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Scientifique, politicien et militaire.

 
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Hivernus
Imperium

Hors ligne

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MessagePosté le: 27/02/2018 14:49:53    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

Depuis la salle des opérations et de commandant de ses quartiers privés, la Grande Moff peut avoir un aperçu total de ce qu’il se passe dans tout l’Impérium. La base de son influence repose actuellement sur le personnel travaillant dans cette pièce. Lorsque l’on veut conserver le pouvoir, le plus grand des atouts est d’être renseigné en tout temps sur les agissements de ses rivaux et de ceux qui pourraient un jour avoir envie de s’insurger. Bien évidemment, le Bureau de la Sécurité de l’Impérium fait déjà un travail remarquable dans ce domaine. Mais les opposants au régime qu’il traque, qu’il élimine ou qu’il enferme ne sont pas forcément ceux de la naine. Ashe doit donc user de ses ressources personnelles pour se maintenir en haut de la hiérarchie impériale. L’usage d’espions, d’informateurs et de soldats voués à sa cause est une pratique courante dans un monde où les dignitaires ou officiers impériaux influents cherchent à conserver le semblant de pouvoir qu’ils ont entre leurs mains.
La Grande Moff dispose toutefois d’un avantage certain sur les autres… Et son statut actuel lui permet en outre de conserver cet avantage. C’est dans l’obscurité de cette pièce spéciale que notre jeune dirigeante décide de l’avenir de l’Impérium… Mais personne, à l’exception de ceux qui travaillent ici, ne peut se douter que le destin de tout un régime se joue dans un endroit aussi atypique et curieux. Bien sûr, de tout temps, les esprits les plus comploteurs se sont toujours réunis dans des lieux sombres, là où personne n’irait les chercher. Mais à l’inverse de ceux-ci, qui se cachent pour éviter d’être démasqués, la Moff prend ses décisions dans une salle occupée par une vingtaine d’hommes et de femmes. Ashe observe silencieusement les membres du personnel dispatchés dans plusieurs fosses. Chacune de ces zones dispose d’une spécialité propre. Une première est réservée au contrôle et à l’analyse des données reçues. Elle est par ailleurs plus étendue que les deux autres, puisque c’est une tâche qui nécessite un certain nombre de personnel qualifié. La deuxième est pour sa part entièrement dédiée aux communications, quand la troisième est celle qui est affecté aux services de renseignements de la Grande Moff.
La petite femme détaille les visages bleutés par la lueur des consoles des analystes, opérateurs et officiers du renseignement concentrés sur leurs tâches respectives. Elle sent sa poitrine se gonfler de fierté. Oui. Elle n’a pas honte de l’affirmer. Elle est fière de ces individus là. La plupart sont issus du personnel militaire de Borosk et vouent donc une grande admiration à la dirigeante de leur planète natale. Mais certains d’entre eux sont des idéalistes qui croient fermement que la naine a le pouvoir de changer les choses dans l’Impérium. Et Ashe, dans sa grande générosité, les accepte tous sans préjugé. C’est dans ce lieu, dans cette atmosphère particulière, que la Boroskaise se sent dans son élément. Elle ferme les yeux, croise les mains dans son dos et prend le temps de savourer cet instant… Une inspiration plus tard, elle se projette dans l’ambiance de la salle. La Grande Moff tente de décortiquer dans ce brouhaha les moindres conversations… Elle essaie de se concentrer sur le bruit généré par quelques doigts glissant sur les consoles… Une chaleur agréable vient finalement parcourir son corps.


- Mon Général, nous venons de recevoir des nouvelles de l’opération en cours sur Garqi. Vient finalement indiquer un membre du personnel de liaison depuis sa fosse.

- Transmettez les informations sur mon datapad personnel. Ordonne avec sa froideur habituelle le colosse.

- Bien mon Général.

Ashe sent un petit vent glacial se glisser sur sa nuque. Un corps est en mouvement. Probablement celui du général Veed. Elle ouvre doucement ses paupières closes et porte son attention sur son bras droit. L’imposante silhouette du Boroskais est penchée au dessus de la table de projection holographique. Le regard bleu vif de l’officier est rivé sur un bloc de données. Veed ne cessera donc jamais de travailler… Il est assurément le fruit de deux Boroskais de souche pure. La jeune femme humecte ses lèvres puis affiche un sourire amusé. Elle ne se lasserait jamais de cette attitude toute militaire du général. Il est probablement de loin le plus méritant. Oui, il avait largement mérité sa promotion.

- Dites moi Général, comment fut votre séjour sur Prakith ? Vous ne m’avez pas encore parlé de votre entrevue avec le Général Boomer… Ni même des détails qu’il a pu vous fournir sur ce fameux Seigneur Gelmir. Lâche finalement la Grande Moff pour briser le silence.

- Et bien… Pour ne rien vous cacher Madame, le rapport est plutôt inquiétant. Débute sans l’ombre d’un sourire le colosse aux cheveux grisonnants. Selon le Général Boomer, les Ravageurs menés par le Seigneur Gelmir sont relativement bien entraînés et armés. Et ils comptent dans leurs rangs quelques Sith.

- Ce Gelmir recrute activement des Sith ? Demande alors Ashe, intéressée par la question.

- Impossible à dire. Certains sont probablement Sith et Ravageurs, et pleinement intégérés à la machine militaire du Seigneur Gelmir. Mais selon le Général Boomer, il semble qu’il a également l’intention de recruter de nouveaux combattants parmi les Sith qu’il capture. Du moins… C’est ce que le Général Boomer a suggéré. Continue Veed, dont la dureté du visage semble indiquer le problème de la situation actuelle.

- C’est à la fois fascinant et inquiétant… Souffle pour elle-même la naine. Le Général Boomer a également mentionné que les Ravageurs ont pris possession des moindres objets laissés sur place… Nul ne sait ce que notre Seigneur des Ravageurs compte faire de ces… “Babioles”... Et quels secrets elles renferment… Un personnage vraiment fascinant ce Gelmir !

- En effet Madame. Ajoute pour toute réponse le Boroskais, avant de reprendre. J’imagine que vous allez envoyer le fruit de nos découvertes à nos alliés séparatistes.

- Vous imaginez bien Général. Mais nous n’allons pas nous contenter d’envoyer un simple rapport à l’Etat-major séparatiste. Ce serait bien trop facile... Confie la Grande Moff avec un brin d’amusement dans la voix. Je pense qu’il serait judicieux de tenter un rapprochement avec ce Seigneur Gelmir… Dans le meilleur des cas, ses Ravageurs pourront nous être utiles… Et dans le pire des cas… Et bien, nous pourrons toujours surveiller leurs agissements.

- Ne serait-ce pas risqué d’envisager un rapprochement avec des Sith ? Ce serait… Mal perçu. Rétorque avec froideur le général, peu sûr du résultat.

- Vous devinez juste. C’est pour cette raison qu’il va nous falloir employer un agent sous couverture… Finit par conclure la petite femme en esquissant un petit sourire… Futhark...

- Qui est ce… Futhark… ? Questionne alors le colosse, intrigué par le sourire suspect de sa supérieure.

- Il s’agit d’un officier du Bureau de la Sécurité de l’Impérium appartenant au Département Infiltration et Manipulation. Bien loin d’être un élément extraordinaire, il affiche toutefois des compétences qui font de lui le candidat idéal pour une possible mission concernant ces Ravageurs. Déclare Ashe en laissant ses doigts boudinés tapoter la table de projection holographique. Vous devriez lire son dossier… C’est un personnage très intéressant à suivre.

- Madame, mon Général… Nous venons d’avoir la confirmation que la navette du Major Teu’lya vient de se poser. Il est accompagné du gouverneur d’Ord Trasi. Indique un autre membre de la fosse dédiée aux communications, coupant court la conversation entre les deux Boroskais.

- Parfait ! Général, dites à votre aide de camp de s’occuper de l’accueil de notre invité. Je veux que le gouverneur soit accueilli en grande pompe ! Commande sur un ton impérieux mais légèrement amusé la naine.

- Bien Madame. Je vais en profiter pour me renseigner sur cet agent Futhark, et sur ce qu’il fait actuellement. Acquiesce Veed d’un simple hochement de tête.




La navette lambda se pose dans l’un des nombreux hangars faisant face aux jardins du palais impérial. Lorsque la rampe d’accès descend et laisse apparaître les silhouettes du Bothan et de son invité de marque, les Manteaux de Nuit présents sur place exécutent un garde-à-vous impeccable. Parfaitement immobiles dans leur armure grise, l’arme plaqué contre le plastron, les soldats de la garde personnelle de la Grande Moff ressemblent presque à des statues. Ota Teu’lya passe en revue les troupes alignées de part et d’autre du chemin avec un calme tout à fait impérial. En réalité, il compte silencieusement les armures grises déployées sur place. Il y a au moins trente gardes… Ce qui représente un détachement particulièrement important du service de sécurité de la Boroskaise. Visiblement, elle tient à recevoir le gouverneur avec tous les honneurs dus à son rang… Ou tout du moins, elle cherche à faire forte impression. Un jeune lieutenant se porte à la rencontre du major et du représentant d’Ord Trasi et finit par faire claquer ses talons en guise de salut en arrivant à leur hauteur. L’espion reconnaît presque immédiatement le visage juvénile de l’aide de camp du général Veed.

- Mes respects Major. Commence alors l’officier en s’adressant au Bothan, puis se tournant vers Lysandre Sylla : Bienvenue sur l’Arche de l’Empire Monsieur le Gouverneur… J’espère que le voyage fut à votre convenance. Suivez-moi je vous prie.

Il suffit d’un seul geste de la part du lieutenant pour que les Manteaux de Nuit pivotent et se mettent à escorter l’officier et celui qu’il est chargé d’accompagner jusqu’aux appartements de la Grande Moff. Ota Teu’lya et ses quatre protecteurs profitent de cette manoeuvre pour disparaître. Le jeune aide de camp jette un dernier coup d’oeil à ces hommes qui semblent pouvoir se balader à visage découvert avant de s’enfoncer dans les allées fleuries et parfumées menant au palais impérial. Il profite du trajet pour réfléchir à ce qu’il vient de voir. De ce qu’il sait, les Manteaux de Nuit obéissent à un protocole très strict et si restrictif que la plupart des militaires ne sauraient probablement pas le supporter. En outre, les gardes personnels de la naine doivent impérativement dissimuler leur visage sous un casque muni d’un modulateur de voix afin de protéger leur identité. De même, ils n’ont pas le droit d’enlever leur armure ni même de profiter de leurs heures de repos en dehors de leurs baraquements. Le fait que ces quatre là aient eu le “privilège” d’ôter leur équipement indiquant leur statut au sein de l’Impérium est tout à fait intriguant. Peut-être était-il nécessaire d’agir dans une discrétion totale, ce qui justifierait une telle mesure. C’est ce qui semble le plus probable aux yeux du lieutenant. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ces individus là sont forcément des partisans de la jeune femme. Ashe ne prendrait pas le risque d’envoyer n’importe qui pour accompagner l’un de ses agents personnels... Surtout si cela concerne une mission qui ne regarde qu’elle.

- Veuillez m’excuser par avance si je ne me montre pas… Très bavard… Reprend l’officier avec une certaine retenue. Certains vous diront que j’ai une personnalité assez… Discrète. Et puis… Le simple fait de se promener dans d’aussi beaux jardins me rend des plus silencieux. Il y a des choses qui se savourent dans un silence quasi religieux n’est-ce pas ?

Le jeune homme se permet d’esquisser un sourire afin d’achever son intervention avec une note sympathique. Le soleil, comme une douce caresse, vient réchauffer ses joues et sa nuque. Sa main vient naturellement effleurer les pétales colorées des nombreuses fleurs passant à proximité. Ses gestes sont empreints d’une étrange délicatesse, comme si son élément naturel est la botanique, et non pas l’armée. Le lieutenant en profite même pour s’arrêter sous un arbre fruitier et hume avec un intérêt vif les senteurs qui viennent chatouiller ses narines. Tout ceci contraste avec la brutalité même des soldats qui servent actuellement d’escorte au gouverneur. De nombreuses rumeurs courent sur les Manteaux de Nuit. Des bruits de couloir qui font froid dans le dos. On les accuse de commettre des actes horribles et dégoûtants… Des actes d’une ultime barbarie. Mais l’officier impérial est loin de se douter qu’en réalité, ces propos sont largement exagérés.
Bien évidemment, toute rumeur a un fond de vérité, et les soldats de la Moff Ashe sont capables des pires atrocités, à n’en pas douter. Mais les histoires que l’on raconte à leur sujet sont le fruit d’une propagande méticuleuse visant à faire croire à la population et aux forces armées que nul n’est à l’abri du courroux de la dirigeante de l’Impérium. Cette campagne de terreur a pour but d’installer la peur dans le coeur de chacun, afin de faire en sorte que nul n’ait l’audace de se rebeller contre la Boroskaise. Les terribles rumeurs, les disparitions suspectes, les rapports douteux… Tout ceci n’est qu’une vaste mascarade destinée à convaincre les citoyens impériaux que les Manteaux de Nuit sont capables de réaliser les pires choses imaginables pour préserver le pouvoir en place. Jusque là, le génie de la naine montre qu’il ne faut pas la sous-estimer. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée par ses détracteurs et ses compagnons le “Renard Impérial”. Et l’efficacité de sa propagande n’est plus à prouver. Mais l’histoire a montré maintes fois que la peur mène à la colère… Et que la colère mène à la violence. D’une certaine façon, c’est un cycle sans fin qui semble se dessiner à l’horizon. Mais tout ceci, notre cher lieutenant n’est pas prêt de le savoir. Il n’est pas dans la confidence, bien que disposant d’une position relativement confortable au sein de la hiérarchie militaire.

Et rien ne prouve qu’il soit réellement désigné à apprendre tout ceci. Les secrets de la Grande Moff sont nombreux et lourds à porter. En outre, seuls ceux qui montrent des capacités dignes de ce nom ont le “privilège” d’être dans la confidence, que ce soit en qualité d’agent opérationnel ou en tant que simple conseiller. Les pas cadencés des soldats de la Boroskaise ramène le jeune homme à la réalité. Flâner dans les jardins bariolés du palais impérial n’est pas la priorité du cortège monté en hâte par le lieutenant. Après avoir traversé les parterres de fleurs et les allées ensoleillées, l’escorte impériale pénètre dans la cour de l’immense bâtisse aux parois sombres. L’endroit semble étrangement désert, lui qui est habituellement fréquenté par les recrues et les soldats soucieux de s’entraîner au tir ou au corps-à-corps à l’air libre. Seules quelques patrouilles de stormtroopers postées ici et là en sentinelles animent les lieux. Encore une mesure prise par la dirigeante de l’Impérium… C’est du moins ce que l’on peut supposer.
Le passage dans la cour est bref. Les soldats de choc chargés de surveiller la zone n’ont même pas le temps de compter les armures grises ou même de détailler celui qu’ils doivent escorter. En l’espace de quelques secondes, la troupe entière s’engouffre dans les appartements privés de la Grande Moff. Les couloirs longés par l’escorte se succèdent et se ressemblent. La décoration des quartiers de la naine est des plus réductrices… Froide et austère à souhait. Elle est à l’image de la fière société Boroskaise qui produit les meilleurs soldats de la galaxie. Ou tout du moins les plus méritants. Finalement, les Manteaux de Nuit menés par le lieutenant franchissent un énième couloir… Le dernier. Deux phénix sur deux bannières au fond rouge écarlate se présentent en tant qu’ultimes gardiens de la porte qui doit mener tout droit dans l’antre du Renard Impérial. Les soldats de la garde rapprochée de la Grande Moff forment deux rangées de quinze individus et s’alignent dans un garde-à-vous parfait. Le jeune officier se tourne vers le représentant d’Ord Trasi et racle le fond de sa gorge.


- C’est ici que je vous quitte Monsieur le Gouverneur. Je vous souhaite… Bonne chance. Lâche t-il en rectifiant machinalement les plis de son uniforme.

