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* L'étoile Filante ***

 
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Jagabamda
République Fédérale

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Rang: Ambassadrice de Telos

MessagePosté le: 05/06/2018 10:50:01    Sujet du message: * L'étoile Filante *** Répondre en citant

Précédemment Après avoir quitté "Valiant": http://star-wars-rpg.soforums.com/t6409-Mission-L-effet-Papillon-Ch-1.htm?s…

Elle avait pris une grande inspiration en se dirigeant vers le couloir menant à la sortie de cette prison. Tout en elle tremblait, mais elle tâchait tout de même de garder une certaine contenance habituelle. Pendant qu’elle emboîtait le pas de son escorte sur le chemin du retour, son cœur battait toujours la chamade même si elle avait quitté la cellule depuis un petit moment déjà. Elle avait conservé en mémoire, ce regard qui ne quittait pas ses pensées. Le regard du « clone », qui l’avait fixé tout le long de sa « conversation ».  Son esprit n’était pas en repos, ressassant la même question. Qu’allait-il faire ? Y Répondre ou s’envoler vers sa liberté trouvée ?
 
**« …. à vous de choisir votre prochaine destination : le spatioport le plus proche ou le bureau de la chancellerie. » ** Ses paroles, elle se surprend encore à murmurer du bout des lèvres, comme pour se rappeler qu’il était bien là les dernières qu’elle avait prononcées avant de quitter cette cellule. Elle avait l'impression que son cerveau carburait à plein régime, mais pas à vide. Il était surchargé. De...Doute ? Inquiétude ? Angoisse ?... Non, rien de tout cela. Certes, la jeune femme se demandait ce qu’elle allait déclencher, dès que cela arriverait aux oreilles de ces gens « bien-intentionnés », du sort de la République Fédérale. Mais elle n’en fit cas. Puisque tant d’autres questions se chevauchaient, sans vraiment trouver de réponse. Une en particulier tournait en boucle comme par exemple : Qu’allait faire Valiant ? Y Répondre ou s’envoler vers sa liberté trouvée ? Pour quelle raison ? … Pour quelle accepterait-il de répondre à son « invitation » ?
 
** « Pourquoi répondrait-il positivement à ma requête ? Se demandait-elle ... S'il... S'il prenait la deuxième option, ce n’est pas moi qui vais l’en vouloir…. Je m’étais présentée comme une fleur et j’imaginais qu’il allait dire « ok, Madame, j’arrive ! ... Il ne me doit rien et encore moins à la République… » **. Elle balaya d’un revers de main ces remarques. Il y a encore du boulot, et elle aura sa réponse le temps venu. Puis soudain, elle sentait des yeux posés sur elle, c’est à cet instant qu’elle se rendit compte que celui qui marchait à ses côtés la fixait. Afin de ne pas attirer l’attention plus longtemps, un geste de diversion, la jeune femme fit mine de redresser une mèche de cheveu glissée sur son front. Sans adresser un regard au Garde, ensemble, ils parcourent le chemin dans la même cadence. Ce chemin qui la ramène à son bureau…

*********************************************************************************************************


Elle ferme les yeux. Elle marche de nouveau sur l'étroit sentier de ses pensées, regarde devant elle et voit l'eau claire qui court qui bouillonne, qui chante. Elle sent une odeur humide et fraîche. D’où vient-elle ? …
« Rêve si ça peut te consoler, pleure si ça peut te soulager
Mais, Debout, Relèves-toi
Reste Fière de ce qu'on t'a remis
Reste Fière et souris
Car là n'est pas finie. »

« Ce n'est pas parce que le soleil a subitement, dans ta vie, cessé de briller… Que tu dois remplir tes yeux de larmes et te laisser par la peine inonder » ** « Encore ce vers !! » ** se murmure-t-elle.
Lorsqu'elle revient de ses songes …. La trotteuse de l'horloge du hall semble lancée dans un compte à rebours inexorable, le début d'une course contre la montre qu'il lui faut prendre à tout prix. Assise derrière ce mobilier qui lui sert de table de travail installé face à cette lourde porte ouverte, Jagabamda le voit venir vers elle. L’homme fier qui fait son entrée dans la pièce de l’autre côté avance à grandes enjambés en direction de la Chancelière. Celle-ci frissonne de tout son corps en repensant à leur dernière rencontre. La Telosienne a peine à retrouver sa contenance. Les hommes comme lui se nourrissent de la peur des autres. Elle ne veut pas lui montrer la sienne. Plus jamais…  Ignorant son pouls qui s’accélérait, elle prend une grande respiration. Mais bon, le visage de cet homme était habituellement austère. Elle se redresse et le regarde droit dans les yeux, l’air impassible. ** "– Qu’est-ce qu'il fait ici ?"**
 
C’est Ayana Labreha, l’Administratrice du Sénat qui le stoppe dans sa lancée.
-  Il vous faut quelque chose, Général… Breymens ?
-  Oui ! J’ai appris qu’une délégation est sur le point de se rendre en territoire Séparatiste.
-  Au dernière nouvelle, l’annonce n’a pas encore été divulguée.
-  Ça va faire quelques heures que vous avez convoqué tout le gratin médiatique. J’aimerai bien savoir pourquoi vous mettez autant de temps !
Elle se retourne, fait face au grand homme aux épaules carrées et aux cheveux grisonnants
- Je ne peux pas vous répondre. Fit-elle les bras croisés sur son poitrail.
- Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ? Parce que si cette nouvelle concerne la Générale Yvanol … Marquant un silence à sa voix fulminante, il reprend sans baisser le ton …. J’ai le droit de savoir.
Secouant certainement la tête en signe de son désaveu à la « revendication », gardant sa position initiale, elle répond de son air impassible…
- Ce n’est pas de mon ressort. Je vais transmettre votre demande à ma hiérarchie, mais quoiqu’il arrive la décision appartient à la Chancelière Jagabamda.
Un silence se joue, mais ne s’éternise pas. La fusillant du regard, le Général finit enfin par laisser passer juste un :
- Ça va de soi !
Arya détourne son regard de son interlocuteur en le portant sur la jeune employée qui lui remet un document, afin qu’elle y pose sa griffe. Tout en apportant sa signature du bout du stylet, elle demande :
- Autre chose, Général ?
Sans émettre la réponse, le militaire tourne les talons et quitte la pièce, tandis que la jeune femme garde toute son attention sur la tâche qu’elle effectuait.


