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Nébulosité

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Alderaan -> Montagnes de Juran
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Anastasia
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MessagePosté le: 07/08/2017 23:12:38    Sujet du message: Nébulosité Répondre en citant

Partie I: La comptine


“Word spread because word will spread. Stories and secrets fight, stories win, shed new secrets, which new stories fight, and on.” China Miéville


‘’Dès lors qu’un simple secret éclos dans un monde idyllique, les bons processus sont escamotés et la vérité entravée. Ce dernier tire son origine des choses vraies ou du moins qui en ont l’apparat. Il représente à la fois l’absence en certains lieux tandis qu’il est présence d’en d’autres. Il est soustraction à la connaissance humaine en même temps qu’il participe de la connaissance. La vérité à l’inverse symboliserait le non-retrait des choses, la capacité à contempler la vraie essence de chaque chose. Dès lors que l’on trouve un lieu méritant d’être exploré, cet espace devient le lieu de rencontre entre vérité et secret. En se fiant à notre bon sens, on peut saisir cette assertion que le secret est crût vrai par celui qui le possède. Après tout, quels seraient ces secrets que des individus préservent jalousement et qui s’avéraient être faux ? Pourquoi souhaiter dépenser une telle énergie pour se protéger des regards et oreilles aussi curieux qu’indiscrets, se retrancher des témoins et des ordalies ?

De fait, le secret intrinsèquement est lié à la vérité dans une relation équivoque puisque, sans elle, il n’existerait pas et sans lui, elle ne serait pas mise en danger. D’autre part, un secret non-dévoilé périrait avec celui qui en était le maitre, s’annihilant à la communauté des hommes en entrainant une perte d’informations. Ce phénomène provoque par suite la non- compréhension d’un monde –perte d’un savoir rudimentaire et nécessaire- d’autrui. Ce faisant, le secret est par essence oligarchique ; il est la force d’un petit nombre. Car c’est à la faveur du secret qu’il faut comprendre la puissance du pouvoir, tant dans un système de nature démocratique, monarchique, aristocratique ; même la technocratie étant l’aboutissement final d’un historique élan menant les membres d’une société à devenir dépendant d’un savoir qu’ils ne maitrisent pas.

Bien qu’en ces jours, de nombreuses connaissances soient mises en lumières et transmises aux générations futures, la recherche se terre dans l’obscurité. Ainsi les sciences s’isolent afin de s’approprier la vérité alors que leur initiale fin était de la dévoiler aux yeux de tous. Ainsi, la vérité est secret de la nature avant de devenir secret de l’individu. Or, ce pouvoir de connaitre, cette force que contient la connaissance s’oppose et s'épouse au secret. S’il est possible d’admettre que la vérité existe alors, son dévoilement n’est clairement pas la priorité de ceux qui la cherche et qui rarement la trouvent. Elle apparait dissimulée au commun.

Le secret nous apparaît donc comme une dominante de la production de savoir et de la conservation du pouvoir, l’une et l’autre étant intimement liées, irrémédiablement interdépendantes. Ce retrait du monde qu’il exige porte en lui l’ambivalence entre la divulgation et la transmission de savoir-pouvoir et la volonté d’œuvre pour le bien du sens commun pour préserver son soi. Toutefois cette conclusion pose la problématique d’une plausible hiérarchisation des connaissances.’’

L’individu qui pensait cela ne puis continuer le cheminement de sa pensée lorsque son holo-communicateur se mit à clignoter. Il se leva prestement de son dossier et l’alluma avant de se rasseoir.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Une salle où régnait la pénombre, un homme plutôt âgé, un faciès aux traits fermés sur lequel l’inlassable écoulement du temps avait creusés d’affreuses rides. D’une taille classique pour une corpulence tout aussi lambda, la nébulosité des lieux empêchait de discerner plus de détail sur ce personnage. Tour à tour, il alluma les cinq holo-communicateurs sur cinq sièges à égal distance avant de se retirer de la pièce en prenant grand soin de sortir en verrouillant une porte des plus rustiques. Tour à tour, cinq personnages bleutés portant des masques de carnavals apparurent. Un étrange silence régnait dans la salle. Le temps ne semblait pouvoir étendre son emprise sur cette place qui malgré une allure des plus simplettes semblait posséder un caractère sacré. Puis l’une des cinq individus présent commença à conter :


Le premier est le Corbeau,
Pas un animal, tant s’en faut
Né de la terreur,
Où les spectres demeurent.


