Se connecter pour vérifier ses messages privés 
 FAQ
   Rechercher   Membres   Profil         Connexion 
 
Un peuple divisé... un appel d'espoir...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Extérieure -> Système Mandalore -> Mandalore -> Sundari
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Enfier
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 06 Fév 2016
Messages: 171
Niveau: 1
Rang: Mercenaire
Autre: L'Épéiste d'Argent

MessagePosté le: 11/12/2017 22:33:32    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Yuuki venait à peine d’arriver que c’était déjà le bazar. Sont relai de transmission intercepté des communications provenant de toute la planète passant par le réseaux de communication civil de la ville bunker: Sundari. Et tous parlaient du clan Demeci et d’un Ultimatum. Fronçant les sourcils elle attrapa son datapad pour chercher des informations, planté là au milieux de la foule du spatioport. Rien absolument rien… c’était bizarre… et intrigant à la fois. Elle voulut poser des questions, s’informer, remplir son datapad d’information.

Mais voilà… quelque chose lui sauta à l’oreille, tous sembles parler d’un futur Mandalor, mais une communication plutôt inquiétante entre deux clan l’un d’Obéron et l’autre de Sunlari. Selon eux la situation d’Obéron était critique… Les prédateurs de la planète attaquer la population et tuer tout civil sur leurs passages.et la milice local avait du mal à les calmer, voir elle se faisait massacrer aussi. Tout ceci était très bizarre. Elle devait trouver un lieu tranquil et s’informer rapidement pour mettre au courant Nina.

Yuuki releva la tête coupa ses communication étrangère entrante et avança dans la foule à coup d’épaule. Oui elle était pressée et surtout inquiète car au dernière nouvelle Obéron était est et est toujours un lieux d’histoires des mando’ade. Perdre cette planète serait perdre comme une partie de cette culture. Et ça… Yuuki ne pouvait l’accepter. C’est donc d’un pas rapide et assurée qu’elle avança au milieux de la foule dans son armure violette, en direction du point de faille de sécurité la plus proche ou elle serait tranquille.

Elle prit une petite demi-heure pour l’atteindre, et vérifie pendant cinq bonne minute que l'endroit était encore sûr avant d’envoyer une confirmation de la position au clan, une banalité rien de plus. Qui confirma aussi à celui-ci qu’elle était bien arrivée et vivante. Elle alluma son datapad, entra ses accès et lança sa recherche sur les derniers événements d’Obéron… Ce qu’elle découvrit lui glaça le sang.

Les vidéos surveillances des derniers villages attaqués ne laissait aucun doute… Ce n’était pas une réaction naturelle, une faune ne se liguait pas pour attaquer les populations comme ça. Mais qui aurait le pouvoir de faire une chose pareille? Elle n’eu pas à chercher loin: un sith. Elle grogna et entra le mot clef mandalorien, une vidéo d’un massacre d’un clan entier déboula sous ses yeux qu’elle regarda avec intention tout récitant: "Ni su'cuyi, gar kyr'adyc, ni partayli, gar darasuum." en boucle pour ses frères mort au combat, même si elle ne put ajouter leurs noms à la fin ne les connaissons pas.

Soupirant à la fin de la vidéo, Yuuki répéta une dernière fois avant de mettre la vidéo en prioritaire. Tout le clan pourrait donc la voir tourner sur leurs visières… Elle ne tarda pas à recevoir des réactions en commentaire. Toute des prières et des hommages, puis vient celle de Nina, un chant funéraire des plus explicite. Du Vode An authentique, non modifié… Et une fois qu’elle eu finit elle lança l’ouverture d’une communication prioritaire que tout le clan rejoint rapidement.

Nina: On est tous d’accord?
CaTalyc: Lek!
Nina: Yuuki tu peux retransmettre?
Yuuki: Affirmatif!

Yuuki ralluma tous les canaux mandalorien atteignable depuis sa combinaison. ça faisait un bruit monstre! Elle avait l’impression que son cerveau allait exploser. Mais elle tenu le coup le temps de faire deux trois réglage de volume. Puis lança un signale silencieux à Nina pour que personne l’entende le reste des CaTalyc se mirent en muet prêt à écouter. Nina attendis quelque seconde réfléchissant à comment frapper les esprits un grand coup et surtout se faire passer en prioritaire sur tous les canaux, mandalorien existant sur Mandalore.

Nina [Mando'a]:
VODE AN!
Tout frère, malgré le conflit! Conflit qui nous oppose depuis des dizaines d’années.
Je sais que nos différends sont innombrables et que vous ne me connaissait pas.
Mais aujourd’hui j’ai vu des choses horribles… des choses que seul un sensitif peut faire!


Nina lança le son de la vidéo, au moment pile où on entendait les Mandalorien tenter d’éviter le massacre, en vain… leurs cris en mando'a et ces des prédateurs les attaquants en surnombre se firent entendre, une fois le combat finit elle reprit la parole après une phrase funéraire traditionnelle.

Vous avez tous entendu? Loin sur Ondéron nos frères se font massacrer!
ils se font tuer par des animaux et non des hommes!
Je ne vous demande pas de me suivre! Je ne suis pas faite pour ce rôle, ni pour ses responsabilités.
Et je ne vous oblige pas à venir non plus! Tout ce que je veux c’est réunir notre peuple! Ne pas le voir laisser ses frères et soeurs mourir sans réagir!
Je me rappelle encore il y à peine dix ans de cela les histoires que me racontait mon père sur ses ancêtres...
le peuple que nous formions...
avant que nos différences apparaissent.
Un peuple uni! Puissant! Craint et admiré.
Un peuple qui n’avait pas peur de se rassembler pour protéger ses convictions et ses rêves!
Un peuple qui imposait le respect!
Alors en mémoire de nos ancêtres! en mémoire au mandalor du passé! en hommage au mort du présent!
je veux savoir: notre peuple peut encore ne former qu’un? Cette chanson que nous avons écrite par le passé... peut encore être chantées? Si nous devrions au contraire passer par la guerre?
je serais sur Mandalore dans trois jours Sunlarien.
Serez-vous là? Serez-vous là pour partager mon rêve?
Celui d’un peuple prêt à ne faire de nouveau qu’un! Pour protéger son héritage!
Ou montrerez-vous un peuple qui à cause de ses pensées divergentes à oubliait son passé? Un peuple qui refuse de mettre ses différents de côtés? Un peuple indifférent aux cris de ses frères morts?
Ceci est un appel au mandalorien… Défendez les vôtres!
Faite passer le message!
VODE AN! OYAYC RA KYRAYC!!!
Nina CaTalyc terminé.

_________________________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 11/12/2017 22:33:32    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Ohlig Arch
Indépendants

Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2016
Messages: 57
Niveau: 0
Rang: Ambassadeur de Mandalore

MessagePosté le: 12/12/2017 02:09:46    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

---
 


CZ --- Capitaine Duin
Droïde secrétaire du Gouverneur Ohlig Arch --- Soldat de la Milice officielle
 




Les occupations d'un droïde secrétaire dans un bureau de diplomatie étaient en général monotones et répétitives, bercées de routine et ancrées dans une bureaucratie pénible. Cette unité CZ, si elle avait été dotée de sentiments, n'aurait pour sa part peu de choses à reprocher à son propriétaire : si elle était surchargée de tâche qui faisaient chauffer sa carcasse d'acier comme une cocotte-minute, elle avait à traiter des dossiers de la plus haute importance en permanence et n'aurait pas été sujette à l'ennui, eût-elle été de chair et de sang. De plus, son maître, le docte Ohlig Arch, avait pris soin de la choyer en la dotant des plus grandes protections anti-piratage ; reliée directement au système central du Bureau de la Diplomatie, elle monitorait toute son activité et prenait soin de passer au crible toute information plus ou moins suspecte.

Ses récepteurs étaient liés à tous les serveurs et elle recevait les informations capitales en direct afin de les partager au plus vite au diplomate, actuellement alité. Depuis son internement à l'hôpital de Sundari, le néo-mandalorien distillait ses ordres pour tout le personnel, et ceux-ci passaient invariablement par son fidèle bras droit. Incapable de faire confiance à un autre être doté de conscience, Ohlig Arch avait donc fait de CZ son adjoint et celui-ci s'acquittait de sa tâche avec compétence si ce n'était avec brio.

Aussi, il ne fallut pas un instant pour que les circuits du droïde se manifestent lorsqu'une transmission aussi étonnante qu'imprévue lui parvint. Il n'avait eu aucun mal à l'intercepter, puisqu'il semblait que cet appel avait été émis pour toucher le plus de monde. Le signal était très puissant, car il semblait avoir été émis depuis le système de communication courant, mais la personne qui l'avait émis n'avait pas pris la peine de se cacher. Or, comme un tel message public ne pouvait avoir été transmis sans accord du Gouverneur, et donc sans que CZ en ait connaissance, il ne s'agissait manifestement pas d'une communication officielle. Faille détectée ; CZ devait appliquer le protocole.

Ses circuits calculèrent à 1.208 ms le temps qu'il lui fallut pour commander aux systèmes relais bloquer la transmission du message. Celui-ci ne devrait pas atteindre quelqu'un en dehors du dôme de Sundari, du moins sans avoir subi quelque dégât. En effet, la capitale mandalorienne était bien équipée en ce qui concernait le contre-espionnage électronique, seul domaine dans lequel elle n'avait subi aucune faille de sécurité ces dernières semaines. En général, de toute façon, les Death Watchs préféraient l'usage des flammes plutôt que de se fatiguer à pirater un système dont ils ne connaissaient pas les rouages et qu'ils ne désiraient pas comprendre. Mais dans ce cas, qui pouvait bien avoir usé de méthode de hacking ?

CZ ne se posait pas ce genre de questions. Ses yeux brillaient comme il remuait son corps métallique afin d'éviter une surchauffe potentielle. Il avait appliqué les prescris en cas de cyber-attaque : une équipe de la Milice avait été envoyée immédiatement sur les lieux afin d'intercepter le ou les coupables de cette agression et le Gouverneur avait été prévenu. Un compte-rendu des incidents serait ensuite envoyé au Palais une fois la situation rentrée dans l'ordre. De telles mesures de sécurité se voulaient efficaces dans l'urgence ; les fauteurs de trouble seraient bientôt arrêtés et CZ pourrait retourner au sempiternel traitement des données ordinaires du réseau de Sundari.


*
**
*


Le casque du capitaine Duin grésilla. Un message urgent venait tout juste de lui être transmis. Sans attendre, il activa la sirène du baraquement et se lança dans un speeder d'intervention, rejoint par une troupe d'une vingtaine de miliciens équipés. En quelques secondes, le véhicule traversa le hangar de la caserne, pour atteindre un carrefour où se trouvaient déjà deux autres combis similaires.

- Qu'est-ce qui se passe ?, cria le soldat, intrigué de se compter parmi les derniers à comprendre l'ordre d'alerte. Encore un attentat ?!

- Non !, lui lança-t-on depuis le speeder qui progressait à droite sur l'avenue. L'ordre d'intervention vient tout droit du BDD. Vous n'avez pas reçu l'intel ?

- Alors de qui s'agit-il ?, répondit Duin d'un cri, perturbé mais néanmoins interdit, commandant ses hommes par quelques gesticulations absurdes.

