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Endor sur tes deux oreilles

 
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Jil Charce
Ordre Jedi

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MessagePosté le: 19/11/2017 19:23:48    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

    (Précédemment...)

Endor était radicalement différente de Varonat. Jil n'aurait jamais songé que deux planètes encore presque totalement sauvages puissent être aussi dissemblables.

La jeune femme avait profité du survol de l'astre pour observer le lieu de retraite des Jedi. Si la majeure partie de la surface était couverte d'immenses forêts, de longues chaînes montagneuses sinuaient ça et là, certaines couronnées de neige ou de nuages, et le satellite naturel était parsemé de plaines et de savanes. Si l'eau semblait rare, quelques lacs et petites mers étaient aussi visibles.

La navette avait été guidée par son pilote vers le cœur d'une large zone boisée. Kilas avait senti la présence de l'Ordre, et Jil avait fini par la percevoir elle-aussi, à force de concentration focalisée dans la direction que lui avait indiquée le Firrerreo. C'était une sensation étrange, semblable aux fourmillements que l'on ressent parfois dans un membre engourdi, mais à l'extérieur de son corps.

Qui aurait cru que les Jedi soient des créatures arboricoles ? Et c'était pourtant le cas : le petit vaisseau vint se poser sur une petite plateforme parmi une myriade d'autres, louvoyant entre passerelles et cordages qui tissaient un réseau arachnéen et d'apparence anarchique entre une demi-douzaine d'énormes arbres, de véritables colosses épineux aux branches clairsemées qui laissaient passer la lumière. Jil avait découvert un impressionnant réseau de constructions de bois, de huttes, de halles, d'édifices aux aspects étranges, haut-perchés et bien loin du sol, où s'affairaient des dizaines de petites silhouettes.

Certaines s'étaient d'ailleurs révélées plus petites que d'autres. Au milieu des humanoïdes qui représentaient la majorité des habitants du lieu se trouvaient quelques Ewoks ‒ race dont Jil avait appris le nom par la suite. Des autochtones de la lune, bipèdes primitifs recouverts d'une épaisse fourrure, qui semblaient vivre et cohabiter en harmonie avec l'Ordre. Ces indigènes étaient particulièrement curieux, et peu craintifs : lorsque le Firrerreo et la Lorrdienne étaient sortis de la navette, ils avaient été les premiers à se presser contre eux, pour les examiner, les toucher, échangeant entre deux des couinements et borborygmes qui semblaient constituer leur langage. La jeune femme remarqua très vite que les petites créatures communiquaient aussi beaucoup par gestes, qui pouvaient passer pour des mimiques grossières ou des gesticulations maladroites au premier regard, mais qui semblaient exprimer des nuances, des humeurs et des sentiments que la simplicité de leur langue pouvait ne pas refléter. Les membres de l'Ordre Jedi, dont Jil avait supposé l'identité à leurs bures plus ou moins uniformes, étaient restés plus en retrait. Ils avaient été plus circonspects que leurs petits camarades à fourrure, discutant entre eux à voix basse, coulant des regards inquisiteurs vers les deux arrivants, jusqu'à ce que l'un d'eux, un chevalier, fende leur rangs pour s'approcher des nouveaux venus.

Bienvenue à vous. Nous vous avons sentis arriver. Avant toute chose, veuillez m'excuser pour cette question cavalière, mais qui êtes-vous ? avait demandé l'homme.
Je me nomme Vidar Kilas, et voici Jil Charce, avait doucement répondu le Firrerreo. Pour ma part, je suis une brebis égarée depuis plusieurs années. Elle est venue me chercher dans ma retraite, avait-il ajouté en se tournant vers la Lorrdienne.
Je souhaite rejoindre les rangs de l'Ordre. Cet ancien chevalier m'a guidée ici, sur ma demande. Elle sourit. Vous n'êtes pas faciles à trouver, si je puis me permettre.

Elle s'était attendue à ne pas être très assurée, pour son premier contact avec un Ordre millénaire à l'aura puissante et mystérieuse, mais elle s'était trouvée en paix et sans crainte. Elle avant senti, confusément, qu'il n'y avait rien ici, dans ce Sanctuaire, dont elle ait besoin de se garder.

Je vois. Voilà qui explique la familiarité qu'ont ressentie certains à votre égard, avait répondu le chevalier au Firrerreo. Vous n'êtes pas le premier ancien chevalier à sortir des bois depuis les événements de Coruscant, et vous ne serez assurément pas le dernier. Certains souhaitent parfois conserver leurs distances vis-à-vis de l'Ordre, et si c'est votre cas, nul ne vous en tiendra rigueur. Cependant, je pense que le Conseil aimerait vous entendre, et quoi qu'il en soit, nous vous offrirons l'hospitalité, si long que soit votre séjour. Quant à vous, avait-il ajouté à l'adresse de Jil, c'est bien entendu avec une grande joie que nous vous accueillerons si vous êtes jugée apte à rejoindre l'Ordre. Vous comprendrez que la décision ne puisse s'effectuer dans la minute, et votre arrivée n'étant pas prévue, je crains qu'il ne vous faille attendre demain avant de rencontrer les membres qui seront à même d'évaluer votre potentiel. Je vais vous montrer où trouver le réfectoire, et vous attribuer un logement, en attendant la suite.

Il avait mené les deux compagnons au travers des passerelles. Jil avait prêté attention à la sensation qu'offrait le fait de marcher sur de si fines planches, qui oscillaient avec grâce au dessus du vide au rythme de leurs pas. Elle prenait le temps de l’apprécier presque avec gourmandise, comme toute expérience nouvelle et inattendue. Elle avait découvert le réfectoire de l'Ordre, une grande halle où tous les Jedi prenaient leurs repas. Elle était presque vide à cette heure du jour, exceptées les quelques personnes qui s'affairaient déjà à préparer le repas du soir. Le chevalier qui les guidait avait présenté les nouveaux arrivants au cuisinier, et indiqué qu'ils prendraient probablement leur petit déjeuner du lendemain dans le réfectoire. Supposant que Kilas et Jil souhaiteraient se reposer tranquillement après leur voyage, le cuistot leur avait fait préparer de petits plats chauds qu'ils pourraient consommer dans leurs quartiers.

Leur guide leur avait ensuite présenté à la jeune femme ses quartiers : une simple cabane réduite à l'essentiel, comme celles de tous les membres de l'Ordre, qui rappelait à Jil les habitations de Varonat. Une petite pièce destinée à abriter une personne des éléments et à offrir l'intimité nécessaire, uniquement meublée d'une paillasse de feuillages et d'un baquet de bois pour l'hygiène.

Voilà. Demain matin, vous pourrez aller déjeuner au réfectoire. Il n'y a qu'un service, indiqué par une cloche, ne le ratez pas. Revenez ensuite ici, et quelqu'un viendra vous chercher dans la matinée pour la suite. Passez une bonne nuit, lui avait-il dit en souriant, avant de s'éloigner avec Kilas pour lui désigner à son tour ses quartiers.

La jeune femme avait dévoré le plat qui lui avait été remis, simple, cuisiné avec d'étranges production locales : une soupe dans laquelle baignaient des baies et des racines qui s'était révélée étonnamment bonne. Elle s'était ensuite endormie en écoutant tout ce qu'elle parvenait à saisir, les grincements des cordages, les craquements du bois, les voix étouffées et les pas, un calme fourmillement de vie qui bruissait sans arrêt autour de sa hutte, qu'elle sentait osciller légèrement avec les séquoias auxquels la plate-forme était amarrée.

Le lendemain, elle s'était réveillée avant le lever du jour et avait entendu la cloche qui sonnait le repas, une volée de légers tintements qui résonnait parmi les frondaisons. Elle s'était installé dans un angle du réfectoire, seule, saluant poliment de la tête tous les visages souriants qui lui souhaitaient la bienvenue, profitant de l'occasion pour observer les membres de l'Ordre qui se pressaient pour prendre leur repas, jeunes et vieux, de toutes races et de toutes origines. Le petit-déjeuner avait été principalement composé de fruits sucrés et juteux aux formes singulières et de noix diverses, et elle l'avait terminé avec autant d'enthousiasme que son repas de la veille.