Lorsque le gouverneur se décide enfin à rentrer, sa silhouette est presque aussitôt engloutie dans les ténèbres de la pièce. Toutefois, le simple fait d’avoir permis à la lumière de l’extérieur de pénétrer à l’intérieur de cet étrange endroit ravive les consciences endormies ou concentrées des multiples personnes travaillant à l’intérieur des fosses d’équipage. La jeune femme à la tête de l’Impérium est la première à redresser la tête vers l’inconnu qui ose se présenter en ces lieux. Bien qu’éclairé par la simple lueur des consoles, celui qui se fait appeler Lysandre Sylla est suffisamment imposant pour ne pas passer inaperçu. A première vue, on pourrait facilement se dire qu’il doit avoisiner la taille du général Veed. Et sa carrure semble indiquer qu’il prend soin d’entretenir son physique, à l’instar de ce dernier. Mais le principal concerné ne semble pas du même avis que la Moff. A ses yeux, cet homme n’est ni plus ni moins un type qui essaie de se faire passer pour un militaire sans en être réellement un. Le simple fait de le voir porter l’uniforme irrite silencieusement le Boroskais. C’est sûrement un habile stratagème de la part du gouverneur pour gagner en autorité sur le personnel militaire placé sous ses ordres…

- Bienvenue sur Cathar Gouverneur Sylla. Vous venez d’arriver au bon moment… Nous étions justement en train de finaliser les accords du traité qui sera signé par l’Impérium et votre gouvernement. Permettez-moi de vous présenter le Général Veed, membre de l'Etat-major impérial. Débute sur un ton tout à fait chaleureux la petite femme. Toutes les informations relatives à ce traité sont disponibles sur ce datapad, vous n’aurez donc qu’à apposer votre signature... Général...

Elle lance ce dernier mot, destiné à son second, en affichant un grand sourire… Comme amusée ou satisfaite de se retrouver là, entouré de deux colosses aux fortes personnalités. Le général Veed, soucieux de ne pas déplaire à sa supérieure, tend machinalement le bloc de données au représentant d’Ord Trasi. Toutefois, si son visage reste impassible et que son corps semble tout aussi inexpressif, il n’en est pas de même avec son regard. Les deux yeux d’un bleu vif fixent le politicien avec un certain… Mépris. Ou tout du moins une animosité assez forte.

En lisant attentivement les données contenues dans le datapad, il est fait mention :


    ° D’une commande d’un destroyer stellaire de classe Victoire et deux croiseurs légers de classe Arquitens aux chantiers navals d’Ord Trasi, qui seront placés sous le commandement direct du gouvernement local à la fin de leur construction.

    ° D’une restriction de la flotte militaire d’Ord Trasi à dix bâtiments de guerre. (A noter que cette limitation pourra être revue à la hausse.)

    ° D’une mission comprenant deux cent conseillers militaires impériaux (officiers, sous-officiers et soldats spécialisés inclus) chargés d’assumer l’entraînement et l’encadrement de l’armée locale sur une période indéterminée.

    ° D’un accord de libre-échange autorisant au gouvernement d’Ord Trasi de garder son autonomie économique, sociale et diplomatique et lui permettant ainsi de réaliser des échanges avec des régimes indépendants, tant que cela ne va pas à l’encontre de la politique impériale.

    ° D’un soutien financier du régime impérial en ce qui concerne la création ou la rénovation de lieux publics en lien avec la culture ou le sport au sein du territoire d’Ord Trasi.

    Il est également fait mention dans ce bloc de données du projet de construire une académie militaire sur le sol d’Ord Trasi, d’accorder à ses citoyens la possibilité de voyager librement au sein de l’espace impérial et de quelques autres décisions de la sorte...


- ... Si cela vous convient toutefois. Reprend la Grande Moff en époussetant son uniforme légèrement trop grand. Si vous avez des questions, ou si vous souhaitez revoir certains points concernant ce traité... Il ne tient qu'à vous de vous manifester maintenant.
_________________________
« Les empires naissent et s'effondrent... mais le Mal demeure éternel. »


Formation de base : (Close Combat.)
Formation lvl1 : (Close Combat.)
Formation lvl2 : Tireur d'élite.


Second compte : Baron Rissk !


Dernière édition par Hivernus le 21/04/2018 20:43:49; édité 1 fois
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MessagePosté le: 27/02/2018 14:49:53    Sujet du message: Publicité

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Lysandre Sylla
Imperium

Hors ligne

Inscrit le: 01 Déc 2017
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MessagePosté le: 07/03/2018 22:36:09    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

Assis dans son siège, Lysandre entendit la sonnerie annoncer la décélération pour la sortie de l’Hyperespace. Le voyage avait été sinon assez silencieux, les échanges s’étant limités au strict minimum au moment d’embarquer sur un quai isolé d’Ord Trasi. Si le gouverneur avait recroisé ses hôtes à bord de la navette, ces derniers n’avaient pas particulièrement fait l’effort de la conversation, et Sylla n’avait pas non plus chercher à la faire. Il s’était contenté de son datapad personnel, où il jonglait entre les listes récapitulant les activités de forage récentes sur son monde, et des pages aléatoires de l’encyclopédie galactique universelle des arts et métiers. Il terminait un article portant sur les détections d’émissions ioniques dans l’espace quand fut annoncé l’atterrissage imminent sur Cathar.

Le Cunctator rangea alors son bloc de données dans la sacoche de voyage qu’il avait emporté, et se dirigea vers la sortie de la navette tandis que celle-ci manœuvrait. Le Bothan et ses associés s’y trouvaient déjà. Jetant un coup d’œil sur l’écran de contrôle, Lysandre découvrit qu’ils allaient atterrir dans les hangars à proximités des jardins du palais. Sylla était déjà venu par le passé sur Cathar dans le cadre d’une réunion militaire portant sur la planification de manœuvres et d’exercices, peu avant l’opération de la CSI. A l’époque, il avait atterri dans la capitale, à bonne distance du symbole du pouvoir des Sith. Se poser directement à proximité témoignait d’un progrès, mais il ignorait encore si c’était l’Imperium ou bien lui qui avait fait ce progrès.

La rampe s’ouvrit dans un sifflement, laissant pénétrer à la fois la lumière du jour et l’air chaud et sec de la planète à l’intérieur de la navette. Sylla vit d’abord au loin les murs du palais, masqués par la végétation luxuriante des jardins. Ces derniers semblaient présenter des végétaux allant du bourgeon jusqu’à l’arbre massif, et encadraient de leurs couleurs vives les allées menant au palais. Ce paysage contrastait singulièrement avec ceux qui attendaient les occupants de la navette au premier plan. Les bordures de fleurs le long de l’allée cédaient la place à l’entrée du hangar à deux rangées de soldats arborant des teintes sombres, servant visiblement de gardes d’honneur aux arrivants de la navette. Alors que Sylla commença à suivre le Bothan et descendit la rampe, les deux colonnes de soldats se mirent au garde à vous avec une précision mathématique. Les voyant de plus près, le scientifique en Lysandre détailla machinalement l’équipement de ces troupes : une version revisitée de l’armure des troupes de chocs, peinte dans un noir sinistre. Au moins l’armée de terre semblait avoir compris que s’afficher en blanc neige dans une forêt n’était peut-être pas la meilleure des idées, guerre psychologique ou pas.

Si la traditionnelle ceinture multi-usage était arborée par chacun des soldats, leur casque était en revanche différent, avec une visière plus large. A voir les reflets spécifiques qui en ressortaient, Lysandre soupçonnait que du matériel électronique de pointe s’y trouvait. Sûrement pour garantir de garder la cible en ligne de mire peu importe l’environnement de combat. Le prix associé à de tels bijoux de technologie devait être loin d’être négligeable, au contraire du casque classique.

Et justement en parlant de prix, tous les gardes portaient également une cape cérémonielle, ressemblant à une forme de pelisse. Un instant interloqué par cet équipement peu adapté au combat, Sylla comprit en voyant la broderie qu’il s’agissait d’un tissu capable de dissiper les tirs de blaster. Un matériel que l’on voyait d’habitude plus porté par la noblesse des mondes du Noyau que par des forces militaires. La pertinence d’un tel attirail posait en effet question, et Sylla se demandait comment se comporteraient ces troupes si elles se retrouvaient prises dans une soufflerie avec leur cape

D’autre part le prix d’un tel objet ne permettait pas une production à la chaîne. Le gouverneur avait lu un article, il y a maintenant longtemps, qui décrivait la confection artisanale de telles capes sur le monde de Vjun. Et en général ceux qui payaient pour ces choses payaient également pour des bottes en peau de Rancor. Si des soldats pouvaient se permettre de tels outils, il s’agissait résolument de forces d’élites, et le choix d’une cape indiquait un rôle dans le protocole. Lysandre assuma donc qu’il s’agissait de la garde personnelle de la Grande Moff qui lui servait d’escorte.

Et quelle escorte ! alors qu’il remontait les deux rangées à la suite du Bothan, il eut le temps de compter plus de deux douzaines de soldats. Fallait-il voir dans un déploiement d’une telle qualité et d’une telle quantité un compliment pour le gouverneur ou une démonstration de force de la Grande Moff ? Encore une question politique à laquelle il ne savait répondre. Mais avant qu’il ait put méditer dessus, un officier s’avança à leur rencontre.

Un jeune officier d’ailleurs, dont le visage rappelle à Lysandre celui de bien d’autres qui sont passé sous ses ordres pour ne plus jamais revenir ensuite que sous la forme de noms dans une rubrique nécrologique. Le gradé claqua ses talons en guise de salut, et le Cunctator l’identifia à ses galons comme un lieutenant de l’armée de terre. Sylla jeta machinalement un coup d’œil vers sa propre poitrine, où ne reposaient plus ses anciens galons.


Citation:
- Mes respects Major.


Ah ! donc son contact est bel et bien un membre de l’organigramme impérial, et visiblement connu des officiers du palais. Lysandre se sent en partie soulagé de ne pas avoir eu affaire à un simple courtisan. Mais dans le même temps, d’après les éléments de leur rencontre, il sentait toutefois que le Bothan, comme lui, ne sortait pas d’un moule militaire. Le gouverneur ne se souvenait plus si le terme de major était encore en application dans les services de renseignements, mais avant qu’il puisse réciter la liste des grades, le lieutenant se tourna vers lui


Citation:
Bienvenue sur l’Arche de l’Empire Monsieur le Gouverneur… J’espère que le voyage fut à votre convenance. Suivez-moi je vous prie.


« Arche de l’Empire ». Le terme était singulier : fallait-il voir Cathar comme le pont, la clé de voute, reliant fermement entre elles les différentes parties de l’Imperium, ou bien comme le dernier refuge des élus de l’ancien Empire, reléguant les autres mondes au rang des païens. Parler d’Empire et non d’Imperium était d’ailleurs étrange : l’officier semblait un peu jeune pour jouer déjà au nostalgique des temps anciens. Fallait-il en conclure que les classes d’âges les plus récentes étaient déjà affectées par une forme de fanatisme nostalgique et réactionnaire ?

Le voyage s’est déroulé sans accroc merci. Passez devant, nous vous suivons.

Mais alors qu’il allait se tourner vers le Bothan pour avoir confirmation, il constata que ce dernier, ainsi que ses gardes du corps, s’étaient déjà écartés de lui et avaient traversé les rangs de l’escorte vers les jardins. Visiblement, leur mission était terminée, et ils passaient le relais à l’officier. Tandis qu’il les observa un instant disparaître dans les jardins, Sylla se demanda s’il devait se réjouir de se passer de dire au revoir au représentant sans froisser davantage son pelage déjà bien hérissé, ou s’il devait s’indigner de se voir laisser à l’abandon comme un vieux vêtement usé qui passe de main en main.

Mais la mise en mouvement de son escorte le tira de ses pensées et son nouveau guide tâchait d’assumer son rôle de son mieux, tout en hésitation et prudence. Visiblement il cherchait lui aussi à éviter l’incident diplomatique.

Citation:
Veuillez m’excuser par avance si je ne me montre pas… Très bavard. Certains vous diront que j’ai une personnalité assez… Discrète. Et puis… Le simple fait de se promener dans d’aussi beaux jardins me rend des plus silencieux. Il y a des choses qui se savourent dans un silence quasi religieux n’est-ce pas ?


Je comprends très bien, répondit le gouverneur, impavide, alors qu’ils s’engageaient dans les jardins et que le palais commençait à les dominer par sa taille.

A vrai dire, il ne comprenait pas pourquoi si le lieutenant se décrivait comme un discret, il avait besoin d’autant de mots pour le dire. L’estime que le gouverneur pouvait porter à une telle personnalité était ainsi souillée par cette explication tirée par les cheveux. Les jardins étaient certes très verts, mais de là à les trouver magnifiques… Lysandre préférait nettement la ligne épurée d’un destroyer stellaire. Si les jardins démontraient qu’ils avaient une beauté utile et non pas immanente, alors peut-être observerait-il en silence. De là à ce que ce silence soit religieux… A moins que le lieutenant puisse lui démontrer comment les midichloriens ou tout autre proxy de la Providence pouvaient exiger le silence dans ces jardins, le gouverneur se contenterait d’un silence actif d’observation des différentes espèces végétales. Et si jamais le lieutenant arrivait à en faire la démonstration, hé bien il l’embaucherait pour obtenir des silences religieux de la part du conseil de surveillance d’Ord Trasi.

Ils avancèrent ainsi en silence dans les jardins, le lieutenant effleurant les plantes de ses doigts comme s’il était en communion avec Mère Nature , le gouverneur remarquant parmi les arbres une espèce rare de Dalloralla, et l’escorte marchant comme une débroussailleuse sombre fendant les champs de verdure. A mesure que le palais se rapprochait, Sylla revivait les souvenirs de son unique précédente visite.

Convoqué pour discuter de manœuvres militaires ou du moins de projets de manœuvres, les Vestiges de l’Empire étant encore en dans une forte zone de turbulence, il s’était rendu sur ce monde qui était le joyau de Dark Kovarn entre deux patrouilles le long de l’axe de Braxant. Arrivé au Spatioport de la ville, il avait dû prendre un taxi qui l’avait conduit jusqu’au QG de la Marine impériale, dans les dépendances du palais. Il n’avait pas jeté un coup d’œil à travers les vitres du véhicules, perdu qu’il était alors dans ses réflexions sur des manipulations techniques pour réduire la consommation en carburant de sa flotte.

Il avait suivi un guide le long de couloirs anonymes, jusqu’à se retrouver dans une pièce avec une dizaine d’autres officiers autour de cartes stellaires. Au lieu d’organiser une discussion posée et apolitique, la conférence était vite devenue une foire d’empoigne entre partisans des Vestiges, défendant le pragmatisme du moff Rehmor, et partisans des Sith, défendant la vision de Dark Kovarn. Le contenu de la dispute était assez flou, Sylla ayant préféré rester le nez plongé dans ses revues scientifiques plutôt que de prendre part au pugilat.

Finalement, à cours de souffle, les officiers avaient convenu de remettre la réunion à une autre fois, et Lysandre était reparti sur son vaisseaux, ne conservant de Cathar que le souvenir de cris sonores et d’une chaleur humide. Et aujourd’hui il y revenait, mais pour cette fois bel et bien prendre part au jeu politique de l’Imperium. Les Sith étaient partis avec leur vision vers l’au-delà, les Impériaux arrivistes demeuraient, et entre les deux, l’ordre galactique n’en n’était pas sorti grandi.

L’entrée de l’arène se profilait alors que la procession quitta les jardins fleuris pour passer dans la cour du palais. Si les rayons solaires contribuaient à tempérer les rafraîchissements dans les jardins, ici les murailles de pierre jetaient une ombre à la fois désaltérante et menaçante sur le sol dallé. Mais à l’exception de quelques groupes de soldats en ronde de patrouille, on était loin de l’animation de la populace joyeuse se pressant à la porte du palais pour louer leurs dirigeants bienfaiteurs. C’était du moins ce qu’avait pu visionner le gouverneur dans un Holo documentaire qui était parvenu jusqu’à Ord Trasi. Apparemment, la Grande Moff avait pris au sérieux ses requêtes sur la discrétion, et l’écho sonore des pas de l’escorte était le seul bruit audible alors que la troupe s’engagea résolument à l’intérieur.