Un second prit la parole :

L’honorable Ancien
Un nom pour chacun
Fils d’un univers
Sans Dieu auquel plaire


Un troisième :

Le troisième l’on ne peut voir
Lui qui détient le pouvoir
L’ombre qui n’est pas nommé
Est celle qui doit le plus effrayer

Un quatrième :

L’Ange encore à naitre
Sera le quatrième à paraitre
Seigneur des Trépassés
Puissance à jamais inégalée


Un cinquième :

Roi sans couronne
Dont la lignée est royale
Le cercle il complète
Et amène le grand final


En chœur :

Tous réunis
Les cinq sont ici
Que tous soient prêts
Le festival va arriver !


L’un d’entre eux rouscailla légèrement, toutefois ces compères entendirent sa plainte.

- Qui a-t-il mon cher ? Un souci ?

- Non non rien.

- Allons cher corbeau, parler librement, ne sommes-nous donc pas entre nous ?

- Nous pouvons sentir un sentiment d’agacement se poindre en vous.

- Je ne comprends pas pourquoi nous devons réciter cette stupide comptine comme mot de passe. C’est totalement dessué est ridicule.

- Allons allons du calme mon estimable. Pourquoi ? La littérature n’est-elle pas l’un des symboles de notre grandiose monde ?

- Ce n’est pas avec ceci que nous allons pouvoir avancer dans nos desseins. Nous perdons du temps pour rien !

- Comment osez…

- Quelle hon…

- Silence ! Nous ne sommes pas ici pour nous quereller mais pour faire un succinct bilan des évènements. Quant aux explications que vous demandez, il n’y a rien de bien compliqué à comprendre. J’ai décidé que l’on changerait de code, point final. Il n’y a rien à dire. Si cela ne vous plaît pas, vous pouvez toujours partir.


Quelques rires étouffés pouvaient être ouïe.

- Non, ce langage me convient parfaitement.

- Puis avouez je vous prie, le fait est que si, nous enlevons l’aspect fantaisiste de cette fable, nous nous rapprochons d’un point de la réalité. D’autant plus que chaque personnage énuméré ressemble à l’un d’entre nous et puis cela donne un côté beaucoup plus classieux à nos brèves entrevues. N’est-il pas ?

- Bien sûr, si vous le dites.

- Vous voyez même vous, vous êtes d’accord. Trèves de tergiversations, passons au vif du sujet si vous le voulez bien. Comme vous le savez certainement, notre nouvelle vice-Reine va faire son entrée dans le monde la politique dès demain, une fois son discours fait. Le conseil dirigeant va joyeusement allait briser l’envolée de cette jeune pousse et ainsi la mettre en difficulté.

- Voilà une nouvelle des plus réjouissantes. Ainsi nous allons pouvoir acquiescer sa débrouillardise et son hardiesse. Ceci est terriblement excitant !

- Néanmoins, nous pouvons craindre une possible motion de censure du conseil qui n’arrangerait en rien nos affaires ou tout du moins pour l’heure…

- Quelle atrabile pour nous… cueillir une aussi jeune et jolie fleur qui n’a pas encore eu le temps de s’épanouir. Il est envisageable de penser que la miséricorde à définitivement quitter les hautes sphères alderaani.

- Allons l’ancestrale nervure, nous ne sommes pas là pour philosopher.

- Sombre sot, tu ne sais vraiment pas ce qu’est la philosophie. Quoiqu’il en soit, cela ne risque-t-il pas d’interférer dans nos plans ?

- Nous avons tout intérêt de préservé l’intense activité de la tension entre le cabinet du vice-roi et le conseil. Il n’en sera que plus facile pour nous d’agir si les attentions des uns et des autres restent rivés sur d’illusoires point de réalité. D’autant plus que la bonne santé d’Aldéraan est désormais partiellement liée à cette Anastasia.

- Tu es bien actif pour un simple représentant je trouve. Cependant tu n’as pas tort. Il nous faut d’une part récupérer certaines données et d’autres parts trouver notre espoir. De plus ne nous laissons pas berner cette fois-ci par la jeunesse de cette damoiselle. La dernière nous a obligés à poser un genou à terre.

- Ne vous en faites pas. Nous ne commettrons pas la même erreur. Il nous faudra par contre prendre soin d’éliminer le chien galeux qui semble vouloir s’aventurer trop loin dans la brume. Le passé se doit de rester enterrer avec les fureteurs trop curieux.

- D’autres tracasseries à faire remonter ?

