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Le charme familier d'un désert radioactif

 
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Blad Demeci
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MessagePosté le: 08/01/2018 18:56:20    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

Iroey, Azel et Blad étaient là, à se regarder sans rien dire. Le cockpit du vaisseau laissait filer les étoiles loin derrière, offrant au trio le fameux spectacle du voyage en hyper-espace. Les quelques secondes de silence furent brisées par Blad, qui éclata de rire suite au salut d'Iroey, rendu ridicule à cause des dégâts qu'il avait subi. D'un geste, le Mandalorien replaça son bandeau sur son œil bionique, puis il plaça son siège de sorte à regarder ses deux compères, sans avoir à tourner la tête. Voyant qu'Iroey semblait tout de même quelque peu traumatisé par ce qu'il venait de vivre, le Commandant déclara d'une voix paternelle :

"Bien joué là-bas, Iroey. Sans toi, on serait encore dans le labo, en train de chercher un moyen de s'en sortir... Et t'en fais pas pour les dommages que tu as subi, je suis sûr que les collègues ont de quoi te rafistoler à la base. En attendant, tu pourrais peut-être t'assoir? Ça évitera que tu empires ton état, l'ami."

Le vétéran de guerre semblait alors s'enfoncer dans son siège, petit à petit. En vérité, il se laissait aller complètement, relâchant complètement ses muscles. Seule sa tête était droite et vive, histoire de paraître un minimum concerné par la conversation qu'il avait lui-même suggéré. Les compliments d'Iroey avaient malgré tout rappelé au chef Demeci pourquoi il faisait ce boulot. Il ne l'avait jamais fait pour frimer, encore moins pour l'argent, au fond. Non, il s'était engagé chez les séparatistes dans le but de se forger, en tant que guerrier, en tant qu'homme. Être reconnu comme tel par ses pairs était un accomplissement, une certitude commune, sur laquelle il allait pouvoir s'appuyer à l'avenir.

En pensant au futur, Blad se rappela, un brin soucieux, que ses frères devaient être en pleine guerre civile sur Mandalore. Il avait hâte de rejoindre le monde civilisé, afin de prendre des nouvelles rapidement. Les dernières infos reçues du clan, avant la mission, parlaient d'une préparation de grande envergure. Les Greysom réunissaient leurs hommes, ainsi que la plupart des Death Watch, en vue de détruire le clan Valentyr, une bonne fois pour toutes. Blad ignorait si les combats ouverts avaient débuté, il savait seulement que ses meilleurs hommes étaient sur le coup : Lark et Danan, ses propres frères de sang. Sans oublier Letton Gunraï, le vieil ami de feu Hank Demeci, ancien gouverneur de Mandalore, entre autres. L'Ultimatum, quant à lui, avait fait le tour de la galaxie. De nombreux projets étaient retranscrits dans ce nouveau codex Mandalorien. Si les Mando'ade avaient encore un peu de fierté, vis-à-vis de leurs origines, nul doute qu'ils se rallieraient à la cause de l'Ultimatum.

Bien entendu, une part des Mandaloriens actuels allaient probablement se ranger du côté d'Olihg Arch, le nouveau gouverneur de Mandalore, principal artisan de la perfidie du Duc. Ce faux monarque en collants, dont les Nouveaux Mandaloriens se vantaient tant... Et d'autres vods, malheureusement, se contenteraient d'ignorer l'appel, cette cause plus grande qu'eux, demeurant finalement étrangers à leur propre culture. Blad se devait donc de savoir si celle qui l'avait suivi, jusqu'aux tréfonds de l'enfer, était une vraie "ad" ou pas. Est-ce que, comme certains, elle ne portait la beskar'gam que par égo? Cherchait-elle juste à paraître plus dangereuse, ou était-elle profondément Mandalorienne? Le prétendant au titre de Mand'alor prit une inspiration paisible avant de se lancer sur ce terrain là. Depuis le début de la mission sur Cato Neimoidia, il avait toujours eu du mal à cerner la recrue séparatiste. Bien sûr, les résultats étaient là, indéniablement, professionnellement. Mais la psychologie des personnes était parfois complexe, c'était comme ça.

"Et toi, soldat Kyone'e, comment tu te sens?"

Le vétéran avait opté pour l'approche sympathique, même s'il ne l'avait pas toujours adoptée sur le terrain. Justement, il était peut-être temps de se rattraper un peu. L'homme reprit, sur le même ton avenant et amical :

"On est Mando'ade, tous les deux, c'est clair comme de l'eau de roche. Il est peut-être l'heure de faire les présentations, du coup, de façon un peu plus officielle... Comme l'a dit Iroey, ici présent, on me surnomme Unforgiven au sein de la CSI. Mais les Mando'ade connaissent tout autant, si ce n'est plus, mon vrai nom : Blad Demeci, chef du clan Demeci. Mes frères de sang effectuent une croisade, actuellement, sur Mandalore. En vue de réunifier les clans là-bas, t'imagines bien que c'est pas le truc le plus simple à réaliser... Tout part de l'Ultimatum à vrai dire, pour comprendre : un nouveau codex que j'ai écrit afin de redessiner notre culture. 'Fin bref, j'sais pas si ça t'intéresse, ou même si t'as un clan, mais si tu veux causer de ça ou d'autres choses, je suis ton homme, evaar'la."

Ça faisait peut-être beaucoup d'un coup, mais il fallait bien y aller à un moment donné. Blad attendit une réaction de la part d'Azel, espérant qu'elle était bien la guerrière honorable qu'il supposait. Sinon, eh bien il n'aurait plus qu'à fermer les yeux, se laissant aller à une sieste bienvenue qui l'appelait depuis quelques minutes. Le rythme de l'hyperespace avait cette redondance, ce battement à la fois lourd et apaisant. Blad s'en était souvent servi pour s'apaiser au cours de sa carrière mouvementée. Les voyages lui offraient un peu de repos, un moment de calme, avant de retrouver le feu des armes.
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MessagePosté le: 08/01/2018 18:56:20    Sujet du message: Publicité

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Azel Kyone'e
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MessagePosté le: 23/01/2018 23:04:08    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

C'est étrange, de se dire qu'on est sorti d'affaire. Il y a une minute encore, on était à deux doigts d'engager un combat spatial avec les forces de sécurité. Faut dire que le timing était vraiment pas mauvais, sur ce coup ! Et nous v'là en hyperespace, hors de portée de quiconque pour quelques heures. De quoi être peinards, quoi !

Ou peut-être juste quelques heures pour essayer de mettre un semblant d'ordre dans mon crâne. J'ai encore du mal à comprendre comment on est parvenu jusqu'ici. Il manque des épisodes, tout un tas de trucs ne collent pas. D'un côté, j'ai envie de m'en ouvrir aux autre, mais de l'autre... punaise, juste une méga sieste d'un jour ou deux, quoi...! Je suis ruinée de la tête aux pieds, chacun de mes muscles me donnent l'impression d'être en plomb. Est-ce qu'on a réellement passé qu'une journée là-bas ? Impossible. Une semaine entière sur Géonosis ne m'a pas autant cassée.

Je regarde le bout de mes bottes posées sur le haut du tableau de bord, dans le coin du cockpit. Elles sont couvertes de boue, d'herbes, de mousse, et de sang. Est-ce que c'est le mien ? Celui du neimoidien ? Je sais pas, et j'irais pas réclamer des analyses. Tout ce que je sais, c'est qu'il va m'en falloir, des heures à récurer mon armure, avant qu'on arrive à revoir le bleu au-dessous de cette couche de crasse ! C'est dingue quand même. Et dire que jusque-là, un coup de chiffon avait suffi. Faut dire, la dernière fois que j'ai crapahuté dans une jungle aussi embourbée, je faisais bien trente centimètres de moins et je portais pas cinquante kilos sur le dos. Là où d'autres auraient voulu disserter sur ce qui venait de se passer, de la mission des objectifs... moi j'ai qu'une envie : tout oublier, et aller de l'avant. Ok, on va sans doute se faire incendier de pas avoir réussi à sortir quelque chose de vivant de ce trou. Mais honnêtement, qu'est-ce que j'en ai à faire, hein ? J'suis qu'une bête recrue dont tout le monde se fiche. Donc la seule chose que je risque, c'est de retourner faire des pompes et récurer les toilettes. Pas de quoi en faire un fromage ! Pas forcément la gloire dont pourrait rêver un Kyone'e... Mais toujours mieux que de moisir dans un laboratoire hanté par des Rackgoules. Je suis trop fatiguée pour continuer d'y penser. Je veux juste piquer un somme, un bon gros somme, sans rêve, sans vagues. Le pied, quoi ! Le ronronnement des instruments fait une excellente berceuse, et je commence à basculer dans le vide du sommeil avec un plaisir assumé.

" Bien joué là-bas, Iroey. Sans toi, on serait encore dans le labo, en train de chercher un moyen de s'en sortir... "

Eh voilà, c'était trop beau... Une voix résonne du côté de mon oreille droite. Mon cerveau a l'air intéressé, même si moi j'ai d'autres plans. Machinalement, j'entrouvre un œil pour ajouter l'image au son. Le cyborg est vraiment encore plus amoché que je le pensais ! Quand j'y pense, il serait peut-être même plus là si j'avais pas eu la lumineuse idée de garder le grappin dans ma poche. Faut croire que ma sale petite manie de ramasser ce qui traîne pour bricoler m'a finalement servi à quelque chose ! Me remerciez pas, j'ai passé l'âge. Et j'imagine bien que "ramener l'équipe en vie" faisait partie de nos critères de réussite. Si chez nous, l'union fait la force, c'est aussi le cas ailleurs dans la galaxie : une sorte de loi de la physique quoi. Donc récupérer Iroey encore en état de fonctionner peut être considérer comme un bon point ! Ouais, j'suis peut-être un peu optimiste, mais bon !

" Et toi, soldat Kyone'e, comment tu te sens ? "

Je me force à rouvrir les yeux - qui étaient pourtant si bien fermés - pour répondre à la sollicitation règlementaire. J'avise la tête de Blad, l'auteur de la fameuse question. "Soldat Kyone'e"... J'ai encore beaucoup de mal à m'y faire. Tant d'années à me faire seulement appeler "'tsel", "Azel", "tête de mûle", "la mando'"... Encore plus du temps où "Buu'Sur" castagnait sévère dans les rues poussiéreuses de la banlieue de Keldabe. Maintenant, c'est du "recrue", ou du "soldat", parfois du "agent". Pas franchement ma tasse de café, mais j'imagine que faire une remarque désagréable sera aussi utile que de pisser dans le chargeur d'un blaster. Je passe ma paume sur ma commissure, pour y enlever le sang séché qui m'empêche de pas avoir l'air d'une, et je parviens à articuler avec ce qui ressemble vaguement à un ton détaché.

" C't'une vraie question ? "

Mouais, c'est pas le ton que je maîtrise le mieux... Je pense que ça se lit sur mon visage en fait, le "comment j'me sens". Pas besoin d'être devin pour voir que les seules choses qui font pédaler mon cerveau à l'heure actuelle, c'est la perspective d'une boisson et d'un lit. Le type en face doit pas être bien mieux en point si j'en juge sa position sur le siège. Je sais pas où il trouve la force de vouloir blablater.

" Aussi bien qu'un joint de culasse qui s'est pris un choc thermique, j'imagine. "

Je souris pour faire bonne mesure, pour donner le change. J'pense qu'il a voulu dérider l'équipage, mais c'est sûr qu'avec une pipelette dans mon genre, il vaudrait mieux qu'il envisage un dialogue avec le mur d'en face. Plus constructif. Ma commissure fissurée reste un peu coincée avec ce rictus, et j'imagine avec une certaine naïveté - grosse fatigue sans doute - que cette fois, la sieste m'attend. Sauf qu'en fait, la question, c'était juste une petite introduction ! Là, le mec se tourne un peu et prend la décision la plus audacieuse de toute sa carrière : me taper la discute ! En vrai, là, toute de suite, alors qu'on manquait de crevé bouffés par une Rackgoule y a à peine une heure !

" On est Mando'ade, tous les deux, c'est clair comme de l'eau de roche. Il est peut-être l'heure de faire les présentations, du coup, de façon un peu plus officielle..."

Mon sourcil se lève d'un demi millimètre : comment il a deviné ? Sans rire, c'est pas comme si je me baladait pas avec mon pyjama bleu et rouge depuis qu'on était allé se paumer sur cette planète de malheur !

" Comme l'a dit Iroey, ici présent, on me surnomme Unforgiven au sein de la CSI. Mais les Mando'ade connaissent tout autant, si ce n'est plus, mon vrai nom : Blad Demeci, chef du clan Demeci. Mes frères de sang effectuent une croisade, actuellement, sur Mandalore. En vue de réunifier les clans là-bas, t'imagines bien que c'est pas le truc le plus simple à réaliser... Tout part de l'Ultimatum à vrai dire, pour comprendre : un nouveau codex que j'ai écrit afin de redessiner notre culture. 'Fin bref, j'sais pas si ça t'intéresse, ou même si t'as un clan, mais si tu veux causer de ça ou d'autres choses, je suis ton homme, evaar'la. "

Mon regard change. Un peu malgré moi, et je pense qu'il l'a senti. Demeci, je connais. Enfin, je connais comme je connais aussi Onasi, Rodarch, Lok, Ordo, Awaud, Besk'Baar ou Skirata ! Autant de familles nombreuses qui se côtoient depuis des siècles, quoi. Comme d'autres s'amusent à retenir le nom des planètes du Noyau et leurs sénateurs - pas d'rancune la crevette - nous on retenait les noms de nos clans. On était fier d'appartenir chacun au sien, étant gamin. Et en grandissant, on est resté fier de cet appartenance, même à des parsecs les uns des autres. La différence, c'est que tous les clans ne sont pas faits pour s'entendre. C'est fou comme ça sonne ironique, là ! En temps de paix, on trouve toutes sortes de raisons pour continuer à se taper dessus, parce que c'est notre conception de la vie, de "l'amélioration continue", comme diraient certains ! Mais les Demeci, Eyan n'en parlait pas tout à fait comme des Skirata, en fait. Leur conception du mot clan était vraiment considérée comme sortant du lot - et pas dans le bon sens du terme. A l'époque, j'étais tiote, je préférais aller travailler à la forge que d'écouter les grands se quereller sur ce sujet. Mais quand Blad m'annonce ça, je peux pas m'empêcher d'y repenser, de ressortir ce vieux souvenir poussiéreux d'un placard mental. Perso, j'en ai rien à cirer qu'il soit Demeci ou Ordo, du moment que c'est un Vod' honorable !