La Chancelière est restée immobile, maintenant une apparence calme et contenue ; façade qui, en vérité, était à l’opposé total du chaos faisant rage en elle.
 
- Un leader doit dissiper le brouillard causé par les émotions toxiques...
- Comment ? Demande la Telosienne en se tournant face à celui qui venait de parler.
Celui qui venait d’émettre ce verset sans lever la tête de son Datapad, n’est autre que Eldahi, le Quermien.
- Oubliez ce Général !
- Mais !!!
- Il vous provoque, explique Eldahi. Il veut que vous « ripostiez ». Il veut que vous perdiez votre sang-froid. Ça leur donnerait une raison de vous anéantir… Marquant une pause, toujours tête baissée, il ajoute …  Ne vous faites pas d’illusions : la plupart d’entre eux vous détestent au plus profond de leur âme.
- Eh bien, c’est rassurant ! grimace Jagabamda
- « L’Etat ici c’est moi... » C’est bien ce que vous avez dit à ces deux généraux, lors de la dernière séance ? ….. Alors à lui de ne pas oublier qu’à cette heure, plus qu’hier vous êtes ce Chef d’Etat à qui il doit « allégeance » … Alors, toisez-le du regard ! Rappelez-le-lui, s’il n’a pas pris note.
- Oh, mais… Ce n’est pas…
Lentement, il lève la tête vers la nouvelle « cheffe de la Chancellerie, et enchaîne sans attendre
- « Ne mets pas en question ce que tu crois. Jagabamda ! »
Le tutoiement soudain de ce conseiller pouvait surprendre, mais cette « familiarité » n’est pas relevée
- Pour tout grand « bâtisseur », l’intuition est fondamentale. C’est une évidence ressentie au fond de soi…
- Mais… Je n’ai pas la prétention de Bâtir qu …
- Que Nenni ! … Entreprendre… Diriger, c’est, s’engager dans quelque chose de nouveau. Cela nécessite une conviction intérieure profonde, qui vous tient dans les moments difficiles...
- Oui, mais …
- On a besoin, aujourd’hui, de gens capables de ressentir, en particulier les tensions, et on a aussi besoin, plus que jamais, de gens qui ont une conscience...
- Elda..
Le « conseiller » persiste sans prendre en considération la tentative d’intervention de la Chancelière
- Pour un dirigeant, l’intuition c’est ce « petit plus » qui permet, au quotidien, de prendre rapidement les bonnes décisions au bon moment, d’aller à l’essentiel et d’avoir une vision globale de la société et de ses différents enjeux. Cette conception est partagée … Tournant la tête vers l’assistante assise à sa droite… Tu es d’accord ?

L’esprit ailleurs, elle est comme réveillée, Arelya. N’ayant pas suivi toute la conversation, mais le peu qu’elle avait entendu elle ne peut qu’approuver. Elle dandine frénétiquement du chef comme pour acquiescer sans dire mot. Sans prononcer, même un simple « oui », car la seule chose qu’elle voulait exprimer en cette instant c’est cette question qui lui brûle toujours les lèvres. Question, qu’elle n’ose poser. Elle s’était souvenue d’une conversation que l’Ambassadrice de Telos lui avait compté. L’épisode avec ce sénateur, ce récit que lui avait confié Jagabamda relié à la mort du Chancelier, trop de coïncidence soulève des interrogations. Toutefois, en secouant la tête ainsi, elle ne peut que l’avouer, leur collègue avait raison... Tandis que celui-ci, ne se préoccupe plus de l’intervention de leur collaboratrice, adepte du « qui dit rien consent », il poursuit et profite pour en rajouter quelques éléments supplémentaires.

- L’une des premières missions d’un leader est de conduire les émotions collectives dans une direction positive… A présent, debout à ses côtés … Chancelière, votre peuple vous attend … Vous voulez vous rafraîchir ?  Vous recoiffez ? … Vous repoudrez le nez ? …

La jeune femme allait répliquer, mais s’abstient. Se rendant compte que son vocabulaire s’entêtait à lui faire prononcer les mêmes syllabes qu’auparavant.
 

Dans son champ de vision, apparaît entre cette grande porte qui lui fait face, deux, même trois, avec le chef du peloton, Gardes Sénatoriaux, son escorte, attendaient le « feu vert ». Reportant son attention sur ces deux collaborateurs, Arelya lui tend le bras droit au bout duquel apparaît le drapé de la Telosienne, récupéré sur le dossier du siège. Jagabamda l’atteint du bout des doigts et en un geste svelte et coordonné, presque « Chorégraphique », ajuste l’étoffe sur le dessus de sa tête. Démarches et réflexions avaient plusieurs fois retardé l’annonce, mais il est nécessaire d’y passer tôt ou tard.   Le Pallu mis en place, d’une voix sûre, elle lance un :

- Allons-y !
 
A la sortie de la jeune femme et de ses assistants de ce bureau à la Chancellerie, deux gardes les suivirent et ils furent rejoints par quatre hommes supplémentaires qui se placèrent à l'avant et à l'arrière de la nouvelle dirigeante de la République.