Jil était ensuite retournée dans son logement, où elle attendait maintenant qu'on vienne la chercher. Elle tentait d'associer et d'assembler la vision de l'Ordre qu'avait évoquée Kilas avec ce qu'elle avait présentement sous les yeux. Les Jedi formaient assurément un peuple disparate et curieux, et de leur réclusion sur cette lune était né ce Sanctuaire de paix et de tranquillité, loin, très loin du reste de la galaxie. Mais elle avait du mal à détacher de son ressenti les mots du Firrerreo. Ce petit îlot, ce havre, semblait être autant une cachette qu'un Sanctuaire, un endroit où oublier ce contre quoi luttaient les Jedi des légendes. Aussi séduite qu'elle pouvait l'être par ce qu'elle découvrait, elle ne pouvait s'empêcher de trouver les charmants habitants du lieu oisifs et insouciants. Aussi attendait-elle avec impatience de plonger plus avant dans ce nouvel univers qui s'ouvrait à elle, de le goûter, de le palper, de le prendre à bras le corps et de voir ce qu'il en était vraiment.

Qui vivrait, verrait.

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MessagePosté le: 19/11/2017 19:23:48    Sujet du message: Publicité

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Kath Aplazm
Ordre Jedi

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MessagePosté le: 16/12/2017 21:11:04    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant



Cachée au beau milieu de la bordure extérieure, rarement découverte si ce n'était pas des explorateurs téméraires et des pirates en cavale, la lune forestière d'Endor avait offert aux Jedi le meilleur repaire possible. A l'abri des feuillages, l'Ordre renaissait de ses cendres, lentement. Comme une bête blessée qui se terre, l'âme Jedi avait choisi sa tanière et s'y était recluse afin de panser ses profondes plaies. Il ne s'agissait pas uniquement de protéger les quelques rescapés de la Purge organisée par l'Empire avant sa chute, mais également de préserver des savoirs ancestraux que les sacs successifs avaient laissé trop lacunaires. D'apparence calme et empli d'une quiétude favorable à la méditation, le Sanctuaire était en vérité un lieu où la vie grouillait et où l'activité débordait : l'oeil attentif pouvait aisément capter là les pas empressés d'un archiviste dont les bras fragiles avaient du mal à soutenir des piles de documents antiques, ici le remue-ménage des professeurs qui accueillaient en leurs classes les plus novices d'entre les initiés.

Comme un panopticon vertueux, le Sanctuaire s'était doté d'un œil qui ne dormait jamais, scrutant les alentours avec minutie et intérêt, car dans cette jungle mystérieuse le plus grand danger était celui que l'on ne décelait pas. Ainsi, le Conseil, de sa Chambre Haute, observait. Ses yeux étaient partout : dans les bibliothèques à soutenir les pensées des étudiants, dans les cantines à deviner les affects des clones et des apprentis qui se sustentaient, auprès des Naa'fruus dans leurs danses macabres. Si les sages observaient avec tant d'attention, ils demeuraient faillible, pour le meilleur ou pour le pire. Ils n'avaient pas senti ces vaisseaux qui approchaient tous plus nombreux de leur Sanctuaire et devaient maintenant redoubler de prudence, de sorte que la cachette de l'Ordre reste insoupçonnée. Mais, quelquefois, la Force leur envoyait des bons présages. Le retour de Vidar Kilas était de ceux-ci. Cela faisait bien longtemps qu'on ne l'avait vu en ces lieux et sa sage présence était bienvenue. Le Conseil l'avait immédiatement convoqué.

Et comme une surprise ne vient jamais seule, le Firrerreo avait amené à ses côtés une aspirante. Lorsque le conseil l'avait appris, ses membres ne s'en étaient pourtant pas formalisés. Bien que, du temps de leur âge d'or maintenant révolu, les Jedi n'acceptaient que les plus jeunes sensitifs en les éloignant de leur famille, les temps avaient changé. De plus en plus de nouveaux aspirants arrivaient chaque semaine, guidés par des chevaliers errants que la Force avait inexorablement attirés vers le ventre de l'animal en convalescence. Et l'être malade qu'était l'Ordre s'en nourrissait, reprenant des forces. Il n'ignorait pas ses propres traditions et son histoire, bien sûr, mais le pragmatisme l'avait emporté au prix de débats longs de plusieurs jours et nuits.

Or, l'oeil du Conseil prenait tout de même soin de sonder chaque nouveau postulant avec une sévérité croissante. Les récentes recrues avaient donné du fil à retordre à leurs formateurs car trop indisciplinées, et avaient failli compromettre les bons rapports qu'entretenaient les Jedi avec leurs amis et voisins les Ewoks. Naturellement, Jil Charce n'allait pas échapper à cet examen scrupuleux, basé tant sur les impressions critiques de Kilas que sur son état d'esprit pour le moins nébuleux. Incontestablement, il existait en cette femme un lien plus ou moins sensible avec la Force. Cela n'avait jamais garanti à quiconque qu'il deviendrait un Jedi.



* * *



De tous les habitants du Sanctuaire, Corhk'Haim avait été désigné pour accueillir les recrues. Les dents pointues, la peau gris-bleue et les muscles imposants du Noghri calmaient immédiatement l'ardeur des plus fougueux et ce premier test de résistance à l'angoisse était primordial. Mais au-delà de l'aspect particulièrement repoussant du petit alien, Odan Rurr avait choisi son plus brillant élève pour sa perspicacité et ses précieux atouts de pisteur : comme tous les membres de sa race, Corhk' -comme on l'appelait couramment- avait l'ouïe fine, l'odorat aiguisé et la vue perçante. En ajoutant à cela son lien avec la Force, il s'était forgé une solide réputation de sentinelle, qu'il entretenait avec fierté en traumatisant plus d'un novice à son arrivée.

En effet, si les arrivées de jeunes gens que la Force avaient guidé en ces lieux se faisaient plus nombreuses, il s'agissait de garantir aux maîtres que chaque nouvelle recrue serait un atout pour l'Ordre dans sa reconstruction. Si l'on ne pouvait raisonnablement pas refuser qui que ce soit par peur de compromettre les quartiers des Jedi sur Endor, il fallait dès lors éduquer les aspirants à la dure de sorte que discipline et discrétion devienne pour eux des valeurs aussi importantes que leur propre misérable vie. C'était du moins là l'opinion du Guetteur, qui se plaisait à le rappeler tout haut à chaque petit bleu.

Pour l'heure, Corhk' avait donc une mission à remplir. On lui avait indiqué l'arrivée d'un vaisseau la veille dans l'après-midi. Si chacun avait bien rempli son rôle, ses occupants -identifiés comme un Jedi isolé que les affres de la Purge avaient écarté de l'Ordre et sa protégée- avaient déjà été entendus. Le Noghri n'avait donc qu'à se présenter dans le quartier des novices et offrir son accueil à la dénommée Jil Charce, comme il l'aurait fait pour n'importe quel autre nouveau venu. Cependant, il était loin de se douter que personne n'avait réellement signifié à la Llordienne qu'elle était admise dans les rangs des Jedi. Ce quiproquo avait été minutieusement préparé par Odan Rurr, qui, connaissant le tempérament plutôt électrique de son apprenti, désirait tester la jeune femme au regard du féroce cerbère. Posté sur une passerelle plus lointaine, le maître méditait.

Corhk' se présenta sur la petite place qui reliait les cases dédiés aux novices. Il frappa du pied sur la structure, provocant un bruit sourd suivi d'un léger craquement, et quelques oiseaux s'enfuirent dans le ciel. Le petit Noghri' se racla la gorge avant de rugir silencieusement. Il allait bientôt être midi et il n'avait pas tout le temps du monde devant lui. Ses sens affutés lui indiquèrent le lieu où l'on avait conduit la jeune femme à son arrivée. Il s'assit en tailleur à quelques mètres de l'entrée en prenant soin de faire le plus de bruit possible. Devait-il vraiment se donner de la peine pour cette nouvelle novice ? Pour ses premiers pas dans le Sanctuaire, elle devrait être alerte.

L'esprit du Noghri se projeta en un instant vers la forme que prenait Jil Charce dans la Force, la piquant avec sévérité mais de façon suffisamment subtile pour que cela ne dure qu'une seconde. Un malicieux courant d'air suivit, ouvrant la porte de la hutte avec fracas. La sentinelle put alors observer de ses propre yeux la personne à qui il allait avoir affaire. La jaugeant de la tête aux pieds, il lui adressa un sourire carnassier.