Je sais pas pourquoi il m'a raconté tout ça, ni si je suis sensée lui sauter au cou pour le remercier. J'm'étais toujours dit que si j'avais la chance de recroiser un Vod' un de ces quatre, les retrouvailles seraient à la hauteur de mes années de galère. J'avais pas vu les choses comme ça, à vrai dire. La hiérarchie, c'était pas not'truc à Keldabe. On était bien plus branché sur l'expérience et la valeur des individus. Il est évident que l'Unforgiven a plus d'expérience de la guerre que moi, j'en ai eu la preuve tout au long de cette mission. Mais après ? J'voudrais croire que je peux lui faire confiance, que je peux lui taper dans la main comme avec tous mes anciens potes. Mais pour une raison pas vraiment évidente, je suis pas plus enthousiaste que ça. la familiarité et moi, c't'une longue histoire. J'ai mis presque un mois à arrêter de chambrer la crevette... non, en fait j'ai même pas encore arrêté, alors qu'il a manqué de se faire tué et qu'on l'a transformé en truc à fourrure. Alors faire confiance à un Vod' qui mène des missions secrètes pour la CSI... Ok, j'me doute que je m'en serais peut-être pas aussi bien sortie s'il avait pas été là.

Ce type est issu de l'une des lignées les plus controversées de ce dernier siècle, il porte un surnom bizarre et il est agent de la CSI. Je sais pas combien ça nous ferait, en terme de pourcentage-unité-Iroey. On peut rajouter sur le tas le fait que ce mec m'a piqué un steak comme j'en mangerai sans doute plus jamais dans ma vie de rat de champ de bataille, qu'il attend qu'on soit presque mort pour daigner me sortir qu'il est Mando'ade et, cerise sur la crème sur la nougatine sur les choux, il m'avoue ouvertement qu'il me prend pour une Sans Clan Fixe. Nan, décidément, il va vraiiment falloir que j'aille me mettre un placard, très vite...

" Si j'ai un clan ? "

D'un coup, là, j'ai juste envie de lui éclater de rire au nez. Il est sérieux ? Il est... vraiment sérieux ?

" Cuyir bic a nuhun, Unforgiven ?! Si je savais pas ce que j'sais de la CSI, c'que c'est d'être éloigné de chez soi, j'pourrai croire que c'est une insulte. "

J'espère que tu m'as bien regardé, Demeci-le-clairvoyant-que-d'un-oeil, parce qu'Azel Kyone'e est pas franchement le genre de nana à te faire de cadeau sur un malentendu. D'ailleurs, là, tout de suite, je rigole pas du tout. Mais pas du tout. J'ai même envie d’accompagner le "pas du tout" d'une bonne baffe, histoire de mieux ajuster la focale de son œil bionique défaillant ! Pas de clan. Jamais, même dans les pires cantinas de la Bordure, on m'avais servi pareille insulte. Pourquoi je me retiens en fait ? Trop fatiguée ? Trop contente d'avoir enfin quelqu'un qui brasse le Mando'a en face pour pas ? Ou peut-être parce que se taper sur la tronche en plein hyperespace au-dessus d'un tableau de bord, c'est se payer la mort la plus ridicule de l'Histoire à coup sûr par désintégration accidentelle ? Mon visage, par contre, laisse clairement entendre que l'idée a été bien plus qu'une simple possibilité.

" J'suis la fille du feu chef de clan Eyan Kyone'e, de Keldabe. A la CSI, j'ai pas d'surnom hormis "la recrue" ou "la bleue", mais chez moi je suis Buurenaar Sur'haai, et fière de l'être. "

Sans m'en rendre compte, j'ai élevé la voix pour le dire, le ton de la phrase faisant office de baffe à la place de celle que j'avais omis d'expédier. Je croise les bras, les pieds toujours à leur place près de la vitre. Il me tarde que ce voyage interstellaire se termine, pour avoir enfin la possibilité de démolir quelque chose sans risquer d'encastrer la navette dans la première planète qui passe.

" J'ai quitté Manda'yaim il y a des années... C'était mon choix, à l'époque. Besoin d'indépendance, d'aventure... Bref, un truc d'ado, je suppose. "

Ou un truc du style "j'ai besoin de penser à autre chose qu'au cadavre de mon père" aussi. Mais ça, je préfère le garder pour moi. Le fait d'évoquer cet épisode calme un peu ma rogne. Les années, ça aide sans doute à relativiser, qui sait... Revenons-en plutôt au truc le plus intéressant du dialogue :

" Si les clans doivent se réunir, j'ai aucune raison de refuser : je ne suis pas ici par choix. Mon destin, un jour où l'autre, est de rejoindre les miens - même si c'est entre quatre planches. Mais, Mand'alor ? C'est pas un titre qu'on tire dans une pochette surprise, pour sûr ! J'connais des tas de types qui pourraient se le disputer, des Vod' dont la valeur vaut bien tous les galons d'la CSI. "

On ne gagne pas la voix d'un Kyone'e à la tombola - faut pas rêver ! Je le fixe jusqu'au tréfonds de l'âme, comme si en fouillant au travers de sa dernière pupille valide, je pouvais entrevoir la foultitude de pensées disparates qui s'agitent derrière, percer à jour l'intention qui manoeuvre ce corps bien plus amoché que le mien. Pour les autres, je suppose que "Mand'alor" n'a pas plus de signification que "poulet crudités", et que mon soudain changement d'humeur pourrait passer pour de la versatilité... Mais lui, sait combien ce genre de chose se prête pas à la rigolade, et s'il n'y en a qu'un qui doit mesurer l'importance de ces mots, c'est bien le borgne qui me fait face.

" Mais d'abord : c'est quoi cette histoire d'Ultimatum ? Pourquoi "redessiner" une culture ? Mandalore est la même depuis la nuit des Temps, et qui voudrait vouloir la changer ? J'comprends pas vraiment le concept. "

Le terme "croisade" m'a pas échappé, et j'ai peine à croire ce qu'il me raconte. Ce genre de truc faisait partie des histoires et des légendes qu'on se racontait. Pas des holojournaux. Faut dire que depuis dix ans, les échos qui me sont parvenus sont... inexistants. Mandalore, c'est mon bercail, mon accroche, le centre de mon petit univers étriqué et rassurant. Un truc absolument immuable. Au moment où je parle, j'ai comme un drôle de pressentiment. Comme si je venais de réaliser que tout d'un coup, mon exil volontaire avait pu m'éloigner aussi d'une réalité que je ne connaissais plus. En fin de compte, et si la Mandalore que je connaissais n'existait plus ? Si ces dix petites années avait suffi à anéantir tout ce qui comptait pour moi, alors que j'en savais rien ?

Je refuse d'envisager une chose pareille. Mais la seule idée provoque en moi une panique proche de l'hystérie qui fait hurler de rage tout mon être.


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* C'est une blague, Unforgiven ?!
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Thème d'Azel Kyone'e
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Iroey
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MessagePosté le: 24/01/2018 02:19:35    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

Regardant le commandant Unforgiven dans les yeux, le cyborg n'eut pas à attendre longtemps avant d'avoir une réponse, Blad le félicitant pour son travail sur Cato Neimoidia. Il continua et lui dit que son corps serrait sans doute remis en état une fois de retour à la base, lui suggèrent entre temps de prendre place sur un siège pour ne pas que son état se dégénère. Iroey accepta cette offre volontiers, prenant place sur un siège derrière Azel, s'étant assied à sens inverse. Son dos étant trop endommagé, la machine avait tout simplement écarté ses jambes pour s'installer dans le fauteuil, accotant son poitrail sur le dossier, regardant ainsi vers l'arrière du vaisseau. Dans cette position, la mandalorienne derrière lui put voir son état pénible, ses organes artificiels internes à l'aire libre du aux trous énormes dans son blindage arrière fondu, l'un de ses bras étend tout simplement bon pour la ferraille tellement il est tordu.

Dans cette position, Iro ne pouvait plus voir les lumières typiques entourant le vaisseau lors de déplacement supraluminique, mais les reflets de celle-ci contre l'intérieur du cockpit. Les étranges lueurs dansant devant ses yeux, le prototype sentit sa conscience vaciller, la discutions des deux mandalorien commençant à s'estomper pour lentement faire place à un vide complet. De l’extérieur, ont ne pouvais absolument rien remarqué de différent sur le corps de l'archétype. Tout est en ordre si ont met de côté ses bris mécaniques, mais ont peu bien voir dans cette position que le géant d'acier prend une sieste. Étonnant en quelque sorte de voir un être mécanique prendre du repos, mais après les événements qui se sont passés, lui aussi à besoin de reposer son cerveau et son esprit.

Dans son sommeil réparateur, le sergent était de nouveau transporté dans un autre corps qui lui est étranger. Ses visions étaient de plus en plus claires et il put voir en détail que ses mains sont minces et ont une certaine élégance qui lui échappe. Portant une grande toge qui semble appartenir à un culte étrange, il se voit monter de longs escaliers, un objet à sa taille attirant particulièrement son attention. On aurait dit... Un sabre laser, mais avec un très long pommeau. Étrange... Très étrange. Une fois en haut des escaliers, son avatar se retourna et il vit devant lui un vaste paysage urbain qui lui est inconnu. Ici et là, des véhicules volent en ligne, suivant des routes établies pas des lumières flottant dans le vide. Regardant le ciel, le confédéré put voir le soleil à l'horizon se coucher, sa main gauche se levant lentement vers l'astre, tentant d’atteindre l'étoile de sa main frêle, mais en vain... Sa vision changea lentement, le séparatiste baissant sa main pour baisser son regard, celui-ci se posant sur les déserts arides et familiers de Géonosis. Un sentiment de paix intérieure gagnât l'officier, celui-ci se tenant debout sur un grand rocher à la couleur rouge, celui-ci tenant das ça main droite l'arme légendaire en question dans sa main. Dans un geste surprenant, la personne qu'il habite dans son rêve se jeta du haut du rocher, se laissant tomber dans le vide, le sol se rapprochant dangereusement chaque seconde, son esprit tentant d'échapper à se sort inévitable et se autant fois il essaie de hurler à la personne qu'il habite de retrouver la raison. Tout ceci fut en vain, son corps percuta le sol et il ouvrit les yeux subitement, assied de nouveau dans le siège du vaisseau, son menton accoter contre l'appuie-tête.

De retour dans la réalité, Iroey se leva visiblement perturbé par son rêve, ignorant les deux mandalorien pour trouver le silence auprès de la crevette qui lui au moins sait comment garder un esprit zen vu la situation. Seulement... Il regarda le félin noir, semblant avoir des convulsions dans son sommeil... Curieuse, l'armoire de fer se dirigea vers le fauve, relevant son visage pour pouvoir l'examiner. À ce moment précis, le cyborg se figea, sa main encore fonctionnelle tenant toujours sa tête dans sa main. Devant lui ce ne fut pas celui d'une panthère, mais... autre chose... Fasciner, l'être mécanique fixa le visage de ce qui devrait être Billy. Sa tête était maintenant celle d'Azel d'un côté, une partie couvrant l’œil droit du visage féminin ayant ce qui ressemble à un œil mécanique représentant la prothèse oculaire de Blad ! Il put voir que le menton de son visage se recouvre de la même substance rigide qui couvre un œil, celle-ci recouvrant rapidement le visage de la chimère, celle-ci faisant une copie presque parfaite du masque sur son visage avec ce qui ressemble à une carapace d'insecte ! Ce fut trop pour la machine, celle-ci retirant la créature de son siège pour se diriger vivement vers la salle de bain, enfermant la chose dans la douche avant de refermer la porte derrière lui la verrouiller de l’extérieur.

À pas rapide malgré son état précaire, le commandant en second du peloton entra dans le poste de pilotage, en disant :


-Commandant... Nous avons un problème...

Aussitôt cela dit, le vaisseau sortit de l'hyperespace, la planète maire de la C.S.I. Étant devant eux, avec d'autres problèmes à l'horizon. Devant eux, deux grands destroyers de classe providence se dirige vers, les appareils s'affolant dans le tableau de bord, se qui signifie que les armes des croiseurs les ont pris dans leurs lignes de mire. Apparemment, le vaisseau dans lequel ils ont embarqué à tout un historique. Sa signature a dû déplaire à la flotte de défense confédérée... Ne perdant pas plus de temps, Iroey s’avança vers le tableau de bord et appuya frénétiquement sur des boutons, ouvrant les communications avec l'un des deux vaisseaux.

-Ici Iroey... Matricule 0-0-0. Demande permission de passer... Je vous envoie mon code de confirmation...

Prenant un câble sous le tableau de bord, il se le brancha dans un port derrière la tête, celui-ci transférant un code de sécurité à l'un de deux vaisseaux, celui le plus proche. Avec ceci, ils ont toutes les preuves qu'un officier avec une fois sans faille pour la confédération ça trouve à bord. Suffit d'espérer que le commandant de la flotte de défense de Géonosis accepte de les laisser passer. Pour maximiser leurs chances de passages, il offrit le micro au commandant Demeci, si sa voix n'est pas reconnue, la sienne le serra sûrement. Au même moment, il tourna sa tête envers lui avec une main sur le microphone et dit à voix basse pour le mandalorien :

-Nous avons des complications avec Billy... Je... Ses mutations ont recommencé et elles sont de pire en pire... J'ai peur de sa survie si le haut commandement venait à le savoir... Je l'est enfermé pour le moment dans la salle de bain pour éviter toutes contaminations.

Cette dure révélation sembla attirer Azel par-dessus son épaule, mais il avait parlé à voix basse pour ne justement pas inquiéter la demoiselle derrière lui. Ce genre d'information serrait peut-être de trop pour elle après ce qu'elle a vécu.

