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Le Refuge.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Nar Shaddaa -> Quartier Corellien
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Baron Rissk
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MessagePosté le: 11/10/2017 21:57:27    Sujet du message: Le Refuge. Répondre en citant

Précédemment.


Nar Shaddaa.

Ses lumières qui brillent de mille couleurs et ses danseuses en petite tenue ont manqué à notre cher Vargo Fenn. Sans oublier les innombrables bagarres de cantina et les petits larcins de rue qui viennent pimenter la vie de tout être assez aventureux. Oui. L'endroit est idéal pour affûter ses réflexes et tester ses aptitudes. En outre, il s'agit d'un excellent terrain d'entraînement pour les crapules.
Ce n'est pas pour rien que Nar Shaddaa est surnommée lune des contrebandiers ou encore joyau de la galaxie. Il n'y a pas meilleur endroit où exercer des activités douteuses. Le fait que la lune soit contrôlée par le Cartel Hutt permet en effet aux criminels de développer leurs petites affaires dans un semblant de légalité. Les vols, les intimidations et les meurtres sont des choses courantes dont nul ne se soucie réellement. De temps à autre, le service de sécurité du Cartel vient rétablir l'ordre des choses, mais plus pour protéger ses propres affaires que pour faire régner la loi. Et à l'aide de quelques pots-de-vin bien placés, il toujours est possible de faire oublier de la milice des Hutts...

Oui... L'endroit est parfait pour y faire des affaires louches. Le baron Rissk avait choisi la bonne planète, ou plutôt la bonne lune. Et étrangement, il semblait aussi avoir choisi le bon quartier où établir le premier point d'ancrage de sa petite organisation...

Le Mandalorien s'enfonce dans le Quartier Corellien avec une certaine méfiance. Sa démarche est sûre mais ses yeux sont vifs et à l'affût du moindre bruit ou mouvement suspect. Il se sent observé. Et de nombreux regards se posent en effet sur lui. Ou plutôt sur son armure... Et sur les deux êtres de métal qui viennent le flanquer. Le sous-préfet s'est montré généreux. Il a en outre offert les modèles Z-65 au mercenaire afin qu'il puisse accomplir sa tâche comme il se doit. Et Vargo Fenn tâcherait de faire honneur à son nouvel employeur. Il prend le temps de détailler les visages des résidents qui s'offrent à sa vue. Certains chercheraient peut-être à les attaquer lorsqu'ils seraient dans un espace restreint... Et afin d'éviter qu'un tel évènement se produise, ou tout du moins pour limiter les dégâts, le Mandalorien repère déjà les nombreuses possibilités qui se présentent à lui. Il pourrait en outre se replier dans une ruelle, ou se mettre à l'abri dans un bâtiment si les choses venaient à mal se passer... Ou peut-être même utiliser un de ces habitants comme bouclier humain, si la situation l'exigeait.

Oui. Le Mandalorien est un type sans scrupule. Et pour cause. D’une part parce qu’il a été membre du Death Watch, qui est réputé pour accueillir en son sein des voleurs, des violeurs et des meurtriers, des hommes se moquant bien de l’honneur... D’autre part parce que sa longue expérience en tant que porte-flingue lui a appris à faire des choix pour survivre. S’il doit sacrifier quelques innocents pour sauver sa peau, alors il n’y a pas à hésiter une seconde. Vargo Fenn est un connard fini selon certaines sources. Et à juste titre… La notion d’honneur est un concept pour les faibles et les imbéciles. Ces gens là meurent en premier en voulant jouer aux héros. Et quand on est mort… Et bien on est mort. Et avec ceci s'achève une vie remplie de combats mémoriaux et de plaisirs en tout genre.
Mais dans le cas présent, un massacre pourrait être évité si les gangs locaux se montrent assez raisonnables. Les Corelliens sont des types fiers et arrogants, mais ils sont assez futés pour savoir qui emmerder et qui éviter. Et de toute façon, le mercenaire ne compte pas s'attarder longtemps dans le coin. Ce n'est pas le quartier en lui-même qui l'intéresse... Mais plutôt ce qu'il y a en dessous. Les réseaux d’égouts sont l'endroit idéal où installer une planque ou une base d'opération. Seuls les esprits les plus dérangés ou les criminels les plus dangereux osent se balader dans ces coins sombres et humides... Ou bien alors quelques vieux drogués ou clochards qui cherchent un lieu assez isolé où ils pourront dormir ou se piquer en toute liberté.

Après d'innombrables minutes passées sous les regards inquisiteurs des Corelliens, le mercenaire arrive enfin à trouver ce qu'il cherche : L'entrée des bas-fonds du quartier ! Le Mandalorien et son escorte droïde s'enfoncent dans l'obscurité... Ils vont à la rencontre du danger. Vargo Fenn sent l'adrénaline monter par vagues successives. Ses battements de cœur se font plus rapides, puis plus réguliers, lorsqu'il décide de reprendre en main les choses. Une sensation grisante... Grâce à la vision infrarouge offerte par l'équipement sophistiqué de son casque, le bras droit de Rissk parvient à se frayer un chemin dans ce vaste labyrinthe mortel que sont les égouts. Il dégaine machinalement le blaster qui pend dans son holster de jambe.
L'endroit est propice aux embuscades. Quelques vauriens pourraient surgir de nulle part et lui trancher la gorge, afin de lui subtiliser quelques crédits et son équipement. Les coupe-jarret et les voleurs sont probablement à l'affût, dans un recoin. Il fallait donc rester prudent. De temps en temps, le petit groupe tombe sur un mendiant, qui a tôt fait de s'enfuir en voyant une bande armée filer droit vers lui. Mais à part ces quelques sans-abri, il se trouve que le coin est relativement désert... Vide... Mort. Oui. Il y a une sorte d'odeur qui vient vicier l'air. Pas simplement la moisissure due à l'humidité. C'est comme si le sang lui-même venait à pourrir dans cet endroit et remplissait d'une odeur infâme les couloirs.

Soudain, un cri vient fendre le silence pesant. Puis une voix enfantine se répercute sur les murs. Sans perdre plus de temps, le Mandalorien se lance à la recherche la provenance des bruits. Bien loin de vouloir jouer les héros, peut-être pourra t-il tirer des renseignements utiles de ce gamin qui semble en danger...

Le mercenaire s'arrête à quelques mètres du lieu où les clameurs se font plus pressantes et plus nombreuses. D'un simple geste de la main, il ordonne aux deux Z-65 de s'arrêter. Lui-même longe le mur afin d'essayer d'avoir un angle de vue sur ce qu'il se passe. Et ce qu'il va voir est loin de l'étonner. Un gosse se débat vainement dans les bras d'un type au visage balafré. Une grosse masse difforme, un Houk, à en juger l'apparence, se tient devant l'enfant qui cherche à se soustraire de l’étreinte de l'écorché. Deux autres mômes, probablement les complices du premier, se tiennent recroquevillés dans un coin, surveillés par un troisième individu. Il doit s'agir d'un règlement de compte... Ou d'une vieille méthode d'intimidation. Soupçons qui ne tardent pas à être confirmés par la puissante voix du Houk.


- Ferme-là sale gosse ! Sinon, je te fais bouffer tes dents une par une ! Vocifère t-il en levant sa grosse paluche qui lui sert de main. Où est-ce que vous avez planqué mon fric avec tes p'tits copains ? Réponds-moi vite avant que j't'en colle une gamin !

- J'te jure qu'on a pas ton argent Garm ! On est pas des voleurs ! Lâche le môme en se débattant avec la force d'un lionceau.