- Je pense que nous avons fait le tour.

- Dans ce cas, il est souhaitable pour le moment de calmer quelques peu nos offices et de contempler le déroulement des odyssées à venir afin de déceler les meilleurs perspectives pour agir. Nous n’avons jamais étaient aussi proches d’aboutir et il serait fort regrettable d’échouer maintenant. Nous aviserons donc avec le temps. Sur ces paroles, nous nous quittons.


De nouveau, la salle sombra dans la plus profonde obscurité et le silence revint.
_________________________



La douceur triomphe de la dureté, la faiblesse triomphe de la force. Lao-Tseu



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MessagePosté le: 07/08/2017 23:12:38    Sujet du message: Publicité

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Anastasia
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MessagePosté le: 24/08/2017 18:01:50    Sujet du message: Nébulosité Répondre en citant

"La seule chose qui lie les individus entre eux, ce sont les idées. Les idées mutent et se propagent. Elles changent de détenteur autant que leurs détenteurs changent d'idée.”B. Beckett



Partie II: Une déferlante



Une drôle de gageure elle avait effectué lors du dernier obscurcissement du ciel d'Aldera. Quel fieffé coquin aurait pu penser qu'une prudhommesque rumeur puisse ainsi briser l'inertie du monarque alderaani. Elle en avait pris des risques pour parvenir à déceler ce chimérique secret -ou du moins un bourgeon qui le ferait éclore-. Sa relation avec ce jeune stagiaire de la Cour de la Gentry avait été pour le moins fructueuse. Il n'était pas vraiment assez expérimenté pour satisfaire sa céleste personne sur le plan charnel, toutefois, avec un peu de bons vins, il s'avérait que sous l'image d'un hébété dadais, il en avait beaucoup plus que ce qu'il laissait penser. Et dire qu'elle avait songé à rompre cette étrangère liaison, elle avait fortuitement bien fait de se raviser. Non contente de cela, elle ferait de lui le parfait petit bouc émissaire au cas où les choses tourneraient mal. C'était là, la garanti d'une tranquillité gagnée. Les amourettes éclipsées étaient de loin l'un des domaines dans lesquels elle excellait et dont elle n'était pas peu fière. Elle portait en horreur la gente masculine, ces porcs qui à la moindre vue de chair féminine devenaient de vulgaire animaux en rûte. Il était si aisé d’ébrécher les liens « indéfectibles » du mariage. Plus vous montiez dans la haute société est plus une fatidique vérité se posait à vous. Seule la raison et le machiavélisme pourraient sauver ces liens d'une abjecte mise en scène ruinant réputation et gloire.

Son amant d'une nuit qui redevenait une personne lambda à ses yeux le jour lui avait conté que le juge suprême Palsambleu et son équipe avait trouvé des failles sur les registres d'un certain évènement. Les empreintes magnétiques retrouvées sur les disques durs ayant servi lors de cet événement ô combien précieux, étaient inégales. Une étude minutieuse avait permis de déterminer que certaines empreintes magnétiques étaient plus dégradées que d'autres induisant ainsi le fait que certaines données avaient était délibérément modifiées. La haute dame s’était tout d'abord demandée si ceux que narrait ce malandrin n'était pas que de vulgaires sornettes. Elle savait que la Cour de la Gentry n'hésitait pas à user de certains artifices peu commun pour enquêter sur les hauts membres de la noblesse et le conseil. Ainsi, il lui semblait bien paradoxal qu'une lavette telle que lui puisse avoir accès à de telles informations. Opportunité ou piège, elle devait tirer au clair cette fantaisie.

Et pour cela, un soupçon de parole suffire à lancer une sourde rumeur. Celle-ci n'avait pas vraiment pour but d'être crédible et elle se voulait même être risible. Il fallait que le conseil ne se doute à un seul moment d'une plausible affaire de grande ampleur. Ainsi sous les traits d'un simple et enfantin sermon ; la rumeur tourna pendant quelques jours au sein des plus prestigieuses institutions alderaanis. Si elle fut bien entendu prompt à être déformée, elle ne pouvait qu'être enjolivée et ainsi, elle devint une théorie complotiste des plus farfelues dont le monde se moqua. Enfin presque tout le monde. Qu'elle ne fut pas la surprise de l’intrigante lorsqu'elle découvrit l'inquiété et ceci par le plus grand des hasards. Elle qui pensait que se serait l'un de ces mignons qui lui rapporterait les faits, la voilà témoin. La réaction disproportionnée de cet homme face à un si faible abasourdissement... Toutefois cela ne serait pas une tragédie s'il un funeste penchant n'existait pas. Si la lady ne connaissait pas aussi bien le rastaquouère en question. Oh oui, à cet instant précis, elle n'hésita pas un moment sur ce qu'elle allait faire. Quitte à tout perdre si elle était surveillée, les désirs de némésis en elle étaient bien trop fort pour qu'elle ne puisse les contraindre au silence.

