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Calypso Tanys

 
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Calypso Tanys
Guilde des chasseurs de primes

Hors ligne

Inscrit le: 11 Juil 2018
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Rang: Apprenti chasseur

MessagePosté le: 12/07/2018 22:01:09    Sujet du message: Calypso Tanys Répondre en citant



Orrell et Calypso

Dessin réalisé par Charles Tan


Nom: Tanys
Prénom: Calypso
Surnom: Caly
Age: 20 ans
Race: Twi’lek Rutian

Carrière envisagée: Chasseuse de primes (criminelle indépendante par la suite)

Description mentale:

Calypso est une jeune femme – même si son comportement est davantage celui d’une adolescente que d’une femme – atypique. Sa loyauté, envers ceux qu’elle considère comme ses amis, même dans un monde aussi impitoyable que celui de la pègre, n’a d’égal que son immense arrogance. La Twi’lek pense être la meilleure dans le milieu, et même si ce n’est pas le cas, elle compte le devenir. Animée par d’une détermination sans faille, ce qui caractérise le plus la jeune femme est sa soif d’aventure et de découverte. En effet, la vie stable et morne de la bourgeoisie qu’elle a tant côtoyée, n’est pas ce à quoi elle aspire. Ce qu’elle désire ardemment est de ressentir le grand frisson, vivre des expériences viscérales, dangereuses et extraordinaires. Son désir insatiable et intarissable d’aventure, couplé à sa ruse pourrait faire d’elle une chasseuse de primes confirmée. En effet, la Twi’lek est une fine observatrice, méticuleuse, qui ne laisse aucun détail au hasard, ce qui lui permet, même dans la précipitation, d’élaborer des plans ingénieux. Cependant, à cette qualité de l’esprit, s’additionne un caractère des plus exécrables. En effet, Calypso est d’une immaturité et d’une insolence déconcertante à son âge, son rapport à l’autorité étant très conflictuel. La chasseuse de primes en devenir, n’hésite pas à être cinglante face à ses interlocuteurs. De plus, il s’agit d’une sarcastique dans l’âme, bien qu’elle ne tombe jamais dans le pur cynisme, cela fait d’elle quelqu’un de particulièrement agaçant. Dites-lui tout le mal que vous pensez d’elle, et elle vous congédiera d’un simple geste de la main, n’ayant cure de l’avis des autres. Animée également par un fort esprit de compétition, Calypso est prête à repousser ses limites afin de ravir la victoire à ses concurrents. Son caractère belliqueux en fait également une personne dangereuse pour les autres, mais également pour elle-même, puisqu’elle s’attire toujours des ennuis de par sa langue trop déliée, et de par ses initiatives trop audacieuses. Mais la jeune femme a également des bons côtés, sa témérité fait d’elle une alliée fiable, qui n’a pas peur d’aller là où d’autres n’oseraient s’aventurer. D’un naturel très enjoué, la Twi’lek n’hésite pas à saisir la moindre opportunité qui se présente à elle, elle esquisse en permanence en sourire en pensant aux aventures qui l’attendent. Elle se vantera toujours d’être sur un bon coup, qu’elle exploitera au maximum, même si le ratio dangerosité/bénéfice de celui est disproportionné. Calypso abhorre également l’esclavage, étant une fervente défenseur de la liberté. En somme, il s’agit d’une jeune femme, certes immature, mais loyale et fiable, qui rêve de rixes dans des cantinas, de whisky et d’aventures.


Description physique:

Le sergent Rylon fit signe à l’un de ses hommes de prendre en note le témoignage que s’apprêtait à faire le commerçant, et à un autre de commencer le portrait robot. Il soupira avant d’interroger la victime, sa journée serait longue, et il s’agissait du troisième vol en quelques jours répondant au même mode opératoire. L’officier prit une profonde inspiration, et entama la conversation :

«Je vous écoute Monsieur Orikan, vous avez déclaré à mes collègues avoir aperçu le voleur, pouvez-vous m’en faire une description et me dire tout ce dont vous vous souvenez ?


- En fait, il s’agissait d’une voleuse sergent. Une fois par semaine, je passe toujours plus tôt à la boutique, vers 5 h du matin, afin de faire de la comptabilité. J’avais des employés qui étaient déjà là vers 3 h du matin, à cause d’une livraison nocturne, mais il n’y avait rien à signaler. Ils sont partis vers 4 h, et quand je suis arrivé vers 5 h, j’ai constaté que la porte avait été forcée par un malfrat ! Je n’ai pas eu le temps de rentrer ou d’appeler la police, qu’elle s’est aperçue de ma présence et m’a bousculé en s’enfuyant.

- Vous pouvez me décrire la criminelle ?


- Il s’agissait d’une jeune femme, une twi’lek rutian, à la peau d’un bleu clair. Elle devait avoir 20 ans à peine, de taille moyenne, pas plus d’un mètre soixante quinze je dirais, et très mince, menue même, comme la plupart des Twi’lek. C’était une très belle jeune femme, dommage qu’elle en soit réduite à voler. Elle pourrait être actrice vraiment, elle avait un beau visage ovale, aux traits très fins, et de magnifiques yeux entre d’un doré ambré.


- Continuez, qu’est-ce qu’elle portait, avait-elle un signe distinctif comme un tatouage ou autre ?