- Mon cul ! Vous êtes la crème des voleurs ! J'te conseille de coopérer... Sinon... Ce sont tes amis que j'vais saigner ! Gueule l'alien en sortant une lame de sa veste. Ce s'rait dommage d'avoir à abîmer mes meilleurs éléments... Mais ils n'auront pas besoin de leur langue pour voler le contenu des poches ! Haha !

- Non ! Arrête... J'vais parler ! Cède enfin l'enfant en jetant un regard du côté de ses camarades. J'vais parler...

- Dépêche toi avant que j'perde patience... Réplique le Houk en pointant de son couteau les deux autres gosses.

- On a caché l'argent dans une bouche d'aération au niveau du croisement de la Tête de Mort... Avoue le gamin en baissant la tête, comme touché par la honte.

- Bien... Bien... Tu vois qu'tu sais être raisonnable de temps en temps gamin ! Répond en lâchant un rire gras le gros tas de muscles et de graisse. Mais j'vais quand même te péter les rotules pour l'exemple !

Le gosse est plaqué et maintenu au sol par "la balafre" tandis que son comparse Houk se prépare à lui casser les jambes. Mais ni l'un ni l'autre n'auront le temps d'exécuter leur basse-besogne. Un trait laser vient éclaircir l'endroit de sa lumière et se fige dans la tête du type au visage écorché. C'est un trou fumant entre les deux yeux qu'il tombe raide mort au sol. L'enfant profite de l'effet de surprise pour se mettre à couvert. Les deux autres voyous en font autant, braquant des blasters vers l'obscurité.

- Bordel ! D'où est-ce qu'il vient c't'enfoiré ? Demande l'alien à son camarade.

Les deux imbéciles sont planqués derrière le même tas de caisses. Ils n'osent pas quitter leur position, de crainte d'être flingué comme l'autre. Le Mandalorien peut entendre les murmures des comparses, même s'il ne parvient pas à saisir le contenu. Ils semblent être en désaccord sur la décision à prendre en tout cas, à en juger le ton pris. En effet, si l'un désire fuir pour avertir le grand patron, l'autre préfère combattre et mettre fin à la vie de ce fauteur de trouble anonyme. Peut-être aura t-il une récompense pour la mort d'un type nuisant aux affaires de la bande...

Mais Vargo Fenn ne va pas attendre que ces deux idiots se décident pour passer à l'action. Le temps qui passe est du temps qui ne sera pas utilisé pour réfléchir à l'élaboration de plans et à la création de l'organisation de son patron. D'une certaine façon, on pourrait se dire que l'expression "Le temps c'est de l'argent" est totalement appropriée à cette situation.


- Arrosez-moi la position de ces imbéciles ! Commande finalement le mercenaire aux modèles Z-65 qui se sont rapprochés après avoir entendu un tir.

Les automates s'exécutent sans broncher. Leurs bras-canons se lèvent et braquent l'empilement de caisses. L'enfer s'abat alors sur les deux pauvres hommes de main. Le Houk, dont l'esprit est plus batailleur que celui de son comparse, cherche à répliquer. Quelques traits laser se dirigent vers les droïdes. La plupart des tirs passent à côté des immenses boîtes de conserve et viennent s'écraser sur un mur en crépitant. Le blindage en quadanium absorbe le reste des tirs. En outre, les blasters des vauriens sont probablement des trucs bricolés ou de mauvaise confection à en juger le manque de puissance. Un avantage de plus en faveur du Mandalorien... Et un renseignement des plus utiles sur cette bande de profiteurs.

Fenn profite de cette diversion pour trouver un autre angle d'attaque. Il roule au sol et se glisse dans un petit renfoncement. Heureusement pour lui, les deux voyous n'ont pas pris conscience du danger qui se présente sur leur flanc. Ils sont trop occupés à décharger leurs blasters sur les Z-65 qui se rapprochent inlassablement de leur position. Ce n'est qu'en cherchant un moyen de se replier que les comparses en viennent à remarquer qu'un type en armure tente de les prendre à revers. Mais il est déjà trop tard pour eux. Le lance-flamme intégré au poignet du Mandalorien s'active. Des flammes viennent réchauffer l'air et lèchent les vêtements des hommes de main. Ils se tortillent de douleur sur le sol, tandis qu'un feu dévorant vient les consumer. L'un cesse de remuer, probablement mort. Il s'agit de l'humain. Le Houk, de son côté, se traîne misérablement sur quelques mètres, alors que les dernières flammes achèvent de consumer ses loques et sa peau.
C'est probablement la graisse qui lui a sauvé la mise... Oh oui. Ce gros tas ne manque pas de calories à faire brûler. Mais pas de chance pour lui, il ne sortira pas vivant de ce pétrin. Il a beau avoir survécu aux flammes, il ne survivra pas au Mandalorien... Car ce dernier n'a pas pour habitude de laisser des ennemis en vie. Seuls les abrutis avec leur stupide code d'honneur laisse filer un type qui viendra les poignarder dans le dos un autre jour. Il ne faut pas se voiler la face, laisser un ennemi vivre, c'est comme introduire un loup dans une bergerie. Faut s'attendre à ce qu'il y ait des répercussions.

Une botte vient se poser sur le dos du Houk, qui beugle comme s'il était en train de se faire égorger. Un trait laser dans la tête vient le faire taire pour de bon. Les deux droïdes Z-65 pointent leurs canons fumants vers les trois gosses, restés en retrait durant ce bref affrontement. Des règlements de compte entre gangs, ils en ont vu. Mais ils ne reconnaissent pas le symbole venant orner l'armure du mercenaire et l'armature en quadanium des automates. Des stries vertes... ?

Vargo Fenn se place devant les droïdes et lève doucement sa main. Les machines désengagent les cibles et baissent leurs bras armés.


- Merci M'sieur ! On vous doit la vie... Commence le gosse, un peu méfiant.

- Vous n'avez pas de parents les gosses ? Demande plus par formalité le mercenaire que par réel intérêt.

- Nan M'sieur. C'est Baader qui s'occupe de nous. Mais il nous fait bosser dur pour trois fois rien... Réplique le gamin en détaillant les cadavres laissés par le Mandalorien et ses acolytes mécaniques. Et il va pas être content en voyant ça...

- Faisons un marché petit, d'accord ? Je me charge de Baader et de sa bande... Et en échange, toi et tes camarades, vous travaillez avec moi. Suggère le porte-flingue en se mettant à la hauteur des trois gosses.

- Euh... Oui... Oui... M'sieur. Qu'est-ce qu'on doit faire ? Balbutie le môme, comme s'il comprend qu'il n'a rien à perdre et bien plus à gagner.

- C'est très simple... Pour l'instant, vous allez dire tous les trois à vos copains que la Griffe Verte se chargera d'offrir une protection et un toit à tous ceux qui cherchent à se sortir de leur situation difficile dans les égouts... Retrouvez-moi ici dans une heure... On parlera plus en détails de ce que nous allons faire ensemble. Conclue finalement Fenn en tapotant l'épaule du brave petit. Allez, filez avant que d'autres hommes ne débarquent !