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Blad Demeci
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MessagePosté le: 29/01/2018 12:58:12    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

Blad dévisage Azel, elle semble interloquée par ses mots. Le vétéran de guerre pense alors qu'il aurait peut-être dut davantage s'appliquer pour les présentations, mais il est trop tard, de toutes façons. Le leader Demeci comprit qu'il n'allait pas gagner tout de suite la confiance de la Kyone'e, même après l'avoir accompagnée sur le terrain. La première réponse de la recrue confédérée fût marquée par un soupçon de colère, enfouie mais bien présente. Azel avait probablement mal interprété certains dires de son supérieur. Elle poursuivit avec le même entrain, demandant si le guerrier était sérieux dans ses propos. Aïe, la communication n'était vraiment pas le fort des Mandaloriens.

L'énervement d'Azel n'était pas justifié aux yeux de Blad, cependant il ne pouvait pas se rattraper de suite. Par conséquent, il se contenta d'écouter ce que la demoiselle aux épaules carrées avait besoin d'évacuer. Le militaire avait déjà prit ce rôle quelque peu paternel auparavant, au centre de formation de Géonosis, lorsqu'il endossait la casquette d'instructeur. Même s'il espérait que la discussion tourne autrement en finalité, il fallait bien prendre le problème par un bout. De plus, se montrer ouvert était important pour la suite.

Ainsi Azel expliqua qu'elle était originaire de Keldabe, l'ancienne capitale de Mandalore. Voilà qui était intéressant : Keldabe réunissait de nombreux opposants au régime d'imposture de Sundari. Il y avait donc fort à parier que les Kyone'e étaient ouverts au retour d'un véritable Mand'alor. Restait à voir si leur engagement était assez profond, dans l'espoir de les voir rejoindre officiellement et physiquement la bannière Demeci. La guerre intestine de Mandalore était déjà rude, et les prochains affrontements risquaient de gagner en ampleur. Ajouter de précieux alliés au cœur de ce conflit serait un atout non négligeable.

La manieuse de haches semblait se calmer à mesure qu'elle déballait son ressenti. Visiblement un poil dubitative sur les prétentions de Blad au titre de Mand'alor, elle expliqua qu'elle connaissait elle-même bon nombre de prétendants de valeur. Le Mandalorien au bras en beskar sourit à cette annonce, il n'en attendait pas moins à vrai dire. Blad savait très bien que plusieurs rêveurs arpentaient la galaxie en s'annonçant comme grands chefs des Mando'ade. Il avait d'ailleurs hâte de leur montrer qui était vraiment le patron, à coups de poings dans la face si cela était nécessaire.

Vint le sujet tant attendu : l'Ultimatum. Azel ne voyait pas pourquoi les Demeci se donnaient tant de mal à vouloir faire évoluer la culture Mandalorienne. Ceci trahissait sa distance avec l'actualité de son peuple et de sa terre natale. Blad se redressa sur son siège, prenant une position assise plus convenable, puis s'éclaircit la voix avant de délivrer sa réponse :

"Vois-tu, Mandalore n'est pas gouvernée par un Mandalorien, aujourd'hui. Bien sûr, cela pourrait ne pas poser de problème... Sauf que le gouverneur en place est un incompétent, faible et vile. C'est un Arkanien profondément borné, nommé Ohlig Arch, incapable de sortir son monde de la crise dans lequel il est plongé. Actuellement, il se cache derrière le dôme de Sundari, avec son prétendu monarque en jupon. En-dehors de cette ville, c'est la guerre civile. Mon propre clan mène sa croisade, dans l'espoir de rétablir la paix. Nos alliés sont puissants et intelligents, nous gagnons du terrain. Bientôt, nous reprendrons notre monde Azel, et avec lui les clefs de notre avenir. Si ça t'intéresse, et ça a l'air de t'intéresser, je vais me rendre personnellement là-bas prochainement, tu pourrais faire parti du voyage... Une fois que nous serons rétablis de cette dernière mission éprouvante, bien entendu."

Soudain, Iroey fit son retour dans le cockpit, visiblement pressé d'annoncer quelque chose. Slon le Sergent, un nouveau problème venait de faire son apparition. Mauvais timing, le vaisseau venait, quasiment simultanément, de sortir de l'hyperespace. Les capteurs s'affolèrent, les armes de la flotte orbitale étaient pointées sur le groupe de survivants. Prenant les devants, Iroey transmit un message aux douanes. Blad n'était absolument pas paniqué de son côté, laissant faire son collègue semi-droïde.

Le guerrier d'acier tourna finalement la tête vers son supérieur direct, lui faisant part de ses inquiétudes vis-à-vis de la recrue Billy. L'état du garçon était probablement critique. Qui savait ce qui lui arrivait? Quelle saloperie avait-il bien pu absorber dans ce maudit laboratoire? Blad n'avait pas les compétences adéquates qui lui permettaient de répondre lui-même à ces question, il annonça donc à son partenaire de galère :

"Nous livrerons l'ami Billy aux personnes compétentes une fois rentrés. On ne peut rien faire pour l'aider ici, je le crains."

Puis, le Mando'ade prit le communicateur d'un autre âge entre ses doigts, l'orientant en direction de sa bouche. Il devait persuader les gardes-frontière de les laisser se poser sur Géonosis, et vite.

"Ici le Commandant Unforgiven, avez-vous reçu la signature du Sergent Iroey? Nous avons un blessé parmi nous, merci de vous dépêcher.

- Identification validée, retour de mission notifié au poste de commandement, coordonnées d’atterrissage transmises. Votre vaisseau sera perquisitionné par les autorités une fois au sol, merci d'emporter tous vos effets personnels. Une équipe médicale vous attendra sur place afin de prendre en charge l'agent blessé."

Soulagement, la voix d'un droïde n'avait jamais été aussi rassurante pour Blad. Ce dernier s'enfonça de nouveau dans son siège, attendant la délivrance patiemment. Il prit la peine de dire quelques mots à ses équipiers tout de même, avant qu'ils ne soient séparés :

"Bon, j'ai un rapport à taper moi. J'vous ferai parvenir à tous mes coordonnées personnelles, quand on sera de retour à la maison. J'compte bien lever un verre à cette mission de folie, la première tournée sera pour moi, vode."

Un fin sourire vint déformer la barbe de l'officier. Il était effectivement content que tout ça se finisse, il allait pouvoir se projeter dans d'autres objectifs plus intimes. Une fois le vaisseau de contrebande au sol, logé dans un hangar limitrophe à la base séparatiste, le guerrier se leva péniblement en s'appuyant sur les bras de sa chaise. Garder cette position lui avait donné quelques courbatures, qui ne seraient plus qu'un mauvais souvenir après une bonne douche et quelques jours de repos. Avant de sortir du cockpit, Blad s'adressa une dernière fois à celle qui se faisait appeler l'Oeil de la Tempête, à Keldabe :

"Prends le temps de réfléchir à ce qu'on s'est dit, tu me donneras ta réponse définitive lors de notre petit pot festif. Ret' evaar'la! (Au revoir la jeune!)"

Le grand homme descendit la rampe du vaisseau sans demander son reste. L'air lourd de Géonosis pénétra ses poumons, lui rappelant que ce monde était pollué jusqu'au cœur. Un accueil dont Blad se serait bien passé. Plusieurs droïdes attendaient les membres de l'équipage pour une décontamination et un scanner rapide. Blad passa sous les rayons lumineux des appareils séparatistes, puis il fût dirigé vers une canonnière de l'armée, réservée aux officiers. L'aîné Demeci grimpa à bord tant bien que mal, aidé par quelques soldats organiques sensés l'escorter, puis il s'envola vers ses quartiers. Le gaillard qu'il était avait quand même hâte de se décrasser, de dormir un moment, avant de se plonger dans la paperasse administrative.

Le lendemain, le rapport de Blad fût tapé et envoyé au haut-commandement, accompagné d'une requête d'audience auprès des dirigeants séparatistes :



L'opération 53984 fût l'une des plus périlleuses à laquelle j'ai été confronté durant ma carrière. Le premier jour d'infiltration sur Cato Neimoidia, les deux équipes déployées ont dû se retrouver au point de rendez-vous prévu initialement. Le Sergent Iroey et moi-même, avons ainsi transmis discrètement les coordonnées de ralliement aux recrues Kyone'e et Billy, à l'extérieur de la cité de Pak Neimoidia.

Le lendemain, notre véritable périple débuta. L'équipement prévu par les Services Secrets avait été récupéré le matin même, mais nous étions loin de penser qu'il serait insuffisant pour affronter les futures obstacles de la mission. Les plans et cartes étant sous la responsabilité d'Iroey, nous nous sommes organisés de sorte à ce qu'il ouvre la marche dans la jungle hostile.

Après une demie-journée de progression lente et difficile, nous parvinrent aux coordonnées présumées de notre objectif. Hélas, celles-ci s'avérèrent erronées de quelques kilomètres. Heureusement, mon escouade a su faire preuve de discernement afin de retrouver une piste valable. Le laboratoire que nous cherchions n'était donc plus très loin.

Sur le chemin, toute l'équipe a été exposée à des toxines étranges, dont nous ignorions évidemment la présence. Leur origine et leurs propriétés furent découvertes plus tard, durant l'exploration de la zone de danger cible. Après avoir notamment été entravés par quelques créatures de la faune locale, nous sommes arrivés à l'entrée du laboratoire. A partir de ce moment-là, il était clair que l'objectif de l'opération était fortement compromis. Le complexe était parfaitement inerte, comme abandonné depuis des années. A notre entrée à l'intérieur, nous purent constater l'absence d'électricité et, par conséquent, de systèmes de sécurité opérationnels. Pire encore, les spécimens étudiés intramuros semblaient avoir été libérés.

En progressant dans l'obscurité et les profondeurs du bâtiment, nous avons récolté de nombreuses informations, notamment l'ensemble des messages échangés au sein de l'équipe scientifique. La plupart des données ont pu être récoltées par notre équipe, mais notre travail minutieux fût dérangé par les créatures qui s'étaient emparées des lieux. A ce moment là, le Sergent Iroey prit l'initiative d'agir comme un appât pour les abominations, permettant au reste de l'équipe de poursuivre l'opération coûte que coûte.

Dans la cohue, nous perdîmes les traces de la recrue Billy, qui avait dû prendre malencontreusement un chemin différent du nôtre. Le soldat Kyone'e et moi formions alors un nouveau tandem, à la recherche d'un moyen de boucler et sécuriser le laboratoire, conformément aux ordres de l’État-Major. En avançant dans les dédales sombres et ensanglantés, nous sommes tombés sur un survivant : le Major Confédéré Stein. Nous apprirent à son chevet (en effet, quelque chose lui avait arraché un bras quelques heures auparavant) qu'il faisait parti de la première équipe d'extraction. La situation avait vraisemblablement dégénéré, laissant les spécimens prendre le dessus sur les agents de la CSI déployés précédemment. D'après le Major, il ne restait plus que lui, et la suite de la mission confirma ses dires.

Suite au décès inévitable de ce malheureux frère d'armes, la recrue Kyone'e et moi-même prirent connaissance de la position des générateurs principaux, qui alimentaient jadis le complexe. L'idée était de fermer les portes de cet enfer, à jamais, protégeant la population et l'intégrité de la confédération par la même. C'est alors que, reprenant notre route, Billy refit surface. Toutefois, il n'était pas dans son état normal : un élément non identifié du laboratoire l'avait transformé, en une sorte de félin étrange à fourrure noire. Du moins, c'est ce qu'il nous raconta avec difficulté, malgré cette forme animale étrange et des troubles intestinaux clairs.

L'équipe formait désormais un trio. Nous reçurent également un message d'Iroey, sensé nous rassurer. Celui-ci était en vie, au moins, sauf qu'il avait fait parvenir un message de détresse à l'extérieur, compromettant le caractère discret de l'opération 53984. Heureusement, cette erreur fut réglée plus tard. Le Sergent compensa d'ailleurs ce moment de faiblesse en remontant, quelques instants après, un tas impressionnant de disques durs, prélevés des tréfonds de la zone de danger. Ces archives constituent l'essentiel du butin de la mission.

Les compétences en informatique de l'unité Iroey furent continuellement d'une aide essentielle, puisqu'elles permirent de relancer les générateurs de secours. Grâce à cette source d'énergie temporaire, mon équipe referma derrière elle les sas de sécurité, parvenant à boucler le laboratoire et à sécuriser le périmètre, selon l'objectif. La mission était ainsi une réussite, compte tenu des découvertes chaotiques faites. L'escouade prit le temps de souffler un moment, dès lors, car il nous restait du chemin à parcourir dans l'optique d'atteindre une zone d'extraction sûre.

Deux agents des autorités locales trouvèrent notre équipe, au moment même où nous commencions à envisager de reprendre la route. Ces Neimoidiens compromettaient à leur tour la mission, par leur simple arrivée en ces lieux. Néanmoins, il fallait admettre que leur soutien était bienvenu après tant d'épreuves. Cela allait faire près d'un jour que mon équipe était active sur le terrain, nous commencions donc tous à ressentir le poids de la fatigue. Le problème des deux Neimoidiens se régla alors quasiment tout seul, jumelé à une mauvaise nouvelle majeure supplémentaire : un spécimen était parvenu à sortir du laboratoire, attaquant par surprise nos sauveurs éphémères. Probablement dehors avant nous, ce monstre disposait de facultés incroyables, manipulant l'entité que l'on nomme la Force comme personne. Cette abomination nous envoya d'ailleurs plusieurs visions étranges. Difficile de savoir s'il s'agissait de présages ou d'authentiques souvenirs. Dans tous les cas, ces manipulations mentales m'amenèrent à éliminer un des Neimoidiens, alors que je pensais frapper le monstre malfaisant.

