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Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ?

 
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Frostman
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MessagePosté le: 29/07/2017 18:21:25    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Il fut tiré du même rêve qui le tourmentait chaque nuit par la voix impersonnelle et féminine si répandue dans les vols publics :

-Arrivée estimée dans 15 minutes.

Les sens de Frost s'éveillèrent tous peu à peu : les réacteurs du vaisseau cargo qui l’avait amené jusqu’ici donnaient un bruit sourd extérieur, qui couvraient en partie les discutions radios du co-pilote avec la tour de contrôle, et qui assourdirent ses tympans. Il n’y avait pas de hublots dans le compartiment où il avait été installé, une sorte d’antichambre entre le cockpit et la soute pleine à craquer de containers. Le pilote n’avait pas spécialement précisé ce qu’il apportait à la capitale de Cathar, mais d’après le formulaire que Frost voyait juste à côté de la porte ouverte donnant à la soute, il s’agissait de fournitures administratives, de matériel médical, et de nouveaux Data-Pads. Il était assis et ceinturé sur l’une des trois places passagers, celle du milieu, en face du sas de sortie. N’ayant pas vraiment grand-chose à faire, il avait vérifié une dernière fois ses documents et ses papiers d’identité, puis s’était endormi, fatigué de la puissance de l’entrée en hyper-espace. Frost savait qu’il n’aurait pas eu besoin de prendre des affaires de plus, alors il s’était habillé simplement : sa veste en cuir sable à bandes rouges, un T-shirt blanc, un pantalon cargo plutôt bien coupé pour un humain, et une paire de sous-gants thermo-isolants. Ses mains étaient moites, et ce constamment, une plaie socialement parlant. Passant quelques minutes à reprendre ses esprits après la désorientation de l’hyper-espace, il essaya d’oublier le rêve qu’il avait encore fait, et qu’il faisait toute les nuits depuis quelques années déjà. Habitué, cela ne lui prit que quelques secondes seulement. Frost se demanda si un jour cela se ferait tout seul. Il entendit la dépression de la porte du cockpit, il tourna la tête et vit la panoplie de commandes et boutons, ainsi que le pilote, silencieux, et le co-pilote dont la tête dépassait et le regardait.

-Tout va bien à l’arrière ?

Frost hocha simplement la tête comme réponse, sans montrer d’expression particulière. L’homme acquiesça, puis se redressa sur son siège, de ce fait, il disparut, et la porte se ferma de haut en bas.

-Arrivée estimée dans 10 minutes. Plateforme 02 du palais impérial.

L’unique passager soupira et baissa les yeux vers le siège voisin à sa droite. Il allait pour la énième fois vérifier ses papiers, comme il n’avait rien à faire en attendant l’atterrissage. Frost attrapa sa sacoche de cuisse et ouvrit une petite poche zippée, et en sortit une carte rigide de couleur blanche. Il se dévisagea lui-même : il n’avait pas changé. La photo neutre de lui avait été faite il y a dix ans, et pourtant on aurait dit qu’il l’avait prise hier. Un grincement métallique lui fit détourner la tête de sa carte d’identité pour regarder la soute plongée dans une lumière tamisée orange. Il pouvait voir les containers gris foncé à l’insigne impériale. Frost savait pertinemment qu’il aurait pu s’engager à Corulag, sa planète natale, mais ses habitants trop fier et arrogants lui avaient rendu l’air doux de la planète irrespirable. Les dernières minutes avant l’atterrissage furent pigmentées de quelques perturbations et secousses légères et passèrent vite. C’était son premier voyage spatial.

-Arrivée à 11 :06 sur un cycle de 24 heures.

La porte du cockpit s’ouvrit soudainement, Frost vit alors le pilote sortir en lui adressant un signe de la tête respectueux. Il s’engouffra dans la soute, et fut vite suivi du co-pilote qui s’arrêta avant d’entrer :

-Vous pouvez enlever votre ceinture.

Il fit deux grands pas et ouvrit la porte en abaissant un levier et en poussant la porte en l’air, le geste fut mécanique, il avait dû le faire des dizaines et des dizaines de fois.

-Tenez, au revoir !