Les gamins détalent sans demander plus d'informations au mystérieux guerrier en armure. Pour sa part, le Mandalorien décide de faire un peu de ménage. Sous le regard presque perplexe de ses deux gardes du corps droïdes, le mercenaire traîne les corps des hommes de Baader jusqu'à la conduite d'eau la plus proche... Pour les y jeter sans le moindre regret. Les trois macchabées flottent sur les eaux usagées avec une certaine aisance... Sauf peut-être le Houk qui passe la moitié de son temps à couler. Quelqu'un finirait bien par trouver les cadavres de ces abrutis. Ce serait là un avertissement assez clair à comprendre. Les égouts du Quartier Corellien appartiennent désormais à la Griffe Verte... Dont la naissance s'est faite dans le sang.
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MessagePosté le: 11/10/2017 21:57:27    Sujet du message: Publicité

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Baron Rissk
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MessagePosté le: 26/11/2017 20:31:48    Sujet du message: Le Refuge. Répondre en citant

Les affaires de la Griffe Verte semblent prometteuses. Cela fait déjà trois jours que l’organisation s’est installée dans les égouts, et durant ce court laps de temps, les gamins ont déjà rapporté l’équivalent de cinq cent crédits de bénéfice. Il faut dire que les combines qu’ils emploient pour duper les gens de la surface sont des plus brillantes… Sans parler des mauvaises actions qu’ils réalisent au sein même des égouts. Les mômes n’ont pas quitté ce milieu malsain où règne la violence, mais au lieu d’être restés les malheureuses victimes qu’ils ont été, ils sont devenus de véritables petits bourreaux.
Baader et ses hommes de main se contentaient de les exploiter et de les cogner quand ils ne travaillaient pas assez bien. Sous la protection de Vargo Fenn, ces gosses sont devenus de vrais petits voyous, de bonnes petites frappes comme on les apprécie… Et d’une certaine façon… Des soldats. On leur demande de dépouiller un clochard, ils s’exécutent. Il faut prendre des renseignements, jouer les espions ? On part dans la minute. Besoin de dévaliser un type douteux ? Pas de soucis, ils se mettent à plusieurs sur lui, le frappent avec ce qu’ils trouvent sous la main et lui subtilisent tout ce qui peut servir et se revendre à bon prix. Et bien sûr, pour leurs bons et loyaux services, le mercenaire Mandalorien leur permet de garder certaines trouvailles et les récompense parfois en leur accordant un peu “d’argent de poche” qu’ils pourront dépenser à leur convenance. Fenn est loin d’être un bon samaritain, mais il sait par expérience que les travailleurs sont toujours plus productifs quand ils ont quelque chose pour les motiver. En outre, inciter des enfants à bosser toujours plus à grand renfort de menaces, de baffes et en lançant pour toute pitance des trognons de pain est tout sauf très profitable pour les affaires de la Griffe Verte. Peut-être viendrait-on à être plus ferme par la suite… Mais pour l’instant, autant se montrer un minimum “généreux”.
Et ce traitement particulier n’attire pas seulement les gamins abandonnés à leur sort. Très récemment, à la quinzaine de gosses se sont adjoints quelques sans-abris. La vie ici bas est rude et dangereuse… Lorsqu’on le peut, on se regroupe pour survivre et pour dissuader les voyous de venir piller le peu qu’on a en sa possession. Mais sur Nar Shaddaa, il est idiot de se croire à l’abri des dangers. Car ils sont nombreux, omniprésents et pas toujours là où on le pense. En outre, il faut être malin, agir à l’instinct. Quand une occasion de vie “meilleure” se présente, on se doit de la saisir. Et c’est exactement cette bonne décision qui a conduit cette poignée de clochards à investir le refuge de la Griffe Verte… Pour ces adultes démunis, le travail est le même que les gamins. Il faut donc s’attendre à se salir les mains pour bénéficier de la protection de cette organisation criminelle en devenir.

Pour l’heure, on pourrait croire que les affaires tournent bien, et que tout va pour le mieux. Mais Vargo Fenn n’est pas dupe. S’il a un semblant de contrôle dans les égouts, grâce à son réseau d’informateurs improvisés et grâce à la petite réputation qu’il s’est faite, il est loin d’être le grand patron. La bande de Baader va probablement revenir en force pour récupérer ce qui lui appartient et laver l’affront qu’on lui a fait. Et il y a fort à parier que d’autres groupes de gens peu fréquentables se servent des égouts comme d’un repaire pour leurs affaires douteuses. Il y aurait probablement des combats à mener, des intimidations et des extorsions à effectuer… Le tout pour garder le contrôle de ce que l’organisation possède. Car ici, ce sont les plus forts qui imposent leurs règles. Les faibles sont dominés et écrasés. La sélection naturelle n’a jamais été aussi sévèrement appliquée.
Le Mandalorien aura besoin d’aide, d’hommes de main pour protéger les intérêts de la Griffe Verte. C’est depuis ses quartiers aménagés en chambre et armurerie personnelle qu’il effectue mentalement une liste des personnes qui lui doivent un service ou qui peuvent potentiellement être intéressées par les projets de cette organisation naissante. Il y a bien une odeur de moisissure qui est très désagréable à respirer, mais l’on finit par s’y faire à la longue. Et puis… Des endroits aussi confortables dans les égouts doivent se faire rares ! Il n’y a donc pas à se plaindre du relatif confort du “refuge”. Si le mercenaire dispose de ses propres appartements, ce n’est toutefois pas le cas de tout le monde. En effet, pour les autres habitants du refuge, la vie est plus spartiate, mais toujours préférable à ce qui les attend à l’extérieur du territoire contrôlé par la Griffe Verte. On s’entasse sur des matelas posés à même le sol, dans une vaste pièce qui devait probablement servir autrefois d’entrepôt pour des produits d’entretiens.
Néanmoins, il y a toujours possibilité de se détendre un peu après avoir commis quelques larcins. En effet, le vestibule des locaux a été aménagé en salle commune disposant de quelques vieux canapés et fauteuils miteux. C’est ici, en général, que les “protégés” de la Griffe Verte se rassemblent pour partager des moments de complicité au coin d’un bon feu. Discuter des trouvailles de la journée avec les camarades est toujours quelque chose de sympathique ! L’une des dernières pièces aménagées est celle qui sert actuellement de bureau et de trésorerie à un droïde secrétaire CZ chargé de la comptabilité.

Ce tas de boulons à l’apparence intimidante et à la carlingue noire striée de bandes vertes est la première acquisition faite grâce aux fonds de l’organisation criminelle. En effet, le droïde a été acheté à un vendeur de la surface qui cherchait à s’en débarrasser pour quelques poignées de crédits. Il occupe depuis une place très importante au sein de la Griffe Verte. Et puisqu’il est chargé de la logistique et de la comptabilité, lourdes responsabilités qui reposent entièrement sur ses frêles épaules, le secrétaire CZ se permet quelques… Réflexions. Il cherche en outre à motiver d’une curieuse façon les “protégés” du Mandalorien en leur lançant de temps à autre divers commentaires étranges que seuls d’autres droides peuvent être en mesure de réellement comprendre.
Et du fait de ce caractère légèrement autoritaire et largement râleur, le droïde a écopé d’un sympathique quolibet : Grincheux. Bien qu’ayant en horreur ce surnom, le comptable de l’organisation criminelle n’a d’autre chose que celui de l’accepter... Car il semble que ce sobriquet plaît au mercenaire dirigeant le groupe. Et nul n’a envie de contredire le grand patron, pas même notre cher droïde. C’est d’ailleurs en traînant les pieds que Grincheux se présente dans les quartiers privés de Vargo Fenn. A croire que le droïde lui en veut encore pour ce surnom ingrat… Il est accompagné deux clochards transportant une longue caisse et dont les dos sont voûtés sous l’effort.