A la pierre sombre de l’extérieur succède la pierre sombre de l’intérieur. Après une succession de couloirs, le mobilier des pièces qu’ils commençaient à traverser laissaient entendre qu’il s’agissait plus d’appartements que de halls de discussion. Sylla réalisa qu’ils sont sans doute déjà dans les appartements de la Grande Moff. Étaient-ceux auparavant de Valiant, voire de Sith avant lui ? Lysandre tend à rayer cette dernière hypothèse, la décoration rappelant plus une caserne qu’un ancien palais Sith. Au moins il ne devra pas rencontrer la Grande Moff en train de sortir de son lit à baldaquins devant sa cour. C’est un bon point pour elle, mais si elle espère que Sylla y voit un certain goût artistique, elle perd son temps. Point d’observation de l’harmonie des angles dans son esprit, mais une analyse du degré d’utilité de faire se succéder un tel nombre de pièces pour atteindre le saint des saints.

Ce dernier est finalement en vue, derrière une porte gardée par des drapeaux couleur de sang sur lesquels sont tissés deux créatures, peut-être des oiseaux, si ce sont bien des ailes que ces espèces de tâches en formes de serpes. Le lieutenant, qui semblait regretter ses plantes vertes, se tourna vers lui, alors que l’escorte reformait deux colonnes identiques à celle de son accueil.


Citation:
C’est ici que je vous quitte Monsieur le Gouverneur. Je vous souhaite… Bonne chance.


Lysandre l’observa tripoter en même temps son uniforme et se demanda si c’est par réaction par rapport à son propre costume quelque peu rapiécé. Il le remercia d’un signe de tête puis se tourna vers la porte qui s’ouvrait sur des ténèbres prégnantes. Si Sylla avait été surpris par le contraste entre l’extérieur chaleureux de Cathar et la froideur du palais, il ne s’attendait pas à trouver un lieu encore plus sombre dedans. Il avait plus l’impression d’avoir devant lui l’antre d’un prédateur sournois que le cœur de l’Imperium.

Mais il n’hésita pas pour autant et ses craintes furent en partie infirmées alors qu’il entra d’un pas ferme et s’arrêta pour accoutumer sa vision aux lieux. Le thème de la salle de cour obscure était cher aux Sith, et il avait craint un instant de se retrouver au pied d’un escalier menant à un trône drapé d’ombres et de flammes. Au lieu de cela, il eut une bouffé de nostalgie tandis qu’il arrivait sur ce qui ressemblait à s’y méprendre à la passerelle de commandement d’un vaisseau. Les fosses latérales bruissaient des mouvements cadencés des agents au travail, tandis que brillait au centre de la salle une table holographique, permettant sans doute de se tenir au courant de la situation de chaque « pont » de l’Impérium. Mais là où la passerelle de son vaisseau était brillamment éclairée et où les éclats de voix montaient de la part des officiers en charge de l’artillerie ou des senseurs dans les fosses, le centre de commandement était marqué seulement par des conversations étouffées et enfoncé dans le noir le plus sombre. C’était finalement autant la passerelle du vaisseau de l’Imperium que la cellule du BSI chargée de passer l’équipage au crible.

Si les teintes sombres dominaient le tableau, la table holographique mettait toutefois en lumière deux visages situés de l’autre côté. L’un était celui d’un homme aussi grand que Sylla, marqué par l’expérience, mais où brillaient deux yeux aussi bleus et froids que les océans de Manaan. L’autre, un demi mètre plus bas, était celui d’une femme que le Cunctator identifia tout de suite comme étant la Grande Moff Ashe. Amplifié par les hologrammes de la table, son visage rond et sans ridules apparaissait juvénile. De silhouette et d’aspect, on eu dit un enfant. Mais son maintien, et son regard d’améthyste évaluateur ne laissait aucun doute sur son âge mental.

Citation:
Bienvenue sur Cathar Gouverneur Sylla. Vous venez d’arriver au bon moment… Nous étions justement en train de finaliser les accords du traité qui sera signé par l’Impérium et votre gouvernement. Permettez-moi de vous présenter le Général Veed, membre de l'Etat-major impérial. Toutes les informations relatives à ce traité sont disponibles sur ce datapad, vous n’aurez donc qu’à apposer votre signature... Général...


Au mois l’accueil est plus chaleureux que l’atmosphère du palais. La Grande Moff semblait d’humeur joviale, mais s’il devait croire la moitié des ragots que lui avait compilé Agis, elle avait aussi la cravache facile. Ne restait qu’à souhaiter que ce caractère ne témoigne pas d’une bipolarité maladive qui nuirait à l’Imperium.

Sylla opina de la tête avec un léger sourire de remerciement, tout en fronçant les sourcils alors que le général Veed se dirigeait vers lui. Il avait entendu parler lors de son séjour sur Kuat, il y maintenant une éternité, d’un Amiral Veed qui avait eu les dents trop longues en politique et qui s’était en fin de compte fait tromper, humilier puis tuer par sa femme. Ce n’était visiblement pas la même personne à qui il avait affaire, puisque le Général venait de l’Armée de terre, et il ne sembla pas judicieux de l’interroger sur ses éventuelles histoires de familles.

Le regard que Veed adressait au gouverneur était en effet un regard que Lysandre avait déjà bien connu, celui du mépris de la caste militaire envers ceux qui sortent du moule classique. Il l’avait vu la première fois lorsque l’officier en second de sa première affectation militaire s’était étranglé d’apprendre que Sylla n’était pas passé par l’Académie de Prefsbelt et pourtant allait lui donner des ordres. Il l’avait par la suite supporté en de multiples occasions, mais cela ne l’affectait plus vraiment dans l’exercice de ses fonctions. Tout au plus avait-il maintenu une forme physique convenable quelquefois qu’il aurait dû répliquer à une gifle adressée par un indigné. Il faisait ce qu’il avait à faire, peu importe ce qu’en pensaient les autres, et en général, le mépris était remplacé par le respect, ou Sylla et son opposant étaient tous deux replacés ailleurs.

Soutenant le regard de Veed, Lysandre se saisit fermement du datapad. L’animosité du général est peut-être liée à son mépris pour les excentriques, mais peut-être aussi à son appartenance à l’armée de Terre alors que Sylla a servi dans la Flotte. Les terriens ont toujours imaginé les amiraux comme sirotant leurs cafés tout en donnant leurs ordres aux vrais soldats. La vraie différence, c’est qu’il est plus facile diriger une armée de terre où n’importe quelle blessure ou presque est guérissable par du bacta, qu’une flotte où la perte d’un seul vaisseau met plusieurs centaines de morts sur la conscience.

Et à propos de vaisseaux…

Le datapad mentionnait la commande immédiate d’un Victoire et deux Arquitens. Cela fournirait du travail immédiat aux chantiers et permettrait de fournir un os à ronger aux Conseil de Surveillance. En outre Sylla était plus que familier avec le modèle du Victoire, et saurait donc s’assurer que les chantiers produisent du matériel de qualité. Enfin, les confier à Ord Trasi était non seulement généreux, mais permettrait d’assurer le transport en sécurité du minerai des lunes de la planète, au cas où les Pirates du Maelstrom deviendraient trop gourmands.

Venait ensuite le coup de cravache, avec le rappel sur la limitation planétaire. Sylla n’avait aucunement l’intention d’avoir sa flotte personnelle, et serait ravi d’avoir simplement en souvenir du bon vieux temps un seul Victoire comme résidence secondaire loin des troubles politiques des docks. Il se demandait jusqu’où le Bothan avait fait son rapport sur leurs différends.

La question des conseillers militaires serait aussi à double tranchant pour la séance du Conseil de surveillance. D’un côté, si on voyait l’esprit positif de l’Imperium, on pourrait le prendre comme une aide au développement d’Ord Trasi et un soutien contre des menaces intérieures comme extérieures. De l’autre si on voyait l’Imperium comme l’héritier de la tyrannie Sith, ces conseillers ne seront vu que comme des espions et des accapareurs, et leur intégration posera un problème. Le gouverneur se demandait avec amusement quelle serait la quantité réelle du personnel qui aurait à la fois des fonctions officielles et officieuses.

Les accords sur l’autonomie étaient confirmés, et c’est l’un des points majeurs de ce traité, dans la mesure où la limite des intérêts de l’Imperium est bien définie. A la longue, cette autonomie serait bénéfique au régime impérial, car des gouvernements réticents à discuter avec Cathar pourront être mis en contact par le biais d’Ord Trasi. Cette dernière pourra elle de son côté s’assurer des arrivages nécessaires en matières premières et technologies pour son économie.

La question sur la culture et le sport est un détail. Lorsque le gouverneur avait évoqué avec le Bothan des investissements dans la société d’Ord Trais, il avait plus à l’esprit des choses pratiques comme une académie d’ingénierie, et non pas des centres de formations pour rêveurs. Mais il savait reconnaître que le sport et la culture feront d’excellents points positifs à montrer au Conseil et à la population trasi. L’académie militaire était déjà plus en accord avec ses souhaits et il ne restait juste qu’à pousser pour que ce soit une académie navale et non terrestre, afin d’éviter une prolifération de petits Veed sur son sol.


Citation:
... Si cela vous convient toutefois. Si vous avez des questions, ou si vous souhaitez revoir certains points concernant ce traité... Il ne tient qu'à vous de vous manifester maintenant.


La moff tripotait également son uniforme en parlant, ce qui expliquerait peut-être que le lieutenant désire l’imiter dans ses gestes. Mais Lysandre ne devait pas s’éloigner de ses Banthas.

Ce traité me semble tout à fait convenables, même si je dois bien entendu demander deux ou trois éclaircissements. Tout d’abord, il me tient à cœur, si cela est possible que la future académie soit une académie navale. En tant qu’ancien officier de la marine impériale, j’apprécierai de voir d’autres Trasi marcher sur mes traces. S’il faut des gages de bonne volonté, j’accepte sans problème de ne conserver qu’un seul vaisseau sous mon commandement.

En outre, en ce qui concerne la diplomatie d’Ord Trasi, mes prochains plans concernent des prises de contact avec des mondes disposant de riches ressources qui ne demandent qu’à être employées à bon escient. Je ne pense pas qu’établir des échanges avec par exemple Bandomeer nuira à la politique impériale.

Je pense qu’il faudra également prévoir à moyen terme une opération conjointe entre l’Imperium et Ord Trasi pour s’assurer de la sécurité de la nébuleuse Maelstrom. La route commerciale qui la traverse est régulièrement victime d’attaques pirates, et la sécuriser permettrait à Ord trais de se développer et de produire plus facilement.

Enfin, je suis autorisé à signer ce traité au nom d’Ord Trasi, mais le conseil de surveillance dispose d’un droit de regard, à défaut de vote, sur la validation de ce traité. Il faudra donc que je le leur montre officiellement pour qu’il entre en action. Etant donné que votre représentant a mentionné des exercices de remises en forme, dans l’hypothèse où les dits exercices me retarderaient dans l’exercice de mes fonctions, je veux que le projet de traité soit adressé au secrétaire Agis pour qu’il puisse le faire mettre en application par le Conseil. Mais je préférerai bien sûr le faire moi-même.


Il inspira un instant et se redressa

Et pour ce qui est de le faire moi-même, je tiens à éclaircir un point. J’ai effectivement démissionné sans autorisation de la Flotte impériale à la suite de l’échec de l’opération de l’Empire contre Bastion. Je ne croyais plus à la direction du gouvernement d’alors. J’ai ainsi peut-être abandonné mes frères et sœurs d’armes à la fureur de la CSI, mais j’assume mes l’entière responsabilité de mes convictions et de mes actions et suis prêt à en payer le prix.

Voilà, le pavé était jeté dans la mare avant qu’on le lui jette à la figure. Après tout, les probabilités lui indiquaient qu’il valait mieux être exécuté avant et non après avoir passé les fameux tests. Cela lui éviterait des douleurs supplémentaires et inutiles.

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MessagePosté le: 19/03/2018 20:51:29    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

La Grande Moff écoute attentivement le gouverneur lorsque celui-ci daigne répondre. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce dernier semble tout à fait digne de confiance. Peut-être que le rapport du major Teu’lya a été un peu exagéré. Mais après tout, c’est dans l’intérêt du Bothan de faire en sorte de donner un avis réservé sur une personne. La méfiance et le recul sont des atouts de taille quand on travaille pour les services de renseignements. On ne peut pas en vouloir à un agent de faire son travail comme on lui demande. Toutefois, la jeune femme s’en persuade maintenant, ce Lysandre Sylla a l’air sincère. S’il cherche à s’impliquer dans les affaires impériales, ce n’est pas pour son propre intérêt, mais bien pour celui de l’ensemble de la population qu’il a à charge. Et par extension, il serait probablement prêt à faire les mêmes sacrifices pour l’Impérium… Du moins, si on le lui demandait avec politesse. Ashe tourne la tête vers le général Veed. Le colosse semble ne penser à rien et son visage reste de marbre. Comme à son habitude, il reste inexpressif. Elle arrive toutefois à saisir un brin de perplexité dans le regard du Boroskais. La naine esquisse l’ombre d’un sourire… Elle semble amusée par l’attitude du général.

- Gouverneur Sylla, nous n’avons pas pour objectif de vous mettre des bâtons dans les roues. Et croyez-moi, j’apprécie réellement votre spontanéité. L’Impérium manque clairement d’hommes de confiance dans votre genre. Nous avons tous fait des erreurs dans le passé. Sous le règne des Sith, nous avons été aveuglés par bien des choses… Et certains le sont toujours aujourd’hui. Mais il est de notre devoir de ne pas reproduire les erreurs de ce passé là. Débute doucement la Moff en croisant ses mains dans son dos. Elle affiche désormais un grand sourire. L’Impérium est le régime des secondes chances. Ne vous blâmez pas pour ce que vous avez pu faire. Utilisez plutôt votre énergie à la reconstruction du régime pour lequel nous avons vécu et combattu durant presque deux décennies. C’est la seule chose qui importe vraiment.

La dirigeante Boroskaise cesse de sourire l’espace d’un moment. Ses doigts parcourent la table à projection holographique le temps de quelques battements de coeur. En fait, elle semble plongée dans ses pensées. L’Impérium est fragilisé par des querelles internes, des conflits puérils portés sur l’ambition et le pouvoir. Et dans cette période trouble, Ashe a besoin d’alliés sur qui se reposer. Les Moffs sont pour la plupart intéressés uniquement par ce qui peut leur être profitable. Lysandre Sylla n’est visiblement pas de ceux là. Peut-être qu’ensemble, ils pourraient mettre fin aux discordes qui rongent le régime impérial de l’intérieur… C’est du moins ce qu’il faut espérer. La petite femme se permet de sourire à nouveau.

- Gouverneur Sylla, je pense qu’il est important, pour vous comme pour moi, de nous mettre d’accord sur un point bien précis : La confiance. J’apprécie votre envie de transparence, le fait de nous mettre au courant de vos projets. J’essaierai d’en faire de même. Reprend-elle en plongeant son regard dans celui du représentant d’Ord Trasi. Vous avez mon accord pour construire une académie militaire navale. Pour ce qui est d’une opération conjointe entre vos forces et les miennes, je pense que cela est envisageable. Nous avons déjà envoyé une flotte en orbite de Garqi, où les raids pirates se sont fait nombreux. Le rapport qui nous est parvenu parle d’une bataille spatiale et d’une victoire impériale totale… Fait intéressant, la planète Garqi est située non loin de votre… Nébuleuse. Il y a fort à parier qu’il s’agit des mêmes pirates. Nous aurons néanmoins tout le temps de revenir sur ce point plus tard...

Un bip sonore vient perturber le bon déroulement de la conversation. Le général Veed quitte la table de projection holographique pour l’une des nombreuses fosses en contrebas. Son imposante stature contraste avec les silhouettes du personnel penché au dessus des consoles. Il est en outre assez facile de le repérer, même dans un lieu aussi sombre. Le colosse échange deux-trois mots avec un soldat et retourne ensuite auprès de sa supérieure avec cet air toujours aussi froid et sinistre qui le caractérise si bien.

- Nous recevons une communication du Commandant Konstantine. Déclare t-il simplement.