- Elle portait un ensemble noir je pense. Un haut noir à manche longue, qui s’arrêtait juste en dessous de sa poitrine. Elle portait également des mitaines noires, qui laissaient juste dépasser ses doigts très fins, semblables à ceux d’une musicienne. Elle portait aussi un pantalon noir, avec des bottes hautes plates de la même couleur. Et elle avait un de ces ornements crânien dont sont friands les twi’lek vous savez. Mis à part ça rien de spécial, elle n’avait pas de tatouage, ses lekku étaient ordinaires.»


L’un des soldats, qui avait dressé rapidement un portait de la jeune femme, le donna au sergent Rylon, qui interrogea aussitôt son interlocuteur :

«Est-ce que c’est cette jeune femme Monsieur Orikan ?


- Oui c’est plutôt ressemblant, mais ses traits de visage sont plus fins, de plus elle affichait un regard malicieux et esquissait un sourire enjoué, malgré le fait que je venais de la prendre en flagrant délit. Ses épaules sont moins larges que sur votre portrait, elle était vraiment très mince, mais elle semblait très agile et gracieuse.


- Pouvez-vous me rappeler ce qu’elle a volé et les dégâts qu’elle a commis ?


- Elle a juste volé 300 crédits, ainsi qu’une arme que je garde près de la caisse en cas de braquage, et elle a forcé la porte.


- Très bien, puis-je voir votre permis pour cette arme, il sera plus simple de la retrouver avec son matricule.


- Euh … Je n’en ai pas.»


Le sergent Rylon soupira et se tint le front d’une main, la journée serait longue, il avait une voleuse sur le dos et une possession d’arme illégale.


Histoire:

Un léger parfum de Gabaki gris flottait dans la cantina, porté par des volutes de fumée denses et opaques. Au fond de la cantina, une pâle lueur blanche peinait à exister, éclairant timidement ce pan reculé de la pièce. Les oscillations de la lumière animaient cet épais nuage, laissant à quiconque possédant de l'imagination, y voir les formes et apparitions les plus fantasques que l'esprit pouvait produire. Une atmosphère ambivalente régnait dans ce bar d’infortune, qui pour les uns était synonyme de plaisir, d'alcool, de bâtons de la mort, de détente, pour les autres, synonyme d'angoisse, de transactions et d'affaires secrètes. Deux zabraks, un iridonien et un dathomirien se tenaient au bar, dégustant, sans aucun doute un alcool aussi médiocre que cet endroit. La scène était pittoresque, les deux individus discutaient de leur journée de travail, évoquant le caractère éreintant du travail dans les bas fonds de la capitale, tandis que des chasseurs de primes et autres mercenaires, jouaient aux cartes, tout en savourant un alcool brunâtre, n’ayant guère conscience de la trivialité de leur condition. Leurs conversations étaient à peine audibles, mais réunies, elle créaient un vacarme général. Elle esquissa un léger sourire, tout se déroulait comme elle l’avait prévu. La cible, un humain dans la vingtaine, se tenait au bar, se délectant à petites gorgées du même alcool que ses camarades.

Elle se tenait là, dans la pénombre, assise à une table de ce pan de la pièce éclairé par cette lumière vacillante. Elle était un spectre, à peine visible dans les ténèbres. Elle se contentait de jouer du bout du doigt, avec les rebords d'un verre cylindrique en cristal, gravé de légers ornements, et qui contenait un alcool brun, semblable à du whisky.
Elle, c’était Calypso, une jeune Twi’lek, une criminelle qui opérait dans les bas fonds de Coruscant.

Elle but une gorgée de son verre, savourant délicatement et sensuellement, le whisky aux notes boisées et mielleuses, qui adoucissaient la force du breuvage. Il s’agissait du signal pour son partenaire, Orrell, assis trois mètres plus loin, à une autre table. Ils allaient bientôt passer à l’action. La jeune femme lança un dernier regard en direction de sa cible, et se leva, allant dans sa direction, son intention devait paraître flagrante. À peine eut-elle le temps de faire trois mètres, qu’elle sentit braqué dans son dos un pistolet blaster, ainsi que deux autres de chaque côté de sa tête. Une voix rauque s’exclama sur un ton péremptoire :

«Enfin je vous tiens Mademoiselle Tanys ! Vous êtes en état d’arrestation, vous allez doucement lever vos mains et nous suivre dans le plus grand des calmes, compris ?»