Au moins, le problème des témoins était définitivement réglé, ne nous laissant plus que celui de la créature à notre poursuite. Le Sergent Iroey parvint à atteindre la navette utilisée par les deux agents fraîchement décédés, en compagnie de la recrue Billy, qui venait de perdre connaissance. Pendant ce temps, Kyone'e et moi affrontions l'abomination de front avec bravoure. Il s'avéra que le spécimen à nos trousses maîtrisait la Force bien mieux que n'importe quel sensitif que j'eusse l'honneur de croiser jusque là. Il disparu de notre champs de vision soudainement, se téléportant en vérité derrière le Sergent Iroey, qui venait de déployer la passerelle du vaisseau, afin de nous extraire au plus vite.

Je ne sais vraiment comment, un manche de sabre laser vint de se loger au creux de ma main. Ni une ni deux, comprenant qu'il devait avoir un lien avec la bête, je fis le choix de m'en servir pour attirer son attention. La suite des événements est encore floue dans mon esprit, mais il est clair que mon équipe a réussi à se débarrasser tant bien que mal de l'abomination. Après une confrontation risquée, et des prouesses de pilotage insoupçonnées de l'agent Kyone'e, le monstre fût éjecté de la navette, tombant de plusieurs dizaines de mètres dans les flots d'un fleuve déchaîné. Ce point de chute était obstrué par de nombreux obstacles solides. Je ne peux confirmer officiellement la mort de la cible, malheureusement, mais quel être vivant pourrait survivre à une telle chute, de toutes façons?

Le calme regagna enfin mon escouade, nous étions tous à bout de force. L'agent Kyone'e posa tant bien que mal notre navette fortement dégradée près d'un domaine privé, isolé de la grande ville. La demeure étant habitée, nous avons perquisitionné un véhicule capable de nous ramener jusqu'à Géonosis. Vue la collection de vaisseaux (aux états variables, de "bons pour la casse" à "flambants neufs") du propriétaire des lieux (un Neimoidien se faisant appeler Reed Low), je le soupçonnais de ne pas être qu'un simple fana fortuné de véhicules. Néanmoins, cette caractéristique potentiellement criminelle nous offrait la possibilité de demeurer incognitos, au moins jusqu'à notre retour à Géonosis.

Je fis promettre à Reed Low de faire disparaître la navette que nous avions utilisé jusque là, avant de partir. Au pire des cas, les ennuis allaient se tourner vers lui. Et même s'il parlait des agents qu'il avait croisé ce jour-là, à qui que ce soit (ce dont je doute fortement) : il suffirait aux autorités d'ouvrir la porte de son hangar, pour comprendre que Low tente de détourner l'attention de ses nombreux crimes. Je pense que cette personne, si elle est un brin intelligente, disparaîtra de toutes manières de sa cachette (si précieuse soit-elle), celle-ci étant désormais connue. Par mesure de sécurité, les coordonnées de sa villa sont évidemment disponibles, en pièce-jointe de ce rapport.

En conclusion, la mission 53984 est un succès. Les membres de l'équipe se sont montrés exemplaires et efficaces, quasiment en tout point. Mon escouade était prête à mourir lors de cette opération, s'il le fallait. Malgré la pression incroyable, chacun est parvenu à dépasser ses propres limites. Moi-même, mon corps et mon esprit ont été exposé à des lourdes épreuves. J'espère que les données récupérées sauront être utilisées à bon escient, surtout dans l'optique de ne plus jamais réitérer de telles erreurs de planification. Les conséquences auraient pu être dramatiques, pour Cato Neimoidia toute entière, ainsi que pour la CSI. Je recommande donc, en tant que Commandant, que mon équipe soit décorée pour ses faits, car je pense que bon nombre de soldats ne seraient pas revenus en vie de cet enfer. Je dois même souligner qu'un certain nombre de soldats, envoyés avant nous, n'en sont d'ailleurs pas revenus.

Fin de rapport.

Commandant Blad Demeci


Dans ses quartiers, l'officier en repos se passait en boucle les actualités liées aux Mandaloriens. Depuis son départ en opération spéciale, sa messagerie avait été bombardée de nouvelles importantes. Dxun était saignée par la faune locale, quand Mandalore était toujours l'otage d'une poignée de politiciens, enfoncés dans leurs mensonges. Lark et Danan étaient vivants, au moins ça c'était une bonne nouvelle. Ils faisaient tout leur possible pour anéantir les Valentyr et rallier les autres clans à leur cause. L'assaut sur Sundari approchait à grands pas, Blad espérait donc que sa demande d'audience allait être rapidement acceptée par la direction confédérée.

Quatre jours plus tard, il était temps pour les participants de la mission 53984 de se réunir à la cantina, la fameuse Géonodrink de Toskrew City. Blad avait fait parvenir des invitations, plus tôt, à chacun, par le biais du secrétariat des officiers. Ignorant l'état de Billy, le Mandalorien se demandait s'il allait revoir un jour le petit soldat dans un état "normal". Le borgne espérait aussi voir Iroey, afin de voir s'il avait pu se faire réparer depuis son retour. Bien entendu, les plus grosses attentes du prétendant au titre de Mand'alor se portaient sur Azel Kyone'e. Cette combattante pourrait l'accompagner lors de ses futurs aventures, reformant un tandem de choc qui avait bien fonctionné sur Cato Neimoidia. Elle représentait également son clan, pour l'heure. Bien que Blad ignorait les effectifs des Kyone'e, il était toujours heureux de trouver de nouveaux alliés, peu importe leur nombre à vrai dire.

Installé au bar, sur un tabouret plutôt moderne et confortable, Blad attendait silencieusement ses collègues. L'heure de l'apéritif du soir approchait, la cantina commençait donc à bien se remplir. Blad avait réservé les sièges à côté de lui, jetant des regards noirs à ceux qui tentaient de s'en emparer. Vêtu de son treillis et d'un débardeur noir, l'appartenance du Mandalorien à l'armée séparatiste était claire, pour ceux qui le croisaient. Pas de risque de s'attirer des ennuis par ici, en somme. De plus, son bras apparent en beskar rouge, ajouté à son bandeau de guerre, ne lui donnaient pas un aspect très avenant.

La musique démarra du côté de l'orchestre, apportant son lot de swing et de groove entraînant. Le barman, un Rodien survitaminé, s'approcha de son colossal client, tout sourire. Il lui demanda si ses amis en avaient encore pour longtemps, la réponse de l'homme fût la suivante :

"T'inquiètes Fredo, tu vas l'remplir ton bar ce soir, t'as ma parole. Au pire, à moi tout seul j'te vide tes frigos s'il le faut, tu l'sais très bien."

Les deux individus échangèrent quelques rires, puis le Rodien retourna à son travail, enchaînant les cocktails multi-colores et les pas de danse entre les tables. Blad jeta alors un œil à l'entrée, car il venait d'entendre la porte s'ouvrir.
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MessagePosté le: 07/02/2018 17:51:41    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

Commandante Delia


C’était une journée radieuse. Le soleil était à son zénith dans le ciel géonosien. Delia ne pouvait qu’accueillir avec joie la chaleur – si écrasante et sèche fût-elle. Des années qu’elle était stationnée sur Mygeeto, dans le froid, la glace, la neige. Un décor certes tout à fait atypique et alien, mais elle n’appréciait pas la compagnie des Muun. Ils étaient intelligents, certes, parfois même faisaient-ils preuve d’humour, mais leur attitude pince-sans-rire n’était pas la tasse de thé de la militaire. Les géonosiens n’étaient guère mieux à cet égard, car eux n’avaient pas d’humour du tout. Mais Géonosis était la capitale de la Confédération, le point nerveux central. On y voyait tous les profils militaires, dont des humains. Il était bien plus aisé de s’entendre avec ses semblables que des aliens, de ceci Delia était certaine. C’était une simple question d’affinité, quelque part.

La commandante avançait sous la chaleur sans protection, droit vers une falaise qui n’était plus qu’à quelques vingtaines de mètres à présent. Son pas était tranquille, mais des années dans le corps militaire l’avaient formatée à cette marche à une cadence rigoureuse, qu’elle suivait de façon parfaitement inconsciente à présent. Cela faisait déjà deux semaines qu’elle était revenue sur le sol géonosien. Le climat avait des airs de vacances à côté du désert de givre qu’était Mygeeto ! Juste à sa suite, Elder, son fidèle garde et premier né de la légion Amber lui emboîtait en silence le pas. Elle sentit une bouffée de fierté lui emplir le torse en observant son serviteur dévoué. Le haut commandement avait été si impressionné par la performance des droïdes EG qu’ils en avaient fait un commando à part entière. Un commando ! Même les gardes IG-100 à l’époque de leur création ne s’étaient pas vus accorder un tel honneur. Et pourtant, on formait à présent une unité spéciale, qui accompagnerait et compléterait la force de frappe terrible qu’étaient les droïdes EG. Il n’y avait que de quoi être fière. Le consulat l’avait même laissée choisir le nom du commando, qui serait placé sous ses ordres : Surge l’avait-elle nommé. Et quel délice de voir les premiers prototypes d’armure pour les futurs officiers de son commando, forgés par les meilleurs experts du CRDA, en collaboration étroite avec les maîtres artisans géonosiens...Le futur s’annonçait brillant. Elle avait déjà une nouvelle intervention sur laquelle se pencher, confiée tout juste par l’état major. La CSI plaçait ses espoirs dans le progrès et les nouvelles technologies : le commando Surge serait le fer de lance de ce progrès. Elle ne décevrait pas les attentes de ses supérieurs.

Le duo s’arrêta devant une porte blindée, au pied de la falaise. Une console réclamait une série de codes, que la jeune femme entra sans une réflexion bien poussée ; bientôt elle pénétrait l’installation, s’engageant dans des couloirs à l’ombre, à son grand dam. Le lieu n’était pas taillé dans l’acier comme l’étaient les quartiers des autres secteurs militarisés de Géonosis. Si le sol était certes grillagé, les murs, les plafonds, tout était taillé dans l’esthétique typique d’une cathédrale souterraine : c’était l’architecture typiquement géonosienne qui s’exprimait là, dans des reliefs ciselés avec une précision quasi robotique, en des formes complexes et – Delia devait l’admettre – élégantes. Ce bâtiment était le siège du commando Surge. Il ne s’agissait pas d’un lieu surdéfendu, mais la cathédrale n’était pas anodine ; les dédales souterrains formaient une potentielle citadelle si une bataille devait être menée entre ses murs. Elle était également l’un des plus beaux compliments à sa compétence que l’état-major lui ait offert ; un espace de travail et de vie raffiné mais qui n’oubliait pas sa fonction première : la défense des intérêts séparatistes. Delia entamait à présent une montée dans de larges escaliers, qui grimpaient en spirale vers les étages supérieurs. On percevait le fracas d’armes s’entre-choquant, et pour cause : c’était l’heure des duels pratiques. C’était un spectacle que Delia ratait rarement, parfois même y prenait-elle part. Elle n’était certes pas une grande praticienne des armes de corps à corps. Elle préférait plutôt les blasters de poing. Il n’y avait point de noblesse au combat ; il n’était donc que plus logique d’achever celui-ci d’un tir bien placé plutôt que de l’éterniser. Cependant, savoir se défendre dans le cas où un ennemi arriverait à une distance critique demeurait primordial. Et son commando Surge était le meilleur cadre pour apprendre un minimum la défense dans pareilles situations. Elle poursuivit encore sa montée, accompagnée du son produit par les vérins de son garde droïde dans son dos quand ses yeux aperçurent une figure qui l’attendait en haut des marches. C’était un individu trapu, portant lui aussi un uniforme d’officier à l’image de Delia. Uniforme n’aurait pas été le bon terme, à la vérité, car son habit descendait jusqu’au niveau de ses chevilles. Chevilles était également un abus de langue : il n’avait rien d’humain si ce n’était sa stature. Son visage était un exosquelette monstrueux, hérissé de poils fins et bruns. Il n’avait guère de bouche mais deux chélicères, qui s’agitaient dans l’air pour accompagner sa parole. Quatre des six bras qui caractérisaient son affreuse espèce étaient ramenés dans son dos, les deux derniers tenant entre leurs crochets courbés et luisants un dossier. Il se mit au garde-à-vous à l’approche de la commandante, mais celle-ci dut effectuer un colossal effort pour ne pas avoir une grimace désapprobatrice. Elle supportait les non-humains, mais elle avait encore beaucoup de mal à se faire à l’anatomie particulière des harch.


« -Coumandanté Délia. C’est oune plaisirr dé vous révoirrr dé si bonne heurre. Y’imagine qué voutre entrétien avec l’état majourr s’est dérroulé plous vite qué prévou aujourd’houi. »

Il lui tendit le dossier en papier, que la commandante prit avec circonspection. Étrange était l’intérêt que la créature portait au papier. Delia n’aurait pas même soupçonné qu’avec des griffes si curieuses elle soit capable d’écrire. Mais elle conserva cette remarque pour elle et ouvrit la chemise qui recelait en son coeur les informations – critiques que voulait lui transmettre son subordonné. Elle leva le regard vers ce dernier pour guetter sa réaction. L’arachnoïde s’était remis au garde-à-vous. Mais...Mais...Ce zèle n’arrêterait décidément pas de la surprendre. Elle roula des yeux avant de se replonger dans sa lecture.


