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Inauguration du Musée de l'Espace Corellien

 
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Tericarax
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MessagePosté le: 11/08/2017 22:24:58    Sujet du message: Inauguration du Musée de l'Espace Corellien Répondre en citant

« - Au quartier des affaires » indiqua Lawrence tandis qu'ils pénétraient dans l'un des multiples ascenseurs. Les portes se refermèrent en une note de velours suave.« - La majorité des interlocuteurs que vous souhaiteriez probablement avoir au long de votre carrière s'y trouvent, monsieur Phocas. Autant vous introduire à ce beau monde directement...Et ce soir est l'occasion rêvée. » L'ascenseur menait au rez-de-chaussée. La population hétéroclite de Corellia (encore que majoritairement humaine) se massait là ; c'étaient des touristes principalement qui venaient emprunter ou rendre des chambres, entourés par les droïdes serviteurs qui les suivaient fidèlement ou traduisaient leurs exigences à un travailleur alien qui ne parlait pas un mot de basic. Ayant sitôt quitté l'entrée de l'hôtel, ils parvinrent jusqu'à une plate-forme, qui se déplia d'elle-même à leur approche, s'étendant vers le ciel. Le « rez-de-chaussée » était un terme tout à fait trompeur dans les grandes cités de la galaxie ; ils étaient en réalité encore une bonne centaine de mètres au-dessus du sol. Cependant, ils avaient face à eux une voiture speeder. Gracieuse dans ses courbes, élégante dans son design, elle était peinte d'un gris acier reluisant sous les derniers rayons du jour, éclaboussée du bronze mourant qui précède le crépuscule. Au loin, une bande colorée similaire s'étendait désespérément à l'horizon, écrasée par le début de la nuit qui la chassait au-delà du monde. Le véhicule comportait deux sièges à l'avant contre trois à l'arrière. Le garde magna prit la place du conducteur. Il fut entendu que le grand garde qui accompagnait le Skakoan prendrait lui aussi une place à l'avant, pour laisser les trois protagonistes à leurs discussions. Alors, la voiture-speeder décolla. Elle s'éleva, avant de plonger vers les voies aériennes, où se massaient d'autres véhicules. Le trafic à cette heure était fluide mais fourni. L'occasion idéale pour discuter comme il se devait.

« - Ce soir, il y a un gala, organisé pour inaugurer la rénovation du Musée de l'Espace Corellien. Il n'y a pas formellement besoin d'une invitation si bien que vous pourrez y prendre part, mais c'est une soirée en petit comité, naturellement réservé à la crème corellienne. Sna'lsh y sera très certainement. »

Le speeder s'arrêta à un carrefour aérien ; de gigantesques vaisseaux cargos passèrent face à lui, leurs moteurs hurlant à la mort. Le train de cargos était une technologie dont Corellia n'était pas peu fière, et qui était caractéristique de sa capitale, Coronet. Quand les wagons immenses furent passés, le trafic reprit normalement, et Lawrence put à nouveau parler.

« - Le gala débute dans deux heures. Toutefois, nous ne pouvons pas y aller ainsi : il faut nous mettre un peu au goût du jour. Nous vous emmenons d'abord faire les boutiques ! Si vous devez vous montrer, autant le faire sous votre plus beau jour. »