*********************************************************************************************************

 
Voilà, on y est.
Les événements s’étaient enchaînés à une vitesse vertigineuse. En l’espace de quelques heures, une invitation avait été envoyée. Que dis-je ! « Une convocation express » serait le mot exact. Tout le gratin médiatique était assis dans cette grande pièce dont les capacités d’accueil permettaient l’organisation d’un tel rassemblement, seuls ce qu’on nomme communément les « attachés de presse » avaient accès à l’intérieur de l’enceinte. Tandis que le peuple, lui, suivrait l’annonce depuis les écrans installés de part et d’autre à l’extérieur et même dans les divers cantinas. La salle s’était remplie lentement.  L’Administratrice du Sénat, au côté de quelques autres membres du Bureau de la Chancellerie et à l’abri des regards, attendait l’arrivée de la Telosienne.

Le Garde du Sénat de la République, tend la main à la jeune femme afin de l’aider à atteindre l’estrade, face à toute l’équipe presse de l’holonet. L’Holo-diffusion est en marche. Jagabamda s’installe à la tribune centrale tandis que son escorte armée prend place de part et d’autre de l’espace qui leur était réservé.
Les gardes du Sénat existent depuis les premiers jours de la République. Leur mission, la première qui leur était attribuée consistait à se poster autour et à l'intérieur de la Rotonde, ainsi que dans les transports sénatoriaux, ils forment la preuve de l'autorité et de la sécurité au sein de cet organisme Républicain. Ces gardes font rarement parler d’eux, ils sont autant discrets que leur uniforme ne l’est pas. Gardant une surveillance constante aussi aux alentours afin de détecter toute activité suspecte, quand les circonstances l'exigent, ils savent faire preuve de leurs talents de combattants.
 
On entend monter de la salle un murmure tantôt surpris, tantôt outré. Certains membres se lèvent pour accueillir le nouvel arrivant. Le Général Valiant avait enfin de compte accepté l’invitation de la Chancelière. Jagabamda lui fait signe afin qu’il prenne place à sa droite sur l’estrade et fait de même en direction d’Ilian Oldstein, le fidèle ami du Feu Chancelier qui la rejoint sur sa gauche.
Balayant toute l’assemblée qui lui fait face, une silhouette debout contre un pan de mure attire toute particulièrement son attention. Elle ne sait pour quelle raison, mais elle est certaine de l’avoir déjà croisé quelque part. Pour cela, il faudrait qu’elle fouille un peu plus profondément dans ses souvenirs, où ? Quand ? A quelle circonstance, quel moment ? … Malheureusement dans l’heure, elle n’a pas vraiment le temps pour. Comme il est peut-être temps de ne plus faire attendre une minute de plus les représentants médiatiques qui se sont installés en ce lieu.

Un geste furtif lui fait part que c’était bon, elle pouvait prendre parole. Les caméras qui lui font face attendent son intervention.
1 – 2 – 3 fait de ses doigts l’opérateur installé près de la caméra centrale.
**« Il est grand temps. » ** Se dit-elle pour s’encourager

- « Peuple de …  Coruscant …  Des Planètes Fédérées de la République. Mes chers Républicains, ce message vous est adressé à vous ainsi qu’au reste de la Galaxie. La République Fédérale a peine à vous annoncer la triste nouvelle qui vient de la frapper. Une légère minute de silence, afin de ne pas laisser installer l’émotion qui l’habite encore, la Telosienne reprend. Nous avons la douleur de vous faire part du décès du Chancelier. La République Fédérale pleure aujourd’hui la perte de son « père » fondateur…. Le Chancelier Nocturna nous a quitté ce matin à l’hôpital central de Coruscant. C'était un rêveur réaliste, un réformiste, animé par le sort des planètes et de la destinée d’un chacun. … . Il aimait la bataille des idées mais il a aussi été un réformateur efficace… La République perd un homme qui ne dissociait jamais son action de ses idées, qui a consacré sa vie à développer un processus de Liberté pour tout peuple, pour tout espèce C'est l'homme de la paix en Notre Galaxie. La République perd un chef qui a toujours eu à cœur de développer l’égalité, en anticipant l’enjeu du « vivre ensemble » dans ce monde qu’est le nôtre, qu’est le vôtre. Un visionnaire qui a anticipé le virage de la « Fraternité » entre chaque individu qui peuple chaque planète de notre Galaxie…

S’arrêtant une seconde, pas pour reprendre son souffle, pas non plus pour faire disparaître une voix étranglée car elle l’a si bien contrôlée dès lors qu’elle sentit sa gorge se serrer à la première syllabe. Avant que le son s'en trouve modifié, elle ne veut laisser transparaître "des larmes dans la voix". Non, ce bref arrêt dans son élocution fait place à ce qu’elle se souvenait, de ce qu’on lui avait appris « Un communiqué de presse est un outil efficace, mais il faut faire court, simple et efficace. » Pendant cette « pause momentanée » de sa part, elle découvre les visages qui la fixent. Chose qu’elle n’avait pas remarqué précédemment, trop occupée à ne pas perdre le fil de son « communiqué ». Sa déclaration est tombée comme un « couperet », laissant les représentants des médias en état … D’incompréhension, de stupeur ? Elle ne peut définir ce qu’elle lisait. Etait-ce le même regard qu’elle avait eu lorsqu’elle avait appris la nouvelle ? Ressentaient-ils la même douleur qu’elle, à ce moment ? Jagabamda n’ose imaginer ce que peuvent ressentir le peuple Républicain de l’autre côté de l’écran.
Son cœur se serre de nouveau, puis s’apaise lorsque ses yeux croisent une fois de plus ceux de l’homme tapi dans l’ombre. Sous la cape qui laisse à peine découvrir son visage, il ne la quitte pas du regard. La Telosienne reporte son attention aux caméras. Posant délicatement sa main sur le bras de l’homme à sa gauche, l’ami du feu Chancelier, elle lui adresse un regard de compassion avant de poursuivre.