La Twi’lek leva lentement les bras, et fit discrètement de la main droite trois signes à destination d’Orrell, Il s’agissait de codes, signifiant qu’elle avait la situation en main, et qu’il devrait les suivre en filature. Le sergent Rylon, officier de la République, responsable de cette partie des bas fonds de Coruscant, s’enorgueillissait de sa capture. L’homme d’une quarantaine d’années, passa sa main dans ses cheveux grisonnants, avant de procéder à la fouille au corps de la fugitive. Il arqua dubitativement un sourcil, en constatant que la jeune femme était désarmée. Pour lui, cela était une preuve flagrante d’inconscience, caractéristique des bourgeois comme elle, qui avides d’aventure, ne mesuraient pas à sa juste valeur la dangerosité des tréfonds de Coruscant. Le soldat était sur les traces de la jeune femme depuis deux semaines, il enquêtait sur une série de menus larcins et règlements de compte. Le système de vidéosurveillance, ainsi que quelques témoignages, lui avaient permis de découvrir qu’une jeune Twi’lek était derrière tout ça, et pas n’importe laquelle. En faisant analyser les séquences du système de vidéosurveillance, il avait fini par découvrir que cette jeune femme n’était autre que Calypso Tanys, une Twi’lek dont la tête était mise à prix par le Clan Tanys, sa propre famille, depuis quelques semaines. Le Clan Tanys était un clan bancaire et politique influent dans l’espace républicain, ayant la main mise sur d’importants capitaux, ainsi que plusieurs industries d’armement. Le Clan avait élargi son influence, en tirant profit de la Guerre des Clones, qui avait commencé il y a près de 15 ans. Le Conglomérat, comme on le surnommait aussi, avait spéculé au bon endroit, et au bon moment, désormais plusieurs de ses membres étaient à la tête de banques et d’industries majeures, d’autres s’étaient consacrés à la politique, et quelques uns avaient rejoint les rangs de l’armée républicaine en tant qu’officiers. Mais tout ceci n’était que la partie émergée de l’iceberg, le Clan était secrètement affilié à plusieurs cartels du crime également. La famille Tanys était notamment connue pour les assassins de talent qu’elle comptait en son sein. Jeunes, on apprenait à ses membres tout aussi bien à tenir un portefeuille en bourse, que les rudiments des arts martiaux et du maniement du blaster. Bien que le terme "rudiments" était un peu exagéré, puisqu'on ne leur apprenait juste à tenir le blaster dans ses mains et à appuyer sur la détente, quant aux martiaux il s'agissait juste de mouvements d'esquive.

Calypso avait fui sa famille pour deux raisons. La première était qu’elle ne pouvait se résoudre à vivre une vie morne de femme politique ou d’officiers de la République, loin de l’action. Les prémices d’arts martiaux et maniement du blaster qu’on lui avait enseigné ne lui suffisaient pas. La jeune femme, depuis son plus jeune âge était avide d’action, d’expériences palpitantes. Plusieurs fois elle avait enjoint ses parents à la laisser devenir assassin pour le Clan ou à la laisser explorer la Galaxie, et à chaque fois elle devait faire face à un refus. Il n’était pas décent pour une personne de sa condition de s’adonner à de telles activités, qui étaient réservées aux membres du clans moins prestigieux et moins bien-nés. La deuxième raison, était qu’elle était tombée sur des documents confidentiels, suggérant de manière très évasive, que certaines armes fabriquées dans les usines du clan, disparaissaient au profit de la CSI, en échange d’une somme conséquente. La jeune femme avait alors saisi l’occasion pour faire chanter sa famille, et s’enfuir. Visiblement, les menaces ne plaisaient pas du tout au Clan Tanys, et en particulier à ses parents, qui avaient aussitôt mis une prime sur la tête de la jeune femme.

Rylon, après avoir menotté Calypso, fit signe à ses hommes, de faire venir la cible de la jeune femme. Le jeune homme, très méfiant, s’approcha d’eux, escorté par les deux soldats tout en restant muet. Le sergent, sur un ton tout aussi péremptoire que précédemment l’interrogea :

«Connaissez-vous cette jeune femme Monsieur ?


- Non, pourquoi le devrais-je ?


- Figurez-vous qu’elle comptait vous voler.

- En fait je comptais l’attaquer d’abord, et me servir ensuite.

- Et vous comptiez faire ça, sans armes ?»

Calypso se contenta de relever les épaules d’un air enjoué.

«Vous pouvez y aller Monsieur, et vous Mademoiselle Tanys, j’ai quelques questions à vous poser.»

Rylon avança, saisissant d’une main ferme sa prisonnière. L’officier voyait en la jeune femme une enfant capricieuse, qui jouait à la criminelle dans un monde bien plus dangereux que ce qu’elle ne pouvait imaginer. Surtout, elle lui faisait perdre son temps, alors que partout dans les bas fonds, le crime sévissait. Retrouver cette Twi’lek avait été une dilapidation des maigres ressources que la République lui fournissait. Les quatre individus s’installèrent dans le véhicule de police, tandis qu’Orrell préparait sa filature. Calypso esquissa un sourire enjoué, tout se déroulait comme elle l’avait prévu. Elle s’installa sur le siège en cuir, l’air nonchalant et interpella sur un ton provocateur le sergent :

«Est-ce que vous pouvez mettre de la musique ? »

Cette question avait pour objectif, non pas seulement de provoquer l’officier, mais également de laisser quelques secondes à Orrell, afin de procéder aux réglages nécessaires sur son vaisseau. Rylon ébahit par l’insolence de la jeune femme, leur offrit ces précieuses secondes en entamant un discours moralisateur :

«Pour commencer Mademoiselle vous m’appelez sergent, je suis un officier de la République et non l’un de ces dealers de Rekka que vous avez pu croisé lors de votre heureux séjour dans les bas fonds de Coruscant. Je ne pense pas que vous saisissiez la gravité de votre situation, vous êtes en état d’arrestation, et non pas en séjour à l’hôtel sénatorial. Je vais vous amener dans mon poste, où je vous interrogerai personnellement sur les actes que vous avez commis ici, avant votre transfert au poste central. Ensuite, vous serez déferré devant un tribunal compétent et devrez répondre de vos actes. Donc je vous conseille fortement de vous taire jusqu’à notre arrivée au poste, dans le cas contraire, je puis vous assurer que les quelques heures que vous allez passer avec nous, ne serons pas une promenade de santé. Donc maintenant vous restez assise et vous vous taisez, je ne suis pas payé pour m’occuper des caprices d’une bourgeoise en manque d’aventure. Suis-je bien clair ?»