- Moi, c'est Corhk'Haim, le guetteur, Le Noghri la toisa en plissant les yeux et ses narines se dilatèrent. Nom ? Prénom ? Origine ? Je veux savoir ce que tu fais ici et fissa. Tant que tu y es, tu vas me dire tout ce que tu sais de cet endroit. Après, on avisera.

Le padawan d'Odan Rurr n'avait jamais mis de miel dans ses paroles pour aucun aspirant. Il n'y avait aucune raison qu'il agisse autrement aujourd'hui. En face de lui, Jil avait intérêt à faire preuve de sagacité et de prudence, car chacun de ses faits et gestes étaient scrutés, témoignage de toute la confiance que lui accordait Corhk'Haim... et ses instructeurs.





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Jil Charce
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MessagePosté le: 28/12/2017 14:21:14    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Qui vivrait, verrait.

L’attente était longue. Jil n’avait pas plus d’indications que la veille : quelqu’un viendrait à sa rencontre. Et l’attente était longue.

Elle s’occupa à découvrir, des heures durant, tout ce qu’elle pouvait saisir sans quitter son logement, et fut surprise de constater que cela représentait une masse d’informations conséquente - bien que pas forcément pertinente, songea-t-elle en observant une brindille que son ennui lui avait permis de repérer, à demi coincée entre deux lattes du plancher. Il était bien beau d’observer son environnement, mais elle sentait qu’elle avait surtout à se mettre sous la dent des détails futiles, et sa frustration s’en trouvait croissante.

Elle catalogua tout ce qu’elle put capter des alentours, selon que les bruits ou les mouvements étaient provoqués par le vent, le passage d’un animal dans les branches ou d’un novice sur la passerelle. Elle finit par reconnaître quelques cris d’oiseaux qui revenaient régulièrement, sans avoir d’image à leur associer, ainsi que les voix et rires étouffés qu’elle parvenait à saisir.

Son attention se porta vers l’intérieur du logement, sur les parois, le plafond et le sol dont elle commençait tout juste à entrevoir le potentiel. La Lorrdienne fit plusieurs fois le tour de sa cahute. Lentement. Elle joua avec son propre poids, allant jusqu’à sauter sur place pour éprouver la souplesse du bois, promena ses mains sur les murs, poussa pour observer la réaction du petit édifice. Son regard accroché par les détails du sol, des murs, des nœuds du bois, des échardes saillantes, des écailles d’écorce sèches, des petits débris végétaux qui parsemaient l’étroit habitat, une aiguille brune par ci, un bourgeon sec par là. Elle chercha les interstices qui avaient pu permettre aux minuscules intrus inertes de se faufiler, un espace sous sa porte, une planche disjointe, un jour dans le chaume. Elle se demanda si les petits débris étaient vraiment des intrus, ou si elle était l’intruse pour les petits débris.

Elle laissa vagabonder son esprit, joua avec les filets de lumière qui filtraient depuis l’extérieur, les changea en images mentales, transforma les rais parallèles en autant de sabres laser dressés en une rangée dorée de combattants chimériques, son imaginaire prenant le pas, figurant des adversaires fictifs, se demanda quels ils pouvaient être.
Elle se déchaussa pour fouler le champ de bataille, le bois dur et tiède, rêche et peu raffiné, auquel le passage des rabots avait tout juste arraché ses esquilles les plus agressives, et dessina en son for intérieur le conflit qui y faisait rage et les enjeux galactiques qui s’y jouaient. Nourrie par les récits de Kilas, Jil vit s’effacer l’abri, remplacé par les marches d’un vaste Temple au pied desquelles se tenait une ligne défensive face à l’assaut des Sith de l’Omega. Elle pouvait presque entendre les hurlements des officiers et le passage strident des chasseurs au dessus de sa tête.

Elle sentit un léger choc, quelque part dans les entrelacs du Sanctuaire, la tirant de ses rêveries, assez brutal pour faire jouer les cordes et les madriers qui émirent quelques craquements, et effrayant les oiseaux des alentours. Des pas lourds et remarquablement peu en accord avec l’atmosphère ambiante s’approchèrent de la cahute, suivis d’un nouvel impact, plus sourd, semblable à ce que produirait la chute d’un corps sur le bois. La Lorrdienne était immobile, aux aguets, fronçant les sourcils devant l’incongruité de ce qu’elle percevait. Une présence la fit brusquement sursauter, très semblable à la sensation de quelqu’un lui enfonçant un doigt dans les côtes pour la faire réagir, et s’évanouit aussitôt ; puis la porte s’ouvrit soudainement, emportée par une poussée intangible dont le vent, réduit à une légère brise, ne pouvait être coupable.

Moi, c’est Corhk’Haim, le guetteur, lui lança le saurien à l’air féroce assis devant l’entrée. Son air se fit encore un peu plus menaçant. Nom ? Prénom ? Origine ? Je veux savoir ce que tu fais ici et fissa. Tant que tu y es, tu vas me dire tout ce que tu sais de cet endroit. Après, on avisera.

Jil Charce. Elle détailla son interlocuteur, évalua son attitude. Origine lorrdienne. Bonjour à vous, Guetteur, ajouta-t-elle après un instant de réflexion.

Il était assis, en tailleur, à quelques mètres d’elle. Si le dénommé Corhk’Haim avait été réellement agressif, il serait probablement resté debout, prêt à frapper.

Je suis venue grâce à l’aura de l’Ordre. Je me doute que les Jedi ne correspondent pas à ce que les légendes et les histoires peuvent en dire, mais s’il y a un fond de vérité, je serais honorée d’en faire partie. La Lorrdienne se passa la main dans les cheveux d’un air perplexe. Quant à cet endroit, si vous parlez du Sanctuaire, je ne saurais quoi en dire. C’est un refuge depuis les guerres de Coruscant, et le cœur actuel de l’Ordre, je pense. D’une conception intéressante, et probablement empruntée aux autochtones. J’ai l’impression que l’organisation est plutôt sévère, mais juste. Du reste, je ne suis ici que depuis hier... Puis elle poursuivit, sur une impulsion. Que devrais-je savoir, selon vous ?

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Mr Helios
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MessagePosté le: 07/01/2018 17:22:41    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Parfois la vie nous met dans des situations nouvelles qui nous offre des perceptions que l’on ne soupçonnait pas. Pour Hol, c’était différent ! Il se sentait revenir peu à peu à lui et à mesure qu’il s’éveillait une sensation de plus en plus habituelle l’accompagnait. Son corps souffrait dû à la course marathonienne qui l’amena ici. Il avait poussé si loin ses limites qu’il ne pouvait bouger le moindre muscle.

La substance qu’il avait ingérait n’était pas la principale détractrice de ses douleurs. Elle ne faisait que stimuler son rythme cardiaque et engendre une production d’adrénaline excessive. S’il se trouvait dans un état aussi critique c’était qu’il en fit un mauvais usage. Car bien que son corps réagît positivement à la mixture, sa réaction face à l’euphorie et le sentiment de puissance était disproportionné et auto-destructive.

Toutes ces afflictions lui causaient de gros problèmes pour se mouvoir, mais aussi pour rester éveillé. Une telle fatigue reposait sur son corps, que son esprit était lui aussi en rémission. Il ne pouvait pas faire les taches les plus simples, ce pour quoi il était branché à diverses machines et tuyaux. En plus du matériel une infirmière devait s’assurer qu’il se rétablisse sans événement aggravent.

Tout ce que Hol pouvait sentir c’était l'humidité provoquée par la pluie battante à l’extérieur. Le manque d’isolation lui indiquait qu’il devait se reposer dans une cabane ou une hutte. La fraîcheur qui se déposait sur son visage, seule partie de son corps n’étant pas recouvert par un duvet de paillage, était si douillettes qu’il sombra dans les bras de morphée, la conscience bercée par la mélodie d'infinies gouttelettes.

Le jeune homme pouvait sentir les allez et venue de celle qui veillait sur lui. Il sentait aussi son corps récupérer de ses séquelles tout comme il pouvait percevoir les six petits êtres qui rentrèrent à la suit discrètement dans sa chambre. Les uns après les autres ils entourèrent le lit pour observer le jeune homme.