- Passez-le moi. Ajoute la jeune femme.

Le général pianote sur son datapad sans même broncher. Les conversations du genre sont très nombreuses au sein de la machine militaire impériale. Et plus encore, quand elles sont dans le cercle restreint des Boroskais. Les mots ne sont pas nécessaires. Le ton employé, qu’il soit sec ou froid, ne semble pas contrarier l’un ou l’autre. Il faut se contenter d’aller à l’essentiel. Une preuve de l’efficacité des membres issus de la société Boroskaise qui n’est déjà plus à prouver. Ils sont peu à peu devenus un rouage essentiel de l’armée impériale. D’une certaine façon, il y a une étrange symbiose qui s’exerce lorsqu’ils travaillent ensemble. C’est un spectacle curieux pour ceux qui ne sont pas familiers de la chose. On pourrait les croire zélés. Et c’est probablement un peu le cas. Mais on finit par s’y habituer. Finalement, la silhouette fantomatique d’un officier impérial apparaît au beau milieu de la table de projection holographique. L’homme s’approche visiblement de la cinquantaine et son air trop rigide semble indiquer qu’il se trouve dans une position pour le moins inconfortable. A en voir sa tête de chien battu, c’est même probablement le cas. L’officier en question remue sa petite moustache, signe d’une nervosité accrue.

« Mes respects Madame. Mon Général… » Commence Konstantine avec une certaine retenue.

- Commandant Konstantine, quelles nouvelles nous apportez-vous ? J’imagine que cela doit être assez important, si vous décidez de nous importuner en plein milieu d’une réunion… Répond alors Ashe avec une pointe d’ironie dans la voix.

Une touche d’humour que le commandant ne semble pas relever. A vrai dire, son regard est fixé sur le gouverneur. Il semble détailler le représentant d’Ord Trasi, à la recherche d’informations sur sa personne ou sur son statut au sein de l’Impérium. Le moustachu n’a jusque là jamais vu cet homme et il se demande bien s’il peut parler de sujets sensibles en sa présence.

- Vous pouvez parler librement Commandant. Le Gouverneur Sylla n’a aucune raison de divulguer ce qui sera dit ici. Lâche soudainement la naine, semblant lire dans les pensées de son interlocuteur.

« Bien Madame. » Souffle l’officier. Il prend le temps de se racler le fond de la gorge avant de reprendre plus haut. « J’ai pris l’initiative de démettre de ses fonctions le Gouverneur Gr't. Il se trouve qu’il est soupçonné d’abuser de son autorité pour assouvir ses pulsions sur certaines détenues. Et je l’ai personnellement retrouvé dans un état secondaire dans ses quartiers privés. Il a apparement ingéré une dose de glitterstim. Le Commandant Herc a donc hérité de la direction de la base en attendant que l’affaire soit réglée. »

- C’est une affaire bien fâcheuse… Je veux votre rapport à ce sujet dans les plus brefs délais. Ordonne alors Ashe sur un ton bien plus ferme.

« Il est déjà en route Madame. J’ai remis mon rapport à mon second, le Capitaine Tahlee. Elle devrait arriver sous peu sur Cathar… Avec le Gouverneur Gr’t. » Indique Konstantine en rectifiant sa posture. Il semble gêné.

- Parfait ! Poursuivez votre mission Commandant. Mais restez en alerte. Je vous recontacterai dans les prochains jours pour une nouvelle tâche.

Après avoir affirmé la réception des ordres, la silhouette holographique de l’officier disparaît dans un crépitement. Nul doute que l’homme en question chercherait à se renseigner sur ce mystérieux gouverneur après avoir effectué son service. La curiosité semble être un très vilain défaut au sein de l’armée impériale… Chacun cherche à avoir des informations sur l’autre afin de conserver un coup d’avance sur lui. C’est en quelque sorte… Une espèce de tradition militaire destinée à éviter les mauvaises surprises. Le départ du commandant Konstantine et les nouvelles qu’il a laissé là derrière lui installent un silence des plus troublants. Fidèle à lui-même, le général Veed ne laisse rien transparaître. Le colosse se contente d’ajouter quelques notes supplémentaires sur son datapad, comme insensible à tout ceci. La dirigeante de l’Impérium, à l’inverse, semble plongée dans ses pensées. Son regard est figé sur la table à projection holographique, à l’endroit même où le commandant se tenait quelques instants plus tôt. Mais ce moment d’égarement reste relativement bref. Trop bref pour être marquant. La jeune femme se ressaisit rapidement, comme à son habitude.

- Veuillez nous excuser pour ce petit dérangement Gouverneur. Reprend finalement la Grande Moff. Pour en revenir à notre discussion, en ce qui concerne votre “remise à pied”, elle ne sera pas bien longue. Ce n’est là qu’une histoire de quelques jours tout au plus. Si vous tenez réellement à présenter vous-même les termes du traité, je pense que c’est un délais raisonnable. Dans le cas contraire, nous nous plierons à votre volonté et enverrons le dossier à votre assistant. Général !

- Madame ?

- Où est donc passé votre aide-de-camp ? Demande alors la Boroskaise.

- Théoriquement, il est toujours en faction devant la porte, avec le reste de la garde. Répond avec sa froideur naturelle le colosse.

- Parfait ! Il va pouvoir continuer sa petite visite guidée des lieux… Blague doucement la naine. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps Gouverneur Sylla. Si jamais vous avez besoin de quelque chose en particulier… N’hésitez pas à vous adresser à l’aide-de-camp du Général Veed. Ah et… Avant que vous ne partiez… Je compte sur votre discrétion à propos des choses qui ont pu se dire dans cette salle. Général… Je vous laisse raccompagner notre invité.

- Bien Madame.




Le lieutenant attend à l’extérieur de la salle au moins dix bonnes minutes. Si ce n’est pas plus. En réalité, le jeune homme n’a pas vraiment la notion du temps. Il lui est donc incapable de donner avec certitude une estimation du temps écoulé depuis la disparition du gouverneur dans l’antre du Renard Impérial. L’officier fait les cent pas devant l’entrée, sous le regard discret et pourtant insistant des Manteaux de Nuit formant toujours leur satané haie d’honneur. L’aide-de-camp du général Veed ne peut s’empêcher de penser à nouveau à ces déchirantes rumeurs les concernant. Comment ces types peuvent agir de la sorte, comme de réels automates ? Ont-ils subi un lavage de cerveau ? Sont-ils naturellement comme ça ? Tant de questions qui demeurent sans réponse… Et bien évidemment, il ne faut pas compter sur la Grande Moff ou le général pour en parler. Les deux restent étrangement silencieux en ce qui concerne l’entraînement ou même la gestion de cette garde d’élite. Le secret qui entoure ces hommes et ces femmes aux armures grises impersonnelles n’est pas prêt d’être percé… Quoi qu’il en soit, le fait de se sentir observé et d’être obligé d’attendre là qu’on lui donne de nouvelles direction rend notre jeune homme particulièrement nerveux. On ne peut pas vraiment lui en vouloir d’être inconsciemment perturbé par des soldats aussi expressifs et vivants que des statues… Ces derniers, à l’inverse, doivent probablement penser qu’il n’a pas la trempe d’un officier impérial… Et que sa carrière au sein de l’armée impériale risque d’être pénible et longue sous le commandement d’un homme aussi exigeant que peut l’être Veed. Il se peut même qu’ils estiment silencieusement qu’on lui a fait un honneur trop grand en le nommant aide-de-camp du général, et qu’en outre, il ne le mérite pas. Dans tous les cas, nul n’en saura jamais rien !

Finalement, la porte glisse dans le mur et laisse apparaître les silhouettes imposantes de deux hommes… Celles de Veed et Sylla. Le lieutenant semble surpris en plein milieu de son étrange méditation et sursaute. Le gosse se met instinctivement au garde-à-vous, quand ses “partenaires” de réflexion, eux, sont déjà campés dans un salut militaire impeccable. Une idée saugrenue lui traverse la tête de notre jeune officier au moment même où il se raidit. D’une simple coup d’oeil, à en juger les physiques similaires des deux hommes, on pourrait presque croire qu’ils sont frères. Un fait étonnant… Mais pas réellement intéressant ou utile. L’aide-de-camp déglutit. Le Boroskais se rapproche de lui, avec cet air intraitable qui le caractérise tant… Le colosse se penche quelque peu et glisse quelques mots à l’oreille de son jeune protégé.


- A vos ordres mon Général. Lâche le lieutenant, brisant ainsi le silence. Gouverneur… Si vous voulez bien me suivre…

Le gamin s’empresse donc de quitter les lieux, accompagné du représentant d’Ord Trasi, sous le regard glacial du général Veed. Un seul geste de sa part suffit à faire comprendre à quelques Manteaux de Nuit de servir d’escorte aux deux hommes. C’est donc dans le silence le plus total que quatre soldats de la garde rapprochée de la Moff viennent s’ajouter au duo mené par le jeune officier. Le groupe traverse en sens inverse les quartiers privés du Renard Impérial, avant de sortir au grand air. La cour n’est pas plus remplie qu’à l’arrivée du gouverneur. Tout semble avoir gardé sa place initiale… Comme si le temps lui-même s’était arrêté au moment même où l’homme avait posé le pied au sein du palais impérial. On déambule à nouveau dans les jardins, mais dans une portion qui n’a pas encore été visitée jusque là. Une autre silhouette massive semble se dessiner et ressortir au milieu de cette végétation luxuriante. Un bâtiment presque aussi imposant que le palais impérial lui-même, si ce n’est pas plus, probablement fait du même métal noir qui donne déjà cet aspect austère et sinistre. Toutefois, à l’inverse de la cour de la forteresse impériale, il semblerait que cet endroit soit parmi les plus actifs de la cité. Des colonnes entières de jeunes en uniforme vont et viennent, sous le regard tantôt méprisant, tantôt évasif des officiers passant à proximité. Le tout sous la surveillance discrète mais bien visible de quelques escouades de stormtroopers en patrouille. La fonction du lieu ne fait désormais plus aucun doute… Voilà la fière académie impériale de Cathar, destinée à accueillir et former ceux qui sont l’avenir de demain sur les champs de bataille et au sein des institutions militaires. Le jeune lieutenant s’arrête devant l’immense bâtiment, comme fasciné ou perdu.

Deux droides de modèle GK-1000 viennent perturber son moment d’égarement. Le pas lourd et les articulations grinçantes des automates passant à proximité du petit groupe sont des bruits parasites qui achèvent de sortir l’officier de sa torpeur. Et ce réveil étrange s’accompagne d’une vision tout aussi curieuse. Une femme d’une trentaine d’année, portant un uniforme vert olive similaire au sien, s’avance vers eux d’un pas déterminé.


- Vous pouvez disposer Lieutenant, je prends le relais. Ordonne froidement celle qui arbore les insignes de capitaine sur sa plaque de grade.

Le gamin n’a jamais vu cette furie. Il ne sait pas de qui il s’agit. Et son comportement curieux l’intrigue au plus haut point. Mais à en voir le regard noir qu’elle lui porte, il lui semble raisonnable de ne pas s’attirer les foudres d’un supérieur. Dans le pire des cas, il pourrait toujours reporter cet incident au général Veed… Dans l’immédiat, il est plus prudent d’accepter les ordres sans broncher. Toutefois, avant de donner sa réponse à cette femme qui se prétend capitaine, le jeune lieutenant prend le temps de bien la détailler. Après tout, ce serait plus pratique d’avoir un certain portrait de la femme en question s’il voulait rapporter les faits à ses supérieurs. Un visage aux traits fins, des cheveux rassemblés en un chignon, des yeux gris vifs et particulièrement expressifs… Sans oublier le blaster qui pend fièrement dans son holster de jambe. Et cet air autoritaire qui se dégage naturellement de sa personne. Elle a tout de l’officier impérial modèle visiblement.

- A vos ordres mon Capitaine. Déclare finalement le gosse en guise de soumission.

L’aide-de-camp de Veed effectue un salut militaire dans les règles de l’art et disparaît finalement dans la végétation des jardins. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la femme à qui il fait face n’est autre qu’une envoyée de la Grande Moff et du général. Ceci tend à prouver qu’il est bien loin d’être dans la confidence de ces deux personnages énigmatiques… Le capitaine l’observe s’éloigner et s’assure qu’il ait disparu complètement avant de se tourner vers le gouverneur avec cet air sévère et rigide qui semble la caractériser.

- Monsieur le Gouverneur, je suis le Capitaine Tahlee, officier de la Marine Impériale et commandant en second du destroyer stellaire “Croisé Éternel”. Annonce finalement la femme en croisant les mains dans le dos. L'État-major impérial m’a demandé de prendre en charge votre remise à pied. Suivez-moi je vous prie.

L’officier impérial adresse quelques gestes de la main à l’escorte silencieuse du représentant d’Ord Trasi et tourne les talons. La voilà désormais qu’elle grimpe les escaliers menant à l’intérieur de l’académie militaire. Les quatre Manteaux de Nuit accompagnant Lysandre Sylla, tels des automates, suivent tout naturellement la femme. Il semblerait que cette dernière soit coutumière des traditions militaires Boroskaises, ou tout du moins assez proche du pouvoir impérial en place pour avoir accès aux ressources de la Moff. Peut-être est-ce le mélange des deux, tout bêtement. Quoi qu’il en soit, le cortège s’enfonce dans le bâtiment sans se poser de question. Dans les couloirs, les élèves et les officiers s’écartent machinalement au passage de ce drôle de groupe. Certains parmi eux ne semblent toujours pas se faire à l’idée que les soldats d’élite de la garde rapprochée de la naine puissent se balader en toute impunité partout. Plusieurs étages sont arpentés de long en large et les scènes qui se succèdent semblent être les mêmes.
Des officiers qui dévisagent les armures grises et leur étrange invité, des élèves qui se font discrets à leur passage… Sans parler des conversations qui n’ont rien à faire dans les couloirs d’une académie militaire et qui s’arrêtent presqu’aussitôt lorsque le cortège fait son apparition. En outre, seul ce qui est réglementaire semble persister au passage des Manteaux de Nuit. Finalement, le capitaine Tahlee pénètre dans une grande salle dont les fenêtres filtrent à peine la lumière du jour. Les soldats, eux, préfèrent rester à l’extérieur et se contentent donc de garder le couloir. La pièce dans laquelle l’officier s’est enfermé avec son invité ressemble de près à de loin à une armurerie disposant de son propre champ de tir.


- Je ne connais pas grand chose de vous, toutefois, j’imagine qu’il est essentiel de voir ce que vous êtes capable de faire avec un blaster en main. Souligne Tahlee en présentant d’un vague geste de la main les râteliers d’armes. Il me semble essentiel et tout à fait logique qu’un officier soit en mesure de mener au combat ses hommes lorsque le besoin s’en fait ressentir. Les Moffs et les gouverneurs ne doivent pas faire exception à cette règle.

Petit entraînement au tir. Je te laisse choisir une arme parmi les utilitaires, le camp prend en charge les frais ! (Oui oui cadeau !) Tu peux toutefois essayer plusieurs armes avant de choisir la bonne. Enfin bref, je te fais confiance !

Si besoin, n'hésite pas à me contacter ;)

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MessagePosté le: 23/04/2018 19:36:19    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

Alors que Lysandre terminait son discours, il remarqua que la Grande Moff tourna imperceptiblement la tête. Malgré la luminosité limitée, il supposa qu’elle consultait du regard le général Veed, resté à la périphérie du champ visuel de Sylla. Agissait-il comme éminence grise de la dirigeante de l’Imperium et exerçait-il un pouvoir qui allait au-delà de la structure militaire ? Sylla doutait qu’il soit le véritable maître de l’Imperium, Ashe ne donnant pas l’impression d’être une marionnette. Mais cette relation entre la Grande Moff et son conseiller qui restait dans l’ombre de l’holoprojecteur méritait d’être analyser de plus près si l’occasion se présentait. Les enjeux de pouvoirs de l’Imperium devaient se discuter au grand jour, et pas dans les coulisses de la société boroskaise.