Le trajet s'étala encore sur plusieurs minutes ; pendant ce temps, la jeune femme en profitait pour présenter quelques bâtiments connus. Il s'agissait majoritairement de bourses et de sièges d'entreprises. Le plus prestigieux d'entre eux était naturellement celui de la CTC (Corporation Technique Corellienne), mais bien d'autres se démarquaient, que la femme désignait tour à tour à leur invité. Lorsqu'elle eut fini d'exposer les bâtiments principaux, elle tomba dans le silence, et nul mot supplémentaire ne fut exprimé sur le trajet. Malgré toute sa bonne volonté, Lawrence demeurait malgré tout pensive. Certes, son interlocuteur lui avait livré le fond de sa pensée et exprimait l'envie d'oeuvrer pour le bien de Corellia, mais l'humaine était tout sauf une novice en affaires politiques. Au fond, c'était véritablement une chance que le Skakoan ait fait le choix de s'appuyer sur elle : elle pouvait, du même coup, le garder à l'oeil. Puisqu'elle servait d'intermédiaire inévitable avec les contacts importants et les manettes qui pourraient permettre s'ils agissaient correctement de mettre à mal Gabe, elle était également capable de surveiller le nouveau venu. De l'empêcher de faire n'importe quoi. Il partageait sa vision d'une Corellia démocratique et libre, une Corellia insoumise. Les Corelliens avaient été en proie à l'audacieuse supercherie de Mufus une fois. Mais en brisant le cycle par de nouvelles élections, l'humaine savait très bien ce qui suivrait : un nouveau dictateur en lieu et place de la liberté rêvée et prônée depuis des millénaires par la planète mènerait probablement à un soulèvement et la mort du nouveau despote. Sans les élections, bien sûr, rien ne serait visible, juste une continuité mensongère. C'était véritablement le fait de déclencher les élections réelles et de mettre un terme à l'action éclaire de Gabe qui permettrait d'ouvrir les yeux du peuple. Ils avaient été trompés, très certainement : ils avaient choisi Mufus de plein gré. C'était en temps de peur, lorsque l'Empire et la guerre menaçaient ; nul n'avait vraiment pu refuser un candidat qui promettait à la fois la sécurité et la prospérité ; il apportait avec lui la sécurité, grâce à une flotte de croiseurs. Quant à la prospérité, il s'agissait réellement de maintenir la planète sur de bons rails. Elle était loin d'être en faillite, mais il lui fallait un cap solide. Cela, Mufus avait su le fournir. Mais le Jawa avait disparu, sa flotte avec lui. Si Corellia avait les moyens d'assurer sa sécurité à présent grâce à son économie florissante, sa population avait aussi les moyens de clamer son individualité. Coruscant n'était plus le cœur de la galaxie, plus après tous les dégâts et les affrontements qu'elle avait subi. Et quel monde plus approprié que Corellia pour prendre la relève, avec ses chantiers navals reconnus et admirés partout dans la galaxie ? La capitale séparatiste était trop lointaine du noyau. Ce serait Corellia et nulle autre qui éclipserait Coruscant dans les mondes noyaux. Elle deviendrait le nouveau modèle de prospérité et de stabilité. Et pour cela, elle devait être démocratique, car le peuple corellien était intelligent et éduqué, ouvert sur le monde et curieux !

Ils descendirent du speeder. Le garde magna avait arrêté le véhicule juste à côté d'une plate-forme. En-dessous, le vide ; après la plate-forme, qui était décorée d'un sol dallé probablement en marbre (ou une imitation du reste), la porte de verre d'une boutique révélait à l'intérieur un étal complet de vêtements divers et variés. Les lumières de l'établissement filtraient à travers l'entrée jusque dans cette ruelle, qui était à présent plongée dans l'obscurité avec l'avancée de la nuit. Lawrence quitta son siège pour bondir sur la plate-forme. Elle tendit sa main à celui qui serait son associé d'affaire et son protégé pour l'aider à monter, puis prit la direction du magasin. L'air extérieur était frais, notamment à cause de leur altitude. Le garde magna sortit du véhicule mais demeura hors de la boutique ; les droïdes et escortes avaient l'obligeance de rester hors de tels établissements, sur Corellia. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la boutique, un air conditionné réchauffa agréablement l'atmosphère.

Un androïde arriva vers eux en voletant. Il s'agissait d'un modèle qui voletait à quelques mètres du sol, doté de plusieurs paires de bras ; certains possédaient des ciseaux au bout, un autre tenait une aiguille à coudre ; le fil et la bobine étaient directement intégrés au poignet droïde. Le visage de l'automate était doté de deux yeux démesurés pour lui donner probablement un air plus attachant. Tout de rondeurs et de courbes, il était bien moins austère que les IG-100 ou même que le garde du corps accompagnant celui qui se faisait nommer Asavar Phocas.


« - Comment puis-je vous aider ? » demanda d'une voix féminine et douce le robot.

« - Nous venons pour des pièces sur-mesure, sourit Lawrence. Un gala, pour ce soir. Faites vite, nous sommes pressés. » Elle adressa un regard à Asavar. « - Commencez par mon ami. Il nous faut une tenue à la fois distinguée mais pas criante. »

L'androïde de couture tourna son attention vers le Skakoan. Il était temps de se mettre à l'oeuvre.