Soudainement tout se dessinait plus clairement dans son esprit. Petit et poilu, ce devait sûrement être des ewoks. Il n’avait pas bien vécu le premier souvenir qu’il noua avec cette espèce. Laissant ses inquiétudes de côté, il se disait qu’il ne risquait rien ici… ! Malheureusement pour lui il ne savait pas que la tribu à laquelle il appartenait était rivale avec celle de ses lieux. Tout ça à cause d’une ancienne histoire d’amour qui se termina dramatiquement.


En parlant de situation qui empire à une vitesse folle. Hol se retrouvait dans une impasse qu’il n’avait pas soupçonnée possible dans un sanctuaire. Les ewoks l’attrapèrent et le soulevèrent du lit dans lequel il sommeillait, le tout sans son consentement. C’était dans l’incompréhension et la paralysie la plus totale que le jeune homme se laissait transporter hors de son nid douillet.





Sans chercher à comprendre le jeune aventurier s’abandonnait dans ce chaos qui semblait le porter sous l’averse chantante, le tout à l’abri des regards protecteurs bien évidemment. Combien même il aurait voulu lutter, sa léthargie, l’aurait empêché d’exécuter le moindre mouvement.

Trainé en bas des structures suspendues, le malchanceux fixait le trou qu’avaient creusé les ewoks. Ne pouvant qu’observer, il se disait que ça devait arriver un jour ou l'autre au vu des obstacles que la vie dressait sur son chemin. Il fallait bien qu’un jour il ne puisse plus lutter suit aux enchaînements incessants qui le persécutaient. Ce se serait donc ainsi qu’à coure de tours et de force il ferait face à son destin une dernière fois. Les bourreaux le prirent, le soulevèrent et le jetèrent dans sa tombe les pieds en avant. Avant de toucher le fond de son ultime demeure, il se disait qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait et qu’il ne devait pas avoir de rancœur en vers sa vie. Et ce fut ainsi qu'…
Atterrissant au fond du puits, seule la tête du garçon était visible. Elle dépassait tel un gros champignon touffu. Dans cette position, il dut observer les boules de poils danser autour de lui tout en lui balançant des poignées de boue au visage. Fakélärt participait joyeusement à la fête tout en envoyant de temps en temps des piques ironiques sur la situation du jeune homme. Ce spectacle dura un moment avant que les soldats clone ne le retrouvaient sous les supplications de l’infirmière.

De retour à l’infirmerie, il fût brièvement lavé. Car les trois aides-soignants qui se démènes sans répit, ne sont pas suffisantes dans cette aile du sanctuaire. Durant les deux semaines qui suivirent, les Ewoks lui infligèrent divers tourments : comme une pendaison à une plateforme en bois par les pieds, la tête à l’envers il eut l’impression que son crâne allait exploser et le laisser reposer définitivement. Ensuite, ils l’attachèrent à une branche en haut d'un arbre à l’aide de cordes particulièrement urticantes. Astucieux, les ewoks n'avaient pas serrer complètement les liens, forçant le jeune homme à rester calme ou il tomberait dans le vide. Puis, jeté dans un marais de sangsues qui tentèrent de lui ôter la vie en même temps que son sang. Ramener d'urgence, un Jedi avait du aider à le stabiliser tellement il était vide. Ou plus discrètement, déposer des plantes urticantes dans son lit quand l’inspiration se fessait muette, contrairement au martyre. Il fut aussi utilisé comme luge pour descendre une pente boueuse et graveleuse. Pour finalement être jeté dans le fumier frais des animaux domestiques.




Dans son lit d’hôpital le martyre sentait ses forces de retour depuis peu, contrairement à sa bonne humeur. Hol était sur le point de craquer, il avait l’impression d’être de retour dans le labo du patriarche. Il arrivait enfin à parler et à s'asseoir, de plus il avait récemment récupéré l’usage de ses bras ce qui l’aidait énormément pour les taches les plus difficiles. Il pouvait se bouger de lui-même sur une chaise roulante et se déplacer dans l’infirmerie, mais bien qu’il le puisse ça ne l’intéressait pas le moins du monde. Sortir pouvait être synonyme de danger !

Durent cette période qu’il effacerait rapidement de sa mémoire, il avait identifié quelles peluches qu’il allait massacrer si elles revenaient lui faire des misères. Celui qui avait attiré son attention était le chef de la bande, il le considérait comme un lâche. Car bien qu’il n’ait jamais levé la main sur lui, il était l’esprit derrière les outils. Un sujet qui l’intrigua particulièrement était que Fakélärt se trouvait sur la tête de l’ewok dodu à chacune de ses apparitions, il la sentait même à travers les fins mûres. Il se demandait si elle y était pour quelque chose, car depuis le début elle siégeait sur la capuche du tyrand.





S’ensuivie une scène vue et revue. Sommeillant profondément pour récupérer son énergie vitale, il fut à nouveau bousculé dans ses rêves par ses petits persécuteurs. Comment pourrait-il leur pardonner ? Facile, il allait se mettre au boulot. Il commença par feinter la faiblisse, il les laissa l’emmener hors de la pièce. Sans se douter de ce qui allait leur tomber sur la tête, les ewoks furent groggy de stupeur lorsqu’ils virent l’un les leurs s’écraser contre la paroi. Hol venait de libérer sa main droite en attrapant un de ses détracteurs. Pour les personnes qui passèrent par là, l’incrédulité les gagna à leur tour lorsqu’ils virent un clodo coller mandale sur mandale à des ewoks en panique. Le show le plus pathétique était de voir ce vagabond ramper derrière une boule de poils trop épais pour se mouvoir à son aise d’elle-même.

Le martyre tenait enfin sa revanche sur la créature qui avait orchestré son supplice durant ses dernières semaines, Il lui rampait après farouchement… ! Cette course poursuit à laquelle un soldat clone était obligé d’assister sous une pluie battante, le força à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de partir avec l’expédition. Il regardait avec dépit un handicaper et un rondin de poil rouler jusqu’au bord en se rouant de coups et de griffure. Si près qu’il finir par tomber dans le vide, sentant le rapport pénible arriver s’il n’intervenait pas il s’élança à leur aide.

Il était à nouveau dans de sale draps ! Un de ses bras avait agrippé la barrière de sécurité, l’autre retenait le gras double d’une chute. Son regard croisa celui de l’ewok et il sut. Il sut que s’il lâchait cette damnée boule de poils elle finirait en contrebas, dans le tas de fumier à côté des établies pour animaux. En fait c’était pire que du fumier, c’était une cuve de purin.

Un sourire vint se graver sur le faciès du jeune homme qui avait une bonne idée pour se venger. Hol lisait en l’ewok et vice-versa. Les yeux du tyran dodu étaient en panique, il gesticulait sans raison risquant davantage de tomber, pour finir il le suppliait de ne pas le lâcher. Le jeune homme jubilait suite à l’expression du persécuteur qui allait être persécuté. Mais ça lui suffisait comme ça, il en avait assez fait baver à l’insecte qu’il retenait d’une chute mémorable.

Le petit hic c’était qu’il n’arrivait pas à se soulever, ni à soulever le pachyderme nain. S’il avait réussi avec les autres ewoks, il ne le devait qu'à sa colère et leurs ¨légèretés¨. Semblant réfléchir sur le fait de balancer l’ewok, il le regarda un air dépité et résolut. Comprenant qu’il allait passer un mauvais moment dans une mélasse des plus horribles, il gesticula et supplia davantage. L’ewok se débattait si désespérément qu’il finit par perdre la main qui le maintenait et du faire preuve d’une action rare chez lui. L’empoté réussit par miracle à attraper les jambes du clodo.

Perdant l’accroche qu’il avait jusque-là à cause d’un excité, il faillit se faire emporter dans le vide, mais par miracle un soldat clone avait bravé la pluie sans son casque pour leur venir en aide. Il attrapa les mains du vagabond et par sa grande force arriva à les soulever les deux. Il réussissait sans problème à les sortir de là. Sur le point d’y arriver, le guerrier devait changer de position pour une meilleure stabilité. Reculant le pied il marcha sur une mousse qui paraissait là et fit emporter par son poids et le leur, à la différence que sa tête percuta la barre horizontale de la barrière ce qui l’arrêta net. La suit était bien trop écurant pour pouvoir être décrite correctement. Les seules choses à savoir sont les trois heures que passa Hol sous la douche pour se débarrasser de l’odeur nauséeuse.





