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Endor sur tes deux oreilles
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Jil Charce
Ordre Jedi

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MessagePosté le: 19/11/2017 19:23:48    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

    (Précédemment...)

Endor était radicalement différente de Varonat. Jil n'aurait jamais songé que deux planètes encore presque totalement sauvages puissent être aussi dissemblables.

La jeune femme avait profité du survol de l'astre pour observer le lieu de retraite des Jedi. Si la majeure partie de la surface était couverte d'immenses forêts, de longues chaînes montagneuses sinuaient ça et là, certaines couronnées de neige ou de nuages, et le satellite naturel était parsemé de plaines et de savanes. Si l'eau semblait rare, quelques lacs et petites mers étaient aussi visibles.

La navette avait été guidée par son pilote vers le cœur d'une large zone boisée. Kilas avait senti la présence de l'Ordre, et Jil avait fini par la percevoir elle-aussi, à force de concentration focalisée dans la direction que lui avait indiquée le Firrerreo. C'était une sensation étrange, semblable aux fourmillements que l'on ressent parfois dans un membre engourdi, mais à l'extérieur de son corps.

Qui aurait cru que les Jedi soient des créatures arboricoles ? Et c'était pourtant le cas : le petit vaisseau vint se poser sur une petite plateforme parmi une myriade d'autres, louvoyant entre passerelles et cordages qui tissaient un réseau arachnéen et d'apparence anarchique entre une demi-douzaine d'énormes arbres, de véritables colosses épineux aux branches clairsemées qui laissaient passer la lumière. Jil avait découvert un impressionnant réseau de constructions de bois, de huttes, de halles, d'édifices aux aspects étranges, haut-perchés et bien loin du sol, où s'affairaient des dizaines de petites silhouettes.

Certaines s'étaient d'ailleurs révélées plus petites que d'autres. Au milieu des humanoïdes qui représentaient la majorité des habitants du lieu se trouvaient quelques Ewoks ‒ race dont Jil avait appris le nom par la suite. Des autochtones de la lune, bipèdes primitifs recouverts d'une épaisse fourrure, qui semblaient vivre et cohabiter en harmonie avec l'Ordre. Ces indigènes étaient particulièrement curieux, et peu craintifs : lorsque le Firrerreo et la Lorrdienne étaient sortis de la navette, ils avaient été les premiers à se presser contre eux, pour les examiner, les toucher, échangeant entre deux des couinements et borborygmes qui semblaient constituer leur langage. La jeune femme remarqua très vite que les petites créatures communiquaient aussi beaucoup par gestes, qui pouvaient passer pour des mimiques grossières ou des gesticulations maladroites au premier regard, mais qui semblaient exprimer des nuances, des humeurs et des sentiments que la simplicité de leur langue pouvait ne pas refléter. Les membres de l'Ordre Jedi, dont Jil avait supposé l'identité à leurs bures plus ou moins uniformes, étaient restés plus en retrait. Ils avaient été plus circonspects que leurs petits camarades à fourrure, discutant entre eux à voix basse, coulant des regards inquisiteurs vers les deux arrivants, jusqu'à ce que l'un d'eux, un chevalier, fende leur rangs pour s'approcher des nouveaux venus.

Bienvenue à vous. Nous vous avons sentis arriver. Avant toute chose, veuillez m'excuser pour cette question cavalière, mais qui êtes-vous ? avait demandé l'homme.
Je me nomme Vidar Kilas, et voici Jil Charce, avait doucement répondu le Firrerreo. Pour ma part, je suis une brebis égarée depuis plusieurs années. Elle est venue me chercher dans ma retraite, avait-il ajouté en se tournant vers la Lorrdienne.
Je souhaite rejoindre les rangs de l'Ordre. Cet ancien chevalier m'a guidée ici, sur ma demande. Elle sourit. Vous n'êtes pas faciles à trouver, si je puis me permettre.

Elle s'était attendue à ne pas être très assurée, pour son premier contact avec un Ordre millénaire à l'aura puissante et mystérieuse, mais elle s'était trouvée en paix et sans crainte. Elle avant senti, confusément, qu'il n'y avait rien ici, dans ce Sanctuaire, dont elle ait besoin de se garder.

Je vois. Voilà qui explique la familiarité qu'ont ressentie certains à votre égard, avait répondu le chevalier au Firrerreo. Vous n'êtes pas le premier ancien chevalier à sortir des bois depuis les événements de Coruscant, et vous ne serez assurément pas le dernier. Certains souhaitent parfois conserver leurs distances vis-à-vis de l'Ordre, et si c'est votre cas, nul ne vous en tiendra rigueur. Cependant, je pense que le Conseil aimerait vous entendre, et quoi qu'il en soit, nous vous offrirons l'hospitalité, si long que soit votre séjour. Quant à vous, avait-il ajouté à l'adresse de Jil, c'est bien entendu avec une grande joie que nous vous accueillerons si vous êtes jugée apte à rejoindre l'Ordre. Vous comprendrez que la décision ne puisse s'effectuer dans la minute, et votre arrivée n'étant pas prévue, je crains qu'il ne vous faille attendre demain avant de rencontrer les membres qui seront à même d'évaluer votre potentiel. Je vais vous montrer où trouver le réfectoire, et vous attribuer un logement, en attendant la suite.

Il avait mené les deux compagnons au travers des passerelles. Jil avait prêté attention à la sensation qu'offrait le fait de marcher sur de si fines planches, qui oscillaient avec grâce au dessus du vide au rythme de leurs pas. Elle prenait le temps de l’apprécier presque avec gourmandise, comme toute expérience nouvelle et inattendue. Elle avait découvert le réfectoire de l'Ordre, une grande halle où tous les Jedi prenaient leurs repas. Elle était presque vide à cette heure du jour, exceptées les quelques personnes qui s'affairaient déjà à préparer le repas du soir. Le chevalier qui les guidait avait présenté les nouveaux arrivants au cuisinier, et indiqué qu'ils prendraient probablement leur petit déjeuner du lendemain dans le réfectoire. Supposant que Kilas et Jil souhaiteraient se reposer tranquillement après leur voyage, le cuistot leur avait fait préparer de petits plats chauds qu'ils pourraient consommer dans leurs quartiers.

Leur guide leur avait ensuite présenté à la jeune femme ses quartiers : une simple cabane réduite à l'essentiel, comme celles de tous les membres de l'Ordre, qui rappelait à Jil les habitations de Varonat. Une petite pièce destinée à abriter une personne des éléments et à offrir l'intimité nécessaire, uniquement meublée d'une paillasse de feuillages et d'un baquet de bois pour l'hygiène.

Voilà. Demain matin, vous pourrez aller déjeuner au réfectoire. Il n'y a qu'un service, indiqué par une cloche, ne le ratez pas. Revenez ensuite ici, et quelqu'un viendra vous chercher dans la matinée pour la suite. Passez une bonne nuit, lui avait-il dit en souriant, avant de s'éloigner avec Kilas pour lui désigner à son tour ses quartiers.

La jeune femme avait dévoré le plat qui lui avait été remis, simple, cuisiné avec d'étranges production locales : une soupe dans laquelle baignaient des baies et des racines qui s'était révélée étonnamment bonne. Elle s'était ensuite endormie en écoutant tout ce qu'elle parvenait à saisir, les grincements des cordages, les craquements du bois, les voix étouffées et les pas, un calme fourmillement de vie qui bruissait sans arrêt autour de sa hutte, qu'elle sentait osciller légèrement avec les séquoias auxquels la plate-forme était amarrée.

Le lendemain, elle s'était réveillée avant le lever du jour et avait entendu la cloche qui sonnait le repas, une volée de légers tintements qui résonnait parmi les frondaisons. Elle s'était installé dans un angle du réfectoire, seule, saluant poliment de la tête tous les visages souriants qui lui souhaitaient la bienvenue, profitant de l'occasion pour observer les membres de l'Ordre qui se pressaient pour prendre leur repas, jeunes et vieux, de toutes races et de toutes origines. Le petit-déjeuner avait été principalement composé de fruits sucrés et juteux aux formes singulières et de noix diverses, et elle l'avait terminé avec autant d'enthousiasme que son repas de la veille.

Jil était ensuite retournée dans son logement, où elle attendait maintenant qu'on vienne la chercher. Elle tentait d'associer et d'assembler la vision de l'Ordre qu'avait évoquée Kilas avec ce qu'elle avait présentement sous les yeux. Les Jedi formaient assurément un peuple disparate et curieux, et de leur réclusion sur cette lune était né ce Sanctuaire de paix et de tranquillité, loin, très loin du reste de la galaxie. Mais elle avait du mal à détacher de son ressenti les mots du Firrerreo. Ce petit îlot, ce havre, semblait être autant une cachette qu'un Sanctuaire, un endroit où oublier ce contre quoi luttaient les Jedi des légendes. Aussi séduite qu'elle pouvait l'être par ce qu'elle découvrait, elle ne pouvait s'empêcher de trouver les charmants habitants du lieu oisifs et insouciants. Aussi attendait-elle avec impatience de plonger plus avant dans ce nouvel univers qui s'ouvrait à elle, de le goûter, de le palper, de le prendre à bras le corps et de voir ce qu'il en était vraiment.

Qui vivrait, verrait.

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MessagePosté le: 19/11/2017 19:23:48    Sujet du message: Publicité

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Kath Aplazm
Ordre Jedi

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MessagePosté le: 16/12/2017 21:11:04    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant



Cachée au beau milieu de la bordure extérieure, rarement découverte si ce n'était pas des explorateurs téméraires et des pirates en cavale, la lune forestière d'Endor avait offert aux Jedi le meilleur repaire possible. A l'abri des feuillages, l'Ordre renaissait de ses cendres, lentement. Comme une bête blessée qui se terre, l'âme Jedi avait choisi sa tanière et s'y était recluse afin de panser ses profondes plaies. Il ne s'agissait pas uniquement de protéger les quelques rescapés de la Purge organisée par l'Empire avant sa chute, mais également de préserver des savoirs ancestraux que les sacs successifs avaient laissé trop lacunaires. D'apparence calme et empli d'une quiétude favorable à la méditation, le Sanctuaire était en vérité un lieu où la vie grouillait et où l'activité débordait : l'oeil attentif pouvait aisément capter là les pas empressés d'un archiviste dont les bras fragiles avaient du mal à soutenir des piles de documents antiques, ici le remue-ménage des professeurs qui accueillaient en leurs classes les plus novices d'entre les initiés.

Comme un panopticon vertueux, le Sanctuaire s'était doté d'un œil qui ne dormait jamais, scrutant les alentours avec minutie et intérêt, car dans cette jungle mystérieuse le plus grand danger était celui que l'on ne décelait pas. Ainsi, le Conseil, de sa Chambre Haute, observait. Ses yeux étaient partout : dans les bibliothèques à soutenir les pensées des étudiants, dans les cantines à deviner les affects des clones et des apprentis qui se sustentaient, auprès des Naa'fruus dans leurs danses macabres. Si les sages observaient avec tant d'attention, ils demeuraient faillible, pour le meilleur ou pour le pire. Ils n'avaient pas senti ces vaisseaux qui approchaient tous plus nombreux de leur Sanctuaire et devaient maintenant redoubler de prudence, de sorte que la cachette de l'Ordre reste insoupçonnée. Mais, quelquefois, la Force leur envoyait des bons présages. Le retour de Vidar Kilas était de ceux-ci. Cela faisait bien longtemps qu'on ne l'avait vu en ces lieux et sa sage présence était bienvenue. Le Conseil l'avait immédiatement convoqué.

Et comme une surprise ne vient jamais seule, le Firrerreo avait amené à ses côtés une aspirante. Lorsque le conseil l'avait appris, ses membres ne s'en étaient pourtant pas formalisés. Bien que, du temps de leur âge d'or maintenant révolu, les Jedi n'acceptaient que les plus jeunes sensitifs en les éloignant de leur famille, les temps avaient changé. De plus en plus de nouveaux aspirants arrivaient chaque semaine, guidés par des chevaliers errants que la Force avait inexorablement attirés vers le ventre de l'animal en convalescence. Et l'être malade qu'était l'Ordre s'en nourrissait, reprenant des forces. Il n'ignorait pas ses propres traditions et son histoire, bien sûr, mais le pragmatisme l'avait emporté au prix de débats longs de plusieurs jours et nuits.

Or, l'oeil du Conseil prenait tout de même soin de sonder chaque nouveau postulant avec une sévérité croissante. Les récentes recrues avaient donné du fil à retordre à leurs formateurs car trop indisciplinées, et avaient failli compromettre les bons rapports qu'entretenaient les Jedi avec leurs amis et voisins les Ewoks. Naturellement, Jil Charce n'allait pas échapper à cet examen scrupuleux, basé tant sur les impressions critiques de Kilas que sur son état d'esprit pour le moins nébuleux. Incontestablement, il existait en cette femme un lien plus ou moins sensible avec la Force. Cela n'avait jamais garanti à quiconque qu'il deviendrait un Jedi.



* * *



De tous les habitants du Sanctuaire, Corhk'Haim avait été désigné pour accueillir les recrues. Les dents pointues, la peau gris-bleue et les muscles imposants du Noghri calmaient immédiatement l'ardeur des plus fougueux et ce premier test de résistance à l'angoisse était primordial. Mais au-delà de l'aspect particulièrement repoussant du petit alien, Odan Rurr avait choisi son plus brillant élève pour sa perspicacité et ses précieux atouts de pisteur : comme tous les membres de sa race, Corhk' -comme on l'appelait couramment- avait l'ouïe fine, l'odorat aiguisé et la vue perçante. En ajoutant à cela son lien avec la Force, il s'était forgé une solide réputation de sentinelle, qu'il entretenait avec fierté en traumatisant plus d'un novice à son arrivée.

En effet, si les arrivées de jeunes gens que la Force avaient guidé en ces lieux se faisaient plus nombreuses, il s'agissait de garantir aux maîtres que chaque nouvelle recrue serait un atout pour l'Ordre dans sa reconstruction. Si l'on ne pouvait raisonnablement pas refuser qui que ce soit par peur de compromettre les quartiers des Jedi sur Endor, il fallait dès lors éduquer les aspirants à la dure de sorte que discipline et discrétion devienne pour eux des valeurs aussi importantes que leur propre misérable vie. C'était du moins là l'opinion du Guetteur, qui se plaisait à le rappeler tout haut à chaque petit bleu.

Pour l'heure, Corhk' avait donc une mission à remplir. On lui avait indiqué l'arrivée d'un vaisseau la veille dans l'après-midi. Si chacun avait bien rempli son rôle, ses occupants -identifiés comme un Jedi isolé que les affres de la Purge avaient écarté de l'Ordre et sa protégée- avaient déjà été entendus. Le Noghri n'avait donc qu'à se présenter dans le quartier des novices et offrir son accueil à la dénommée Jil Charce, comme il l'aurait fait pour n'importe quel autre nouveau venu. Cependant, il était loin de se douter que personne n'avait réellement signifié à la Llordienne qu'elle était admise dans les rangs des Jedi. Ce quiproquo avait été minutieusement préparé par Odan Rurr, qui, connaissant le tempérament plutôt électrique de son apprenti, désirait tester la jeune femme au regard du féroce cerbère. Posté sur une passerelle plus lointaine, le maître méditait.

Corhk' se présenta sur la petite place qui reliait les cases dédiés aux novices. Il frappa du pied sur la structure, provocant un bruit sourd suivi d'un léger craquement, et quelques oiseaux s'enfuirent dans le ciel. Le petit Noghri' se racla la gorge avant de rugir silencieusement. Il allait bientôt être midi et il n'avait pas tout le temps du monde devant lui. Ses sens affutés lui indiquèrent le lieu où l'on avait conduit la jeune femme à son arrivée. Il s'assit en tailleur à quelques mètres de l'entrée en prenant soin de faire le plus de bruit possible. Devait-il vraiment se donner de la peine pour cette nouvelle novice ? Pour ses premiers pas dans le Sanctuaire, elle devrait être alerte.

L'esprit du Noghri se projeta en un instant vers la forme que prenait Jil Charce dans la Force, la piquant avec sévérité mais de façon suffisamment subtile pour que cela ne dure qu'une seconde. Un malicieux courant d'air suivit, ouvrant la porte de la hutte avec fracas. La sentinelle put alors observer de ses propre yeux la personne à qui il allait avoir affaire. La jaugeant de la tête aux pieds, il lui adressa un sourire carnassier.


- Moi, c'est Corhk'Haim, le guetteur, Le Noghri la toisa en plissant les yeux et ses narines se dilatèrent. Nom ? Prénom ? Origine ? Je veux savoir ce que tu fais ici et fissa. Tant que tu y es, tu vas me dire tout ce que tu sais de cet endroit. Après, on avisera.

Le padawan d'Odan Rurr n'avait jamais mis de miel dans ses paroles pour aucun aspirant. Il n'y avait aucune raison qu'il agisse autrement aujourd'hui. En face de lui, Jil avait intérêt à faire preuve de sagacité et de prudence, car chacun de ses faits et gestes étaient scrutés, témoignage de toute la confiance que lui accordait Corhk'Haim... et ses instructeurs.





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Jil Charce
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MessagePosté le: 28/12/2017 14:21:14    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Qui vivrait, verrait.

L’attente était longue. Jil n’avait pas plus d’indications que la veille : quelqu’un viendrait à sa rencontre. Et l’attente était longue.

Elle s’occupa à découvrir, des heures durant, tout ce qu’elle pouvait saisir sans quitter son logement, et fut surprise de constater que cela représentait une masse d’informations conséquente - bien que pas forcément pertinente, songea-t-elle en observant une brindille que son ennui lui avait permis de repérer, à demi coincée entre deux lattes du plancher. Il était bien beau d’observer son environnement, mais elle sentait qu’elle avait surtout à se mettre sous la dent des détails futiles, et sa frustration s’en trouvait croissante.

Elle catalogua tout ce qu’elle put capter des alentours, selon que les bruits ou les mouvements étaient provoqués par le vent, le passage d’un animal dans les branches ou d’un novice sur la passerelle. Elle finit par reconnaître quelques cris d’oiseaux qui revenaient régulièrement, sans avoir d’image à leur associer, ainsi que les voix et rires étouffés qu’elle parvenait à saisir.

Son attention se porta vers l’intérieur du logement, sur les parois, le plafond et le sol dont elle commençait tout juste à entrevoir le potentiel. La Lorrdienne fit plusieurs fois le tour de sa cahute. Lentement. Elle joua avec son propre poids, allant jusqu’à sauter sur place pour éprouver la souplesse du bois, promena ses mains sur les murs, poussa pour observer la réaction du petit édifice. Son regard accroché par les détails du sol, des murs, des nœuds du bois, des échardes saillantes, des écailles d’écorce sèches, des petits débris végétaux qui parsemaient l’étroit habitat, une aiguille brune par ci, un bourgeon sec par là. Elle chercha les interstices qui avaient pu permettre aux minuscules intrus inertes de se faufiler, un espace sous sa porte, une planche disjointe, un jour dans le chaume. Elle se demanda si les petits débris étaient vraiment des intrus, ou si elle était l’intruse pour les petits débris.