L'amertume était de mise et le temps s'écoulait de telle sorte qu'il paraissait être une véritable machine de torture écartelant lentement mais surement la dame. L'envie devint une véritable infection qui dévorait la psyché du personnage. Inopinément, sa cible déserta rapidement son luxueux logis pour une quelconque soirée de banalités . De cette occasion, elle profita pour s'introduire chez lui. Néanmoins, elle ne rentra pas par la petite porte -cela aurait été une insulte à son rang- mais par la grande. L'intendante n'eut que peu de mal à la reconnaître et lui ouvrit gracieusement les lieux. L'astre prit rapidement possession des grandes pièces. Avançant dubitativement, elle monta l'escalier ivoire dans une élégante robe. Au fond d'elle, elle ressentait un malaise, des hauts le cœur. Ces lieux pourtant si familiers l'écoeuraient. Elle n'avait eu de cesse de revenir ici lorsque le pompant antagoniste n'était pas là et à chaque fois elle s'était arrêté au même endroit... le haut de ces escaliers. Contre un peu de crédits, les domestiques taisaient sa venue et la laisser faire des aller et venue. Cependant, elle ne restait jamais vraiment longtemps. Continuant son trajet vers les chambres, elle laissait son instinct la guider. Peu de choses avaient véritablement changé mise à part quelques décorations remplacées par-ci et par-là. Elle pénétra, après la traversée d'un long couloir, dans la chambre qu'elle souhaitait atteindre. Il ne lui fallut que peu de temps pour se diriger vers la bibliothèque personnelle du personnage. Différents datapads avec diverses données se trouvait là. En très peu de temps, elle en tira six à la suite. Le premier se trouvait en haut à gauche de la première rangée, le deuxième au centre de la rangée centrale, le troisième en bas à droite sur la sixième rangée, le quatrième était juxtaposé au troisième, le cinquième était tout à gauche de la rangée numéro trois et le dernier se trouvait être le cinquième en partant de la gauche de la seconde rangée. La seule pensée qui lui traversa l'esprit à ce moment-là fut des plus abjectes. Toutefois, rien ne se passa. Elle retenta une seconde fois cet exercice pour le moins ésotérique. Puis une troisième. Elle se mordit les lèvres. Son esprit s'affola, cherchant une réponse en vain. La panique tentait de s'incruster dans son esprit. Toutefois, elle eut à peine le temps de prendre racine, que la dame se rendit compte de sa maladresse. Une nouvelle elle enchaina la même série en modifiant le quatrième datapads qu'elle tirait une rangée plus haute. Une discrète porte automatique s'ouvra à son tour.

Elle s'enfonça petit à petit dans un antre plus faiblement éclairé aux allures de bunker. Bunker comme il en fut si souvent construit sous le début de l'époque de la guerre des clones au cas où une attaque majeure viendrait frapper Alderaan. Toutefois, celui-ci était bien plus ancien et avait profité de cette vague commerciale pour obtenir une nouvelle santé. Elle avait toujours détesté cet endroit, pourtant, c'est ici que sa vendetta prendrait forme. Si la taille de l'abri secret était moindre par rapport à celle de la demeure, elle n'en restait pas moins imposante. Arrivée devant une porte massive et à l'air robuste, elle se plaçait devant un petit récepteur qui scanna son iris. La reconnaissance établit un léger bruit sourd qui se fit entendre avant que la porte ne daigne s'ouvrir. S'il avait quelque chose à cacher se serrais derrière cette porte murmurait-elle.