Un novice vient apporter à Hol une convocation orale du conseil, lui expliquant qu’ils l’avaient jugé assez en formes (après avoir massacré une bande d’ewok). Puis le novice reparti rapidement, mais avant le jeune homme lui demanda d’aller chercher l’infirmière. Le garçon ayant expliqué que les maîtres Jedi voulaient lui poser des questions, il commença à réfléchir à ses réponses. Ils lui demanderaient sûrement pourquoi il voulait devenir Jedi. C’était simple, il se connaissait trop bien. Il y avait une part d’ombre en lui, elle faisait partie de lui, elle était destinée à exister en lui aux mêmes titres que la lumière. Et il voulait avoir les outils pour choisir ses actions et non les subir par pulsion. Il allait devenir un Jedi où il devinerait un Sith, il fallait prendre une décision car quoi que l’on fasse le futur ne s’arrêtera pas ! Autant décider de son chemin selon lui.

Il leur expliquerait aussi son enfance, d’où il venait, ce qu’il avait vécu et son ressentiment envers ces personnes qu’il voudrait tuer. Il ne cacherait rien, à part une chose… sa rencontre avec Bloodthirsty dans l’arbre. Il dirait simplement avoir affronté la créature et avoir réussi à lui échapper. Il dirait aussi que depuis il se coltinait une créature invisible ET pénible pour toutes les personnes qu’il avait rencontrées jusqu’ici. Il raconterait son arrivé catastrophique et sa rencontre avec les Toutipik, les dvitos et demanderait volontiers justice pour les ewoks et leurs agressions.

Il avait conscience d’une chose. Les maîtres Jedi ne seraient pas des plus concilient, il lui couperait sûrement la parole pour des précisions. Il devait à tout prix avoir confiance en lui et ses paroles ou ils le rejetteraient sans autre mesure.

L’infirmière arriva finalement, calmement le vagabond lui demanda où se trouvait son ami avec qui il s’était écrasé. Elle semblait hésiter, apparemment déstabilisé par les pupilles du jeune homme et sa précédente querelle. Soupirant de voir que les personnes réagissaient toujours de la même façon, il reprit d’un ton plus sec. Bafouillant, elle lui dit rapidement où il se trouvait avant de disparaître. Suite à cela il monta son siégé roulant et alla voir son compagnon.

Il était face à son ami ne sachant que dire. Il était là, allongé, inconscient et inactif. Il semblait presque mort, plongé sans un sommeil dont il ne se réveillerait peut-être jamais. Tout ça pourquoi ? Car il avait voulu le retrouver mais n’y était pas arrivé. Si Händal ou Iceberg comme il le nommait ici était dans ce lit, la faute ne revenait qu'a sa personne. Il avait probablement causé ça en tombant dans la rivière !

Soupirant une énième fois il partit en direction du conseil. Il serait en retard après avoir visité son ami, mais il s’en moquent. Dans sa chaise roulante il était enfin propre, les cheveux nettoyés le satisfaisaient énormément. Il avait des griffures sur le visage et les bras. Il avançait jusqu’au prote que deux padawane gardaient, ils lui ouvrirent et il fit face au conseil.


Hors Rp. j'essaie de nouvelles choses, alors hésiter pas à me dire ce que vous en pensez ça m'aiderait, merci !
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Bhaal
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MessagePosté le: 07/01/2018 18:27:27    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

« On est cerné, capitaine. Qu'est-ce qu'on fait ?, demanda le Trandoshan au poste de pilotage en panique à la vue de ce qu'affichait le radar du vaisseau.
-Il faut fuir ! On ne peut pas les affronter, ils nous réduiront en charpie avant qu...
-Redirigez toute la puissance des réacteurs vers les boucliers. Concentrez vos tirs sur la canonnière, c'est leur principale puissance de feu. Une fois qu'on l'aura descendu, le reste sera une partie de plaisir. J'offre une prime à ceux qui me détruiront leur canon principal !, rugit littéralement le Cathar qui, pour appuyer ses propos, gonfla le torse et afficha une sérénité remarquable sur son visage.
-Oui capitaine !, répondirent comme un seul homme les membres de l'équipage, tantôt proches, tantôt par le biais de communicateurs. »

Le moral de ses troupes revigorées, le capitaine s'installa à nouveau sur son siège. De là, il avait une vision parfaite de la scène dantesque qui se déroulait devant ses yeux. Sous le feu d'une dizaine de vaisseaux, son croiseur était totalement cerné. Aucune route à proximité, impossible donc d'utiliser l'hyperespace pour s'échapper. Mais il n'en avait cure, la fuite n'était clairement pas une option. Il ne fuyait jamais un combat, même perdu d'avance. Et celui-ci, bien que désastreux à première vue, était loin d'être perdu. Il avait foi en chacun de ses hommes, en son vaisseau et en ses compétences martiales. D'aucuns auraient paniqué devant telle situation, beaucoup auraient choisis la reddition ou les capsules de sauvetage. Mais pas lui. Il se savait de très loin supérieur à ceux qui entouraient son vaisseau, et il ne faisait aucun doute qu'il sortirait grand vainqueur de cet affrontement.
Une fois la canonnière tombée, ils n'auraient plus qu'à neutraliser les autres vaisseaux, bien moins dangereux, et il ferait l'acquisition de plusieurs engins de combat qui viendraient rejoindre sa flotte que la CSI elle-même jalousait.
Ce nouvel ajout lui permettrait d'étendre son rayon d'action, il pourrait même prétendre à l'obtention d'un nouveau système. Voire plusieurs si des renforts faisaient leur apparition.

Il saisit la bouteille de tihaar trônant sur une petite table aux côtés de son siège, et s'en offrit une lampée. Dans le même temps, une Zeltron au visage angélique et aux formes ravageuses apparut, s'asseyant sur les genoux du Cathar suite à l'invitation de ce dernier.
Alors que son croiseur lançait un assaut dévastateur sur la canonnière ennemie, il caressait délicatement la douce peau de sa concubine, et l'embrass...


« Qu'est-ce que c'était que ce bruit ?
-De quel bruit parlez-vous capitaine ? Vous entendez les détonations en dehors du vaisseau ?
-Mais qu'est-ce que tu racontes comme c*nneries ?! On est dans l'espace, y a pas d'air, donc pas de bruit. »

Alors que ses deux pilotes s'emportaient sur un sujet qui ne demandait pas autant d'originalité dans les injures, le Cathar réfléchit un instant. Ce que son pilote en second venait de dire était vrai, mais il était pourtant sûr d'avoir entendu un bruit sourd, un genre de craquement ou de grésillement très prononcé, qui avait précédé à un autre, bien plus diffus et sans réelle importance compte-tenu de la force du premier. Durant quelque seconde il chercha à quoi pouvait bien correspondre ce bruit. Puis au fait qu'il était visiblement le seul à l'avoir entendu, même la Zeltron ne l'avait pa...Mais ? Où était-elle passée ? Trente secondes plus tôt, une magnifique créature aux cheveux resplendissants de milles couleurs était ancrée sur ses genoux et là, plus personne.

« Tout va bien capitaine ?, s'enquit une Twi'lek au corps en tout point semblable à la Zeltron de ses souvenirs.
-Euh...oui. Oui, tout va parfaitement bien ! Comment pourrait-il en être autrement alors que nous allons gagner une bataille à dix contre un ? Ahaha ! »

Et comme il essayait de se convaincre qu'il avait quelque peu abusé du tihaar et que son esprit lui jouait des tours, le capitaine invita la Twi'lek à se poser sur ses genoux. A nouveau. Tout ceci était des plus étranges. D'abord ce bruit que personne n'avait entendu, mais qui pourtant avait était si percutant qu'il avait fait sursauté le Cathar de surprise. Et maintenant, cette étrange impression de déjà-vu qui, à priori, n'en était pas réellement une.
La canonnière ennemie prenait de plein feu les salves du croiseur, ce n'était qu'une question de secondes avant qu'elle n'explose et emporte avec elle tout son équipage. Ils l'avaient bien cherché ! On ne provoquait un capitaine comme lui impunément. Même à bord d'un vaisseau de second rang, il pouvait vaincre des armadas entière, uniquement de par son sens de la stratégie et son charisme qui donnait tellement de vigueur à son équipage, que chacune de leurs actions frôlaient la perfection.
Le moment crucial de cet affrontement arriva. Une dernière salve toucha la canonnière, totalement impuissante, et une réaction en chaîne eut lieu. D'abord faibles et centralisées, une série d'explosion vint recouvrir une partie du vaisseau, puis commença à l'englober, pour finir par le recouvrir totalement. A terme, un nuage de flamme gigantesque apparut, signant le tournant du combat et la fin des ennemis du Cathar et de son équipage.
Heureux comme un Empereur, il savoura longuement la détonation tonitruante qui venait marquer sa victoire incontestée.