Elle laissa vagabonder son esprit, joua avec les filets de lumière qui filtraient depuis l’extérieur, les changea en images mentales, transforma les rais parallèles en autant de sabres laser dressés en une rangée dorée de combattants chimériques, son imaginaire prenant le pas, figurant des adversaires fictifs, se demanda quels ils pouvaient être.
Elle se déchaussa pour fouler le champ de bataille, le bois dur et tiède, rêche et peu raffiné, auquel le passage des rabots avait tout juste arraché ses esquilles les plus agressives, et dessina en son for intérieur le conflit qui y faisait rage et les enjeux galactiques qui s’y jouaient. Nourrie par les récits de Kilas, Jil vit s’effacer l’abri, remplacé par les marches d’un vaste Temple au pied desquelles se tenait une ligne défensive face à l’assaut des Sith de l’Omega. Elle pouvait presque entendre les hurlements des officiers et le passage strident des chasseurs au dessus de sa tête.

Elle sentit un léger choc, quelque part dans les entrelacs du Sanctuaire, la tirant de ses rêveries, assez brutal pour faire jouer les cordes et les madriers qui émirent quelques craquements, et effrayant les oiseaux des alentours. Des pas lourds et remarquablement peu en accord avec l’atmosphère ambiante s’approchèrent de la cahute, suivis d’un nouvel impact, plus sourd, semblable à ce que produirait la chute d’un corps sur le bois. La Lorrdienne était immobile, aux aguets, fronçant les sourcils devant l’incongruité de ce qu’elle percevait. Une présence la fit brusquement sursauter, très semblable à la sensation de quelqu’un lui enfonçant un doigt dans les côtes pour la faire réagir, et s’évanouit aussitôt ; puis la porte s’ouvrit soudainement, emportée par une poussée intangible dont le vent, réduit à une légère brise, ne pouvait être coupable.

Moi, c’est Corhk’Haim, le guetteur, lui lança le saurien à l’air féroce assis devant l’entrée. Son air se fit encore un peu plus menaçant. Nom ? Prénom ? Origine ? Je veux savoir ce que tu fais ici et fissa. Tant que tu y es, tu vas me dire tout ce que tu sais de cet endroit. Après, on avisera.

Jil Charce. Elle détailla son interlocuteur, évalua son attitude. Origine lorrdienne. Bonjour à vous, Guetteur, ajouta-t-elle après un instant de réflexion.

Il était assis, en tailleur, à quelques mètres d’elle. Si le dénommé Corhk’Haim avait été réellement agressif, il serait probablement resté debout, prêt à frapper.

Je suis venue grâce à l’aura de l’Ordre. Je me doute que les Jedi ne correspondent pas à ce que les légendes et les histoires peuvent en dire, mais s’il y a un fond de vérité, je serais honorée d’en faire partie. La Lorrdienne se passa la main dans les cheveux d’un air perplexe. Quant à cet endroit, si vous parlez du Sanctuaire, je ne saurais quoi en dire. C’est un refuge depuis les guerres de Coruscant, et le cœur actuel de l’Ordre, je pense. D’une conception intéressante, et probablement empruntée aux autochtones. J’ai l’impression que l’organisation est plutôt sévère, mais juste. Du reste, je ne suis ici que depuis hier... Puis elle poursuivit, sur une impulsion. Que devrais-je savoir, selon vous ?

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Mr Helios
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MessagePosté le: 07/01/2018 17:22:41    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Parfois la vie nous met dans des situations nouvelles qui nous offre des perceptions que l’on ne soupçonnait pas. Pour Hol, c’était différent ! Il se sentait revenir peu à peu à lui et à mesure qu’il s’éveillait une sensation de plus en plus habituelle l’accompagnait. Son corps souffrait dû à la course marathonienne qui l’amena ici. Il avait poussé si loin ses limites qu’il ne pouvait bouger le moindre muscle.

La substance qu’il avait ingéré n’était pas la principale détractrice de ses douleurs. Elle ne faisait que stimuler son rythme cardiaque et engendrait une production d’adrénaline excessive. S’il se trouvait dans un état aussi critique c’était qu’il en fit un mauvais usage. Car bien que son corps réagît positivement à la mixture, sa réaction face à l’euphorie et le sentiment de puissance était disproportionné et auto-destructive.

Toutes ces afflictions lui causaient de gros problèmes pour se mouvoir, mais aussi pour rester éveillé. Une telle fatigue reposait sur son corps, que son esprit était lui aussi en rémission. Il ne pouvait pas faire les taches les plus simples, ce pour quoi il était branché à diverses machines et tuyaux. En plus du matériel une infirmière devait s’assurer qu’il se rétablisse sans événement aggravent.

Tout ce que Hol pouvait sentir c’était l'humidité provoquée par la pluie battante à l’extérieur. Le manque d’isolation lui indiquait qu’il devait se reposer dans une cabane ou une hutte. La fraîcheur qui se déposait sur son visage, seule partie de son corps n’étant pas recouvert par un duvet de paillage, était si douillettes qu’il sombra dans les bras de morphée, la conscience bercée par la mélodie d'infinies gouttelettes.

Le jeune homme pouvait sentir les allez et venue de celle qui veillait sur lui. Il sentait aussi son corps récupérer de ses séquelles tout comme il pouvait percevoir les six petits êtres qui rentrèrent à la suit discrètement dans sa chambre. Les uns après les autres ils entourèrent le lit pour observer le jeune homme.

Soudainement tout se dessinait plus clairement dans son esprit. Petit et poilu, ce devait sûrement être des ewoks. Il n’avait pas bien vécu le premier souvenir qu’il noua avec cette espèce. Laissant ses inquiétudes de côté, il se disait qu’il ne risquait rien ici… ! Malheureusement pour lui il ne savait pas que la tribu à laquelle il appartenait était rivale avec celle de ses lieux. Tout ça à cause d’une ancienne histoire d’amour qui se termina dramatiquement.


En parlant de situation qui empire à une vitesse folle. Hol se retrouvait dans une impasse qu’il n’avait pas soupçonnée possible dans un sanctuaire. Les ewoks l’attrapèrent et le soulevèrent du lit dans lequel il sommeillait, le tout sans son consentement. C’était dans l’incompréhension et la paralysie la plus totale que le jeune homme se laissait transporter hors de son nid douillet.





Sans chercher à comprendre le jeune aventurier s’abandonnait dans ce chaos qui semblait le porter sous l’averse chantante, le tout à l’abri des regards protecteurs bien évidemment. Combien même il aurait voulu lutter, sa léthargie, l’aurait empêché d’exécuter le moindre mouvement.

Trainé en bas des structures suspendues, le malchanceux fixait le trou qu’avaient creusé les ewoks. Ne pouvant qu’observer, il se disait que ça devait arriver un jour ou l'autre au vu des obstacles que la vie dressait sur son chemin. Il fallait bien qu’un jour il ne puisse plus lutter suit aux enchaînements incessants qui le persécutaient. Ce se serait donc ainsi qu’à coure de tours et de force il ferait face à son destin une dernière fois. Les bourreaux le prirent, le soulevèrent et le jetèrent dans sa tombe les pieds en avant. Avant de toucher le fond de son ultime demeure, il se disait qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait et qu’il ne devait pas avoir de rancœur en vers sa vie. Et ce fut ainsi qu'…
Atterrissant au fond du puits, seule la tête du garçon était visible. Elle dépassait tel un gros champignon touffu. Dans cette position, il dut observer les boules de poils danser autour de lui tout en lui balançant des poignées de boue au visage. Fakélärt participait joyeusement à la fête tout en envoyant de temps en temps des piques ironiques sur la situation du jeune homme. Ce spectacle dura un moment avant que les soldats clone ne le retrouvaient sous les supplications de l’infirmière.

De retour à l’infirmerie, il fût brièvement lavé. Car les trois aides-soignants qui se démènes sans répit, ne sont pas suffisantes dans cette aile du sanctuaire. Durant les deux semaines qui suivirent, les Ewoks lui infligèrent divers tourments : comme une pendaison à une plateforme en bois par les pieds, la tête à l’envers il eut l’impression que son crâne allait exploser et le laisser reposer définitivement. Ensuite, ils l’attachèrent à une branche en haut d'un arbre à l’aide de cordes particulièrement urticantes. Astucieux, les ewoks n'avaient pas serrer complètement les liens, forçant le jeune homme à rester calme ou il tomberait dans le vide. Puis, jeté dans un marais de sangsues qui tentèrent de lui ôter la vie en même temps que son sang. Ramener d'urgence, un Jedi avait du aider à le stabiliser tellement il était vide. Ou plus discrètement, déposer des plantes urticantes dans son lit quand l’inspiration se fessait muette, contrairement au martyre. Il fut aussi utilisé comme luge pour descendre une pente boueuse et graveleuse. Pour finalement être jeté dans le fumier frais des animaux domestiques.




Dans son lit d’hôpital le martyre sentait ses forces de retour depuis peu, contrairement à sa bonne humeur. Hol était sur le point de craquer, il avait l’impression d’être de retour dans le labo du patriarche. Il arrivait enfin à parler et à s'asseoir, de plus il avait récemment récupéré l’usage de ses bras ce qui l’aidait énormément pour les taches les plus difficiles. Il pouvait se bouger de lui-même sur une chaise roulante et se déplacer dans l’infirmerie, mais bien qu’il le puisse ça ne l’intéressait pas le moins du monde. Sortir pouvait être synonyme de danger !

Durent cette période qu’il effacerait rapidement de sa mémoire, il avait identifié quelles peluches qu’il allait massacrer si elles revenaient lui faire des misères. Celui qui avait attiré son attention était le chef de la bande, il le considérait comme un lâche. Car bien qu’il n’ait jamais levé la main sur lui, il était l’esprit derrière les outils. Un sujet qui l’intrigua particulièrement était que Fakélärt se trouvait sur la tête de l’ewok dodu à chacune de ses apparitions, il la sentait même à travers les fins mûres. Il se demandait si elle y était pour quelque chose, car depuis le début elle siégeait sur la capuche du tyrand.





S’ensuivie une scène vue et revue. Sommeillant profondément pour récupérer son énergie vitale, il fut à nouveau bousculé dans ses rêves par ses petits persécuteurs. Comment pourrait-il leur pardonner ? Facile, il allait se mettre au boulot. Il commença par feinter la faiblisse, il les laissa l’emmener hors de la pièce. Sans se douter de ce qui allait leur tomber sur la tête, les ewoks furent groggy de stupeur lorsqu’ils virent l’un les leurs s’écraser contre la paroi. Hol venait de libérer sa main droite en attrapant un de ses détracteurs. Pour les personnes qui passèrent par là, l’incrédulité les gagna à leur tour lorsqu’ils virent un clodo coller mandale sur mandale à des ewoks en panique. Le show le plus pathétique était de voir ce vagabond ramper derrière une boule de poils trop épais pour se mouvoir à son aise d’elle-même.

Le martyre tenait enfin sa revanche sur la créature qui avait orchestré son supplice durant ses dernières semaines, Il lui rampait après farouchement… ! Cette course poursuit à laquelle un soldat clone était obligé d’assister sous une pluie battante, le força à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de partir avec l’expédition. Il regardait avec dépit un handicaper et un rondin de poil rouler jusqu’au bord en se rouant de coups et de griffure. Si près qu’il finir par tomber dans le vide, sentant le rapport pénible arriver s’il n’intervenait pas il s’élança à leur aide.

Il était à nouveau dans de sale draps ! Un de ses bras avait agrippé la barrière de sécurité, l’autre retenait le gras double d’une chute. Son regard croisa celui de l’ewok et il sut. Il sut que s’il lâchait cette damnée boule de poils elle finirait en contrebas, dans le tas de fumier à côté des établies pour animaux. En fait c’était pire que du fumier, c’était une cuve de purin.

Un sourire vint se graver sur le faciès du jeune homme qui avait une bonne idée pour se venger. Hol lisait en l’ewok et vice-versa. Les yeux du tyran dodu étaient en panique, il gesticulait sans raison risquant davantage de tomber, pour finir il le suppliait de ne pas le lâcher. Le jeune homme jubilait suite à l’expression du persécuteur qui allait être persécuté. Mais ça lui suffisait comme ça, il en avait assez fait baver à l’insecte qu’il retenait d’une chute mémorable.

Le petit hic c’était qu’il n’arrivait pas à se soulever, ni à soulever le pachyderme nain. S’il avait réussi avec les autres ewoks, il ne le devait qu'à sa colère et leurs ¨légèretés¨. Semblant réfléchir sur le fait de balancer l’ewok, il le regarda un air dépité et résolut. Comprenant qu’il allait passer un mauvais moment dans une mélasse des plus horribles, il gesticula et supplia davantage. L’ewok se débattait si désespérément qu’il finit par perdre la main qui le maintenait et du faire preuve d’une action rare chez lui. L’empoté réussit par miracle à attraper les jambes du clodo.

Perdant l’accroche qu’il avait jusque-là à cause d’un excité, il faillit se faire emporter dans le vide, mais par miracle un soldat clone avait bravé la pluie sans son casque pour leur venir en aide. Il attrapa les mains du vagabond et par sa grande force arriva à les soulever les deux. Il réussissait sans problème à les sortir de là. Sur le point d’y arriver, le guerrier devait changer de position pour une meilleure stabilité. Reculant le pied il marcha sur une mousse qui paraissait là et fit emporter par son poids et le leur, à la différence que sa tête percuta la barre horizontale de la barrière ce qui l’arrêta net. La suit était bien trop écurant pour pouvoir être décrite correctement. Les seules choses à savoir sont les trois heures que passa Hol sous la douche pour se débarrasser de l’odeur nauséeuse.





Un novice vient apporter à Hol une convocation orale du conseil, lui expliquant qu’ils l’avaient jugé assez en formes (après avoir massacré une bande d’ewok). Puis le novice reparti rapidement, mais avant le jeune homme lui demanda d’aller chercher l’infirmière. Le garçon ayant expliqué que les maîtres Jedi voulaient lui poser des questions, il commença à réfléchir à ses réponses. Ils lui demanderaient sûrement pourquoi il voulait devenir Jedi. C’était simple, il se connaissait trop bien. Il y avait une part d’ombre en lui, elle faisait partie de lui, elle était destinée à exister en lui aux mêmes titres que la lumière. Et il voulait avoir les outils pour choisir ses actions et non les subir par pulsion. Il allait devenir un Jedi où il devinerait un Sith, il fallait prendre une décision car quoi que l’on fasse le futur ne s’arrêtera pas ! Autant décider de son chemin selon lui.

Il leur expliquerait aussi son enfance, d’où il venait, ce qu’il avait vécu et son ressentiment envers ces personnes qu’il voudrait tuer. Il ne cacherait rien, à part une chose… sa rencontre avec Bloodthirsty dans l’arbre. Il dirait simplement avoir affronté la créature et avoir réussi à lui échapper. Il dirait aussi que depuis il se coltinait une créature invisible ET pénible pour toutes les personnes qu’il avait rencontrées jusqu’ici. Il raconterait son arrivé catastrophique et sa rencontre avec les Toutipik, les dvitos et demanderait volontiers justice pour les ewoks et leurs agressions.

Il avait conscience d’une chose. Les maîtres Jedi ne seraient pas des plus concilient, il lui couperait sûrement la parole pour des précisions. Il devait à tout prix avoir confiance en lui et ses paroles ou ils le rejetteraient sans autre mesure.

L’infirmière arriva finalement, calmement le vagabond lui demanda où se trouvait son ami avec qui il s’était écrasé. Elle semblait hésiter, apparemment déstabilisé par les pupilles du jeune homme et sa précédente querelle. Soupirant de voir que les personnes réagissaient toujours de la même façon, il reprit d’un ton plus sec. Bafouillant, elle lui dit rapidement où il se trouvait avant de disparaître. Suite à cela il monta son siégé roulant et alla voir son compagnon.

Il était face à son ami ne sachant que dire. Il était là, allongé, inconscient et inactif. Il semblait presque mort, plongé sans un sommeil dont il ne se réveillerait peut-être jamais. Tout ça pourquoi ? Car il avait voulu le retrouver mais n’y était pas arrivé. Si Händal ou Iceberg comme il le nommait ici était dans ce lit, la faute ne revenait qu'a sa personne. Il avait probablement causé ça en tombant dans la rivière !

Soupirant une énième fois il partit en direction du conseil. Il serait en retard après avoir visité son ami, mais il s’en moquent. Dans sa chaise roulante il était enfin propre, les cheveux nettoyés le satisfaisaient énormément. Il avait des griffures sur le visage et les bras. Il avançait jusqu’au prote que deux padawane gardaient, ils lui ouvrirent et il fit face au conseil.


Hors Rp. j'essaie de nouvelles choses, alors hésiter pas à me dire ce que vous en pensez ça m'aiderait, merci !
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Dernière édition par Mr Helios le 05/02/2018 02:26:58; édité 2 fois
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Bhaal
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MessagePosté le: 07/01/2018 18:27:27    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

« On est cerné, capitaine. Qu'est-ce qu'on fait ?, demanda le Trandoshan au poste de pilotage en panique à la vue de ce qu'affichait le radar du vaisseau.
-Il faut fuir ! On ne peut pas les affronter, ils nous réduiront en charpie avant qu...
-Redirigez toute la puissance des réacteurs vers les boucliers. Concentrez vos tirs sur la canonnière, c'est leur principale puissance de feu. Une fois qu'on l'aura descendu, le reste sera une partie de plaisir. J'offre une prime à ceux qui me détruiront leur canon principal !, rugit littéralement le Cathar qui, pour appuyer ses propos, gonfla le torse et afficha une sérénité remarquable sur son visage.
-Oui capitaine !, répondirent comme un seul homme les membres de l'équipage, tantôt proches, tantôt par le biais de communicateurs. »

Le moral de ses troupes revigorées, le capitaine s'installa à nouveau sur son siège. De là, il avait une vision parfaite de la scène dantesque qui se déroulait devant ses yeux. Sous le feu d'une dizaine de vaisseaux, son croiseur était totalement cerné. Aucune route à proximité, impossible donc d'utiliser l'hyperespace pour s'échapper. Mais il n'en avait cure, la fuite n'était clairement pas une option. Il ne fuyait jamais un combat, même perdu d'avance. Et celui-ci, bien que désastreux à première vue, était loin d'être perdu. Il avait foi en chacun de ses hommes, en son vaisseau et en ses compétences martiales. D'aucuns auraient paniqué devant telle situation, beaucoup auraient choisis la reddition ou les capsules de sauvetage. Mais pas lui. Il se savait de très loin supérieur à ceux qui entouraient son vaisseau, et il ne faisait aucun doute qu'il sortirait grand vainqueur de cet affrontement.
Une fois la canonnière tombée, ils n'auraient plus qu'à neutraliser les autres vaisseaux, bien moins dangereux, et il ferait l'acquisition de plusieurs engins de combat qui viendraient rejoindre sa flotte que la CSI elle-même jalousait.
Ce nouvel ajout lui permettrait d'étendre son rayon d'action, il pourrait même prétendre à l'obtention d'un nouveau système. Voire plusieurs si des renforts faisaient leur apparition.