- Monsieur Oldstein, ici présent, que je ne vous présente plus a eu la délicatesse d’accepter d’organiser l’hommage funèbre de notre défunt dirigeant. Et nous en lui sommes reconnaissants. La République Fédérale observera un deuil Galactique à partir de ce jour et ce jusqu’à l’organisation des obsèques Républicaines qui auront lieu dès que … Poursuit-elle en pivotant légèrement le regard vers celui-ci …. Monsieur Oldstein aura pris les dispositions… Les drapeaux sont, actuellement, mis en berne aux bureaux de la Chancellerie, au Sénat, sur chaque planète Républicaine et hissés à mi-mât sur les édifices publics. Un livre d’or sera installé dans le hall du Sénat. … Au nom de la Nouvelle République Fédérale, j’adresse à sa famille, à ses amis, au monde Républicain, à nos citoyens, nos plus vives condoléances.
 
Le silence que tous observent après sa déclaration est une réponse au respect qu’ils portaient pour cet homme. En tout cas, c’est ainsi que Jagabamda le traduisait. Il n’était ni pesant, ni apaisant, il est juste le silence de circonstance, pas dépourvu de sens. Un silence de confusion, de respect, d’impuissance, de mépris, de gêne ou d’embarras ou tout simplement de « peine ». Valorisé ou déprécié en fonction de cet instant particulier. Il en est en effet ou il convient, voire il est impératif de parler, et d’autres où il est préférable ou recommandé de se taire. Et parfois, il faut certes « enfreindre la règle du silence, par la parole, pour l’énoncer ». Immobile et muette pendant quatre interminables minutes lors de cette information, l’Ambassadrice de Telos leur laisse le temps d’assimiler ce qu’elle vient de leur annoncer et respecte leur « mutisme » soudain. Elle allait mettre fin au communiqué, quand tout à coup
 
- Tyrania, pour Net-News ! Madame Dorf, j’aurai une question. D’un simple mouvement de tête, Jagabamda lui donne la parole
- Tout d’abord, je ne sais pas pour mes confrères, mais la nouvelle est rude à encaisser pour ma part. ... Nous avons appris l’état du Chancelier, son coma etc. Je suppose qu’il n’en était pas sorti. Ma question, toute simple, ne vous en faites pas et peut-être toute bête aussi d’ailleurs, mais … Est-ce à la suite de cet état qu’il est décédé ?  Et … Oui j’ai une deuxième. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ne voulant pas faire d’impair, laisser apparaître sa crainte d’une conspiration, Jagabamda essaie de répondre en espérant d’avoir saisi le sens même de la question.
- Pour l’heure, nous ne savons rien de plus. Le mieux étant d'attendre les résultats de quelques analyses, nous laissons le temps aux spécialistes de nous apporter leur rapport. Je n’ai, malheureusement, pas plus d’informations.
 
Dès qu’une première est lancée, d’autres se suivent. La déclaration de presse se transforme aussitôt en conférence de presse.
- Davy Gahan du Dépêche World. Madame Dorf, aujourd’hui le Chancelier est mort. Mais … C’est vrai, ce qu’on dit ? La Confédération des Systèmes Indépendants a lancé un « ultimatum » à la République ?...

* Ça, c’est fait, se dit-elle. **La question est lâchée.** Evidemment que ce sujet ne s’est pas déroulé dans la plus stricte des discrétions. Il ne faut pas se leurrer. Jagabamda ne s’étonne pas d’apprendre que le reste de la galaxie est bien sûr au courant de cette affaire. Cette question, elle ne l’avait pas espéré de cette manière, mais pourtant, cela ne la stresse plus. Non, elle avait d’autres choses en tête désormais qui était bien plus importante. Elle ne cherche aucune échappatoire avant d’y répondre.

- « Livrez-nous la Générale Yvanol ou nous vous déclarions la guerre ? » …
- Oui, mais la Générale a été mise aux arrêts et relevée de ses fonctions quand …

Eh, ben, voilà ! Elle le prend en pleine figure. Fallait s’y attendre là aussi. Les médias sont toujours bien informés, surtout dès qu’un sujet est aussi croustillant. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’ils sont au courant des événements avant même que l’idée vous est fleuré l’esprit ? Si la sénatrice de Coruscant était là, elle aurait été heureuse de prouver une fois de plus, qu’il ne faut faire confiance au média. Elle aurait même peut-être rajouté pour appuyer son ressenti vis-à-vis de ce groupe de « professionnel » : « La manipulation de l’image, des mots par des journalistes peuvent causer un séisme. »
** Quelques membres de l’armée Républicaine ont placé La République dans son ensemble dans une situation difficile. Et il est de mon devoir de l’en sortir » ** se murmure-t-elle consciencieusement.
 
S’approchant du plus près du micro, de sa voix la plus éligible possible, elle confirme
- Lorsqu’un soldat a un ordre de mission, quel que soit son grade, il obéit à cet ordre. Si on vient me rapporter que l’action n’a pas été émise dans les règles qu’il y a suspicion de crimes, pour pouvoir ôter toute doute afin que le « soldat accusé » puisse donner sa version... Je ne suis pas... Devin ! …  Pour garder une personne sous la main jusqu’à qu’on puisse l’entendre, c’était la solution à prendre. … Il faut agir dans l’heure… Et j’ai agi … Action … Réaction. Et on en discute après…

- Donc, vous tirez avant et vous parlez après ?

