son intégrité pour mettre le plus de chance de ce côté et celui-ci venait de lui offrir les parfaits arguments pour ce faire. Quand le droit de parole lui fut de nouveau acquis.

-Je finirais se débat en disant ces mots… Échanger avec Monsieur Melvar m’inquiète à le savoir se postuler comme Vice-Roi… Vous voyez, celui-ci saute très vite aux conclusions, insinuant que je cherche à avancer cacher et de joindre la C.S.I ou bien encore tout récemment dire haut et fort que je change d’idée concernant la république alors qu’il a du mal comprendre depuis le début mes propos. Je vais être clair cette fois. Non je ne suis pas favorable à l’endroit de la république et je ne me rappelle pas avoir demander l’avis d’expert non plus de la part de la république, j’ai dit travailler en binôme sur Alderaan pour une enquête en binôme. J’ai fait exprès de reste vague à ce sujet pour vous voir réagir et ma foi… Je suis surprise ! Vraiment ! Le but de cette enquête a pour but d’invité la république oui, mais que celle-ci nous fournissent des renseignements sur comment les choses ont été faites et analyser par nos propres experts leurs informations. Je ne ferai pas confiance à un expert républicain qui pourrait visiblement essayer de falsifier des preuves… Ne jouez pas aux analystes avec moi, Monsieur Melvar…

Elena se leva alors soudainement et mit en évidence l’épée à sa taille avant de la dégainer lentement pour la mettre devant son visage et la regarder longuement puis regarder la caméra et Sebastian.

-Pour conclure… Je tiens à ce que vous voyez cette épée… Une arme rustique qui ne sert maintenant plus qu’à une arme d’apparat de nos jours… Celle-ci à une tout autre valeur et une signification spéciale pour moi… Cette épée sert à défendre le peuple et son intérêt… Ce que vous venez de dire… Solliciter les forces d’autodéfense à calmer les émeutes… Cela va du principe de l’oppression par la terreur… Jamais l’armée d’autodéfense d’Alderaan n’a levé ses armes depuis bien longtemps contre son propre peuple. C’est le travail des forces de l’ordre d’effectuer ce travail et non au militaire… Calmer les émeutiers à coup de mitrailleuse muni de munitions antiémeutes me diriez-vous…

À ce commentaire, Elena imita la moue dubitative de son adversaire avant de reprendre.

-Honnêtement j’espère personnellement me tromper à ce sujet… Car il en viendrait à diviser le peuple encore plus qu’il ne l’est sur la question de rejoindre la république ou bien de se tourner vers quelque chose de nouveau… Un vent frais Alderaan n’a jamais pu essayer la vois si terrible que vous dites de l’OPNA alors que ce que vous dites est de faire marche arrière et de se joindre à quelque chose que nous connaissons très bien… Soit la corruption et la lenteur d’un sénat qui ne serait pas complètement en mesure de nous défendre… J’ai entendu parlé de comment il défende leurs sujets sur Ondéron… à coup de napalm… Mais je suppose que vous ignoriez encore ce détail… ? Bref… Je mettrai toujours la sécurité du peuple en priorité avec cette crise électorale. Pour la suite des choses, nous devrions tenter de nous tourner vers la nouveauté et avoir un nouvel espoir… Par exemple tenter de contacter à nouveau l’ordre Jedi avec plus de conviction et les accueillir avec soin pour éviter que la tragédie de Naboo ne se reproduise… Un monde avec à sa tête un gouverneur républicain…

Le maréchal rangea finalement son épée avant de s’asseoir de nouveau, l’animateur prenant de nouveau la parole.

-Ceci met donc fin à ce débat télédiffusé… Alors maintenant à nos urnes et votons pour le futur d’Alderaan. Merci d'avoir été à l'écoute !

La caméra fut alors coupée et Eléna soupira, fermant les yeux avant de se lever et marcher vers son adversaire à l’arrière du plateau de tournage puis lever sa main vers lui pour lui s’errer la sienne alors qu’ils sont seuls tous les deux.

-Maintenant que les caméras sont fermées, je vais être honnête avec vous… Vous êtes plus coriace que vous en avez l’aire. Je n’ai pas beaucoup d’expérience en politique, mais je vous assure que c’est un jeu vénéneux… Je n’ai pas aimé particulièrement parler de la sorte de vous devant les caméras et tien à vous dire qu’il n’y a aucune rancune à mon égard à votre sujet… Je vous souhaite bonne chance et que le meilleur gagne… Si vous gagnez, nous discuterons de mon sort après les priorités effectuées… Que la force soit avec vous…

Sur ces mots, la militaire laissa l’originaire de Kuat, retournant chez elle avec son escorte prête à regarder les élections depuis le téléviseur dans son salon avec ses proches.