Il saisit la bouteille de tihaar trônant sur une petite table aux côtés de son siège, et s'en offrit une lampée. Dans le même temps, une Zeltron au visage angélique et aux formes ravageuses apparut, s'asseyant sur les genoux du Cathar suite à l'invitation de ce dernier.
Alors que son croiseur lançait un assaut dévastateur sur la canonnière ennemie, il caressait délicatement la douce peau de sa concubine, et l'embrass...


« Qu'est-ce que c'était que ce bruit ?
-De quel bruit parlez-vous capitaine ? Vous entendez les détonations en dehors du vaisseau ?
-Mais qu'est-ce que tu racontes comme c*nneries ?! On est dans l'espace, y a pas d'air, donc pas de bruit. »

Alors que ses deux pilotes s'emportaient sur un sujet qui ne demandait pas autant d'originalité dans les injures, le Cathar réfléchit un instant. Ce que son pilote en second venait de dire était vrai, mais il était pourtant sûr d'avoir entendu un bruit sourd, un genre de craquement ou de grésillement très prononcé, qui avait précédé à un autre, bien plus diffus et sans réelle importance compte-tenu de la force du premier. Durant quelque seconde il chercha à quoi pouvait bien correspondre ce bruit. Puis au fait qu'il était visiblement le seul à l'avoir entendu, même la Zeltron ne l'avait pa...Mais ? Où était-elle passée ? Trente secondes plus tôt, une magnifique créature aux cheveux resplendissants de milles couleurs était ancrée sur ses genoux et là, plus personne.

« Tout va bien capitaine ?, s'enquit une Twi'lek au corps en tout point semblable à la Zeltron de ses souvenirs.
-Euh...oui. Oui, tout va parfaitement bien ! Comment pourrait-il en être autrement alors que nous allons gagner une bataille à dix contre un ? Ahaha ! »

Et comme il essayait de se convaincre qu'il avait quelque peu abusé du tihaar et que son esprit lui jouait des tours, le capitaine invita la Twi'lek à se poser sur ses genoux. A nouveau. Tout ceci était des plus étranges. D'abord ce bruit que personne n'avait entendu, mais qui pourtant avait était si percutant qu'il avait fait sursauté le Cathar de surprise. Et maintenant, cette étrange impression de déjà-vu qui, à priori, n'en était pas réellement une.
La canonnière ennemie prenait de plein feu les salves du croiseur, ce n'était qu'une question de secondes avant qu'elle n'explose et emporte avec elle tout son équipage. Ils l'avaient bien cherché ! On ne provoquait un capitaine comme lui impunément. Même à bord d'un vaisseau de second rang, il pouvait vaincre des armadas entière, uniquement de par son sens de la stratégie et son charisme qui donnait tellement de vigueur à son équipage, que chacune de leurs actions frôlaient la perfection.
Le moment crucial de cet affrontement arriva. Une dernière salve toucha la canonnière, totalement impuissante, et une réaction en chaîne eut lieu. D'abord faibles et centralisées, une série d'explosion vint recouvrir une partie du vaisseau, puis commença à l'englober, pour finir par le recouvrir totalement. A terme, un nuage de flamme gigantesque apparut, signant le tournant du combat et la fin des ennemis du Cathar et de son équipage.
Heureux comme un Empereur, il savoura longuement la détonation tonitruante qui venait marquer sa victoire incontestée.


« Une...détonation ? Comment c'est poss... »

* * *

« P*tain ! Mais c'est pas vrai, on peut pas dormir tranquille ici ? L'un des préceptes Jedi c'est pas de faire régner la paix ?! »

Réveillé par un bruit provenant visiblement des passerelles en dehors de sa case, Bhaal s'assit sur son lit sommaire. Les genoux repliés, il posa sa tête contre le mur derrière lui et regarda, lassé, le plafond de sa "chambre". Il soupira. C'était la première réelle nuit qu'il avait depuis des semaines, une nuit qu'il avait attendu comme sa première fois à l'époque. Pour l'occasion, il avait même réussi à dégotter une bouteille de tihaar - qui traînait encore non loin de ses pieds, baignant dans ce qu'elle devait contenir - et s'était offert un petit plaisir comme il n'avait pas eu l'occasion de le faire depuis cette nuit tragique.
Et là, comme par le plus grand des hasards, quelqu'un venait troubler son absolue sérénité et son repos bien mérité. Ce devait être un tour de la Force, si tant est qu'elle soit capable de tels tours. Ou alors un des Ewoks avec qui il s'était querellé lorsqu'il servait d'appât pour leurs chasses. Il y en avait quelques-uns qui n'avaient visiblement toujours pas digéré son excursion nocturne dévastatrice dans leur village, et certains avaient su le lui rendre alors qu'il "remplissait sa peine".
Pressé de mettre les mains sur celui ou celle qui venait ainsi mettre fin à un repos tant attendu, il se leva d'un bond et ouvrit la porte de sa cabane avec férocité. Gonflant ses muscles comme il le faisait lorsqu'il voulait se montrer intimidant sans réellement se prendre au sérieux, il sortit d'un pas décidé.

Dehors, le soleil était déjà haut. Se réveiller alors que la journée était déjà avancée lui rappela ses premiers jours sur la lune. Il regarda aux alentours pour voir qui avait eu la mauvaise idée de précipiter la fin de son sommeil, et ses yeux se posèrent sur une figure plus ou moins familière. Une boule de muscle à peau grise, un air patibulaire involontairement ancré sur le visage, à peine plus haut qu'un Ewok. Corhk'Haim, le guetteur.
Un padawan plutôt réputé au sein du Sanctuaire pour accueillir chaque nouvel arrivant, ou du moins la grande majorité. Une sorte de test en soit, car l'apparence plutôt inquiétante du Noghri avait de quoi effrayé les plus faibles d'esprit. Et s'ils ne fuyaient pas à toute jambe ou mouillaient leurs sous-vêtements, un entretien rapide suffisait à les mettre en situation. Bhaal ne savait pas vraiment si le guetteur jouait un rôle ou non, mais il ressortait de lui une certaine sévérité de chez lui. Une autre personnalité au sein de l'Ordre, tout comme Nass. Deux personnes que le Cathar appréciait malgré tout ce qu'ils laissaient transparaître.
Ce devait donc être lui qui avait mis fin aux rêves de Bhaal. Inutile d'essayer de chercher réparation, d'une, il s'agissait d'un padawan, donc hiérarchiquement au-dessus de lui; et de deux, chercher des noises au guetteur était rarement une bonne idée. D'autant plus que, dans son cas, il était tout bonnement inutile de chercher des noises à qui que ce soit sur Endor. Pas même des contrebandiers, cela pourrait très facilement retomber sur lui, et sa formation en pâtirait une nouvelle fois.
Au jugé, le Noghri devait être en train de préparer sa première rencontre avec un nouvel arrivant. Lorsqu'il ne pouvait les accueillir peu après leur arrivée, il se plaisait à leur rendre une visite lorsqu'ils ne s'y attendaient pas - si tant est qu'un novice se soit déjà attendu à la venue de pareille créature pour les "accueillir". Et de ce qu'il avait vaguement perçu, l'esprit encore embrumé par son réveil soudain et les quelques restants de tihaar dans son sang, la conversation était déjà engagée.

Il s'appuya donc contre le mur de la cabane voisine où créchait la victime de Corhk', l'épaule collée contre le bois, et croisa les bras. Jetant un regard amusée sur le Noghri, il s'incrusta dans l'échange :
« Dis donc Corhk', y a plus d'heures pour faire peur aux nouveaux à c'que j'vois. »

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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 12/01/2018 15:11:21    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

L'air de la matinée était frais, mais plus doux qu'à l'accoutumée, de sorte que la timide faune qui partageait les arbres du Sanctuaire avec les Jedi était de sortie. Quelques insectes virevoltaient, des oiseaux piaillaient et l'un ou l'autre Gaupa, sorti de son enclos, hennissait vers le ciel nuageux. Si les animaux pouvaient profiter des rares moments d'accalmies au cours de cette saison particulièrement pluvieuse, les créatures douées de conscience qu'étaient les Jedi et leurs voisins savaient quant à eux se montrer discret.
Et pour cause : il existait des tempêtes plus terribles que celles que le ciel envoyait sur la lune forestière. Tous les novices connaissaient le tempérament de Corhk'Haim et avaient le bon sens d'éviter de chercher de noise à ce padawan tumultueux. Il se murmurait çà et là qu'il avait déjà les capacités pour réussir les épreuves et devenir chevalier, mais d'aucuns pensaient que son tempérament avait amené ses maîtres à sans cesse repousser l'échéance de son examen.
Pourtant, le Noghri remplissait son rôle d'examinateur avec brio, si bien que d'autres esprits suggéraient qu'il restait padawan pour les besoins de l'Ordre qui, dépeuplé depuis la Purge, craignait de voir à nouveau ses chevaliers se disperser aux quatre coins d'une galaxie hostile et ne jamais revenir.

Quoiqu'il en soit, la réputation de férocité de Corhk' se vérifiait chaque semaine, quelle qu'en fût la raison. En fallait-il vraiment une ? Les remarques de Bhaal, lancées tout haut avec désinvolture, étaient en tout cas un casus belli à la hauteur de la petite taille du Noghri. Détournant son attention de Jil Charce, qui venait de lui répondre --avec une certaine déférence et une courtoise qui l'amusait toujours chez les novices, si impressionnables--, il fixa le Cathar dans les yeux et s'adressa à lui d'un ton sec, mais ferme.


- Et toi, tu es... Bhaal. Oui. J'ai entendu parler de toi et de tes exploits. Tu tombes bien.

Corhk'Haim n'avait qu'une seule envie : bannir à jamais la familiarité de la bouche du novice cathar quand il s'adressait à un instructeur, qui plus est devant une recrue toute fraîche. Du peu qu'il en voyait, l'attitude de Bhaal lui semblait conforme à ce qu'on lui avait dit : un novice indiscipliné, de bon fond mais particulièrement agaçant pour qui essayait de maintenir un poil d'ordre et d'autorité. Et si Corhk'Haim connaissait son nom, c'était précisément parce qu'on lui avait soufflé en haut-lieu de s'occuper du cas de ce novice qui avait passé les dernières semaines à faire pénitence pour le fourbi causé à l'intérieur du Sanctuaire. Sa présence ici était de bonne augure ; Corhk' pourrait ainsi faire d'une pierre deux coups et s'éviter une nouvelle perte de temps.

- Suivez-moi, dit-il d'un ton impérieux en ignorant sciemment la question de Jil. Elle aurait bientôt sa réponse. Il se retourna et partit d'un pas rapide, traversant les passerelles en faisant fuir les petits volatiles sur son passage. Arrivé près du parapet d'une terrasse plus lointaine, les novices derrière lui, il stoppa son avancée et se retourna, ordonnant aux deux novices de venir le rejoindre. De cette position, on pouvait apercevoir une bonne partie de la forêt, qui s'étendait à perte de vue. Mais, si l'on regardait ses propres pieds, on ne voyait qu'un vide immense et les plus fragiles ne pouvaient s'empêcher d'être pris d’irrépressibles sensations des vertige. Ce lieu du Sanctuaire était connu de tous : on s'y retrouvait pour méditer, le plus souvent, ou pour y avoir des conversations soutenues à l'abri des regards.

Corhk'Haim s'assit au sol et invita d'un geste du doigt les deux jeunes gens à faire de même. Une fois installés, il les observa soigneusement. S'il avait déjà eu l'occasion d'apprécier la balourdise du Cathar, le Noghri s'intéressa surtout à sa camarade lorrdienne. Son flair lui disait de se méfier des Lorrdiens. Toujours dans les mauvais coups, pour ce qu'il en savait. Il ne lui accordait aucune confiance et ne perdait pas la forme évasive de son esprit dans la Force.


- Jil Charce. Les novices, du premier au dernier, passent tous par mes épreuves avant d'aller plus loin, ici. Pète de travers, et tu pourras faire tes valises fissa. Ici, il n'est pas question de légendes, d'histoires merveilleuses. C'est une jungle dans laquelle chacun doit être prêt à survivre et à gagner son pain. Coruscant, le train de vie de sénateurs... c'est fini ! Pour le meilleur, si vous voulez mon avis.

L'oeil droit du Noghri se déplaça subtilement vers Bhaal, donnant à l'air grave de Corhk' un aspect involontairement grotesque.


- Mais le Sanctuaire est un lieu de PAIX ! Il claqua sa mâchoire inférieure contre ses dents en élevant la voix s'éleva et fit à nouveau fuir quelques oiseaux. Tant que vous y résidez, vous vous pliez à ses règles. Et en toutes circonstances, au code de conduite des Jedi.

Corhk'Haim se leva d'un bond sur ses pieds, attrapant des ses bras agiles la tête du Cathar et la plongeant vers le parapet, lui mettant ainsi les yeux face au vide. Quoi que puissant, Bhaal se devait de considérer la poigne du padawan, plus fort que ce que sa petite taille laissait deviner.

- Abandonnez vos compagnons, manquez de respect à nos voisins Ewoks ou détruisez nos symboles...et vous verrez. Il y a des choses bien pires qu'un renvoi de l'Ordre.


Le Noghri lâcha le visage de Bhaal et retourna s'asseoir à sa place d'origine. Il espérait que les deux novices avaient bien compris ses paroles, qu'ils devaient prendre plus comme une mise en garde que comme une réelle menace. Sous ses dehors furibonds, le padawan n'oubliait pas ses devoirs d'enseignements envers ses frères plus inexpérimentés. Du reste, il n'avait pas menti : la vie sur Endor était difficile et mieux valait mettre les nouveaux arrivants dans le bain. Quant à ceux qui refusaient de comprendre, il fallait le leur inculquer, de gré ou de force.

Ayant prononcé ces mots, Corhk'Haim allait enfin procéder au début des épreuves. Mais le visage de son maître, probablement attentif à son attitude, perché sur une autre plate-forme, le rappela à ses obligations pédagogiques. Soufflant d'un air exaspéré, il se pencha en direction de Jil et Bhaal, les mains sur les hanches.


- Des questions ?



* * *


De l'autre côté du Sanctuaire, le duo de padawans composé de Partoutatix et Parbélénos ouvrait la marche devant Hol, le jeune homme que l'on avait amené jusqu'à l'infirmerie quelques temps plus tôt. S'il paraissait en meilleure forme que son camarade Iceberg, toujours dans le coma, il devait toutefois se mouvoir en chaise roulante, ce qui rendait ses déplacements difficiles dans un Sanctuaire certainement pas équipé des dernières technologies galactiques. Blessé, on l'avait longuement soigné, après quoi les jeunes gens qui s'étaient occupé de lui avaient eu ordre de le conduire auprès d'un maître, car le Conseil souhaitait découvrir l'identité de cet homme étrange et de son compagnon.

En effet, depuis maintenant plusieurs rotations, des vaisseaux s'écrasaient de plus en plus sur la surface d'Endor. Depuis le crash qui avait amené Alya Tamriel au Sanctuaire, il pleuvait presque autant de chasseurs et de cargos que d'eau, ce qui était particulièrement étrange sur une lune aussi inhospitalière et reculée. Les conditions atmosphériques n'aidaient bien sûr pas, mais le trafic s'était tout de même considérablement intensifié depuis la destruction involontaire de l'avant-poste de Beemen Industries par le novice Aplazm. Des éclaireurs Naa'Fruu avaient même juré avoir aperçu des équipages de pirates rôder non loin. Devant une telle menace potentielle, inédite pour le Conseil depuis son installation sur Endor, les maîtres devaient prendre des dispositions.

Ainsi, on amena Hol au Conseil. Mais en entrant dans la pièce, passant les portes que les padawans refermèrent derrière lui, le jeune homme put s'apercevoir qu'il n'était pas arrivé dans la pièce officielle où se tenaient les plus hautes discussions de l'Ordre Jedi. A la palce, on l'avait amené dans un petit bureau, faiblement éclairé par une lucarne qui ouvrait sur le ciel gris du matin. La pièce paraissait vide, mais d'une ombre sortit une silhouette. Un homme seul, barbu, le visage vieilli par le temps, lui faisait face, l'air sévère.


- Bonjour, jeune homme.

L'homme n'accorda pas un regard à Hol, mais garda les yeux fermés. Son être entier paraissait figé, comme une statue. S'il paraissait totalement inactif, ses pensées étaient en réalité plongées dans le chaudron bouillant de l'esprit du jeune homme. Que de fougue, que d'émotions, que de passion. Il y avait de l'ombre en lui, mais du potentiel. On 'avait pas recueilli Hol par hasard. Personne ne l'avait traité comme un prisonnier, et tous avaient été d'une amabilité extrême avec lui depuis son arrivée, à l'exception des féroces Ewoks. Preuve que même les plus jeuens avaient décelé en Hol quelque chose d'intéressant... à moins que Partoutatix ait simplement fait preuve de trop de complaisance, ce qui n'aurait étonné personne.

Dans le silence de la pièce, tout bruit, tout murmure paraissait amplifié. Le vieux maître se demandait si son interlocuteur ressentait comme lui les vagues calmes mais épaisses de la Force qui caressaient le Sanctuaire. Probablement pas, son esprit était troublé, ses pupilles dilatées et ses sens trop peu vigilants à l'appel de la quiétude. Peu importait, finalement. Le plus important était d'abord d'obtenir de lui les informations que le Conseil désirait. Le Jedi se racla la gorge avec détachement.



- ...Nous avons analysé l'ordinateur de bord du vaisseau que vous pilotiez, votre ami et vous. Vous aimez la végétation, à ce qu'il semble. Que peut bien vous offrir la lune d'Endor que n'offraient pas les marais du système Dagobah ? Je me le demande...

Ses paroles étaient lentes, ses mots détachés. En s'exprimant, il scrutait chacune des réactions de son hôte sans bouger d'un pouce. La paix l'habitait, comme elle devait habiter un maître Jedi de son envergure. Quand il eut terminé sa phrase, Odan Rurr replongea son attention vers son disciple. Alors, Guetteur, quelle trouvaille as-tu faite aujourd'hui ?