- Si vous ne pouvez faire autrement ...Dans la jambe, vous ne faîtes qu’effleurer ! Il reste encore la langue pour répondre…. Souvent certains, il leur suffit une simple éraflure pour les faire hurler. On a écorché leur amour propre… Vous savez « mise aux arrêts et démis de ses fonctions en attendant d’émettre sa version », ce n’est pas « livrer à ceux qui accusent et en discuter après, tous ensemble » ! … Permettez-moi de remettre les événements dans son contexte…. Un soldat Républicain, gradé de surcroît qui est envoyé apporter aide sur d’autres territoires qui est accusé de torture et de mise à mort sur un civil pour lui soutirer des renseignements. Et si cela s’était avéré « exact ». Qu’auriez-vous pensé ? Vous citoyens Républicains ! … Ceux en qui vous avez confiance, n’ont rien fait ?  Ont laissé courir ? … Elles sont où les belles phrases qui prônent Respect. Qui parlent de liberté, d’égalité de … Paix. Vous sentiriez-vous encore en paix… Où demeureront votre Paix, votre liberté si vous doutez de l’intégrité de ces soldats qui doivent vous apporter protection dans vos rues, dans vos espaces aériens, sur vos planètes … Dans vos foyers…
Oui ! Cela a été ma décision que je ne regrette nullement, aujourd’hui encore. Et si c’est à refaire, je n'hésiterai pas une seconde, nul n’est au dessus des lois, même pas moi. La Générale nous a détaillé les évènements, les éléments qu’elle nous a fournis nous ont permis de faire notre propre opinion…
… Aujourd’hui, ma plus grande préoccupation, c’est le sort de ces hommes qui ont signé auprès de la République pour défendre la Liberté …


- Quel a été le choix de Sénat dans cette affaire ? Est-ce que vous pouvez nous en informer ?

- Ce que je peux vous dire c’est qu’une délégation est en route en ce moment afin de faire la lumière de cette affaire sur le Territoire séparatiste. A sa tête le sénateur Blokkus, il a été désigné pour mener une enquête sur place. Je ne voudrai pas rendre la tâche de cette délégation périlleuse, ni la mettre dans une situation plus critique qu’elle ne l’est déjà… … Je ne sais pas comment cela se passe dans cette Confédération. Ni où sont ses valeurs … En tout cas, une chose est sûre dans la République, on ne condamne pas sans preuve formelle, et surtout lorsqu’il est demandé sans sous-entendu, et ne pas oublier que dans les valeurs de la République pas besoin de « bidouiller » un enregistrement pour montrer sa bonne foi… Mais qui n’a pas vu l’enregistrement de ce Magnaguard diffusant cette soi-disant preuve ! ... Cette vidéo ne colle pas avec le témoignage de la Générale, pensez-vous vraiment que la République est dupe pour ne pas se rendre compte de la manigance ? Cet enregistrement, est, là, la preuve que de grands crimes peuvent être commis au nom de … Au nom de quoi, au fait ? Au nom du …  Pouvoir ?  Et pour y arriver, on dirait bien que La fin justifie les moyens…. Pendant le règne du Sith Oméga, la Galaxie a développé une mentalité de guerre. Elle a pensé à la guerre, parlé de la guerre et de rien d'autre que de la guerre. Maintenant, il faudrait peut-être voir pour cette Galaxie un avenir complètement différent. Elle a pensé qu’à la guerre pour espérer retrouver sa liberté et elle a cru qu’aucun compromis n’était possible. Mais ce n’était pas une position convenable pour en être digne. Celle-ci, tandis qu’elle est toujours prête à lutter, doit également désirer ardemment la paix. »
 
Les yeux rivés sur le viseur de la caméra :
- Je m’adresse aux membres de la Confédération des Systèmes Indépendants. La République n’a nullement l’intention de déclencher les hostilités mais elle saura se défendre en cas d’attaque. Mais une chose est certaine, la République a juré « protection » à tous peuples. Elle ne laissera pas les planètes Républicaines ainsi que certaines parties de la Galaxie sans protection, sans défense. La République même si elle est jeune, elle ne se cachera pas derrière les murs du Sénat…. Ce n’est pas la République qui profère des menaces, je réponds à votre "ultimatum"…
 
Elle se devait de faire avancer la cause ... Pas n'importe laquelle, mais celle qui s’était lentement sortie de terre par tous ceux qui y ont laissé leur vie, les « rebelles », Renégats, Jedi, et tant d’autre … celle d'une paix galactique. Difficile, improbable, mais elle occupait bien son esprit et ses idées. « Laisser ses émotions s'exprimer et ne pas avoir peur de se tromper ». Parfois, les grandes décisions ne se prennent pas dans de haut sommet, elles naissent dans des cœurs partagés entre amours et colères. Entre Rage et Espoir… Elle prend une grande respiration. …
**  Si nous choisissons de rien faire, l’oppresseur continuera ses exactions encore et encore jusqu’à ce que la Galaxie se vide sans personne pour… Il ne faut pas dire qu'on n'y peut rien, s’il faut protéger la Galaxie, chacun de nous est concerné…**

A travers les projecteurs, Jagabamda entrevoit, un fois de plus, toujours dans le coin de la salle, cette silhouette. Dans cette pièce, malgré toutes les personnes présentes qui la fixent, seul le regard de cet homme qu’elle sent posé sur elle. En coulisse, le Général grognait amèrement.
** " Suis-je en état de gouverner un parti politique au bord de l’implosion ou de l’explosion. Tout dépendait de qui allumerait la mèche."** … Détournant son regard du militaire, à peine a-t-elle terminé son élocution qu’une autre journaliste demande la parole. Le mouvement de tête de Jagabamda traduit son approbation.
 
- Ma question concerne le Général Valiant. Le voyant là debout à vos côtés. Est-ce pour une raison particulière ? Va-t-il y avoir un procès à son encontre ?

- Mademoiselle ? Madame ....

- Price ! Mademoiselle Price du Leader Magazin …

- Mademoiselle Price l’ex-général Valiant est libre. En mon rôle de Chef d’état, j’ai estimé qu’il n’y aurait pas de procès …. Son temps passé en cellule … Est assez suffisant pour calmer les cœurs des …. « Passéistes ». L’ex-Général Valiant a payé sa dette à la République… Le Grand Moff Valiant peut retrouver ses pénates et les siens…. Si vous avez d’autres questions le concernant, je lui laisserai la liberté de répondre ou pas ….  Car … Je pars du principe quand il y a une question concernant une personne, il vaut mieux la lui poser afin d’obtenir la réponse. Surtout si celle-ci est présente dans la pièce.
 