Le co-pilote lui fit un petit sourire amical avant de rapidement rejoindre son collègue. Frost ne lui rendit pas son rictus de politesse, et enleva sa ceinture. Il se leva et se dégourdit les jambes de petits sauts, pour faire redescendre le sang dans ses pieds. Attrapant sa sacoche de cuisse marron sur le siège adjacent au sien, il attacha ensuite les deux sangles autour de sa taille et autour de sa cuisse, tout en descendant les marches qui s’étaient déployées à l’atterrissage. L’homme vit alors deux soldats stormtrooper de l’armée impériale l’attendre en bas de la petite série d’escalier. Leur armure blanche propre comme un sou neuf, leur blaster E-11 en main, Frost savait tout de leur équipement : l’armure laminée en plastoïde blanc anti éclats, les verres polarisées du casque, le respirateur amélioré. C’est celui le plus en avant qui parla, il le salua de la tête, sa voix légèrement robotisée par le translateur vocal :

-Bonjour. Vous êtes le pilote ?

Frost secoua la tête lentement en présentant sa carte d’identité qu’il avait encore en main depuis tout à l’heure :

-Je suis un passager. Tenez.

C’est le second soldat qui prit la carte en le remerciant. Le premier lui demanda :

-Ils prennent des passagers dans ce genre de voyage ?

Il regarda le stormtrooper le plus en arrière qui comparait les photos, puis répondit :

-Apparemment oui.

Le soldat qui le questionnait continua :

-Êtes-vous armé monsieur …

Son collègue finit sa phrase sèchement :

-Adarim.

-Monsieur Adarim.

Frost fit une nouvelle fois non de la tête.

-Permettez-vous que l’on vous fouille ?

Le second militaire lui tendit sa carte d’identité, l’homme le remercia, puis répondit :

-Bien sûre.

L’impérial le fouilla brièvement, et prit soin de fouiller sa sacoche de cuisse. Il se recula d’un pas ensuite, et hocha la tête vers son camarade.

-Une dernière question : que venez-vous faire à Cathar ?

-Je viens m’engager dans l’armée.

-Oh ! Vous trouverez le secrétariat en prenant cette porte.

Il désigna du doigt une grande porte au fond de l’immense hangar.

-Puis vous prenez le couloir à droite, et c’est la première à droite ensuite. Bon, vous pouvez y aller. Bonne journée monsieur.

Frost hocha la tête :

-Je vous remercie. Bonne journée messieurs.

Il se détourna des deux troopers qui montèrent les quelques marches et entrèrent dans le vaisseau en interpellant les deux hommes qui avaient amené Frost ici. Le hangar était désert, et hormis quelques cargaisons laissées là pour être déplacées, il n’y avait pas âme qui vive. Mesurant la distance d’un coup d’œil, il estima 40 à 50 mètres avant d’arriver à la porte qui s’ouvrit lorsqu’il se présenta devant. Quand il s’engagea dans le couloir, il fut abasourdi par l’activité étonnante qui y régnait : des stormtroopers, douaniers pour aujourd’hui, escortaient des transporteurs de caisses et de containers de différentes formes et différentes tailles. Dans les deux sens, le couloir grouillant de monde donnait vers des hangars débarquement et d’autres spécialement conçus pour les cargaisons, fermé au monde extérieur. Il marcha en longeant le mur pour éviter de gêner l’activité des ouvriers et des employés.

*La première à droite…*

La première à droite, il tourna et trouva une porte qui donnait sur un grand hall d’entrée. L’espace d’un instant, le bruit du couloir entra dans le hall, faisant détourner la tête de la secrétaire qui tapait quelque chose sur son écran posté sous ses yeux. Une Cathar, une espèce féline et humanoïde, native de la planète, qui avait acceptée de recevoir les vestiges impériaux, qui donnaient maintenant le nouvel Imperium, encore fragile. Elle le regarda donc, dans son uniforme noir, porté par tout le personnel militaire du palais, arriver jusqu’au bureau. Il y posa sa carte d’identité.

-Bonjour.

-Bonjour, je souhaiterais m’engager dans l’armée. Le corps des éclaireurs seraient le plus favorable.
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MessagePosté le: 29/07/2017 18:21:25    Sujet du message: Publicité

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Nash Futhark
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MessagePosté le: 03/08/2017 00:16:36    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Cathar, berceau de deux civilisations.