Le gouverneur ne pouvait que deviner les signes de Veed. Il ne voulait pas tourner la tête alors qu’il venait de finir de parler pour dévisager le général. Ce dernier, malgré son silence, sembla toutefois assez éloquent pour que la table de projection éclaire l’esquisse d’un sourire sur le visage de la Grande Moff avant que celle-ci ne prenne la parole. Y avait-il une plaisanterie qui flottait dans l’air et qui échappait à Sylla ?


Citation:
- Gouverneur Sylla, nous n’avons pas pour objectif de vous mettre des bâtons dans les roues. Et croyez-moi, j’apprécie réellement votre spontanéité. L’Impérium manque clairement d’hommes de confiance dans votre genre.


Lysandre hocha imperceptiblement la tête, se rappelant le nombre d’incompétents veules qui avaient traversé sa route dans l’ancien Empire. Le personnel n’avait visiblement pas encore été totalement renouvelé, et la marque de la duplicité naturelle des Sith semblait encore laisser des traces. Mais si sa spontanéité et sa confiance à lui étaient appréciées, il se demandait encore jusqu’à quel point ce serait réciproque du côté de la Grande Moff.

Citation:
Nous avons tous fait des erreurs dans le passé. Sous le règne des Sith, nous avons été aveuglés par bien des choses… Et certains le sont toujours aujourd’hui. Mais il est de notre devoir de ne pas reproduire les erreurs de ce passé là. L’Impérium est le régime des secondes chances. Ne vous blâmez pas pour ce que vous avez pu faire.


Mais est-il possible seulement de changer le présent ? Le gouverneur se rappela de colloques universitaires sur la nature du Temps. Certains y voyaient un progrès irrésistible, où la galaxie, tirant la leçon de ses erreurs passées, arriverait enfin à une stabilité éternelle, défiant le temps lui-même. C’était l’hypothèse qui avait le plus séduit Sylla. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de se rappeler dans le même temps la théorie opposée, qui voyait dans le Temps une substance immuable et cyclique où les générations futures étaient condamnées à reproduire les erreurs des générations passées. L’Imperium pouvait-il se sortir de l’ornière dans laquelle deux Empires avaient jusqu’à présent trébuché ?

Citation:
Utilisez plutôt votre énergie à la reconstruction du régime pour lequel nous avons vécu et combattu durant presque deux décennies. C’est la seule chose qui importe vraiment.


Intéressant. Dans l’esprit de la Grande Moff, l’Imperium s’inscrivait dans la continuité de l’Empire Démocrate et de l’Empire Sith, tout en rejetant l’héritage républicain passé. Sylla ne se souvenait qu’assez peu de la fin de l’Ancienne République. A cette époque, il était en train d’effectuer son passage de la division scientifique à la flotte et le seul contact politique qu’il avait eu alors avait été avec son « ami » le sénateur. Mais par la suite il avait assez fréquenté les galas et autres réunions de ce genre pour remarquer que les mêmes parasites persistaient malgré le changement de régime. A l’inverse, l’Empire Sith avait marqué une coupure bien plus forte, et la présence Sith dans l’appareil politique et militaire n’était pas passé inaperçu. L’image que proposait Ashe était donc assez artificielle aux yeux de Sylla.

Il ne s’agissait pas de se battre pour faire perdurer un régime empli d’erreurs. Au contraire l’Empire n’avait été que la larve du projet politique idéal pour la galaxie, et le gouverneur voulait à présent aider pour que la chrysalide qu’était l’Imperium puisse produire le magnifique papillon capable d’unifier et de pacifier la galaxie. Une belle analogie biologique que Lysandre garda toutefois pour lui-même.

La dirigeante de l’Imperium se tue un instant avant de reprendre la parole levant la tête pour river Lysandre à son regard.


Citation:
- Gouverneur Sylla, je pense qu’il est important, pour vous comme pour moi, de nous mettre d’accord sur un point bien précis : La confiance. J’apprécie votre envie de transparence, le fait de nous mettre au courant de vos projets. J’essaierai d’en faire de même.


Sylla se rappela un vieux proverbe : fais-le ou ne le fais pas, il n’y a pas d’essai. Le nombre de tests scientifiques qu’il avait menés l’avaient toujours amené à prendre ce dicton avec précaution, mais en matière de politique, il semblait utile de se le rappeler. Un essai de transparence n’était donc pas particulièrement rassénérant.

Citation:
Vous avez mon accord pour construire une académie militaire navale. Pour ce qui est d’une opération conjointe entre vos forces et les miennes, je pense que cela est envisageable. Nous avons déjà envoyé une flotte en orbite de Garqi, où les raids pirates se sont faits nombreux. Le rapport qui nous est parvenu parle d’une bataille spatiale et d’une victoire impériale totale… Fait intéressant, la planète Garqi est située non loin de votre… Nébuleuse. Il y a fort à parier qu’il s’agit des mêmes pirates. Nous aurons néanmoins tout le temps de revenir sur ce point plus tard.


La confirmation de l’académie navale était une bonne nouvelle, de même que le soutien pour la lutte contre la piraterie. Un soutien défensif serait bien vu par le conseil de surveillance. Le gouverneur ne connaissait Garqi que de nom. Il savait en revanche qu’Ord Trasi s’était un temps approvisionné grâce à cette planète, avant que le bouleversement du commerce liés à la multiplication des conflits n’arrête ces importations. Il faudra signaler à Agis d’envisager une nouvelle route commerciale. A condition que le problème des pirates soit réglé. Sylla n’était pas sûr qu’il s’agisse des mêmes. Des attaques sur des transports commerciaux n’étaient pas exactement similaires à des attaques sur une planète agricole. Mais la crise galactique devait sans doute pousser les pillards à se diversifier.

Un bip soudain interrompit la prise de parole de Ashe et les réflexions de Lysandre, tandis que le général se pencha pour déterminer l’origine du son.


Citation:
- Nous recevons une communication du Commandant Konstantine.


Citation:
- Passez-le moi.


Si le gouverneur avait pris en direct un appel au milieu du conseil de surveillance, il se serait sans doute fais rappeler à l’ordre. C’était une injure grave au protocole de faire passer un appel extérieur qui ne relevait pas de la plus haute urgence avant une discussion diplomatique. Mais Sylla ne s’en formalisa pas. Au contraire cela lui permettait d’apprécier l’efficacité impériale. Ne restait qu’à espérer qu’il ne s’agisse pas d’une mise en scène pour le tester lui. Konstantine ne lui disait rien, ce qui n’était pas bon signe car en général il retenait les officiers efficaces de la flotte. Mais comme il retenait aussi ceux qui était capable de perdre une bataille à bord d’un destroyer stellaire contre un cargo de rebelles minables, c’était aussi un bon point pour cet officier.

Pendant ce temps, Ashe et Veed s’activaient pour ouvrir la communication avec le commandant, tandis que le centre de commandement bruissait autour d’eux. Leur ton et leurs gestes faisaient ressortir de manière encore plus visible leur éducation boroskaise : une efficacité admirable et zélée, mais un manque d’empathie qui pénalisait le charisme. Un bon chef devait aussi savoir quand relâcher la tension avec ses troupes, et Lysandre se demandait s’il existait seulement des lieux de repos sur Borosk.

Une holoprojection d’un officier, sûrement Konstantine, se matérialisa rapidement. En dehors de la moustache qu’il tripotait au lieu de son uniforme, cet homme à qui Sylla donnait dans les quarante voire cinquante ans semblait relever du moule classique du capitaine de vaisseau impérial : un brin trop rigide en toute circonstance, et une tendance à oublier que les holoprojections faisait ressortir les émotions de manière bien plus forte. Sylla y avait souvent vu du mépris et du dégout, mais cette fois-ci, c’était plus de l’ordre de la nervosité.

Citation:
« Mes respects Madame. Mon Général… »


Citation:
- Commandant Konstantine, quelles nouvelles nous apportez-vous ? J’imagine que cela doit être assez important, si vous décidez de nous importuner en plein milieu d’une réunion…


Loin d’être fixé sur ses supérieurs hiérarchiques, le regard du Commandant, puisqu’il s’agissait bien de lui, faisait des allers retours furtifs vers le gouverneur d’Ord Trasi, donnant l’impression à ce dernier d’être à la fois un animal qu’on jauge et un enfant malpoli qui écoute une discussion des adultes. Sylla croisa les bras et soutint le regard de Konstantine. Si Ashe ne disait rien, il avait le droit d’être là, et le commandant ferait mieux de s’occuper de son rapport de mission que du paysage.

Citation:
- Vous pouvez parler librement Commandant. Le Gouverneur Sylla n’a aucune raison de divulguer ce qui sera dit ici.


Aucune raison en effet, mais si jamais Konstantine devait avouer une faute maintenant, puis à l’avenir venir casser les pieds de Sylla, ce dernier ne manquerait pas de raisons de divulguer cette rencontre.
Citation:

« Bien Madame. » « J’ai pris l’initiative de démettre de ses fonctions le Gouverneur Gr't. Il se trouve qu’il est soupçonné d’abuser de son autorité pour assouvir ses pulsions sur certaines détenues. Et je l’ai personnellement retrouvé dans un état secondaire dans ses quartiers privés. Il a apparement ingéré une dose de glitterstim. Le Commandant Herc a donc hérité de la direction de la base en attendant que l’affaire soit réglée. »


Outre le nom à couper au couteau du gouverneur, Lysandre pris conscience qu’il ignorait de quelle planète on parlait. Konstantine était-il le commandant de la flotte sur Garqi, évoqué auparavant. Ou bien s’agissait-il d’une opération complètement différente. Etant donné la tendance de l’Imperium à compartimenter l’information, aucune piste ne devait être écartée.

En tous les cas, la nervosité du commandant était explicable. Bien que la chaîne de commandement de la flotte soit séparée de celle de l’administration, il était courant que les officiers soient mis aux ordres des gouverneurs. Ordonner l’arrestation d’un potentiel supérieur hiérarchique n’était pas une décision facile, Sylla était bien placé pour le savoir. Et c’était sans doute pire dans l’Imperium, où les figures d’autorités avaient une grande importance.

Le cas décris semblait toutefois justifier de telles mesures. Violences et abus de pouvoirs, consommation d’épices, tout cela évoquait plus au Cunctator un seigneur du crime qu’un représentant de l’Imperium. Mais il avait rencontré par le passé des officiels de l’Empire qui auraient eu la disposition d’esprit nécessaire pour tomber si bas. Cependant, le cas paraissait particulièrement scandaleux. Cela semblait même louche. Que le suspect soit trouvé hors de contrôle avec de telles charges contre lui donnait l’impression d’un traquenard. Quelqu’un d’assez compétent pour devenir gouverneur ne serait pas stupide au point de consommer de l’épice pure alors que des officiers venait en visite et que des pirates se promenaient dans le secteur. Il aurait été intéressant de consulter le dossier du commandant Herc, afin de savoir si une ambition personnelle aurait pu le motiver.

Citation:
- C’est une affaire bien fâcheuse… Je veux votre rapport à ce sujet dans les plus brefs délais.


Il était également possible que la chute du gouverneur soit la conséquence de manipulations de la part de Ashe, qui jouerait alors l’étonnement devant Sylla pour avoir un témoin extérieur. Cela lui permettait de faire d’une pierre deux coups. D’une part elle placerait un officier militaire à ses ordres sur un monde sensible au lieu d’un gouverneur relativement indépendant. D’autre part elle envoyait un signe à Lysandre. L’Imperium lutterait contre la décadence, mais saurait aussi punir les gouverneurs trop originaux. Quoiqu’il en soit, un tel jeu aurait déplu au Cunctator. Quand quelqu’un est incompétent et doit être remplacé, on le lui dit en face et on procède. Cela évite les coups bas et les soupçons typiques des Sith, qui avaient contribués à la destruction de l’Empire.

Citation:
« Il est déjà en route Madame. J’ai remis mon rapport à mon second, le Capitaine Tahlee. Elle devrait arriver sous peu sur Cathar… Avec le Gouverneur Gr’t. »


Citation:
- Parfait ! Poursuivez votre mission Commandant. Mais restez en alerte. Je vous recontacterai dans les prochains jours pour une nouvelle tâche.

Le gouverneur sera-t-il mis au secret, ou bien passera-t-il en jugement. De nombreuses questions se bousculaient dans la tête de Lysandre sur ce simple événement qui ne le concernait en rien. Et nul doute que Konstantine aurait ses propres questions, à son égard. Très bien : chacun essaiera d’accumuler le plus de savoirs, seulement dans l’hypothèse qu’un jour la situation où un tel savoir serait utile puisse arriver.

La Grande Moff et le général Veed maintinrent un bref silence, ce qui permit à Sylla de constater que le second employait un datapad légèrement démodé, mais connu pour sa fiabilité et son encryptage. Efficacité avant qualité, encore un trait typiquement boroskai. Ashe reprit la parole.


Citation:
- Veuillez nous excuser pour ce petit dérangement Gouverneur. Pour en revenir à notre discussion, en ce qui concerne votre “remise à pied”, elle ne sera pas bien longue. Ce n’est là qu’une histoire de quelques jours tout au plus. Si vous tenez réellement à présenter vous-même les termes du traité, je pense que c’est un délai raisonnable. Dans le cas contraire, nous nous plierons à votre volonté et enverrons le dossier à votre assistant. Général !


Quelques jours tout plus… Sylla aurai préféré qu’il s’agisse d’heures. Il n’aimait guère l’idée de devoir faire une démonstration dans un cadre surchargé de testostérone plus d’une journée. Un petit exercice et puis c’est tout. Mais visiblement, l’exercice serait une manœuvre plus longue. Mais tant qu’on allait pas au-delà d’une semaine, la paperasse issue du Conseil ne devrait pas dépasser les deux mètres de hauteur à son retour. Et puis comme ça, il raterait quelques réceptions.

Citation:
- Madame ?

Citation:
- Où est donc passé votre aide-de-camp ?

Citation:
- Théoriquement, il est toujours en faction devant la porte, avec le reste de la garde.


Le ton glacial du général devait sans doute geler à longueur de journée les multiples graines de son aide de camp/ botaniste. Au moins, si c’était ce dernier qui était chargé des exercices, Sylla pourrait s’attendre à des terrains en plein air.

Citation:
- Parfait ! Il va pouvoir continuer sa petite visite guidée des lieux…Je ne vais pas vous retenir plus longtemps Gouverneur Sylla. Si jamais vous avez besoin de quelque chose en particulier… N’hésitez pas à vous adresser à l’aide-de-camp du Général Veed. Ah et… Avant que vous ne partiez… Je compte sur votre discrétion à propos des choses qui ont pu se dire dans cette salle. Général… Je vous laisse raccompagner notre invité.

Citation:
- Bien Madame.


Sylla remercia d’un hochement de tête et emboîta le pas au général sans se retourner ; Il avait hésité à faire un salut militaire, mais dans l’attente d’une éventuelle réintégration cela lui avait semblé incongru. Après tout, comme l’avait dit Ashe, il devait se faire discret.

Il emboîta le pas au général qui se dirigea vers la porte par laquelle le gouverneur était entré. Cette fois-ci le contraste lumineux fut inversé, et tandis que les battants coulissaient dans un chuintement discret, Sylla put apercevoir les gardes dans la même position de haie d’honneur où il les avait laissés. L’aide de camp en revanche semblait égaré dans ses pensées, et se mit au garde à vous avec un temps de retard tandis que le général se dirigeait vers lui, Sylla conservant une distance respectueuse.

Citation:
- A vos ordres mon Général…Gouverneur… Si vous voulez bien me suivre…


Telle fut la réponse du lieutenant aux murmures émis par le général. Lysandre se demanda si le message ne comprenait que des instructions à son égard, ou bien si des commissions supplémentaires avait été également allouées. Le général avait beau se réclamer de l’Imperium, ces manies de faire des messes basses pour transmettre ses instructions évoquait là encore plus les complots Sith. Le regard du général, aussi froid que la glace d’Ando Prime, achève d’expliquer ce comportement. Veed ne considérait pas le gouverneur comme l’un des leurs, et ne souhaitait pas divulguer des consignes impériales à son égard. Même dans le cadre d’un test.

Ne pas avoir toutes les données en main agaçait Sylla, mais il garda son opinion pour lui et acquiesça à la suggestion du lieutenant. Il pourrait toujours simuler plus tard une base delta zéro sur la salle de sport privée du général pour se détendre.