Une salle composée de plusieurs ordinateurs silencieux l'attendait ainsi qu'une holo-communicateur. C'est ici qu'en cas de problèmes drastiques, il devrait assurer ses fonctions et ce qui le relierait au monde extérieur. Toutefois, ce n'était pas cela qu'elle était venue chercher. Continuant à avancer, une autre porte l'attendait dans la pénombre de la salle. Posant son doigt sur le petit écran tactile, une nouvelle analyse débuta avant que l'ouverture ne lui soit accordée. Une chambre des plus simplettes l'accueillit alors. Trois lits il y avait à l'intérieur -deux simples et un double-, quelques tableaux d'art accrochés au mur, un bureau, une table, une commode où se trouvait une photo qui faillit la faire révulser... La salle devait environ atteindre les trente mètres carrés. Ce qui intéressait la dame toutefois, ce n'était pas tout ceci, mais les bases de données des datapads se trouvant dans une petite commode. Ces derniers se trouvaient toujours sous une pile de vêtements pliés à la perfection mis sous plastique. Ohh qu'il allait regretter de toujours vouloir garder une trace de ses péchés pensait-elle. Elle se remémorait souvent l'une de ces phrases : « Nous ne pouvons faire toujours des choses justes, cependant lorsque l'on commet une erreur, il est toujours bon de garder une trace de celle-ci pour se souvenir que nous ne sommes pas invincibles ».

Cette doctrine pathétique aux yeux de l'intruse, allait lui permettre avec un peu de chances d'atteindre ses fins. Elle plaça le dernier datapad en date sur la table et sortit de son porte-jarretelles le sien. Suivant les instructions qui lui avait été faite par un vilain petit corbac, elle commença un conséquent transfert de données. Le temps écoulait lui semblait être une affreuse démesure. Impatience et peur imprégnaient son être. Ses lourds habits tenaient la chaleur et ses glandes sudoripares commencèrent à émettre de l'eau pour refroidir son corps sous hautes tensions.Ses doigts protégés par de fins et classieux gants blancs tapotaient nerveusement la table jusqu'au moment où le son de fin de téléchargement fit frémir la lady. Une fois ceci fait, elle replaçait précautionneusement le datapad de celui qui allait connaître une fin certaine prochaine. Non sans difficulté, elle replaça ce qu'elle avait amené ici dans son lieu originel avant de quitter les lieux. Avec minutie, une fois sortie du caveau, elle refit la combinaison pour fermer les lieux. Elle ne termina point sa visite de suite et rendit une petite visite aux hommes de sécurités en leur laissant un généreux pourboire contre leurs silences comme elle avait l'habitude de le faire. Toutefois, si d'habitude les visites qu'elle faisait était innocente, en ce jour il n'en fut rien. Elle avait ce qu'il lui fallait. La question était de savoir, si ce qu'elle cherchait serait dans son « trésor de guerre ».

Son précieux ? Elle l'avait rapidement confié à l'oiseau de mauvais augure. Ce dernier se chargeait de décrypter ce qu'elle avait ramenée. Cette tache prit plusieurs jours. Le corbeau menait une double vie et il ne pouvait décemment pas l'abandonner. Ainsi, il s'attelait à déchiffrer chaque once de programme qu'il avait sous les yeux tout en tentant tant bien que mal de vivre normalement. Toutefois, il savait que quelque chose allait lui échapper tant l'ampleur de la tâche était importante. On le pressait de tous les côtés. Ainsi, il finit par oublier malencontreusement d'aller chercher ses marmots à l'école et le diner avec ses amis. Toutefois, le temps pressait et la cause qu'il servait était bien plus importante que ces enfantines futilités. Et après cinq jours, la victoire décida de montrer le bout de son faciès. Et quelle victoire ! Dans le surplus de documents trouvaient, une pépite, une mine, non un filon, une montagne... il ne revenait pas de ce qu'il tenait dans ses mains. Néanmoins, avant d'en informer ses comparses, le vice qu'était la curiosité le poussa à fouiller de fond en comble ce qu'il avait entre les mains.

Comme convenu, il informa celle qui avait pris tout les risques en premier et lui exposa ce qu'il avait trouvée avec preuve à l'appui. Néanmoins il décida aussi de lui parler d'un autre sujet qu'il avait trouvé. Un dossier nommé Elpis et qui l'avait pour le moins déconcerté et il avait voulu en parler avec elle. Toutefois très rapidement elle fustigea et jura. Promptement, sa colère monta et le corbeau se vit condamné à changer le sujet. Toutefois, elle finit par le gratifier -faussement- pour son travail et lui demanda de convoquer les cinq dans les meilleurs délais.