Pourquoi deux direz-vous ? La réponse est relativement simple pourtant. Cette planète est à l'image de ce que l'Impérium souhaite être. Une nation unissant sous sa bannière différentes espèces, cultures et sociétés au service d'une seule idéologie. L'idéologie impériale. En ce sens, Cathar est le berceau de la société tribale des félins bipèdes portant le même nom, tout comme elle est le berceau d'un nouveau régime et d'une nouvelle façon de penser.
Ces deux civilisations se sont regroupées pour ne faire qu'un, et ce qui est sorti de cette union n'a gardé que le meilleur des deux communautés. La loyauté et le sens de l'honneur des Cathar se sont unis à la rigueur et à la discipline impériale. Des valeurs fortes de sens qui prouvent que le régime impérial est construit sur des bases solides. Certains veulent retirer à Cathar son statut de capitale d'un empire naissant en pleine effervescence, estimant qu'une planète aussi reculée et peu urbanisée ne mérite pas un tel privilège. Mais ces gens là sont de sacrés idiots qui ne comprennent pas l'aspect symbolique de ce qu'on appelle couramment l'Arche de l'Empire.
Cette planète indomptée et sauvage a été le point de chute d'un empire rongé par la corruption et l'ambition de quelques vils personnages. Et cette même planète a donné naissance à un nouveau régime purifié de ces deux maux. Cette même planète jugée hostile est peu à peu maîtrisée et occupée par des impériaux ingénieux et combattifs. Elle est la preuve même qu'avec la volonté rien n'est impossible. Les Cathar et leurs compatriotes impériaux sont faits pour vivre ensemble, dans une harmonie qui leur est propre. Ils ont scellé ensemble leur destin en donnant leur sang pour une cause qu'ils ont cru juste jusqu'à la défaite totale. Et c'est ensemble qu'ils se sont relevés plus forts.

Tout ceci n'est tout du moins que le point de vue d'une jeune idéaliste Cathar, persuadée du bien fondé de l'Impérium et de ses objectifs. Elle sort de ses pensées lorsqu'un type se présente au comptoir. A première vue, c'est un gars au physique banal, probablement dans la trentaine, ou autour de cet âge là. Il n'a pas l'air mauvais, comme certains le sont. Il a l'air lui aussi d'être un idéaliste, un brave prêt à tous les sacrifices pour la beauté de l'Impérium. La Cathar se perd le temps de quelques battements dans ses pensées, à nouveau. Puis en sort lorsqu'elle constate que le gars est toujours là, planté devant elle comme une pauvre âme égarée. La jeune femme est soudainement prise de démangeaisons et étire ses lèvres en un sourire bizarre. Elle n'a toujours pas l'habitude de l'uniforme...


- Ah euh, oui oui, un nouveau volontaire donc ! Commence t-elle un peu hésitante. Après tout, elle est relativement nouvelle dans l'armée elle aussi. Bien, euuuuh, adressez-vous au Major. Premier bureau à votre gauche. C'est lui qui se charge des recrues pour le corps des Scouts Troopers. Bonne journée Monsieur !

Le bureau dudit major est des plus austères, à l'image de tous les autres d'ailleurs. L'uniformisation ne touche pas seulement les individus, mais également le cadre de travail et l'équipement. Le mobilier se réduit donc au strict nécessaire. Deux chaises, une table, quelques casiers dans lesquels le sous-officier range son merdier et on a fait le tour du propriétaire. L'homme en question est un quadragénaire, portant un uniforme noir similaire à celui de la réceptionniste. Son front barré par une cicatrice et son visage émacié n'accueillent pas avec chaleur le nouvel arrivant. Son regard noir se pose sur le volontaire. Le major fume en silence son cigare, enjoignant son invité à s'asseoir d'un simple signe de main.

- Le corps des éclaireurs hein. Pas un métier de tapette ça, assurément. Faut en avoir dans le pantalon, et dans les tripes. Commence le sous-officier en crachant sa fumée infecte en l'air. T'as une bonne gueule gamin, c'est déjà ça. On pourra probablement faire de toi un bon soldat. Et puis t'as un physique fait pour ça visiblement.

L'impérial prend en main son datapad, lorgnant de temps à autre du côté de la recrue. Il est probablement occupé à ouvrir un dossier qu'il remettra à sa hiérarchie. Mais le nouveau silence qui s'installe semble aussi être l'occasion rêvée pour tester la patience du futur soldat. Le major se vautre dans sa chaise, dans le but de soulager son fessier engourdi et reprend avec plus d'entrain. Il mordille au préalable son cigare, le mâchouille plutôt. En fait, son entrain devient vite une nonchalance, et les mots sont à moitié mâchés en sortant de la bouche. Un peu comme le cigare quoi.