« - Repos, caporal Dyke. »

Elle entendit le son des pattes velues reprenant une posture plus détendue, mais choisit de ne pas y prêter attention afin de minimiser son dégoût. Le dossier. Elle devait se concentrer sur le dossier. Les premières pages traitaient des dépenses en matériel et en personnel sur les trois derniers jours pour l’élaboration du prototype n°559-OA. Les frais étaient pris en compte par le commando, bien sûr. Mais une partie serait ensuite remboursée par l’état major et le budget général, car on avait fait appel à la technique de la légion Amber (en partenariat avec le CRDA et les géonosiens) pour une unité spécifique qui n’avait pas pour vocation de devenir un membre de Surge. On ne lui révélerait pas même la légion Amber, ses objectifs ou encore la raison de son existence. Delia poursuivit sa lecture. La conception avait été effectuée en temps record : trois jours seulement, de l’élaboration technique à la réalisation. Certes, ils n’étaient pas parti de zéro : ils avaient travaillé sur un corps endommagé, mais pas de zéro. C’étaient des adaptations et non une création complète, en quelque sorte. On avait effectué la construction et l’assemblage ici même, dans les locaux du commando Surge, car certaines pièces étaient dérivées des EG eux-mêmes. Cependant, la technologie complète n’avait pas été utilisée, au soulagement de Delia. Les processeurs et la machinerie interne qui rendaient ses EG si uniques et redoutés demeuraient encore une exclusivité de son commando. Et ils le resteraient. Elle remit la chemise entre les mains de son subordonné. Celui-ci fit un son de « tk tk » avec ses mandibules. Sans doute était-il satisfait ? Ou était-ce l’équivalent d’un hochement de tête ? Delia avait vraiment du mal à comprendre les aliens. Cependant, l’araignée avait compris : elle la guida vers le prototype. Il ne fallut guère que quelques minutes pour arriver à l’atelier qui avait été aménagé pour accueillir tant les ingénieurs du CRDA que les artisans géonosiens. C’était une pièce rectangulaire, où – comme pour les salles les plus habitées du complexe, dont l’arène, les quartiers des officiers ou le bureau de Delia – la lumière solaire filtrait. On voyait bien mieux avec ce genre d’éclairage que des lumières artificielles. La pièce était rectangulaire ; au centre se trouvait une large table en acier forgé, entouré d’instruments à présent éteints. Les artisans comme les ingénieurs avaient achevé leur œuvre ; ils étaient tous présents, la dizaine qu’ils étaient. Les insectes géonosiens se déplaçaient par sauts d’ailes bourdonnantes, traînant avec eux leurs torches à plasma, fers à souder et autres outillages dont Delia ignorait le nom comme la fonction. Les savants, eux, se serraient la main tout en observant différents résultats de mesure. L’un d’eux, un grand Muun, aperçut la commandante et s’approcha à grandes enjambées.


« - Ah, commandante Delia ! Nous avons achevé le recyclage...C’est un franc succès si j’ose dire ! Vous arrivez juste à temps : il est en train de s’éveiller. »

« Il » désignait le cyborg au centre de la pièce. Il s’agissait du sergent Iroey. Revenu en état critique de son opération précédente, le commandement CSI avait décidé de lui offrir un corps neuf. Au début l’on avait songé à simplement réparer son ancien corps, bon marché et plus aisé à reproduire. C’était sans compter le rapport élogieux du commandant Unforgiven, Blad Demeci, vétéran séparatiste. Face à la compétence et l’héroïsme manifeste de Iroey, il avait été décidé de lui donner un corps plus robuste, agile cependant, à la mesure de ses prétentions. Un hasard étrange, dont même Delia n’avait pas conscience : Iroey avait été créé avec le désir de combattre les sensitifs, mais son premier corps n’était pas adapté à la tâche, pas plus que son second. Dans cette énième renaissance, pourtant, la Confédération lui livrait enfin les moyens de ses ambitions : des membres agiles et robustes, des blindages d’épais duranium, d’autres fonctionnalités encore des ingénieurs fantaisistes qui y avaient déversé leur passion sans le moindre doute – malgré les contraintes de budget. Tout était parfait, des pieds au torse. L’acier était solide, les pièces assemblées avec le soin et le savoir-faire de siècles de conception. Ils avaient même conçu les bras et certaines articulations à partir d’un alliage de bronzium et de duracier, conférant au prototype des nuances d’argent et d’or. Delia fronça les sourcils.

« - Je peux comprendre le corps, et je vois que vous avez fait un excellent travail...Mais pourquoi donc cette...Tête ? »

Car au-delà du cou, c’était une tête de B1 que les ingénieurs avaient mis. La commandante n’avait guère de critique esthétique à faire, car Iroey et son devenir n’étaient pas entre ses mains...Mais pourquoi gâcher un si excellent corps avec un visage si médiocre ? Le Muun, Naar Drough, ingénieur en chef de l’équipe, tourna la tête pour observer l’objet de la critique, avant de revenir vers Delia, le sourire jusqu’aux oreilles.

« - Pour le distinguer bien sûr ! Le corps que nous avons réparé avait des organes artificiels dedans, si vous vous souvenez bien. Il a toujours besoin de respirer, puisque nous ne pouvions pas juste arrêter ses organes et tuer son cerveau. Cependant avouez qu’il est plus difficile de prédire exactement où peut être la boîte crânienne quand le visage ne suit pas les proportions habituelles. Et puis, on a fait les choses bien ! Les capteurs photoréceptifs que vous voyez sont le modèle dernière génération, fraîchement sortis de nos laboratoires. Un ennemi pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un vulgaire B1 un peu plus blindé...Laissez moi vous dire qu’il s’agirait d’une terrible erreur, et sans doute leur dernière. »

La militaire soupira. Une simple remarque pour être assommée de tout cet argumentaire...Enfin, au moins Naar Drough ne l’avait pas embarquée dans des détails techniques incompréhensibles, c’était déjà ça. Elle fixa ses yeux sur Iroey.

« - Bien sûr nous n’avons pas retiré les verrous qui avaient été placés sur ses organes, ni les localisateurs. » Ajouta plus discrètement l’ingénieur.

« - Bien. » Répondit sans enthousiasme la jeune femme. « Merci de votre travail, Drough. »

Tandis que le Muun s’étendait en politesses, Delia s’approchait de Iroey, encore étendu sur l’établi. Quand elle fut à son niveau, elle lui jeta un regard dépourvu de compassion.


« - Debout matricule Iroey. Vous avez fort à faire. Le haut commandement désire parler à son héros et...Vous avez également reçu ceci, qu’on m’a chargée de vous transmettre, compte tenu de votre état...Exceptionnel. »

Et c’était une retranscription d’un message que la commandante tendait au cyborg ; une invitation du commandant Unforgiven, le jour même, à un bar de la capitale.



***




Major Jane Fawchester



Le début de soirée approchait à grands pas. Géonodrink était bientôt remplie. Les tables trouvaient leurs clients, l’orchestre son public. Des civils venaient ici pour se décontracter mais aussi des militaires en permission et même des droïdes. Les discussions allaient bon train ; ici une rodienne gigantesque éclatait de rire et tapait avec énergie dans le dos d’un Twi’lek qui manquait de renverser sa boisson. Là, un B1 s’était engagé dans un bras de fer endiablé avec le bras artificiel d’un distributeur d’alcool industriel (le gagnant ne faisait aucun doute, mais le B1 s’acharnait dans sa lutte. Peut-être même le bras avait-il pris en pitié ou en affection son adversaire, qui pouvait dire ce que pensaient les droïdes après tout?).


« - J’ose espérer que cette place n’est pas prise ? »

La question était adressée à Blad. Celui qui l’interrogeait ainsi était un homme à la chevelure cendrée. Il portait une barbe épaisse, entretenue avec le plus grand soin. Son visage était marqué par les années mais le regard – ambre – qu’il posait à l’instant sur l’héritier Demeci était aimable. On l’aurait presque pris pour un inoffensif vieillard ! Presque. Car l’homme était habillé d’un veston à col d’un cuir épuisé qui traduisait des années de voyages. Sous la veste on apercevait une chemise de velours noir où étaient suspendues des chaînes d’or, en stries régulières – et le symbole de la Confédération, lui aussi d’or était brodé sur la chemise. Il n’était pas armé – ou s’il portait un quelconque blaster il l’avait dissimulé à la perfection. Il adressa un sourire sympathique au vétéran confédéré, car ils s’étaient déjà rencontrés.


« - Nous n’avons pas été présentés en bonnes formes, mon commandant. » dit-il en s’asseyant à la chaise juste à côté de Blad comme s’il s’agissait d’un ami de longue date.

« - Je suis le major Jane Fawchester, deuxième division. C’est moi qui ai formé Azel et Billy, les deux agents qui étaient sous vos ordres dans votre opération. J’ai entendu...(Il eut un sourire presque ironique en prononçant ce mot. Rien ne s’ignorait vraiment dans les services du Renseignement)...Que vous alliez retrouver cette chère Azel ici ce soir, ainsi que les autres membres de votre équipe. »

Le barman lui apporta un grand verre où bullait un liquide violet luminescent. Jane déposa une plaquette de crédits sur le bar et prit sa commande. D’un geste délicat il goûta la boisson – qui émettait une légère fumée – et fit une grimace. Le liquide lui avait presque brûlé la langue ! C’était plus chaud que ce qu’il pensait ! Il s’humecta les lèvres en reposant le verre, décidant de laisser un peu refroidir son contenu puis reprit à l’intention du mandalorien :


« - J’aimerais porter moi-même les nouvelles que j’ai reçu sur l’état de santé du jeune Billy à Azel, ainsi que...D’autres nouvelles. Je vous laisserai en tête-à-tête après. » fit-t-il. Puis il prit une nouvelle gorgée de son breuvage mystérieux – et sucré. Ah, c’était effectivement mieux en laissant reposer un peu, finalement.



Iroey 2.0 (armes non fournies):

_________________________

Casier d'un Kaleesh

Histoire d'un séparatiste

Formation → Corps à Corps
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Azel Kyone'e
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MessagePosté le: 08/02/2018 23:56:25    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

C'est rare qu'on me laisse parler sans faire la tronche ou essayer de me contredire. Faut au moins reconnaître qu'il est sacrément plus correct que d'autres gradés géonosiens. Je suis pas la moins partiale, pour sûr... Mais c'est toujours ça de pris, au moins.

" Vois-tu, Mandalore n'est pas gouvernée par un Mandalorien, aujourd'hui. "

Hein ?! Vas-y : répète-moi ça très lentement. Un Aruetise a reçu un droit qui n'échoue qu'à un Mand'alor ?! Mais qu'est-ce que c'est ce cirque ? Ma tronche passe par toute les couleurs de l'arc-en-ciel, sans omettre le cyan et l'indigo. Bordel. De. Hutt.

" Bien sûr, cela pourrait ne pas poser de problème... Sauf que le gouverneur en place est un incompétent, faible et vile. C'est un Arkanien profondément borné, nommé Ohlig Arch, incapable de sortir son monde de la crise dans lequel il est plongé. Actuellement, il se cache derrière le dôme de Sundari, avec son prétendu monarque en jupon. En-dehors de cette ville, c'est la guerre civile. Mon propre clan mène sa croisade, dans l'espoir de rétablir la paix. Nos alliés sont puissants et intelligents, nous gagnons du terrain. Bientôt, nous reprendrons notre monde Azel, et avec lui les clefs de notre avenir. Si ça t'intéresse, et ça a l'air de t'intéresser, je vais me rendre personnellement là-bas prochainement, tu pourrais faire parti du voyage... Une fois que nous serons rétablis de cette dernière mission éprouvante, bien entendu. "

Ohlig Arch. Tu parles d'un nom. Je n'ai pas de miroir, mais j'imagine bien que mon air féroce ne laisse rien du mystère enveloppant mes pensées : qu'ils aillent tous se faire voir sur Nar Shaddaa, cette bande de mou ! jadis, j'étais qu'une môme incapable de comprendre ce que voulait dire "imposteur". Mais aujourd'hui je sais - et j'aime pas ça. Vraiment, vraiment pas !

" Comment Mandalore a pu laisser un étranger se payer sa tronche ? J'y crois pas. "

Le ton laisse supposer qu'effectivement, je n'y crois pas. Et que cette histoire ne me plaît abs-o-lu-ment pas. Je crois d'ailleurs qu'une dizaine de générations de Kyone'e viennent de s'exprimer par mon propre ressentiment.

" S'il faut des paires de bottes supplémentaires pour leur rappeler à qui appartient vraiment Manda'Yaim, comptez sur moi ! Rien m'ferait plus plaisir que de les renvoyer compter leurs dents très loin de chez nous ! "

Une idée germe alors dans ce qui me sert de tête : et si Fen et les autres avaient repris les armes ? Les Kyone'e n'auraient jamais laissé Mandalore aux mains de la République. Je sais pas qui est Arch ni ce qu'il veut vraiment, mais si la guerre civile ravage mon pays, il sera pas le dernier des inculpés ! Un sentiment d'urgence m'envahit un instant. Je ne sais pas comment, mais il faut que je les retrouve : ma famille. Il faut que je les retrouve et que je leur vienne en aide. Mandalore est dans la panade, Kyone'e va pas restée tranquillement assise dans un fauteuil à manger des chips !


Par les fenêtres se profile le sol ocre et poussiéreux de Géonosis. Mes yeux à moitié ouverts cherchent machinalement un détail témoignant d'une civilisation sur ces étendues mortes. Géonosis et moi, une grande histoire d'amour, tiens ! Quand je pense que j'aurais jamais mis les pieds sur ce tas de roche radiocatif si j'avais été fichue de savoir piloter correctement... Je repense soudain à Boz et à son pauvre cargo. Au final, j'en viens presque à espérer qu'il est mort sur le coup... Parce qu'errer sans fin dans un désert comme celui-là, c'est sans doute l'une des morts les moins agréables que j'ai eu à imaginer. Pauvre gars qui avait rien demander. Certainement pas à croiser une gueule comme la mienne, sans doute ! Mais la vie est pas réputée pour être une personne aimable. Et quand j'y pense, je suis loin d'être la plus mal lotie. Au gré de mon demi-sommeil, je vois défiler toutes ces têtes . Ce crétin qui voulait se sortir d'un mauvais pas... comment qu'il s'appelait déjà ? Sais plus. Ce tas de muscles qui s'est fait découper dans l'arène. Pas d'chance. A cet enflure d'officier qui s'est permis de me traiter comme une vulgaire traine-savate... Et ces corniauds qui avaient débarqué dans le désert. La Kaleesh et Billy, dans l'antre de l'Acklay. Mon décollage avec Billy entre les pattes... Pff, celui-là alors. Si j'avais su que je me le coltinerai tout du long ! M'enfin, je suppose qu'il en a autant à me servir. Après tout ce que je lui ai fait voir. Si je fais le compte, ça commence à nous en faire, de l'expérience commune. J'avais pas eu d'aussi fidèle compagnon de galère depuis... depuis Vel p'tet bien. Arcanienne de mes deux, tiens. Quand je repense à ce que m'a dit Blad, ça m'étonne à peine que l'un d'eux ait réussi à prendre le pouvoir sur Mandalore. Pas leur pareille pour vous embrouiller, ceux-là !