- Patron, nous avons reçu une cargaison “spéciale” de la part d’un mécène inconnu. Elle vous est destinée. Annonce le secrétaire d’une voix caverneuse.

- Et bien… Voilà une chose intéressante ! Allons l’ouvrir sur le champ. Répond sur un ton léger le guerrier Mandalorien.

Après tout, cela allait changer de son train-train quotidien. A vrai dire, même s’il n’est dans ce misérable taudis que depuis quelques jours, il se prend déjà la tête à chercher des solutions pour assurer la suprématie de la Griffe Verte dans ce bas monde. Et s’il aime ces intenses moments de réflexion, c’est quand il est entouré de jolies femmes, et quand il peut se saoûler en toute impunité… Hors, l’alcool et les créatures de rêve sont deux choses qui font cruellement défaut en ces temps obscurs. Les débuts d’une affaire sont toujours peu reluisants. Il faut donner son sang et sa sueur pour s’offrir une belle vie. Par chance, cette caisse que lui présente Grincheux est peut-être remplie de bonnes bouteilles corelliennes ! Ah… Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour avoir un peu de ce bon whiskey corellien… Il s’arme d’un pied de biche et s’apprête à ouvrir cette fameuse cargaison quand le droïde s’interpose et l’arrête dans son mouvement.

- Nous devrions peut-être laisser nos “inutiles” amis ouvrir cette caisse pour nous… Sait-on jamais, c’est peut-être un piège ! Suggère t-il en tournant son horrible tête vers les deux sans-abris.

- Quel être malveillant tu es Grincheux ! J’en ai des frissons dans le dos ! J'comprends pourquoi l'ancien proprio' ne s'est pas foulé sur le prix de ta revente ! Rétorque Fenn en ricanant dans son casque. Rah ! Tu es sûrement trop parano’ mon vieux ! Laisse donc ces pauvres gens en dehors de ça. Vous pouvez disposer Messieurs.

Les deux résidents du refuge s’inclinent légèrement puis détalent rapidement. Ils sont bien contents de ne pas être utilisés à des fins peu honorables… Le secrétaire CZ est pour sa part plus que perplexe. Il lève machinalement ses bras, comme s’il tentait de s’adresser à une quelconque entité supérieure qui pourrait le débarrasser de tous ces imbéciles. Il a quitté un maître idiot pour un autre ! Quel est donc ce cruel destin ? Si sa programmation le lui permettait, il aurait probablement poussé un soupir. Grincheux s’écarte afin de ne pas recevoir un coup de pied de biche de sa pauvre carlingue. Il en profite également pour s’écarter, afin d’assister à une certaine distance de sécurité à l’ouverture de la caisse. Autant prendre des précautions…

Mais il ne se passe rien de particulier. Nul piège. Point d’explosion. Point d’insectes tueurs ou même de gaz mortel. Il s’agit bel et bien d’un présent destiné à la Griffe Verte. Le Mandalorien se penche et retire de la caisse un morceau de papier. Quelques mots lui sont adressés. Et cette lettre improvisée est signée par un mystérieux “Léviathan”. Vargo Fenn esquisse l’ombre d’un sourire sous son casque. Ce nom n’évoque rien au droïde, mais le mercenaire sait que ce n’est là qu’un pseudonyme utilisé par le baron Rissk. Quand on trempe dans le crime, mieux vaut se montrer méticuleux et prudent. Visiblement, le Trandoshan est loin d’être un débutant en la matière… Et il se montre une nouvelle fois des plus généreux. La cargaison comporte deux droïdes sondes Vipère qui se révèlent être des machines redoutables quand on sait en faire bon usage. Avec ces nouvelles acquisitions, la sécurité de la Griffe Verte se voit largement renforcée. Le sous-préfet de Korriban tient visiblement à ce que son petit empire criminel puisse poursuivre sa route vers la gloire et la richesse… Et les moyens dont le Trandoshan dispose semble conforter le Mandalorien dans son envie de se tenir à ses côtés, dans le camp des vainqueurs.

Des bruits de pas précipités viennent troubler les pensées du mercenaire. Un gosse entre en trombe dans ses appartements. Visiblement il a l’air d’être effrayé par quelque chose. Une chose est sûre, cet endroit est en train de devenir un vrai moulin. Il faudra par la suite ajouter de nouvelles règles… Mais pour l’instant, il faut se concentrer sur ce gamin et sur ce qu’il veut raconter. Un simple signe de tête de la part du Mandalorien suffit à lui faire comprendre qu’il peut parler.


- M’sieur, les hommes de Baader sont rentrés dans les égouts ! Ils sont armés et pas contents... Lâche donc le môme en fixant le casque avec un regard des plus apeurés.

- Dis moi petit, tu sais combien ils sont ? Le questionne alors Vargo Fenn en glissant dans son holster le blaster qui traîne sur la table.

- Cinq, p’tete six. Il faisait sombre et j’ai détalé avant d’être attrapé. Répond le gosse en tripotant nerveusement son pull sale.

- Merci pour ces précieuses informations gamin.

L’orphelin est congédié d’un nouveau signe de la main. Il y a fort à parier qu’il va rejoindre ses petits copains pour parler de ce qu’il a vu dans les égouts. Le mercenaire en armure noire prépare son équipement. Il a un combat à mener. Et quel combat prometteur ! A défaut d’avoir de quoi s’amuser sous la main, il va pouvoir se procurer un peu d’adrénaline pour compenser. Enfin un peu d'action ! Fenn va accueillir ces brutes épaisses comme il se doit… Et avec tous les honneurs qui leur sont dus. Après tout, un Mandalorien est toujours partant pour participer à une petite fête improvisée !
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MessagePosté le: 27/12/2017 19:02:34    Sujet du message: Le Refuge. Répondre en citant

Vargo Fenn compte les silhouettes. Une. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Non. Six. Tous humains ou proche-humains. Très probablement des Corelliens. Le gosse avait donc raison. Baader envoie ses larbins pour enquêter sur la disparition de quelques uns de ses hommes de main. Et il y a fort à parier que ces brigands ne sont pas là pour jouer uniquement les inspecteurs. Leur but est sûrement d'identifier la menace puis de l'éliminer, histoire de récupérer ce morceau de territoire. Le Mandalorien va se faire un plaisir de leur faciliter la tâche. Après tout, il n'a pas de temps à perdre avec des minables. Il a des affaires plus importantes à régler. Le mercenaire sort de sa cachette et se pointe devant les porte-flingues, dans son armure noire rutilante à souhait. Les autres s'arrêtent un instant, puis ricanent et braquent leurs armes sur l'inconnu qui se dresse sur leur route.

- Hé ! Toi là ! Qui que tu sois, casse-toi de là ! T'es sur le territoire de Baader ! Commence celui qui semble être le chef de la bande, pointant son blaster sur le Mandalorien. Quoi que... Attends ! Tu vas nous filer tes armes et ton armure tout de suite mon gars ! J'ai bien envie de voir quelle tapette se cache sous cette armure ! Haha !

- Vous vous trompez Messieurs. Vous êtes ici sur le territoire de la Griffe Verte. Donc je propose de changer les conditions. Vous allez me donner vos affaires, vêtements et armes. Tout ce que vous avez sur vous. Tout de suite. Rétorque Fenn en croisant les bras, sa voix étouffée par le casque.

- On est tombé sur un drôle ! Haha ! Cela tombe bien, j'avais envie de m'amuser un peu ! Je vais donc te prendre ton équipement et... Ta vie ! Lâche finalement l'autre en collant son blaster contre la visière du heaume de son interlocuteur.