Lorsqu'ils arrivèrent au gala, Lawrence arborait une élégante robe d'un bleu corbeau ; de l'or était tissé sur les manches et le haut du col, une broderie fine avait en outre été réalisée sur le sein droit. C'était un lézard ailé, tressé comme une broche, qui était le symbole de sa famille depuis des générations. L'inauguration allait bientôt débuter ; il était évident que les escortes attendaient au-dehors, car l'intérieur était déjà largement assez protégé. Les gardes de la CorSec prenaient très au sérieux la vie des citoyens corelliens, l'endroit était une fourmilière de sécurité. Nadher, lui, s'était également fait confectionner une toge plus fine, plus proche du corps également, soulignant sa musculature de Mon Calamari. Les robes longues étaient très prisées par les politiciens dans la galaxie : elles étaient un symbole de sagesse qui était un héritage du Sénat depuis plus d'un millénaire. Cette mode était loin de toucher à sa fin, songea la femme ; au contraire, elle débutait à peine. Plusieurs autres cortèges entraient par les portes du muséum nouvellement restitué. On accueillerait tout ce beau monde dans le hall principal d'ici quelques minutes, pour sonner le coup d'envoi de la réception. Le directeur du musée en personne serait présent pour son discours, bien sûr. Ensuite, l'occasion de discuter enfin avec leur cible viendrait. La femme soupira. Elle avait déjà mené une longue carrière, mais elle avait l'impression pourtant de revivre ses vingt ans. Combien encore d'épopées palpitantes mènerait-elle ? Elle s'arrêta un instant, pour tourner son regard vers leur invité skakoan. Un sourire léger flottait sur ses lèvres. Habiller ce bon monsieur n'avait pas été une mince affaire pour le droïde.


« - Bienvenue sur Corellia de nuit monsieur Phocas. J'espère que vous apprécierez la compagnie du gratin corellien. »
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MessagePosté le: 11/08/2017 22:24:58    Sujet du message: Publicité

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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 20/08/2017 15:46:23    Sujet du message: Inauguration du Musée de l'Espace Corellien Répondre en citant

Lawrence Vaetta m’indiqua notre prochaine destination alors que nous nous dirigions vers l’un des ascenseurs conduisant à ce que l’on pourrait grossièrement appeler le « rez-de-chaussée ». Cap sur le quartier des affaires. Evidemment. Les puissants ne se terrent dans de palais que lorsqu’ils détiennent officiellement le pouvoir. Ceux qui le possèdent officieusement peuvent être trouvés dans les quartiers des affaires. Moi qui avait grandi sur Skako, je le savais mieux que quiconque : les cadres du Techno-Syndicat y faisaient office de noblesse despotique et le Contremaître y était un monarque absolu. Quant au gouvernement… eh bien, sans l’appui de ce monde fermé qu’est le milieu des affaires, il n’était rien, incapable d’obtenir de lui-même les ressources nécessaires pour diriger. Je ne comptais pas reproduire cette erreur.

Les portes de l’ascenseur se refermèrent doucement alors que notre curieuse troupe finissait de les passer. La descente se fit à grande vitesse et les chiffres indiquant les étages défilèrent à un rythme effréné. Je fermai les yeux et repensai à la mission qui m’avait été confiée sur Géonosis. Si je venais à échouer, ce ne serait pas seulement la fin de ma carrière, mais aussi mon arrêt de mort… Non ! Je ne devais pas penser à cela. Je n’avais pas d’autre option que de réussir, les enjeux étaient bien trop importants pour qu’il en soit autrement. Et c’est bien ce que je comptais faire.

Mes paupières se rouvrirent lorsque les portes de la cabine s’ouvrirent enfin, révélant une foule des plus hétéroclites. Corellia était réputée pour être un des mondes les plus cosmopolites de la galaxie, et la vision de ses nombreuses espèces différentes vivant en harmonie donnait raison à cette réputation. Tant de races… Elles me dégoûtaient toutes. La solitude est la rançon du pouvoir : c’était d’autant plus vrai dans mon cas. Un Skakoan, seul face à une populace répugnante… Fort heureusement, ma mission serait de devenir leur leader, pas leur ami.

Nous sortîmes les uns après les autres de l’ascenseur avant de prendre la direction d’un magnifique speeder de luxe d’un gris acier étincelant. Bel appareil. Quoi qu’un peu voyant… Le magna garde et Dakul prirent place à l’avant du véhicule. J’avais d’abord cru que ce dernier serait trop imposant pour s’installer, mais l’engin s’avéra finalement assez spacieux pour accueillir mon garde du corps. Vaetta, le Mon Calamari et moi-même nous installèrent à l’arrière afin de pouvoir discuter tranquillement. Lorsque le véhicule démarra et se plongea enfin dans le dense trafic de Coronet, la corellienne prit la parole. Visiblement un gala allait se tenir dans la soirée et il y avait fort à parier que cette Sna’Ish Turuk s’y trouverait. Je fus brièvement gagné par l’irritation lorsque Lawrence Vaetta m’anonça que nous nous apprêtions d’abord à faire les boutiques pour « nous mettre au goût du jour ». « Ridicule perte de temps » me dis-je dans un premier temps, sans toutefois laisser paraître ma lassitude. Puis, je me dis finalement – non sans grincer des dents – que l’humaine avait raison : les apparences sont importantes.