-Florre Enville pour la Gazette 6-et-rond-C.Carré. Madame, Etes-vous la nouvelle Chancelière de la République ?

- La nouvelle de la perte de notre Chancelier nous a amené à définir ce qui était le plus important à faire vis-à-vis du Peuple Républicain… Et l’appel aux sénateurs pour élire un nouveau représentant à la Gouvernance n’a pas été mise en priorité… Naboo a peut-être pour l’heure autre prérogative après l’attentat qu’à essuyer son sol. Faire le maximum pour que ses citoyens reprennent le cours de leur vie, serait plus la préoccupation de son Sénateur aujourd’hui et dans les jours qui viennent et c’est compréhensible. Ondéron doit se battre contre un grand nombre de prédateurs, des nuisibles, afin que ses habitants ne soient pas rayés de la planète. Et tant d’autres planètes qui ont aussi d’autres urgences à boucler. Oui cela nous a semblé prématuré… Réunir un sénat pour élire un nouveau dirigeant alors que celui qui tenait cette fonction n’est pas encore mis en terre ! ...
- Avec le défunt Chancelier, nous nous sommes souvent opposés, parfois avec vigueur, j’ai contesté certaines de ses pratiques, mais nous avons aussi trouvé les chemins ensemble pour faire avancer nos territoires. Lorsque les circonstances l’ont exigé,  par la volonté de notre regretté Chancelier Nocturna j’ai effectué cette tâche en tant que Chancelière Par Intérim. Je sers le bien et, je l'espère, le peuple de la République. Dès que le temps sera plus propice, si les citoyens des planètes Républicaines estiment que je n’accomplis pas ma tâche en leur apportant la satisfaction nécessaire. Si je ne corresponds pas à leur attente, alors, nous réunirons le Sénat et …  Leurs représentants politiques seront invités à venir exprimer la voix de leurs population pour élire un nouveau Chef d’Etat.  Pour le moment, nous restons dans cette conjoncture. ...
- Aujourd'hui la République Fédérale perd une figure mythique qui l'aura profondément transformée. Le Peuple Républicain pleure dans ses rues, ses foyers, au Sénat et partout sur ses planètes. Mais ils poursuivront son travail. ...
- ... En parlant de « travail », le mien n’est pas terminé… Je vais de ce pas m’y remettre, si vous le permettez…. Avant de clore cette conférence de presse, je vous demanderai Mesdames et Messieurs les représentants des Médias, Chers citoyens, faisons quelques minutes de silence… Saluons un « ardent défenseur du patriotisme Républicain, un pionnier de la paix. »

 

La minute passée, la Chancelière exprime ses remerciements aux membres de la presse d’avoir été présents. Puis se tourne vers l’ami, le mentor du Chancelier quelques mots murmurés, une poignée de main et celui-ci prend congé.

Le Grand Moff Valiant était toujours debout à sa droite. Jagabamda se tourne face à lui. Elle se redresse en levant la tête, la main tendue. La reconnaissance traverse son regard lorsqu’elle l’a enfin regardé dans les yeux. On pouvait y lire trois choses :
Un, on était sur le point de voir une toute nouvelle version de Jagabamda Dorf, ou du moins, celle que certains ont connu avant qu’elle n’ait le Rôle de Chancelière par intérim. Deux, elle espérait qu’il leur pardonnerait pour tout ce qu’il avait subi par le passé sur le sol Républicain. Et trois, jamais, au grand jamais elle ne se laisserait envahir par la crainte. On aurait dit que Jagabamda Dorf et le Grand Moff Valiant se comprenaient.
Au moment où elle est arrivée dans cette salle, elle s’était résolue à intérioriser toutes ses peurs et ses faiblesses en conjurant l’énergie de ses ancêtres en elle. La simple présence du Grand Moff a réussi à faire taire l’angoisse qui l’envahissait. Elle s’était demandé si elle pouvait accomplir la même chose par son calme implacable.
Lui, Il affiche un air sérieux, quoiqu'elle ait cru voir une pointe d’amusement, voire de fierté, dans son regard. Il hoche la tête. Elle se surprend à penser que Raùul lui manquait. Elle se fait probablement des illusions, mais elle aurait juré voir une trace du « Centurion » en lui. ** « Baliverne. Se dit-elle… Cela doit être l’uniforme ! quoique, non, il n’avait pas … » **.Elle frémit.
Quand elle a regardé le Grand Moff, son expression lui a coupé le souffle. Ses yeux sondaient les siens avec une intensité qu’elle n’avait vue chez lui lors de leur entretien dans cette cellule. On aurait dit qu’ils se voyaient pour la première fois. Le regard humide de larmes, elle lui adresse un bref hochement de tête, même si elle voulait faire tellement plus. Elle prend note mentalement d’avoir une longue conversation avec lui, si l’occasion se présente un jour. Il le méritait.

Pendant quelques secondes, ils restent tous les deux figés là. Aucun mot n’est sorti, une poignée de main chaleureuse, puis brisant le silence, elle retire la sienne. Le merci se dit pas mais se lit en elle.  
La Telosienne recule de quelques centimètres. En un mouvement coordonné en trois temps, les mains jointes à plat à la hauteur de sa poitrine se dirigent à proximité de son visage pour terminer au-dessus du front sur une légère inclination de tête. Plus qu’un geste, plus qu’une marque de respect, ce « rituel » la jeune femme l’avait très peu exécuté depuis qu’elle avait quitté son monde. De sa posture, par cet acte la Républicaine exprime toute sa gratitude à cet homme, cet Impérial.
 
La journaliste avait pris au mot les paroles de la Chancelière. Elle essaie de se frayer un passage tant bien que mal afin de pouvoir s’approcher de l’ex-Généralisime Valiant. Et dès que ce fut fait, Jagabamda le laisse en sa compagnie.
 