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Mr Helios
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MessagePosté le: 18/01/2018 13:40:41    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Il arrivait devant des portes qu’il imaginait plus grandes. Regardant de gauche à droite, il remarquait qu’il n’y avait que deux padawanes dans ce couloir. Personne d’autre, pas de novice, pas de clone, pas d’ewok et pas de Jedi. Étonnant ! Vu que le conseil devait recevoir beaucoup de personnes qui demandaient des instructions ou des avis. Il réalisait qu’il n’avait pas le temps d’y penser, car il devait se préparer à enter rapidement. Ça le stressait plus que de raison, une assembler qui le pilonnerait de questions. Pour se rassurer, il se rappela quelques tours qui devraient renforcer son esprit. Ses techniques étant peu concluantes, il se décida à contre cœur à pénétrer la salle que gardaient deux aspirants Jedi. Il s’avança dans la pièce, le corps aussi tendu que son esprit. Au moment où la porte se refermait derrière lui, une certaine incrédulité se lisait sur son visage.

Il se trouvait dans un petit bureau épuré et à peine éclairé. Son regard se perdait à chercher une forme de vie, mais rien, personne. Cette sensation ne l’aidait pas à se sentir à l’aise, au contraire, il était alerte, comme une proie ! Ses yeux sur-dilatés scrutaient tous les coins de cette salle qui semblait particulièrement close. Soudainement, un vieil homme barbu sortie de nulle part. Ne sachant plus quoi faire, une profonde méfiance s’installa en Hol. Serrant les coussins des accoudoirs. Il se sentait vulnérable et démuni. Seul, sur une chaise roulante, dans la pénombre, il ne pouvait pas se défendre.


- Bonjour, jeune homme.

Furent les premiers mots prononcés par l’homme en face d’Hol. Debout, les yeux fermés, il semblait concentrer sur quelque chose de précis. Une posture droite, aussi inflexible qu’un mur, Il ne bougeait pas. Hol savait ce que ça voulait dire. Le Jedi utilisait la force, car, qui est immobile raisonne. Le fait que le veille homme fouillait dans la tête du garçon le poussait à se focaliser sur son ancien état d’esprit, sur ses blessures passées. Il commença à se rappeler le traitement qu’il avait subi dans le laboratoire, les douleurs, les souffrances, la tristesse. Son regard froid, égaré dans un coin de la pièce. Tout ça pour ressentir des émotions qui pourrait déstabiliser une violation mentale. Il savait que ce serait probablement vain face à un maître, mais il n’allait pas le laisser chercher sans essayer quelque chose. Peu importe que ce soit futile ou non. Qui que ce soit, il n’avait en rien le droit de chercher dans sa mémoire impunément.

Sur ses gardes, le jeune homme observait l’aîné. Il paraissait serein, un drôle de contraste vu la réaction du nouveau venu. Sa méfiance diminuait peu à peu. Le calme du sage paraissait se transmettre à la bête paniquée. Oubliant pourquoi il était ici, il cherchait ce qui pourrait se passer. Passant rapidement plusieurs scénarios. Il comprit qu’il ne pourrait rien faire. Face à la fatalité, il commença à se détendre et reprendre son calme. Pourquoi avoir peur lorsque l’on est déjà piégé. Inspirant et expirant, il réussissait à suffisamment les espacer pour apaiser son corps stressé.

Il ne l’avait pas remarqué, mais à l’extérieur la nature paraissait calme et vivante, aussi calme que le Jedi. Écoutant ce que disait la forêt, il commença à réellement se détendre, car si elle n’avait pas peur, il n’avait rien à craindre. Des oiseaux s’étaient posés sur le cadran de la fenêtre laissée ouverte. Le regardant comme s’il était la seule menace de ses lieux. Comprenant, il se déçut lui-même. Trop sur ses gardes, il ne lui avait, ni laissé le temps de s’expliquer, ni observé objectivement. Accoudé à son siège, il massa son front pour évacuer le négatif qui l’aveuglait. Reprenant le contrôle et le file de ses pensées. Il se redressa à son tour, il inspira et pinça un sourire crispé. Lâchant les accoudoirs marqués de ses phalanges. Il écouta les questions du vieux sage.



- Nous avons analysé l'ordinateur de bord du vaisseau que vous pilotiez, votre ami et vous. Vous aimez la végétation, à ce qu'il semble. Que peut bien vous offrir la lune d'Endor que n'offraient pas les marais du système Dagobah ? Je me le demande...

Accoudé à son siège, l’auriculaire à l’horizontale de ses lèvres, un air de Rodin. Il laissa échapper un petit rire amusé avant de répondre :

- À part un sanctuaire Jedi et des formes de vie intelligente ! Pas grand-chose. Sinon, pour les points communs. Je dirais… des Jedi plus ou moins vivant, je dirais aussi que les créatures on toutes autant d’appétit à mon égard ! Toujours agacé par ce qu’il considérait être une fouille mentale, il enchaîna cyniquement. Dites-moi ? Après le contenu de l’ordinateur, c’est celui de mon esprit qui vous intéresse ? Soupirant, il continua sur un ton moins accusateur, plus flegmatique.
Bien que vous sachiez probablement mon vrai nom, je vais tout de même me présenter. Je me nom Hol, enchanté. Je suis surpris que la personne qui me convoque, ne se donne pas la peine de se présenter… en plus de me faire une peur bleue. Car comme vous pouvez-vous en douter, je suis un peu à cran ces derniers mois…

Réagissant encore de manière expéditive, il eut une quinte de toux en vers sa propre personne. Plus il observait le maître Jedi, plus il ressentait la paix et la sérénité qui l’habitait. Cette attitude touchait Hol. Il commençait même à avoir du respecte pour lui. Que ce soit une expression si particulière, si posée ou une énergie si désinvolte face à son mécontentement. Bien que ce soit difficile à admettre pour lui, tout ça fascinait le jeune homme, qui sombra plus profondément dans le calme qui l’habitait habituellement. Il se demandait à nouveau ce qu’il faisait là. Perdu dans ses pensées, il accepta qu’il ne risquerait rien ici. Il n’y avait, ni violence, ni cruauté, ni haine, ni tabou... pour le moment. Mais il ne savait toujours pas la raison de sa présence ici, curieux il demanda avec une élocution fluide :

- Pouvez-vous, S’il vous plaît, me pardonner mes questions et m’expliquer pourquoi vous m’avez accueilli en sortant d’un coin sombre de la pièce comme par magie alors que je ne vous avais pas sentie ? Et aussi pourquoi, est-ce vous et pas un simple Jedi qui vous occupiez de mon interrogatoire ?

Restant de marbre, le maître continuait d’observer le jeune homme perdu dans ses questions et déduction. Ce qui ne manqua pas d’exaspérer le jeune homme qui reposait sur son seul moyen de transport. Puis le maître recommença à scruter par la fenêtre, comme si Hol n’était plus là. Ayant l’impression qu’il se foutait de sa tête il alla à son tour regarder par la fenêtre. Déambulant comme il le pouvait avec son fauteuil il parvint aux côtés du vieil homme qui semblait prêter davantage d’attention à une petite troupe de trois personnes. Cherchant à comprendre ce qui se passait, il plissa les paupières pour mieux voir. Myope, il ne put distinguer qu’une chose. L’un d’eux attrapa la tête du plus proche et l’explosa contre le sol. Surprit, il fit un mouvement de recul qui se termina contre le dossier. Perplexe, il regarda le Jedi pour qui tout avait l’aire normale. Cela fessait-il partie de l’entraînement, cette violence gratuite était-elle commune mesure à cet ordre ? Déglutissant et haussant les sourcilles, il se dit que ce n’était pas quelques violences qui l’écarteraient de son chemin. Conservant sa curiosité il demanda :

- Et ça arrive souvent ? Rassurez-moi… c’est juste une dispute entre deux novices ? Non pas qu’obéir à quelqu’un me pose problème, mais en revanche, la violence gratuite elle…

Son regard se fit plus froid, comme s’il se perdait vers les trois formes qu’il distinguait à peine. Soupirant il laissa cette piètre démonstration et se re-concentra sur le maître Jedi toujours aussi passif. De plus en plus las de cette suffisance à son égard, il retourna à sa place. Il s’ennuyait à mourir, de plus les quelques mots qui furent dits aux parts avant par la seule personne présenter, étaient :

- Votre agacement est tout naturel.

Ha, bien merci. Cherchant à tuer l’ennui, il imagina un scénario amusant qu’il métrerait en œuvre dès qu’il le pourra. Avant que quelqu’un ne rentre dans la pièce, il ira se positionner à côté du Jedi, histoire de faire face à celui ou ceux qui rentreraient. Il récupérerait le bloque note contenant ses informations personnel et médicales qui se trouvait derrière son fauteuil et ferait semblant d’être le scribe du Jedi. Voilà une idée particulièrement stupide, mais qui pourrait s’avérer distrayant un instant. Pour se préparer il prit déjà le bloque note sur ses cuisses et se positionna à la diagonale du Jedi, comme s’il allait laisser des personnes se mettre à côté de lui. Ça lui permettrait de se déplacer plus facilement. Si ça ne plaisait pas au maître, le vieux n’aurait qu’à faire comme ceux de la passerelle. Ce ne serait pas la peur d’une rouste qui l’empêcherait de faire ce qu’il veut. En attendant le vieux sage paraissait toujours aussi… immuable.

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Inventaire et aventure !

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Dernière édition par Mr Helios le 02/02/2018 19:33:41; édité 1 fois
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Bhaal
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MessagePosté le: 27/01/2018 17:24:03    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Le bref échange de regards qui succéda à la réponse de Corhk'Haim surprit légèrement le Cathar. Il ne ressentait pas de la peur, n'était pas intimidé. Mais quelque chose dans les yeux du petit reptilien le laissait inconfortable le temps que leurs yeux se croisèrent, un sentiment étrange l'envahit l'espace de quelques secondes, perceptibles à travers tout son être. Puis plus rien. Tout parti d'un seul coup, comme c'était apparu. Était-ce une propriété particulière de la race du Padawan ? Un tour de Force de la part de ce dernier ? Une remontée soudaine de tihaar qui lui aurait causé une légère nausée ?

« Et toi, tu es... Bhaal. Oui. J'ai entendu parler de toi et de tes exploits. Tu tombes bien. »

Bhaal aurait voulu lui répondre, lui retourner la balle pour ainsi dire. Mais il n'en eut pas le temps, son futur formateur de la journée lui coupa l'herbe sous le pied et passa directement à la suite de son programme, les envies d'insubordination du novice ne lui étant probablement d'aucune importance.

« Suivez moi, se contenta-t-il de déclarer en partant sur les passerelles. »

Bah. C'était probablement pour le mieux. S'il lui avait répondu, il suffisait d'un mot mal choisi et cette journée se serait annoncée bien plus compliquée que ce qu'elle ne semblait être. Lui qui pensait qu'il allait pouvoir se reposer des heures durant, sa volonté de taquiner ses supérieurs l'avait privé d'un tel repos. Car oui, si Corhk'Haim avait bel et bien reçu comme instruction de prendre Bhaal aux côtés de Jil Charce pour une première séries d'épreuves, le Cathar n'en savait absolument rien. Il s'attendait à ce que quelqu'un vienne lui indiquer que sa formation reprenait, mais sûrement pas le lendemain même du dernier jour de sa pénitence. Et encore, il attendait qu'on vienne le prévenir, pas qu'un Padawan chargé d'accueillir les nouveaux et leur faire rentrer la notion de respect en tête vienne le chercher directement. Sûrement le mot lui indiquant qu'il était sous l'aile du Noghri s'était perdu.

Il suivit donc le reptilien à peau grise, ainsi que la jeune humaine qui avait tout d'une nouvelle arrivante. Depuis son arrivée sur Endor, il avait pu voir de nombreux "nouveaux". Il se plaisait à se dire qu'il n'en était plus un, qu'il était un genre de "novice confirmé", malgré ses connaissances des arts Jedi et de sa maîtrise de la Force quasi-nulles - pour ne pas dire totalement nulle. Certains de ces nouveaux avaient déjà franchis bien plus d'étapes que lui, et parmi ceux qui avaient plus ou moins le même temps de présence que lui au sein de l'Ordre étaient déjà parvenu à accéder au grade tant convoité de padawan. Oui, convoité. Car c'était un titre auquel Bhaal aspirait depuis quelques semaines. Auparavant, un padawan n'était qu'un apprenti Jedi à ses yeux, un Jedi dépendant d'un maître. Un simple statut qui permettait à un novice d'obtenir son premier sabre - et pour une grande majorité, son dernier -, et de remplir des tâches plus importantes que le simple entretien du sanctuaire ou la bonne entente avec les locaux.
Mais depuis peu, il avait appris qu'un fossé séparait les novices des padawans. C'étaient des apprentis, certes, mais au moins avaient-ils des connaissances avancées, là où les novices dans son genre savaient au mieux se servir d'un sabre d'entraînement sans s'infliger multiples hématomes, ou encore contrôler un minimum la Force pour user de petits tours sortant de l'ordinaire, comme faire léviter des cailloux ou chiper le casse-croûte d'un Ewok. Et puis, la seule autorisation à détenir un sabre laser consistait un bond gigantesque en avant pour lui. Il savait se battre, comme peu de novices devaient savoir le faire actuellement, mais en conflit armé, un sabre le propulserait à un palier tout autre que sa simple connaissance martiale.

Il sortit de ses pensées lorsque leur supérieur hiérarchique s'arrêta au bout d'une passerelle, à côté du parapet. Ce dernier les invita ensuite à l'imiter, s'asseyant sur le bois qui craqua sous le poids du petit reptilien, uniquement séparé du vide par ledit parapet.


« Jil Charce. Les novices, du premier au dernier, passent tous par mes épreuves avant d'aller plus loin, ici. Pète de travers, et tu pourras faire tes valises fissa. Ici, il n'est pas question de légendes, d'histoires merveilleuses. C'est une jungle dans laquelle chacun doit être prêt à survivre et à gagner son pain. Coruscant, le train de vie de sénateurs... c'est fini ! Pour le meilleur, si vous voulez mon avis. »

La réputation du Guetteur n'était pas faussement fondée. Lorsqu'il rentrait dans son personnage - à supposer qu'il s'agisse bien d'un personnage et non de son réel caractère - tout en lui se voulait un tant soit peu intimidant. De son apparence peu commune à ses paroles, les plus faibles d'esprits devaient vite regretter d'avoir suivit un Jedi en patrouille qui leur avait découvert une aptitude notable comme cela avait été son cas. D'une certaine manière, il était heureux de ne pas avoir croisé la route du Noghri lors de ses premiers pas sur Endor, celui qu'il était alors n'aurait pas attendu une seconde pour tenter de lui faire comprendre qu'il ne connaissait aucun autre maître que sa propre personne...En réalité cela n'aurait probablement fait qu'accélérer les choses, il se serait sûrement retrouvé dans une situation à peu près semblable.

« Mais le Sanctuaire est un lieu de PAIX !, s'était exclamé le Padawan en tournant brusquement l'un de ses yeux en direction de Bhaal, comme s'il avait perçu ses pensées. Tant que vous y résidez, vous vous pliez à ses règles. Et en toutes circonstances, au code de conduite des Jedi. »

Et sa tête se retrouva brutalement entre les mains de Corhk'Haim sans qu'il ne puisse bouger le petit doigt. A peine avait-il pressenti le mouvement du petit reptilien qu'il était déjà sous son emprise. Même grâce à son instinct naturel il n'avait pas eu le temps de réagir - et quand bien même il en aurait eu l'occasion, il n'aurait pas pu faire grand chose d'autre que d'essayer d'échapper aux griffes du padawan, toute réaction hostile se seraient soldés par une nouvelle punition à coup sûr.
Mais plus encore que la rapidité de Corhk', c'était sa force qui surprit Bhaal. En un rien de temps il avait fait plongé sa tête en direction du vide, mêlant rapidité et force, sans pour autant faire mal à sa victime. Un tel contrôle, c'était impressionnant. Et même s'il n'aurait rien pu faire se défaire de cette prise, il n'y pensa même pas, trop subjugué par la démonstration que venait de lui faire son supérieur au sein de l'Ordre.
Bhaal ne reconnaissait que peu de choses en quelqu'un qui souhaitait se placer au-dessus de lui, et la force figurait parmi les composantes les plus importantes. Quelqu'un d'assez fort pour le maîtriser de la sorte, avec une vivacité telle qu'il ne pouvait réagir à temps pour esquiver ou se défendre, et sans lui causer le moindre mal - autre qu'un potentiel vertige compte-tenu de la situation, mais le Cathar n'avait pas peur des hauteurs -, une telle personne se plaçait facilement dans les rangs les plus hauts de son estime.


« Abandonnez vos compagnons, manquez de respect à nos voisins Ewoks ou détruisez nos symboles...et vous verrez. Il y a des choses bien pires qu'un renvoi de l'Ordre. »

Corhk'Haim le libéra alors de son emprise pour retourner s'asseoir. Bhaal posa alors une main sur son cou et fit lentement pivoter sa tête de droite et de gauche.
Le point de vue du Noghri était clair, et il avait de quoi appuyer chacun de ses dires. Mais si les deux derniers points émis par ce dernier rentraient clairement dans les fautes de Bhaal, le premier lui parut des plus étranges. Jamais il n'avait abandonné qui que ce soit depuis qu'il était entré dans l'Ordre, à part peut-être la contrebandière sur qui il était tombé lors de sa première journée de formation, et par extension le jour de sa première rencontre avec un octucor , mais personne ne pouvait être courant de cet épisode, à moins que Nass eut placé des examinateurs pour évaluer ses victimes de l'époque. Cela s'adressait peut-être à l'humaine, sinon il s'agissait sûrement d'une mise en garde envers quiconque penserait à laisser tomber les rangs de l'Ordre. Dans tous les cas, cela ne concernait pas du tout le Cathar, ou en tout cas n'en prenait-il pas note.


« Des questions ?
-Ouais. C'est toi qui t'occupes de notre formation ?, demanda Bhaal après quelques instants de silence. On commence quand ? »
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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 01/02/2018 15:02:12    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant





Le souffle du vent caressa la barbe d'Odan Rurr comme celui-ci ouvrit les yeux. Le vieil homme se demandait s'il avait sous-estimé son interlocuteur. Ce "Hol", qu'importait son véritable nom, n'était effectivement pas arrivé au Sanctuaire par hasard : il avait sciemment cherché à s'y rendre. Voilà une information préoccupante. Le maître Jedi cragnait qu'il n'existât, disséminés dans la galaxie, d'autres vaisseaux tel que celui qui avait amené Iceberg et Hol sur Endor. Le Sanctuaire serait en grand danger si une information aussi capitale que la position d'un Temple Jedi en activité venait à se savoir à cause d'ordinateurs de bord si simples à déverrouiller que des débutants y étaient parvenus.