La jeune femme ne prit même pas la peine de répondre à la tirade condescendante du sergent. Bien que menottée, elle se contenta de faire un simple signe de la main provocateur à son interlocuteur en signe d’approbation.

Trente minutes plus tard, le petit groupe s’arrêta devant ce qui sembla être le poste. L’établissement d’un ocre délavé, était assez miteux, loin de ressembler aux œuvres architecturales présentes dans les districts supérieurs de la planète cité. Calypso comprit immédiatement, comme l’avait évoqué plus tôt son interlocuteur, qu’il s’agissait d’un petit poste de quartier, servant de relais pour les transferts. L’édifice ne devait disposer que de petites geôles, une patrouille venant chaque matin et chaque soir du poste central afin de transférer les prisonniers. Si les informations qu’avait récolté Calypso étaient exactes, ce qu’elle était venue chercher devait encore s’y trouver. Nonobstant, la jeune femme devait se montrer patiente, afin de ne pas trahir ses intentions. L’un des deux soldats la fit descendre du véhicule, et l’escorta à l’intérieur du bâtiment, qui était tout aussi pittoresque. Deux autres soldats étaient dans la pièce principale, qui n’était autre qu’un grand open space, ils ne devaient pas être plus d’une dizaine à y travailler. Une légère fragrance de boissons énergisantes et autres remontants, flottait dans la pièce. Les bureaux, à peine situés à quelques mètres les uns des autres, étaient recouverts d’emballages alimentaires de toute sorte, laissant deviner l’âpreté des conditions de vie et de travail de ces soldats, ainsi que la piètre hygiène qui devait être la leur. Le sergent Rylon fit signe à l’un de ses hommes d’amener la captive à son bureau, au fond de la pièce. La Twi’lek s’assit, sans se débattre, elle cacha son air enjoué en feignant la colère, après tout, elle était censée s’être fait arrêter. Rylon, qui n’avait pas manqué de remarquer le changement brutal d’expression de sa prisonnière, s’assit en face d’elle et s’exclama :

«Je vois que l’on rit moins ! Vous vous rendez enfin compte de la situation dans laquelle vous vous êtes mise ? Non mais vraiment, qu’est-ce qui vous est passé par la tête pour vous mettre à jouer à la criminelle de bas étage ? Être née dans une famille très riche ne vous suffisait pas ? Vous savez, d’habitude ceux sont les personnes qui vivent dans la misère et pensent ne pas avoir d’autre choix, qui empruntent la voie du crime, pas les bourgeoises. Enfin bref, commençons, votre nom, votre prénom et votre âge ?

- Tanys Calypso, 20 ans.

- Nous vous accusons de plusieurs faits, vols, vols à main armée, et violences à main armée également. Nos caméras de surveillance, ainsi que plusieurs témoignages concordants s’accordent à démontrer votre culpabilité. Niez-vous les faits ?

- Non, je ne les nie pas.

- Bien évidemment, ce n’est pas une jeune femme sans expérience comme vous qui a monté un tel coup, on estime que vous avez dérobé près de 2000 crédits, qui sont vos partenaires ? Où sont-ils ? Et où sont les crédits que vous avez dérobés ?

- Attendez, donc puisque je suis une femme, je suis incapable de monter un tel coup ? Ce que vous dites sergent est totalement sexiste, une femme peut très bien être une brillante criminelle comme un autre, je ne répondrai pas à un goujat comme vous !

- Ce n’est pas ce que je voulais dire, ne déformez pas mes propos ! Je soulignais votre manque d’expérience, et arrêtez de détourner la conversation, il est question de vos actes ici ! Donc reprenons, déclinez l’identité de vos partenaires, dites-moi qui sont-ils et où sont les crédits, si vous coopérez, vu la relative faible gravité des crimes que vous avez commis, vous ne devriez avoir qu’une peine avec sursis et des travaux d’intérêt général. Mais si vous ne coopérez pas, croyez-moi qu’au poste central mes collègues vous feront parler, et votre peine s’en verra alourdie. Donc je vous écoute.

- Je n’ai rien à vous dire sergent, mes partenaires sont déjà très loin, ils doivent être désormais hors de votre juridiction, vous perdez votre temps à m’interroger.

- Très bien, si vous ne voulez pas parler mes collègues se chargeront ce soir délier votre langue. J’ai une dernière question, cette fois-ci plus personnelle. Pourquoi avez-vous décidé de fuir votre famille, pour fréquenter les malfrats des bas fonds de Coruscant ? Je veux dire, vous aviez tout, l’argent, le luxe, un confort que beaucoup ne connaissent pas. Vous savez que la plupart des twi’lek n’ont pas votre chance, qu’ils vivent dans la pauvreté, voire dans l’esclavage ?