Passez devant lieutenant, je vous suis.

Tandis qu’ils s’élançaient d’un bon pas, quatre gardes vinrent silencieusement s’ajouter à leur compagnie. Garde d’honneur ou de sécurité, difficile de le savoir. Sylla tourna un instant la tête pour voir le général repartir dans l’antre qu’ils venaient de quitter, puis se concentra pour mémoriser le trajet à l’intérieur du palais, au cas où. Un couloir à droite, deux salles latérales, un carrefour à 10 heures, deux volées de marches, puis un long corridor avec plusieurs segments obliques et des salles de travail, avant enfin de déboucher sur le hall puis sur la cour du bâtiment. Sylla avait en effet encore du mal à voir dans cet ensemble un palais plutôt qu’une caserne.

Dehors, l’air même semblait figé, et les mêmes patrouilles effectuaient les mêmes exercices. On se serait crû dans une boucle temporelle. Le Cunctator se souvint un instant du mythe du serpent qui se mordait la queue pour représenter le temps, et espéra une nouvelle fois que l’Imperium pourrait parvenir à sortir de cette ornière dans lesquels les régimes précédents s’étaient échoués sans solutions. S’il pouvait être le levier ou le caillou qui y contribuait, pourquoi pas ?

Ils abordèrent les jardins par une autre allée, mais cette fois-ci l’aide de camp ne sembla pas se formaliser de mener une dissertation poético-botanique. Moins haute, la végétation laisse voir grandir à mesure qu’on se rapproche un autre édifice tout aussi austère que le palais qu’ils viennent de quitter, mais d’où provenaient des sons beaucoup plus familiers aux oreilles du gouverneur. Cris de sous-officiers houspillant leurs recrues, battement cadencé des bottes sur le sol, cliquetis des armes contre les armures et le ceinturon, il s’agissait d’un centre de formation militaire.

Lysandre aperçut bientôt la cour du bâtiment, où se mélangeaient les jeunes recrues pleines d’idéalisme ou d’ambition, les officiers de caste suppurant le mépris ou l’ennui, et les troupes de choc cherchant à donner l ‘impression qu’elles contrôlaient la situation. Tout en les observant avec nostalgie et condescendance, le gouverneur manqua de rentrer dans son guide, qui venait de s’arrêter, contemplant la scène d’une manière qui rivalisait avec son regard pour les plantes vertes.

Alors qu’il s’apprêtait à lui demander ce qu’il se passe, Sylla se tut un instant pour détailler les deux droïdes qui passent à proximité. Il n’a jamais été un spécialiste des droïdes, mais il les avait assez étudiés pour reconnaitre deux modèles de types GK-1000. Modèles efficaces mais quelque peu datés par certains de leurs concepts. Une nouvelle métaphore de l’Imperium ? Avant qu’il puisse se pencher sur la question, un nouvel arrivant se dirigea vers eux.

Agée sans doute d’un peut moins d’une quarantaine d’années standard, portant un uniforme de couleur similaire au lieutenant, aussi efficace dans le cadre d’un camouflage désertique mais jurant quelque peu avec les murs sombres du lieu en ce moment, une jeune femme qui arborait les galons de capitaine vint se camper en face de leur groupe.


Citation:
- Vous pouvez disposer Lieutenant, je prends le relais.


L’accent et le ton, aussi polaire que celui d’un certain général rencontré précédemment, ne laissaient que peu de doute. Il s’agissait visiblement encore d’une native de Borosk. Manifestement toutefois pas une autre aide de camp de Veed, à voir le doute qui saisit un instant le lieutenant. A moins que cela soit de la confusion : difficile de différencier un officier d’un autre quand toutes portent des chignons ou des cheveux ras, un blaster à la ceinture, et se raidissent comme si Valiant en personne avait son regard fixé sur eux. Le regard argenté de celle-ci la fait toutefois ressortir du lot, de même que sa démarche, qui donnait l’impression qu’elle est mal à l’aise sur la terre ferme.

Citation:
A vos ordres mon Capitaine


Le lieutenant, après un instant d’hésitation, salua son supérieur. Sylla lui adressa un bref hochement de tête et l’accompagna du regard tandis que le jeune homme disparut dans le jardin, se rendant sans doute à son cours d’agronomie. La capitaine, qui suivait également l’officier du regard, ce qui aurait pu lui valoir un commentaire grivois si elle n’avait pas eu l’air aussi sévère, prit ensuite la parole d’un ton presque cassant.

Citation:
- Monsieur le Gouverneur, je suis le Capitaine Tahlee, officier de la Marine Impériale et commandant en second du destroyer stellaire “Croisé Éternel”. L'État-major impérial m’a demandé de prendre en charge votre remise à pied. Suivez-moi je vous prie.


« Capitaine Tahlee », S’il s’agissait de la même personne qui était supposée amener le gouverneur corrompu sur Cathar, soit elle avait battu un record de vitesse, soit le commandant Konstantine avait attendu pour faire son rapport « urgent » juste au moment où elle arrivait sur la planète. Sans compter qu’au lieu de s’occuper de la remise du rapport, elle se trouvait affectée à un autre gouverneur. S’il était possible qu’il existe plusieurs Tahlee, le fait qu’elle soit également commandant en second d’un vaisseau défiait les probabilités.

Lysandre Sylla avait ainsi la désagréable impression d’une mise en scène, et même l’appartenance à la marine impériale de son interlocutrice ne parvenait pas à le rassénérer. « Croisé éternel » évoquait le fanatisme à plein nez, et il pouvait tout à fait s’agir d’un sbire dévoué de la Grande Moff chargé de l’éprouver de manière officielle et officieuse. De la politique de couloir comme Sylla la détestait… Mais il devait respecter les règles imposées par ses hôtes.


C’est entendu Capitaine, montrez-moi le chemin.

Contrairement au lieutenant, ses quatre gardes d’honneurs poursuivirent leur escorte, l’air aussi naturel que les droïdes GK qu’ils venaient de croiser. Tout le monde s’engagea au sein de l’académie. Instructeurs et élèves s’écartaient sur leur passage, et les salles se succédèrent rapidement, mais l’ambiance était loin d’être aussi potache que l’université de Belsmuth II. L’austérité militaire semblait prédominer, et même les conversations de Presfbelt semblaient plus enjouées. Etait l’état normal de l’académie ou bien l’influence de son escorte ? Manifestement, l’uniforme arboré par cette dernière exerçait une forte influence sur le détournement des regards.

Ils débouchèrent bientôt dans une salle aussi vaste que mal éclairée. Au premier plan se trouvaient plusieurs râteliers d’armes, et derrière, dans l’ombre, ce qui devait sans doute être un champ de tir. Si ses convoyeurs s’entraînaient ici, Sylla ne le saurait pas puisque les quatre gardes étaient restés à l’extérieur. En revanche la capitaine désigna les armes à disposition et prit la parole :

Citation:
Je ne connais pas grand chose de vous, toutefois, j’imagine qu’il est essentiel de voir ce que vous êtes capable de faire avec un blaster en main. Il me semble essentiel et tout à fait logique qu’un officier soit en mesure de mener au combat ses hommes lorsque le besoin s’en fait ressentir. Les Moffs et les gouverneurs ne doivent pas faire exception à cette règle.

Donc Tahlee ne savait rien à son sujet, et avait donc décidé de lui faire tirer sur des cibles ? Elle avait visiblement suivi des cours auprès des Echani, réputés pour lire les pensées de leurs adversaires au cours du combat. Toutefois cette méthode n’enchantait guère Sylla. S’il devait mener des troupes un jour, il comptait le faire depuis le pont d’un destroyer stellaire, et non pas au sol, perdu dans la masse et dans l’impossibilité d’analyser à froid.

S’il était possible que des pirates prennent d’assaut la passerelle de commandement, cela restait tout de même improbable. De la sorte, Sylla avait vu comment tirer une arme et s’était exercer à deux ou trois occasions, mais il était loin d’être un praticien chevronné. Si le besoin se faisait sentir qu’il mène ses hommes au combat blaster au poing, c’est qu’il y aurait eu auparavant une telle succession d’erreurs et de hasards pour qu’il se trouve dans l’impossibilité d’élaborer une autre stratégie que « on fonce et on défonce ». Mais il ne pensait pas qu’il soit possible de faire partager son point de vue au capitaine. Comme tous les militaires de formations qu’il avait croisés auparavant, il allait devoir faire une démonstration de testostérone pour être jugé apte à réfléchir pour les autres.


Bien, déclara le gouverneur, qui se dirigea vers les râteliers.

Son regard survola celui des armes de corps à corps, et sa main effleura une vibrohache. Avec sa carrure, il pourrait faire de gros dégâts en la maniant, mais il risquait aussi de s’éborgner. Sans compter que s’il cherchait à se tenir à distance pour réfléchir au calme, la poussée d’adrénaline du corps à corps n’était pas recommandée.

Il passa ensuite aux fusils blaster, et soupesa un instant un fusil E-11. Ces armes versatiles lui permettaient de pratiquer du tir sur des distances plus convenables. Toutefois, arriver justement à viser juste à distance nécessitait un doigté qu’il n’avait pas. C’était d’ailleurs pour cela qu’il n’avait pas pris le temps de considérer les fusils snipers. Non les fusils étaient incommodes, et en plus le dérangeraient quand il s’appuierait sur son dossier de chaise.

Restaient les pistolets. Lysandre en contempla plusieurs cherchant à deviner lequel serait le plus à même de compenser son manque de pratique. Il exclut ainsi d’emblée le SE 14C, dont le recul risquait de lui faire faire des trous au plafond. Le Relby K23 disposait d’une bonne puissance, mais la fiabilité laissait à désirer. Sylla ne désirait pas gagner le surnom de « trois-doigts ». Après plusieurs hésitations, il opta pour le S5. Sa polyvalence pourrait servir selon les plans, et pourrait également lui permettre de s’extirper du combat plutôt que de le chercher.


Je suis prêt, déclara le Cunctator, satisfait d’en arriver au bout de ses longues ruminations, en se saisissant de son arme et en se tournant vers la capitaine.

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"La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu'une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l'erreur."

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MessagePosté le: 09/05/2018 11:03:42    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

Le capitaine Tahlee observe silencieusement le gouverneur. Elle ne sait rien de lui, si ce n’est qu’il est le dirigeant d’une planète importante aux yeux de la Grande Moff. Peut-être est-ce là l’origine de sa venue ici, sur Cathar. Peut-être est-ce là l’objet précis de sa remise à niveau. Il est fort probable que le Renard Impérial, comme à son habitude, cherche à s’assurer que chaque individu est bien à sa place. C’est en effet une possibilité. Après tout, Ashe semble apprécier les tests qui éprouvent ceux qui doivent servir sous ses ordres ou qui ont une place importante dans l’échiquier politique impérial. C’est une façon, pour elle, de s’assurer qu’il n’y a pas d’incapables ou de traîtres au sein des institutions impériales. Une façon de s’assurer également que personne ne puisse nuire à ses intérêts. Le commandant en second du “Croisé Éternel” comprend cette volonté de tout contrôler dans les moindres détails. C’est une manière de faire en sorte que l’Impérium ne soit pas menacé de l’intérieur. Mais la Boroskaise n’approuve toutefois pas le fait qu’on lui confie une mission sans lui donner d'informations à propos de cette dernière.

Lorsqu’elle avait débarqué sur l’Arche de l’Empire, confiant aux agents du Bureau de la Sécurité de l’Impérium le gouverneur déchu Gr’t, un Defel lui avait remis un datapad contenant des instructions précises. Cela concernait bien évidemment la prise en charge du gouverneur Lysandre Sylla et de sa formation. Mais on ne lui avait donné aucun détail à propos de son passé, de sa personnalité. Et à l’instar du héros d’Ord Trasi, qui ne semble pas réellement heureux d’être ici, la jeune femme se questionne sur les intentions de sa supérieure à son sujet, ruminant silencieusement son mécontentement. Ce moment d’égarement s’achève toutefois rapidement. Car les ordres sont les ordres. Un bon soldat se contente de les exécuter sans broncher. Telle est la doctrine inculquée aux natifs de Borosk dès la plus tendre enfance. Les mauvaises langues s’accordent même à dire que les Boroskais apprennent à manier les armes avant même de savoir marcher. Cela est peut-être vrai d’un certain point de vue, mais il ne faut pas pour autant croire que les gens issus de cette société ne vivent que pour servir dans l’armée. Chaque individu doit trouver la place qui lui correspond le mieux dans la société. Une place où il pourra servir au mieux le régime… Une chose est sûre toutefois : Le capitaine Tahlee est le pur produit de la société Boroskaise. Et en tant que tel, rigueur et discipline sont les maîtres mots à suivre. Une voie toute tracée que la jeune femme s’évertue de poursuivre.

Lorsque le gouverneur s’empare d’un blaster S-5, le commandant en second du “Croisé Éternel” se permet de faire une analyse partielle du profil psychologique de ce dernier. Car de son point de vue, l’arme reflète la personnalité de l’individu qui la porte. D’une certaine manière, Lysandre Sylla a raison de penser qu’elle a pu suivre des cours auprès des Echani, même si tel n’est pas le cas. Néanmoins, le raisonnement reste le même. Et voilà que Tahlee se lance dans une analyse des plus intéressantes. Le blaster S-5, de confection Naboo, est une arme qui est relativement appréciée pour sa polyvalence. Cela voudrait donc dire que le dirigeant d’Ord Trasi est plutôt du genre à réfléchir à divers moyens d’arriver au bout de ses objectifs, malgré son physique impressionnant qui le ferait volontiers passer pour un homme entièrement voué à l’action. La réflexion est l’apanage des grands officiers, ce qui est un bon point pour le gouverneur. Toutefois, entre des mains malintentionnées, ce trait de caractère est particulièrement dévastateur et dangereux. Il faudrait donc probablement cerner le personnage dans sa globalité pour ne pas avoir de surprise. Et le surveiller si cela s’avère nécessaire. Mais cela n’est point le rôle du capitaine Tahlee. La Boroskaise, qui se perd à nouveau dans ses pensées, n’est pas là pour espionner le Moff en devenir. Sa tâche consiste à le remettre dans les normes de l’armée, ce qu’elle ferait avec beaucoup de soin.

La jeune femme plonge son regard gris et dur comme l’acier dans celui du héros d’Ord Trasi. Lui faire tirer sur des cibles immobiles serait un exercice bien trop facile. Et les Boroskais ne font jamais dans la simplicité. Après tout, pourquoi se contenter de la médiocrité quand on peut viser l’excellence ? L’officier impérial semble avoir une idée derrière la tête. Une idée qui risque de ne pas plaire à son invité de marque. Il y a quatre Manteaux de Nuit qui attendent patiemment à l’extérieur et il serait dommage de ne pas les faire participer au premier exercice de remise en forme… Tahlee esquisse l’ombre d’un sourire sur son visage habituellement sans expression. Cependant, pour exécuter ses “sombres” projets, il lui faut trouver un endroit adapté. Le capitaine se dirige vers la console et y insère sa tige de décodage. Après quelques minutes à chercher dans la base de données de l’académie nouvellement fondée, le commandant en second du “Croisé Éternel” trouve ce qu’elle est venue chercher : Une salle suffisamment vaste pour y faire un entraînement digne de ce nom.


- Suivez-moi Monsieur le Gouverneur. Nous allons vous “tester” dans un endroit plus approprié. Lâche finalement pour toute réponse la Boroskaise, d’une voix parfaitement modulée.