- Mouich aloch du coup... Qu'est-che tu fous là toi ? Ch'est bien beau d'vouloir s'engager dans l'armée, mais qu'est-che que ça implique pour toi ? Pourquoi nous rejoindre ? T'as quelque chose d'intéréchant pour nous ? De l'expérienche peut-être ? Ah oui auchi, quels sont tes aspirachions et tes objectifs au sein de notre ô combien glorieux corps ?
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Frostman
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MessagePosté le: 04/08/2017 15:47:19    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

La secrétaire tarda à répondre. Frost ne connaissait que trop bien ce regard pensif, l'air ailleurs. Il l'avait contemplé des milliers de fois. Il se rappela. C'était comme des flashs dans sa tête. Elle, elle, elle, rien qu'elle ...l'explosion. Chaque fois que l'occasion se présentait, son esprit s'abandonnait aux souvenirs qu'il avait d'elle, c'est ce qui lui permettait de vivre après tout. Mais il ne se laissait pas envahir par l'émotion, Frost savait ce qui en résulterait si le contraire se produisait.

*Sors.*

D'un seul ordre, il l'avait chassé de ses pensées de son esprit. Un avantage certain, qu'il avait payé chèrement, trop chèrement peut-être. Mais désormais il savait se contrôler lui-même, ce que peu de personne dans la galaxie semblait pouvoir faire. Il jeta un bref coup d'oeil à sa carte d'identité posée face au plafond culminant à au moins six à sept mètres de hauteur. Sa photo, il l'avait prise avec elle, elle était à côté en train de l'embêter alors qu'il devait paraître sérieux. Même si Frost savait autrefois être sérieux, il n'y avait qu'elle qui savait y faire avec lui.

*Sors.*

Il avait été beaucoup plus sec, il fit partir ces tristes souvenirs au fond de sa boîte crânienne. Frost ne s'en rendait pas compte, mais lorsqu'il ordonnait à son esprit quelque chose, cela se voyait. Il soufflait du nez, comme contrarié, et fronçait les sourcils en regardant ailleurs. Il regarda l'heure au dessus de la secrétaire qui prit une inspiration pour parler : 11 heures, 11 minutes, et 18 secondes, 19, 20, 21...

- Ah euh, oui oui, un nouveau volontaire donc ! Bien, euuuuh, adressez-vous au Major. Premier bureau à votre gauche. C'est lui qui se charge des recrues pour le corps des Scouts Troopers. Bonne journée Monsieur !

Il ne lui rendit pas son sourire, elle en fut sûrement déconcerté. Frost fit glisser sa carte d'identité sur le comptoir de la réception pour finalement la prendre dans sa main gauche, et la ranger dans sa poche zippée de sa sacoche de cuisse brune.

-Merci. Au revoir.

La future nouvelle recrue contourna par la gauche le bureau de l'accueil, en forme d'arc de cercle, pour être amené à un couloir parfaitement éclairé. Pas un endroit n'était dans l'ombre. Il s'écarta lorsque deux hommes en tenue d'officier passèrent pour traverser le hall et sortir dehors. Le dernier gradé le remercia d'un signe de tête. Quoique l'on pouvait dire de la rigueur impériale, cela n'entamera jamais la bonne éducation des sujets de l'empire. Il savait que les instructeurs militaire, comme partout, étaient strictes, et imprévisibles dans leurs réactions, mais il le fallait bien pour préparer les recrues à l'improvisation. Frost y pensa brièvement en marchant vers le premier bureau qu'il trouva. La porte était encore ouverte, peut-être était-ce les deux officiers qui venaient d'en sortir ? Au fond de la pièce neutre, à demie-vide, il voyait un homme fumant un cigare, assit confortablement dans sa chaise pourtant métallique. Lorsqu'il lui fit signe d'entrer, et seulement quand il l'autorisa, Frost osa enfin passer le seuil. Osa, c'était un grand terme, à vrai-dire il pénétra dans la pièce sans grande et réelle frayeur. L'autorité n'était pas une chose qui lui faisait peur, il était né pour exécuter les ordres. La pièce était à l'image de l'idéologie de l'empire, simple. Frost se doutait de l'implication des services secrets dans la décoration d'intérieur impériale. Moins il y avait de mobilier, moins il y avait d'endroit pour poser un mouchard ou un micro. Frost ne passa qu'un bref coup d'oeil à la pièce, reportant son regard sur le major balafré, un vétéran sûrement.


- Le corps des éclaireurs hein. Pas un métier de tapette ça, assurément. Faut en avoir dans le pantalon, et dans les tripes. T'as une bonne gueule gamin, c'est déjà ça. On pourra probablement faire de toi un bon soldat. Et puis t'as un physique fait pour ça visiblement.