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La dame était la première à arriver dans le discret manoir situé quelque part dans les montagnes du Juran. Un homme de main l'attendait sur place et avait d'ors et déjà tout préparé pour une petite fête. La fraicheur matinale mordait ses jambes et ceux malgré ses collants certainement trop fins. A l'intérieur plusieurs domestiques s'évertuaient à dresser diverses tables et décorer les lieux élégamment. Elle rectifia certains choix à la dernière minute, comme par exemple la couleur des serviettes, avant de rejoindre son bureau. Cela faisait quatre jours qu'elle attendait avec impatience de dévoiler à ses comparses ce qu'elle avait découvert. Pourtant malgré son impatience elle restait stoïque. La journée s'écoula à sa surprise assez rapidement puisque finalement ses vacations l'occupèrent plus que prévues. Alors que le soleil entamait son irrémédiable chute, des invités arrivèrent petit à petit. Ce soir, c'était cinquante-six personnes qui étaient attendues. Une bagatelle pour elle qui était habituée à organiser ce genre de réceptions. Autours d'un buffet où mille plats se disputaient le titre posthume de meilleurs mets, les invités de marque faisaient des aller et retour. Les bons vins, le champagne haut standing ainsi que d'autres alcools étaient également de la partie enivrant ainsi la foule. Toutefois, certains convives prétextant une soudaine envie pressante ou un besoin de se repoudrer le nez disparurent de la masse.

A intervalles de cinq minutes environ, les quatre convives se retrouvèrent dans une pièce vétuste où un homme grisonnant les attendait. Ce dernier leur servit un verre de millésimé tour à tour dans des flutes. Cependant il reçut un refus de l'ancien qui semblait être moins accoutumé que ses collègues à boire. L’hôtesse quant à elle mit un peu plus de temps à arriver. Dans un premier temps, elle s'occupait de quelques invités tout en gardant bien à l'oeil la sortie de ses comparses de la salle principale. Toutefois, elle eut du mal à se défaire de la comtesse de Barry qui lui narrait la recette du meilleur pudding alderaani qu'elle eut mangé. Ses questionnements sur la liste des ingrédients ennuyés terriblement la haute dame et celle-ci prétexta une autre invitation à la discution pour quitter la conversation. Elle la présenta à une autre dame et put enfin se soustraire du poids de la bonne femme. D'une sortie discrète vers les cabinets, elle emprunta une porte qu'il fallait ouvrir manuellement avec une carte avant de rentrer et de la refermer à clé. Elle finit enfin par rejoindre les autres qui l'attendait non sans une pointe d'impatience. Toutefois, elle ne leur laissa pas le temps de prononcer une remarque qu'elle prit la parole :


- Bien nous sommes donc tous réunis ici, nous pouvons donc commencer.Un sourire faussement angélique apparut sur son visage.



Le premier d'entre eux commença :


Le premier est le Corbeau,
Pas un animal, tant s’en faut
Né de la terreur,
Où les spectres demeurent.


Un second prit la parole :

L’honorable Ancien
Un nom pour chacun
Fils d’un univers
Sans Dieu auquel plaire


Un troisième :

Le troisième l’on ne peut voir
Lui qui détient le pouvoir
L’ombre qui n’est pas nommé
Est celle qui doit le plus effrayer


Un quatrième :

L’Ange encore à naitre
Sera le quatrième à paraitre
Seigneur des Trépassés
Puissance à jamais inégalée


Un cinquième :

Roi sans couronne
Dont la lignée est royale
Le cercle il complète
Et amène le grand final


En chœur :

Tous réunis
Les cinq sont ici
Que tous soient prêts
Le festival va arriver !


Certains trouvaient que ce rituel était une ineptie mais les réactions lors de la précédente rencontre avaient pour le moins calmé leurs incommodes ardeurs. Mieux valait jouer la carte de la prudence d'autant plus que pour la plupart -trois-, ils n'étaient au courant de rien.

- Pourquoi nous avoir convoqué dans la précipitation et organiser cette sauterie pour nous terrer ici ?Il m'avait semblé entendre de votre part qu'il était préférable de jouer la carte de la passivité la dernière fois.

- Allons allons, quelle est cette aigreur que je puis lire sur votre visage ? Vous devriez pourtant être heureux d'être ici mon cher. Mais vous avez raison il est temps de vous dévoiler ce que j'ai trouvé et de vous montrer que le corbac n'est pas si inutile.