- Mauvaise réponse ! Il fallait dire "S'il vous plaît" ! Achève donc de répondre le Mandalorien en offrant un magnifique coup de genou dans les parties génitales de celui qui ose le menacer.

Le Corellien tombe sur ses genoux et se plie en deux. Ses comparses ont à peine le temps de réagir. Le lieutenant de la Griffe Verte est plus rapide qu'eux. Le lance-flamme de poignet fait une nouvelle fois ses preuves. Les trois premiers types prennent de plein fouet le feu ardent et dévorant de la machine de mort. L'un des hommes de main a la bonne idée de se jeter dans les eaux usagées des égouts, afin de s'éteindre. Les deux autres, à l'instinct de survie plus limité, se contentent de se rouler par terre, hurlant à la mort. Les flammes lèchent les vêtements et consument la peau, arrachant des plaintes de douleur aux porte-flingues de Baader. Les rescapés hésitent sur la procédure à suivre, désorientés par les cris déchirants de leurs camarades et par l'odeur de chair grillée qui vient titiller leurs narines. L’un décide de prendre la fuite, quand l’autre se rue sur le Mandalorien en beuglant. Le mercenaire n’a pas le temps ni l’envie de jouer avec un péquenaud. L’assaillant n’a visiblement aucune technique. Il espère juste pouvoir mettre une grosse patate pour coucher son adversaire et l’achever au plus vite. Mais une petite frappe sans entraînement pense t-elle avoir une chance contre un guerrier rompu à toute forme de combat depuis son enfance ? Apparemment, oui. Mais cette illusion prend rapidement fin. Une petite lame rétractable dissimulée dans l'une des protections de poignée vient se planter dans la gorge du brave type. Le Corellien beugle quelques secondes, avant que les gargouillis ne viennent prendre le dessus. Il s'écroule finalement, du sang plein la bouche. Fenn ne perd pas un instant. Une fois que l'ennemi est au sol et bien mort, il retire la lame du gosier du pauvre gars et se dirige vers celui qui se roule par terre en se tenant les parties génitales.
L'homme de main, qui voit la mort se rapprocher rapidement de son visage, commence à supplier son bourreau. Baader devrait mieux choisir ses larbins. V'là qu'il confie le sale boulot à un abruti sans cervelle, qui se met à geindre dès qu'on lui touche le paquet. C'est qui la tapette finalement ? Chouineuse ! Ses lamentables plaintes ne font qu'énerver le mercenaire. Ce dernier dégaine son blaster, sous le regard horrifié de sa future victime. Le coup part et se répercute sur les parois des canalisations. Puis vient le silence. Le porte-flingue s'est fait dessus avant de mourir visiblement, à en juger les traces sur son pantalon. C'est d'un ridicule... M'enfin, son front perforé d'un trait laser et son air hagard ne gâtaient déjà pas le gars. Et puis c'est pas comme s'il avait été prévenu celui-là ! Faut pas chercher un Mandalorien. Jamais. D'ailleurs, il y a même toute une phrase dans l'jargon pour en témoigner : “Ke nu'jurkadir sha Mando'ade !”

Après une fouille dans les règles, des corps sans vie sont une nouvelle fois jetés dans les eaux usagées de ce taudis. Toutefois, deux vauriens ont réussi à s'échapper. Ils iront probablement se plaindre à leur patron et protester le choix de ce dernier de les faire exécuter pour leur lâcheté. Quoi que... Vargo Fenn pourrait leur offrir une mort bien plus douce, lui qui a un cœur si bon et si généreux. Il pianote sur son gantelet, afin de donner des ordres précis aux droïdes sondes. Il faut bien tester la marchandise après tout ! Si ça se trouve, ces sondes Vipère, c'est de la vraie camelote ! Le mercenaire ricane dans son casque. Il espère que ce Baader va abandonner vite fait ses ambitions dans ce trou à rat. Parce qu'au rythme où il perd ses hommes, plus personne ne voudra travailler pour lui. Et ce serait con de ne pas offrir un spectacle de choix quand on viendra lui botter les fesses. Après tout, rien ne vaut une bonne baston où ça explose de partout.





Il y a des endroits sur Nar Shaddaa que l’on préfère éviter quand on est un minimum ambitieux… Par principe. Se balader dans des taudis puants et sans intérêt, c’est bon pour la racaille de seconde zone. Un mercenaire dans la trempe de Vargo Fenn n’a rien à faire dans de tels endroits… Sauf quand le travail l’exige. Jusque là, il s’est plutôt bien amusé avec les petites frappes de ce Baader. Mais viendrait un jour où il sera débordé par le nombre. Le Mandalorien en est conscient. Par chance, son intuition lui a permis de faire une liste complète de ceux qui lui doivent un service. Parmi ces gens là, il y en a un qui sort particulièrement du lot. Un certain Pax la Patte-Folle. Un type bizarre qui doit son surnom à sa jambe en vrac. Un souvenir lointain d’une époque révolue. Il aurait pris une flèche dans le genou apparemment, du temps où il était aventurier. Ce gars là est tout sauf un combattant. C’est un vrai lâche qui fuit dès que ça pète dans un coin. Par contre, dans le domaine du renseignement, y’a pas meilleur que lui ! Allez savoir comment il se débrouille avec sa patte folle, mais il paraît qu’il sait tout sur tout... Tant qu’on y met l’argent.
Par chance, l’informateur a une dette envers le mercenaire... Et Fenn est prêt à l’effacer en échange de quelques menus services. Bien évidemment, quand on a l’occasion de ne plus dépendre d’une personne, on saisit sa chance ! C’est donc en toute logique que Pax a accepté d’aider son vieil ami... Il aurait apparemment trouvé des candidats de choix pour la Griffe Verte... Dans un tas de merde. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses ! Ou alors, Patte-Folle se moque de lui et cherche à l'ennuyer un peu pour tirer quelques crédits. Ce gars déteste travailler gratuitement.


- Mais c'est qu'il est toujours ponctuel ce bon vieux Fenn ! Ricane une voix dans le dos du Mandalorien.

Faut croire que Pax est réellement bon pour se fondre dans les éléments... Le mercenaire ne l'a pas entendu. Ou alors, il l'attendait depuis un certain temps et s'amusait à le regarder poireauter histoire de bien lui faire comprendre qu'il n'apprécie pas le fait de travailler sans toucher un seul crédit.

- Salut Patte-Folle. Tu sais ce qu'on dit dans le milieu... Le temps, c'est de l'argent ! Lâche pour toute réponse le lieutenant de la Griffe Verte en se tournant vers un petit type boiteux aux traits dissimulés sous une capuche.

- Bien sûr... Bien sûr ! Et moi je perds mon temps pour rien ! Râle doucement l'autre en se frottant les mains nerveusement.

- Une dette est une dette l'ami. Tu sais ce que c'est... Ajoute le Mandalorien en croisant les bras, comme s'il commence déjà à s'impatienter.

- Oui... Oui ! Bon, et bien... Tu vois ce grand bâtiment à l'abandon là-bas ? C'est le repaire d'un groupe de mercenaires. Des grosses brutes fiables et peu coûteuses, comme tu le voulais ! Annonce finalement Pax après avoir soupiré. J'tiens à te prévenir, leur dernier employeur s'est fait flinguer comme un débutant ! J'espère que tu seras bien plus talentueux que ce gars là !