"Gamin", un terme à demi-adapté. Frost avait 27 ans, un âge plus qu'honorable pour partir s'engager dans l'armée. Il devrait sûrement être le plus vieux du régiment. Cependant, contrairement aux autres recrues qui pensent avoir tout vu et tout fait, Frost sait qu'il ne sait rien de l'horreur de la guerre. Il en a une vague idée. Le major en face de lui le savait lui, et cela imposait le respect. De même, il approuva dans son esprit lorsqu'il parla de son physique.

*Neuf ans à courir dans les bois.*

Frost se tenait droit, mains dans le dos. Le vétéran lui l'observa en mâchouillant son cigare. Le nouveau-venu savait pertinemment ce que le major essayait de faire : l'impatienter. Malheureusement, Frost était un homme très patient. Il le fallait bien après avoir passé des années et et des années seul dans une forêt de bambou perdue à Corulag. Il attendit donc.

- Mouich aloch du coup... Qu'est-che tu fous là toi ?

Frost répondit sèchement, sans pour autant manquer de politesse.

-Je viens de m'engager Monsieur.

-Ch'est bien beau d'vouloir s'engager dans l'armée, mais qu'est-che que ça implique pour toi ?

-Protéger et servir. C'est tout ce que j'ai toujours voulu.

-Pourquoi nous rejoindre ? T'as quelque chose d'intéréchant pour nous ? De l'expérienche peut-être ?

-Parce que l'Empire est le système politique le plus prometteur, le moins corrompu. C'est la solution pour une paix durable. Je veux contribuer à cela. Apporter la sécurité aux citoyens fidèles à l'empire ou aux gens doutant de l'empire, pourquoi pas. Concernant mes ... compétences, je peux dire sans me vanter être préparé au conditionnement physique. J'ai la volonté qu'il faut, et je suis prêt à la dévouer entièrement à l'empire. Pour ce qui est de mon choix pour les éclaireurs, l'autonomie et la dépendance des scouts trooper est plus adaptée à mon caractère.

-Ah oui auchi, quels sont tes aspirachions et tes objectifs au sein de notre ô combien glorieux corps ?

-Je ne demande pas grand chose. Être un simple soldat ne me gênera pas, du moment que je puisse aider.

Il n'avait pas parlé d'Aelys, ni de l'attentat. Il ne voulait pas. Cela le concernait lui. C'était sa vie privée. Frost pensait avoir tout dit.
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Nash Futhark
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MessagePosté le: 10/08/2017 00:59:48    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Le major note tout ce que lui raconte le nouveau en étirant ses lèvres. Il semble amusé. La fumée du cigare s'échappe l'espace d'un instant par les narines, puis entre les lèvres, lorsque l'homme se met à éclater de rire. Un rire puissant. Le sous-officier ne peut plus s'arrêter.. Il cogne la table à plusieurs reprises avec son poing, comme si cela pouvait le calmer et l'aider à reprendre son sérieux. Peut-être a t-il un coup dans le nez, ou peut-être est-il fou. Dans les deux cas, c'est le visage rouge qu'il s'adresse à nouveau au volontaire, non sans avoir au préalable essuyé une larme qui coule le long de sa joue.

- Protéger et servir hein, je note... Je... Note. Reprend le major en retenant un nouvel éclat de rire. Une bien noble cause néanmoins ! T'as l'air d'être un bon gars, alors j'vais être franc avec toi... Tu sais, tu vas voir des sales choses, et des fois, tes convictions pourront être remises en question. Le dévouement n'est visible que lorsque malgré les horreurs vécues on tient ses engagements et sa position. C'est ça le vrai sens de la loyauté. T'es plein de volonté parce que t'es jeune, mais fais gaffe, la confiance en soi et en un régime est quelque chose que l'on peut perdre rapidement sur le front.