- Quelqu'un a piraté le système de com' officiel, capitaine, lança une voix dans le speeder de gauche. Les trois véhicules fonçaient côte-à-côte, à quelques dizaines de mètres de la place centrale du quartier marchand de Sundari. Tous les gardes qui portaient leur comlink sur eux ont entendu un message... Ça parlait d'une bataille sur Ondéron, et d'un appel à l'unité des Mandaloriens...

Quelques soldats se regardèrent sans mot dire, mais leurs visages ennuyés laissaient soupçonner qu'ils ne disaient pas tout ce qu'ils savaient. Duin se jeta sur un siège et ordonna au pilote de virer dans une rue piétonne plus étroite, afin d'en bloquer l'accès ; la faille de sécurité avait été identifiée dans le périmètre du spatioport. De leur côté, les deux autres véhicules s'arrêtèrent au nord et au sud de la place et les miliciens se déployèrent, formant un cercle de boucliers et de pics de force tout en apostrophant les passants afin de les rassurer et de les interroger sur toute activité suspecte.

Comme sa troupe faisait de même dans la rue où elle s'était arrêtée, Duin activa son datapad de fonction. Il pianota un instant, le visage figé et l'air perplexe. L'appel lui fut communiqué immédiatement après. Les yeux de l'officier se plissèrent à mesure qu'il lisait l'ordre laconique initié par le Bureau de la Diplomatie. Une alerte prioritaire ? Et de quoi s'agissait-il ? N'avaient-ils pas mieux à faire en temps de crise terroriste que de harceler des citoyens ? Et à la recherche de quoi ? Le Gouverneur avait certes les pouvoirs effectifs sur la Milice depuis les attentats au Parlement et les disparitions de Vrela et Cortassi, mais il allait devoir être plus précis s'il voulait obtenir un rapport de sa part.

Agacé, le milicien referma son casque sur ses yeux et se mit à scruter la foule. Rien qui lui semblât suspect : des visages effrayés, des jeunes gens en colère, des commerçants commençant à ranger leurs étals plus tôt que de coutume et des capitaines de vaisseau rentrer précipitamment dans leurs appartements... Rien qu'il n'ait déjà vu. L'urgence de ces dernières semaines l'avait habitué à lire la peur dans tous les yeux. Et la rancœur.
Un petit garçon de près de cins ans passa à côté de lui pour lui jeter un caillou. L'enfant manqua sa cible et courut se cacher derrière un container quand un garde se jeta sur lui pour le corriger. Le capitaine Duin, lui, continuait de fixer la foule, portant sa main à son front d'un air las.


- Caporal, ordonnez au spatioport de ne laisser partir aucun de ces vaisseaux.


Duin se doutait que l'ordre avait déjà été donné par CZ, ce robot ennuyeux qui suivait le Gouverneur comme son ombre. Par professionnalisme et acquis de conscience, il s'en allait le valider. Après tout, n'était-il pas le plus à même de le faire, lui qui représentait les forces de l'ordre ? De l'ordre, cela faisait longtemps qu'il n'en avait pas vu sur cette satanée planète, ironisa-t-il en son for intérieur. Le capitaine souffla.

Et soudain, il la vit. Cette armure... une beskar'gam. Nul n'en avait plus porté au grand jour à Sundari depuis que les clans avaient été soupçonné de pactiser avec la Death Watch. Le fait était que la capitale était à présent peuplée de nombreux mandaloriens adhérant ou prétendant adhérer à l'idéologie néo-mandalorienne. Les clans, plus traditionalistes, avaient quitté depuis longtemps ses murs, préférant se terrer dans leurs fiefs à ruminer, et les aventuriers isolés avaient quant à eux été jusqu'à quitter Mandalore pour s'en aller chercher fortune sous des cieux plus aptes à reconnaitre leurs talents de machines à tuer.

Ainsi, la couleur vive de la beskar'gam, mauve ou violette, ne passait pas inaperçu dans le décor gris et clair de l'astroport. Avant que Duin n'ait dit un mot, un ordre crié depuis l'autre bout du marché attira tous les regards. Une dizaine de miliciens se jetèrent sur la jeune femme en armure et l'entourèrent, tandis qu'un officier de sécurité accourait afin de formellement l'arrêter. Mais des clameurs s'élevaient dans la foule. Le capitaine Duin fronça les sourcils. Quelques citoyens scandaient des slogans injurieux à l'égard de la Milice, les traitant de pleutres et de collaborateurs. D'autres, furieux, levaient le poing et en appelaient à la mémoire de Mand'alor. Voilà bien longtemps que le soldat n'avait pas entendu de telles paroles prononcées à Sundari... C'était inquiétant.

Duin rejoint rapidement la troupe qui encerclait la guerrière en armure violette. Comme il était l'officier le plus expérimenté et le plus gradé sur place, tous les regards se tournèrent vers lui. L'homme, toujours casqué, fixa l'intruse, qui semblait être une femme. Un signalement sonore dans son comlink lui indiqua que la brèche de sécurité avait été localisée et qu'une équipe de maintenance était en route. En ce qui concernait la menace directe, elle ne paraissait pas bien grande, mais il fallait rester prudent.


- Dispersez-vous et trouvez ses complices
, ordonna Duin à l'adresse des hommes qui le suivaient de près. Il retourna bien vite son attention sur la jeune femme, toujours encerclée par dix miliciens. Quant à vous, vous êtes en état d'arrestation. Vous avez le droit de garder le silence, un avocat vous sera désigné dans les plus brefs délais. Mais je vous conseille de coopérer si vous ne voulez pas voir la situation dégénérer.

Le ton de Duin s'était fait brusque et sec, mais il était resté parfaitement calme, scannant la mandalorienne de son datapad afin que son signalement précis soit immédiatement transféré aux banques de données du BDD. Parja, l'espionne introduite par le sénateur Atin Jnum, aurait peut-être des informations sur cette personne. Mais soudain, le comlink du capitaine sonna à nouveau. Il s'agissait cette fois d'une communication directe, mais elle paraissait encryptée.

- Capitaine Duin, je vous reçois... L'officier s'était empressé de décrocher. ...vr..vraiment ? C'est impossible. Et comment est-il au cour... Oui, si vous le dites. A vos ordres.

Duin retira son casque et se frotta le front. Ses yeux étaient éteints et le ton de sa voix rauque. Il tremblait. Il fixa la jeune femme dans les yeux avec une haine tacite qu'il avait du mal à cacher de son attitude interdite.

- Vous allez nous suivre sans faire d'histoire. Le Gouverneur Ohlig Arch va vous recevoir.

_________________________
" Ensemble, nous protègerons nos mondes et en chasserons la guerre. Nous instaurerons la paix, par la force s'il le faut ! " -- Ohlig Arch

[Second Compte de Kath Aplazm]

Revenir en haut
Enfier
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 06 Fév 2016
Messages: 171
Niveau: 1
Rang: Mercenaire
Autre: L'Épéiste d'Argent

MessagePosté le: 12/12/2017 22:19:41    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Je quittai la faille de sécurité tranquillement en soupirant, après avoir retransmis le message de Nina. Je ne savait pas encore qu’elle avait fait une bêtise, vu que je ne n’était pas intéressée aux réglages du nouvelle appareil de mon armure. Et surtout vu le bruit que ça faisait, non je préférais couper son communicateur et le laisser prendre uniquement les liaison prioritaire. Soupirante je me déplaça vers l’allée principale pour reprendre ma route en direction du centre diplomatique, de tout façon je ne savais pas trop quoi faire sur le coup, continuer ma mission en attendant les autres voilà mon objectif pour l‘instant.

M’avançant dans la foule doucement, je trouva rapidement une raison de sourire. Les néo-mandalorien… des pacifiques de natures… ils parlaient déjà quasiment tous du message retransmis par Nina? Partout sur le marché ce message avait fait mouche. Mais je ne su comment je devais le percevoir tellement il y avait de conversations à la fois. Bref certain regard interrogateur se tournèrent vers moi ce qui me fit sourire encore plus. Rien de mieux pour ensoleiller une journée qu’attirer un peu l’attention. Enfin un peu beaucoup sur la situation immédiate.

Droite et fier de porter la beskar’gam, j’avançais sans pression vers le centre diplomatique de la planète, ma chevelure me suivant t’elle une cape violette. Au début je ne m'était pas méfié des miliciens plus loin et de toute façon je n’avais rien à me reprocher! Je crierais sur mon frère en rentrant. C’est un peu sa faute il m’avait rendu mon armure modifié technologiquement sans m’expliquer plus ce qu’il avait rajouté, changé ou modifié. Saleté d’erreur de ne pas avoir était curieuse. Enfin! Ceci sera raconté plus tard.

C’est au moment ou ils m'aperçut que je comprit que quelque chose cloché. Ayant atteint mon radar pour pas le regarder toute les trentes seconde avec les mouvements dessus je m'aperçut que trop tard qu’ils étaient en train de couper la foule pour former un cercle autour de moi... Un cercle de bouclier et de pique de force? Ridicule combinaison, les boucliers limités le rayon d’action des piques de force, c’était n’importe quoi, le pire c’est que une pique de force tenu à une main est beaucoup plus facile à maîtriser que tenus à deux.

Je resta là à les regarder sans bouger croisant juste les bras sous ma poitrine de beskar et les regarda faire amusée, quand l’officier rentra dans le cercle pour m’arrêter avec toutes les formalités qui allaient avec… que fut ma surprise en entendant la foule insulter la milice et en appelaient à la mémoire de Mand'alor. C’était inattendu et comic à la fois de voir les miliciens ne plus savoir ou donner de la tête je ricanais presque, mais par respect je me retient. Puis surement le plus au grader arriva et tout les miliciens tournèrent la tête vers lui.

Dispersez-vous et trouvez ses complices

J’ouvris de grand yeux… j’y croyais pas… des complices? Je n’avais besoins de personne pour m’aider à mes tâches, absolument personne. j’était la plus doué en autonomie dans le clan encore plus que Nina, même si j’en doutais maintenant, après ses trois ans sur Yavin IV.

Quant à vous, vous êtes en état d'arrestation. Vous avez le droit de garder le silence, un avocat vous sera désigné dans les plus brefs délais. Mais je vous conseille de coopérer si vous ne voulez pas voir la situation dégénérer.

Le ton de leurs cef était plutôt brusque et sec… j’en avais l’habitude avec Vexx. D’un calme parfait il me scanna de mon datapad. Je me doute qu’il trouve quelque chose sur moi… Azader a était ma planque un moment à par que j’en était l’ancienne PDG personne ne pouvait savoir que cette armure violette cacher une femme diplomate du Clan CaTalyc. Aillant était très discret ses trente dernière année au prix de notre réputation qui s'était effacé … JE pense que plus personne sur se monde ou dans la galaxie n’ai entendu parler de nous depuis ce jour. Enfin! C’est toujours pas ici le sujet… Ce qui m'intéressait le plus c’est l’interrogation suivante du lieutenant de milice… celle là je ne put l’intercepter à temps, mais vu la vitesse du soldat pour décrocher et raccrocher il avait pas aimé.

Capitaine Duin, je vous reçois... ...vr..vraiment ? C'est impossible. Et comment est-il au cour... Oui, si vous le dites. A vos ordres.

Alors comme ça se gars s’appelait Duin? D’accord… mais à qui avait-il parlait? Le petit Duin retira son casque et épongeant son front et sans perdre mon sourire sous mon casque je fixa son regard haineux tacite et son attitude interdite. En plus de ça il tremblait? Avait-il peur et en colère à la fois? Pas grave j’avais ma bonne nouvelle de la journée le gouverneur voulait me voir.