Au moment de reprendre le chemin de son bureau, elle jette un coup d'œil rapide au fond de la salle. Le mystérieux inconnu n’y est plus. Lorsqu’elle prend place entre ses gardes, elle l’aperçoit au niveau de la grande porte. Il décroise les bras en lui adressant un sourire bienveillant et la salue d’un geste de la main. A ce moment-là, elle semble se souvenir d’où elle avait pu le croiser Jadis. **« Non, ce n’est pas possible… se dit-elleIls ont tous quitté Coruscant. Serait-il possible qu’il y est resté depuis… Non ! Non ! Je me fais encore des idées » ** Néanmoins, elle aurait juré, cet homme ressemble étrangement à … ** « Quel était son nom ? … Lev … Levi ? Peut-être pas ! … Pourtant … » ** Le regard de Jagabamda s’attarde sur l’homme qui disparaît de son champ de vision qui se pose sur…
 
Une voix roucoule derrière son dos. Inutile de se retourner pour savoir qui c’était, devait penser la jeune femme. Des images lui reviennent en mémoire. De tous les généraux qu’elle avait pu croiser, il n’était pas le pire. Il la contourne, il s’arrête droit devant. Pas de frissons lui parcourant le dos, elle lui rend son salut et écoute ce qu’il a à lui dire. Le militaire se faisait habituellement discret, mais il a visiblement décidé d’être aujourd’hui outrageusement envahissant.
- Vous voilà à présent la nouvelle Chancelière de la République fédérale.
- Oui ! … Et ?
- C’est un nouveau départ pour la République, et je suis absolument certain que vous, Chancelière Dorf, saurez tirer profit d’un tel événement qui offre tant d’opportunités, tant d’avenirs possibles… Je dois admettre qu’il est intéressant de vous voir dans votre élément.
 
A quoi veut-il en venir ne peut-elle s’empêcher de se dire. Elle ignore comment réagir. Elle déglutit légèrement avant de prononcer des simples mots. Mais l’officier la devance.
- Chancelière, je sais que notre relation a démarré du mauvais pied, mais vous devez comprendre qu’au Quartier général, je ne faisais que suivre les ordres.
- Vous suivez les ordres ? Répond-elle d’un ton calme
- Comme moi, vous vous dîtes que « Nous avons le devoir sacré de vouloir sauver le monde, n’est-ce pas ? …. Pourrais-je m’entretenir avec vous quelques secondes ? ... Loin des oreilles indiscrets … Lâche-t-il en montrant la petite alcôve à la droite sur leur passage
 
La Chancelière le dévisage, sa respiration haletante et son visage endurcit trahissent son conflit intérieur. Jagabamda était meilleure que lui pour afficher une façade calme et contenue. Ils n’ont jamais été amis, mais ils pourraient toujours s’entendre sur une chose : ils étaient dans le même camp.
- Veuillez m’excuser … De suite ? … Je ne peux. J’ai fort à faire…. Mais dès la première heure, Demain ? ... En début de matinée ? ...  Si vous passez dans les quartiers de la Chancellerie, nous poursuivrons cette conversation… Avec plaisir… Pour l’heure …Une pause brève… Bonne soirée Amiral Dawnstar.
 

L’escorte se remet en marche accompagnant la Nouvelle Dirigeante de la République, Eldahi les rejoint. Il ne pensait pas que son discours d’il y a quelques heures dans le bureau allait déclencher chez la Telosienne, ce genre de procédé. Interpeller ainsi les membres de la CSI à travers les holos-caméras !!  Il avait peur que cette franchise coûte une fois de plus à la jeune femme. Pendant qu'il parle et lui fait la leçon, elle n'écoute pas, et regarde les étoiles défilées derrière les grandes baies vitrées.

– Il y a quelque chose de différent chez toi, dit-il en penchant la tête. Ton feu intérieur… il est revenu...

Ne sachant pas quoi répondre, elle se dirige vers la plus grande vitre du complexe. Un index qui se pose sur la bouche comme pour exprimer un « Chut ». Elle ralentit Prenant une légère respiration, lèvres closes, elle baisse les paupières … Des notes se jouent.


« Bonsoir obscurité, ma vieille amie.
Je suis venu te parler de nouveau.
Car une vision s'insinuant doucement en moi
A semé ses graines durant mon sommeil
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
Dans le son du silence…


La musique se tût, elle ouvre les yeux, ravie et pourtant triste d’être là. Ses pensées la ramènent au Feu Chancelier Nocturna. La nuit est noire, la lune brille, argentée, derrière la dentelle du ciel.
** « Nous sommes poussières d'étoile, tu es poussière d'étoiles ... Vole petite poussière, un jour on se reverra. »**


_________________________
"Sème un acte, tu récolteras une habitude, sème une habitude, tu récolteras un caractère, sème un caractère, tu récolteras une destinée"

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MessagePosté le: 05/06/2018 10:50:01    Sujet du message: Publicité

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Valiant
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Autre: Ex-Général Impérial / Ex-Général Empire Démocrate / Ex-Général Républicain

MessagePosté le: 17/06/2018 09:45:30    Sujet du message: * L'étoile Filante *** Répondre en citant

"Les portes du pénitencier
Bientôt vont se fermer
Et c'est là que je finirai, oui, ma vie
Comme d'autres gars l'ont finie
Johny Halliday"
 


Mais Valiant n"était pas comme les autres gars, loin s'en faut...
Contrairement aux autres clones de 'sa cuvée' il ne souffrait pas de symptômes de  vieillissement accéléré, il avait consulté nombres d'experts en secret, même des généticiens Kaminoen et aucun des spécialistes n'avait d'explication logique à lui proposer. Mais lui en avait une...La Force!
L'Omega n'avait pas seulement restructuré son psychisme lors de la deuxième bataille de Coruscant, il avait sans fait quelque chose dans son ADN? mais quoi? ou alors était ce l’œuvre d seigneur Derviche sur Korriban, le mystérieux cadeau d'un maitre Sith à un autre.
Par deux fois le général s'était trouvé manipulé au cœur de la Force obscure et les deux fois il avait survécu! pour revenir plus fort que jamais!