Le duo quitte donc le champ de tir et ses râteliers d’armes pour une nouvelle destination encore inconnue de Lysandre Sylla. Les soldats personnels de la Grande Moff Ashe viennent une fois de plus s’ajouter au groupe, toujours aussi silencieux dans leurs armures grises. Le trajet est relativement court cette fois-ci. Le petit cortège se contente de longer un couloir, de descendre une série d’escaliers et arrive à sa destination après avoir traversé un nouveau corridor. L’officier impérial est la première à pénétrer dans l’ombre de la pièce, suivie de près par le reste du groupe. L’endroit est volontairement peu éclairé, pour les besoins des exercices qui se déroulent en son sein. Bien que noyés dans l’obscurité, il est possible de discerner les silhouettes massives de plusieurs murs à l’intérieur même de la salle. Ce que la jeune femme ne dit pas, c’est qu’il s’agit en fait d’une sorte de labyrinthe, dans lequel sont disposés plusieurs “pièces” et “couloirs” qui servent de terrain d’entraînement aux élèves-officiers. Du fait de la disposition particulière des éléments de mobilier et des différentes zones, l’endroit est un vrai nid à dangers. Si l’enjeu pour les aspirants-officiers est de commander un petit groupe dans des conditions étranges et dans un milieu inconnu afin de tester leurs compétences, il en est tout autrement pour le gouverneur... Ce dernier va par ailleurs l’apprendre à ses dépens.

- Monsieur le Gouverneur, il se trouve que cet endroit est parfait pour tester vos aptitudes de combattant. Il vous faudra user de toutes vos ressources pour venir à bout de ce premier exercice. Débute le capitaine Tahlee sur un ton particulièrement glacial. Votre objectif sera très simple Monsieur le Gouverneur. Il vous suffira tout simplement d’être le dernier homme debout… Je vous laisse cinq minutes pour vous préparer et pour découvrir l’ensemble de la zone. Après quoi, je lancerai à vos trousses les hommes de votre escorte.

Les Manteaux de Nuit ne semblent même pas broncher à l’annonce de leur participation à cet exercice. Les caques dissimulant les visages des gardes n’expriment rien, si ce n’est le vide. Les hommes protégeant de leur vie la Grande Moff Ashe partagent presque plus de points communs avec les droides qu’avec les soldats faits de chair et d’os. Du moins, c’est ce que l’on peut en conclure en les observant. Mais la vérité est peut-être tout autre. Et comme pour contredire ou appuyer ce point, l’un des Manteaux de Nuit accompagnant l’officier impérial et le gouverneur fait pivoter son casque.

- Vos ordres Madame ? Demande alors le garde, sortant du mutisme légendaire qui caractérise l’unité d’exception à laquelle il appartient.

- Réglez vos armes sur tir paralysant. Et attendez mes instructions. Rétorque simplement la jeune femme avec sa froideur habituelle.

- Bien reçu Madame.

- Monsieur le Gouverneur… C’est à vous d’entrer en scène. Conclue donc la Boroskaise.

Le commandant en second du “Croisé Éternel” ne quitte des yeux le dirigeant d’Ord Trasi que lorsqu’il disparaît de son champ de vision, à l’intérieur même du dédale. Elle grimpe ensuite sur une passerelle lui permettant d’avoir un champ de vision global. Si les lieux sont plongés dans une semi-obscurité, et qu’en outre, il est difficile d’y voir quelque chose très avec précision, il est possible de suivre du regard les mouvements et les futurs traits paralysants qui vont fuser dans tous les sens. Le combat risque d’être inégal. Trop inégal. Le capitaine Tahlee voit mal un gouverneur retiré des institutions militaires affronter avec succès quatre combattants d’élite ayant à leur disposition les meilleures armures et équipements possibles. Mais le politicien n’est pas à court d’options. Car le mobilier divers et varié offre de nombreuses possibilités. Cachettes, couvertures, objets pour restreindre la progression de l’adversaire… Sans parler des quelques mannequins revêtus d’uniformes noirs, posés ici et là, dont l’utilité peut être multiple. Les cinq minutes passent rapidement. L’officier impérial pense voir l’espace d’un instant la silhouette imposante du politicien, mais cette dernière disparaît rapidement dans l’obscurité. La Boroskaise descend rapidement quelques marches de la passerelle pour se mettre à portée d’oreille.

- Messieurs, c’est l’heure. Évitez d’abîmer notre invité. Ordonne la jeune femme. Soyez… Civilisés.

- A vos ordres Madame. Répond l’un d’entre eux en faisant claquer ses talons.

Les soldats d’élite pénètrent à l’intérieur du réseau de couloirs et de salles, à la recherche de leur “cible”. Pour optimiser les chances de tomber sur le gouverneur, les combattants aux armures grises se dispersent en trois groupes distincts, l’un comportant deux individus et les deux autres n’en comprenant qu’un seul. Aussi silencieux que des félins, plus agiles que des ombres, les gardes personnels de la Moff Ashe semblent particulièrement sûrs de leur victoire. Ils ne relâchent toutefois pas leur vigilance… Car il se peut que Lysandre Sylla soit là, quelque part, à attendre qu’ils tombent dans un piège concocté par ses soins. Et si l’analyse rapide de Tahlee s’avère être bonne, il ne se rendra pas sans combattre, usant de toutes les ressources mis à sa disposition. Les choses promettent d’être intéressantes...


Tu as carte blanche pour décrire ce qu'il se passe à l'intérieur du dédale. Ton imagination pour vaincre les Manteaux de Nuit (ou pour te faire battre par eux) est ta seule limite. Si tu as besoin d'informations complémentaires, n'hésite pas à me contacter.

PS : J'ai acheté le blaster S-5. Tu peux le faire figurer dans ton casier et préciser qu'il s'agit d'un don du camp. ;)

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Lysandre Sylla
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MessagePosté le: 16/05/2018 11:09:56    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

La respiration légèrement plus rapide que d’habitude, Lysandre Sylla s’était adossé contre un mur, tentant de diminuer son rythme cardiaque et de distinguer l’écho de pas s’approchant, ou bien d’apercevoir du coin de l’œil un reflet métallique signalant la présence du canon d’un blaster. Placé contre l’angle d’une intersection en T, il pouvait à la fois couvrir les deux autres approches ou bien se replier si nécessaire et aborder le plan B. Mais cela serait-il suffisant ? la friction d’une cape contre un plastron le métallique le prévint qu’il allait bientôt savoir…

Quelques minutes plutôt…

Citation:
- Suivez-moi Monsieur le Gouverneur. Nous allons vous “tester” dans un endroit plus approprié.


Le gouverneur d’Ord Trasi avait cru apercevoir l’ombre d’un sourire s’esquisser sur le visage de la capitaine, mais avant qu’il ne puisse s’en assurer, celle -ci avait déjà retrouver sa façade aussi amène qu’un Hutt avec des sourcils. Elle quitta la pièce d’un mouvement fluide, et Lysandre la suivit, rangeant le pistolet dans sa gaine le long de sa hanche. Ils passèrent entre les quatre gardes, qui sans un mot se remirent en mouvement à leurs côtés. Les ordres d’escortes provenaient donc non pas de la capitaine, mais de la Grande Moff ou plus vraisemblablement du général Veed, puisque les quatre cerbères exécutent leur tâche sans le moindre signe de la part de Tahlee, à moins qu’il ait échappé à Sylla.

Ils traversèrent un corridor aussi nu que les dunes de sables de Tatooine, puis descendirent une volée de marches puis un autre couloir, sans croiser âme qui vive. Cette partie du bâtiment ne devait pas servir souvent. Une porte s’ouvrit devant eux, donnant sur une pièce plongée dans une semi-obscurité. Tahlee y rentra, bientôt suivie de Sylla et de son escorte. La porte se referma derrière eux dans un chuintement, et le Cunctator attendit un instant que la lumière se fasse, avant de comprendre que ce ne sera pas le cas. Décidément, après le centre de commandement de Ashe, l’Imperium adorait jouer sur les clairs obscurs.

Il pouvait distinguer un mur ou du moins ses contours, à une courte distance, mais qui laissait un espace entre son sommet et le plafond. Il rectifia rapidement son analyse en remarquant à mesure que ses yeux s’adaptaient au manque de luminosité la présence de plusieurs angles dans ce qui était des murs, ainsi qu’une ouverture entre eux. Sylla avait entendu parler de ces labyrinthes d’exercices, mais jusqu’à ce jour, il n’avait pas encore eu l’opportunité d’en voir un de ses propres yeux. Allait-il devoir mener les personnes présentes à travers ce dédale ?


Citation:
- Monsieur le Gouverneur, il se trouve que cet endroit est parfait pour tester vos aptitudes de combattant. Il vous faudra user de toutes vos ressources pour venir à bout de ce premier exercice. Votre objectif sera très simple Monsieur le Gouverneur. Il vous suffira tout simplement d’être le dernier homme debout… Je vous laisse cinq minutes pour vous préparer et pour découvrir l’ensemble de la zone. Après quoi, je lancerai à vos trousses les hommes de votre escorte.

Si les gardes étaient au courant, ils ne le manifestèrent pas. Le gouverneur révisa encore une fois son jugement. Visiblement le capitaine disposait d’un poids plus important pour pouvoir les impliquer à leurs risques et périls sans sembler en référer d’abord à ses supérieurs. L’un des gardes s’avança.

Citation:
- Vos ordres Madame ?
- Réglez vos armes sur tir paralysant. Et attendez mes instructions.
- Bien reçu Madame.


Au moins le Cunctator n’aura pas de brûlures de blaster à déplorer, ni de trou dans son uniforme. Une telle instruction vaut aussi sans doute pour lui : mieux valait éviter d’envoyer dans l’au-delà la soldatesque personnelle de la Grande Moff. D’un geste rapide, il diminua l’intensité de son arme.

Citation:
- Monsieur le Gouverneur… C’est à vous d’entrer en scène.


Sans un mot, Lysandre acquiesça de la tête et entra dans le labyrinthe. Il doutait que la capitaine lui fournisse des explications supplémentaires même s’il lui avait demandé. Un fois à l’intérieur, il patienta un instant pour s’habituer au lieu, puis avança. Il arriva bien vite à la première intersection où trois chemins se présentaient devant lui. Avant de prendre celui de gauche, il frotta la crosse de son arme au ras du sol, le plus proche du mur pour être le moins visible possible, sauf si on savait que c’était là. Il laissa ainsi une petite ligne qui s’élargissait à un de ses bouts. Il ne s’agissait pas de marquer le chemin par lequel il était entré, mais d’indiquer la direction cardinale de l’entrée du labyrinthe. Il répéta ce processus à chacune des intersections qu’il traversa. De la sorte, il ne risquerait pas de tourner en rond, mais pourrait facilement se réorienter.

Tout en s’enfonçant dans le dédale, Sylla réfléchissait. Les quatre gardes étaient des soldats d’élites, rompus à ce genre d’exercice. Les surpasser dans l’art du combat relevait de la chimère. En outre leur équipement sophistiqué, que Lysandre avait eu l’occasion d’observer à son arrivée, devrait leur permettre une acuité très largement supérieure à la sienne. Toute tentative d’embuscade serait ainsi périlleuse. Et il n’avait même pas encore abordé la question de la supériorité numérique. C’était comme s’il devait piloter un vieux Venator avec un équipage débutant contre quatre Destroyers stellaires de classe impériale flambants neufs avec des équipages chevronnés. Ladite confrontation se déroulant dans une nébuleuse bien entendu. Mais à mesure qu’il retranscrivait une telle opération dans son esprit, une ébauche de plan lui vint à l’esprit…

Il s’arrêta d’abord près d’une étagère métallique placé au milieu d’un carrefour à trois branches, vraisemblablement pour permettre aux soldats de s’entrainer à tirer à travers un obstacle. Il la repoussa conte le mur et y ajouta le mobilier à proximité immédiate. Il continua sa pérégrination et tomba sur plusieurs mannequins, il lui fallut prendre deux carrefours supplémentaires avant de trouver le modèle qui lui convenait : un automate qui était alimenté par un noyau énergétique pour constituer une cible mouvante, au milieu d’un couloir. Sans prêter attention à la qualité de l’uniforme du mannequin, il déchira son revêtement jusqu’à mettre à nu la structure métallique interne. Il récupéra les lambeaux de tissus et les noua dans une corde sommaire qu’il noua contre un poteau. Au même instant, il crû entendre au loin la voix de Tahlee. Les cinq minutes étaient sans doute écoulées. A lui de jouer.

La logique aurait voulu que ses assaillants se séparent en deux groupes de deux pour préserver leur avantage numérique en tentant de le prendre en tenaille. Mais dans un tel dédale, il pourrait être aisé de les contourner, et ils ne pouvaient pas savoir, du moins au début, où il se trouvait exactement. La perte de temps et de manœuvrabilité qui en résulterait serait trop pénalisante.

A l’inverse, se séparer dans une fourche de quatre leur conférerait une mobilité extrême, renforcée par leur communication radio, mais les exposerait à se faire attaquer rapidement un à un. Même à force égale, Sylla doutait de pouvoir les battre tous chacun leur tour, mais eux ne savaient pas exactement quelles étaient ses capacités et seraient donc prudents.

Une tortue en groupe de quatre était possible, bien que cela ne corresponde pas à la logique de combat que Sylla soupçonnait chez Ashe et par extension chez ses troupes. Une telle tactique serait extrêmement lente et inconfortable, et si elle offre une forte protection, elle laisse exposer à une tactique d’escarmouche. La solution un groupe de deux et deux en solistes semblait donc la plus probable, car la plus équilibrée.

Mais être la plus équilibrée signifiais aussi qu’elle n’était la plus efficace nulle part. En outre, deviner que le groupe de deux serait au milieu n’était pas compliqué. Il fallait qu’il puisse rapidement apporter le surnombre et limiter les échappatoires si une des ailes se faisait attaquer. Son opinion à peu près faite, Lysandre se déporta grâce à ses marques vers la gauche du labyrinthe, et se prépara pour sa première attaque, recroquevillé et aux aguets.

Lorsque le garde dépassa de l’angle, à une dizaine de mètres de lui, Sylla tenta d’ouvrir le feu. « Tenta », car non seulement le recul de son arme, tenue à une main, le surprit et ne lui accorda aucune chance d’ajuster sa cible au premier tir qui se perdit dans le mur. Mais en plus, les alarmes du casque de son adversaire durent rugirent, car ce dernier, avant même que le tir de Lysandre parte, avait déjà commencer à pivoter pour se mettre hors de portée. Sa riposte, presque immédiate, obligea Lysandre à se jeter à l’abri. La radio de ses adversaires devait déjà fonctionner avec intensité, et Lysandre ignorait si les senseurs de ses ennemis pouvaient voir à travers ces murs. Un non était probable, sinon le terrain d’exercice n’aurait eu que peu d’intérêt, mais mieux valait rester prudent.

Lysandre se releva et se mit à courir en s’éloignant de l’intersection, en insistant sur le bruit de course. Son but était de donner l’impression qu’il cherchait à s’enfuir pour se dissimuler à nouveau dans le labyrinthe, de manière à pousser son adversaire à se jeter sur ses traces pour ne pas le perdre au lieu d’adopter une démarche prudente. Contre un adversaire chevronné, le garde aurait sans doute respecté le principe de prudence. Mais contre quelqu’un qui ne savait même pas tirer, les alarmes était moins efficaces, et le souhait d’en finir rapidement plus intense. Le soldat ne se jeta donc pas dans la gueule du loup, et passa d’abord sa tête dans le corridor où Sylla venait de disparaître pour s’assurer qu’il pouvait s’y aventurer. Visiblement rassuré, il s’engagea un pas précautionneux, à l’affut d’un piège.

C’était ce qu’attendait le Cunctator. Il sortit de son renfoncement à l’autre bout du couloir et fit feu, non pas du blaster mais du grappin. Son adversaire perçut tout de suite le danger : si le câble l’attrapait, il pourrait être jeté violemment au sol avant d’avoir le temps de le couper. D’un pas de côté visiblement travaillé à l’entraînement, il s’écarta de la trajectoire du câble. C’était le problème de ce dernier : sa lenteur qui rendait son esquive plus aisée que celle d’un tir de blaster et compensait la surprise de l’employer comme une arme et non un outil.

Mais si le corps était capable d’instinct par l’entraînement d’éviter le projectile, il n’en était pas de même pour les vêtements, et notamment pour la cape de cérémonie arborée fièrement. Les millièmes de secondes s’écoulèrent tandis que la cape, soulevé par le pas de côté, se trouvait dans le sillage du garde et encore sur la trajectoire. Une fois le grappin fiché dans celle-ci, une brève tension, la cape bascule sur la tête du garde et l’entraine, pouvant peut-être l’aveugler voire l’étrangler, et tandis qu’il est traîné par cette cape, Sylla pourrait le neutraliser.