Yuuki: Je vous suit
_________________________
Revenir en haut
Blad Demeci
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 13 Aoû 2008
Messages: 353
Niveau: 2
Rang: Commandant
Autre: Instructeur

MessagePosté le: 18/12/2017 11:15:43    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Cette journée promettait d'être mémorable. A l'aube d'un déchirement sans pareil entre les grands clans de Mandalore, une nouvelle allait tout chambouler. Danan et Lark Demeci, cachés dans les grottes secrètes des Death Watch, n'en croyaient pas leurs oreilles. Le Système Japrael était en grande difficulté. La République Fédérale traînait des pieds dans cette affaire. Le gouvernement local, lui, était complètement débordé. Même sans ce message particulier, provenant de la ville, cette information faisait déjà trembler le cœur de tous les Mandaloriens.

A vrai dire, ni Lark ni Danan n'avaient pu voir ni entendre la vidéo pirate de Yuuki. Sundari avait donc encore quelques ressources. Suffisamment, en tout cas, pour empêcher ce genre d'élément numérique de filtrer du célèbre dôme de la capitale. Néanmoins, elle ne pouvait empêcher les travailleurs, pour le peu qui osaient encore l'être dans un climat de guerre civile tendu, d'aller et venir selon leurs besoins. Ainsi, un informateur avait raconté la nouvelle à un rapporteur, qui lui-même avait alors laissé un message écrit à la main (ainsi fait, pas de trace digitale) à ce sujet dans une cache de renseignement secrète. Ce message fût ensuite récolté par un collecteur, qui finalement, délivra l'information au vieux Letton Gunraï. Evidemment, l'ensemble de la dite information risquait, après toutes ces manipulations, de ne pas être fidèle à 100% vis-à-vis des faits. Néanmoins, la seule phrase à retenir résonnait dans l'esprit des frères Demeci : une Mandalorienne a lancé un appel, elle cherche à apporter une aide au Système Japrael en réunissant le plus de Mando'ades possibles. Le contenu de la vidéo importait guère, finalement, seul le message de fond était intéressant.

Cette proposition sortie de nulle-part ponctuait le récent refus de paix d'Ohlig Arch, d'une manière quelque peu cocasse à vrai dire. Si l'Arkanien avait accepté les volontés d'un peuple qui n'est pas le sien, il aurait pu, aujourd'hui, se montrer altruiste, soit participer à cette réunion extraordinaire à venir. Mais non, le gouverneur allait continuer de se terrer sous son dôme protecteur, renforcer ses maigres défenses afin d'éviter que les Death Watch ne le prennent à revers. Quitte à ignorer la détresse du peuple qu'il a décidé de représenter, même si celui-ci se trouve sur une autre planète... Une façon bien étrange de se prétendre protecteur de Mandalore. C'était bien la preuve que l'idéologie défendue par Ohlig n'avait pas la consistance pour durer, contrairement aux fondements Mandaloriens et à l'héritage qu'il représentait. On ne peut pas balayer le passé en plaçant un imposteur incompétent au-dessus de tout, qui plus est, représenté par ce Duc faible et ignare au nom d'oiseau disparu. Il faut digérer les temps révolus, sans les oublier toutefois, car ce sont eux qui font ce que nous sommes à l'instant présent, malgré tout ce que l'on peut en dire ou en penser. Du moins, c'est ce que Blad Demeci propose à travers son Ultimatum, ce code nouveau, qui s'inspire du passé, justement, destiné à devenir le socle de la civilisation Mandalorienne moderne, fière et honorable celle-ci. Bien entendu, chaque idéologie a ses bons et ses mauvais côtés, cependant force est d'admettre que celle qui est au pouvoir, actuellement, est en train d'échouer.

Danan quitta la table sur laquelle les têtes pensantes de la cellule révolutionnaire avaient désormais l'habitude de se réunir. Fou de rage, il balança sa chaise contre le mur froid et brut de la grotte, la brisant en plusieurs morceaux qui volèrent en éclats. Les joues de celui qui se faisait appeler Red Dragon, sur le terrain, étaient teintées de colère, et ses yeux s'humidifiaient à mesure qu'il laissait sa rage s'exprimer. Cette fois-ci, Danan Demeci allait vider son sac, sans retenue aucune.

"Combien de nos frères doivent encore mourir!? Pourquoi avons-nous laisser notre avenir sombrer de la sorte!? Les Mandaloriens ne sont-ils pas plus forts que cela!?"

Les longs cheveux noirs du guerrier, copie mieux préservée de son aîné, tombaient sur ses épaules, détachés par sa brutalité. Ses mains tremblaient, et son souffle était facilement audible pour les spectateurs impuissants devant lui. Lark se leva à son tour, mais resta face à Letton, préparant sa propre déclaration :

"Danan a raison, j'en ai marre de me cacher. Cet appel est l'opportunité qui nous manquait pour faire résonner l'Ultimatum jusqu'aux tréfonds de la galaxie. Nous l'avons diffusé sur de nombreux mondes déjà, mais certains Mando'ades ne savent clairement pas encore ce qu'il se prépare. L'univers doit être mis au courant. Si nous sauvons Japrael, nous sauvons notre destin."

L'ancien gouverneur de Sundari tripotait le message de ses agents entre ses doigts, pensif. Ce bout de papier changeait beaucoup de choses, mine de rien. Le regard de Letton ne se portait même pas sur les Demeci, pourtant hors d'eux et visiblement prêts à agir impulsivement. Cependant, l'homme devant eux avait vécu bien plus longtemps que ces deux gaillards, braves mais bien moins expérimentés. Il avait d'ailleurs travaillé avec leur père, Hank, et il se serait sacrifié personnellement pour lui ou la cause qu'il défendait. Quand le leader Demeci avait refusé le poste de gouverneur pour le lui laisser, Letton avait juré de se montrer à la hauteur. Néanmoins, le sang Taung des Demeci demeurait irremplaçable, Hank avait commis une erreur en repoussant son destin. L'ex-gouvenreur Gunraï avait maintenu un certain équilibre entre les clans durant son activité, tout en contentant l'oligarchie commerciale, ce qui ne fût pas une mince affaire. Mais ce qu'il voyait, sur le tableau final, c'était surtout que Mandalore se faisait ronger petit-à-petit par l'univers tout entier. Le Mandalorien expérimenté ne pouvait l'empêcher en tant que gouverneur, alors il avait créé les Death Watch, avec une poignée d'alliés influents et disposant de certaines ressources essentielles. Cette organisation pouvait paraître violente, malfaisante parfois même, mais elle n'agissait que dans un seul but : retrouver un Mand'alor digne de ce nom. L'apparition de l'héritier direct de Hank Demeci, Blad, était une aubaine relative à cette cause.

Letton leva finalement les yeux jusqu'à la mine serrée de Lark, ne prêtant guère attention à Danan qui laissait la colère le surpasser. Le vieil homme aux cheveux gris très courts soupira, frottant sa barbe fournie et désordonnée, avant de répondre de sa voix rassurante :

"Sauver Japrael ne sauvera pas Mandalore. On ne peut pas quitter cette planète maintenant. Les Greysom vont avoir besoin de nous sur le terrain, et Sundari doit rester acculée, afin d'éviter tout revirement. Je ne peux pas vous laisser partir, non, mais il y a peut-être une autre solution qui permettrait de contribuer à cet appel inattendu. Si j'en crois mes hommes, ce message n'a pas filtré au-delà du dôme. Pourquoi ne pas le relayer?"

Lark se tourna enfin vers son frère, toujours à bout de nerfs. Il posa sa main sur son épaule, sans mot dire, puis rétorqua au vieux sage :

"Lançons l'appel au-delà de Mandalore, tout de suite. Le reste de notre clan, en sécurité sur Tatooine et sur Géonosis, nous représentera sur Japrael dès que possible."

Quelques minutes plus tard, Lark se trouvait dans une pièce, vide, de la base secrète des Death Watch. Derrière lui, un grand drapeau, floqué du symbole du clan Demeci, dissimulait le mur caractéristique pierreux de la grotte souterraine. Concrètement, il serait impossible de savoir où se trouvait réellement le plus jeune des frères Demeci en lisant cette vidéo. Le blason fièrement exposé était, quant à lui, le même depuis la fin des temps : un bah'lir doré à tête cornue. Les vieilles histoires du clan racontaient que les Demeci étaient, lorsque les Taungs exploraient encore cette galaxie, des dresseurs expérimentés. Leurs champions furent par conséquent souvent accompagnés de diverses créatures sur le champs de bataille. Le chef du clan, lui, était toujours suivi précisément par un bah'lir, un félin puissant doté d'un sens de la famille et de la chasse inouï. A l'époque, les alphas de cette espèce animale voyaient deux cornes drues leur pousser sur le haut du crâne, remplaçant quasiment leurs oreilles. Aujourd'hui, les bah'lirs sont presque tous éteints, et plus personne n'a croisé d'alpha de cette espèce depuis des siècles. La faute à leur monde d'origine notamment, Iyred, ou plutôt à ce que les civilisations modernes en ont fait ; soit un monde vide et littéralement meurtri par l'industrie forestière et minière. Au nom du progrès, bon nombre d'entreprises et de puissances intergalactiques ont décimé des systèmes entiers, un héritage dont ne veut surtout pas Mandalore.



Se rappelant cette légende qui l'avait bercée depuis tout petit déjà, Lark avait enfilé l'armure destinée à son aîné pour l'occasion. Elle aussi, représentait un bah'lir doré à deux cornes. Forgée par les Greysom dans le même beskar que le bras bionique de Blad, elle était recouverte d'une couche d'or, dans le but de rappeler fidèlement le blason familial, et la couleur reconnaissable du Mand'alor par la même. La férocité de l'armure s'alliait à son élégance, un cocktail parfait, qui allait certainement faire forte impression chez les spectateurs. Toutefois, cette enveloppe singulière allait également permettre à Lark de parler directement au nom de Blad, et donc d'avoir une portée bien plus importante dans son discours. Le crack en pilotage et en mécanique qu'il était jouait de ruse et de brio, quand Danan préférait faire chanter les canons. Il valait donc mieux que ce soit lui face à cette caméra. Lark était capable de représenter plus dignement et finement son clan que son jumeau.



"Mando'ades, je suis Blad Demeci, chef du clan Mandalorien ancestral Demeci, auteur de l'Ultimatum, héritier de sang du titre de Mand'alor. Certains ont déjà eu écho de mon oeuvre. Une partie d'entre vous s'y opposent, quand d'autres me rejoignent, jour après jour, pour son accomplissement. Quoi qu'il en soit, et quelle que soit votre position, j'en appelle d'abord à votre bon sens. Les Mandaloriens vivent une crise inédite entre deux idéologies majeures opposées, mais au fond, nous sommes tous de la même famille, et nous le savons. Notre espèce souffre et chute depuis des décennies, il est temps que cela cesse."

Marquant une pause, Lark leva le bras droit, la main ouverte en direction de l'objectif, comme une invitation à danser. Il reprit, avec un brin d'entrain en plus :

"Chaque Mandalorien doit entendre cet appel! Les holonews ont fait état d'attaques sur le Système Japrael. La faune locale est devenue très agressive et s'organise étrangement pour attaquer notre peuple présent sur place. Une Mando'ade a essayé de diffuser une vidéo sur Mandalore, montrant des vods mourir face à ces créatures. Elle cherchait désespérément à rassembler des forces pour aider. Le gouvernement de Sundari a alors tout fait pour empêcher son message de filtrer. C'est une honte, Mandalore est clairement sous l'emprise de lâches, prêts à échanger la vie des Mandaloriens contre un soupçon de sécurité. Puisque les institutions officielles refusent de voir la vérité en face, et essayent même de la cacher à la populace : c'est à nous, frères et sœurs, de nous mobiliser."