- Ne m'enterre pas avant l'heure Patte-Folle. Il me reste encore de nombreuses années de gloire et fortune ! Blague Fenn en jetant finalement quelques crédits à son informateur. Tiens, prends ça ! Cesse donc de faire la gueule ! Cela me donne des envies de meurtre ! Allez, file ! Nous sommes quittes !

L'individu vêtu comme un vagabond s'en va en marmonnant dans sa barbe, probablement vexé d'avoir eu si peu. Sacré Patte-Folle. Il ne changera jamais ! Enfin... Il y a fort à parier qu'il s'est déjà fait des centaines de crédits, avec son accoutrement digne d'un mendiant. Peut-être est-ce là, d'ailleurs, une de ses occupations favorites. Qui se méfierait d'un vagabond puant à qui l'on ne prête même pas attention ? Vargo Fenn esquisse l'ombre d'un sourire sous son casque. Ah ça... Y'a des gens qui ne changeront jamais en effet ! L'appât du gain est la carotte de trop nombreuses personnes. Et nombre de ces gens là finissent désintégrés sans même avoir eu l'occasion de profiter de leurs crédits. La vie est comme ça, elle n'a aucune pitié et aucune tolérance. Et elle ne pardonne pas. C'est bien de la grosse merde en fait ! Faut savoir faire avec. Certains sont sacrément chanceux ou talentueux et vivent quelques décennies de plus que les autres. Comme le baron Rissk, qui semble se porter à merveille malgré tout ce qui a pu lui arriver. Oh ça oui. Il a sûrement de belles histoires à raconter ce gros cachotier. C'est même évident !

Mais tout ça sera pour une autre fois. Il y a des "grosses brutes" qui ne demandent qu'à trouver un emploi. Ce serait dommage que quelqu'un d'autre en profite ! Le mercenaire suit donc les indications de son vieux comparse et se dirige vers un grand bâtiment tombant en ruine. A en juger les dimensions et l'allure, il ressemble fortement à une sorte de salle de sport. Son observation s'avère être juste. Lorsqu'il pénètre à l'intérieur, il remarque la présence de multiples rangées de bancs agencés en gradins. Puis vient ensuite le terrain de jeu en lui-même, là où les jeunes et les moins jeunes devaient s'amuser et s'entraîner, voire même se défier lors de compétitions. Il y a fort à parier que toutes ces guerres entre gangs ont fini par faire fuir les gens. Ils doivent désormais se terrer ou se soumettre à quelques criminels. Le terrain a tout de même conservé son utilité première. A défaut de pratiquer le sport, de nombreux Gamorréens en viennent à s'entraîner avec des armes de corps-corps imposantes sur cet espace dégagé. Grandes haches, masses d'arme et marteaux de guerre semblent être privilégié, ce qui témoigne du côté "primitif" de ces créatures. Toutefois, il y a en bien certains qui se servent de blasters sur des cibles mouvantes. Et quelles cibles mouvantes... Des droïdes. Les pauvres machines sont méprisées par les Gamorréens et servent donc à les entraîner. Il est assez amusant de les faire danser d'un pied sur l'autre à l'aide d'une arme de tir. Ceux qui n'arrivent pas à suivre la cadence imposée par les "maîtres" sont rapidement éliminés. Quelques carcasses trouées et encore fumantes prouvent ce fait.

Ces créatures enclines à la violence sont robustes et brutales. Mais il est régulièrement dit que l'on ne peut pas être musclé des bras et musclé du cerveau en même temps. C'est une vérité en ce qui concerne les Gamorréens. Leur manque d'intelligence est un avantage pour leurs employeurs, car ces brutes épaisses sont réputées incorruptibles. Cette "loyauté" sera un atout certain pour la Griffe Verte... Tout du moins si l'on survit assez longtemps pour les recruter. Car il est coutume, chez les Gamorréens, d'affronter son futur employeur afin de tester ses compétences. Après tout, pourquoi travailler pour un type faible ? Ah... Rien de mieux qu'une bonne raclée pour mettre tout le monde d'accord ! C'est en effet très folklorique de se taper dessus pour apprendre à se connaître. C'est un peu comme ça que ça marche chez les Mandaloriens quand on y pense. Finalement, la présence de Vargo Fenn est remarquée et le groupe entier se porte à sa rencontre. Enfin... Les Gamorréens se contentent pour l'instant de l'encercler et de le dévisager.


- J'ai du travail à vous proposer Messieurs. Déclare finalement le mercenaire en détaillant un à un les gros bras qui l'entourent.

Et y'en a un paquet ! Plus d'une quinzaine. Dix-huit pour être exact. Cela fait du monde à cogner ! Mais pas sûr qu'ils acceptent de s'en donner à cœur joie un par un. Frapper à la queue-leu-leu, ça ne doit pas être leur délire. Certains se contentent de renifler. D'autres empoignent fermement leur arme, prêts à donner l'assaut. Et bien, pour une offre de travail, ça commence bien ! Par chance, ce n'est pas la première fois que le Mandalorien rencontre des Gamorréens. Le fait d'avoir été au service de la Pègre durant quelques temps lui a permis d'en apprendre un peu sur ces braves bêtes. Il faut se montrer plus malin qu'elles...

- V'là ce que je propose Messieurs. J'affronte le chef de votre bande et si je parviens à la vaincre, vous êtes embauchés ! Dans le cas contraire, vous ferez ce que bon vous semble. Ajoute t-il afin de faire réagir ces gros tas de graisse et de muscles.

Un grognement lui parvient aux oreilles. Apparemment, l'un des Gamorréens proteste. La tradition veut qu'il les affronte tous en même temps. Quelle stupidité ! Y'a rien de glorieux à se farcir toute une tripotée d'hommes cochons pour rien ! Ces brutes vont devoir jouer selon les règles du mercenaire.

- Vous imposez vos traditions, j'impose les miennes. Donc votre chef contre moi. A moins qu'il n'ait trop peur pour m'affronter tout seul ? Rétorque Fenn en étouffant un ricanement.

Mais cela ne semble pas faire rire pour autant les Gamorréens. Un spécimen particulièrement imposant sort du groupe et se présente devant le Mandalorien. Un gros bébé armé d'une masse d'arme de métal noir qui semble être forgée dans les ténèbres. Faut pas déconner avec lui à mon avis ! Manque de chance, c'est le chef du groupe. Et il fait comprendre à l'aide de grognements porcins qu'il relève le défi... Apparemment, ce gras du bide a bien envie de lui trancher la tête et de l'exhiber comme trophée ! Ainsi soit-il ! La lutte sera sans merci !
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Baron Rissk
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MessagePosté le: 27/05/2018 17:23:14    Sujet du message: Le Refuge. Répondre en citant

Les Gamorréens s’éloignent de quelques mètres et forment un cercle autour des deux combattants. Leur chef, qui se moque bien des règles de bienséance, traîne sa masse d’arme sur le sol, se dirigeant lentement vers le Mandalorien. Il est visiblement prêt à en découdre, à lui arracher la tête après quelques passes d’armes. La brute épaisse, protégée par une armure lourde complète, est probablement plus lente et moins agile que le lieutenant de la Griffe Verte. Un avantage certain que Fenn compte utiliser à sa juste valeur. A l’inverse, le mercenaire est handicapé sur un point : Il n’a pas d’arme de corps-à-corps. Il se maudit silencieusement de ne pas avoir pris de vibro-épée à l’armurerie… Il ne pourrait pas approcher le guerrier sans prendre le risque d’être pulvérisé par son imposante masse de métal noir. Et flinguer ce gros lard à l’aide d’un blaster serait très probablement mal vu par ses congénères… Ils pourraient considérer cela comme un acte de trahison, de lâcheté et se contenteraient donc de le mettre en pièce. Le Mandalorien n’a donc plus qu’une carte à jouer : Celle de l’audace !