Quand soudain, la voix saccadée d'Iroey me sort de ma léthargie :

" Commandant... Nous avons un problème... "

Je retiens seulement le mot "problème". Il agit sur moi comme une piqûre de medpack : qué problème ? Où problème ? Me dites pas qu'on a été suivi quand même ! Pas fraîche pour deux crédits, je bondis sur mes deux pieds encore endoloris pour sortir sur les talons de Blad. Le problème se situe à l'arrière. En fait, il se situe au niveau de Billy. Le cyborg endommagé est penché sur le félin qui remplacement maintenant le corps humain de Billy. De là où je suis, je n'y vois rien : faut dire que la différence de gabarit entre la crevette et l'officier cybernétique est assez énorme. Le semi-droïde referme la porte du vaisseau derrière lui et se met à parler à voix basse, comme s'il avait peur de se faire surprendre - attends, on était pas sensé être seuls à bord, là ?

" Nous avons des complications avec Billy... Je... Ses mutations ont recommencé et elles sont de pire en pire... J'ai peur de sa survie si le haut commandement venait à le savoir... Je l'est enfermé pour le moment dans la salle de bain pour éviter toutes contaminations. "

Des mutations ? Bah mince alors. Je grimace. Je m'attendais pas vraiment à ça... C'te pauvre crevette. Je m'attendais à ce qu'il en bave - c'est pas le genre des poids plumes d'apprécier les balades en terrain miné - mais à ce point ? Là, c'est la faute à pas de bol ! Je me demande où et comment il a pu chopper une chose pareille. A moins qu'il ait été déjà malade avant ? Bah, ils l'auraient su à la CSoche, nan ? Quand même !

Si ça se trouve, il s'est fait mordre par l'un de ces fichus rats ! J'aurais dû tous les massacrer, ces p'tites raclures...

" Vous croyez qu'il va s'en tirer ? " je demande en désignant la porte, l'air soupçonneux.

Je suppose qu'il l'a soigneusement refermée pour nous éviter un spectacle pas super joyeux. Jusque-là, je pensais que le minet allait juste avoir besoin d'une bonne dose d'anti-poison ou un truc dans le genre. Mais... des mutations ? Y a des chances pour qu'il reste à l'hosto un bon paquet de jours, avec ça. Mon regard se fixe sur le battant métallique, perplexe. C'est bizarre. D'ordinaire, j'en aurais rien eu à carrer. Dans ma vie, les gens vont, viennent. Depuis qu'Eyan est mort, j'ai compris que rien ici bas n'est immuable, et certainement pas les gens. Alors pourquoi faire grand cas d'un gamin frêle comme une tige de roseau qui passait son temps à me jeter mon ignorance à la figure ? Après tout, j'étais bien la première à lui dire qu'il me les brisais, non ? Je sais pas. Billy avait beau n'avoir rien d'un Mando'ade, c'est quand-même lui qui s'était tapé de me rejoindre dans une fosse sceptique. Lui aussi qui avait partagé mes repas durant trois mois. Désolée, crevette. Vraiment désolée, mais cette fois... même toute ma colère et ma volonté pourront rien pour toi.

Cette fois, c'est Blad qui réussit à me tirer de mon épaisse mélasse réflective.

" Bon, j'ai un rapport à taper moi. J'vous ferai parvenir à tous mes coordonnées personnelles, quand on sera de retour à la maison. J'compte bien lever un verre à cette mission de folie, la première tournée sera pour moi, vode. "

Un rapport ? Ah tiens, c'est vrai, j'en aurais presque oublier que c'était une mission, à l'origine ! Faut dire, vu ce qu'il en reste, de leur labo... J'aimerais pas être chargée de le rédiger, ce truc. Sérieusement. Azel Kyone'e, rédiger un rapport... Je me marre toute seule en silence, tout en récupérant tout le bardas que j'avais pieusement laissé tomber sur l'un des sièges. Contrôle de routine, et tous mes ustensiles de cuisine retrouvent leur place sur ma petite personne, me redonnant instantanément les cinquante kilos qu'il me manquait. Avec un œil appréciateur, je regarde le E5 récupéré chez les crapauds : il est sale, mais en parfait état. C'est ce qu'on appelle tirer le jackpot ! J'ai pas encore découvert tout l'arsenal CSIen, mais ce truc-là est clairement en très bonne position niveau puissance de feu à moyenne portée. Bon, le problème c'est que la plupart du temps, ce sont ces tanches de B1 qui les ont entre les pattes... On peut pas dire que ce soit des masses rentables. Mais moi, p'tit père, je suis pas un B1 ! Oh que non, ahah !

Quelques minutes plus tard, accrochée à la rambarde dans la soute, je sens l'habitacle amortir le choc de l'atterrissage. Le pont se baisse et le jour aveuglant de Geonosis me force à plisser les yeux. Salut les mecs ! Allez, avouez : on vous a manqué ! Même avec cette lumière débile dans la figure, je souris - enfin, j'ai l'impression de sourire. En passant à côté de moi sur la descente, Blad me jette, comme une sorte d'adieu-mais-pas-trop :

" Prends le temps de réfléchir à ce qu'on s'est dit, tu me donneras ta réponse définitive lors de notre petit pot festif. Ret' evaar'la ! "

Je lui renvoie mon fameux salut pseudo-militaire en guise d'acquiescement, et je le vois tourner les talons vers une canonnière. Je débarque avec un certain plaisir, j'dois dire. Bon, j'imagine qu'on va pas me laisser filer comme ça, mais déjà, je suis certaine de plus me faire embêter par un monstre ou une pluie battante ! Faut savoir s'contenter d'peu, parfois, dans la vie ! On a une batterie de droïdes et d'appareils louches en guise de comité d'accueil. Les techniciens en charge de la manoeuvre se concentrent rapidement sur Billy et Iroey. Je n'ai pas vraiment le temps de leur dire au revoir. Est-ce que j'aurais voulu ? Bah, on a malgré tout failli crever tous ensemble sur ce caillou détrempé, mine de rien. Est-ce que ça fait d'eux des frères d'armes ? Bon sang 'tsel, faut que t'arrête de te poser des questions.

C'est ce que je me force à penser quand le bataillon de droïdes me ramène au pas cadencé à la base. Blad repartit sous d'autres cieux, Iroey et Billy transportés en urgence je sais où, je me retrouve seule survivante de cet atterrissage à traverser l'immense cours poussiéreuse qui fait office d'entrée miteuse à ce complexe en réalité immense et blindé jusqu'à la garde. Je m'autorise un dernier regard vers le lointain hangar qu'on a quitté. Merci les gars. J'suis peut-être pas volontaire, j'suis pas non plus la meilleure des agents secrets, mais je dois avouer... qu'on s'est bien marré. hein ? Alors pourquoi j'ai cette amertume sur la langue ? Peut-être parce que je réalise, en croisant au hasard le regard stupéfait d'une recrue en train de balayer que je suis seule, dégueulasse, à moitié morte de fatigue,de faim, et que ma seule perspective d'avenir aujourd'hui, c'est cette énorme bouche de métal béante qui s'enfonce dans le sous-sol géonosien.

J'ai l'impression d'être partie depuis des années. Alors qu'au fond, ça doit faire quatre jours à tout casser. A l'entrée de la base, je suis accueillie par l'une des officiers que j'ai l'impression d'avoir croisée une fois. Pas suffisament pour me souvenir d'elle, par contre. Faut dire qu'en tant que recrue, hormis les dortoirs, les vestaires et les salles d'entrainement, j'ai pas vraiment un aperçu exhaustif de tout ce qui se cache ici. Officiers compris.

" Au vu des indications confiées par vos supérieurs, il est nécessaire que vous demeuriez en observation durant cette semaine, afin de nous assurer que vous ne portez aucun germe ou aucun parasite susceptible d'infester la base. Vous prendrez vos quartiers à l'infirmerie le temps que tous les examens soient terminés.

-En observation ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Pas d'entrainement, pas de sortie ?

-Pas durant les trois premiers jours : des soins et un repos strict. Nous aviserons pour vos permissions en fonction des premiers résultats. Rompez !
"

Avec un "pff" sonore, je suis les deux droïdes chargés de me mener jusqu'à la fameuse infirmerie. Je me souvenais vaguement de son emplacement, mais je me laisse guider comme si je débarquais ici pour la première fois. En chemin, je croise des officiers de tous poils qui me dévisagent tantôt avec indifférence, tantôt avec surprise. En contrebas d'une passerelle, mon regard heurte soudain celui de ce gros bouffi de sergent Jetelesbrise, en train de faire suer de la recrue. Je lui sers un rictus entendu, casque sous le bras et fusil dans le dos. J'ai presque l'impression qu'il en revient pas de me voir revenir. Pour sûr que j'ai dû lui manquer, à celui-là ! Mais c'était pas réciproque.

On traverse une bonne partie de la base pour parvenir au bloc infirmerie, l'un des endroits les plus surveillé. Après m'être faite mesurée sous toute les coutures et avoir présenté mon nom une dizaine de fois, je finis par atterrir au lieu de rendez-vous donné par les officiers. Un grand Chagrien d'un bleu pastel, en blouse blanche et grade CSI bien en vue en haut de son plastron, me fait signe d'avancer dans la pièce. Un énorme scanner en occupe les trois-quart, le reste se compte en armoires diverses et une porte d'accès vers des sanitaires d'un genre nouveau pour moi.

" Bonjour, soldat ! Docteur infirmier Malhorn. Je suis en charge de vos soins pour le restant de la semaine, on risque de passer un peu de temps ensemble. On vous a assigné le lit n° 121 - 044 : veuillez déposer tout votre matériel dans les bacs prévus à cet effet, ainsi que tous vos vêtements. Ils seront analysés, puis nettoyés et désinfectés en profondeur. Nous allons ensuite procéder à plusieurs relevés sur vous, et vous pourrez aller vous laver. "

Tout en me faisant son petit laïus didactique, il enfile sa tenue du parfait petit chirurgien, et réajuste son masque et ses gants. De mon côté, j'ai commencé à m’exécuter avec une résignation teintée d'habitude, en laissant choir bruyamment mes haches dans le premier bac.

" Quoi ? Vous voulez que je me mette à oilp' devant vous ? "

L'alien prend un air vaguement gêné.

" Eh bien... oui : je peux me retourner si cela vous pose problème.

- Ah nan ! C'pas ça. C'était juste pour vous épargner les yeux, hein !
" que je ricane.

Et sur ce, je commence à dégrafer mes plaques d'armure d'une main experte. Je remplis quatre bacs rien qu'avec mon déguisement. Tout y est : armes, armure, combinaison, sacoches, porte-flingue, gadgets, casque... me reste plus que moi-même et ma ribambelle de blessures diverses et nombreuses. Certaines presques aussi anciennes que moi, d'autres toutes fraîches. Quand j'arrive enfin à retirer mes sous-vêtements, le docteur lève un sourcil. Je le laisse m'observer sous toutes les coutures, et j'ai bien l'impression que mon manque de pudeur l'étonne. Eh non, j'ai absolument pas honte de ce que je suis : même mes poils d'entrejambe sont une fierté. Être nu, c'est se mettre en danger, mais certainement pas avoir honte ! Mais je sens que son regard s'attarde particulièrement sur mes épaules et les énormes bleus qui jalonnent mon tronc. Souvenirs de ma petite balade dans la forêt avec la bestiole, sans doute.

" Je vois. Vous n'êtes pas vraiment du genre à "faire attention à vous", je me trompe ? Et ça ? C'est une côte cassée, non ? Pas joli, dites-moi. "

Enlever tout ce beau bordel m'a aussi fait réaliser que la pression de l'armure maintenait les poches de sang des bleus et autres contusions en place. A présent, ma peau se détend, et la douleur revient peu à peu dans mes chairs ankylosées. Une violente pointe de douleur aiguë au côté se réveille brusquement, m'obligeant à y porter machinalement la main. Au final, c'était une très mauvaise idée, cette séance de déshabillage...

" On dirait, ouais. "

J'avoue la chose à mi-mot, avec un léger rictus. Je suis plus très certaine de vouloir la prendre, cette douche...




Un rayon de soleil vient me frapper la paupière gauche. Flûte. Si je voulais encore pioncer, c'est mort ! Punaise, même aussi loin sous terre, pas moyen d'avoir la paix ! A quoi ça leur sert, de mettre ces fichus puits de lumière naturelle ? Comme si ce soleil de plomb allait nous manquer... m'enfin. A première vue, le droïde m'a enfin débranché cette sonde de malheur : je ne sens plus l'aiguille fichée dans mon poignet. Tant mieux !

Je jette un regard mauvais au pansement sur mes bras : ces infirmiers se croient intelligents à vous transformer en momie pour la moindre égratignure ! Je ressemble encore plus à rien avec tout ça sur le corps. Mais bon. Du moment que ça vient d'en haut, les petites mains se montrent zélées ! Je parviens à glisser hors du lit sans trop de bruit. Ici, ça empeste le désinfectant et les médocs. C'est gris, c'est vide, c'est froid. Bref, rien d'intéressant à voir, ni à faire, et ça va bientôt faire quatre jours que je tourne en rond dans cette pièce, entre deux examens. je me demande quand ils vont décréter que je vais bien et que je peux retourner faire la mariolle avec les autres recrues dans le sable... Pour l'instant, je n'ai pas la moindre idée de ce qu'ils ont pensé de notre petite sortie sur Cato-Neimoidia. Peut-être que je n'en saurais jamais rien, c'est probable même. Ma seule pensée va à Billy. S'il est mort, est-ce que j'aurais seulement le moyen de le savoir ? Et Iroey et son dos ouvert aux quatre vents ? Lui, c'est un officier. C'est différent, je suppose.