La voix de Lark se chargea ensuite d'émotion, car lui aussi vibrait en cet instant clef. Il ne réagissait pas aussi violemment que Danan, certes, mais son cœur s'irriguait bien du même sang. Aucun vrai Mandalorien, d'âme et de corps, ne pouvait rester insensible en ces heures.

"Les Demeci et leurs puissants alliés vous donnent rendez-vous, Mandaloriens de tous horizons, afin de sauver Japrael. Malheureusement, je ne sais pas encore si je pourrai être présent personnellement, la situation sur Mandalore étant toute aussi critique pour l'heure. Quoi qu'il en soit, je déploierai tous les moyens en mon pouvoir, dans le but de soutenir chaque Mando'ade qui se présentera aux coordonnées qui s'affichent à l'écran... Une balise radio diffusera sur place un message de rassemblement, que vous pourrez capter dès votre arrivée en orbite du système. Ensemble, nous montrerons à la galaxie que les Mandaloriens n'ont pas oublié qui ils étaient. Et qu'ils sont prêts, désormais, à écrire la suite de leur histoire commune. Ensemble, nous pouvons tout accomplir, il suffit d'y croire."

Le cameraman fit un signe à Lark derrière son matériel d'enregistrement, il était temps de conclure. L'homme respira profondément, puis se redressa fièrement afin de délivrer son au revoir.

"Sa kyr'am nau tracyn kad, vode an! Souvenez vous-en, l'Ultimatum reforgera le sabre de la fraternité. A très bientôt, Mando'ades, pour notre destin extraordinaire."

La petite lumière rouge de la camera disparu, signalant techniquement la fin de l'enregistrement. Ainsi, c'était ce message qui allait inonder les ondes à venir. Sur tous les réseaux publics, cette vidéo allait tourner généreusement. Et même si la République finissait par la censurer, elle était à peu près sûre d'être partagée, au moins en privé, par bon nombre de personnes dans cette vaste galaxie. A voir, maintenant, si les Mandaloriens allaient concrètement réagir en nombre, et se présenter au point de ralliement donné. C'était de toutes façons aux autres Demeci de rentrer sur le terrain, maintenant. Danan et Lark étaient bloqués ici. D'ailleurs, peut-être que Blad, lui, pourrait se rendre sur Japrael bientôt, s'il en avait fini avec son travail au sein de la CSI...
_________________________
Formation de Base : Close Combat
Formation de Niveau 1 : Close Combat
Formation de Niveau 2 : Close Combat
Formation de Niveau 3 : -Rétrogradé-

Casier T3544
Histoire de l’Éternel
Graphiste SWRPG
Revenir en haut
Ohlig Arch
Indépendants

Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2016
Messages: 57
Niveau: 0
Rang: Ambassadeur de Mandalore

MessagePosté le: 30/12/2017 22:21:45    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Le Capitaine Duin restait interdit, la main sur le menton. Par delà l'horizon des buildings, il contemplait le dôme de Sundari. Combien de temps ce mur d'acier allait-il encore tenir ? Symbole par excellence d'une Mandalore exsangue, meurtrie par des siècles de conflit, sa vue rappelait à chaque néo-Mandalorien que l'avenir n'était plus à la guerre. Et pourtant... Depuis combien d'années Duin combattait-il les revanchards, les terroristes ou les pirates ? Hors de Sundari, la paix était un mirage. Les clans s'entredéchiraient, loin du pouvoir de la capitale. A ceux qui aspiraient au calme et à la prospérité, Mandalore n'offrait que souffrance et pauvreté.

Avec amertume, le capitaine de la Milice remit son casque sur la tête. Ce qu'il aurait donné pour connaître les pensées du Duc sur la situation ! Mais le souverain élu ne se faisait plus entendre depuis l'attentat au Parlement. Craignait-il pour sa vie ? A sa place, c'était tout à fait compréhensible. Le Duc avait beau être un jeune homme brillant, aussi instruit que vif, le fait de représenter à lui seul toute l'idéologie néo-mandalorienne faisait peser sur ses épaules un bien lourd fardeau. Quand certains aspiraient à la Gloire, d'autres ne désiraient sans doute que la quiétude... Ce que Duin craignait le plus n'était pas le silence du Duc, oh non. Mais dans l'effacement progressif de la démocratie sur Mandalore avait surgi une ombre plus imposante, intrigante et imprévisible. Celle du Gouverneur.

En l'absence du Grand Garde de Mandalore, et comme le Premier Ministre et Prizs Vrela étaient tragiquement décédés, personne n'était en mesure de connaitre les manigances de l'Arkanien. Sa convalescence au sein de l'hôpital central de Sundari semblait bien se passer car le Bureau de la Diplomatie restait hyperactif et servait presque de QG gouvernemental, délaissant seulement les questions d'agriculture à un autre ministère. État d'urgence ou pas, il s'agissait d'une violation de l’état de droit. Mais Duin n'était pas juriste, juste soldat. Il faisait ce qu'on lui disait de faire, car il avait juré de protéger l'ordre de la ville et ne trahirait jamais son serment.

Le capitaine et ses hommes avaient amené la dénommée Yuuki à l'hôpital, comme il leur avait été ordonné. Sans négliger la sécurité, bien entendu, il s'était contenté de menotter fermement la jeune femme et de la faire escorter de cinq de ses meilleurs hommes. De toute façon, depuis que le Gouverneur avait fait du centre médical sa résidence secondaire, le bâtiment grouillait de gardes. Le capitaine jeta donc un dernier regard sur sa prisonnière avant de quitter les lieux, l'air sombre. Il allait encore passer la soirée à écouter des rapports et à auditionner des suspects. Cela faisait deux semaines qu'il n'avait plus vu ses enfants, et ça n'était pas près d'arriver.




Sans ménagement, Yuuki fut escortée à travers les couloirs de l'hôpital. Les infirmières s'écartaient sur le passage des Miliciens et les patients se jetaient contre les murs, comme s'ils étaient apaurés. A vrai dire, le bruit courraient dans tout le bâtiment qu'une terroriste Death Watch avait été capturée alors qu'elle planifiait un attentat contre le Gouverneur. Des regards circonspects, tristes ou haineux pleuvaient de partout sur le dos de la guerrière en beskar'gam et c'est avec soulagement que les gardes arrivèrent enfin à destination, rompant les rangs et relâchant la pression. D'une main ferme, l'un d'eux poussa la jeune femme dans la chambre et referma la porte derrière elle.

A l'intérieur, toutes les fenêtres étaient fermées et closes à l'aide de plaque de duracier. Cet alliage, semblable à celui du dôme, ne permettait à aucune communication de filtrer à moins qu'elle n'emprunte le canal officiel, dont le seul terminal se trouvait dans un coin de la pièce, près d'un lit qu'on distinguait à peine dans la pénombre ambiante. A part cela, rien d'autre que le silence, tantôt percé par les cliquetis d'un engin de métal ou les bavardages des gardes qui patientaient dans le couloir. Soudain, la lumière s'alluma.


- Olraom, je vous attendais.

Le Gouverneur, debout à l'autre bout de la pièce, faisait face à Yuuki, un droïde médical à ses côtés. Il tenait les bras croisés derrière son dos et s'était dressé de toute son imposante stature. En ce moment, nul n'aurait pu dire s'il avait jamais vraiment été blessé. Son visage paraissait ferme, mais ses yeux sans pupille ne trahissaient aucune émotion, comme toujours. Il avança d'un pas, attrapant d'une main un siège qu'il fit glisser à hauteur de son hôte.


- Je vous en prie, sœur, asseyez-vous. J'espère que les gardes ne vous ont pas brusquée, ils sont particulièrement à cran ces derniers temps...

Ohlig Arch adressa un sourire poli à la Mandalorienne. Ses yeux se posèrent sur ses menottes mais il ne dit rien. En vérité, il était heureux de savoir son interlocutrice entravée ; s'il avait eu des conversations civilisées avec des combattants par le passé -comme avec le sénateur Jnum-, il préférait que des mesures soient prises pour faire face aux...imprévisibles. C'était d'ailleurs lui qui avait rédigé le mémo diffusé à toute la milice concernant le traitement des prisonniers : en temps de crise, nul besoin de lésiner sur les moyens pour mettre les éléments perturbateurs hors d'état de nuire.

- Ori'vor'e. La Milice a réagi trop vite et sans jugement en vous arrêtant. Nous avons reçu votre message dès que vous l'avez envoyé... Les procédures de sécurité sont bien sûr ce qu'elles sont et je n'avais pas encore entendu vos paroles quand on m'a signalé votre arrestation. Il marqua une courte pause puis reprit. Je tiens à vous renouveler mes remerciements pour nous avoir prévenu de la menace qui pèse sur Ondéron. Soyez sûre que vos bons sentiments pour nos cousins sont louables et que je les honore.

Le diplomate se déplaça sans quitter la jeune femme des yeux, lui souriant d'un air bienveillant, jusqu'à s'asseoir sur un coin du lit d'hôpital derrière lui. Il ne mentionna pas que le message n'avait pas passé les murs de Sundari ; la jeune femme le savait peut-être, mais cela n'avait pas d'importance. Dans tous les cas, elle ne pouvait pas avoir eu connaissance d'un autre message, d'une autre nature...

- Je voulais m'entretenir avec vous car l'on m'a parlé d'une femme qui se promenait en beskar'gam sur nos places, qui appelait les Mandaloriens à se souvenir de l'unité de Mandalore, de ses convictions et de ses rêves. Une femme intelligente et une vraie Mandalorienne, si vous voulez mon avis.


Il regardait maintenant Yuuki dans les yeux, le sourire figé. Ses doigts pianotaient sur son datapad sans qu'il le regarde vraiment, se contentant de répondre à la volée à quelque requête de son fidèle droïde-assistant CZ.


- Vous et moi, et cette Nina CaTalyc dont vous avez diffusé la voix, avons un point commun. Nous sommes tous trois des idéalistes. Et derrière nous, se dressent des dizaines d'hommes et de femmes mandaloriens au cœur vaillant. Tous ensemble, nous œuvrons pour que Mandalore se relève. Mais...il y a un mais. Certains ne sont pas d'accord. Pour ceux-là, il n'existe que le pouvoir, le sang, et rien d'autre. Pourtant, derrière toutes nos différences, nous sommes et restons Mandaloriens car nous sommes libres de nous-mêmes. C'est cette aspiration à la liberté qui nous rassemble et qui forme notre Famille et notre union. Aliit ori'shya tal'din.

La jeune femme avait écouté le Gouverneur sans mot dire - ou en tout cas, il ne lui avait pas laissé le temps de l'interrompre. Il écouterait son avis bien assez tôt. Pour l'heure, il importait qu'elle comprenne son discours et qu'elle s'en imprègne : les néo-mandaloriens n'étaient les ennemis de personne, si ce n'était des ennemis de Mandalore. Et ceux-ci étaient les tyrans qui, sous prétexte de gloire, attiraient avec eux la souffrance et la mort sur Manda'yaim.