L'impérial est tout d'un coup plus sombre, comme hanté par les souvenirs d'atrocités commises dans un passé lointain ou récent. Son regard est plongé dans le vide, comme privé de toute volonté propre. Ce gosse n'a pas vécu les jours sombres. Il n'a pas encore connu l'angoisse apportée par la mort de frères d'armes. Il n'a pas passé des nuits entières à se repasser en boucle les visages des types tués de sang-froid. Suivre les ordres, c'est tout ce qui compte. C'est bien triste à dire, mais cela est vrai. On tue sur demande, on exécute les ordres sans broncher, parce telle est la vie d'un soldat. Mais cela ne les empêche pas d'avoir des sentiments, aussi bien cachés et refoulés soient-ils.
La vie d'un scout trooper a ses avantages et ses inconvénients. Les batailles se font plus rares pour ces types là, mais les affrontements sont d'autant plus violents quand on sait qu'ils sont déployés en force d'avant-garde et de repérage, donc bien loin du gros des troupes. Le flambant gaillard qui lui fait face aura bientôt l'occasion de découvrir que le quotidien d'un soldat est bien moins glorieux que ce que les films de propagande veulent faire croire.

Le sous-officier secoue légèrement la tête, prend quelques notes puis dépose le datapad sur la table. Il se redresse péniblement et rectifie machinalement les plis de son uniforme noir.


- Bon... J'crois que tout est dit. Bienvenue dans l'armée impériale fiston ! Conclue le major en écrasant son cigare dans un cendrier. Il est grand temps pour toi de connaître tes futurs compagnons de mésaventure, et surtout, d'apprendre à te comporter comme un soldat !

L'homme enfile une ceinture à laquelle pend un blaster et visse sa casquette sur sa tête écorchée. Lorsqu'il arrive à hauteur de la recrue, il lui donne une tape amicale sur l'épaule, puis disparaît dans le couloir. Le palais impérial est un immense bâtiment rempli de militaires, de dignitaires et de fonctionnaires en tout genre. Il est en outre facile de se perdre quand on ne connaît pas ou peu les lieux. Toutefois, il est facile de constater que le major ne fait que descendre des escaliers, et arpenter des couloirs qui se font de plus en plus vides et froids. En outre, on descend sous terre, loin des yeux et des oreilles.
On longe encore des dizaines de corridors à l'allure sinistre, avant d'arriver à une pièce éclairée où plusieurs tondeuses offrent un concert des plus particuliers. Quelques types, probablement d'autres volontaires, sont assis sur des chaises et se font raser la tête sous tous les angles. Les mèches de cheveux se mêlent aux poils de barbe dans une danse des plus étranges. Le natif de Corulag passe aussi par cette étape cruciale. Pas de distinction, par soucis d'uniformisation. Ici, on se moque bien des origines de chacun. Le devoir et le sacrifice de soi passent avant les personnages qui servent sous les drapeaux. Après le passage obligatoire à la douche, les recrues se font remettre un uniforme noir que tous les soldats portent au début de leur carrière. C'est en outre tout un symbole. Les voilà passés dans un autre monde, officiellement. Et pour un bon bout de temps.


- Bien ! Bonjour à tous ! Je me présente, pour ceux qui ne me connaissent encore pas, Major Byerning, du 1er bataillon de reconnaissance ! Si j'vous ai réuni ici, c'est parce que vous voulez tous la même chose ! Servir l'Impérium et incorporer le Corps des Scouts Troopers ! Introduit le sous-officier en hurlant dans les oreilles des nouvelles têtes de l'armée impériale. Mais vous comprenez bien que vous ne pouvez pas intégrer ce prestigieux Corps de l'armée impériale sans avoir une hygiène des plus respectables ! Ce n'est pas parce que vous allez sur le front ou en opération qu'il ne faut pas être propre sur soi ! Je tiens à ce que tout le monde au sein de mon unité soit de tout temps rasé ! N'oubliez pas de mettre de la crème hydratante si vous ne voulez pas vous retrouver avec une peau toute fripée et pleine de plaques rouges !

Le major laisse le temps aux recrues d'assimiler ses propos et passe dans une salle adjacente, bien plus grande et plus appropriée pour des entraînements militaires dignes de ce nom. Après tout, on intègre pas une armée sans suer et pleurer toutes les larmes de son corps. Et c'est d'autant plus vrai dans un régime où l'on se montre particulièrement sévère et exigeant.

- Avant toute chose, mettons bien les choses au clair ! Vous êtes intellectuellement des quiches ! Oui ! Vous pensiez être des hommes, savoir tout faire mieux que tout le monde ! Mais non ! Vous n'êtes que des femmelettes, des mauviettes ! Des gosses ! Vous n'êtes bons qu'à faire des colliers de nouilles et des gribouillis en guise de dessin ! Mais ne vous inquiétez pas ! L'armée impériale est là pour vous apprendre l'essentiel ! S'exclame de plus belle Byerning en faisant les cent pas devant ses petits "protégés". Vous voulez rejoindre la crème de la crème, les meilleurs éléments de toute l'armée ! Alors il vous faudra faire dix fois mieux que les autres troufions ! Vous allez devoir montrer vos capacités à être débrouillard, mais également vos compétences en travail d'équipe ! Et pour ce faire, rien de mieux qu'un parcours du combattant avec un ami imaginaire ! Prenez-moi d'assaut ce parcours ! Go go go !