Nous passâmes devant plusieurs lieux d’intérêt, dont le siège de la célèbre et prestigieuse Corporation Technique Corellienne. Celui-ci en particulier m’intéressait au plus haut point : il pouvait bien devenir le pilier de ma conquête du pouvoir absolu sur Corellia et je serais quoi qu’il en soit amené à entretenir un dialogue régulier avec les dirigeants de la firme.

Le speeder s’arrêta finalement devant une plate-forme dallée de marbre : le quartier était probablement très huppé, comme le confirmait l’allure des commerces environnants ainsi que celle des passants se promenant en cette heure tardive. Vaetta m’aida à sortir du véhicule en me tendant la main. Cette dernière semblait bien frêle en comparaison de la mienne : la corellienne n’était pas pour ainsi dire petite, cependant, je la dominais largement en taille. Une fois sur la plate-forme, je fis signe à Dakul de patienter avec le magna garde alors que Vaetta, Nadher et moi-même prenions la direction d’une boutique de vêtements. La perspective de devoir y faire mes emplettes ne m’enchantait guère… Alors que nous passions la porte du commerce, un droïde tout équipé pour son travail de tailleur voleta doucement dans notre direction. Lorsqu’il demanda comment il pouvait nous être utile, ma nouvelle alliée corellienne réclama des pièces sur mesure pour un gala… et je devais être le premier à y passer. Mes yeux s’écarquillèrent lorsque le petit robot s’avança vers moi. Il se mit au travail promptement et avec efficacité. Mesure, couture, finition… L’ouvrage dura seulement une dizaine de minutes. Le droïde avait travaillé vite et bien. Néanmoins, je ne pouvais m’empêcher d’être perplexe en voyant mon reflet dans le miroir qu’il me tendit une fois sa mission accomplie… La robe aux teintes sanguines que je portais avant avait cédé sa place à une ample robe noire de jais. Le tissu était lisse et, sur les bordures du vêtement, de fins tissages d’argent décrivant des arabesques venaient décorer l’ensemble. Les manches étaient longues et amples et dissimulaient en grande partie la matière caoutchouteuse qui composait ma combinaison pressurisée au niveau de mes bras. Enfin, autour de mon cou et de mes épaules était enroulée une sorte de toge grise composée du même tissu que la robe, cachant la partie métallique de ma combinaison au niveau du torse… La tenue était si éloignée de ce que je portais habituellement que j’avais la désagréable impression d’avoir une allure grotesque. Mon scaphandre me fut alors fort utile en dissimulant la rage bouillonnante qui se dessinait sur mon visage derrière un masque métallique me donnant une expression perpétuellement indifférente et un air inébranlable. Je remerciais le droïde, tout en retenant un grognement, avant de le laisser s’affairer sur les tenues de Vaetta et Nadher.

Une fois cette formalité réglée, Vaetta régla la facture et nous reprîmes la route du Musée de l’Espace Corellien. Le crépuscule avait pris fin, cédant la place à une nuit sans étoiles. Le gala commençait à peine lorsque nous posâmes l’airspeeder devant le muséum. Un attroupement composé de la crème de la société corellienne empruntait les portes du bâtiment duquel émanait une lumière dorée. Politiciens, hommes d’affaires… Les dignitaires les plus importants de la ville avaient été conviés.

Certains visages m’étaient familiers malgré ma très récente arrivée sur Corellia. Il s’agissait surtout de cadres supérieurs de la CTC, compagnie administrée par des corelliens et employant un savoir-faire corellien, mais possédée en partie par le Techno-Syndicat, ce qui expliquait ma familiarité avec ses dirigeants. Bien sûr, le lien qui nous unissait était distant, l’acquisition de parts de la société industrielle par la mégacorporation remontant à plusieurs années avant la crise séparatiste, à une époque où j’étais encore jeune et désireux de faire mes preuves. Ainsi, le Techno-Syndicat recevait toujours des rentrées d’argent en provenance de Corellia, mais les événements de la guerre civile galactique puis l’arrivée au pouvoir de Mufus avaient réduit considérablement la concrétude de cette relation. Un sacré gâchis, selon moi.


-Bienvenue sur Corellia de nuit monsieur Phocas, me lança Vaetta, me tirant ainsi de mes réflexions. J’espère que vous apprécierez la compagnie du gratin corellien.

Cela restait à voir… Néanmoins, je n’avais pas nécessairement à apprécier la compagnie de ces dignitaires. L’important était simplement de les avoir à mes côtés lorsque j’aurais besoin d’eux.