- Je ne vous répondrai pas sergent. Et concernant le sort des autres twi’lek vous devriez peut être en parler à ma famille ? Si vous ne le saviez pas mes ancêtres ont bâti leur fortune en vendant les leurs comme esclaves et en les exploitant dans les mines de Ryloth. C’est un crime bien plus grave que quelques deniers volés à des commerçants sur Coruscant, vous ne trouvez pas ?»

La question de la jeune femme avait mis Rylon mal à l’aise, il avait pu discerner en elle une telle agressivité envers les siens, une profonde aversion envers l’injustice, la même qui l’avait poussé 20 ans plus tôt à rejoindre les rangs de l’armée républicaine. Finalement, elle n’était pas aussi immature qu’il le pensait, au fond, la jeune femme lui ressemblait bien plus qu’il ne pouvait l’imaginer. L’officier prit une grande inspiration et dit à la twi’lek, cette fois-ci sur un ton plus doux :

«Si vous ne voulez pas parler je ne vous forcerai pas, vous savez je ne fais que mon travail, j’essaie juste de rétablir un minimum d’ordre dans ce district. La vie pour les personnes qui y sont piégées n’est pas très facile. Mais vous, vous avez la chance de ne pas appartenir à ce monde, de faire mieux, donc faites-le et ne la gâchez pas, vous valez mieux que ça j’en suis sûr. Mes collègues du poste central passeront vous cherchez vous et l’autre prisonnier dans deux heures. En attendant réfléchissez à ce que vous voulez faire, ce n’est que le commencement pour vous, vous pouvez vous rendre utile vous savez, en mettant à contribution vos talents pour une cause qui en vaut vraiment la peine.

- C’est un interrogatoire ou on va boire un verre ? Et c’est là que vous allez me parler de votre passé de jeune délinquant, jusqu’à ce qu’un soldat vous repère, croit en vous et vous tend la main ? Ensuite vous avez décidé de vous enrôler afin de faire régner la justice et de défendre les opprimés. S’il vous plaît, on est pas dans une série Z ! »

Rylon posa la main sur son front, l’insolence de la jeune femme le déroutait et avait fini par lui donner une migraine. Il avait rarement rencontré une personne aussi impétueuse. Il fit signe à l’un des soldats de l’escorter jusqu’à l’unique cellule du bâtiment. Calypso esquissa de nouveau un sourire, sans le savoir l’officier lui avait révélé que ce qu’elle était venue chercher était encore présent. L’interrogatoire avait été plus rapide que ce qu’elle avait imaginé, de plus il n’avait pas effleuré l’esprit au sergent, que ces vols étaient le fruit d’un commanditaire. En effet, Orrell et Calypso avait effectué plusieurs de ces vols et règlements de compte, ainsi que quelques assassinats, pour le compte de petits barons du crime locaux, affiliés au Soleil Noir. Les vols de crédits n’étaient que des leurs censés tromper les victimes et les enquêteurs, la véritable mission qui leur avait été confiée, était de falsifier les comptes des commerçants. La jeune femme se fit de nouveau escorter sans opposer la moindre résistance. Le soldat enleva ses menottes, puis elle entra dans la cellule, où régnait une infâme odeur d’urine. La pièce, encore plus défraîchie que le reste du poste, de par ses murs noirs décrépits, pouvait contenir une dizaine de prisonniers.

Le plan s’était déroulé exactement comme elle l’avait prévu, la Twi’lek était arrivée au bon moment. Gren, un humain un peu plus âgé qu’Orrell et Calypso, était accolé contre un mur souriant. Il attendit que le soldat parte et s’exclama :

«Tu en as mis du temps, ça fait des heures que je t’attends !

- C’est de ta faute Gren, tu aurais dû être plus discret, estime-toi déjà heureux que je sois venue te chercher !

- Mais je ne m’en plains pas ! Par contre comment j’aurai pu deviner que je tomberai nez à nez face à un ancien vétéran pendant mon coup ? Enfin bon, heureusement que t’es là. Je t’écoute c’est quoi le plan ?

- On attend.

- On attend quoi ?

- Tu verras, on est peut être sur écoute, donc patiente.

- D’accord. Au fait c’est la première fois que tu vois une cellule non ? Au fait, puisqu’on a un peu de temps devant nous, je me suis toujours demandé, pourquoi t’as choisi de devenir une criminelle ? Je veux dire de bas étage, t’aurais pu rester dans ta famille et être une riche criminelle qui fait du trafic d’armes non ?

- Ne me dis pas qu’Orrell t’a tout dit ? Je vais l’étriper, il va finir en chair à Bantha, si je lui ai demandé de garder le secret sur mon identité, ce n’est pas pour rien.

- T’en fais pas ton secret est bien gardé avec mois, raconte ça a l’air passionnant.»

Calypso prit une grande inspiration, la question de Gren n’était pas dénuée de sens. Elle aurait pu restée dans sa famille, participer au trafic d’armes et être très riche. Mais ce qui l’intéressait, c’était de ressentir le grand frisson, de vivre comme elle l’entendait, et surtout de partir à l’aventure. Elle se résigna à répondre à Gren, après tout, à chaque fois qu’elle avait besoin d’informations, il était là pour elle, il lui avait longuement expliqué les jeux de pouvoir au sein de la pègre :

«Il n’y a rien de bien intéressant, qu’est-ce que tu veux savoir ?

- Tu fais bien partie du Clan Tanys ? Raconte-moi tout, je veux savoir pourquoi t’as choisi de venir dans les bas fonds de Coruscant.