« Une...détonation ? Comment c'est poss... »

* * *

« P*tain ! Mais c'est pas vrai, on peut pas dormir tranquille ici ? L'un des préceptes Jedi c'est pas de faire régner la paix ?! »

Réveillé par un bruit provenant visiblement des passerelles en dehors de sa case, Bhaal s'assit sur son lit sommaire. Les genoux repliés, il posa sa tête contre le mur derrière lui et regarda, lassé, le plafond de sa "chambre". Il soupira. C'était la première réelle nuit qu'il avait depuis des semaines, une nuit qu'il avait attendu comme sa première fois à l'époque. Pour l'occasion, il avait même réussi à dégotter une bouteille de tihaar - qui traînait encore non loin de ses pieds, baignant dans ce qu'elle devait contenir - et s'était offert un petit plaisir comme il n'avait pas eu l'occasion de le faire depuis cette nuit tragique.
Et là, comme par le plus grand des hasards, quelqu'un venait troubler son absolue sérénité et son repos bien mérité. Ce devait être un tour de la Force, si tant est qu'elle soit capable de tels tours. Ou alors un des Ewoks avec qui il s'était querellé lorsqu'il servait d'appât pour leurs chasses. Il y en avait quelques-uns qui n'avaient visiblement toujours pas digéré son excursion nocturne dévastatrice dans leur village, et certains avaient su le lui rendre alors qu'il "remplissait sa peine".
Pressé de mettre les mains sur celui ou celle qui venait ainsi mettre fin à un repos tant attendu, il se leva d'un bond et ouvrit la porte de sa cabane avec férocité. Gonflant ses muscles comme il le faisait lorsqu'il voulait se montrer intimidant sans réellement se prendre au sérieux, il sortit d'un pas décidé.

Dehors, le soleil était déjà haut. Se réveiller alors que la journée était déjà avancée lui rappela ses premiers jours sur la lune. Il regarda aux alentours pour voir qui avait eu la mauvaise idée de précipiter la fin de son sommeil, et ses yeux se posèrent sur une figure plus ou moins familière. Une boule de muscle à peau grise, un air patibulaire involontairement ancré sur le visage, à peine plus haut qu'un Ewok. Corhk'Haim, le guetteur.
Un padawan plutôt réputé au sein du Sanctuaire pour accueillir chaque nouvel arrivant, ou du moins la grande majorité. Une sorte de test en soit, car l'apparence plutôt inquiétante du Noghri avait de quoi effrayé les plus faibles d'esprit. Et s'ils ne fuyaient pas à toute jambe ou mouillaient leurs sous-vêtements, un entretien rapide suffisait à les mettre en situation. Bhaal ne savait pas vraiment si le guetteur jouait un rôle ou non, mais il ressortait de lui une certaine sévérité de chez lui. Une autre personnalité au sein de l'Ordre, tout comme Nass. Deux personnes que le Cathar appréciait malgré tout ce qu'ils laissaient transparaître.
Ce devait donc être lui qui avait mis fin aux rêves de Bhaal. Inutile d'essayer de chercher réparation, d'une, il s'agissait d'un padawan, donc hiérarchiquement au-dessus de lui; et de deux, chercher des noises au guetteur était rarement une bonne idée. D'autant plus que, dans son cas, il était tout bonnement inutile de chercher des noises à qui que ce soit sur Endor. Pas même des contrebandiers, cela pourrait très facilement retomber sur lui, et sa formation en pâtirait une nouvelle fois.
Au jugé, le Noghri devait être en train de préparer sa première rencontre avec un nouvel arrivant. Lorsqu'il ne pouvait les accueillir peu après leur arrivée, il se plaisait à leur rendre une visite lorsqu'ils ne s'y attendaient pas - si tant est qu'un novice se soit déjà attendu à la venue de pareille créature pour les "accueillir". Et de ce qu'il avait vaguement perçu, l'esprit encore embrumé par son réveil soudain et les quelques restants de tihaar dans son sang, la conversation était déjà engagée.

Il s'appuya donc contre le mur de la cabane voisine où créchait la victime de Corhk', l'épaule collée contre le bois, et croisa les bras. Jetant un regard amusée sur le Noghri, il s'incrusta dans l'échange :
« Dis donc Corhk', y a plus d'heures pour faire peur aux nouveaux à c'que j'vois. »

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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 12/01/2018 15:11:21    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

L'air de la matinée était frais, mais plus doux qu'à l'accoutumée, de sorte que la timide faune qui partageait les arbres du Sanctuaire avec les Jedi était de sortie. Quelques insectes virevoltaient, des oiseaux piaillaient et l'un ou l'autre Gaupa, sorti de son enclos, hennissait vers le ciel nuageux. Si les animaux pouvaient profiter des rares moments d'accalmies au cours de cette saison particulièrement pluvieuse, les créatures douées de conscience qu'étaient les Jedi et leurs voisins savaient quant à eux se montrer discret.
Et pour cause : il existait des tempêtes plus terribles que celles que le ciel envoyait sur la lune forestière. Tous les novices connaissaient le tempérament de Corhk'Haim et avaient le bon sens d'éviter de chercher de noise à ce padawan tumultueux. Il se murmurait çà et là qu'il avait déjà les capacités pour réussir les épreuves et devenir chevalier, mais d'aucuns pensaient que son tempérament avait amené ses maîtres à sans cesse repousser l'échéance de son examen.
Pourtant, le Noghri remplissait son rôle d'examinateur avec brio, si bien que d'autres esprits suggéraient qu'il restait padawan pour les besoins de l'Ordre qui, dépeuplé depuis la Purge, craignait de voir à nouveau ses chevaliers se disperser aux quatre coins d'une galaxie hostile et ne jamais revenir.

Quoiqu'il en soit, la réputation de férocité de Corhk' se vérifiait chaque semaine, quelle qu'en fût la raison. En fallait-il vraiment une ? Les remarques de Bhaal, lancées tout haut avec désinvolture, étaient en tout cas un casus belli à la hauteur de la petite taille du Noghri. Détournant son attention de Jil Charce, qui venait de lui répondre --avec une certaine déférence et une courtoise qui l'amusait toujours chez les novices, si impressionnables--, il fixa le Cathar dans les yeux et s'adressa à lui d'un ton sec, mais ferme.


- Et toi, tu es... Bhaal. Oui. J'ai entendu parler de toi et de tes exploits. Tu tombes bien.

Corhk'Haim n'avait qu'une seule envie : bannir à jamais la familiarité de la bouche du novice cathar quand il s'adressait à un instructeur, qui plus est devant une recrue toute fraîche. Du peu qu'il en voyait, l'attitude de Bhaal lui semblait conforme à ce qu'on lui avait dit : un novice indiscipliné, de bon fond mais particulièrement agaçant pour qui essayait de maintenir un poil d'ordre et d'autorité. Et si Corhk'Haim connaissait son nom, c'était précisément parce qu'on lui avait soufflé en haut-lieu de s'occuper du cas de ce novice qui avait passé les dernières semaines à faire pénitence pour le fourbi causé à l'intérieur du Sanctuaire. Sa présence ici était de bonne augure ; Corhk' pourrait ainsi faire d'une pierre deux coups et s'éviter une nouvelle perte de temps.

- Suivez-moi, dit-il d'un ton impérieux en ignorant sciemment la question de Jil. Elle aurait bientôt sa réponse. Il se retourna et partit d'un pas rapide, traversant les passerelles en faisant fuir les petits volatiles sur son passage. Arrivé près du parapet d'une terrasse plus lointaine, les novices derrière lui, il stoppa son avancée et se retourna, ordonnant aux deux novices de venir le rejoindre. De cette position, on pouvait apercevoir une bonne partie de la forêt, qui s'étendait à perte de vue. Mais, si l'on regardait ses propres pieds, on ne voyait qu'un vide immense et les plus fragiles ne pouvaient s'empêcher d'être pris d’irrépressibles sensations des vertige. Ce lieu du Sanctuaire était connu de tous : on s'y retrouvait pour méditer, le plus souvent, ou pour y avoir des conversations soutenues à l'abri des regards.