Après quelques minutes d’attentes, les portes du hall principal s’ouvrir, révélant un intérieur richement décoré. Le sol était de marbre et tout était d’un blanc éclatant. Des bas-reliefs rendant hommage aux grands hommes de l’exploration spatiale corellienne était visible sur les murs du musée. Le tout était éclairé par des lustres diffusant la même lumière dorée qui était visible depuis l’extérieur de la bâtisse. Une fois, les invités rassemblés à l’intérieur, le directeur du musée grimpa sur estrade montée pour la soirée et prononça un discours enthousiaste mais solennel qui reçut un tonnerre d’applaudissements. Pour ma part, je dois avouer que l’avais écouté d’une oreille particulièrement distraite, trop concentré sur la suite des événements pour être réceptif aux paroles du conservateur. Lorsqu’il eut fini, un petit orchestre de Jizz prit la place du directeur sur l’estrade et commença à jouer sa musique entraînante pour les invités du gala. La chanteuse, une humaine en robe de soirée, attirait les regards. Elle devait être belle selon les critères humains. Je n’en avais cure. Il me tardait simplement de rencontrer la Twi’lek et de passer au plus vite à l’étape suivante. De nombreux invités discutaient entre eux, échangeant des salutations et des mondanités. Certains d’entre eux vinrent même saluer Vaetta et me serrèrent la main par la même occasion. Néanmoins, j’avais la tête ailleurs. Je scrutais l’assemblée à la recherche d’une personne pouvant être Sna’Ish Turuk. Il me tardait d’en finir avec cette mascarade...

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MessagePosté le: 25/08/2017 19:02:58    Sujet du message: Inauguration du Musée de l'Espace Corellien Répondre en citant

Ah, les soirées mondaines ! Quoi qu'un comité restreint, les convives formaient malgré tout une foule bien garnie. Au rythme dandinant de la viole basse et des notes déliées et gaies du synthétiseur Mood, Lawrence se faufilait entre les invités, suivie de près par son collègue improvisé, Asavar Phocas. Nahder s'était mêlé à la foule, lui, profitant de la soirée. Et quelle soirée ! Tous s'étaient fait aussi beaux que possible pour l'occasion, et les discussions allaient bon train ; suivant le discours d'inauguration du président qui avait été reçu avec enthousiasme, des petits groupes s'étaient formés. L'orchestre de Jizz fournissait un tapis sonore sur lequel les dialogues marchaient avec confort. Ici, un Chagrian en toge de nuit s'entretenait en riant avec deux Umbaran, plus réservés mais certainement amusés par la remarque du personnage bleu. Un droïde protocolaire attendait au côté de ce dernier, au cas où une traduction serait requise. Et ce genre de scène n'était pas rare ce soir ; on déambulait dans le musée, ouvert et inauguré. Les modèles reconstitués des premiers vaisseaux corelliens servaient de décor, parfois titanesque, aux délibérations amicales. On entendait parfois le bruits de couverts, tranchant à travers les discussions, car on servait le buffet. La femme se tourna vers son compère de Skako.

« - Sna'lsh a sa personnalité bien à elle. Laissez moi faire les introductions, car si elle ne se sent pas d'humeur à parler du premier coup elle ne le sera plus pour le restant de la soirée. »

Là-dessus elle continua à passer à travers les petits groupes ; elle connaissait tous les visages présents ou presque, quoi que quelques inconnus se fussent mêlés au comité. Le directeur du musée était toujours présent, c'était vers lui que marchait actuellement Lawrence. C'était un homme qui avait la soixantaine passée ; quelques cheveux blancs s'attardaient désespérément à l'arrière de son crâne, mais la majorité avait été ravagée par la calvitie. Armé d'un petit bouc au menton et de lunettes rondes qui grossissaient grossièrement ses yeux, il était la seule personne de la pièce (à l'exception des droïdes protocolaires, des gardes qui encadraient chaque fenêtre et du personnel de service bien sûr) à ne pas se vêtir d'une toge ou d'une tenue longue qui s'en serait approchée ; lui revêtait à la place une chemise courte, par-dessus laquelle il avait une veste marronâtre en accord parfait avec son pantalon bouffant. Il portait en outre des gants épais, pareils à ceux des ouvriers sur les chantiers de la CTC. Cependant, nul ne lui en avait tenu rigueur, et pour cause : c'était la tenue traditionnelle des premiers colons corelliens. Le choix de cette tenue était un hommage direct au passé de Corellia aux premières heures de la conquête spatiale ; le directeur était un homme avisé, quoi que loufoque sur les bords. Un grand sourire dansait actuellement sur son visage ridé et rougi – probablement par l'alcool autant que l'émotion de joie qui semblait l'emplir. Son interlocutrice était une Twi'lek ; elle portait, à la façon de Lawrence, une robe corbeau, mais c'était une balance qui était brodée sur son sein ; sur sa tête, au niveau de son front, des bandes de cuir cerclaient la base de ses lekku et la dissimulait ; de cette base venaient des arabesques d'or qui entouraient les deux tentacules fins de l'individu ; et sur le cuir l'or se prolongeait, pareil à un fin diadème que seul l'oeil attentif aurait décelé. Pareils à deux tresses, les lekku retombaient des épaules sur sa poitrine. La peau de la Twi'lek était d'un rubis vif ou « Lethan » comme les Twi'lek eux-mêmes aimaient à dire : c'était une mutation génétique très rare et prisée. Le directeur du musée éclata de rire, visiblement face à une quelconque plaisanterie : elle rit également, quoi que moins bruyamment. Son regard remarqua soudainement Lawrence. Elle adressa une phrase inaudible au directeur et s'éclipsa pour rejoindre notre humaine.