Quoiqu'il en soit, le dénommé Hol paraissait tout à fait à cran, de sorte qu'il ne témoigna que peu de respect à Odan Rurr. Connu pour sa sévérité, qui l'avait amené à former des disciples parmi les plus respectés, le vieux maître laissa pourtant passer cette incartade. Il y a avait déjà bien assez des vociférations de Corhk'Haim à l'extérieur pour troubler la paix qui régnait. Au bout de quelques minutes, le jeune homme, visiblement impatient, finit par se saisir d'un bloc-note et bouger de façon frénétique dans le petit bureau.
Fronçant les sourcils et fixant Hol pour lui indiquer subtilement que son ton se devait d'être plus révérencieux, Odan Rurr brisa soudainement le silence en s'adressant au jeune homme d'une voix qu'il voulait toujours posée et profonde.


- La plus grande alliée du Jedi est la Force. Dans ce Sanctuaire, nous vivons pour l'étudier et assurer son équilibre, car elle tient en elle le devenir de la Galaxie. Si vous ne m'avez pas perçu, c'est que vous vous fiez uniquement à vos yeux pour voir.


Le maître croisa ses mains derrière son dos en se retournant vers la lucarne pour observer les novices, plus bas dans leurs quartiers. Il avait du mal à réfréner un sourire. "Pourquoi pas un simple Jedi" ? Ce jeune homme avait beau être relativement ingénieux, il paraissait un peu trop sûr de savoir qui étaient les Jedi. N'importe quel membre du Sanctuaire, excepté peut-être un novice, aurait été suffisamment habile pour masquer sa présence à Hol ou fouiller son esprit, tant le jeune homme était déséquilibré et ses pensées erratiques. Par conséquent, existait-il vraiment un "simple Jedi" ? Si Odan Rurr avait pris sur lui de rencontrer l'homme alité qui se trouvait à présent à ses côtés, c'était parce qu'il avait ses raisons de penser qu'il était nécessaire qu'un membre du Conseil se charge de son cas.

En effet, les pensées désordonnées de Hol trahissait une étrange impression de déjà vu pour le maître Jedi. Il avait déjà ressenti une telle présence chez une disciple, des années auparavant. Le souvenir de la novice Shina le laissa pensif un instant. Le vieil homme retrouvait en Hol la même indiscipline, la même défiance. La même obscurité. Mais les souvenirs du maître n'étaient plus clairs, car cette histoire remontait bien des années. Près de trois décennies s'étaient depuis lors écoulées. A l'époque, les circonstances étaient bien différentes. Les Jedi, encore basés sur Coruscant, étaient les défenseurs de la Galaxie que les légendes célébraient toujours. Et tous pensaient les Sith éteints. Odan Rurr n'était alors qu'un chevalier, bien trop jeune, bien trop naïf. Mais à présent, il avait appris des erreurs de l'Ordre et le menait dans la bonne direction. Vers la Force, vers la Lumière.


- Sachez que la patience est une vertu récompensée en ces lieux, Hol. Vous vous en rendrez bientôt compte, dit-il encore, sentant l'agitation du jeune homme.

Le maître fit quelques pas vers la sortie, mais n'ouvrit pas la porte du bureau. A la place, il s'assit tranquillement sur un petit tabouret posé dans un coin et, adoptant une pose méditative, fixa son interlocuteur dans les yeux, plongeant ses iris noirs dans les pupilles dilatée du natif de la Bordure Extérieure. Il avait encore beaucoup à apprendre de cet invité somme toute... particulier.


- Dites-moi...pourquoi cherchiez-vous des Jedi en vie, exactement ?

Odan Rurr connaissait pertinemment la réponse à sa question. Sa seule volonté était de jauger Hol. Le jeune homme le sentait-il ? Peu importait qu'il le sache ou non. Ce que le maître attendait de lui était avant tout de la sincérité et de la bonne volonté. C'est sur cette base que Rurr ferait son rapport auprès de ses frères du Conseil Jedi.



* * *


L'exposé quelque peu véhément de Corhk'Haim fut interrompu par l'arrivée impromptue de Vidar Kilas. Le Firrerreo avait visiblement terminé son entrevue avec le Conseil et portait à l'épaule un sac de voyage. Avec un sourire sincère, il fit de grands signes de la main à Jil avant d'adopter une attitude plus réservée lorsque le Guetteur posa un œil inquisiteur sur lui. Si Corhk' n'avait aucune intention de manquer de respect à un supérieur hiérarchique, son regard trahissait son agacement, car il n'était pas connu pour sa patience et détestait voir ses "leçons" interrompues.

- Que nous vaut l'honneur, maître Kilas ?, dit-il d'un ton faussement mielleux qui aurait sans doute courroucé un Jedi moins affable que le Firrerreo. Il reprit, apercevant la sacoche que transportait le chevalier : Vous êtes déjà reparti, à peine arrivé ?

- Je ne sais pas. Beaucoup de choses doivent encore être discutées. Cet Ordre... est différent de celui que j'ai connu.


La situation de Vidar Kilas était particulière. Mais, comme l'avait dit le sage maître Olorin en son temps, il n'y avait en définitive pas vraiment de bonne ou mauvaise situation. Si Kilas devait résumer sa vie aujourd'hui, sans doute parlerait-il de rencontres, de ces gens qui lui tendirent la main, peut-être à un moment où il pouvait pas, où il était seul chez lui. Il était assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent des destinées. Et quand beaucoup de gens aujourd’hui lui demandaient comment il avait fait pour avoir cette humanité qui le caractérisait, il leur répondait très simplement, leur disant que c'était ce goût de l’amour qui l'avait poussé, du temps de sa jeunesse, à entreprendre des constructions mécaniques, et plus tard à se mettre au simplement service de la communauté, à faire don de lui-même.

Aujourd'hui, s'il était revenu au sein de l'Ordre, il le devait à la rencontre de Jil Charce. Kilas et Corhk'Haim se regardèrent un instant en silence. Malgré leurs différences, les individus qui partageaient le don de la Force n'avaient pas toujours besoin de mots pour véhiculer des messages.Le Noghri se racla la gorge et adressa un salut de la tête respectueux à Kilas.

En effet, rien n'était plus comme avant.


- Jil, dit le Firrerreo en regardant la jeune Lorrdienne, puis-je te parler un instant ? Ce ne sera pas long.

Invitant d'un geste celle qu'il avait amenée au Sanctuaire à le suivre, Vidar Kilas s'éloigna quelque peu, laissant Corhk'Haim seul avec Bhaal. Le Noghri se gratta la tête et souffla. Il avait beau respecter les sages paroles de son maître Odan Rurr, il avait parfois du mal à compter les heures de sa journée. Cette interruption était pour lui une nouvelle perte de temps. Haussant les épaules, il eut une moue agacée. Bah! Il s'occuperait de Bhaal, qui était déjà un assez gros morceau à lui seul. Tant pis pour le Cathar, qui allait devoir subir sans assistance les foudres de son examinateur.


- Le Conseil a eu l'étrange idée de te laisser une nouvelle chance, novice, dit Corhk' avec un brin de condescendance dans la voix. C'est plutôt une bonne nouvelle pour ta formation.

Le Noghri sourit, dévoilant ses dents, aiguisées comme des poignards. Son ton se fit plus sarcastique comme il continuait.


- C'qui est une moins bonne nouvelle, par contre, c'est qu'il y a une condition à cette seconde chance : tu dois réussir mes épreuves. J'espère que t'as les reins solides.

Corhk'Haim était au courant des leçons que Nass avait déjà dispensées à Bhaal et ses partenaires. Mais la dureté de l'instruction du maître d'armes du Soresu, connue par tous au Sanctuaire, n'était qu'une partie de plaisir face aux épreuves du Guetteur, bien plus perfides. Là où les méthodes rustres du Gungan poussaient à l'apprentissage par l'effort, les exercices de Corhk' avaient parfois pour seul et unique but de prendre les novices en défaut et de les voir échouer. Il appelait ça... une leçon d'humilité.

Bhaal serait examiné en trois temps. Tout d'abord, sa vivacité et son ingéniosité seraient mises à contribution. Ensuite, une épreuve d'intelligence toute particulière l'attendrait. Enfin, --et c'est ce qui importait le plus lors de l'accueil de nouveaux novices-- sa connexion avec la Force devrait être éprouvée. Le Guetteur ne jugea pas utile de divulguer ce parcours au Cathar. Après tout, s'il faisait les règles, il pouvait également les changer en cours de route et ne voulait donner aucune raison au novice de remettre en cause ses instructions. Aussi se contenta-t-il seulement d'expliquer à Bhaal la première étape de sa marche vers la rédemption :


- Les Oiseaux-lanterne vivent au plus haut des arbres de la forêt. Ton but : me rapporter une plume de l'un d'entre eux d'ici une heure. C'est simplissime, même un gosse y parviendrait.

Un peu trop simple. Les Oiseaux lanterne étaient des créatures pacifiques qui n'éprouvaient que peu la peur. Elles devaient leur survie à leurs belles ailes roses qui leur permettaient de rester hors de portée de la plupart des prédateurs d'Endor. La seule difficulté apparente semblait être la grande distance qui séparait leurs nids du sol. Corhk'Haim avait été clément, en apparence du moins. Il restait à Bhaal la lourde tâche de ne pas le décevoir en triomphant de l'épreuve.

- Ah, j'oubliais, dit le Noghri en tirant d'un air distrait une cordelette de ficelle d'une de ses poches qu'il jeta à Bhaal, tu devras faire ça les mains liées.

Les yeux reptiliens du padawan à la peau grise se plissèrent alors que son sourire s'élargissait.

- ...Et Que la Force soit avec toi !





HRP : Vous pouvez poster dans l'ordre que vous voulez. Le but de ce RP est de vous amener à vous rencontrer bientôt, vous ne serez donc pas dans votre coin très longtemps, ne vous inquiétez pas. Ce RP sera pris en compte dans votre formation.
Bhaal > On part sur une description de l'épreuve, pour laquelle tu as quartier libre.
Hol > La discussion ne durera pas trop longtemps pour te permettre de commencer toi aussi les épreuves.

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Mr Helios
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MessagePosté le: 02/02/2018 19:13:36    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Tout paraissait si calme dans la pièce. On pouvait entendre le chant des oiseaux, sentier la bise du vent et apprécier la simplicité de cette petite sale. Le seul bémol se trouvait près du bureau. L’intrus était assis sur une chaise roulante attendant que quelque chose se passe. Il semblait préoccupé par le manque d’harmonie qui l’habitait. Mais une présence le réconfortait, immobile elle regardait par la fenêtre. Cet étrange personnage était un maître Jedi aux yeux de Hol, pour deux raisons. La première, était qu’il avait eu le sentiment d’avoir été hypnotisé, en plus de l’apparition magique du vieil homme. Preuve qu’il avait à faire à un maître… non… ? Bien qu’en vrai, il ne se doutait pas que le premier padawane venue pourrait lui jouer ces tours. La seconde raison était justement l’âge du bonhomme. Il paraissait certain que les Jedi avaient rarement la chance d’atteindre la soixantaine, surtout après leur purge. Donc difficile de voir autre chose qu’un maître.

Pour le moment il se contentait d’observer. Il observait le bureau. Il observait le maître, puis la fenêtre, puis la porte et finalement son bloque note. Tout ça ne lui apporta rien de plus, à part une perte de temps. Soudainement il réalisa qui ne se passait rien. Rien de rien. Il ne s’était pas fait attaquer, pas insulter, pas bousculer. Pas même traîné dans un coin trop lugubre pour y être mal mené par des boules de poils. Il n’avait pas besoin de courir, de se défendre, de se battre ou de souffrir. Même Makélärt semblait calme, comme apaisée par l’ambiance.

Accouder aux accoudoirs de son moyen de transport, il tapotait les coussins sur lesquelles reposait ses avant-bras. De temps en temps il portait sa main à sa joue, comme pour réfléchir. Il ne réagissait plus par ennui, mais par réflexion. Il ne comprenait pas pourquoi tout était soudainement si paisible, alors que même dans son lit à l’infirmerie il était constamment sur ses gardes. Était-ce ce Jedi qui le protégeait ? Il n’en était pas encore sûr. Curieux il allait demander comment il faisait pour être si serin, mais, comme par magie le doyen répondit :


- La plus grande alliée du Jedi est la Force. Dans ce Sanctuaire, nous vivons pour l'étudier et assurer son équilibre, car elle tient en elle le devenir de la Galaxie. Si vous ne m'avez pas perçu, c'est que vous vous fiez uniquement à vos yeux pour voir.

Force, étude, équilibre ! Voilà des mots qui résonnaient dans sa tête. Il ne savait pas pourquoi il voulait en savoir plus. C’était comme un besoin viscéral. Il ne comprenait pas ce qui le poussait à rechercher obsessionnellement une réponse alors qu’il n’y avait pas de question. Depuis qu’il était entré dans cette chambre du jugement, il ne savait plus ce qui lui arrivait. Enfin plus que d’habitude. Son quotidien était bercé par d’autre préceptes ces dernières années. Des tourments comme quoi manger, où boire, à qui ou à quoi vais-je avoir à faire ? Plus simplement, il se demandait comment survivre à chaque jour auxquelles il assistait. Il avait perdu certaines réalités de son ancien monde. Celui où il pouvait se reposer complètement, où la peur n’avait pas ça place car n’existait pas. Un monde simple.

Pouvait-il se le permettre ? Pouvait-il enfin se poser et ressentir le bien-être ? Pouvait-il baisser sa garde ? Il commençait à y croire. Il se disait qu’il ne risquerait pas sa vie entre ses lieux. Du moins entre ses mures… et tant que ce maître serrait là. Car pour le persécuter, il y avait toujours les ewoks, les messes basses des autres occupant du sanctuaire et parfois Makélärt. Il imaginait pouvoir accorder sa confiance à quelqu’un de bien plus fort que lui, de pouvoir méditer profondément en sa présence. Mais quelle assurance pouvait-il avoir. Que-est-ce qui lui disait qu’il ne recevrait pas un coup, une lame ou une malédiction lors de son absence ? Il préférait mettre cette incertitude de côté pour le moment. Il savait que pour savoir il devra essayer, car sans risque les gains son maigres.

Les questions qu’il se posait n’en finissaient pas. À présent il se demandait ce qu’était réellement la Force. Il en avait souvent entendu parler, mais ne l’avait jamais expérimenté consciemment. Son chamane lui avait appris comment écouter les signes de la nature, leurs mouvements, leurs odeurs, leurs couleurs et leurs énergies. Mais c’était des détails qu’il pouvait appréhender physiquement, pour la plupart. Confus, il se demandait ce que signifiait étudier la Force ! Des supports comme les livres pouvaient l’enseigner ? était-ce aussi simple à apprendre que les math ou le basique ? Fallait-il être logique ou instinctif ? Comment savoir s’il faisait juste s’il ne sentait rien ? Son esprit commençait à plier sous ses propres questionnements et ça ne s’arrêtait pas. Qu’entendait-il par équilibre dans la Force ? Fallait-il suivre l’équilibre de la force en se rangeant au côté du bien ou du mal ou fallait-il suive son équilibre ? Et s’il y avait un équilibre pour chaque personne, cela voudrait dire que l’on doit harmoniser ses énergies négatives et positives pour choisir son camp . Mais alors que fessaient-ils de ceux dont l’équilibre entre ombre et lumière était parfaitement proportionnel ? Pouvaient-ils choisir ou étaient-ils simplement rejetés ? Alors qu’il était plongé dans ses pensées, une voix ancienne le sortie de ce qu’on pourrait nommer une sorte de méditation. Sur une tonalité grave il dit :


- Sachez que la patience est une vertu récompensée en ces lieux, Hol. Vous vous en rendrez bientôt compte.

Oui, mais quel genre de récompense. Puis, pas à pas il alla se poser vers un tabouret près de la porte, dans un coin sombre. Avait-il fait ça avant son arrivée, cela voulait-il dire que quelqu’un allait arriver ? Difficile à dire, mais dès lors qu’il était assis. Il continua en plongeant son regard dans celui de Hol.

- Dites-moi...pourquoi cherchiez-vous des Jedi en vie, exactement ?

Des Jedi vivant ? Le temps de comprendre de quoi il parlait, un blanc vint couvrir la conversation. L’espace d’un instant il se demanda pourquoi il chercherait des Jedi mort. Puis il se rappela le fantôme du nautolan sur Dagobah, Cliv Tolon, si sa mémoire était bonne. Donc, bon, pourquoi pas en chercher. Déterminer à donner une réponse juste. Il prit une grande inspiration, qu’il laissa s’échapper avant de répondre :

- Vous sous-entendez, pourquoi je recherche des personnes maîtrisant la Force ? C’est simple. Car elle est présente en moi, suffisamment pour attirer l’attention de certains individus mal avisée. Le genre de personne que je préfère éviter, mais surtout que je ne souhaite pas joindre. Comme le savant fou qui l'avait emprisonné dans sa jeunesse ou les connaissances qu’il avait reçue des Sith.

- Car je suis curieux, je ne comprends pas cette partie de moi. Pourtant je vis avec chaque jour. Je la ressens et elle me perturbe. Mais aussi car je souhaite me développer. Si je désire accroître ce talent c’est principalement parce que je le peux. Parlant à un maître Jedi une question vint brûler ses lèvres.

- Puis-je vous poser une question ? Je me demandais pourquoi vous aviez enrichi vautre maîtrise de la Force jusqu’à devenir un maître Jedi. Après une petite pause il reprit. Et si vous désiriez ou pouviez l’améliorer davantage, le feriez-vous ou non . Si je me permets de demande ça, c’est pour avoir l’expérience d’un expert… et peut-être, envisager, le même avenir. Ou au moins un futur qui me convienne.

Étonnamment toutes ses interrogations qu’il se posa avaient miraculeusement réussi à le calmer. Il paraissait plus serein. Mais ce qui devait être le plus percutant. Était le sérieux qui habitait ses yeux de fou. Un contraste bien curieux, car de ses yeux aux pupilles constamment folles, qui semblait se camoufler derrière une chevelure volumineuse au teint blonde. Naissaient une posture droite et un regard focalisé sur son objectif. Une expression qui démontrait l’intérêt qui semblait, comme une bulle, stabiliser le jeune homme. L’empêchant de s’éparpiller dans la pièce, comme le ferait la brume ou la fumée.

Hol paraissait reprendre peu à peu le contrôle de son esprit. Il était apaisé, sûr de lui, en accord avec soi. Il ne savait pas combien de temps ça durerait, mais il se délectait autant de cette lucidité envers lui-même. Qu'il se délectait de cette discussion passionnante qui lui apportait beaucoup. Enfin, plus de ce monologue mental. Il était si calme que ses mouvements, sa respiration, les battements de son cœur et le temps qui passait autour de lui. Paraissaient tous ralentir, comme par magie. Devait-on ressentir cette plénitude lors d’une réelle médiation ? Il finirait bien par le savoir. Pour le moment il plongeait son regard dans celui du vieil homme, prêt à attendre le temps qu’il faudra.