- Oui, je fais bien partie du Clan Tanys, ou plutôt j’en faisais partie. Il n’y a rien de bien extraordinaire à raconter. J’ai passé la plus grande partie de mon enfance dans les districts les plus luxueux de Coruscant. Grâce aux activités de mes parents, j’ai pas mal voyagé de systèmes en systèmes, j’ai notamment passé une petite partie de mon adolescence sur Alderaan, mais je suis très vite revenue sur Coruscant.

- Et c’est tout ? Tu t’arrêtes là ? Raconte-moi tout ! À quoi ressemble la vie d’une riche jeune femme ? Et surtout pourquoi t’es partie ?

- Je suis partie, parce que cette vie ne me convenait pas, chaque journée était la même, consacrée à l’étude des marchés financiers, de l’histoire et de la politique. La seule chose qui était digne d’intérêt était notre formation martiale, mais elle fut très brève, et ça n’a pas duré. On nous a appris juste les rudiments, c’est-à-dire tenir un pistolet blaster dans ses mains, et quelques mouvements basiques d’arts martiaux. Et en plus de ces journées d’étude lassantes et répétitives, il y avait les dîners, galas et autres soirées mondaines. Et je pense que c’était cela que je détestais le plus. J’étais obligée d’écouter les élucubrations politiques assommantes des invités et autres partenaires du clan. Mes parents ne m’ont laissé le choix qu’entre la politique et l’armée, et ni l’un ni l’autre ne m’intéressaient. Par chance, je suis tombé sur des documents assez compromettants, et tu sais que ma capacité à m’attirer des ennuis n’a d’égal que mon talent. J’ai donc fait chanter ma famille pour m’enfuir, ce qui m’a valu d’avoir une jolie petite primes sur ma tête.

- Quel type de documents ?

- Si je te le dis, tu risqueras ta vie, donc il vaut mieux que tu fasses comme si je ne t’avais rien dit. Du coup pour reprendre le cours de mon histoire, puisque chaque astroport, chaque navette étaient contrôlés, je n’ai eu d’autre choix que de rester sur Coruscant pour trouver un trouver un moyen de m’enfuir.

- Et c’est comme ça que t’as rencontré Orrell ?

- Oui, il m’a vu procéder à quelques menus larcins, il trouvait que j’avais du potentiel, et il recherchait une partenaire, pour un gros coup. J’ai accepté en échange qu’il me trouve un moyen de quitter cette planète. Du coup il m’a mis en lien avec les petits barons du crime locaux, et c’est comme ça que je t’ai rencontré. Après tu connais la suite.»

Calypso repensa à ces dernières semaines qui avaient été certes mouvementées, mais tout aussi trépidantes. Avec Orrell et Gren, ils avaient monté un plan astucieux afin d’accomplir la mission qui leur avait été confiée. Ils faisaient passer les falsifications de comptes, pour des simples vols afin de ne pas éveiller les soupçons, et par la même, ils s’accordaient un bonus, en plus de la solde qui leur était versée. Calypso était la voleuse active de l’opération, c’était elle qui faisait diversion, pendant qu’Orrell et Gren s’occupaient des comptes. Des concurrents essayèrent de les doubler, ils avaient dû donc s’en occuper comme l’avaient demandé leur employeur, en intimidant certains, et en assassinant d’autres. Cependant, quelques jours auparavant ce qui devait être leur dernier coup sur Coruscant, les autorités diffusèrent le signalement de Calypso, avec un portrait robot des plus ressemblants. Elle ne pouvait donc plus être la voleuse active du groupe, Gren devait se charger de la remplacer, afin d’être les plus discrets possible. Alors que jusque là, leur petite opération s’était déroulée sans encombre, Gren s’était fait neutralisé le matin lors de leur dernier coup, par le commerçant, qui n’était autre qu’un vétéran de la République. Orrell et Calypso auraient pu décider de quitter la planète avec les crédits qu’ils avaient amassés, nonobstant, les trois individus avaient développaient un certain sens de la loyauté et de l’amitié entre eux, ils ne purent donc se résigner à abandonner leur partenaire. La jeune Twi’lek eut l’idée de jouer le rôle de l’appât pour retrouver Gren. Ils s’étaient donc rendu dans la cantina, dans laquelle ils avaient déclenché une rixe quelques jours plutôt, et avaient désigné aléatoirement une cible. Sûrs que les lieux de débauche seraient surveillés, ils attendirent qu’un soldat morde à l’hameçon.

La jeune femme, qui était plongée dans ses pensées en fut extirpée, quand un pan entier du mur se mis à scintiller, avant de s’écrouler dans un bruit sourd, soulevant un épais nuage de poussière. Une alarme retentit immédiatement, une fois le nuage dissipé, les deux criminels purent apercevoir leur partenaire, Orrell, un chalumeau à la main, de l’autre côté de la faille. Il leur fit signe de se dépêcher, ce qu’ils ne manquèrent pas de faire. Calypso attendait de quitter depuis près d’une heure maintenant ce capharnaüm. Elle fit signe à Gren de la suivre, affichant un sourire enjoué, et enjamba, ce qui restait du mur. Elle courut en direction de son sauveur, alors qu’elle pouvait entendre que des soldats se dirigeaient vers leur cellule. Le jeune homme fit signe de la main à ses comparses de le suivre rapidement, son vaisseau se trouvant à l’autre bout de la rue. Le plan c’était déroulé exactement comme elle l’avait prévu. Des soldats sortirent également de la faille, afin de traquer les deux fugitifs, mais ce fut de courte durée. Orrell jeta dans leur direction une grenade paralysante pour les ralentir. Les représentants de la loi s’écroulèrent, laissant la voie libre aux criminels. Les trois individus eurent le temps de regagner le vaisseau et de décoller. Calypso et Gren, essoufflés, s’assirent dans le cockpit, tandis qu’Orrell pilotait. Après quelques minutes à reprendre leur souffle, celui qui était l’objet de cette opération les interrogea :