« - On ne vous voit pas souvent par ici madame Vaetta ! » débuta-t-elle avec un grand sourire. Elle observa Asavar de pied en cap. Ses yeux étaient bruns, mais le carmin seul de sa peau suffisait à la rendre unique. Elle plissa un instant les yeux, puis reprit un air plus neutre.

« - Lawrence a toujours le goût pour les personnages non humains à ce que je vois. Un plaisir de vous rencontrer, enchaîna-t-elle à l'intention du Skakoan, je suis Sna'lsh Turuk. »

Lawrence émit une protestation.


« - Le goût pour les non-humains... ! Pour qui veux-tu me faire passer... »

La Twi'lek lui jeta un regard espiègle.

« - Ose me dire que c'est faux ! »

« - Je n'ai pas ramené le dernier non humain dans mes appartements, moi. »

Ce fut au tour de Sna'lsh de protester.


« - Madame Vaetta ! Quelles graves accusations que voici. Vous savez bien que je ne m'entretiens avec mes estimés collègues que pour affaires. »

« - Des affaires, oui, mais qui n'ont pas trait aux négociations ni à la constitution. »

« - Au contraire, ce ne sont que d'honnêtes négociations, simplement à l'abri des regards indiscrets. »

« - Et des vêtements. »

La Twi'lek éclata de rire.


« - Pourquoi tu ne viens pas plus souvent ? Avec tous ces gens sérieux et coincés je m'ennuie moi...(Elle se rapprocha, presque murmurante) Toutes les propositions de la gente masculine, c'est d'une lourdeur à force, si tu savais...(Elle reprit ensuite, plus fort :) Et quel est le nom du charmant personnage qui t'accompagne ? »

Lawrence jeta un regard au Skakoan. Elle avait gagné le round d'introduction. Pour l'alien en scaphandre, cela pouvait sembler des formalités futiles, mais Sna'lsh était une tête dure. À la vérité, il était très peu de monde sur Corellia plus entêté que la belle Twi'lek à la peau rouge.

« - Je te présente Asavar Phocas. C'est un nouvel...Associé à moi . »

La main droite de l'alien vint caresser un de ses lekku. En fond, la chanteuse entamait un air d'opéra reprit sur un air plus dansant. Un intérêt amusé dansait dans les yeux de la Twi'lek, qui était assurément bien plus jeune que Vaetta.

« - Un plaisir de vous rencontrer monsieur Phocas. Je suis certaine que vous trouverez votre bonheur sur Corellia ! »

Lawrence eut un sourire ironique.

« - C'est pour cette raison qu'il m'accompagne ce soir. »

Sna'lsh mima l'étonnement en ouvrant la bouche, mais elle retrouva quasi instantanément son sourire assuré.

« - Je trouve qu'il y a trop de bruit par ici, pas vous ? »