- Nous allons réparer l'erreur qu'était votre arrestation, je vous le promets. Nous ne resterons pas insensibles aux peines de nos frères sur Ondéron. Je vais vous faire libérer, après quoi vous serez escortée par un détachement entier de la Milice qui vous accompagnera dans votre sauvetage. Il serait absurde que notre Gouvernement n'intervienne pas auprès de ceux qui ont besoin d'aide.

Ohlig Arch jeta les yeux sur son datapad. Silencieusement, les images d'un homme en armure dorée défilaient sur son écran. "L'héritier par le sang" de Mand'alor"... Depuis tout ce temps, le Gouverneur s'était voilé la face, imaginant un ennemi insidieux, invisible, pernicieux. Mais le véritable ennemi de Mandalore était bien moins élusif que la Death Watch, qui n'était certainement qu'un outil : il agissait aux yeux de tous maintenant, brandissant ses oriflammes comme le dictateur en puissance qu'il était. Haatyc or'arue jate'shya ori'sol aru'ike nuhaatyc. Le véritable ennemi n'était pas juste un terroriste, un traître ou un assassin... Il était totalement ivre de massacres. Son message, qu'il avait fait diffuser en boucle sur les ondes publiques avec des moyens impressionnants témoignait de sa démence. Le Gouverneur devait l'empêcher de nuire au plus vite, il en allait de son devoir de Ministre, de son devoir de Mandalorien.

- Soyez forte, sœur. Nombreux sont ceux qui menacent la liberté des Mandaloriens. Si un jour vous avez le temps, faites le compte du nombre de nos frères et sœurs que la guerre a emporté. Faites-le. Puis demandez-vous une chose... Voulez-vous d'un nouveau dictateur ?

Le politicien néo-mandalorien déposa posément son datapad sur ses genoux et attrapa un livre qu'il ouvrit. Il en déchira les pages une à une, consciencieusement, avant d'en arracher la couverture et de la jeter aux pieds de Yuuki. Le titre, à demi-effacé, était encore lisible : "L'Ultimatum". Le sourire crispé d'Ohlig n'avait pas quitté son visage, mais une ride creusée traversait maintenant son front. Il pointa du doigt la sortie.

- Aucun de nous ne lèvera son blaster contre vous. Pensez à vous en souvenir. Burc'ya vaal burk'yc, burc'ya veman. Un ami durant le danger est un vrai ami. Je ne vous retiens pas, maintenant. Je suis sûr que vous avez beaucoup de choses à faire...

_________________________
" Ensemble, nous protègerons nos mondes et en chasserons la guerre. Nous instaurerons la paix, par la force s'il le faut ! " -- Ohlig Arch

[Second Compte de Kath Aplazm]

Revenir en haut
Draksar Haran
Guilde des chasseurs de primes

Hors ligne

Inscrit le: 11 Jan 2017
Messages: 26
Niveau: 0
Rang: Apprenti
Autre: Champion de la suture

MessagePosté le: 04/01/2018 19:59:47    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Une lumière s’alluma dans la chambre. Les murs avaient perdu de leur couleur, de nouvelle marque était apparue. Les fenêtres étaient brisées. Le mobilier aussi ou bien juste retourné. La jeune femme entra doucement dans la pièce. Elle était inquiète pour lui, le pauvre ne sortait quasiment jamais de sa chambre. Quand il était calme, il restait assit au fond de sa chambre avec son épée, fixant un vieux casque en face de lui. Elle s’approcha de l’homme aux cheveux blancs et s’asseyait non loin de lui. Elle essaya de capter son attention par sa présence. Elle resta là, avec lui un long moment, assit contre le même mur à regarder le casque.

- « Draks… Tu sais bien qu’il/Tait toi ! … S’il te plaît. »

La jeune fille ravala sa salive quand elle entendit la voix du Mandalorien. Une voix dur, sèche, mais pourtant briser, une voix qui voulait cacher une grande peine. Elle resta donc silencieuse. Elle était une simple humaine, libérée d’esclavage et vivant sur cette planète par ses propres moyens. Dehors, ils pouvaient entendre le calme. Le village était devenu très calme depuis un moment.

- « Draks … tu sais bien que … Comment vous dites encore ? »

La pauvre demoiselle se gratta les cheveux rouges en cherchant les mots corrects. Elle n’était pas du tout Mandalorienne mais elle a vécu assez longtemps ici pour parler quelques mots en Mando’a.

- « Aliit ori'shya tal'din. Draks arrête de te comporter comme cela, j’ai vécu beaucoup de temps avec vous. Ton père m’a beaucoup appris, et je lui dois beaucoup, il m’a sauvé la vie. Je ne sais pas ce que ça fait de perdre un membre de ma famille, je n’ai jamais connu mes parents … mais ton père … Il était comme un père pour moi, il m’a fait promettre de rester avec toi jusqu’au bout … et un Mandalorien tient toujours ses promesses, une Mandalorien … Mando'ad draar digu. »

Elle se releva pour prendre le casque au sol, il était poussiéreux, recouvert de marque, les couleurs avaient disparu, on ne voyait même plus la marque du clan.

- « Je sais que tu le gardes … mais ton père aurait voulu que tu le mettes, j’en sur certain. » Elle redéposa le casque avant de lui lever le menton pour faire un contact visuel. « Je t’attends dans le speeder, et je t’attendrais aussi longtemps qu’il faudra. » Elle sortit de la chambre et une fois près de la porte, elle lui dit clairement. « Un nouveau Mandalore va bientôt apparaitre … si tu es encore un peu Mandalorien … je sais que tu répondras à son appel. »

Elle sortit de la chambre pour laisser Draksar au même endroit. Un nouveau Mandalor allait donc faire son apparition. Il n’avait pas le choix, il n’était peut-être pas un bon Mandalorien … mais il devait répondre. Il se leva doucement, pris le casque et partit rejoindre le speeder. Il entra sans les moindres mots, en gardant le casque sur ses genoux, la visière tourné vers lui.

- « Dr.. Draks ? Écoute, tu veux bien. C’est retransmis sur tout l’holonet du secteur.»

Elle alluma sa tablette et image presque nette apparue. Une voix forte résonnait. On pouvait voir un Mandalorien en armure … une incroyable armure dorée. Il tendit son bras et continua. Tout semblait étrange. Le gouvernement serait contre son peuple. Que cherchaient-ils ? Les clans mouraient à travers toute la planète, alors pourquoi faire cela ?! Draks serraient les dents, ils avaient déjà vu assez de personnes mourir pour le moment. Le message se finissait enfin. Le fou blanc se recula dans son siège alors que son amie le regardait en attendant la suite. Il prit son souffle et résuma aussi bien qu’il pouvait ce qu’il allait faire.

- « Nous ne pouvons pas rester les bras ici à rien faire … Mon père aurait agi, il aurait pris les armes et serait parti sauver le plus de monde possible. Il n’avait plus de clan et pourtant, il se faisait respecter. On ne juge pas un Mandalorien par son rang ou son grade, mais par ses actions. Je ne sais pas si cet homme est et sera notre futur Mandalor … Mandalor est comme une balise, si la mort est à nos portes, si notre peuple est en danger, il fera tout son possible nous rassembler. Cet homme en armure dorée … Il n’est pas Mandalor, mais il agit comme telle. »

- « Que fait-on alors ? »

- «On fait exactement ce que mon père aurait fait. Si notre peuple est en danger, pas besoin d’un Mandalor pour avoir la force d’aider son prochain. On fonce vers un spatio-port et on se rend aux coordonnées qu’il nous a données. Je ne sais pas si on me compte toujours comme un chasseur de primes après tout le temps où je suis parti mais ça devrait nous empêcher d’avoir des ennuis»

- « Je te reconnais bien là Draks … à vrai dire, je reconnaîtrais presque ton père. » Le speeder démarra partant vers le spatio-port le plus proche.
_________________________
Formation de base : Corps à corps
Niveau 1: Retrogradé
Casier

"Un être vivant se battra jusqu'à sa mort. Un Mandalorien jusqu'à sa victoire"

Revenir en haut
Enfier
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 06 Fév 2016
Messages: 171
Niveau: 1
Rang: Mercenaire
Autre: L'Épéiste d'Argent

MessagePosté le: 06/01/2018 13:49:52    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

La jeune mandalorienne regardait Oligh dans les yeux, casque toujours vissé sur la tête, quelque chose cloché pour elle… mais quoi? Ses questionnement avait commencé dans le couloir qui l’avez amené ici. Tous ses regards, soit triste, soit apeuré qui s'étaient posé sur elle… oui quelque chose ne tournait pas rond sous ce dôme, mais pas rond du tout. Elle avait écoutée le gouverneur parler de long en large et même de travers de temps en temps, dans un silence quasiment inquiétant. Au début les remercient et sont sourire poli l’avait rassuré, puis ses petits compliments avait piquaient ses oreilles, tel un avertissement, avertissement qui se concrétisera. La suite de son discours à propos du fait que les CaTalyc étaient des idéalistes marchait aussi. Mais… le coup des tyran assoiffé de pouvoir et sanguinaire… lui fit hausser un sourcil, avait-elle quittée Manda'yaim aussi longtemps? Es Que ses frère et soeurs avait autant changer? elle avait du mal à le croire, elle devait s’en assurer avant de partir.

Enfin s’en assurer tranquillement serait dure avec un bataillon de la milice au cul… Elle devrait s’en charger plus tard. Ou! En cours de route en contactant “les soeurs”. Oui la seconde option semblait préférable, au vue des circonstance. Une fois ce choix fait il ne lui resta plus qu’à écouter le reste de son discour, son arrestation à était une erreur, elle voulait bien le croire, mais… un nouveau dictateur? Il parlait du mandalor? Yuuki était vraiment perdu, mais surtout offusqué. Le mandalor était surtout l’image d’un leader, d’un idéal guerrier à égaler, mais pardessus tout un il était le symbole mandalorien d’un espoir longtemps oublié à présent. à ce que savait la petite Yuuki chaque mandalore était différent certain on effectivement fait la guerre tandis que d’autre quand à eux… Ont mené les mandalorien à leurs âge d’or par la paix! Et il ne fallait pas l’oublier… chose que ce gouverneur Oligh à fait, mais son aide serait surement la bienvenue.

Enfin… À quel point avait-il pu oublier? La question se posa quand la couverture de “l’ultimatum” glissa à ses pieds… heu… pourquoi l’empêcher de lire un livre? C’était vraiment louche… Quand elle releva la tête c’était pour le voir le doigt pointé vers la sortie, doigt qu’elle suivit du regard, avant de revenir à son interlocuteur. Yuuki avait beaucoup de chose à faire? C’était exact! Elle devait répondre à beaucoup de question avant de partir pour Dxun et ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps. C’est ainsi que libre elle partit sans un mot et sans un regard, se frottant les poignets douloureux à cause des chaînes maintenant disparues. Yuuki traversa donc le couloirs et les paroles d’Olighs furent respectée, aucun blaster ne se leva sur son chemin, mais les regards continuait de peser sur elle, tout le monde était méfiant envers elle et ça la perturbe encore plus.