De l'autre côté de la vitre, toujours entreposé de manière impeccable comme pour mieux me narguer, mes armes et mes effets personnels qui m'ont été restitués après un passage aux rayons X. Bah, au moins, j'ai une armure récurée au nanomètre ! Je l'avais plus vue aussi éclatante depuis que j'avais quitté Mandalore, c'est dire ! Et à côté, avec les datas que j'avais emprunté pour les cours du prof', mon calepin de notes, et... le vieux jet-pack d'Eyan. Je souris en le voyant : le seul truc qu'il me reste de lui. Une machine comme on en fait nulle part ailleurs dans toute la galaxie. Comme ces vieux rafiots qui parviennent à passer en hyperespace avec des hyperpropulseurs défaillants, alors que le reste de la flotte flambant-neuve est obligé de sortir les rames. Un truc cabossé, rafistolé, improbable... et absolument increvable. Enfin. Avant que je ne m'encastre dans le sol de Géonosis avec, en fait. Sans ce truc, je serais sans doute six pieds sous terre, à l'heure actuelle. Mais l'engin a payé le prix fort, et sans rien pour le réparer, je doute qu'il puisse me resservir un jour.

Même avec ce reflet sur la vitre, je suis soudain prise d'un doute : il n'a pas l'air identique à celui que j'avais laissé dans mon casier. Je me lève, je pousse la porte qui me sépare de la salle d'analyse et je m'approche du jet-pack, posé sur la table. Mes yeux s'arrondissent de surprise : il est comme neuf ! Plus la moindre trace du trou à l'endroit de l'impact ! les tuyères ont été remplacées, et la manette des gaz est à nouveau en place ! Comment j'ai fait pour ne pas m'en apercevoir plus tôt ? Et... qui a réparer ça ? Qui est allé jusqu'à fouiller dans les effets d'une recrue pour faire réparer un jet-pack datant de la dernière guerre ? C'est dingue... Le mystère reste entier, mais je n'en reviens toujours pas. J'ai presque peur d'être encore sous morphine, et d'être franchement déçue en me réveillant.

Pour tout indice, la vie me laisse le bip reconnaissable de mon datapad, laissé sur la table de chevet avec médocs et pansements. Je referme la porte derrière moi, attrape le pad et me jette avec sur le lit.

" C'est quoi ça encore ? "

Un message ? Qui peut vouloir m'envoyer un message ? bah, les mecs en charge de cette armée, sans doute. Ah : en fait, c'est Blad ! Par les tartines du matin, j'avais presque failli l'oublier, lui ! Faut dire hormis les murs de cette chambre, j'ai pas vu grand chose depuis que je suis arrivée. Soudain intéressée, j'ouvre le message.

Attends... je rêve ? Alors ça ! Je m'attendais à beaucoup de choses, mais à ça ? Osy' ! C'est une invitation, eh ! Genre, moi, je suis invitée à Toskrew, à me bourrrer la trogne avec le carré des officiers ! Ahah ! C'est la fête, 'tsel ! Alors ? T'avais vraiment cru que t'allais restée coincer ici jusqu'à la fin de tes jours ? Que tu serais juste bonne à boire du sérum et des sirops jusqu'à ce que mort s'en suive ? Eh ben non ! Parce que l'escouade des buveurs invétérés arrive à la rescousse ! Bon sang, j'ai envie de sauter partout, là. Je relis cinq fois le message, et puis j'avise l'heure en haut de l'écran. C'est pas vrai... Le rendez-vous est dans moins d'une heure ! Et moi, je suis encore coincée dans cette fichue infirmerie, à regarder mon matos comme s'il allait s'enfiler tout seul !

Cinq minutes plus tard, ma Beskar' et moi on est à nouveau copines, et le datapad avec l'invitation a terminé sa course dans la poche de ma cuisse droite. Pas de temps à perdre, je suis déjà super en retard. Je bondis dans les couloirs comme si j'avais une armée aux fesses. Le docteur qui arrive en sens inverse manque de se prendre un choc frontal.

" Soldat Kyone'e, s'il-vous-pl...!

-Permission !!!
" je lui lance en passant en trombe devant lui, ne lui laissant pas le temps d'essayer de m'arrêter.

On arrête pas un Mandalorien en partance pour la cantina. Oh ça non !




La soirée avait commencée, et on comptait déjà un bon nombre de participants. Les lieux, très prisés par les séparatistes, étaient ce soir majoritairement occupés par la gente militaire.

Soudain, au milieu du brouhaha enthousiaste des conversations sur fond de musique branchée, la porte de la cantina s'ouvre à la volée, et l'un des videurs vient s'écraser au sol dans un bruit mat, les quatre fers en l'air. Il est suivi de près par un datapad, lancé en direction de sa tête avec la même vitesse. Alors qu'il se redresse avec vivacité, l'alien se reçoit le petit appareil sur le crâne.

" LA VOILA MON INVITATION ! C'EST BON ?! TU LA VOIS BIEN ?!

- 'en plaindrez à votre hiérarchie ! 'utilisation de violence !

- MAIS VAS-Y, FAIS-TOI PLAISIR TÊTE DE NEXU :J'TE DONNE MON NOM, MON MATRICULE, ET MON PIED DANS LE DERCHE EN GUISE DE PONCTUATION !!!
"

Avec un grognement et une main massant sa mâchoire, le garde ressort reprendre sa place, sous le regard furibard de la Mandalorienne. Laquelle finit par s'en détourner lorsqu'il disparaît sous les rires dans l'encadrement de la porte. Azel ramasse son pad et le replace dans l'une de ses poches, avant de lancer un regard circulaire à la pièce.

" Tiens, salut chef ! Sympa, la boîte ! z'êtes connaisseur ?"

Son regard tombe ensuite sur la crinière grise juste à côté. Son large sourire carnassier fond un peu, remplacer par une sorte de surprise un peu perplexe.

" Eh ben ça alors ! Vous aussi major ? La galaxie est petite, on dirait ! "




Incroyable ce que ces Bantha sont stupides quand ils voient une armure mandalorienne ! Oui, ch'usi d'la CSI, triple chauve-faucon ! Celui-là, il m'a pas fait suer longtemps. Je crois que je l'ai eu par surprise d'ailleurs : certainement qu'il doit pas avoir à faire souvent le ménage chez les dandys de Toskrew ! C'est que le quartier est pas le plus mal famé, là. On est plutôt dans du raffiné ! Je m'attendais pas à ce que cette boîte branchée soit aussi bondée. mais faut croire qu'on sait faire la fête, chez les huiles de la CSoche ! Surtout que le coin m'a l'air plutôt pas mal. J'me sens remontée comme un cadran de calcul hyperspatial, par les bretelles de l'Invicible ! Z'allez me dire, j'sais pas s'il avait des bretelles, mais l'image est là ! Je finis par enregistrer l'officier manchot calé à un coin du bar, en pleine discussion. L'orchestre nous miaule un truc plutôt entraînant, et certains militaires m'ont l'air de savoir savater. Enfin un truc positif dans cet océan d'ennui ! Pas trop tôt, hein !

Et puis d'un coup, je me souviens d'avoir vu cette tête quelque part. Le type qui parle avec Demeci, pour sûr, c'est Fawchester. D'un coup, mon enthousiasme fait un arrêt sur image. Pas comme si les officiers de la CSI allaient pas se rincer la figure de temps à autre, non. Mais pourquoi lui ici, ce soir, avec celui qui m'a précisément invité ? Ce tour à la cantina prend un peu trop des airs de guet-apens, là ! Je comprends que ma surprise est pas franchement la meilleure manière de passer une super soirée entre pote, alors je tente de noyer le poisson. En parlant de poisson, son verre m'a l'air surtout de contenir l'un de ces cocktails de riche très prisés par les jet-setteurs du Noyau. Pas tout à fait le genre de boisson basique bien tord-boyau qu'on s'attendrait à voir dans le siphon d'un militaire de son âge !

" Sauf vot'respect, faut prendre un truc plus fort que ça si vous voulez que ça tourne plus vite ! Hey ! Donnez-moi un double-brandy corellien ! Et pur hein : pas de blague ! "

J'la connais, la ruse : on te coupe le truc avec des trucs Hutt ou frelatés, en espérant qu'avec le feu de l'alcool, le palais du profane n'y voit que dalle ! On me la fait pas, à moi.




Demande d'acquisition d'un Jet-pack Dorsal auprès du camps CSI

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Le contenu de mes poches ? C'est par ici !

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Iroey
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MessagePosté le: 09/02/2018 05:35:55    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

Les étincelles dans son dos s'affichent encore par moment. Le trou béant dans son blindage rend ridicule le fier sergent qui donne toujours son âme et son corps à la confédération. Le barrage les ayant enfin laissé passé, le reste du voyage se fit assez bref, la troupe se séparant en quelques mots, l'attention de la machine se dissipant pour se tourner vers un lever de soleil à l'horizon, ses optiques fixant de spectacle banal pour une autre journée aride sur Géonosis, ce soleil un un tout autre effet pour le sergent qui sortit de la navette en faisant quelque pas lent, son regarda semblant perdu tellement il est apaisé de voir ce paysage. Ses pieds mécaniques touchèrent justement un tas de sable, Iroey baissa ses yeux pour le regarder, bougeant son appui dedans un moment. S'il le pouvait, le prototype se serait laissé tombé à genoux pour caresser ces fins grains chauds parcourant la piste d'atterrissage au moindre coup de vent. Seulement, s'il le faisait devant toutes ces personnes, ont penserais qu'il a enfin perdu la tête ou bien pire encore. Que ses jambes déjà fatiguées flanchent en effectuant la manœuvre, le couvrant de honte à devoir se faire transporter par d'autres.

Ses rêveries touchèrent brutalement à leur fin, un bruit soudain se faisant entendre derrière lui en provenance du vaisseau. En se retournant, il vit des droïdes déplacer maladroitement les archives qu'ils ont ramenées avec tant de sacrifice ici ! Se tournant soudainement en claquant les talons, l'archétype avança vers eu en boitant légèrement, ses articulations grinçant à chacun de ses mouvements, attirant l'attention de l'un des B1 qui regarda son confrère puis de nouveaux devants lui, se retrouvant avec le colosse, celui-ci le regardant dans les yeux. Ce combat du regard dura presque une minute, la gradée envoyant un long message en code binaire dans la tête de cette machine pour lui faire comprendre l'importance de ce que contiennent ses boites. Il n'y allât pas de mains morte, le processeur rudimentaire du droïde de combat faisant un fort bruit avec ses ventilateurs de refroidissement, celui-ci étend en se moment en train de digéré la poutre constituée de zéro et d’un. Après savoir fait corriger de la sorte, l'automate alla voir ses compères déchargeant la soute, les avertissant d'être plus délicats avec le matériel. Cette affaire réglée, la séparatiste se retourna, marchant lentement les mains dans le dos vers un regroupement de personnes l'attendant. Alors qu'il approche ces inconnus appartenant à sa faction, une bourrasque de vent fit voler la poussière autour de lui, sa cape déchirée dans le bas battant au vent, Iroey sentant que cette marche serrait peut-être sa dernière.

Quoi que le futur lui réserve, on l'escorta jusqu'à une civière flottante, celle-ci étend non trop loin à l'abri des intempéries. Ce fut une fois à l'intérieur que l'un des techniciens indiqua que l'ont pouvais l'éteindre. Avant que l'une de leurs mains ne puisse appuyer sur une télécommande pour le désactiver, le géant de fer releva lentement son bras fonctionnel, appuyant sur sa hanche droite, un compartiment s'ouvrant, celle-ci sortant ce qui ressemble à un datapad, mais en plus grand. Regardant celui qui semble être la tête du groupe, il prit la parole.


-Je souhaite rendre en personne cet artefact durement acquis lors de cette mission au haut commandement... Lissez-le près de moi après la réparation... C'est tout ce que je demande...

Il regarda toujours la même personne, celui-ci hochant de la tête, ses yeux devenant noir, son HUD affichant en basique que son corps avait été éteint et qu'il passe maintenant en mode de survie. Il était encore dans le noir, mais étrangement, cela ne le dérangeait pas cette fois. En fait, quand il se retrouve seul ici dans sa tête, le confédéré se sent presque plus en vie. Regardant ses mains si élégantes, il passa ses avant-bras au peigne fin, voyant de fins poils courts danser sous le rythme de ses mouvements dans ce vide psychique. C'était ses mains ? Celle qu’il avait dans son ancienne vie ? La mémoire lui revint-il après tout ce temps à vivre tel un enfant créer pour la guerre ? Était-il devenu le phénix que les siths avaient juré d'être ? Sa curiosité était désormais débordante, celui-ci songeant un peu de ce fait au lieutenant qui avait l'une de ses curiosités implacables. Derrière son corps charcuté et son masque en alliage, il y avait ses yeux dorés d'une race extraterrestre qui lui échappe. Non, attendez... Ka... Kaleesh... Il était un Kaleesh... Cette information agit telle une bombe à retardement dans le coma artificiel de l'officier, celui-ci ne comprenant pas comment il peut connaître cette race juste en voyant ces yeux alors qu'il n'a jamais rencontré ce genre d'individu dans sa vie. Peut-être encore des détails de son passé qui lui revienne ? Même le nom Tericarax lui semble louche, comme si ce nom n'était pas un vrai nom, mais plutôt une malformation de son véritable nom prononcé en basique. Si près de la réponse, un bruit répétitif et aigu se fit entendre et il fut enveloppé dans une lumière, le forçant hors de son monde intérieur pour le ramener à la dure réalité.