La gracieuse dame à la peau de feu mena notre duo à travers le hall principal du musée. Ils arrivèrent devant des escaliers marbrés qui menaient en une cage circulaire à l'étage supérieur ; quoi qu'encadrés par des gardes, l'accès n'était pas interdit. Pour preuve, un droïde protocolaire descendit les marches. Il tenait d'une main un plateau de rafraîchissements et de gourmandises qu'il proposa au trio ; Sna'lsh prit l'un des canapés avec un air fripon. Lawrence prit également un met, mais elle vint bien vite à regretter son choix : le canapé contenait du Murra, aliment qu'elle détestait par-dessus tout. Qu'à cela ne tienne, sa camarade Twi'lek mangea le maudit canapé, laissant Vaetta sur sa faim. Ils arrivèrent à l'étage supérieur ; des balcons permettaient d'observer d'autres modèles encore de vaisseaux spatiaux, des reconstitutions de colons aussi. Surtout, on pouvait observer un spectaculaire ver d'astéroïde à taille réelle. Il s'agissait bien sûr d'un modèle empaillé, pendu depuis le plafond. L'énorme animal était éclairé par plusieurs sources lumineuses, soulignant à la fois son gigantisme et ses monstrueuses dents en aiguille. Il était mis en scène, comme si le plafond avait été un météore dont il jaillissait. Des vaisseaux datant des premières heures de la conquête spatiale accrochés autour, comme évitant héroïquement ses monstrueuses mâchoires. Quelques couples étaient venus à l'étage pour discuter plus au calme ou profiter de la quiétude et du climat clément du début de soirée. Lorsqu'ils se fussent assez éloignés de tout importun potentiel, Sna'lsh s'arrêta enfin et fit volte-face.


« - Bien. Venons-en aux affaires. Qui êtes vous monsieur Phocas, et que peut cette modeste Twi'lek pour vous ? »

La véritable soirée débutait.

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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 17/09/2017 13:29:23    Sujet du message: Inauguration du Musée de l'Espace Corellien Répondre en citant

Aucun signe de vie de la Twi’lek. Je commençais sincèrement à perdre patience. S’il devait s’avérer que j’avais été amené à ce gala ridicule pour rien, il ne serait pas impossible que je plonge dans une colère noire. Las, je portai mon regard vers les reconstitutions des vaisseaux corelliens. Les modèles représentés étaient à mes yeux archaïques et devaient avoir été employés dans les premiers temps de la conquête spatiale corellienne. Rien de tout cela n’excitait la curiosité de l’ingénieur de formation que j’étais. D’autant plus que mon apprentissage à l’académie de Skako m’avait plus orienté vers le domaine de la robotique que vers celui de l’aéronautique. En attendant que la situation évolue, je me surpris à écouter des bribes de conversation et à tenter de mettre des noms sur les visages des notables. Cependant, je compris très vite que je n’apprendrais rien d’intéressant. Je n’avais pas de patience pour ces frivolités.

- Sna'lsh a sa personnalité bien à elle, me lança Lawrence Vaetta. Laissez-moi faire les introductions, car si elle ne se sent pas d'humeur à parler du premier coup elle ne le sera plus pour le restant de la soirée.

Merveilleux… J’avais choisi de faire appel à l’aide d’une Twi’lek capricieuse… C’était bien ma veine. La corellienne se fraya un chemin à travers la foule de notables et se dirigea vers un petit homme assez âgé et habillé grossièrement. Je n’eus aucun mal à l’identifier comme le directeur du musée, puisqu’il avait prononcé un discours une douzaine de minutes plus tôt. Néanmoins, mon regard ne se porta pas vers ce vieillard inintéressant, mais vers son interlocutrice. Une Twi’lek. Bingo. Son accoutrement n’était pas sans rappeler la tenue portée par ma nouvelle associée. La seule différence notable était le motif brodé au niveau du sein : il s’agissait d’un lézard ailé sur celle de Vaetta tandis qu’une balance ornait la poitrine de Sna’Ish Turuk. Tout portait à croire que cette robe était à la mode sur Corellia. Ou peut-être que cette ressemblance frappante avait une autre signification… Je chassai temporairement cette idée de mon esprit. Si ce détail s’avérait important, il serait toujours temps d’y réfléchir après l’entrevue. Le regard de la Twi’Lek à la peau écarlate se tourna vers Lawrence et un grand sourire se dessina sur son visage.

- On ne vous voit pas souvent par ici madame Vaetta !

Alors qu’elle s’approchait, elle me dévisagea soudain, plissant les yeux. La plupart des représentants de mon espèce devait faire face à ce genre de réactions lorsqu’ils quittaient Skako. Seuls les représentants du Techno-Syndicat s’aventuraient régulièrement hors de leur monde natal, et il était rare d’en croiser. Les autres Skakoan n’osaient quitter le sol « sacré » de Skako, aveuglés par le fanatisme religieux. Ridicule… Aux yeux de nos interlocuteurs, le doute subsistait donc toujours : étions-nous des droïdes ou des êtres organiques ?

- Lawrence a toujours le goût pour les personnages non humains à ce que je vois. Un plaisir de vous rencontrer, je suis Sna'lsh Turuk.

Mes yeux s’écarquillèrent derrière mon masque. Capricieuse ET puérile. Brillant.