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MessagePosté le: 19/09/2018 22:03:53    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

Éléna profita à plein de son avantage et déversa tout le venin qu’une crainte de réplique pouvait retenir. C’était de bonne guerre et je m’efforçais de préserver une forme de courtoisie, même quand elle brandit son épée après avoir déformé à peu près tout ce que j’avais dit. De bonne guerre, donc, bien qu’un peu grossier à mon goût. Les électeurs en seraient désormais les seuls juges, comme l’avait annoncé notre arbitre.

Je rangeais délicatement mes quelques notes en prenant le temps de réaliser que désormais les dés étaient jetés. J’en tirais une forme de sérénité mais aussi d’inquiétude, car il ne m’était désormais plus possible d’influer sur les résultats, ni en mal, ni en bien.

Alors que je m’apprêtais à rejoindre Ulrick, Éléna tint à me saluer hors caméras. C’était un geste bien noble de sa part, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle cherchait par ce geste à sauver son poste en cas de défaite. Elle tourna d’ailleurs les talons sans me laisser le loisir de lui répondre, et je n’étais de toute façon pas réellement en état de le faire. L’avenir d’Éléna Longue-Épée était le cadet de mes soucis à cet instant, même s’il s’agissait incontestablement de l’un des dossiers à régler si d’aventure la compétence m’en était accordée par le vote des citoyens.

Ulrick m’accueillit d’une mine plus réjouie qu’à son habitude. J’avais la faiblesse de croire qu’il était plutôt heureux de ma performance, je ne résistais donc pas à l’envie de lui poser la question.


- « Alors, ai-je fait honneur à vos conseils ?

- Dans la dernière ligne droite, on réserve le débriefing pour le moment qui suit les résultats.Face à mon air dubitatif, Ulrick s’expliqua avec un léger sourire. C’est de la superstition politique, dirons-nous, ça porte malheur de trop prédire. Puis, toujours curieux des échanges que j’avais en son absence, Ulrick m’interrogea sur mon ultime poignée de main avec Éléna. Elle voulait quoi ? Vous avez encore promis de sauver un adversaire ?

- Non, mais bien involontairement : elle est partie avant que je puisse lui répondre.

- Je pense que cette candidature restera la plus grande erreur de sa carrière, elle a dû se laisser enfumer par ces revanchards néo-conservateurs. Éléna Longue-Épée avait visiblement le respect de mon directeur de campagne, l’aura de cette femme irradiait jusque dans le camps adverse. Paradoxalement, ne pas la connaître m’avait d’une grande aide dans ce débat. Son avenir est presque aussi incertain que le vôtre.

- J’en déduis que l’humour douteux n’est pas contre indiqué dans la dernière ligne droite… »

Sur ces quelques mots, plus légers que je ne l’aurais souhaité, nous embarquions dans un speeder en direction du quartier général du parti conservateur où une salle avait été aménagée spécialement afin de consulter les résultats et de permettre aux journalistes qui le désiraient de recueillir les réactions les plus fraiches possibles.

J’aurais aimé passer ces moments précieux en compagnie de personnes qui m’étaient chères, mais j’étais trop loin de ma maison pour espérer leur présence. Tous les sentiments exprimés par les dignitaires du parti et les militants triés sur le volet ne pouvaient combler ce vide. Valerian Ulgo avait même déplacé mes concurrents internes. Je glissais à Ulrick, mon seul confident, ma surprise de les voir assister à cette soirée :


- « Il a dû les ramener par la peau des fesses ces deux-là.

- D’après ce que j’ai entendu, il n’a pas eu à trop insister.

- Tiens donc… Je ne sais pas ce qui les a le plus motivé, ma potentielle victoire ou ma potentielle défaite.

- Et pourquoi pas l’unité du parti ? Répondit Ulrick avec un nouveau sourire amusé.

- Laissez la naïveté aux enfants, Ulrick, elle sonne faux chez vous.

Valerian Ulgo nous remarqua de loin et se dirigea vers nous de son pas conquérant. Lui n’avait pas la délicatesse de réserver ses pronostiques et affichait une mine radieuse en même temps qu’il brisa cet instant de complicité.

- Quel débat, Sebastian, bravo ! L’homme faisait état d’une joie toute aristocratique, dans une sorte de démesure maîtrisée et sans doute ridicule si elle venait de n’importe qui d’autre.

- Merci Valerian, mais attention… Il paraît que cela porte malheur.