Le Gamorréen pousse un grognement porcin en chargeant et abat sa masse sur son adversaire. Fenn esquive l’attaque de peu. L’arme contondante vient fracasser le sol dans un grincement métallique. Ce gros tas de graisse, contre toute attente, est rapide. Il manie sa masse avec dextérité, comme s’il tient entre ses mains un simple ustensile de cuisine. Face aux assauts incessants de la brute épaisse, le mercenaire se retrouve sur la défensive, évitant coup sur coup sans avoir la possibilité de riposter. Il fait un bien piètre guerrier sur le coup ! Nul doute que les larbins de cet imposant spécimen doivent bien se marrer. Oh ça oui, ils doivent apprécier ce spectacle pittoresque ! Le porte-flingue entend les rires gras de ces porcs. L’homme se permet de sourire sous son casque. Ils veulent du spectacle, ils vont se régaler ! Le Gamorréen enchaîne les volées de coups, qui ne trouvent jamais de cible. De son côté, le lieutenant de la Griffe Verte multiplie les pirouettes, désireux de fatiguer son ennemi.

Car il y a fort à parier que le chef de cette sympathique bande va rapidement s’essouffler, à courir et à jeter sa masse dans tous les sens comme il le fait. Et même s’il est endurant et solide, le fait de combattre comme un chien kath enragé en armure lourde doit l’épuiser sur le court terme… D’où sa volonté d’en finir au plus vite avec le mercenaire, qui s’amuse à le narguer en utilisant des cabrioles à tout va. A force de s’exciter sur son adversaire, qu’il n’arrive pas à toucher, le Gamorréen s'essouffle. Ses coups se font moins précis et il ne prend plus la peine de lui courir après. Fenn aussi commence à ressentir les effets de la fatigue. Plusieurs minutes se sont déjà écoulées. Nul ne semble avoir pris le dessus sur son rival. L’un frappant sans relâche dans le vide, l’autre se dérobant toujours habilement. Mais le Mandalorien décide de passer à l’attaque. Il fonce droit vers le danger, droit vers son concurrent. Avant que ce dernier ne puisse lever sa lourde masse, le poing du mercenaire vient s’écraser contre son groin. La grosse brute lâche un cri porcin ignoble et recule de quelques pas, légèrement sonnée. Mais le lieutenant de la Griffe Verte n’a pas le temps de savourer cette petite victoire et d’enchaîner les coups. Le chef des Gamorréens se ressaisit et offre en retour une magnifique droite au porte-flingue. Fenn tombe à la renverse, complètement assommé. Son casque s’est envolé sur quelques mètres, n’ayant pas supporté le choc. C’est qu’il frappe fort ce tas de graisse !

Le Mandalorien essuie du revers de la main le sang qui vient couler à la commissure des lèvres. Il entend le grincement infâme de la masse qui traîne sur le sol. Le mercenaire lève la tête et observe son adversaire. L’imposant spécimen porcin lève une nouvelle fois son arme massive, prêt à donner le coup de grâce. Ses comparses lâchent des grouinements, se donnant des coups de coude complices, échangeant des rires gras et lèvent les bras en signe de victoire. Le Gamorréen regarde de haut le porte-flingue, une lueur mauvaise dans les yeux. La masse s’abat soudainement. Le lieutenant de la Griffe Verte reprend ses esprits rapidement. Il roule sur le côté, dans un pur réflexe de survie. L’arme n’atteint pas son but et écrabouille une nouvelle fois le sol, dont le métal se plie sous la puissance du coup. Fenn sait qu’il doit porter une frappe rapide et précise car il n’aura pas de deuxième chance. En une fraction de seconde, la lame dissimulée dans son gantelet sort de sa cachette et vient se planter dans l’une des nombreuses faiblesses apparentes de l’armure : L’arrière du genou. Étourdi par cette brusque manoeuvre et dévoré par la douleur, l’imposant guerrier est saisi d’une souffrance plus grande encore quand la lame vient le lacérer encore et encore au niveau de la blessure. Le supplice est tel qu’il force le Gamorréen à tomber à terre. Ses couinements sont insupportables à entendre. Et désireux d’en finir au plus vite avec son adversaire, le Mandalorien se jette sur lui et plante les deux lames rétractables de ses protections d’avant-bras dans la gorge graisseuse à souhait du guerrier ventripotent. Sous l’effet d’une sombre et froide rage, le mercenaire enchaîne les coups mortels sans vouloir s’arrêter. Le sang chaud et poisseux du chef des créatures porcines ne tarde pas à gicler sur le visage du lieutenant de la Griffe Verte, qui a un sursaut et se stoppe dans sa frénésie meurtrière. Il observe l’espace d’un instant ses gantelets couverts de sang, puis son rival, qui s’étouffe dans son propre liquide vital et qui rend son dernier souffle après avoir gargouillé une ultime fois.

Le combat prend fin sur cette longue et belle note de musique. Fenn se redresse péniblement, barbouillé d’hémoglobine. Les autres Gamorréens ont cessé de rire. Ils affichent maintenant des têtes surprises, abattues. En fait, de l’avis du Mandalorien, ils ont de belles têtes d’abrutis finis, mais c’est une chose qu’il compte garder pour lui. Ses jambes tremblent légèrement, et sa tête, engourdie, lui semble lourde. La baffe de ce satané bourrin l’a vraiment sonné. Le porte-flingue en a pourtant encaissé des coups, parfois des plus violents même ! Sa vie entière repose sur les bagarres et les batailles rangées. Déjà du temps de sa jeunesse, il avait eu à affronter les dures épreuves imposées par les traditions Mandaloriennes. Dès l’âge de huit ans, il avait du accompagner son père dans ses dangereuses aventures, s’entraînant sans relâche pour devenir un véritable guerrier Mandalorien. Ce qu’il fut finalement après avoir réussi avec succès le verd'goten, le traditionnel rite de passage. Et depuis, Fenn a donné sa sueur et son sang à de très nombreuses reprises pour en arriver là où il est maintenant. Aujourd’hui encore…

Le mercenaire fait quelques pas et ramasse son casque, qui présente une belle trace de son propre sang sur toute la longueur de la visière. Il enfile son heaume sans même prendre le temps de le nettoyer. Le lieutenant de la Griffe Verte s’avance vers la bande de Gamorréens abasourdis qui lui fait face.


- Messieurs, à partir d’aujourd’hui, vous travaillez pour la Griffe Verte ! Annonce d’une voix forte le Mandalorien. Votre contrat ne prendra fin qu’avec ma mort ou la vôtre !

Une brute semble protester, prétextant que le combat ne fut pas loyal, que le porte-flingue avait été trop lâche. D’autres le rejoignent. Et plusieurs commentaires porcins viennent ainsi chatouiller l'ouïe sensible de Fenn, qui s’emporte rapidement.

- Pas loyal ? J’l’ai battu en étant désavantagé ! Grogne t-il en dégainant son arme de poing. Vous voulez du déloyal ? Laissez-moi vous cramer avec mon lance-flamme intégré et vous achever avec mon blaster alors !

Les guerriers ventripotents reculent de quelques pas, surpris, et échangent entre eux des grouinements. Ils conviennent finalement que le lieutenant de la Griffe Verte s’est battu avec courage, qu’il a respecté les traditions et que par conséquent, ils se doivent d’entrer à son service. Le Mandalorien rengaine son blaster et esquisse l’ombre d’un sourire sous son casque. Ces Gamorréens sont vraiment des créatures pathétiques… Mais ils feront de bons combattants, une fois la patte graissée.