«Alors c’était ça votre plan, détruire un mur et courir ? C’est brutal, mais j’aime bien.

- En fait, on ne savait pas où ils t’avaient emmené, j’ai donc joué le rôle de l’appât, je devais me faire arrêter pour te localiser. Nous n’étions pas sûrs que tu étais encore dans ce district, et par chance, c’était le cas. Orrell m’a suivi en filature pendant mon arrestation, et ensuite il s’est débrouillé pour nous faire sortir de là. D’ailleurs Orrell, où t’as trouvé le chalumeau et la grenade ? On en a pas acheté à l’armurerie non ?

- C’est l’une de mes bonnes connaissances qui m’a fourni le matériel, c’est pour cela que vous avez dû attendre une petite heure. En échange de ce service, je dois lui amener une petite cargaison que j’ai récupéré sur la route. D’ailleurs, on va le rejoindre de ce pas, quelques districts plus bas.

- Et c’est quoi ensuite votre plan ?

- On va boire un verre, et ensuite on quitte cette planète. »

Calypso et Gren en profitèrent pour se reposer et se désaltérer, tandis qu’Orrell pilotait. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent au point de rendez-vous, une plateforme pour les petits vaisseaux, dans l’un des districts les plus malfamés de Coruscant. Il ne semblait pas y avoir grand monde, seuls les néons de la plateforme éclairaient faiblement les environs. Une fois qu’ils atterrirent, les trois individus en profitèrent pour prendre l’air. Une sombre ruelle, faisait face à la plateforme. Il ne leur fut pas attendre longtemps, avant que le contact d’Orrell ne daigne se présenter. Une silhouette émergea des ténèbres qui enveloppaient la ruelle. Il s’agissait d’un mirialan, assez grand, et à l’air suspect, comme les trois quarts des habitants des bas fonds. Il dévisagea la jeune Twi’lek de bas en haut, d’un air lubrique à peine dissimulé, avant de s’adresser à Orrell :

«Tu as libéré tes amis à ce que je vois, où est ma cargaison ?


- Dans le vaisseau suis-moi.»

Calypso et Gren restèrent sur la plateforme, et discutèrent quelques minutes. Gren la remerciait notamment d’être venu le chercher. Cela faisait un moment qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de se détendre, la jeune femme était impatiente de se rendre dans une cantina digne de ce nom pour boire un verre. Elle échangea avec Gren sur leur prochaine destination. Ce dernier pensait faire cavalier seul, une opportunité l’attendait sur Nar Shaddaa, la planète du crime. Son regard s’illumina, il devait y avoir tellement de choses à faire, à découvrir, d’aventures extraordinaires sur une telle planète. Au bout de quelques minutes, Orrell sortit du vaisseau et interpella ses partenaires :

«Au fait, vous n’avez pas vu où est passé …»

À peine eut-il le temps de prononcer ces quelques mots, qu’un bruit de réacteur retentissa, et le vaisseau s’envola. Il y eut quelques secondes de silence, avant que Calypso ébahie, et désorientée, interrogea, nerveusement Orrell :

«Orrell, tu peux m’expliquer ce qu’il vient de se passer ?

- Je … Je crois qu’il nous a volé le vaisseau.»

Tout était parti en fumé. Plusieurs semaines de travail, de préparations minutieuses, de vols, venaient de disparaître. Tous leurs efforts, toutes ces soirées à recueillir scrupuleusement des informations dans toutes les cantinas des bas fonds, avaient été vains. Pour la jeune femme, c’était son rêve de liberté, d’aventure, qui venait de s’envoler avec ce vaisseau. Elle avait placé tous ses espoirs dans cette opération, et elle avait tout perdu, en un fraction de secondes, à cause de la négligence d’Orrell. Elle serra nerveusement, le poing, lança un regard empli de colère en direction de son partenaire, et lui décocha un coup de poing dans le visage. Ce dernier tituba légèrement,saignant légèrement du nez, puis elle s’écria :

«TU CROIS ? IL NOUS A VOLÉ LE VAISSEAU CAR T’AS ÉTÉ NÉGLIGENT. DE TA FAUTE, ON VIENT DE SE FAIRE VOLER PLUS DE 2000 CRÉDITS, TOUT NOTRE ARSENAL, ET PAR LA MÊME OCCASION NOTRE TICKET DE SORTIE. MAINTENANT NOUS SOMMES BLOQUÉS SUR CETTE PLANÈTE ET QUI PLUS EST RECHERCHÉS. »

Le jeune homme ne lui répondit pas, tandis que Gren se contenta de garder le silence. Ils savaient que dans un tel état, la Twi’lek ne pouvait être raisonnée, ils la laissèrent faire les cent pas, plusieurs minutes, avant qu’elle ne reprit ses esprits, et demanda sur un ton sec :

«Enfin bon, maintenant on ne peut plus rien y faire. Cependant c’est de ta faute Orrell, j’espère que t’as une solution pour nous dédommager.