Corhk'Haim s'assit au sol et invita d'un geste du doigt les deux jeunes gens à faire de même. Une fois installés, il les observa soigneusement. S'il avait déjà eu l'occasion d'apprécier la balourdise du Cathar, le Noghri s'intéressa surtout à sa camarade lorrdienne. Son flair lui disait de se méfier des Lorrdiens. Toujours dans les mauvais coups, pour ce qu'il en savait. Il ne lui accordait aucune confiance et ne perdait pas la forme évasive de son esprit dans la Force.


- Jil Charce. Les novices, du premier au dernier, passent tous par mes épreuves avant d'aller plus loin, ici. Pète de travers, et tu pourras faire tes valises fissa. Ici, il n'est pas question de légendes, d'histoires merveilleuses. C'est une jungle dans laquelle chacun doit être prêt à survivre et à gagner son pain. Coruscant, le train de vie de sénateurs... c'est fini ! Pour le meilleur, si vous voulez mon avis.

L'oeil droit du Noghri se déplaça subtilement vers Bhaal, donnant à l'air grave de Corhk' un aspect involontairement grotesque.


- Mais le Sanctuaire est un lieu de PAIX ! Il claqua sa mâchoire inférieure contre ses dents en élevant la voix s'éleva et fit à nouveau fuir quelques oiseaux. Tant que vous y résidez, vous vous pliez à ses règles. Et en toutes circonstances, au code de conduite des Jedi.

Corhk'Haim se leva d'un bond sur ses pieds, attrapant des ses bras agiles la tête du Cathar et la plongeant vers le parapet, lui mettant ainsi les yeux face au vide. Quoi que puissant, Bhaal se devait de considérer la poigne du padawan, plus fort que ce que sa petite taille laissait deviner.

- Abandonnez vos compagnons, manquez de respect à nos voisins Ewoks ou détruisez nos symboles...et vous verrez. Il y a des choses bien pires qu'un renvoi de l'Ordre.


Le Noghri lâcha le visage de Bhaal et retourna s'asseoir à sa place d'origine. Il espérait que les deux novices avaient bien compris ses paroles, qu'ils devaient prendre plus comme une mise en garde que comme une réelle menace. Sous ses dehors furibonds, le padawan n'oubliait pas ses devoirs d'enseignements envers ses frères plus inexpérimentés. Du reste, il n'avait pas menti : la vie sur Endor était difficile et mieux valait mettre les nouveaux arrivants dans le bain. Quant à ceux qui refusaient de comprendre, il fallait le leur inculquer, de gré ou de force.

Ayant prononcé ces mots, Corhk'Haim allait enfin procéder au début des épreuves. Mais le visage de son maître, probablement attentif à son attitude, perché sur une autre plate-forme, le rappela à ses obligations pédagogiques. Soufflant d'un air exaspéré, il se pencha en direction de Jil et Bhaal, les mains sur les hanches.


- Des questions ?



* * *


De l'autre côté du Sanctuaire, le duo de padawans composé de Partoutatix et Parbélénos ouvrait la marche devant Hol, le jeune homme que l'on avait amené jusqu'à l'infirmerie quelques temps plus tôt. S'il paraissait en meilleure forme que son camarade Iceberg, toujours dans le coma, il devait toutefois se mouvoir en chaise roulante, ce qui rendait ses déplacements difficiles dans un Sanctuaire certainement pas équipé des dernières technologies galactiques. Blessé, on l'avait longuement soigné, après quoi les jeunes gens qui s'étaient occupé de lui avaient eu ordre de le conduire auprès d'un maître, car le Conseil souhaitait découvrir l'identité de cet homme étrange et de son compagnon.

En effet, depuis maintenant plusieurs rotations, des vaisseaux s'écrasaient de plus en plus sur la surface d'Endor. Depuis le crash qui avait amené Alya Tamriel au Sanctuaire, il pleuvait presque autant de chasseurs et de cargos que d'eau, ce qui était particulièrement étrange sur une lune aussi inhospitalière et reculée. Les conditions atmosphériques n'aidaient bien sûr pas, mais le trafic s'était tout de même considérablement intensifié depuis la destruction involontaire de l'avant-poste de Beemen Industries par le novice Aplazm. Des éclaireurs Naa'Fruu avaient même juré avoir aperçu des équipages de pirates rôder non loin. Devant une telle menace potentielle, inédite pour le Conseil depuis son installation sur Endor, les maîtres devaient prendre des dispositions.

Ainsi, on amena Hol au Conseil. Mais en entrant dans la pièce, passant les portes que les padawans refermèrent derrière lui, le jeune homme put s'apercevoir qu'il n'était pas arrivé dans la pièce officielle où se tenaient les plus hautes discussions de l'Ordre Jedi. A la palce, on l'avait amené dans un petit bureau, faiblement éclairé par une lucarne qui ouvrait sur le ciel gris du matin. La pièce paraissait vide, mais d'une ombre sortit une silhouette. Un homme seul, barbu, le visage vieilli par le temps, lui faisait face, l'air sévère.


- Bonjour, jeune homme.

L'homme n'accorda pas un regard à Hol, mais garda les yeux fermés. Son être entier paraissait figé, comme une statue. S'il paraissait totalement inactif, ses pensées étaient en réalité plongées dans le chaudron bouillant de l'esprit du jeune homme. Que de fougue, que d'émotions, que de passion. Il y avait de l'ombre en lui, mais du potentiel. On 'avait pas recueilli Hol par hasard. Personne ne l'avait traité comme un prisonnier, et tous avaient été d'une amabilité extrême avec lui depuis son arrivée, à l'exception des féroces Ewoks. Preuve que même les plus jeuens avaient décelé en Hol quelque chose d'intéressant... à moins que Partoutatix ait simplement fait preuve de trop de complaisance, ce qui n'aurait étonné personne.

Dans le silence de la pièce, tout bruit, tout murmure paraissait amplifié. Le vieux maître se demandait si son interlocuteur ressentait comme lui les vagues calmes mais épaisses de la Force qui caressaient le Sanctuaire. Probablement pas, son esprit était troublé, ses pupilles dilatées et ses sens trop peu vigilants à l'appel de la quiétude. Peu importait, finalement. Le plus important était d'abord d'obtenir de lui les informations que le Conseil désirait. Le Jedi se racla la gorge avec détachement.



- ...Nous avons analysé l'ordinateur de bord du vaisseau que vous pilotiez, votre ami et vous. Vous aimez la végétation, à ce qu'il semble. Que peut bien vous offrir la lune d'Endor que n'offraient pas les marais du système Dagobah ? Je me le demande...

Ses paroles étaient lentes, ses mots détachés. En s'exprimant, il scrutait chacune des réactions de son hôte sans bouger d'un pouce. La paix l'habitait, comme elle devait habiter un maître Jedi de son envergure. Quand il eut terminé sa phrase, Odan Rurr replongea son attention vers son disciple. Alors, Guetteur, quelle trouvaille as-tu faite aujourd'hui ?

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Mr Helios
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MessagePosté le: 18/01/2018 13:40:41    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles Répondre en citant

Il arrivait devant des portes qu’il imaginait plus grandes. Regardant de gauche à droite, il remarquait qu’il n’y avait que deux padawanes dans ce couloir. Personne d’autre, pas de novice, pas de clone, pas d’ewok et pas de Jedi. Étonnant ! Vu que le conseil devait recevoir beaucoup de personnes qui demandaient des instructions ou des avis. Il réalisait qu’il n’avait pas le temps d’y penser, car il devait se préparer à enter rapidement. Ça le stressait plus que de raison, une assembler qui le pilonnerait de questions. Pour se rassurer, il se rappela quelques tours qui devraient renforcer son esprit. Ses techniques étant peu concluantes, il se décida à contre cœur à pénétrer la salle que gardaient deux aspirants Jedi. Il s’avança dans la pièce, le corps aussi tendu que son esprit. Au moment où la porte se refermait derrière lui, une certaine incrédulité se lisait sur son visage.