Ce dernier rouscailla très légèrement ce qui rendit sa plainte inaudible pour les autres. Dernier venu dans le groupe, il n'était pas vraiment apprécié de ces compères malgré ses trois années d'ancienneté. Et autant dire que l'erreur commise peu avant l'affaire Kessel n'avait rien arrangé. C'était entièrement de sa faute si Tyria les avait doublé et il avait dû réparer son erreur... et de quelle manière... Toujours se méfier des charmes des sorcières il fallait ! Il le savait aujourd'hui, les belles femmes de noblesses n'étaient que des parfaites petites enflures. Ohh, elles savaient jouer avec les fauxs-semblants c'était certain, toutefois, quand on avait besoin de lui pour de l'informatique, on l'appelait lui à la rescousse. Qui avait sécurisé leurs réseaux clandestins ? Qui s'amusait à hacker les diverses ressources pour récupérer des informations ? Qui prenait la plupart des risques ? C'était lui, lui et encore lui !Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour appartenir aux têtes du nouveau régime à venir. Toutefois, en ce moment, il se contenta uniquement d'allumer l'holo-projecteur et de faire défiler les informations primordiales qu'il avait trouvé.

Très rapidement ce fut l’hébétement dans la salle. Aucun d'eux n'osait sortir un simple mot de leurs bouches tant les données qu'ils avaient sous les yeux étaient... abasourdissantes ? La dame s'amusait à les dévisager les uns après les autres en observant avec minutie les marques de surprises sur leurs faciès. Au fond d'elle bouillonnait une sensation de plein pouvoir, comme si, elle était la main d'un dieu et qu'elle exécutait la volonté d'une puissance inconnue. Elle appréciait ressentir ce sentiment réchauffer doucement son ego, ses palpitations dans doigts. Elle frétillait d'une impatience bien puérile. Ce moment était le sien et elle en profitait bien. Puis enfin après quelques instants l'un des hébétés commença à parler d'une voix hésitante:

- Ne me dites pas que c'est...

- Et si, c'est bien ce que vous pensez. Les preuves que nous recherchions temps sont enfin là. Notre espoir est entre nos mains.

- Vous appelez cela un espoir ? C'est une véritable bombe dont on ne peut connaître la puissance véritable.

- Arrêtez de râler, je vous prie, cela ne vous sied pas au visage et accroit de surcroit votre nombre de rides.

- Vous raillez vous de moi ?

- Allons, calmez-vous tout les deux. Nous sommes en présence effectivement d'une arme à double tranchant et son potentiel nous est inconnu. Toutefois, son instabilité est ce qui va déstabiliser l'actuel régime. Ce n'est pas ce que nous recherchions ? Après tout, nous nous sommes lancés dans cette guerre intestine et nous savions qu'un moment ou un autre il faudrait prendre des risques non ?

- Se mettre en danger, cela arriverait, toutefois, on pourrait risquer une guerre civile si on utilisait ceci. D'autant plus que les autres régimes pourraient potentiellement intervenir. Sauver une planète neutre en proie au chaos serait une victoire assez forte pour l'un d'entre eux.

- Vous ne comprenez rien à rien mon cher. A quoi sert notre rôle dans les grandes instances si ce n'est pour contenir les émois du conseil dirigeant. Nous allons devoir obliger les divergents à tenir les rangs lorsque la crise éclatera. Nous ne possédons pas encore la légitimité nécessaire pour arriver aux pouvoirs. Nous aurons tout intérêt à continuer à garder les effusions du peuple de notre côté et à le tempérer.

- Alors à quoi sert cette rencontre ? Pourquoi utiliser cette... chose ?

- Tout simplement pour nous élever, graviter plus près encore du pouvoir central. Si des contingents étrangers souhaitent récupérer Alderaan, ils seront obligés d'offrir leurs soutiens à des groupuscules alderaani. C'est triste à dire, mais notre monde ne vaut plus le coup d'une véritable intervention. D'autant qu'avec ceci, cette chose comme vous l’appelez grossièrement, nous allons pouvoir bloquer certaines de ces dites interventions.

- Vous vous rendez vraiment compte de ce que vous dites ? Vu la verve de certains, nous pourrions provoquer de graves conséquences sur le plan diplomatique.

- Nous ne pouvons décemment pas accepter que cette niaise referme les plaies qu'une greluche a provoquée sous nos bons conseils. De plus cela sera parfait pour soumettre une série de tests à notre chère déchue. D'autant plus que je suis sur le point de découvrir qui est la galeuse qui nous cours après depuis déjà plusieurs années. Et une fois cela fait, nous aurons la paix... ce qui est tout à fait relatif en fait.