- Bien ! Vous faites le bon choix ! Vous ne le regretterez pas, croyez-moi ! Ricane Fenn en croisant les bras. Nous pourrons bientôt profiter tous ensemble des fastes que la vie criminelle offre !

Grâce au renfort de presque deux dizaines de gros tas de graisse combattants, il est sûr et certain que la Griffe Verte va gagner en influence dans les bas-fonds de ce taudis...






L’arrivée de dix-sept Gamorréens ne passe pas inaperçue au sein du refuge. Les protégés du Mandalorien s’écartent au passage de ces imposantes brutes. Les guerriers ventripotents prennent leurs quartiers dans un ensemble de salles où ils pourront installer à la fois leur dortoir et leur armurerie. Petit à petit, l’organisation prend de l’importance. La vieille station d’épuration est peu à peu transformée en base d’opération pour la Griffe Verte. Les locaux abandonnés se font de moins en moins nombreux. Les pièces sont progressivement dépoussiérées et occupées par les hommes de main de Vargo Fenn. La bande à Baader ne serait bientôt qu’un mauvais souvenir… Le Mandalorien songe déjà à attaquer les possessions de ce ridicule groupe criminel, pour affaiblir l’ennemi et pourquoi pas récupérer des choses intéressantes. Il lui faudrait toutefois récupérer des informations sûres à ce sujet, histoire de ne pas se mettre en péril pour rien. Peut-être que Pax pourrait le rencarder.

- Des Gamorréens ? Vous êtes sérieux Patron ? Vous savez qu’ils méprisent les droïdes ? Vient alors faire remarquer un certain droïde secrétaire en levant ses bras mécaniques au ciel. Bonté divine ! Ils vont me réduire en charpie !

- T’en fais pas Grincheux, ils ont pour instruction de ne pas toucher aux droïdes de la Griffe Verte, sous peine de se faire couper quelque chose. Répond alors le mercenaire, amusé. Tu es donc tiré d’affaire !

- Me voilà rassuré ! Soupire le modèle CZ avant de pencher la tête sur le côté, perplexe. Attendez… Qu’entendez-vous par “leur couper quelque chose” ?

- Ne fais pas attention à ça voyons ! Ricane le lieutenant en tapotant amicalement l’épaule du secrétaire. Sinon, y’a eu du nouveau depuis mon départ ?

- En effet ! Il y a encore un colis pour vous Patron. Et celui-ci risque de vous plaire aussi ! Annonce le droïde d’une voix caverneuse.

Grincheux pivote et rejoint rapidement les quartiers du Mandalorien, suivi de près par ce dernier. Là, niché dans une alcôve, se trouve un modèle de type HK. Ces machines sont réputées dans la galaxie entière pour leurs fonctions protocolaires et militaires. En outre, les droïdes de type HK sont particulièrement appréciés dans le milieu criminel pour les multiples usages que l’on peut en faire : Protocole, assassinat, garde du corps… Un véritable petit bijou que les grosses frappes et autres apprentis caïds rêvent d’avoir en leur possession. Fenn se permet de sourire à nouveau, dans l’ombre de son casque. La Griffe Verte prend véritablement en ampleur. Et elle pourrait bientôt rivaliser avec les autres groupuscules du coin. Pire même. La Griffe Verte pourrait sûrement écraser toute résistance ennemie. Le mercenaire s’approche du droïde et l’allume. L’automate redresse subitement la tête et semble observer l’espace d’un instant l’environnement qui l’entoure. Les photorécepteurs du modèle HK finissent par se braquer sur le porte-flingue.

[Salutation distinguée] Bonjour maître. Je suis le modèle 666 de la série HK. Je suis entièrement à votre disposition. Quelles sont vos directives maître ? Lâche alors d’une voix grinçante le droïde.

- Maître ? Curieux… As-tu des informations à propos de celui qui t’a envoyé ici ? Demande finalement le Mandalorien, perplexe.

[Affirmation] Oui maître. Ma base de données m’indique qu’il s’agit d’un certain “Léviathan”. Il n’existe toutefois aucune information complémentaire à ce sujet. Indique le modèle 666.

Rissk… Ce vieux lézard a toujours plus d’un tour dans son sac visiblement. Mais d’où est-ce qu’il tire toutes ces ressources ? Est-ce que sa place au sein du régime séparatiste et l’exploitation de Korriban lui rapportent beaucoup ? Bah ! Peu importe finalement. Il vaut mieux ne pas le savoir… Et se contenter d’aller de l’avant, vers la gloire et l’avenir.

- Bien, j’vais sûrement avoir du boulot à te refiler mon p’tit 666. Reprend Fenn avec un certain enthousiasme dans la voix.

[Annonce sincère] Je vous remercie de me considérer à ma juste valeur maître. J’ai hâte de liquider des sacs à viande en votre nom. Affirme alors le droïde.

- Des quoi ?

[Répétition] Sacs à viande. N’est-ce pas le mot que vous utilisez pour désigner vos semblables ? Ajoute le modèle HK en échangeant ce qui semble être un regard entendu avec le secrétaire CZ.

Visiblement, il faudrait surveiller ces deux là… Ils risquent de bien s’entendre et de faire de mauvais coups dans son dos ! Le mercenaire grogne doucement et croise les bras, probablement dépité par le comportement étrange de ses compagnons métalliques. Sentant que la foudre risque de s’abattre sur lui, Grincheux se permet de faire part d’une autre nouvelle à son maître.

- Il se trouve que nos droides sondes ont intercepté une transmission du Cartel des Hutts. Un de leurs représentants cherche apparement des associés pour remettre en état de marche une station spatiale.

- Je vois… Ce serait là un bon moyen d’étendre notre influence… De se faire de nouveaux contacts. Pense tout haut le Mandalorien. Il va falloir que l’on mette plusieurs de nos gars sur le coup, et que l’on déploie plus de droïdes sondes pour essayer de voir s’il n’y a pas d’autres choses que l’on puisse intercepter.

[Suggestion] Je pourrais peut-être me renseigner sur ce mystérieux Hutt maître. Avance 666 de sa voix grinçante.

- Pourquoi pas. Tu vas faire ça oui. J’vais de mon côté voir s’il n’y a pas des info’ à choper auprès de mes indic’. Déclare alors Fenn. Dis moi Grincheux, de combien de crédits disposons-nous actuellement ?

- Euh… Laissez-moi calculer quelques instants… En comptant les 300 crédits rapportés ce matin et en ajoutant à cela les 190 crédits de la vieille… Le droïde secrétaire hésite un instant puis affirme d’une voix caverneuse : Nous disposons d’une réserve de 1 000 crédits.

- Bien. Ce devrait être suffisant pour acheter un droïde sonde de plus sur le marché noir. Vous pouvez disposer !

Grincheux et 666 saluent alors leur maître et quittent ensemble son bureau, échangeant des commentaires sur le comportement curieux et pathétique des humains et des autres êtres vivants peuplant cette galaxie. Ils sont visiblement faits pour s’entendre… Le lieutenant de la Griffe Verte profite de cet instant de répit pour ôter son casque et entreprend bientôt de laver intégralement son armure tâchée de son sang et du sang d’un certain Gamorréen… La pêche aux informations peut bien attendre quelques minutes.
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MessagePosté le: 20/06/2018 02:32:55    Sujet du message: Le Refuge.

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