Il se trouvait dans un petit bureau épuré et à peine éclairé. Son regard se perdait à chercher une forme de vie, mais rien, personne. Cette sensation ne l’aidait pas à se sentir à l’aise, au contraire, il était alerte, comme une proie ! Ses yeux sur-dilatés scrutaient tous les coins de cette salle qui semblait particulièrement close. Soudainement, un vieil homme barbu sortie de nulle part. Ne sachant plus quoi faire, une profonde méfiance s’installa en Hol. Serrant les coussins des accoudoirs. Il se sentait vulnérable et démuni. Seul, sur une chaise roulante, dans la pénombre, il ne pouvait pas se défendre.


- Bonjour, jeune homme.

Furent les premiers mots prononcés par l’homme en face d’Hol. Debout, les yeux fermés, il semblait concentrer sur quelque chose de précis. Une posture droite, aussi inflexible qu’un mur, Il ne bougeait pas. Hol savait ce que ça voulait dire. Le Jedi utilisait la force, car, qui est immobile raisonne. Le fait que le veille homme fouillait dans la tête du garçon le poussait à se focaliser sur son ancien état d’esprit, sur ses blessures passées. Il commença à se rappeler le traitement qu’il avait subi dans le laboratoire, les douleurs, les souffrances, la tristesse. Son regard froid, égaré dans un coin de la pièce. Tout ça pour ressentir des émotions qui pourrait déstabiliser une violation mentale. Il savait que ce serait probablement vain face à un maître, mais il n’allait pas le laisser chercher sans essayer quelque chose. Peu importe que ce soit futile ou non. Qui que ce soit, il n’avait en rien le droit de chercher dans sa mémoire impunément.

Sur ses gardes, le jeune homme observait l’aîné. Il paraissait serein, un drôle de contraste vu la réaction du nouveau venu. Sa méfiance diminuait peu à peu. Le calme du sage paraissait se transmettre à la bête paniquée. Oubliant pourquoi il était ici, il cherchait ce qui pourrait se passer. Passant rapidement plusieurs scénarios. Il comprit qu’il ne pourrait rien faire. Face à la fatalité, il commença à se détendre et reprendre son calme. Pourquoi avoir peur lorsque l’on est déjà piégé. Inspirant et expirant, il réussissait à suffisamment les espacer pour apaiser son corps stressé.

Il ne l’avait pas remarqué, mais à l’extérieur la nature paraissait calme et vivante, aussi calme que le Jedi. Écoutant ce que disait la forêt, il commença à réellement se détendre, car si elle n’avait pas peur, il n’avait rien à craindre. Des oiseaux s’étaient posés sur le cadran de la fenêtre laissée ouverte. Le regardant comme s’il était la seule menace de ses lieux. Comprenant, il se déçut lui-même. Trop sur ses gardes, il ne lui avait, ni laissé le temps de s’expliquer, ni observé objectivement. Accoudé à son siège, il massa son front pour évacuer le négatif qui l’aveuglait. Reprenant le contrôle et le file de ses pensées. Il se redressa à son tour, il inspira et pinça un sourire crispé. Lâchant les accoudoirs marqués de ses phalanges. Il écouta les questions du vieux sage.



- Nous avons analysé l'ordinateur de bord du vaisseau que vous pilotiez, votre ami et vous. Vous aimez la végétation, à ce qu'il semble. Que peut bien vous offrir la lune d'Endor que n'offraient pas les marais du système Dagobah ? Je me le demande...

Accoudé à son siège, l’auriculaire à l’horizontale de ses lèvres, un air de Rodin. Il laissa échapper un petit rire amusé avant de répondre :

- À part un sanctuaire Jedi et des formes de vie intelligente ! Pas grand-chose. Sinon, pour les points communs. Je dirais… des Jedi plus ou moins vivant, je dirais aussi que les créatures on toutes autant d’appétit à mon égard ! Toujours agacé par ce qu’il considérait être une fouille mentale, il enchaîna cyniquement. Dites-moi ? Après le contenu de l’ordinateur, c’est celui de mon esprit qui vous intéresse ? Soupirant, il continua sur un ton moins accusateur, plus flegmatique.
Bien que vous sachiez probablement mon vrai nom, je vais tout de même me présenter. Je me nom Hol, enchanté. Je suis surpris que la personne qui me convoque, ne se donne pas la peine de se présenter… en plus de me faire une peur bleue. Car comme vous pouvez-vous en douter, je suis un peu à cran ces derniers mois…

Réagissant encore de manière expéditive, il eut une quinte de toux en vers sa propre personne. Plus il observait le maître Jedi, plus il ressentait la paix et la sérénité qui l’habitait. Cette attitude touchait Hol. Il commençait même à avoir du respecte pour lui. Que ce soit une expression si particulière, si posée ou une énergie si désinvolte face à son mécontentement. Bien que ce soit difficile à admettre pour lui, tout ça fascinait le jeune homme, qui sombra plus profondément dans le calme qui l’habitait habituellement. Il se demandait à nouveau ce qu’il faisait là. Perdu dans ses pensées, il accepta qu’il ne risquerait rien ici. Il n’y avait, ni violence, ni cruauté, ni haine, ni tabou... pour le moment. Mais il ne savait toujours pas la raison de sa présence ici, curieux il demanda avec une élocution fluide :

- Pouvez-vous, S’il vous plaît, me pardonner mes questions et m’expliquer pourquoi vous m’avez accueilli en sortant d’un coin sombre de la pièce comme par magie alors que je ne vous avais pas sentie ? Et aussi pourquoi, est-ce vous et pas un simple Jedi qui vous occupiez de mon interrogatoire ?

Restant de marbre, le maître continuait d’observer le jeune homme perdu dans ses questions et déduction. Ce qui ne manqua pas d’exaspérer le jeune homme qui reposait sur son seul moyen de transport. Puis le maître recommença à scruter par la fenêtre, comme si Hol n’était plus là. Ayant l’impression qu’il se foutait de sa tête il alla à son tour regarder par la fenêtre. Déambulant comme il le pouvait avec son fauteuil il parvint aux côtés du vieil homme qui semblait prêter davantage d’attention à une petite troupe de trois personnes. Cherchant à comprendre ce qui se passait, il plissa les paupières pour mieux voir. Myope, il ne put distinguer qu’une chose. L’un d’eux attrapa la tête du plus proche et l’explosa contre le sol. Surprit, il fit un mouvement de recul qui se termina contre le dossier. Perplexe, il regarda le Jedi pour qui tout avait l’aire normale. Cela fessait-il partie de l’entraînement, cette violence gratuite était-elle commune mesure à cet ordre ? Déglutissant et haussant les sourcilles, il se dit que ce n’était pas quelques violences qui l’écarteraient de son chemin. Conservant sa curiosité il demanda :

- Et ça arrive souvent ? Rassurez-moi… c’est juste une dispute entre deux novices ? Non pas qu’obéir à quelqu’un me pose problème, mais en revanche, la violence gratuite elle…

Son regard se fit plus froid, comme s’il se perdait vers les trois formes qu’il distinguait à peine. Soupirant il laissa cette piètre démonstration et se re-concentra sur le maître Jedi toujours aussi passif. De plus en plus las de cette suffisance à son égard, il retourna à sa place. Il s’ennuyait à mourir, de plus les quelques mots qui furent dits aux parts avant par la seule personne présenter, étaient :

- Votre agacement est tout naturel.

Ha, bien merci. Cherchant à tuer l’ennui, il imagina un scénario amusant qu’il métrerait en œuvre dès qu’il le pourra. Avant que quelqu’un ne rentre dans la pièce, il ira se positionner à côté du Jedi, histoire de faire face à celui ou ceux qui rentreraient. Il récupérerait le bloque note contenant ses informations personnel et médicales qui se trouvait derrière son fauteuil et ferait semblant d’être le scribe du Jedi. Voilà une idée particulièrement stupide, mais qui pourrait s’avérer distrayant un instant. Pour se préparer il prit déjà le bloque note sur ses cuisses et se positionna à la diagonale du Jedi, comme s’il allait laisser des personnes se mettre à côté de lui. Ça lui permettrait de se déplacer plus facilement. Si ça ne plaisait pas au maître, le vieux n’aurait qu’à faire comme ceux de la passerelle. Ce ne serait pas la peur d’une rouste qui l’empêcherait de faire ce qu’il veut. En attendant le vieux sage paraissait toujours aussi… immuable.

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Inventaire et aventure !

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MessagePosté le: 19/01/2018 04:48:01    Sujet du message: Endor sur tes deux oreilles

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