Vaetta démentit les accusations de celle qui semblait être une camarade de longue date pour elle et s’en suivit une conversation que j’écoutai qu’à moitié, atterré par ce qui ressemblait à un dialogue entre deux adolescentes.


- Et quel est le nom du charmant personnage qui t'accompagne, demanda enfin la Twi’lek ?

Le regard que me jeta Vaetta portait à croire qu’elle avait réussi à placer Sna’Ish Turuk dans de bonnes dispositions pour discuter. Si cet échange puéril était l’unique prix à payer pour attirer l’attention de la Twi’lek, alors tant mieux. J’avais connu des interlocuteurs beaucoup plus… difficiles au cours de mon parcours…

- Je te présente Asavar Phocas. C'est un nouvel...Associé à moi.

- Un plaisir de vous rencontrer monsieur Phocas, répondit-elle en caressant un de ses lekku. Je suis certaine que vous trouverez votre bonheur sur Corellia !

- C'est pour cette raison qu'il m'accompagne ce soir.

Turuk fint l’étonnement, demeurant silencieuse pendant quelques instants.

- Je trouve qu'il y a trop de bruit par ici, pas vous ?

Les choses sérieuses allaient enfin commencer. Sna’Ish Turuk nous emmena vers un majesteux escalier de marbre. En haut de celui-ci se trouvaient des balcons permettant de prendre de la hauteur pour observer des reconstitutions d’anciens modèles de vaisseaux corelliens. Au milieu de ceux-ci se trouvait un colossal ver d’astéroïde empaillé. La vision de cette étrange et monstrueuse créature me rappela des légendes du folklore Skakoan que m’avait autrefois racontées mon père. Ces vieux mythes mettaient en scène des divinités et des démons peuplant un plan spirituel, un lieu à part situé hors de l’espace et du temps auquel seul un esprit exercé pouvait accéder, et les monstres qui y étaient décrits n’étaient pas sans rappeler certaines abominations que l’on pouvait croiser en parcourant la galaxie. Un léger frisson me parcourut sans que je ne sache trop pourquoi et je détournai mon attention de l’animal titanesque. Sna’Ish Turuk s’arrêta alors avant de s’adresser à moi.

- Bien. Venons-en aux affaires. Qui êtes vous monsieur Phocas, et que peut cette modeste Twi'lek pour vous ?

Je demeurai silencieux quelques instants avant de répondre à la question, dominant la Twi’lek de toute ma taille.

- Je pense que vous avez une idée de la raison de ma présence ici, madame Turuk. Après tout, en ce moment, un seul sujet accapare les esprits sur Corellia. Un sujet pour lequel beaucoup portent un intérêt tout particulier, moi y compris. Je parle bien entendu des élections à venir, si on ose appeler cette parodie de démocratie des élections. Je ne suis qu'un spectateur des événements récemment arrivé sur votre planète, mais ce que j'observe m'inquiète au plus haut point.

Je marquai une pause dans mon discours.

- Gabe Narben est un mégalomane assoiffé de pouvoir. Madame Vaetta et moi-même sommes tombés d‘accord sur le fait que ce danger public ne peut pas… ne doit pas devenir président de Corellia. Mufus a déjà fait suffisamment de mal à la démocratie corellienne, il est hors de question que son successeur ne vienne la détruire à jamais. Cependant, dans l’état actuel des choses, aucun prétendant ne peut venir contester son accession au pouvoir. Dans l’état actuel des choses.

Un sourire vint se dessiner derrière le masque de ma combinaison.

- Et c’est là que vous entrez en scène, madame Turuk. Vous pourriez bien être la femme providentielle qui va permettre au peuple de Corellia d’avoir enfin le dernier mot. Votre carnet d’adresses serait un atout de poids pour freiner les élections et permettre à d’autres candidats de venir contester la passation de pouvoir. Pour cela, vos amis au sein du conseil et de la chambre devront faire passer une disposition imposant une durée minimale à l’élection présidentielle. C’est le seul moyen de stopper Narben. Malheureusement, nous disposons de très peu de temps pour empêcher la catastrophe et nous aurons donc besoin de votre réponse dès ce soir. Néanmoins, si vous avez la moindre question, madame Vaetta et moi-même serions ravis d’y répondre. Je comprends tout à fait qu’une décision aux conséquences si importantes mérite qu’on y réfléchisse avant de la prendre et je ne souhaite pas vous brusquer.

La vérité était que je souhaitais en finir au plus vite. Chaque instant voyait mes chances de damer le pion à Narben diminuer. Cependant, je touchais au but.

_________________________

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MessagePosté le: 25/09/2017 01:54:52    Sujet du message: Inauguration du Musée de l'Espace Corellien

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