Mais ce n’était pas un simple soldat à qui il avait affaire. Le guerrier, d’une torsion parfaite des hanches rabattit sa cape hors de la trajectoire du grappin, qui passa à quelques millimètres du tissu, avant de se ficher derrière le Manteau de la Nuit. Ce dernier s’accorda un bref instant pour fixer sa cible. Lysandre avait utilisé son grappin intégré à son blaster, et le couper pour éviter de se débarrasser de l’arme lui prendrait une poignée de seconde qui donnait tout son temps pour le prendre pour cible et le paralyser.
Mais le gouverneur ne semblait pas outre mesure inquiet. D’un ton impérieux, il déclara :

Derrière-vous !

Le câble du grappin se tendit tandis que le gouverneur se cabrait pour que l’attraction se fasse vers lui, et un grincement sinistre poussa le militaire à se retourner, voyant avec surprise et consternation la lourde étagère chargée basculer sur lui, déséquilibrée par le grappin. Le soldat se retrouva plaqué au sol et à moitié écrasé par la pluie de mobilier qui s’abattit sur lui avant qu’il eût pu faire un geste. N’émergeait du charivari que son buste et un bras. Lysandre s’approcha de lui au pas de course.

Désolé, à la guerre comme à la guerre.

Le Cunctator se saisit du bras du garde et utilisant sa propre jambe comme contre poids, le tordit jusqu’à ce qu’il craque. Si le garde hurla de douleur ou non, son casque l’étouffa. Justement en parlant de casque…Le poing gauche de Sylla s’abattit sur la visière avec la crosse de son blaster. Tentant d’ignorer la douleur qui frappa de plein fouet ses phalanges, Sylla constata avec satisfaction le morcellement de l’HUD de son adversaire. Aveuglé, immobilisé et fracturé, il ne pourra pas se déplacer seul, et ses compagnons n’auront pas le temps de le secourir sous peine de s’exposer à une contre-attaque. Utiliser des rayons tracteurs pour utiliser des vaisseaux ou astéroïdes comme protection et non pour capturer des cibles était une stratégie qui déroutait toujours les novices.

Et en parlant de novice, Lysandre eu à peine le temps de s’éloigner que des tirs paralysants vinrent se fracasser à côté de lui. Repartant au pas de course, il eu le temps de voir par-dessus son épaule débouler les deux associés du groupe central. A un contre deux, c’était du suicide. Il fallait donc effectuer une retraite stratégique, tout en s’assurant que le dernier larron ne le contourne pas.

Sylla recula donc pas à pas, jusqu’à s’abriter derrière l’angle au terme d’un long couloir rectiligne avec un certain mannequin au milieu. Cependant, mettre en place la touche finale de cette phase stratégique se révélait plus complexe que prévue. Les deux soldats avançaient tour à tour, l’un couvrant de rafales de tirs paralysants la progression de l’autre. Leur progression, rodée par l’entraînement et l’expérience, était presque mécanique. Ce qui voulait sans doute dire qu’ils répétaient une manœuvre parfaitement apprise et surtout parfaitement chronométrée.

Un bref décompte durant leur déplacement suivant, alors que le premier soldat pénétrait dans le couloir et s’abritait dans un renfoncement, confirma le pronostic. Il y avait exactement un angle mort de deux secondes, où Sylla pourrait décharger son arme. Il recoupa son hypothèse lors du déplacement suivant, qui amena les gardes à moins de dix mètres de sa position et à deux mètres du mannequin. A la manœuvre suivante, il était prêt.

Lysandre tendit le bras par-delà son abri et déchargea son blaster approximativement dans la direction du mannequin. Le plasma, matériau plus instable que le Tibanna pour alimenter un blaster, n’en était pas moins bien plus redoutable contre les métaux. Certains lances-plasma lourds pouvait même faire fondre le beskarr mandalorien. Aussi son tir n’eut aucun mal à pénétrer le revêtement du noyau énergétique du mannequin, ce qui provoqua une surcharge et fit voler le mannequin en un millions d’éclats dans une grande explosion lumineuse et sonore.


« Et un Gambit de linceul, un ! »

Les gardes devaient avoir leurs équipements de détections réglés au maximum dans cette obscurité, afin de prévoir tous les pièges et de repérer sa position. De la sorte leur vision devait sans doute être réglée sur augmentation de la luminosité. La boule de lumière avait dû constituer une parfaite grenade aveuglante qui n’avait pas due être agréable pour leurs pupilles. En outre les sons devaient aussi brouiller leurs capteurs auditifs, et le nuage de poussière rendre leurs senseurs inutilisables. A trop se reposer sur la technologie, ils étaient devenus aveugles temporairement.

Sylla en profita pour se replier hors de leur portée. S’ils étaient affaiblis, lui-même ne pouvait pas voir à travers ce nuage, et passer à l’offensive était trop risqué. En revanche, cela lui donnait l’opportunité d’attaquer le dernier participant de ce petit jeu. Ses camarades seraient trop occupés à recalibrer leur équipement pour arriver à temps.

Mais il fallait agir vite, et arriver à surprendre le soldat de manière offensive. Ce dernier, qui avait dû recevoir mots de la mésaventure des autres, ne se risquerait pas à la poursuite de Sylla sans renforts et garderait sans doute sa position. D’où la nécessité de l’attaquer d’une manière inattendue. Que serait le genre d’offensive la plus stupide et donc la moins prévisible ? Par les airs !

Lysandre repéra une table contre le mur, et grimpa dessus. Avec cet escabeau improvisé ses mains pouvaient atteindre le rebord supérieur des murs. Tirant sa grande carcasse à la force des poignets, il se hissa sur en haut, dominant le labyrinthe. Il aperçu au loin une passerelle où se situait le capitaine Tahlee, profitant à son aise du spectacle. Derrière lui il voyait encore la fumée causée par son objet explosif improvisé. Et devant lui, à deux sauts de couloirs prêts, le reflet d’un casque.

Le Cunctator pris son élan, et bondit d’un mur à l’autre. La progression n’était pas aisée, et pouvait se révéler totalement suicidaire. En hauteur, il constituait une cible parfaite pour quiconque daignait lever la tête. Mais après avoir passé son temps à dresser des pièges complexes le long du sols, son adversaire ne s’attendrait sans doute pas à l’offensive aérienne la plus stupide qui soit.

Un autre bond, et Sylla se retrouva au-dessus du garde. Ce dernier, alerté par le bruit, leva la tête, mais l’instant qu’il passa à digérer l’information permit au gouverneur de pousser son avantage. Il aurait pu en profiter pour tirer, mais ses compétences étaient trop inférieures pour qu’il puisse bénéficier d’un pronostic favorable. En outre, c’est ce à quoi son adversaire se serait attendu. A la place, il se laissa tomber sur lui.

Sa taille et son poids lui donnaient un avantage physique, et le garde s’écroula lourdement en dessous de lui. D’un coup de pied, Lysandre mit le blaster de son adversaire à l’écart, et ses deux mains tentèrent de se refermer sur la gorge de son adversaire. Ce dernier se débattait comme un beau diable, et la main droite de Sylla ripa sur la combinaison protégeant la gorge, avant la déchirer partiellement dans la lutte et d’exposer la peau nue. Le gouverneur raffermit sa prise, et pendant un moment sembla sur le point de faire perdre connaissance à son adversaire.

Mais les pieds joints de ce dernier se replièrent sous le ventre du gouverneur, et d’une formidable détente lui firent lâcher prise. Le Cunctator se retrouva à terre, avec cette fois-ci le garde au-dessus de lui. Ce dernier semblait en conflits entre ses ordres de ne pas abîmer leur hôte et la logique du combat, avant de finir par asséner un coup de poing au menton de Lysandre, qui sentit le sang gicler dans sa bouche. Ses yeux, un instant étourdi, virent bientôt le canon du blaster du soldat pointé sur eux.

Cependant, alors que le coup de grâce était proche, le garde tituba, puis bascula de côté, ses doigts lâchant son arme, il leva la tête vers son adversaire, et ce dernier aurait parier que derrière la visière s’affichait une expression de surprise et d’incompréhension. Lysandre ouvrit son poing droit et dévoila au creux de sa main la fléchette anesthésiante qu’il avait retiré de son blaster. D’instinct, le garde se toucha le cou, la où sa peau avait été exposé, et sentit le renflement d’une piqûre.

Marg Sabl ! Employer le vaisseau amiral comme couverture pour permettre aux chasseurs de sortir en toute sécurité, avant de frapper en encerclement, saupoudré de la tactique de la taillade de l’aile A : lancer une première vague d’assaut qui couvre dans ses moteurs la véritable vague d’assaut pour déjouer la défense. Fais de beaux rêves.

Lysandre était très fier de lui, mais il savait que la partie approchait de son terme. Le problème, comme il remarqua en se relevant et en se dirigeant vers l’intersection la plus proche, c’est qu’il se trouvait dans une partie du dédale où ses marques ne se trouvaient pas. Et ses deux derniers adversaires s’approchaient au galop. Lysandre réfléchit et se rappela la passerelle qu’il avait vu. De toute évidence elle se situait dans la direction de l’entrée. Ayant déterminé son cap, et espérant avoir le bon choix, le gouverneur partit au pas de course, la respiration sifflante. Il passa un premier carrefour, puis un deuxième, sans traces de points cardinaux, et se retrouva dans une impasse. Alors qu’il revenait sur ses pas à l’intersection précédente, il vit au bout d’un couloir les deux gardes, qui levèrent leurs armes.

Sylla se jeta dans le corridor de droite tandis que des arcs électriques semblèrent donner vie au mur à ses côtés. Reprenant sa course, il partit à droite, puis à gauche, et arriva enfin à une intersection marquée. Il s’était éloigné un peu trop vers la droite du labyrinthe. Reprenant son chemin avec soin, le souffle de plus en plus brûlant de ses adversaires derrière lui, il se dirigea vers sa dernière cartouche.

Il saisit au vent la corde improvisée attaché auparavant, et utilisant son lance grappin, la tendit à mi-hauteur sur le passage derrière lui, à la sortie d’un tournant. Puis il repartit de plus belle. Son piège était grotesque, mais avec leurs senseurs abîmés, ses adversaires seraient plus aisées à prendre. Un grognement étouffé derrière lui et un bruit de déchirure le lui confirma.

Lysandre pivota, franchit deux intersections, puis vit à une demi-douzaine de mètres son objectif. Il accéléra, tâchant d’ignorer la douleur qui cinglait ses flancs, et sortit par l’entrée du labyrinthe. Moins d’une dizaine de secondes plus tard, les deux gardes débouchèrent derrière lui. Au regard interrogateur et froid du capitaine au-dessus d’eux, il déclara :

Dans les paramètres donnés de la mission et son évolution, il n’aurait servi à rien de prolonger le combat. Les forces adverses ont été amputés de moitié, et je préfère ramener à bon port ma force de combat plus ou moins intacte plutôt que de tenter l’aventure pour neutraliser la totalité de la force adverse au risque d’annihiler ma flotte.

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"La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu'une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l'erreur."

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MessagePosté le: 01/06/2018 13:34:22    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire. Répondre en citant

Tahlee observe attentivement les moindres faits et gestes du gouverneur. Comme elle s’y attendait, celui-ci use de toutes les ressources laissées à sa disposition pour vaincre deux Manteaux de Nuit. L’un d’eux se fait même briser le bras. A croire que Lysandre Sylla n’a aucune pitié pour ses ennemis, même sur un terrain d’entraînement. Derrière son air rigide se cache donc un redoutable tacticien doublé d’un cruel combattant. Un portrait tout à fait intéressant. Un tel homme serait un véritable atout pour le régime impérial. La Grand Moff, encore une fois, a su faire preuve de clairvoyance… Toutefois, le génie du dirigeant d’Ord Trasi atteint ses limites lorsqu’il est acculé contre un mur. Il opte alors pour la reddition. Un choix que nombre d’officiers impériaux désapprouveraient par fierté. Ceux-là seraient prêts à sacrifier leurs troupes jusqu’au dernier homme pour éviter le déshonneur. Mais du point de vue du capitaine, il est parfois préférable de battre en retraite ou de s’avouer vaincu afin d’éviter des morts inutiles. La défaite, bien qu’ennuyante et peu recommandée, n’entache pas la réputation d’un officier si celui-ci s’est bien battu. La première épreuve s’achève donc sur la capitulation du gouverneur. L’officier impérial descend la passerelle et rejoint les autres, après avoir appelé via son comlink une unité médicale pour le soldat d’élite blessé.

- Félicitations Gouverneur. Vous avez réussi à mettre hors d’état de nuire deux de nos meilleurs combattants. Je dois avouer que vous ne manquez pas d’imagination. C’est un bon point pour vous. En outre, votre échec n’en est pas réellement un. Déclare dans un premier temps la Boroskaise, sur un ton parfaitement modulé. Vous n’étiez toutefois pas obligé de faire du zèle en brisant le bras d’un Manteau de Nuit déjà à votre merci. Un simple tir paralysant aurait pu suffir à le neutraliser définitivement...

Avant qu’elle ne puisse terminer ce qu’elle souhaite dire au héros d’Ord Trasi, un cadet se met à courir dans sa direction après avoir passé avec précipitation la porte.

- Capitaine ! Capitaine ! J’ai un message à vous remettre. Annonce alors le jeune homme en reprenant son souffle une fois arrivé à la hauteur de la femme. Je... Mes excuses mon Capitaine de vous importuner de la sorte. C’est un message de l'État-major en personne.

- Donnez-moi donc ce datapad, que je puisse prendre connaissance des informations. Ordonne sèchement Tahlee.

- Ah euh... Oui... Excusez-moi mon Capitaine. Balbutie le cadet en tendant le bloc de donnés à sa supérieure.

- Merci Cadet, vous pouvez disposer. Ajoute froidement l’officier impérial.

Le gosse fait claquer ses talons en une imitation presque parfaite du salut militaire impérial et disparaît rapidement du champ de vision du groupe, happé par la lumière du couloir. Le capitaine prend quelques instants pour lire les données contenues sur le datapad. Son regard d’acier scrute les moindres détails, prend connaissance des moindres éléments. Les traits sévères de son visage se durcissent encore plus quand elle arrive à la fin du dossier. La Boroskaise, plongée dans ses sombres pensées, ne semble pas distraite par l’arrivée impromptue de l’équipe médicale. Après un examen sommaire, le soldat blessé est rapidement conduit hors de la salle pour recevoir des soins appropriés. Lorsque le cours de ses réflexions prend fin, Tahlee émerge enfin de sa léthargie soudaine.

- Gouverneur, il semblerait que le programme soit “légèrement” changé. Commente finalement la jeune femme. Nous partons sur le sentier de la guerre. J’espère que les compétences que vous venez de nous montrer seront à la hauteur de mes espérances sur le champ de bataille…

Le capitaine, suivi des trois Manteaux de Nuit encore debouts et du gouverneur, quitte finalement la salle d’entraînement. Le petit groupe suit le chemin inverse. On remonte ainsi plusieurs séries de marches, on longe plusieurs suites de couloirs, jusqu’à arriver à l’extérieur de l’académie militaire impériale. Là, à quelques mètres à peine des marches menant à l’intérieur du bâtiment, se trouve un véhicule de type HAVr A9, plus connu sous son surnom de “forteresse flottante”. Une escouade de six stormtroopers quadrillent le périmètre et empêche quiconque de monter à bord ou même simplement de s’approcher du blindé.

- L'État-major ne lésine pas sur les moyens visiblement. Indique Tahlee dans un demi-sourire, se voulant ironique.

Le groupe mené par la Boroskaise monte à bord de l’engin, rapidement imité par les soldats de choc chargés de surveiller la zone. Le véhicule démarre au quart de tour et quitte rapidement les jardins de la capitale, puis se diriger vers une destination encore inconnue de Lysandre Sylla...



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« Les empires naissent et s'effondrent... mais le Mal demeure éternel. »


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Formation lvl2 : Tireur d'élite.


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MessagePosté le: 17/10/2018 17:10:03    Sujet du message: Scientifique, politicien et militaire.

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