Elle décida d’avoir une petite discussion avec Miïa et Loka: les deux agents de liaison CaTalyc sensé protéger la conceptrice de droïde sur la planète. Elle pourrait lui éclairer la voie à suivre, et dissiper la fumée qui embrouillé son esprit. Ainsi elle monta sur le toit de l’hôpital pour être tranquil, regardant en contrebas le bataillon de la milice des nouveaux mandaloriens se former. Elle retira son casque et fit les réglages nécessaires à son armure pour contrôler les options de piratage et de sécurisation des communications. Une fois ceci fait elle remit celui-ci, et ouvrit une liaison sécurisé sur le canal totalement sécurisé et crypté en mando’a des CaTalycs. Tout se goupia rapidement à peine trente seconde avec le commencement de l’appel qu’on lui répondait déjà.

Miïa! Loka!
Pour vous répondre chère CaTalyc!
Yuuki: Salut les filles…
“les soeurs”: Houlà! C’est un petit... coucou ça.
Yuuki: Le gouverneur m’a pris la tête je sais plus quoi faire…
Miïa: L’aristo?
Loka: C’est quoi tes question?
Yuuki: Me faut un debrief sur la planète et les Dead Watch
“les soeurs”: Ca va être long!
Yuuki: Le Manda’yaim a tant changé que ça?
Loka: Tu n’a pas idée…
Miïa: C’est tellement le bordel qu’on à raccrocher la beskar’gam pour survivre…
Loka: Donc on ne pourra répondre l’appel.
Yuuki: Quelle appel?
“les soeurs”: Attend! tu était ou il y a dix minutes!
Yuuki: Avec le gouverneur...
Miïa: On va commencer par te briefer ensuite on te le retransmet.
Loka: Et on te fera la lecture!

C’est ainsi qu'après de longue minute de question-réponse que les trois deux amies d’enfances finir par démêler peu à peu le tas de noeux créer dans l’esprit embrumée de Yuuki qui comprit très bien que Dxun n’allait pas être une mince affaire. De un les “les soeurs”, avaient complètements racontées tout sur la guerre civil sur mandalor. De deux elles avaient retransmis l’appel du frère du futur mandalor Blad Demeci et de trois elles lurent l'Ultimatum à Yuuki. Maintenant que les idées de Yuuki était redevenu claire tel une source ruisselant le long d’un lit de rivière, elle se mit à réfléchir à ses options: elle savait très bien que si elle mené jusqu’aux coordonnées de Dxun, elle risquait une bataille importante. Elle savait aussi que si elle ne prévient personne la-bas ils pourraient y débarquer à l’improviste. Mais elle savait aussi que l’Ultimatum ne ressemblait à aucun autre texte des anciens mandalor… celui-ci serait peut être le texte du nouvelle âge d’or mandalorien? Pour en avoir le coeur net elle devrait tenter de la faire vivre, le plus longtemps possible.

Yuuki reposa ses pupilles châtaigne sur la bataillon de milice sous elle. Ils lui fallait du temps, mais comment en gagner? A part jouer à cache-cache elle n’en savait rien. Enfin… peut-être que si! Si elle avait bien appris une chose à Azader lors de son rôle de PDG c’était bien à disparaître quand tout le monde avait le dos tournée! C’est ainsi que la chevelure violette de notre miss s’élevèrent dans le vent en même temps qu’elle se redressait, regardant le bataillon de miliciens de haut. ça aurait était plus classe avec un jetpack mais bon pas grave. Elle ferait avec ce qu’elle a... les escaliers! Descendant rapidement les marches de l’issus de secour pour éviter de croiser du monde, elle arriva rapidement à la porte arrière de l’hôpital qu’elle franchit sans réfléchir, elle devrait rapidement sortir du dôme sans attirer les supçon du gouverneur.

C’est ainsi qu’en faisant le tour de l’hôpital elle rejoignit la division de milicien, les regardants du coin de l’oeil, elle interpella le chef de ceci et les voilà partis vers le spatioport ou attendait les transporteurs. C’est uniquement après le décollage et loin des oreilles et systèmes d’interception curieux sur les communications que Yuuki prit contact avec Nina, de un elle l'avertit pour les “soeurs”. De deux elle lui dit que le gouverneur était un “peu” apeuré par la passé mandalorien et qu’il ne souhaitez pas le revoir se reproduire à cause d’un futur mandalor et de trois elle lui expliqua qu’il avait détacher un bataillon de sa milice pour venir aider avant que Nina raccroche en plein milieux du petit trois.
_________________________
Revenir en haut
Azel Kyone'e
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 16 Jan 2016
Messages: 100
Niveau: 0
Rang: Recrue

MessagePosté le: 06/01/2018 19:05:41    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir... Répondre en citant

Hrp : Ce rp n'est pas calé précisément dans le temps pour laisser de la marge pour d'autres épisodes éventuels








Mandalore, banlieue de Keldabe.

Près de l'une des forges encore en activité, un vieux poste radio miaulait par-dessus les coups réguliers. Peut-être l'une de ces vieilles chansons démodées que ressassaient inlassablement les fréquences accessibles dans ce coin de la galaxie. L'appareil grésillait sous les assauts terribles de la voix dont il se faisait l'écho, qui résonnait en trémolos dans la campagne silencieuse. Les lampes tempêtes accrochées aux branches devant les tentes venaient en aide aux néons exsangues pour éclairer les allers et venues d'une silhouette trapue, très affairée encore à cette heure. Malgré la présence d'étoiles dans un ciel noir sans nuages, Fen Kyone'e ne pensait pas à se coucher. Le vieux Mandalorien n'était pas du genre à remettre au lendemain ce qui était à faire pour l'avant-veille. Alors, depuis des heures, il s'échinait à détordre les débris de l'aile de vaisseau, consciencieux et buté comme un Boma. Au centre de la tente, le four électrique ronronnait docilement. Tout autour, c'était un merveilleux fouillis, duquel seul l'hôte des lieux pouvait espérer se sortir sans mal. On y trouvait tout le nécessaire à la confection d'objets utiles, du fer à souder à la presse à découper, en passant par toute la batterie des tournevis, pinces et autres outils existants dans cette galaxie.

Le marteau resta suspendu en l'air. Le rythme régulier fut coupé net : un autre bruit venait troubler la paix du petit campement nocturne. Des pas.

" Su'cuy. " grogna Fen sans se retourner.

Ces pas, cette dégaine, il la connaissait trop bien pour avoir besoin de se retourner pour en deviner le propriétaire. Dason répondit par un grognement encore moins audible. Le Zabrak portait un sac qui menaçait de céder sous le poids. D'une main, il se saisit de la sangle qu'il portait en travers du torse et laissa son fardeau retomber sur l'une des tables. Le sac produisit un ignoble bruit de ferraille malmenée à l'impact. L'armoire à glace qu'était Dason n'eut aucun mal à épier l'ouvrage en cours par-dessus l'épaule du vétéran.

" Tu as peur du résultat ? Tu préfères le finir toi-même ? " ricana Fen sans se retourner davantage.

Dason sourit, haussa les épaules en faisant jouer ses articulations.

" Non. Un autre jour peut-être... J'ai du nouveau ! Et ça va pas te plaire. "

Le grand cornu lui avait rarement paru aussi préoccupé. En règle générale, Dason était du genre braillard, ou parfaitement silencieux. Sa mine renfrognée et sa façon de grommeler plus bas que lui finit d'alerter Fen. Le Mandalorien lâcha sa pince et son marteau, pour lancer un regard en biais au gaillard, jaugeant ce qu'il voyait sans s'en cacher. Dason s'en moquait : il avait l'habitude. Le regard de Fen ressemblait la plupart du temps à un coup de scanner lorsque vous étiez un ami, à un coup de blaster lorsque vous ne l'étiez pas.

" Y a pas grand chose qui me plaît ces derniers temps. Alors un peu plus ou un peu moins...

-Non, non cette fois ça vient d'ailleurs et c'est pas joli. Une belle chienlit !
"

La main du Zabrak vint cueillir l'un des objets dans le sac : un disque mémoire. Un vieux modèle, mais visiblement neuf et intact malgré le voyage. Le Zabrak déposa son petit cadeau devant le vétéran, avec une saillie sur le même ton que son précédent grognement :

" Si tu branchais un peu plus souvent l'holo-poste, tu serais déjà au courant !

-Hm... 'aut'chose à fiche, franchement...
maugréa Fen en prenant le disque pour le soupeser,

-Fais pas ton vieux Boma ! C'est de nos Vode dont il s'agit ! Peut-être bien de Mandalore toute entière ! Tu bosseras un autre soir ! "

Le mot Mandalore eut un effet immédiat sur Fen. Les charbons noirs qui lui tenaient lieu de pupilles se fixèrent sur le visage grave de Dason. D'un mouvement du menton, il désigna le data.

" Alors ? "

Autrement dit : c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Fen était parfois aussi taciturne qu'un Rancor. Dason contourna la table, le four, les étagères, les établis, jusqu'à l'un des écrans poussiéreux accrochés sur la structure métallique de la tente. Il l'alluma, farfouilla frénétiquement dans le fatras de branchements à l'arrière, et parvint, après une bonne minute de guerre contre l'ordinateur, à lancer la lecture de son disque. Quelques images de mauvaises qualités tressautèrent à l'écran, avant que la vidéo ne parvienne à devenir compréhensible montrant une jeune mandalorienne qui regardait la caméra droit dans l'objectif avec un regard farouche :

" VODE AN !
Tous frères, malgré le conflit ! Conflit qui nous oppose depuis des dizaines d’années.
Je sais que nos différends sont innombrables et que vous ne me connaissez pas.
Mais aujourd’hui, j’ai vu des choses horribles… des choses que seul un sensitif peut faire !
"


L'enregistrement était très mauvais, des passages entiers sautaient et le vieux micro crachait plus qu'il ne laissait filtrer la voix de la Mandalorienne sur la vidéo. Brusquement, l'enregistrement pris fin : l'auteur n'était visiblement pas parvenu à capter la totalité de la diffusion... Fen fronçait les sourcils, concentré pour tenter de comprendre.

" C'est quoi ce merdier ?

-Dxun a tenté d'appeler. Sundari a tout étouffé, comme on était en droit de s’y attendre. De vrais politiciens à l'ancienne ! A croire que ces types ont fait leurs classes au Sénat !

-Qui a transmis ces holos ?

-D'après la source : CaTalyc. Après, ça devient du parasitage de brousse : j'ai au moins une dizaine de versions différentes. J'ai réussi à choper ça auprès d'Obarson. Il a chopé la vidéo sur l'un des canaux encore en vie, mais apparemment, ils ont brouillé le reste.

-Je vois... Va falloir se bouger le fion et aller se mêler de cette affaire. Fissa.
"

Dason sourit pour la première fois de la soirée : voilà le genre de choses qu'il aimait entendre dans cette bouche là ! C'était plutôt bon signe. Enfin, pas nécessairement pour tout le monde. Fen fouilla sa poche, pour en tirer cigarettes et briquet. D'un geste, il en proposa à son frère d'arme, qui déclina l'offre d'un signe de tête. Fen aluma sa cigarette, en tira une longue bouffée de fumée âcre et répondit, après avoir peser ses mots une bonne minute :

" Encore trop tôt pour le dire. Mais je vois où tu veux en venir. Demain, à la première heure, tu iras voir Obarson et tu lui demanderas les speeders. De mémoire, il doit lui en rester quatre ou cinq, six s'il n'a encore rien vendu. Dis-lui que c'est important.

-A Sundari ?

-Juste toi et moi... Et Chiire, si elle est revenue de sa chasse. Mieux vaut tâter le terrain avant que les vagues arrivent. D'ailleurs... ça faisait des années que j'avais envie de revoir cette tête à claque de Jag. J'ferais du deux en un.
"

Dason opina, étrangement insensible au sourire moqueur de son chef.