- Je ne vous avais pas dit de rester en dehors du vaisseau ! Mais bien sûr que je vais trouver une solution pour vous dédommager, déjà Gren, je transfert tout de suite sur ton compte ma part du solde que nous ont versé nos employeurs.

- Ça me va, dans ce cas, je ne reste pas plus longtemps avec vous, comme je le disais à Calypso, une opportunité m’attend sur Nar Shaddaa.»

Orrell procéda au transfert des crédits, et Gren les remercia une nouvelle fois pour sa libération, il se contenta de leur faire un simple signe de la main et partit, s’aventurant dans la ruelle sombre. Calypso savait que le solde ne suffirait pas à les dédommager tous les deux, de toute façon, l’argent ne lui importait pas vraiment. Ce qui la préoccupait le plus, était le fait que son seul moyen de quitter cette planète s’était envolé. Elle espérait que son partenaire avait une solution pour les faire quitter cette planète. Elle s’adressa de nouveau à lui sur un ton toujours aussi sec :

« Et moi ?

- T’en fais pas, j’ai une solution. Tu veux toujours vivre l’aventure ? J’ai des bonnes connaissances sur Dantooine, membre de la Guilde des Chasseurs de primes ? Il me reste juste assez de crédits pour payer une connaissance qui nous y amènera, je leur parle de toi, je t’aide à les rejoindre, et on considérera que je me serai acquitté de ma dette envers toi, ça te va ?»

La jeune femme réfléchit quelques secondes, elle n’avait jamais envisager la possibilité de devenir chasseuse de primes. À vrai dire, elle ne savait que peu des choses des activités des chasseurs de primes, de leur Guilde, et de leur organisation. Cependant, la jeune Twi’lek savait qu’ils exploraient continuellement les quatre coins de la Galaxie, afin de remplir des contrats tous plus dangereux les uns que les autres, et cette perspective lui plaisait. Et après tout, devenir chasseuse de primes était bien plus préférable que danseuse exotique dans une cantina pour un Hutt libidineux. La jeune femme retrouva son air enjoué et s’exclama :

«Bien sûr que ça me va ! Tant qu’on quitte cette planète, et si en plus ça me permet de vivre de nouvelles aventures pourquoi pas. Par contre, je te préviens, ils ont intérêt à m’engager, montre-toi convaincant. Et comment on va faire pour la prime sur ma tête ?

- T’en fais pas je me montrerai convaincant, ils ne te ramèneront pas au Clan Tanys, bon on y va ?»

Calypso suivit Orrell, comme si que ce qui venait de se passer n’avait pas eu lieu. Elle esquissa un grand sourire, la Twi’lek allait enfin quitter Coruscant, et vivre les aventures dont elle avait toujours rêvées, c’était un nouveau départ pour elle, une grande aventure l’attendait.



Points forts:
Son corps. Vous ne pourrez pas dire le contraire, qui lui résisterait ?
Plus sérieusement commençons.

Calypso est très agile, ce qui fait qu’elle possède de très bonnes dispositions pour les arts martiaux, mais encore faut-il qu’elle suive une formation digne de ce nom. Elle est également très rusée, ce qui en fait une criminelle redoutable, qui n’est en rien comparable, aux rebuts que l’on trouve dans les cantinas. Sa vivacité d’esprit en fait également une recrue de choix pour les chasseurs de primes


Points faibles:

Bien plus nombreux que ses qualités, Calypso possède également pléthore de points faibles. Pour commencer, il s’agit d’une horrible pilote, et encore pilote n’est pas le mot. Elle est incapable de piloter que ce soit un vaisseau ou un speeder, c’est l’accident assuré. Elle s’est donc promis, pour son propre bien et celui des autres, de ne plus jamais piloter, par conséquent, elle ne voit pas l’utilité de posséder un vaisseau personnel, en tout cas pas tant qu’elle n’aura pas fait l’acquisition d’un droïde pilote. De plus, le caractère exécrable de Calypso fait qu’elle s’attire constamment des ennuis. Et quand on dit constamment, cela signifie que si elle n’a pas de problèmes, elle s’ennuiera et ira en chercher, même si cela joue en sa défaveur et en celle de ses alliés. Par ailleurs, la Twi’lek ne possède aucun tact, ce qui explique son implication, quasiment constante dans les rixes de cantina. La jeune femme a également un rapport très conflictuel avec l’autorité, ce qui en fait un élément plutôt perturbateur dans une organisation, elle fait ce qui lui plaît au détriment des ordres donnés par ses supérieurs.

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MessagePosté le: 12/07/2018 22:01:09    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 14/07/2018 09:55:39    Sujet du message: Calypso Tanys Répondre en citant

Une bien belle histoire, et bien emmenée.
Tu es donc validé et commences avec 1000cr oublie pas de créer ton casier .
Poste ton arrivée sur Dantooine.

Bon RP 8)
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MessagePosté le: 15/11/2018 22:16:36    Sujet du message: Calypso Tanys

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