Cette fois encore , fier dans son vieil uniforme écarlate, du temps de l'Empire Sith il ressortait plus fort de sa période de détention. Non seulement il n'était pas jugé et condamné mais la vice chancelière l'avait surpris en faisant appel à lui, le soi disant ennemi de la République Fédérale.Elle avait mandé sa présence lors de l'annonce de la mort du chancelier Suprême Shark'an Nocturna.
Il y avait réfléchi, sa première intention était de prendre un vol direct pour l'espace Impérial, puis il s'était ravisé, les differents messages que Jagabamda lui avait présenté le laissait penser qu'on l'avait pourrir volontairement dans sa cellule.
Et rien ne disait qu'on essayerait pas de l'assassiner une fois dans le giron de l'Impérium.
Non il lui fallait faire une entrée en grande pompe et rien de tel qu'une conférence de presse Républicaine pour ça, il imaginait déjà la tête des conspirateurs ou détracteurs anonymes, pour l'instant, le voyant la, à coté de la vice chancelière sans chaine ni entrave.
IL passa les premiers points de contrôle sans grande difficultés, s'assurant simplement qu'il n'était pas armé, c'était la moindre des précautions toute somme logique,les relations entre l' Impérium et République étant tendues surtout depuis sa capture.
Les gardes bleus du sénat, le laissèrent finalement passer et après un sourire à Jagambanda, il l'accompagna sur scène prenant soin de rester deux pas derrière elle, c'était à elle d'attirer la lumière lui préférait rester dans l'ombre, mais il savait très bien que sa présence allait surprendre.
Comme promis, elle annonça la triste nouvelle et l'organisation de funérailles officielles puis vint le moment des questions des journalistes sur les raisons du décès de Nocturna en premier lieu , puis sur la crise Séparatiste.Valiant entendait sans vraiment écouter, il compris juste qu'une délégation était en route, lui avait déjà l'esprit tourné vers sa nouvelle patrie: Cathar.
Et finalement on s'intéressa à lui, demandant s'il allait être poursuivi en justice et surtout ce qu'il faisait la à coté de la chancellerie Républicaine.
Libre, que ce mot était doux à ses oreilles, elle invita le général à répondre lui même aux éventuelles questions s'il le désirait.Il n'en avait pas spécialement envie, mais il devait bien cela au peuple Républicain et à sa chancelière.

Après la minute de silence, Valiant qui se tenait au garde à vous, fixait la chancelière qui se tourne face à lui, elle était resplendissante, était ce son charisme, ou sa beauté naturelle, dans d'autres circonstances ils auraient peut être pu devenir des amis, mai leur destin étaient trop differents, ils portaient tout les deux le poids de la responsabilité sur leur épaules mais est ce que les frêles épaules de la Telosienne supporterait le poids de tout la République Fédérale? pour le moment elle s'en sortait bien mais ensuite?
Ils échangèrent une poignée de main symbolique mais chaleureuse, puis elle recula le fixant toujours de son regard de braise pour un salut Telosien, le général y répondit par une courte révérence, le salut rigide et militaire n'avait pas sa place ici.
La jeune chancelière disparu remplacé par la journaliste de Leader Magazin qui réitéra sa question.Un sourire aux lèvres, le moff y répondit favorablement.


-D’abord je tiens à préciser que mon âme est triste et mon cœur douloureux suite au décès du chancelier Nocturna, un homme droit et bon que j'ai bien connu et soutenu lors de la naissance de la République Fédérale. Je m’associe pleinement à votre chagrin.
Ensuite j'ai toujours dit que j'assumerai mes actes et répondrai à mes accusateurs qui ne ce sont hélas pas manifesté durant ma détention.
Comme l'a dit la vice chancelière, ma période de détention a été assez longue pour satisfaire d'éventuels Revanchards, mais sachez le, j'ai toujours servi le peuple de la République ou de l'Empire au mieux comme l'ont fait vos sénateurs à l'époque et je maintiens que ces accusations étaient infondées.
Ma présence ici et maintenant est le signe d'un renouveau entre la République et l'Impérium mais pour l’instant je ne répondrai à aucune autre question, je n'ai qu'une envie: revoir
Cathar et sourire.

 

Cathar: sa planète lui manquait il avait été accueilli par ce noble peuple de fiers guerriers et par les soldats Impériaux durement frappés par l'opération Chatbite, il en avait récupéré beaucoup sur Géonosis et il avait pu lire la reconnaissance dans les yeux des prisonniers.
Il n'avait pas pu s'en empêcher quelques mots bien placés sur les politiciens, ceux la même qui l'accusait de crime de guerre mais qui avait participé au débat au sénat sous l'Empire Sith. Bizarrement il n'en avait vu aucun en cellule au P-Break.
Aucun journaliste ne tenta de lui poser une question, le ton du clone était clair, il ne répondrait à aucune autre question et tous le connaissaient ne serait ce de réputation, le général n'était pas homme à changer d'avis.
Il observa Jagambanda s'éloigner , maintenant qu'il était apparu, il en était certain les agents impériaux allaient le contacter dans les brefs délais pour organiser son retour en terre impériale, il le lui restait qu'a patienter...
Mais qu'était ce que quelques minutes quand on venait de passer des mois en détention?

Rien: Un simple grain de sable dans le désert...
 

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http://star-wars-rpg.soforums.com/t3527-Paquetage-du-general.htm

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-Formation de base:close combat lvl1-
-Formation Lvl2: tireur d'élite lvl3-
-Formation Lv4:Corps à corps-Lv5-
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MessagePosté le: 20/06/2018 02:40:37    Sujet du message: * L'étoile Filante ***

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