La dizaine de volontaires ne tarde pas à se mettre en branle-bas de combat et à s'emparer des mannequins laissés pour mort sur le sol. L'objectif est relativement simple. Réussir à finir l'intégralité du parcours sans abandonner son camarade inerte. Mais de nombreux obstacles viennent malheureusement compliquer la chose. Il faut dans un premier temps enjamber une première série de dix cordes tendues à hauteur de cheville, puis grimper sur une poutre longue de huit mètres et enfin ramper sur trente mètres sous un filet de barbelé. La deuxième partie de l'épreuve se constitue de plusieurs tranchées à enjamber ou à parcourir, qui laissent ensuite place à un mur en duracier haut d'un mètre cinquante qu'il faut escalader à la force des bras et des jambes. La dernière série d'obstacles comprend une deuxième série de dix cordes, un espalier dont la plus haute barre culmine à deux mètres de haut et un champ de mines à plâtre... Autant dire que ceux qui feront sauter les engins auront les jambes bien légères après cela.


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Frostman
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MessagePosté le: 10/08/2017 20:10:40    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

La nouvelle recrue n'avait pas bougé d'un cil lorsque le Major éclata de rire. Il gardait son expression de visage si singulièrement froide, tandis que le supérieur frappa du poing sur la table comme pour se calmer d'une façon ou d'une autre. Frost aurait pu comprendre, s'il n'était pas si insensible. Il laissa donc le vétéran reprendre son souffle, non sans mal. La recrue resta donc là, droit, silencieux, discipliné et stoïque face à l'une des réactions qu'il avait prévu. Rougeaud, essuyant une larme de rire qui coulait sur la joue balafrée du Major.

- Protéger et servir hein, je note... Je... Note.

Sourcils froncés, Frost regardait les mains dans le dos son nouveau supérieur.

-Une bien noble cause néanmoins ! T'as l'air d'être un bon gars, alors j'vais être franc avec toi... Tu sais, tu vas voir des sales choses, et des fois, tes convictions pourront être remises en question. Le dévouement n'est visible que lorsque malgré les horreurs vécues on tient ses engagements et sa position. C'est ça le vrai sens de la loyauté. T'es plein de volonté parce que t'es jeune, mais fais gaffe, la confiance en soi et en un régime est quelque chose que l'on peut perdre rapidement sur le front.

Alors qu'il essayait de le préparer aux monstruosités de la guerre et du combat, Frost se souvint de l'explosion d'il y a dix ans, qui avait emporté son amie. Il se rappela la mère de sa meilleure amie en pleurs, qui n'arrivait pas à reconnaître le corps démembré et défiguré d'Aelÿs. C'est lui qui avait dû la reconnaître pour elle. Un haut-le-coeur le prit, mais le contrôle de soi qu'il possédait l'empêcha de rendre le rapide petit-déjeuner qu'il avait prit il y a quelques heures avant de partir dans le cargo. Frost se souvenait un peu moins du corps meurtri à l'apparence odieuse de son amie morte, mais très bien des autres. La plupart n'était pas entier, l'explosion fut d'une telle puissance qu’on n’avait pas retrouvé certaines des pensionnaires, balayées en cendre sous le souffle ardent de la détonation. Frost aurait pu en parler au Major, pour qu'il le prenne au sérieux. Mais il savait que ce serait inutile, et puis cela restait sa vie privée, ses secrets, qu'il ne révélerait jamais à personne. Au mot "Jeune", il exprima un doute intérieur. à trois ans de la trentaine, par rapport au taux de mortalité dans la galaxie, 27 ans était un âge plus moyen que jeune. Quand le Major mentionna le désintérêt de ses convictions au front, il douta de nouveau. Mais il se fia au vétéran. Frost préféra ne rien dire, et privilégia le silence au ridicule. Il remarqua alors que le Major perdit son regard.

*Traumatisé. Lui-aussi.*

C'est la première fois que Frost admettait dans son esprit qu'il pouvait être traumatisé par les évènements d'il y a dix ans.