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Bhaal
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MessagePosté le: 10/02/2018 11:31:11    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

« Que nous vaut l'honneur, maître Kilas ? Vous êtes déjà reparti, à peine arrivé ? »

Corhk'Haim avait littéralement ignoré la question de Bhaal. Il savait par son apparence et les quelques rumeurs qu'il avait entendu au sujet d'un Jedi de retour au bercail que le nouvel arrivant qui venait de perturber "l'entretien" était un Jedi, donc hiérarchiquement au-dessus de son maître du jour. Mais de la à occulter la question que le Cathar avait posé, répondant lui-même à la demande du Noghri qui avait demandé si tout était clair. Rien de frustrant, mais lui qui avait été maintes fois réprimandé sur sa façon de s'adresser à ses ainés, sur le respect dont il devait faire preuve envers les autres membres de l'Ordre, voilà qu'on agissait en totale désaccord avec ces préceptes.
Au final, et il avait pu se faire son avis à ce sujet depuis son arrivée, la légende du Jedi qui suit aveuglément les dogmes de l'Ordre sans réellement se poser de question et en fait sa philosophie de vie n'était qu'un mythe de plus. Tous étaient ô combien différents de cet archétype probablement créé par la société et les racontars répandus au quatre coins de la galaxie. Certains collaient plus ou moins, s'attachant à une ligne de conduite proche de ce qu'on pensait des Jedi en général. Mais très rares étaient ceux qui appliquaient à la lettre la doctrine des adeptes de la Force. A l'opposée, nombreux étaient ceux qui disaient les suivre, mais à leur propre manière. Nass en était un parfait exemple, lui qui usait et abusait de ses impressionnantes capacités martiales et physiques pour former ses victim...ses élèves. Et Corhk' faisait vraisemblablement partie de cette branche également. Dans une approche plus stricte, plus approchante, mais tout de même modifiée de façon à coller à sa vision des choses.

Perdu dans ses pensées, Bhaal ne fit pas attention au dialogue entre le Padawan et le Jedi. A vrai dire il n'en avait que faire, et bien que laisser trainer ses oreilles par pure curiosité faisait partie de ces habitudes, il n'en prit pas la peine cette fois-ci. La conversation se devait d'être ennuyante ou inintéressante.
Ou du moins ne s'en soucia-t-il pas avant que la nouvelle arrivante avec qui il pensait passer la journée s'en alla rejoindre le Jedi. Et puisque Corhk'Haim ne s'en offusqua pas, et qu'il reprit la parole s'en se soucier de ce que faisait l'humaine, Bhaal se dit que qu'il serait donc seul aux mains écailleuses du petit reptile humanoïde.


« Le Conseil a eu l'étrange idée de te laisser une nouvelle chance, novice. C'est plutôt une bonne nouvelle pour ta formation. »

Il le savait plus ou moins depuis un petit moment. Il ne se rappelait plus vraiment quand, mais il se souvenait avoir entendu que son cas n'était pas vraiment en mauvaise voie. Et, à vrai dire, il se doutait fortement que le Conseil ne lui fermerait pas les portes de l'Ordre après tout ce qu'il avait enduré depuis cette fâcheuse nuit, pas après avoir été accepté plusieurs semaines auparavant, et sûrement pas en considération de l'état dans lequel l'Ordre se trouvait. Et puis, ce n'était pas dans l'habitude des Jedi de laisser tomber des sensitifs qui étaient venus jusqu'à eux pour apprendre à contrôler leurs capacités. Pas avec toutes les histoires qui existaient sur ces mêmes sensitifs qui étaient tombés dans ce qu'ils appelaient le côté Obscur de la Force. Certes, ça ne garantissait pas une place définitive au sein de l'Ordre, ni à lui, ni à aucune autre personne ayant un lien assez fort avec la Force. Mais il s'était plus ou moins racheté des fautes qu'il avait commis, et s'était plié d'une certaine façon aux règles qui lui avaient été imposé.

« C'qui est une moins bonne nouvelle, par contre, c'est qu'il y a une condition à cette seconde chance : tu dois réussir mes épreuves. J'espère que t'as les reins solides. »

La carte de la deuxième chance, hein ? Et les reins solides ? Il aurait volontiers répondu que ses reins étaient prêts à encaisser n'importe quoi, que peu importe ce que le Noghri pouvait lui balancer, ça ne pouvait être pire que ce qu'il avait vécu. L'ancien lui l'aurait fait, celui qui ne reconnaissait pas encore la valeur des Jedi et qui ne connaissait encore rien de ce que pouvait renfermer Endor. De plus, être présomptueux et trop sûr de lui, c'était fournir une raison de plus à son tortionnaire actuel de redoubler d'ingéniosité pour lui en faire baver.
Sa formation avait déjà pâti de ses propres actions, il ne pouvait pas la mettre à nouveau en danger en provoquant continuellement le Padawan qui s'occupait de lui. Et puis, s'il parvenait à passer les épreuves de ce dernier avec brio, cela ne pouvait qu'être bénéfique. Ça ne pouvait être pire que la dernière épreuve de Nass de toute façon.


« Les Oiseaux-lanterne vivent au plus haut des arbres de la forêt. Ton but : me rapporter une plume de l'un d'entre eux d'ici une heure. C'est simplissime, même un gosse y parviendrait. »

Bhaal n'avait jamais réellement prêté attention à la faune "pacifique" qui vivait autour du sanctuaire et les territoires proches, les espèces les plus réputées et impressionnantes prenant une place bien plus importantes, en partie à cause des travaux qu'il eut à effectuer pour remplir sa peine. Mais Corhk'Haim l'avait dit : même un gosse pouvait aller chercher une plume d'un oiseau qui se trouvait pourtant en haut des arbres de la lune forestière. Alors lui, un Cathar, au sommet de sa forme physique, cela ne prendrait que quelques minutes, le temps de trouver un nid. Et puis si cette espèce s'avérait être craintive, il n'aurait qu'à en achever un de ses membres et le tour était joué. Au final, cette journée pouvait bien être plus tranquille que ce à quoi il pouvait s'attendre. Ou du moins, c'est ce qu'il pensait avant que le Padawan ne rajoute une règle à son épreuve.

« Ah, j'oubliais , dit le Noghri qui sortit une longue ficelle de ses poches, tu devras faire ça les mains liées.
-Quoi ?!
-...Et Que la Force soit avec toi ! »

Le sourire de Corhk'Haim indiqua clairement à Bhaal que cette dernière phrase, si commune au sein de l'Ordre et de leurs partisans, avait été choisie et attendue avec la plus grande minutie. Si son cas s'était arrangé depuis ses premiers pas sur Endor, le novice subissait toujours les affres d'un genre d'allergie à cette formule quasi-religieuse. Oui, un genre d'allergie, c'était la raison la plus logique qu'il avait trouvé à ce problème qui lui avait pourtant fichu la paix lors de sa pénitence. A part trois, quatre itérations, il avait été tranquille de ce côté-là, si bien qu'il avait oublié d'en faire part à une personne qualifiée qui aurait pu lui venir en aide à ce sujet. Mais visiblement, le mot avait du se faire passer au sein du Conseil, et était retombé dans les oreilles de certains membres de l'Ordre. Sinon le Noghri n'aurait pas sourit de la sorte en prononçant ces quelques mots, il n'aurait pas pu deviner l'effet des plus étranges qu'ils avaient sur le Cathar.

« Et mer... »

Certes beaucoup moins violentes que celles qu'il avait eu sur Nar Shaddaa, ces visions restaient tout de même une sacrée épine dans le pied. Impossible de faire quoique ce soit lorsqu'elles apparaissaient, et il n'avait aucune idée de comment y mettre fin. Par chance il était assis lorsque celle-ci eut lieu, la tête penchée vers l'arrière, le corps tendu comme s'il se trouvait au-dessus du vide, devant son salut aux deux seules prises que lui offraient ses mains et ses pieds; il ne risquait donc pas de chuter ou, pire, de passer par-dessus les rambardes de la plateforme. C'était déjà un facteur de danger en moins à se soucier, et c'est probablement ce qui lui permis de se focaliser sur la vision, là où les dernières fois avaient souvent demandés à ce que le Cathar se focalise sur lui.
Loin d'avoir le savoir et les connaissances nécessaires pour "explorer" cette vision, il parvint tout de même à en avoir une meilleure image que les premières fois. Là où tout était assez flou et il ne parvenait à discerner que des vagues images auxquelles se raccrocher, cette fois il put distinguer certaines formes aux contours plus distincts. Comme par exemple celle d'un Ewok, ou plusieurs, impossible de réellement savoir. Ce qui ressemblait plus ou moins à un oiseau, ensuite, une forme stable et bien dessinée, mais sans aucune couleur. Une absence intrigante de toute couleur, de toute teinte, le corps ne se délimitant alors qu'à une forme grossière que l'on pourrait distinguer dans la pénombre sans aucune autre source de lumière qu'un satellite distant. L'oiseau revint plusieurs fois, parfois seul, parfois en nombre. Et si la forme globale ne bougeait pas, il en ressortait parfois d'autres figures, mais, encore une fois, impossible de savoir de quoi il s'agissait. Elles étaient toujours très vagues, sans réel contour, sans réelle apparence. Et puis, à un moment que Bhaal jugea être la fin de la vision puisqu'il lui sembla revenir à la réalité tout de suite après, lesdites formes inconnues fusèrent toutes en direction d'une silhouette d'Ewok.


« P*tain !, exulta Bhaal en expirant bruyamment alors qu'il partait vers l'arrière. Bon, trouver une plume d'oiseau-lanterne. »

Et sans s'attarder plus que ça aux côtés de Corhk'Haim, le Cathar se leva rapidement et partit dans une direction au hasard. Il n'avait aucune idée d'où il pourrait trouver ces oiseaux, mais il ne voulait pas que le Noghri fasse le moindre commentaire sur ce dernier évènement. Son sourire alors qu'il prononçait la phrase fatidique, puis le fait qu'il ne s'inquiète pas le moins du monde pour Bhaal alors qu'il avait cette vision confirmait qu'il était au courant. Par le passé il avait reçu l'attention de membres de l'Ordre, de grade supérieurs au sien, ce n'était donc pas une question de laisser-faire qui figurerait parmi les préceptes Jedi. Le Padawan qui s'occupait de sa "deuxième chance" avait donc pleinement conscience de ce qu'il se passait lorsque l'on prononçait ces mots en sa compagnie, ou du moins à son encontre. Et il avait dû y prendre un malin plaisir.
C'était pour cette simple raison que Bhaal s'était levé aussi vite qu'il l'avait pu pour ne pas montrer la moindre faiblesse à Corhk'Haim. Recevoir une pique à ce sujet ne le dérangeait pas, après tout il avait l'habitude de taquiner les gens lui aussi. Mais paraître faible à cause de quelque chose d'aussi banal, devant celui qui se proclamait comme le premier juge du futur de sa formation, c'était tout bonnement impossible.

En marchant il fit du mieux qu'il put pour enrouler la ficelle autour de ses poignets. Étant plutôt longue, il fit une demi-douzaine de tours, saisit les deux extrémités entre ses dents, et serra aussi fort qu'il put, jusqu'à ressentir une certaine douleur à cause de la friction entre la cordelette et ses poils. Là, il tenta à de nombreuses reprises de faire des nœuds, de faire placer un des bouts de telle manière qu'il ne puisse plus bouger, mais après une bonne minute et demie, il ne parvint à rien. La ficelle tenait, mais il savait qu'au moindre mouvement trop brusque elle se déferait. Et comme il avait bien trop de fierté pour rester devant Corhk' à reprendre son souffle après sa vision, c'était hors de question de lui demander de lui lier les mains.
Bhaal gaspilla donc un peu de temps à chercher quelqu'un pour remplir cette tâche incongrue. Car là où il pensait autrefois qu'un Maître Nass qui disparaissait dans les bois pour préparer une autre épreuve voulait dire qu'il ne pouvait surveiller ses élèves, il savait pertinemment que les yeux du petit reptile épiaient le moindre de ses mouvements. Son salut vint en la personne de deux autres novices qui passaient par là, probablement d'un autre "clan" puisqu'il ne les avait pas vu, à moins de ne pas leur avoir prêté attention.


« Bon. Il a dit qu'ils nichaient au plus haut des arbres, et puisque mes mains sont liées...ça fait sens : faut que je grimpe à un de ces arbres. Même si je tombe pas directement dessus, au moins j'aurais une meilleure vue. »

Si Corhk'Haim avait précisé "au plus haut des arbres de la forêt", Bhaal n'y accordait que peu d'importance. La "forêt" s'étendait sur des centaines de kilomètres à la ronde, et le sanctuaire était au beau milieu, les oiseaux-lanterne ne devaient pas faire de différence entre le haut des arbres qui servaient de points d'ancrage pour les plateformes du village Naa'fruu et ceux hors de la délimitation du territoire Ewok. Il tourna autour de lui-même et choisit l'arbre le plus imposant dans son champ de vision. Au beau milieu d'une desdites plateformes, cela lui offrait une certaine hauteur de départ sur laquelle il ne cracha pas.
L'escalade était une chose facile pour les Cathar, encore plus sur des arbres, puisqu'ils étaient légions sur leur planète d'origine. Et quand bien même Bhaal n'avait aucun souvenir de son monde natal, à supposer qu'il y ait déjà mis les pieds, son aisance à tel exercice était toute naturelle. Cela dit, il n'avait jamais escaladé quoique ce soit avec les mains liées, c'était donc une nouveauté, mais rien d'insurmontable selon lui.
C'est donc par une surprise que commença son épreuve. Ses liens étaient bien trop serrés pour qu'il puisse élargir ses prises, aussi devaient-elles être larges ou rapprochées pour qu'il puisse s'en servir. Et s'il parvenait à en trouver, il fallait ensuite pouvoir en atteindre une nouvelle. Et c'était là qu'était le principal problème. Et c'est à cause de ce dit problème qu'il enchaîna une multitude de chutes.


« Visiblement c'est pas aussi facile que ce que je pensais , pensa-t-il tout haut, sentant que la colère commençait doucement à monter. Ça faisait un bout de temps que j'en étais pas arrivé là, mais à foncer comme ça, j'y arriverai jamais... »

Ce que Bhaal voulait dire par "en arriver là", c'était utiliser l'entièreté de son corps, de ses caractéristiques de Cathar. Durant son ancienne vie, les fois où l'équipage avait compté sur lui pour s'introduire dans des endroits demandant une aisance particulière avec l'escalade avaient été nombreuses, mais celles où il avait utilisé à la fois les griffes de ses mains et de ses pieds, très rares. Habitude ou volonté ? Il ne le savait pas réellement lui-même, probablement un mélange des deux. Mais il n'avait pas pour habitude de se déchausser pour escalader. Ceci dit, ce n'était clairement pas un facteur dérangeant pour lui, cela représentait surtout un défi qu'il ne pouvait relever qu'avec ses bras, tout au plus.
Il défit donc ses bottes et les posa quelque part qui serait difficilement trouvable pour toute personne ne sachant pas qu'elles se trouvaient là. Il ne souhaitait pas qu'un Ewok trop curieux lui chipe sa paire de bottes et qu'il ait à les chercher toute la nuit par la suite. L'image d'un Ewok s'émerveillant devant ses vieilles chaussures usées et sommairement rapiécées lui arracha d'ailleurs un sourire.

Et à nouveau, le Cathar se lança dans cette escalada incongrue, à la recherche de ces fameuses plumes d'oiseau-lanterne. Cette fois-ci, l'entreprise fut extrêmement plus simple. Si bien qu'il s'en voulut un instant de ne pas y avoir pensé plus tôt, quelle bêtise de sa part. La première fois il se servait majoritairement de ses mains pour trouver des prises, usant de ses jambes pour ceinturer le tronc de l'arbre du mieux qu'il le pouvait et priant pour que la semelle de ses bottes suffisent pour lui offrir un appui conséquent. Désormais, il avait trois prises différentes, ce qui facilita évidemment l'escalade. Et il ne lui fallut pas longtemps avant d'arriver au sommet de l'arbre qu'il avait choisit.
Comme un gamin qui aurait la mauvaise idée de vouloir contempler l'ampleur de sa performance, Bhaal regarda en bas. Bien sûr il n'avait pas le vertige, aucune peur de la hauteur, et il supposait que c'était le cas de tous les Cathars, sinon pourquoi les doter de griffes si aptes à l'escalade ? Mais il dut reconnaître que les arbres d'Endor étaient d'une taille impressionnante une fois à leur sommet. Et il ne s'agissait là que d'un arbre du sanctuaire, les plus grands poussant très certainement au milieu de la forêt, dans les endroits les plus sombres et inhabités.


« Ahahaha , s'esclaffa le novice en admirant les deux soleils du système. Finalement c'était bien plus simple que ce que je pensais, Corhk' va être vert quand je vais revenir dans cinq minutes avec sa plume. »

Et comme il se réjouissait déjà du succès de son épreuve, il aperçu du coin de l'oeil un oiseau qui se posait sur un nid, au sommet d'un arbre voisin. Trop loin pour l'attraper, Bhaal se sentait toutefois capable de sauter cette distance. De plus, cela lui fournirait un avantage non-négligeable sur l'oiseau, qui s'échapperait probablement s'il le voyait s'approcher. Il prit donc le meilleur appui qu'il pu, fixant à tout instant sa cible, et s'élança d'un coup vif et brutal. Les Cathars ne savent pas voler, mais ils savent sauter. Et si le sommet d'un arbre n'est pas la meilleure des plateforme de saut, ça ne constitue pas un obstacle réel pour eux. Tout était bon, comme parfaitement calculé par l'instinct du Cathar; la force émise par ses muscles, la direction qu'il avait su insuffler en ne quittant pas des yeux ce qui s'apparentait à sa proie, l'ampleur du mouvement que lui permettait son corps. Un "assaut" en bonne et due forme, qui lui permettrait de remplir l'épreuve du Padawan Noghri sans problème.
Tout était bon, mis à part la cible. Après tout, les connaissances de Bhaal sur la faune et la flore de la lune forestière étaient très basses. Seuls quelques prédateurs qu'il avait rencontré depuis son arrivée, deux ou trois bêtes chassées pour leur viande, et peut-être une ou deux espèces qui figuraient parmi certaines histoires qu'il avait entendu. Mais ça s'arrêtait là, et ça ne représentait qu'un maigre échantillon de tout ce qu'Endor renfermait. Et l'oiseau-lanterne, bien qu'une partie de son nom indique supposément l'une de ses caractéristiques notoires, ne figurait pas parmi son bestiaire personnel. Lorsque Corhk'Haim lui avait demandé de lui ramener une plume de cette oiseau, le novice était parti bille en tête, bien trop fier pour demander quoique ce soit à celui qui l'avait volontairement et malicieusement plongé dans une nouvelle transe incompréhensible. Et à aucun moment il ne s'était rendu compte qu'il n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler un oiseau-lanterne.
C'est cette inconscience et ce manque d'informations qui le menèrent à prendre pour cible un tout autre type de volatile. Dans son ignorance, il avait jeté son dévolu sur un vautour d'Endor. Espèces très répandues dans toute la galaxie, peu de choses séparaient ceux d'autres systèmes de ceux d'Endor, et leur apparence ne figurait pas réellement sur la liste - à part peut-être une taille plus grande, compte-tenu de des conditions environnementales. C'était donc chose facile de les différencier d'autres espèces. Mais pas pour Bhaal, qui n'avait qu'une connaissance infime de la faune des différents systèmes les plus connus, et puisqu'Endor avait su rester dans l'ombre durant autant d'années, cela n'était pas une réelle surprise.