Autour de lui, un bon nombre de gens s'active, ceux-ci semblant se féliciter. Le réparer a été si complexe ? Pourtant, il se sent très différent... Son HUD n'est plus le même, celui-ci est plus clair et intuitif, il fit un rapprochement de l'image en face de lui, celle-ci se faisant instantanément et dans une définition des plus impressionnante. Un regard sur son corps lui fit comprendre que non seulement son corps avait été réparé, mais aussi largement amélioré en recyclant son ancienne coque ! Son regard finit par se poser sur deux personnes discutant, un Muun et une humaine au visage très familier. Faisant travailler son cerveau amélioré, celui-ci fouilla sa mémoire le plus vite possible pour y trouver l’information requise. Il ne s’agit de nul autre que la commandante Délia, la femme qui lui a souhaité la bienvenue dans un message préenregistré dans sa mémoire digitale quand il a eu son deuxième corps. Il la voix pour la première fois en vrai et voir cette femme lui is mettre la tête un peu de côté. Elle se tient droite avec une posture militaire parfaite et discute sans montrer la moindre émotion à l'ingénieur. C'est faire preuve d'un véritable professionnalisme ! Mais bientôt, ce fut à son tour de se faire parler par sa supérieure qui lui fit un regard qui aurait pétrifié n'importe qui de normal, Iroey lui dans son cas étend admiratif. Celui-ci écouta la dame avant de se redresser vivement pour claquer les talons ensemble dans un bruit métallique qui résonna dans toute la pièce, celui-ci faisant un mouvement très fluide et vif de la main pour lui faire un salut militaire. La réaction de son corps et sa flexibilité le surprenant à un point tel qu'il regarda de nouveau son corps avec stupéfaction, celui-ci disant avec le même processeur vocal :


-Commandante Délia... J'ai quelque chose à vous remettre en main propre... Fois de ma dévotion envers la patrie...

Regardant légèrement autour de lui, il vit le datapad de son mentor sur la tablette d'une table de travail, Iro faisant quelques pas pour le prendre et lui remettre dans les mains en prenant en échange l'invitation du commandant Demeci, le sergent repris par la suite son discourt.

-Ces archives... Ce datapad... Ce sont toutes les recherches de mon mentor... Il a donné sa vie pour la science et mort pour elle... Mais toutefois... Ce que j'ai vu là-bas... Il ne faut pas le reproduire en aucun cas... L'avenir la lutte contre les sensitifs n'est pas dans des expériences de ce genre qui ont failli mettre en danger une planète en entière, mais peut-être même aussi la galaxie... Jamais je n’oublierai les images des fantasmes de ce que cette chimère a partagé dans ma tête...

Se remettant au garde-à-vous, le nouveau-né attendit la permission de son supérieur avant de rompre les rangs, celui-ci ayant l’autorisation, l'humaine partant avant sa démarche de militaire pure et dure, celui-ci regardant un long moment ces cheveux bruns, les trouvant ravissants au point qu'il secoua sa tête, se forçant à regarder ailleurs, ouvrant l'invitation. Regardant l'heure dans son HUD, il se rendit compte qu'il avait le temps de faire une halte en chemin.

La capitale... Le séparatiste marche dans les rues marchandes, cherchant un type de boutique en particulier. Trouvant enfin une armurerie, le robot entra à l'intérieur, capuche sur la tête et la tête basse. Machinalement, il se dirigea vers la section des pistolets et revolvers, cherchant quelque chose de luxe. Dans les diverses sections, bien des choix furent tentants, mais aucun ne fut comme on peut dire un coup de foudre. N'ayant pas vraiment de temps pour regarder dans une autre boutique, il continua de fouiller. Ses recherches finir par tomber enfin sur quelque chose qui était en évidence depuis le début. Dans une vitrine au centre du magasin, un revolver s'y trouve. Un WESTAR-34 modifié. Lisant la description de l'arme, celui-ci put lire qu'il s'agit apparemment d'une authentique reproduction du modèle de se blaster, mais avec un canon entièrement fait en beskar. Le manche étend lui confectionner dans un bois verni rougeâtre similaire a du cerisier mais en plus dure en provenance du système Mandalore lui même. Regardant l'arme un moment, il ne vit pas de prix dessus et il appela un vendeur qui lui répondit aussitôt :


-Ah le fameux WESTAR mandalorien... C'est sans doute ce qui vaux le plus dans ma collection... Je l'ai obtenu d'un type qui apparemment a fui Mandalore il y a plusieurs années... Il m’a vendu cette arme échange d'une bonne somme... Je ne pourrais le laisser partir au pris d'une arme régulière... Ce fusil a plus sa place comme un objet de collection... Beaucoup ont voulu se le procurer avant vous, mais je ne le vendrai pas en bas de 20 000 crédits ah!

-Vous prenez les chèques...?

Le vendeur le regarda alors un moment, ses yeux étend amusé sur le coup, mais en voyant le regard de la machine dans le sien, celui-ci le perdis aussitôt, et sortit l'arme de sa vitrine, sortant aussi les papiers d'identification qui prouve la provenance de l'arme certifiée par un artisan d'Ondéron. Une fois la paperasse remplie, l'être presque artificiel lui remis un chèque digital, l'arme étend mise dans une boite de bois de séquoia de Cato Neimoidia choisi par le sergent qui repartit avec sa folie de la journée, marchant avec un pas décidé vers le lieu du rendez-vous. N'ayant jamais vraiment utilisé son argent personnel depuis son activation, pigé dans sa fortune pour se genre de montant n'avais pas d'importance a ses yeux.

Après un certain temps à marcher, l'officier arriva enfin à la cantina indiqué sur le papier dans sa main, la machine entrant en gardant la tête basse cherchant du regard ses collèges. Il n’eus pas à chercher très loin, la voix portante d'une certaine mandalorienne attirant son regard dans un coin discret, Blad Demeci étend présent. Sans se faire discret avec son nouveau corps, il avança à grands pas vers eux, se tenant maintenant debout à côté de la table, regardant ses deux acolytes, celui-ci remarquant bien qu'ils ne le replacent pas. Il dit alors :


-Iroey Matricule 0-0-0... … c’est bien de vous revoir hors du boulot mon frère et ma sœur... Grâce à votre rapport commandant, j'ai eu droit à une reconstruction et même des améliorations... Veillez accepté ceci en guise de remerciement...

Il déposa délicatement la boite en bois devant son supérieur hiérarchique, lui laissant le plaisir d'ouvrir cette boite d'un bois, bien que trop connu pour l'Unforgiven avec cette damnée mission passée sous la pluie de ces arbres géants. Suffit maintenant de savoir si son cadeau lui plaît, surtout avec le prix qu'il a mis dessus... Même les papiers confirmant la provenance et l'enregistrement de l'arme sont dans cette boite de pistolet de collection.

_________________________

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Blad Demeci
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MessagePosté le: 13/02/2018 23:34:37    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif Répondre en citant

De toute sa carrière à la CSI, bien rares furent les fois où Blad s'était retrouvé accoudé au bar avec un agent (avéré) des Renseignements. Jane Fawchester était un vétéran, d'ailleurs nommé ainsi bien plus justement que le Commandant Unforgiven. Tout ce que dernier savait du vieux Major à l'allure soignée, c'était qu'il se chargeait essentiellement de la sécurité de Toskrew City. Blad avait également lu dans les dossiers de Billy et Azel que Fawchester les avait enrôlé quasiment personnellement. Tout comme Blad, Jane semblait donc s'investir honorablement auprès de certaines recrues à forts potentiels. Ce point faisait que le Mandalorien respectait parfaitement son aîné, et il le considérait, par conséquent, comme son égal.

Lorsque le Major de la Deuxième Division prit un des sièges réservés par le prétendant au titre de Mand'alor, celui-ci leva le sourcil de son œil organique, un léger sourire aux lèvres. Fawchester prit l'initiative de se présenter relativement officiellement, n'apprenant finalement rien de vraiment nouveau à son supérieur hiérarchique. Blad laissa toutefois son sourire s'élargir davantage, à l'écoute de l'expression "j'ai entendu". En effet, chez les espions expérimentés des Renseignements de la CSI, ce genre de phrase voulait tout dire.

Le chef Demeci se doutait bien que, en passant par le secrétariat des officiers pour joindre ses collègues, il allait attirer l'attention de la confédération sur lui. A vrai dire, Blad souhaitait réellement avoir des nouvelles de Billy. D'abord, pour s'assurer que sa "maladie" ne soit pas un risque d'épidémie ramené des entrailles de l'enfer... Puis, parce que ce gamin, plutôt malin bien qu'un peu frêle, ne méritait clairement pas de finir en rat de laboratoire.

Lorsque Fawchester reçu sa boisson fumante devant lui, Blad leva son propre verre à sa santé. Le Mandalorien avait opté quant à lui pour une bière artisanale, aux couleurs changeantes, fabriquée par Fredo en personne. Une sorte de poisson minuscule nageait dans la choppe, il s'agissait en réalité d'un bonbon "animé", qui ajoutait une touche sucrée et acidulée à la boisson, en plus d'avoir un petit côté loufoque. Le Commandant balaya la mousse multicolore, échouée sur sa moustache, avant de répondre amicalement à son homologue confédéré :

"J'pense que toute l'équipe a hâte d'entendre ce qui est advenu du p'tit Billy, Major. Et j'ai également hâte de savoir quelles autres nouvelles, un agent de votre cru, peut bien avoir à nous délivrer."

Sur ces mots, un vacarme se fit entendre du côté de l'entrée du Géonodrink. Le videur se trouvait par terre, les quatre fers en l'air, aux pieds d'un grand type en armure. Bien sûr, il ne fallu qu'une seconde à Blad avant de reconnaître sa sœur Mando'ade. Azel Kyone'e lâcha quelques dernières politesses au pauvre gusse écroulé, concluant ainsi bruyamment son arrivée fracassante, puis s'approcha de ses deux supérieurs dans une démarche énergique. La guerrière demanda, visiblement joyeuse, si le borgne au bras en beskar était un amateur des lieux de genre. Ce dernier rétorqua, riant aux éclats :

"Disons que j'ai pas besoin de matraquer les videurs pour rentrer, personnellement!"

Retrouver Azel dans un autre contexte que la rudesse du terrain était plutôt agréable. Le leader Demeci savait que cette femme particulière était fiable face au danger, maintenant il espérait qu'elle confirme ses précédents dires, en acceptant d'embarquer à ses côtés, pour reprendre une croisade historique. Mais il n'était pas encore l'heure d'aborder ouvertement le sujet, surtout devant Fawchester à vrai dire. D'ailleurs, la Mando'ade venait d'identifier son ancien formateur, juste à côté du Commandant Unforgiven. Elle était là, beuglante, presque à se moquer de la boisson de femmelette sirotée par Jane. Blad se contenta, de son côté, de sourire face à cette situation cocasse. Il ne voulait pas mettre mal à l'aise son collègue des Renseignements en se bidonnant à gorge déployée, même si cette option était assez tentante. Après tout, c'était bien Blad le plus gradé de l'équipe.

"Du brandy Corellien? Et pourquoi pas du lait bleu evaar'la!?"

Essaya, sur le ton de l'humour, le vétéran de la Guerre des Clones en direction d'Azel. Sans attendre de réaction, parce qu'il y allait en avoir forcément une de toutes façons, Blad claqua des doigts avec sa main organique en la tendant vers son ami Fredo. Celui-ci acquiesça de la tête, disparu en cuisine, et revint de suite avec un grand plateau de viande sanguinolente. Des steaks à foison avaient été préparés pour l'occasion, à la demande de l'officier Mandalorien. Il n'avait pas oublié la pique de sa vod sur Cato Neimoidia, et il comptait bien se racheter.

"Quand t'auras fini ton sirop pour la toux, tu goût'ras à ces filets des quatre coins de la galaxie, Kyone'e. Chose promise, chose due, hein?"

C'est à cet instant qu'un nouveau client fit irruption dans la cantina branché. Ce personnage était des plus singuliers : un corps massif, probablement fabriqué à partir d'un alliage très précieux à la pointe de la technologie, sur lequel avait été vissée une tête rectangulaire de B1. Ce drôle de cyborg, certainement très dangereux s'il le voulait, s'avança bruyamment vers le bar où étaient assis les trois séparatistes, une petite boite vernie entre les mains.

Blad pensait qu'Iroey allait être réparé, rafistolé de la meilleure des façons, mais là c'était carrément un nouveau corps dont il disposait à présent. La CSI prenait très au sérieux les compétences de leur prototype 000, c'était une certitude confirmée supplémentaire. Quelque peu surpris par cette nouvelle apparence de grande classe, aux yeux de Blad en tout cas (mise à part cette tête un poil ridicule), l'officier écouta le semi-androïde sans trop de réaction. Iroey fit même un cadeau spécial à son supérieur, afin de le remercier très généreusement pour les éloges faites à son sujet auprès de l’État-Major.

Cela faisait des années que l'aîné Demeci n'avait pas reçu de vrai cadeau comme celui-ci, même pour son anniversaire. Chez les Mandaloriens, ces traditions sociétales assez spécifiques n'étaient pas très importantes, pourtant Blad ressenti quelque chose malgré tout, au fond de son cœur. Ce geste le touchait, chose rare, et l'homme au bras bionique dût laisser passer quelques secondes avant de pouvoir rétorquer, sans laisser transparaître de trop cette nouvelle émotion inhabituelle :

"Iroey... C'est vraiment généreux de ta part. Merci infiniment."

La surprise, logée au sein de cette boite de bien belle fabrication, fût de taille. Blad déballa alors le magnifique pistolet Westar chromé en beskar, faisant briller le canon à la lumière du bar, sous son œil bleu captivant. Fredo refit son apparition derrière le comptoir, paniqué face à cette situation gênante :

"Eh! Tu sais qu'sortir un flingue dans un bar bondé ça fait flipper, Blad?

- Hmm... Ouais, désolé, j'le range de suite."

Le vétéran CSI remit son nouveau jouet dans sa boite et la referma avec précaution, laissant ensuite Fredo la ranger au vestiaire. Le Mandalorien tourna son regard de nouveau vers son ancien compagnon de galère à la tête de B1 pour déclarer :

"J'sais pas si tu peux boire dans ce nouveau corps, Iro, mais j'te garantis qu'on va essayer! Prends c'que tu veux c'est ma tournée!"

Blad avait posé sa main bionique sur l'épaule d'Iroey dans le but de ponctuer sa phrase, lui rappelant inconsciemment qu'ils étaient sans doute plus proches que ce qu'il pouvait penser au départ. Une amitié singulière était née sur Cato Neimoidia, cette soirée festive n'en était donc que la confirmation, plus joyeuse et appropriée assurément.
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MessagePosté le: 19/02/2018 17:08:39    Sujet du message: Le charme familier d'un désert radioactif

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