" Ok. "

Le ton trainant laissai deviner une certaine délectation, à peine refoulée. L'armoire à glace qu'était Dason ne se satisfaisait pas d'une vie simple et sans heurt. L'action - comme la grande majorité des habitants de Keldabe - était une composante indispensable de son quotidien.

" T'espérait une réunion de famille, hein ? T'inquiète pas, tête à cornes. C'est prévu. Mais t'abord, je veux cette vidéo en entier et quelques explications sur le fond de l'histoire.

-Moi ? M'inquiéter ? J'vais finir par croire que tu me connais pas ! C'est vexant !
"

Sa paume large et rude attrapa l'un des boutons de tiroir du vieux meuble branlant qui tenait le coin de la tente et tira. A l'intérieur, trois bouteilles d'un brun opaque roulèrent vers lui, et il se saisit de la première qui lui vint. D'un geste expert, il en fit sauter la capsule et déversa le contenu alcoolisé dans sa gorge sèche, sous l’œil amusé de Fen.




Trois jours plus tard - Sundari

Depuis les étendues mortes, trois speeders bondissent par-dessus les dunes. Leurs propulseurs atmosphériques traçaient d'énormes lignes de poussière dans leur sillage : l'heure n'était pas à la discrétion. Les modèles utilisés laissaient clairement entrevoir que les visiteurs du jour étaient de la campagne. Vieux, usés, rafistolés avec une grande dextérité et des pièces usagées, ils faisaient peur à voir. Mais pas autant que ceux qui les chevauchaient sans une once d'hésitation. Pour la première fois depuis des années, les têtes de proue des Kyone'e montraient leur museau à Sundari. La ville, protégée des affres du désert par une immense coupole, semblait se défendre contre tout - y compris la planète elle-même - à la manière d'un porc-épic. L'image amusait Fen Kyone'e : au fond, c'était bien ce qu'ils étaient, ces pseudo-colons... Des porcs-épics roulés en boule dans leur dôme, incapables de vivre au grand air, confinés dans des appartements qui empruntaient plus au Noyau qu'à la Bordure. Fadaises...

" Hey hey hey... Mais regardez-moi qui voilà...! On dirait que le renard gris a fini par mettre le nez hors de son terrier ! "

Un grand homme chauve, affublé d'un élégant habit civil et d'un discret tatouage au cou, s'avançait d'un pas chaloupé vers le petit groupe. A sa suite, quatre autres gaillards, visiblement peu ravi de voir les armures poussiéreuses et bariolées trancher si vivement avec leurs costumes pastels. En face d'eux, Fen Kyone'e et son armure dorée, flanqué d'un Dason écarlate et de la jeune Chiire Stel en noir, comme un front bariolé et implacable issu des vagues du désert.

" Qu'est-ce que les Kyone'e peuvent bien venir faire par ici ? Tu fais une petite sortie shopping, Fen ? C'est pas ton genre. "

Le vieux Mandalorien ne cilla pas. Il se contenta d'avancer droit sur l'homme qui faisait mine de lui barrer la route.

" Si ça me chante ? Je doute que tu n'aies rien de mieux à faire un Atunda après-midi, Saul. Va retrouver tes patrouilles et fais ton petit boulot tranquille, plutôt que d'embêter les touristes.

-Mon petit boulot ? Mon petit boulot c'est d'empêcher les vieux rouillés dans ton genre de fourer ton nez au centre-ville. Je suis pas stupide, Fen. T'as beau jouer les touristes pour passer les contrôles, je sais très bien quel genre de fouine tu es. Et pour rappel, on est à Sundari, pas à Keldabe : demande à tes vod' d'enlever leurs casques, question de politesse.

-La politesse, je doute que tu saches ce que ça veut dire, Saul. M'oblige pas à te l'apprendre et retourne travailler.

-C'est une menace ?

-Si c'en était une, tu serais déjà par terre avec un deuxième trou de balle.
"

Grimaces, regards meurtriers. Mais l'autre ne frappe pas, comme Fen l'espérait. Rien : il semblerait que beaucoup de choses aient changées, depuis son dernier tour sous le dôme. Même s'il n'avait aucune affection pour la verrue qu'était Sundari, il devait admettre que l'atmosphère des premiers temps avaient au moins eu l'avantage de donner l'illusion d'une capitale flambant neuve. Aujourd'hui, Sundari était comme toute les autres capitales : sale, encombrée, et pleines de gens que Kyone'e n'avait pas franchement envie de saluer.

" Vous êtes pitoyables ! De vrais crétins, incapables de penser autrement qu'avec vos pétoires ! Et on se demande vraiment pourquoi les clans sont sur le déclin ! C'est à se demander comment vous pouvez encore être fier de vous.

-C'est toi qui est venu chercher des noises,
siffle Fen avec des accents venimeux, alors vient pas chouiner si tu les trouves. Soit tu assumes TA crétinerie, soit tu vas te faire cuire un œuf gentiment. Maintenant dégage. "

Son épaule caparaçonnée accrocha celle du patrouilleur en civil sans aucun ménagement, et les deux groupes se séparèrent tant bien que mal sans qu'un autre coup ne soit échangé. Mais, même à plusieurs mètres de distance, la tension était encore palpable.

" T'aurais dû lui mettre une rouste, nota Dason, furieux, il va aller piailler partout que tu n'as pas bronché.

-Il n'ira rien piailler du tout. J'ai vieilli, mais lui aussi : il sait ce qu'il en coûte de propager de fausses rumeurs sur les Kyone'e. Il sait aussi ce que peut coûter de me mettre vraiment en rogne.
"

Son index vint tapoter une longue marque horizontale qui terminait une série de traces identiques. Un décompte de cibles, dont Dason n'eut pas à demander l'origine. Ils se fréquentaient tous deux depuis trop longtemps pour qu'il eut besoin de précisions.

" Je me demandais d'où elle sortait, celle-là ! " rigola le Zabrak en retirant son casque. Il le cala négligemment sous son coude et lança un coup d’œil en direction d'un groupe de jeunes filles.

" Inutile de t'essayer à la même chose maintenant, le nargua Fen en le bousculant pour le faire dévier de sa course, on a plus urgent à faire. "

Ils quittèrent la grande artère pour s’engouffrer en silence dans l'une des rues adjacentes. D'un pas vif, Fen, Dason et Chiire s'élancèrent dans le dédale de Sundari, guidés par la seule mémoire de leur chef. Après un bon quart d'heure de marche au travers des rues baignées du soleil de l'après-midi, ils parvirent sur les hauteurs du quartier marchand, très peuplé à cette heure. Malgré certains regards interrogatifs, amusés, hostiles parfois, les Mandaloriens de la vieille ville continuèrent leur chemin, indifférents. Fen n'était que très rarement venu ici, si ce n'était précisément pour retrouver la personne qu'il cherchait aussi aujourd'hui. Un vieil ami, qui avait suivi l'exode massif provoqué par les problèmes économiques de la désormais déchue capitale mandalorienne. Au détours d'une rue marchande dans les étages supérieurs, bordées d'arbres et de fontaines fraîches, la devanture d'une boutique proprette indiquait "Jag'Holo : Composants électroniques et équipements holomédia". Arrivés à la porte, Fen entra sans frapper, le carillon derrière le battant se chargeant d'annoncer son arrivée. Depuis le fond de la boutique, une femme d'un certain âge, salopette et mine renfrognée, se dirigea vers ses visiteurs, chargée d'une caisse d'articles. Le doyen Kyone'e lui sourit, et d'un salut aussi amical que militaire, embraya sans perdre de temps :

" Oya, Naura ! Je suis venu voir Jag. Il est là ? "

La Mandalorienne dévisagea les trois individus avec surprise. Elle déposa la caisse de composants qu'elle s'apprêtait à ranger sur le comptoir, et contourna le meuble pour aller à leur rencontre.

" Il est sorti il y a une heure, vous arrivez trop tard. C'est pas tous les jours que les reclus de Keldabe sortent en ville... Quel dard vous a piqué ? Vous commencez à manquer d'eau ?

-Pas vraiment
, grogna Dason, on cherche juste quelques renseignements.

-On pensait que Jag en saurait davantage que nous. Vous avez un bien meilleur accès aux canaux de diffusion, dans cette coque. Il paraît que des "messages" circulent, et que les grands manitous veulent pas qu'on les écoute...

-Vous devriez pas rester là. Vous savez bien ce que pensent les types du gouvernement des clans, pas vrai ? Il y a eu du nouveau depuis la réapparition de la Death Watch. Autant dire que ça ne va pas s'arranger, alors inutile de mettre de l'huile sur le feu en venant vous agglutiner ici ! Vous n'allez réussir qu'à attirer davantage l'attention.

-On s'en fiche que ça s'arrange pas ! Si tu t'accommodes de cette vie, Naura, c'est pas le cas de tout le monde. Ces types sont en train de nous détruire de l'intérieur avec leurs idioties !

-Inutile de hausser le ton,
trancha-t-elle en regardant Dason droit dans les yeux, je connais le fond de ta pensée par coeur ! Et je t'interdis de m'insulter : Si je suis ici, c'est pour Jag, pour notre commerce, notre vie ! Pas pour ces bouffonneries de bourgeois coruscanti ! Les temps changent, les mondes changent... C'est parce qu'on s'adapte qu'on survit, tout simplement. J'ai passé l'âge de courir les plaines pour chasser et faire des grillades. Ici, je compte bien vivre en paix pour le peu de temps qu'il me reste. Gardez vos problèmes, on gardera les nôtres.

-Chacun sa route,
conclut Fen en les séparant avec force, on est pas venu pour débattre. Si Jag rentre, dis-lui qu'on est passé. Dis-lui que les Kyone'e le demande au Trandoshan Siphonné.

-J'ferais la commission, ouais. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser... J'ai du boulot.
"

Elle leur tourna le dos et empoigna de nouveau sa caisse, avant de disparaître dans les rayonnages de la boutique. Avec un soupir lourd de sens, Fen ressortit de l'échoppe, Dason et Chiire sur les talons.

" On fait quoi alors ? dit cette dernière, pas vraiment sûre que la question soit pertinente,

-On va boire un coup. "

L'idée plut immédiatement, et les Kyone'e obliquèrent en direction de la banlieue du dôme, quittant sans regret le centre-ville et ses décors bien léchés. Le regard de Fen s'attardait sur les vitrines, les hauts bâtiments suspendus en structures audacieuses - et parfaitement superflues. Au loin, on pouvait apercevoir le palais du Gouverneur. Les yeux noirs crurent deviner des silhouettes immobiles derrières les grandes verrières sans teint des étages. Mais l'ombre lui cachait maintenant la vue, et il ne s'en formalisa pas. Il fallait tirer cette histoire de vidéo et d'appel au clair, au plus vite.





Sundari - Cantina du Trandoshan Siphonné



Depuis plus de deux heures, les trois compères occupaient l'un des coins sombres de la salle éclairées par des néons criards. A peine plus calme que n'importe quelle cantina de la Bordure, le Trandoshan Siphonné était encore l'un des seuls derniers bastillons accueillant des traditionnalistes de ce côté de Mandalore. Une réputation plus ou moins officieuse qui lui donnait parfois des airs de tripots.