L'oiseau, qui était un rapace, un prédateur, perçut bien évidemment toute la balourdise du Cathar qui s'était élancé dans sa direction. Son instinct animal lui avait alors dicté de s'envoler, les griffes soigneusement placées entre lui et cet humanoïde qui se voulait être au-dessus de lui dans la chaîne alimentaire. Aussi, lorsque ce dernier tenta de l'attraper avec ses malheureuses pattes qui semblaient collées entre elles à leur racine, le vautour se contenta de faire battre ses ailes et déployer ses serres aiguisées pour repousser l'assaut maladroit et pitoyable.
Bhaal se retrouva alors sans aucune prise, pourtant à proximité de l'arbre sur lequel le rapace s'était posé, le visage assaillit par les ailes et les serres de ce dernier. Littéralement dans le vide, il était totalement démuni, et ses yeux ne durent leur salut qu'au magnifique travail de la gravité qui attira leur propriétaire vers le sol. Il aurait bien remercié l'attraction de la lune d'Endor de lui avoir sauvé la vue, mais il était alors bien trop préoccupé par la chute qui s'annonçait que par les louanges qu'il aurait pu porté à un astre rocheux.


« P*taaaaaaaaaaaiiiiiiinnnnnn !, purent discerner ceux qui se trouvaient assez proche pour entendre son beuglement. »

Et ainsi il entama sa rapide et douloureuse chute. Heureusement pour lui, les arbres du sanctuaire possédaient de nombreuses branches - l'une d'entre elles lui avait même servit de perchoir lors de sa première nuit -, et elles lui sauvèrent la vie malgré elles. Et malgré lui également. Un imbroglio de craquements sourds, de beuglements entrecoupés de courts étouffements et de bruissements incessants suivit le novice durant son trajet inarrêtable vers le sol. Inarrêtable ? Pas vraiment en fait. Après avoir traversé nombre de branches, de feuillages plus ou moins denses, Bhaal finit sa dégringolade sur une frondaison plus épaisses que les autres. Le tintamarre qu'il avait produit s'arrêta sur un bruit étouffé, recouvrant le choc.
Encore en vie, l'atterrissage plongea cependant le Cathar dans un sommeil forcé, perdant connaissance à l'instant où son corps rentra en collision avec ce qui s'apparentait aux bras de l'arbre sur lequel il s'était lancé quelques secondes plus tôt. Il resta donc là, les bras ballants d'un côté de la branche, les jambes de l'autre, inconscient, durant de nombreuses minutes.


* * *

« Oooh...sa mère...mes côtes. P*tain d'oiseau... »

Quelques cinq minutes après son choc brutal contre une branche plus imposante que les autres, Bhaal reprenait lentement ses esprits. Au départ totalement perdu, sentant seulement la douleur qui lui piquait le torse tout entier, il se remémora les piteux évènements qui l'avaient amenés à se retrouver ainsi.
~Heureusement que j'ai atterrit sur cette branche...j'y aurai laissé une guibolle à tomber tout en bas~
Et comme il retrouvait toutes les sensations de son corps et que son esprit parvenait à dissiper la brume qui l'envahissait, il entreprit de se redresser. Non sans mal, ses mains étant bien évidemment liées, mais toujours avec une certaine assurance déconcertante qui devait provenir de sa nature de Cathar. Une fois dans une position plus confortable, il se posa quelques instants, pour reprendre son souffle et laisser le temps à ses côtes de se remettre du choc. Il connaissait son corps, un choc pareil l'avait sonné, la douleur était forte pour le moment, mais elle passerait d'ici quelques dizaines de minutes, rien d'inquiétant au final. Quelqu'un de moins préparé physiquement aurait probablement mis beaucoup plus de temps à récupérer, mais Bhaal était avant tout un survivant. Pareille douleur n'était rien en comparaison avec ce qu'il avait pu connaître lorsqu'il combattait encore, et mieux ne valait pas parler de sa jeunesse. Rien d'anormal à ce qu'il ne prête pas plus de temps à son corps pour se remettre, d'autant plus qu'il n'avait aucune idée du temps qu'il lui restait pour réaliser l'épreuve donnée par Corhk'.
Ce qui l'amena à réfléchir sur ladite épreuve. Il était parti tête baissée, sans demander la moindre information, sans même prendre le temps d'évaluer son objectif clairement. Il avait toujours vécu ainsi, donc ce n'était pas une surprise, et le moment où il se posait un petit moment pour réfléchir suivait bien souvent.
Il ne savait pas à quoi pouvait bien ressembler un oiseau-lanterne. La seule chose qu'il savait, c'est qu'ils nichaient "au plus haut des arbres". Peut-être que l'oiseau qu'il avait voulut attraper en était un, mais maintenant il devait être hors de portée. Ou sur ses gardes. La meilleure chose à faire, pour éviter de subir à nouveau pareille chute pour rien, c'était d'aller demander à quelqu'un ce qu'était un oiseau-lanterne. Pour ce qu'il en savait, ça pouvait être un primate qu'un zoologiste avait surnommé ainsi par pure fantaisie. Un primate à plume cela dit.

De nouveau en possession de tous ses moyens - hormis ceux de ses bras - il entama sa descente vers la plateforme. Bien moins aisée que la montée, il mit facilement deux fois plus de temps à atteindre son objectif. Aussitôt, il alla chercher ses bottes...qui n'étaient bien évidemment plus là. Décidemment, c'était bien sa veine. Cette journée qu'il voyait au départ comme un renouveau dans son séjour sur Endor, prenait des airs de calvaires sans nom. Mais plus que ça, ça voulait aussi dire qu'il avait passer trop de temps sur cet arbre, sinon ses bottes n'auraient pas disparues.
S'il avait perdu ses gantelets, Bhaal se serait à coup sûr bien plus inquiété, mais ses bottes n'avaient pas de réelle importance autre que le confort de ses pieds. Et marcher pied nu n'était pas si dérangeant que ça, tant qu'il n'avait pas à progresser sur un sol caillouteux ou accidenté. Il partit donc à la recherche non pas de ses bottes, mais d'une personne qui pourrait l'aiguiller dans sa quête d'une plume d'oiseau-lanterne.

Contrairement à son premier jour au Sanctuaire, le novice mit en pratique ce qu'il avait appris et prit le temps de saluer convenablement ses supérieurs, quitte à perdre de précieuses secondes. Malheureusement, son enquête prit plus de temps que ce qu'il aurait souhaité, et ce n'est qu'au bout d'une dizaine de personnes qu'il parvint à avoir une réponse convenable. Soit les intéressés ne savaient pas de quoi il parlait, comme lui au final, soit ils connaissaient l'espèce mentionnée, mais n'avaient pas d'autres informations que ce qu'il savait déjà : les oiseaux-lanternes vivaient en haut des arbres. Ah, et c'était bel et bien d'oiseaux dont il s'agissait, pas d'un créature en total désaccord avec son nom.
C'est grâce à une jeune padawan, qui semblait bien plus jeune que tous les autres à bien y regarder, qu'il eut une information capitale.


« Les oiseaux-lanternes ont un plumage rose, presque unique dans la galaxie, et ils sont loin d'être farouches. Peut-être est-ce parce qu'ils n'ont pas de réels prédateurs, ou parce qu'ils se sont habitués à la présence des Ewoks, puis d'autres espèces humanoïdes.
-Super, merci ! Et vous ne sauriez pas où je pourrais en trouver à coup sûr ?, avait rapidement demandé Bhaal.
-Hum...je sais que les Ewoks se servent de leurs plumes pour concocter des baumes et autres remèdes. Ce serait peut-être une bonne idée d'aller leur demander, si vous arrivez à les comprendre bien évidemment. Mais pourquoi avez-vous besoin de trouver un oiseau-lanterne ? Et pourquoi vos mains sont-elles liées ? »

Soudain frappé par l'information qu'il venait d'obtenir, le Cathar ne prit pas la peine de répondre à la question qui venait de lui être posé, et partit en trombe en direction du village Naa'fruu, le sourire aux lèvres.

* * *

Quelques dix minutes plus tard, Bhaal revenait là où sa journée d'épreuve avait commencée, là où Corhk'Haim l'attendait. Le sourire jusqu'aux oreilles, il tendit fièrement une longue plume au teint rosâtre, probablement bien moins éclatante que lorsqu'elle était encore sur le corps de son ancien propriétaire.


« Et sans les mains !, ironisa le Cathar en mettant bien en évidence les liens qui entravaient ses poignets. »
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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 10/02/2018 22:34:33    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant


Les réponses du jeune Hol laissèrent le maître Jedi Odan Rurr quelque peu perplexe. Le garçon avait visiblement conscience d'être lié plus ou moins directement à la Force. Ce n'était pas une surprise en soi, puisque de nombreux autres jeunes gens qui avaient fait le voyage jusqu'au Sanctuaire d'Endor avaient pris connaissance de leur potentiel bien avant de débuter leur formation. Ce qui dérangeait le vieux maître n'était pas non plus la curiosité du blondinet, qui était naturelle chez les plus inexpérimentés des sensitifs. Mais les mots qu'il employait étaient très ...utilitaristes.

Le vieux maître se leva, prenant appui sur ses genoux fatigués pour décoller son postérieur du tabouret sur lequel il était assis. D'une main lasse, il se frotta les sourcils avant de croiser les bras derrière son dos. La porte du petit bureau s'ouvrit légèrement, comme poussée par une douce brise qui n'avait pourtant rien de naturel. D'un regard ferme mais bienveillant, adjoint d'un geste subtil de la main, Odan Rurr invita Hol à le suivre comme il sortait de la pièce. Il avait suffisamment sondé les pensées du jeune homme pour se rendre compte de son absence de dangerosité, de ses connaissances limitées et de son instabilité. Tel qu'il se trouvait, assis dans sa chaise roulante, son invité ne représentait aucun danger pour l'Ordre Jedi. Il avait pu s'en assurer et en informerait le Conseil.

Cependant, le maître n'en avait pas fini avec Hol. Il semblait évident que le garçon n'était pas un espion ou le danger public qu'il paraissait être de prime abord ; il n'en restait pas moins que son idée des Jedi paraissait partiellement faussée et qu'il aurait besoin d'une petite leçon avant de continuer sa route en ces lieux. Était-il, lui, Odan Rurr, un expert de la Force ? La maniait-il avec autant d'aisance qu'un peintre manie son pinceau ? Avait-il accru son talent des années durant pour devenir une sorte de champion capable d'entrainer des générations désireuses d'"accroitre leur talent" ?


- Vos paroles ne me surprennent pas, dit Odan Rurr après un instant de silence, s'adressant à Hol comme si ce dernier avait suivi le développement de sa pensée, pourtant tue. Depuis notre disparition quasi-complète de la face visible de la galaxie, d'innombrables fantasmes ont entouré l'Ordre Jedi. Pour beaucoup, nous étions des sauveurs, des modèles, de grands combattants...

Le vieux maître marchait maintenant le long des passerelles, Hol à ses côtés. Ils s'éloignaient petit à petit du bureau comme le vieil homme continuait son discours.

- ...Mais cette vision ne nous dépeint pas tel que nous devrions être. On confond bien trop souvent nos missions avec ce que nous sommes. Odan Rurr marqua une pause, jetant son regard dans le lointain. Le vent lui apportait les nouvelles de son élève ; sa tâche avait commencé. Le membre du Conseil fronça les sourcils et accéléra légèrement son rythme de marche, veillant tout de même à ce qu'Hol puisse continuer à le suivre.

- Il faut une vie pour appréhender la Force, et parfois, cela ne suffit pas. A l'origine des Jedi, il y avait cette commune volonté de se rassembler dans son étude. Il serait pourtant bien sot et arrogant d'affirmer que nous avons fini de comprendre son fonctionnement depuis lors. Par conséquent, il faut que vous compreniez que ce qui fait un Jedi n'est pas son savoir, ni son talent, ni son désir d'acquérir le pouvoir.

Le regard du maître se perdit une nouvelle fois dans l'horizon. Un point noir, pas plus grand qu'un brin d'herbe, figurait la Montagne Noire au loin. Phyl Reez avait conté à ses pairs le récit de la chute funeste du jeune Paul, un amnésique qui avait sombré là-bas dans le Côté Obscur de la Force. Dévoré par son pouvoir débordant, il n'avait pu éviter de se faire consumer par les Ténèbres. Fallait-il rechercher à parfaire ses dons, ou au contraire, les délaisser pour s'en retourner à la monotonie d'une vie plus simple ? Le débat avait animé l'Ordre depuis l'aube de son histoire, et avait causé maintes disputes.

- Nombreux sont ceux qui ont cherché à maîtriser la Force. Les Jedi, moi y compris, n'étaient pas les premiers à le faire et vous, Hol, ne serez pas le dernier. Ce qui nous différencie des autres n'est pas un savoir secret, ni le pouvoir de tout-puissants maîtres . Ce qui fait que nous sommes des Jedi est que nous nous battons pour la dignité des plus faibles, et jamais pour nous-mêmes. Cette leçon parait simple. Mais vous apprendrez que rien n'est facile lorsqu'on se frotte à des problèmes complexes.


Chaque mot soulevé par le vieil homme avait été pesé avec habileté, de sorte que, si son discours avait pu paraitre assez lent --ce qui contrastait avec la rapidité de ses pas--, il se voulait grave et empreint de sens. Cette fois-ci, Odan Rurr avait tenté de répondre à la question de son hôte. Pourtant, ses paroles s'étaient fait laconiques à certains égards. Et de fait, le maître Jedi croyait bien plus en l'expérience directe qu'en de vaines paroles uniquement bonnes à sermonner les novices. il n'avait nul goût pour les cours magistraux, même s'il avait dû s'essayer plus d'une fois à l'exercice. Dur mais juste, il préférait former ses élèves à son image : des êtres déterminés, conscients de leurs forces et de leurs limites, toujours prêts à se confronter au Côté Obscur. Et à y résister.

En parlant d'élève, voilà que les deux hommes parvenaient aux quartiers des novices. Dépassant d'un pas rapide un groupe de jeunes gens qui le salua, Odan Rurr arriva à hauteur de son padawan, un petit Noghri à la peau grise et à l’œil vif. Ce dernier le salua d'une profonde révérence, un bras derrière le dos.


- Padawan, je te présente Hol, dit le maître Jedi en montrant de la main le jeune homme en chaise roulante. Il a émis le souhait d'être formé. Tu sais donc ce qu'il te reste à faire.

Le Jedi aux yeux de reptile hocha la tête avec déférence, fixant maintenant le nouvel arrivant de ses yeux perçants. Il avait déjà vu le personnage rôder dans les alentours du Sanctuaire, passant son temps à se battre avec des Ewoks ou à importuner les gens tel le bon à rien qu'il était. Mais quelle qu'ait pu être l'opinion de Corhk' au sujet de Hol, elle importait peu. Car s'il y avait bien une chose que le padawan respectait plus que tout, c'était la parole de son maître, qui avait valeur d'ordre.

- Ce sera fait, maître Rurr.

- Eh bien, dans ce cas, je te le laisse, dit Odan Rurr en se retournant vers Hol. Tu n'as que trop attendu sans rien faire parmi nous, mon jeune ami. Mon élève Corhk'Haim se chargera de déterminer si oui, ou non, tu possèdes l'étoffe d'un membre de l'Ordre Jedi. Bonne chance.

Le maître tourna les talons, laissant son hôte sur place. Caressant sa barbe, il s'en alla pensif, jetant à peine un regard au novice Cathar qui s'écrasa dans un arbre non loin de lui. Il avait encore beaucoup de choses à faire et la journée avançait. Il restait encore cette affaire pressante : un avant-poste avait brûlé dans la forêt et le chevalier Gyh'Mss avait ramené des captifs de sa mission de reconnaissance. Le jugement des fauteurs de trouble viendrait dans l'après-midi et Odan Rurr se devait d'y être. Il n'avait dès lors que peu de temps pour préparer ses prochains projets et devait se hâter.

* * *


Quand Bhaal arriva sur la passerelle qu'il avait quittée un peu plus tôt dans la journée, il y rejoignit le Guetteur et son nouveau cobaye. Le Noghri, qui lui tournait le dos, ne remarqua pas immédiatement l'arrivée du Cathar car il semblait lancé dans une longue diatribe sur l'importance du sérieux chez les Jedi et de la bonne conduite en toute circonstance. Lorsque Bhaal parvint à son niveau, le padawan se retourna d'un bond en lui arrachant la plume rose de l'Oiseau-lanterne de ses mains liées, sectionnant du même coup la cordelette qui retenait les poignets du novice.

- C'est pas trop tôt, j'ai failli attendre !, s'écria Corhk'Haim sans prendre le temps de présenter Bhaal à son nouveau camarade de classe. Le novice portait un certain nombre de marques sur le corps mais avait triomphé de l'épreuve dans le temps imparti. Si Corhk' n'allait certainement pas se fendre d'un mot de félicitations --après tout, c'était la moindre des choses que de ramener la plume--, il appréciait silencieusement la situation. Le Cathar, qu'on lui avait présenté comme rebelle et bourru, paraissait lui obéir au doigt et à l’œil, jusque dans les plus absurdes de ses ordres. Peut-être y avait-il un brin de sagesse en Bhaal, finalement ! Le Noghri ricana.

L'épreuve d'agilité de Bhaal était terminée. Corhk' jeta un œil à Hol : aucune chance que ce dernier parvienne au même résultat dans son état. Et, l'heure avançant, le padawan ne désirait pas passer sa journée à attendre les piètres résultats d'un autre novice à ce test farfelu. Comme à son habitude, il changea donc les règles en cours de route pour s'éviter un problème de plus. L'épreuve d'intelligence allait pouvoir commencer pour les deux compagnons...

Mais pas immédiatement.

- Bon, écoutez-moi bien, lança Corhk'Haim en sortant de sa poche deux paquets des biscuits dont on nourrissait les novices entre leurs périodes d'entrainement. Vous allez manger ça et prendre des forces, parce qu'on a du pain sur la planche.