- Pas de superstition, Sebastian, nous sommes entre personnes civilisées. Je jetai à cet instant un coup d’œil discret et complice vers Ulrick. Je vous ai trouvé admirable, clair et combatif. Je ne regrette absolument pas de vous avoir fait confiance !
Je vous emprunte Ulrick, quelques détails à régler pour la suite.
»

Et sur ces mots, Valerian kidnappa le seul individu duquel je me sentais professionnellement proche. J’aurais payé cher pour savoir ce que ces deux hommes voulaient se raconter. La lutte d’influence qui se jouait entre Valerian Ulgo et moi était sur le point d’entrer dans une nouvelle phrase, et Ulrick en était plus que jamais le symbole. Ce jeune homme pris entre deux feux devait se souvenir de notre petite conversation, je craignais qu’il n’en fasse part à Valerian Ulgo. Ce serait probablement une mauvaise manœuvre de sa part, mais les gens excessivement fidèles avaient tendance à prendre des décisions stupides s’agissant de leur avenir.

J’étais contraint à la patience et aux mondanités, les longues minutes qui suivirent furent consacrées à d’innombrables poignées de main, à recevoir les impressions diverses et variées de tous les individus présents. Certains en profitaient même pour avancer leurs pions en évoquant des amis proches aux compétences souvent sous-estimées.

Par bonheur, Isaelle était présente et chassa tous ces vautours. Ils n’osaient d’ailleurs plus approcher, ce qui permit un échange intime avec cette nouvelle figure maternelle.


- « Il semblerait que j’ai été plutôt bon.

- Jamais, Sebastian, jamais tu ne dois te fier à l’image que les gens te renvoient de toi. Plus tu t’approcheras du pouvoir, plus ils te montreront ce que tu veux voir… Une leçon d’humilité très familiale. Je regardais discrètement la foule des curieux, et Isaelle capta mes doutes. Je ne sais pas si tu as été bon ou non, mais je suis en tout cas très fière de ce que tu as accompli jusqu’ici. Isaelle marqua une pause, elle se permit de poser une main sur mon épaule, accentuant encore l’intimité de notre relation. Je sais que ta mère l’est aussi. A quel point le savait-elle ? Étaient-elles en contact ? L’ombre de ma mère planait encore sur ma vie, et à l’instant où il était question de représenter une nation entière, je ne pouvais plus me permettre de rechercher son approbation en toutes circonstances. Je répondis donc, à moitié convaincu, mais néanmoins résolu.

- Je ne le fais pas pour elle. A ce moment précis, Isaelle me regarda les yeux presque perlant de larmes. Elle sourit avec une affection toute nouvelle et se permit même une main sur ma joue.

- Alors tu es prêt. » Sur ces simples mots d’une force incroyable, Isaelle décida de me laisser quelques instants seul avec mes émotions. Je nourrissais pour ma mère un respect infini, mais elle n’avait fait que me formater durant toute ma vie à servir ses intérêts. Elle me formait également à prendre sa succession, mais cet objectif m’était toujours apparu secondaire. Je sentais avec Isaelle pour la première fois le soutien totalement désintéressé d’une matriarche, voici donc le résultat de la combinaison entre la puissance de Kuat et la sagesse d’Alderaan. J’ai toujours voulu gagner le respect de ma mère, mais j’espérais désormais devenir un jour digne de celui que me témoignait cette femme.

Je retournai noyer ces pensées dans la foule des partisans. J’étais désormais pendu à l’annonce des résultats, et l’attente était d’autant plus difficile à gérer que je ne savais pas bien à quoi je devais me préparer. Emporté par le flot du débat, j’en avais même oublié ce qu’il m’arriverait en cas de victoire. Je ne voulais pas être de ceux qui étaient meilleurs compétiteurs que vainqueurs, les promesses faites ne devaient pas être réduites aux arguments qui les avaient portées.

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Dam DOnOs
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MessagePosté le: 20/09/2018 10:31:00    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

-HRP-
L'heure Fatidique a sonné !!!

Après avoir voté , merci de poster un "a voté" pour la bonne tenue des élections.



HRP : A voté

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Dernière édition par Dam DOnOs le 29/09/2018 08:50:53; édité 1 fois
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MessagePosté le: 20/09/2018 14:24:47    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

HRP : a voté
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Noth Rosh
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MessagePosté le: 20/09/2018 17:06:33    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

HRP: a voté
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MessagePosté le: 20/09/2018 17:21:54    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III) Répondre en citant

HRP: à voté ^^
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MessagePosté le: 15/11/2018 22:17:27    Sujet du message: Élection au poste de Vice-Roi d'Alderaan (III)

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