- Merci de votre pertinente intervention. Cela fait déjà longtemps que nous n'avançons plus soyons honnêtes. L'instabilité qui va résulter de ces informations va nous permettre d'entrevoir de nouvelles opportunités des plus intéressantes. Nous nous apprêtons à nous lancer dans quelque chose de nouveau. De plus ces éléments vont nous permettre de nous assurer d'éviter à certains de venir en aide à Alderaan. L'affaire Kessel fut un fiasco et leurs interventions ont contrecarré nos plans. Nous ne devons plus permettre cela.

- Ainsi, vous pensez donc, si je vous suis bien, que ceci permettra de les blesser eux ? Et qu'est-ce qui vous dit que cela n'aura pas l'effet inverse ?

- L’orgueil mon ami, l'orgueil. Aucun des deux partis ne reconnaitra ses torts et surtout pas Alderaan. La fronde conservatrice terminera d'ouvrir et surtout d'accroitre la taille de la plaie que Tyria avait ouverte.

- Et pour la Vice-Reine que faisons-nous ?

- Comme l'a cité le corbeau, ce sera une excellente épreuve pour elle. Si elle rate le coche tant pis pour elle, nous retrouverons bien une autre personne nonobstant le fait qu'elle avait de nombreux critères avantageux pour nous. Les règles vont changer et seuls les meilleurs sortiront indemnes de cette vague.

- Il nous faudra aussi nous méfier de la cour de la Gentry qui risque de faire du zèle. Et ce n'est pas parce que nous avons trouvé quelque chose qu'ils n'ont pas encore sous les yeux et qui les surprendra que leur état dubitatif restera longtemps. Ainsi, il va nous falloir nous démener pour éviter les pièges que pourrait nous tendre la haute cour de justice.

- En somme, nous nous trouvons à un point de non-retour si ne me fourvoie pas ? Je me sens particulièrement jouasse quant aux événements à venir. Nous jeter dans une telle tempête est quelque chose de vivifiant et terriblement excitant.

- Notre petit traquenard est d'ors est déjà effectif. Nous avons trouvé notre bouc émissaire ayant fait fuiter l'information auprès d'un journaliste indépendant concernant une certaine enquête. Après-demain sortira sur toutes les chaines de presses notre vil secret. Bien entendue, Thranta News sera la première à publier quelque chose. Il ne leur faudra qu'une demie-seconde pour les concurrents pour se jeter sur cette information.

- Quelqu'un a-t-il quelque chose à rajouter ? Non ?Quelques instants s'écoulèrent. ce cas trinquons à notre gloire prochaine et que seuls les meilleurs survivent à la déferlante prochaine.

La dame se fit servir un délicieux pétillant tandis que l'ancien préférait une boisson non-alcoolisée. Les cinq lascars trinquèrent, yeux dans les yeux. Ils le savaient instinctivement pour certains, pour d'autre inconsciemment, ils ne sortiraient pas tous indemnes des machineries qu'ils caiuseraient. Les tensions au sein des institutions allaient monter crescendo et l'horizon semblait bien trouble. Ils en avaient parfaitement conscience, ils avaient pactisé avec le diable. Chacun d'eux était entré tour à tour dans ce cercle et une fois à l'intérieur il était impossible d'en sortir. Enchainés les uns aux autres, ils avaient scellé leurs destins. Se dérober obligeait à accepter une sempiternelle sentence conduisant directement dans l'au-delà. Cependant, les frontières floutées donneraient à chacun d'eux certaines libertés qu'il n’était alors pas possible d'avoir. Toutefois sous ces faux-semblants se terraient le risque d'échouer et de ne jamais rentrer dans les annales de l'histoire. Ruse, machiavélisme, instinct seront les maitres mots qui guideront ses larrons à leurs victoires ou à leurs morts.

Le corbeau avait soigneusement préparé son article pendant de longues heures. Chaque mot avait été choisis avec une minutie digne des orfèvres royaux. Dans quelques heures, il ferait fuiter cette bombe dans la galaxie. Bien entendu, il serait le premier à voir qui posterait l'article. Puis plusieurs autres suivront dans les secondes qui suivront. Lui ? Il ne s'intéressait pas à cette vulgaire gloire d'un jour. Il devait pour le moment garder sa couverture intacte. Il était nerveux., impatient... Après tout, se serait à lui d'ouvrir...


...le festival.

_________________________



La douceur triomphe de la dureté, la faiblesse triomphe de la force. Lao-Tseu



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MessagePosté le: 19/10/2017 11:36:04    Sujet du message: Nébulosité

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