A ces mots, il jeta d'un geste leur nourriture à Bhaal et Hol et partit s'asseoir à l'autre bout de la passerelle, sans un mot de plus. Il laissa ainsi s'écouler une bonne dizaine de minutes, laissant toute liberté à Hol et Bhaal d'échanger sur leurs expériences récentes et se contentant d'observer les oiseaux les bras croisés. Son air peu engageant chassa vite les novices qui vinrent le saluer comme ils passaient par là. Au bout d'un moment qui lui avait semblé être une éternité, il revint auprès de ses ouailles.


- Ça y est, vous vous êtes régalés ?, demanda-t-il d'un air goguenard, sans attendre de réponse à cette question. C'est très bien.

Corhk'Haim eut du mal à réfréner un rictus amusé sur son petit visage disgracieux. Il tendit la plume d'oiseau-lanterne à Hol et Bhaal, puis la laissa tomber à leurs pieds.


- Ceci est une plume d'Oiseau lanterne, comme Bhaal le sait déjà. Les Ewoks les utilisent pour fabriquer des onguents de soin...


Le Noghri s'interrompit, fixant les deux compères dans les yeux en sautillant légèrement d'un pied à l'autre. Visiblement, il trépignait d'une excitation malsaine.


- ...et pour confectionner des potions anti-poison. Très utiles dans la jungle où l'on est jamais à l'abri de se nourrir d'un champignon vénéneux... Le padawan fit un pas de côté en se frappant les côtes, tellement fier de sa nouvelle trouvaille qu'il luttait pour ne pas éclater de rire. ...ou d'engloutir des biscuits hallucinogènes !

Le petit Noghri se propulsa d'un bond fulgurant dans les airs, atterrissant sans mal sur une branche en hauteur. Il toisait maintenant deux jeunes gens qui, de son point de vue, n'en menaient pas large : les effets de la substance inodore et incolore que le padawan avait mêlée à la nourriture allaient bientôt se faire ressentir. Il n'était pas encore trop tard pour Hol et Bhaal pour s'en sortir grâce aux propriétés de la plume rose, mais les deux compagnons allaient devoir agir de concert, dans une grande coordination. Sans quoi, selon toute vraisemblance, la folie les guettait pour les quelques prochaines heures.






HRP : Vous voilà réunis, pour le meilleur et pour le pire. Si vous avez des questions, c'est comme d'habitude par MP ! J'espère que vous serez ingénieux et que vous coopérerez intelligemment pour cette deuxième épreuve, que j'ai voulue beaucoup plus fourbe que la précédente. Que la Force soit avec vous !

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Bhaal
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MessagePosté le: 28/02/2018 22:19:28    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

« C'est pas trop tôt, j'ai failli attendre ! »
~Sérieusement ? Après tout ça, une réplique...aussi faible ? Tu me déçois mon petit Corhky, se moqua intérieurement Bhaal avant de remarquer que son tortionnaire n'était plus seul.~

Cette journée était bien partie pour être la plus étrange que le Cathar avait connu sur Endor jusqu'ici. La plus étrange depuis un certain moment à vrai dire. Déjà qu'il restait perplexe quant à la façon dont il avait commencé sa formation de la journée, soit entièrement du au hasard, soit le résultat d'un plan minutieux qui avait placé celle qui devait être sa comparse pour les épreuves tordues du Noghri dans la chambre juste à côté de la sienne. En parlant d'elle, elle n'était toujours pas revenue, le Jedi nommé Kilas devait l'avoir prise sous son aile. Encore une autre personne qu'il avait à peine eu le temps de rencontrer et qu'il ne reverrait probablement pas avant des mois. Bah, il avait pris l'habitude depuis ses premiers jours ici, et il n'avait à vrai dire nouer aucun liens réellement forts avec qui que ce soit jusqu'alors. En tout cas parmi les novices, qui d'après les dires de nombreux Chevaliers et Maîtres, devaient se souder les coudes et créer un véritable lien fraternel.
C'est pourquoi la venue d'une nouvelle personne, qu'il jugea être un novice, ne le surprit pas le moins du monde. A peine un compagnon de perdu qu'il en retrouvait déjà un nouveau. Quoique celui-ci devait plutôt valoir pour moins d'un puisqu'il était en fauteuil roulant. Peut-être qu'il s'agissait de la seconde épreuve de Corhk'Haim en réalité. Bhaal imaginait bien le Padawan lui demander de faire traverser le sanctuaire tout entier à l'éclopé qui l'accompagnait pour aller chercher un gâteau que sa gentille maman Ewok d'adoption lui avait préparé. En tout cas, son apparence et l'aura qu'il dégageait dénotait clairement avec tout ce que le Cathar avait pu voir jusqu'ici au sein de l'Ordre. Comme lui, cet inconnu était aux antipodes de ce qu'on s'attendait à trouver chez les Jedi. Et ces yeux...les seules fois où il avait vu des yeux aussi dilatés, c'était lorsqu'il traînait dans les coins les plus sombres des planètes les plus reculées. La dope habituelle causait rarement de tels effets, il fallait chercher dans les trucs légèrement plus forts que ce qu'on vous vend dans les cantinas malfamées, s'engouffrer dans un monde pas bien beau mais pourtant si peuplé. Et il ne pouvait pas s'agir d'un produit Ewok, sinon il l'aurait déjà goûté. Ou au moins en aurait-il entendu parler.


« Bon, écoutez-moi bien. Vous allez manger ça et prendre des forces, parce qu'on a du pain sur la planche. »

Et Corhk'Haim balança nonchalamment deux sachets de biscuits à ses deux élèves, sans se soucier de les présenter l'un à l'autre ou de leur expliquer pourquoi ils avaient "du pain sur la planche". Après tout il avait bien laissé une heure entière à Bhaal, alors que la journée était déjà bien avancée, pour réaliser une épreuve qui, au final, était des plus loufoques et bizarres. Si quelqu'un était à blâmer pour le manque de temps, c'était le Padawan. Le novice n'avait fait que suivre les règles, comme on lui avait ordon...demandé de faire depuis ses premiers pas sur la lune forestière. Et il aurait volontiers voulut placer une petite pique à l'attention du Noghri, mais celui-ci ne demande pas son reste et partir plus loin sur la passerelle.

« Ah, donc maintenant on a le droit à un petit moment détente. Le coup de "je te tords la tête pour te montrer qui c'est le patron" c'était pour impressionner la fille ou c'est un traitement de faveur pour l'handicapé ? »

Sans s'enquérir de l'effet que ses mots avaient pu avoir sur ledit handicapé - après tout, tel était le cas, il était bel et bien handicapé, à moins que le fauteuil roulant soit là pour jouer un rôle de plus dans cette étrange journée -, Bhaal s'adossa à la rambarde de la passerelle et se positionna confortablement. Il défit nonchalamment le paquet qui contenait les biscuits et les regarde un instant avant d'en goûter un premier.

« Bon, le "Guetteur" a pas pris la peine de nous présenter, entama le Cathar en exagérant sur le surnom de Corhk'Haim, donc on va le faire nous-mêmes, hein. Moi c'est Bhaal. Ouais, je suis costaud. Ouais, je suis impressionnant. Et non, je vais pas te bouffer si tu me regardes de travers. Je suis un Cathar, pas un mangeur d'Hommes. »
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Mr Helios
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MessagePosté le: 03/03/2018 15:44:25    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Il attendait, calmement, assit sur son véhicule. Le maître Jedi semblait méditer. Il avait écouté les réponses et les questions du jeune homme. Hol se demandait ce qui allait lui arriver. Il était entre ses murs pour une bonne raison. Il était là pour un interrogatoire. Curieux d’écouté ce qu’allait dire le vieil homme, comme quel conseille, quel avertissement ou quel sermon. Il s’attendait surtout à se faire renvoyer à l’infirmerie, car, qui voudrait s’occuper d’un élément perturbateur comme lui. Il avait fait parler de lui en mal dès son arrivé. Que ce soit par son crache orbitale sur le sanctuaire, par ses actions, par sa manie à être désopilant avec les nouveaux visages ou et surtout ses querelles incessantes avec les Ewoks. Alors pourquoi un ordre comme les Jedi s’imposerait sa présence.
Il aurait tans voulus que tout se passe différemment. Déjà un atterrissage simple, puis une intégration rapide avec de nouveaux amis et finalement être regardé normalement par les autres, malgré ses yeux hors normes pour un humain. Hélasse rien ne c’était passé comme il l’aurait voulu. Après un atterrissage catastrophique il s’évanouit dans la rivière et parti direction le village Ewok Toutipik. Là où il fut accueilli comme une bête de foire, avant de devenir sûrprenamment l’apprentie du chamane. Mais comme sa Force a un équilibre particulier, il paya le prix fort lors de son arrivée au sanctuaire. Une rétribution dont la tribu Naa’fruu, rivale des Toutipik, c’était portée garante avec ardeur.

Mais tout pourrait bien changer. Attendant que le maître lui explique comment allait se dérouler les prochains jours, comment il devrait attendre que le conseil prenne une décision entre le renvoyer, s’il avait de la chance, ou l’accepter miraculeusement parmi eux. La suit fut différente de ses attentes. Le Jedi, marqué par les années d’existence se leva avec difficulté de son tabouret. Puis adopta naturellement une posture digne de son rang. Pour une raison qui surprit celui qui serait désormais un novice, la porte s’ouvrit d’elle-même, comme par magie. Il réalisa soudainement qu’il n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait faire la Force, si elle en était bien responsable.

L’invitant à le suivre, le maître ouvrit la marche semblant certain d’être suivi. Sûrement pour le ramener à l’infirmerie, ils partirent sans un mot. Ils marchèrent un moment en silence dans les halles du temple. Rompant le chant muet du lieu, le doyen commença un monologue expliquant ce qu’est la Force et ce que faisaient les Jedi. Écoutant attentivement, Hol réfléchissait à nombres des enseignements que possédait les récites et avertissement du sage. Il avait compris que la Force est extrêmement difficile à manipuler. En fait elle semblait même avoir une conscience. Commençant à distinguer ce qu’elle pouvait être, il se dit que ce pouvoir impliquait de grande responsabilité et que de ce fait elle servait les autres. Donc la maîtrise de cette puissance ne s’acquérait que selon ses propres désires. Donc était-il utile de la maîtriser ? Pour Hol ça n’avait pas beaucoup d’importance. Il voulait découvrir, apprendre, perfectionner, mais surtout transmette. Car il était en accord totale avec le Jedi sur un point. La Force quoi qu’elle soit, n’a pour seule but l’équilibre. Il savait que la puissance démesurée apportait la solitude… et à quoi bon être le meilleur si c’est pour que personne n’en profite ? Il avait besoin de partager, de parler, de s’amuser et de se chamailler pour exister. Malheureusement, ces derniers mois l’avaient grandement privé de ses petits bonheurs. Ce qui avait eut pour effet de le rendre constamment de mauvais… humeur.

Ils avaient marché un moment avant d’arriver devant un petit homme reptilien. Ce lézard n’était pas grand, mais du point de vue de l’estropié c’était différent. Il le regardait en contre-plongée, lui donnant un air plus menassent avec ses crocs acérés et son regard condescendant. Il ne savait pas pourquoi, mais Hol avait l’impression de l’avoir déjà vu… et une aura défensive s’éleva inexplicablement du jeune homme, comme pour se protéger du danger. Non par peur, mais par réflexe. Ce qui dû effleurait les sens du lézard. À peine ses réflexions faites que le maître les présenta l’un à l’autre. Comprenant ce qui se passait, celui qui voulait devenir novice, ne put s’empêcher de laisser un soupire s’échapper. Mais ça ne changerait rien, il décida donc de la jouer intelligemment. Comme il l’avait voulu, une personne allait s’occuper de son entraînement. Il devra donc lui accorder le respect qui lui était dû. Bien que ses pupilles lui donnent un air de fou surexcité, son manque d’énergie arrivait le faire passer pour un jeune homme blasé. Se fit dans cette ambiance qu’il continua de se présenter :


- Bonjour. Pour faire simple, je sais que je ne sais rien… Bref, vous avez beaucoup de choses à m’apprendre sur la Force et je ferais donc de mon mieux pour les retenir. En tout cas, sachez que je suis reconnaissant.

Suite à cela le reptile commença à expliquer le concept des Jedi. Un long moment durant laquelle le Padawan récitait ce qu’il avait appris durant toute sa vie. Attentif aux enseignements de Corhk'Haim, Hol posait parfois des questions, preuve qu’il se donnait de la peine pour comprendre les us et coutumes de cette caste. Peu avant la fin, un nouveau venu vint interrompre l’exposé. C’était un félin de grande taille, d’une couleur similaire à ses propres cheveux. Le gros chat tenait une plume rose dans ses mains, qui étaient bizarrement liées par une corde. Soudainement le Padawane sauta avec une vélocité inattendue sur ce qui semblait être un novice et arracha d’un coup de griffe la plume et la corde. Impressionné par cette démonstration, Hol fut sortie de sa stupeur par un son strident.

- Hiiiiiiii !! Trop chou, c’est quoi ! Je peux toucher ?

Makélärt c’était apparemment réveillé et elle avait une attitude étonnante venant d’elle. Elle était de bonne humeur pour changer. En s’approchant davantage elle vit le Noghri et dit froidement un air dégoutté :

- Heuuu berck ! C’est quoi ce mono-sourcil sur cette tête d’écaille !

Relativisant, Hol fit soulager qu’il soit le seul à pouvoir l’entendre et la voir, surtout vue comme elle tourne autour du félin. Se rapprochant pour les rejoindre, le plus flippant des deux prédateurs lui envoya un en-cas. Continuant leur discussion il entendit le chat parler de son handicap, mais plus étonnant, du fait de se faire tordre la tête en compagnie d’une fille. La cène qu’il avait vue depuis le bureau paraissait tout de suite plus crédible. Amuser par la pique, l’humain ironisa:

- Je pense plutôt que tordre le coup d’un handicaper sans défense est, en plus d’être peu glorieux, complètement inutile pour lui.

Ça avait interpellé le plus poilu du groupe. Qui peu soucieux de la réponse du vagabond croqua dans la barre avant de se présenter. Il voulait montrer qu’il n’était pas là pour perdre son temps. Parlant de sa force et du fait qu’il était impressionnant. Qu’il ne le croquerait pas s’il parlait et qu’il n’était pas un mangeur d’hommes malgré ses apparences. La petite satyresse, assise sur le rebord de la barrière, exprima parfaitement les pensées du jeune homme.

- Il est plus mimi que l’autre tête d’écaille… Je me sentirais plus en sécurité à côté de lui que du mono-sourcil…

Regardant la petite créature, un rictus distrait se dessina sur son visage de fou. Pour ne rien arranger il dit :

- Je suis d’accord avec toi. Puis il se retourna en plongeant ses yeux sur dilatés dans ceux du Cathar et continua un ton monotone. Oui… Oui tu as l’air vraiment balèze, mais… j’ai déjà vu mieux ! Donc ne te fait pas de souci pour moi. Je suis peut-être en chaise roulante mais j’en ai vu des verte et des pas mures... Et tout en tapant ses jambes un sourire amusé. En plus de vrai mangeur d’hommes. Et entre nous, le plus flippant ici c’est ce Padawan. T’as vu sa tête… et ce mono-sourcil… et ses dents… bon il est probablement sympa, après tout je ne le connais pas. Se redressant sur son dossier il enchaîna. Au fait, moi c’est Hol, enchanté !

Son regard était sûr de lui, il était complètement vulnérable, mais était-ce réellement différent de ses habitudes ? Un petit creux lui rappela ce qu’il avait entre les mains et l’ingurgita rapidement.
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H.O.L:
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Bhaal
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MessagePosté le: 17/03/2018 15:41:59    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

« Je suis d’accord avec toi. »
~D'accord avec moi ? D'accord avec ce que j'ai dit sur Corhk' ou sur moi ? ~
« Oui…oui tu as l’air vraiment balèze, mais…j’ai déjà vu mieux ! Donc ne te fait pas de soucis pour moi. Je suis peut-être en chaise roulante mais j’en ai vu des verte et des pas mûres...En plus de vrais mangeurs d’Hommes. Et entre nous, le plus flippant ici c’est ce Padawan. T’as vu sa tête…et ce mono-sourcil…et ses dents…bon il est probablement sympa, après tout je ne le connais pas. Au fait, moi c’est Hol, enchanté ! »
~Comment ça "déjà vu mieux" ? C'est pas le genre de truc qu'on dit à un mec qui peut littéralement te faire valdinguer du haut d'une passerelle à mi-hauteur d'un arbre gigantesque...Bah, je savais qu'il était pas ordinaire ce type. Tant mieux, tu me diras, ça colle au reste de cette journée pour le moment, et c'est toujours plus sympa que des mecs qui parlent pas. ~

Bhaal ne releva d'ailleurs pas le fait que Hol perçoive le Noghri comme étant "le plus flippant". D'une part, c'était plus ou moins vrai. Corhk'Haim était intimidant, de part son ethnie et son apparence, mais aussi dans sa façon d'agir et de parler. Mais cela faisait partie du personnage, on ne le surnommerait pas le Guetter autrement. D'un autre côté, Bhaal ne cherchait pas à faire peur. A vrai dire, la seule fois où on lui avait dit qu'il était intimidant ou effrayant avait été lors de son arrivée, lorsqu'il attendait qu'un membre de l'Ordre vienne le chercher pour sa première épreuve. Mais lui se voyait plus comme un "mec cool", un mec cool qui sait se battre et qui aime l'adrénaline du combat.

L'handicapé se présenta sous le nom de Hol. A l'écouter parler, la première impression que le Cathar s'en était fait collait plutôt bien. Comme lui, il contrastait vraiment avec l'image de l'Ordre. De son apparence comme de la manière dont il parlait transpirait une certaine nonchalance qui était tout de même assez rare parmi les Jedi et leurs apprentis. Même parmi les novices que Bhaal connaissait, ou avait connu, peu d'entre eux tranchaient autant avec le reste.


« C'est la première fois que je te vois, et la première fois que je vois un novice - ou même un Jedi - handicapé. T'as un truc spécial qui fait que le Conseil t'accorde un statut particulier ou c'est juste pour te reposer ? Non parce que là, avec ton fauteuil roulant, tu tiendras pas une journée avec un mec comme Nass. Et Corhk' est bien parti pour avoir le même genre d'épreuve en tête, je reviens tout juste d'une escalade d'arbres avec les mains liées pour aller chercher la plume que t'as vu tout à l'heure. »

Désolé pour la courte réponse, mais histoire de pas te faire poireauter trop longtemps j'ai préféré sortir quelque chose rapidement. Je tenterai de faire mieux par la suite, quand les choses se seront tassées de mon côté.

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MessagePosté le: 23/07/2018 12:49:15    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles

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