" Oya, Vode ! J'ai cru comprendre qu'on me cherchait, par ici. "

Jag Aka'ani, ancien commerçant de Keldabe exilé par la force de l'économie à Sundari, apparut à leur table, son ancienne armure enfilée pour l'occasion - il semblait ainsi se fondre mieux dans le décor. Malgré la musique et le fond sonore incessant, Fen l'avait guetté, sensible à cette démarche lourde et particulière que certains avaient après quelques blessures aux jambes.

" Oya ! Merci d'être venu, Vod. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne t'ai pas vu !

-Bah... C'est un peu vrai, non ? M'enfin ! Content de voir que tu n'es pas encore mort, ahah ! Comment va, vous autres ? Toujours la forme ?
"

On commanda derechef boissons pour tous, et Jag prit par au partage fraternel débalages de banalités indispensables à une bonne soirée entre amis. Chiire Stel, acceptée chez les Kyone'e plus de cinq ans auparavant, n'était pas connue de Jag. La jeune femme, au teint rappelant son origine Rattatak, prit un malin plaisir à lui déverser sa bière sur les genoux lorsqu'il s'aventura à la défier en un bras de fer aussi court qu'intense.

" Sacrée recrue que tu as là ! ricana Jag en se massant le poignet,

-J'ai pas de mérite, vendeur de puces à Sundari c'est pas une vie pour se faire des biscotos.

-Un peu d'respect la jeunesse ! Fut un temps où le Fen que voici devait suer pour me mettre au tapis.

-Mais ça, c'était avant.
"

Les blagues allèrent bon train, jusqu'à ce que la cantina soit suffisamment pleine pour que leurs éclats de voix soient couverts par les conversations des autres clients. Fen posa alors ses deux coudes sur la table et changea radicalement de ton.

" Bien. Parlons plus sérieusement Jag... Tu sais que je t'apprécie, mais malheureusement, j'exècre suffisament les cloches qui vivent ici pour ne pas venir jusque dans cette ville pour mon simple plaisir. J'ai besoin de ton aide concernant des vidéo qui circuleraient sur le réseau, et dont le gouvernement veut la peau. Tu sais de quoi il s''agit ? Et concernant Dxun ? Quel est le problème ? Le message ne nous ait pas parvenu en entier. "

Jag continua de boire en clignant des yeux, signe qu'il avait entendu et compris.

" Moins fort, tous les murs ont quatre oreilles ici. "

Tout en conservant le large sourire qu'il avait entretenu jusque-là, Jag se mit à parler tout autrement, donnant l'illusion à qui voulait le voir de continuer à déblatérer des inepties de Mandaloriens aviné.

" Une fille a tenté de balancer une émission en clair sur le réseau - et les types de la sécurité l'ont chopée. J'en sais pas plus de ce côté. En revanche, je sais que son message est parvenu malgré tout à certains - c'est pas faute d'avoir gardé des fréquences crytpées dans tout le système ! Elle parlait d'un massacre sur Dxun : un clan entier y est passé, et c'est pas qu'un accident, si on en croit ce qu'elle a vu là-bas. Bref. Mais c'est pas tout : je suppose que depuis que tu vis dans ta campagne, tu n'es plus au courant des derniers scoop made in Sundari ? Écoute voir : le dernier Demeci a balancé un Ultimatum au gouvernement et à toute la populace. Un Codex entier a été édité et diffusé dans l'illégalité pour appeler à renverser les pacifistes ! Qu'est-ce que tu dis de ça, Kyone'e ? Hein ?

-Je me disais bien que toute cette agitation pour Dxun, c'était un peu beaucoup.

-M'en parle pas, la ville est sans-dessus dessous depuis que ces documents circulent ! J'avais espéré qu'avec les nouvelles mesures économiques du gouvernement, on arrête enfin de se taper dessus, mais j'crois que c'est mal barré. Sundari est au bord de la guerre civile... Et le pire ? C'est que personne ne sait où se planque Demeci ! Pas mal, pour un coup de pocker !
"

Le verre se vida d'une traite, et Fen, après une longue seconde de silence, laissa filtrer un souffle entre ses dents, comme si le mot lui rappelait soudain un lointain passé.

" Demeci. "

Dason lui adressa un regard en coin, alors que Jag se resservait largement pour la dixième fois de la soirée.

" Bien sûr. Demeci, les Mand'alor par le sang.

-Mand'alor ? Depuis quand ? Je me souviens pas d'une réunion des clans, si ?

-Parce qu'il n'y en a pas eu, pas depuis que ces chiens de la Death Watch ont tenté leur coup d'état. Pas depuis... bah, une petite éternité.

-Une explication ?

-Les Demeci ont senti le vent tourner avec le retour des Death Watch : Sundari est occupée à les traquer et use beaucoup d'énergie à ça... On a une porte grande ouverte. Pour renverser ce gouvernement fantoche aux mains de la République et reprendre notre liberté.
"

Jag observait Fen avec inquiétude : les histoires des clans étaient toujours un sempiternel débat sur l'antique Mandalore. Un histoire à épisodes. Une histoire éternelle, en somme.

" C'est quoi le problème avec les Demeci ? demanda Chiire, curieuse, ils font parti des meilleurs clans que Mandalore est connu.

-Le problème ? Des problèmes il y en a avec tous les clans, rigola Fen, mais les Demeci ont une conception de la race et du sang qui ne colle pas vraiment avec la notre, précise-t-il en pointant la Rattataki du doigt, la Bui'tsad. "

Elle fronce le nez, le regard baissé sur son verre encore à moitié plein. Le doyen s'enfonça dans son siège, le regard rêveur, comme s'il cherchait à se souvenir.

" Depuis la nuit des temps, le titre de Mand'alor se réclame en temps de guerre. Il se gagne, il se mérite. Et tout le monde a le droit d'y prétendre librement, par le biais du duel, de l'honneur. "

Tandis que le chef parle, les plus jeunes l'écoutaient avec une attention redoublée, donnant à leur conciliabule des airs de conseil de guerre. Jag, lui, s'occupait encore de son verre.

" A l'époque de la dernière guerre sur Mandalore, le clan Demeci, dont les héritiers se disent de sang Taung, ont fait entendre que leur lignée - oui, mes amis : lignée de sang - était la plus valable. Qu'il était donc naturel que le titre de Mand'alor se transmette de père en fils - comme la transmission se faisait chez les Demeci, en tant que grands adeptes de la Bui'tsad.

-C'est quoi cette histoire ? Quel clan peut soutenir des idées aussi contraire à nos vies ? Je suppose qu'en tant qu'Iridonnien de sang, je suis mal placé pour râler ? Mais franchement, je comprendrais jamais. Un Mandalorien est un archétype de liberté et de bravoure, pas un sclérosé du globule rouge !

-Les Death Watch avaient des adeptes de ces pensées là dans leur rang, Dason. Les Demeci ne sont pas les seuls détenteurs d'une telle idéologie. Loin s'en faut ! Les Besk'Baar ne pensaient pas autrement, jusqu'à très récemment... Mandalore a accueilli tant de visages différents au cours de son histoire, qu'il fallait bien qu'il y ait aussi quelques extrémistes dans le lot.

-Tu vas combattre cet Ultimatum alors ? Tu veux vraiment que les Néo Mandaloriens parviennent à nous diviser ?!

-Est-ce que j'ai dit ça ? grogna Fen, j'ai pas l'impression ! Non. Quelque soit leurs travers, les Demeci, contrairement à certains, n'ont pas brisé le Resol'Nare. Ce sont des Vode, et à ce titre, si l'un des leurs a les épaules pour devenir Mand'alor, il a parfaitement le droit de venir le réclamer. Ma vision de Mandalore est celle qui a guidé les Kyone'e durant des millénaires : une terre farouche et libre, que rien ne peut soumettre ou briser. Alors je ne serais pas celui qui viendra brider les autres ! Oh que non. Chacun peut bien se charger de ses propres fesses.

-Surtout avec cet appel de Dxun... Je vois là une bonne occasion de souder les rangs - et puis j'ai toujours voulu fouiller ce vieux caillou couvert de jungle, tiens ! Pas vous les mecs ?
"

Son rire trancha net l'ambiance morose qui s'était installée à l'évocation de ces problèmes d'un autre temps. Chiire oublia un temps son inquiétude, et Dason sa colère. Jag savait mettre tout le monde d'accord.

" Tu ferais un bon Mand'alor, Fen. Ton expérience nous vaudrait sans doute plus de prudence qu'avec ces têtes brûlées...

-Moi ?!
"

Le vieil homme éclata d'un rire gras.

" Il y a vingt-ans, peut-être. Maintenant, je suis juste bon à défendre mon clan. Non merci, j'ai passé l'âge de m'accrocher aux titres et aux trophées.

-Si Azel était là
, pouffa Dason, elle te ferai manger la table d'avoir dit ça.

-Sans doute.
"

L'évocation de sa jeune pupille avait laissé Fen rêveur. Depuis combien de temps n'avait-il plus entendu parlé d'elle ? Plusieurs années. Plus depuis qu'il l'avait déposée sur Nar Shaddaa, quelques mois seulement après la mort d'Eyan, son regretté frère.

" Merci pour tout ces renseignements, Jag ! Si tu cherches un vaisseau pour Dxun, tu sais où en trouver un.

-C'est sympa Fen ! Mais tu sais bien que Naura m'étriperai si je faisais ça... Pour la première fois depuis que j'ai repris l'affaire, mon compte est en positif ! Autant te dire que me mêler de ces histoires serait le meilleur moyen de perdre ce que j'ai mis des années à construire !

-Je comprends.
"

Il ne se défaisait pas de son sourire en coin, malgré lui déçu que le vieil électronicien ne daigne pas se lancer dans ce qui serait peut-être sa dernière occasion de connaître le grand frisson de l'aventure. Mais l'époque avait changée, et même lui, doyen et chef de clan respecté, sentait peser les ans sur ses larges épaules. Malgré tout, il ferait ce qu'il avait à faire, même si cette mission devait être la dernière de sa trépidante vie de chasseur.

" Néanmoins... Si d'aventure cette planète venait à connaître quelques bouleversements supplémentaires... J'espère te compter dans mes rangs plutôt que dans ceux d'en face.

-Et moi j'espère ne jamais avoir à me retrouver en face de toi, Tra'shev'la ! Je tiens à ma retraite ! Hahah !
"

Ils éclatèrent de rire, et après s'être saluer à grand renfort d'embrassade bourrue, le groupe quitta le Trandoshan Siphonné pour rejoindre les speeders garés à l'extérieur de la ville. Dason allait se charger d'appeler les Kyone'e à Keldabe, comme il l'avait toujours fait en tant que bricoleur invétéré. Fen préparait son discours, bien qu'il détestât parler en public. Chiire trépignait d'impatience et s'empresserait de préparer leurs armes. Une seule ombre à ce tableau digne d'une véritable épopée à l'ancienne : Azel, la fille adoptive d'Eyan, ne faisait pas partie du convoi. Et personne à Keldabe n'avait la moindre idée d'où la jeune tête brûlée des Kyone'e pouvait se trouver.
_________________________
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 19/01/2018 04:43:36    Sujet du message: Un peuple divisé... un appel d'espoir...

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Extérieure -> Système Mandalore -> Mandalore -> Sundari Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Legende

Nouveaux messages Nouveaux messages
Pas de nouveaux messages Pas de nouveaux messages
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets. Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.

Partenaires

Annuaires et top sites


Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB Fr © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com - Thème : Lyzs
Reproduction INTERDITE