- Bon... J'crois que tout est dit. Bienvenue dans l'armée impériale fiston ! Conclue le major en écrasant son cigare dans un cendrier. Il est grand temps pour toi de connaître tes futurs compagnons de mésaventure, et surtout, d'apprendre à te comporter comme un soldat !

Ca y est, il y était enfin, après dix ans d'attente. Il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer Aelÿs lui crier dessus pour le convaincre de ne pas le faire, ne pas suivre le Major qu'il lui adressa deux petites tapes sur l'épaule en sortant de la pièce. Mais ce n'est sûrement pas un fantôme qui allait le détourner de son chemin, de son destin. Frost marcha donc derrière l'éclaireur aguerri qui serait sûrement son mentor, et dont il apprendrait le nom plus tard, lorsqu'il se présenterait au nouvelles recrues, à ses futurs collègues. Ils marchèrent plusieurs minutes, dans un dédale de couloir infini, jusqu'à descendre une cage d'escalier tout aussi interminable, autant bien en haut qu'en bas. Lorsqu'enfin le Major poussa la porte de l'un des sous-sols, ils débouchèrent tout deux sur un corridor lugubre, mal éclairé, donnant sur plusieurs pièces et salles fermées, et d'autres corridors. Frost ne s'imaginait même pas l'immense complexe souterrain dans lequel il se trouvait, et heureusement pour lui, ils n'eurent qu'à marcher un petit peu pour atteindre l'objectif : la salle d'eau commune. Déjà, avant même d'entrer, il entendait la chorale bourdonnante des tondeuses en action, et leur vrombissement aiguë toujours aussi désagréable. Il y avait quatre parties dans la grande salle aux carreaux blancs : Les toilettes, les cabines de douches, les lavabos, et les vestiaires, le tout ouvert sur tout. Tandis que deux ou trois recrues attendaient encore leur tour pour être rasé, la plupart des autres se lavaient rapidement, il y en avait même quelques-uns qui commençaient à enfiler l'uniforme noir impérial, qu'ils rêvaient peut-être de porter. Les uniformes étaient à la taille de chacun, puisque chaque taille (Small, Medium, et Large) avait son bac dans lequel était plié une dizaine de sachets plastifiés dans lesquels se trouvait l'uniforme complet, excepté les bottes. Ces-dernières, de la même manière, étaient alignées par taille sur l'un des bancs de quelques mètres. Frost remarqua que le dernier à être passé sous la tondeuse prenait celle-ci en main et rasait le prochain, et ainsi de suite. Il n'aurait aucune tête à alléger, Frost était le dernier de la file. Derrière le coiffeur d'un instant et le client d'une fois, des gens passaient, serviette blanche autour de la taille, pour aller se changer. Il compta en tout douze recrues, dont un Kiffar qu'il reconnut à sa peau sombre et son tatouage horizontale doré au milieu du visage, sous ses yeux et sur son nez, et deux jumeaux Mirialans à la peau verdâtre et aux tatouages rituels noires sur leurs pommettes, de vrais colosses d'ailleurs. Également, une jeune femme d'une beauté étonnante sortit de l'une des cabine de douche. A ce moment, Frost regarda les autres, le constat fut immédiat, les jeunes garçons jetèrent tous un coup d'oeil à la recrue. Le coiffeur tout fraîchement rasé l'invita à s'asseoir en souriant. Ce ne fut pas trop long, effectivement Frost avait déjà les cheveux coupés ras.

-Voilà.

Il se leva et le remercia d'un simple et rapide hochement de tête, et entra dans l'une des cabines. Propre et changé, il enfila les bottes cirées antidérapantes et rejoint les autres. Il dû accélérer le pas pour les rattraper. Tous suivaient le Major qui les amena dans une immense salle, si ce n'est un hangar. Déjà, Frost en analysa le contenu. Un parcours, des mannequins humains entassés, il avait déjà compris le principe, comme les autres d'ailleurs. En groupe, Frost ne voyait rien du tout, posté derrière les deux armoires à glace Mirialans, il voyait seulement leur uniforme noir. La taille Large était presque trop petite pour les géants qu'ils étaient. A première vue, ils devaient faire au moins 2 mètres. Frost, comparé à eux, était un véritable nain, déjà qu'il n'était si grand que cela quoique, il était presque dans la moyenne. Les jumeaux rigolaient de quelque chose, et Frost se douta, après un regard indiscret, qu'il était le sujet des rires étouffés. L'un des jumeaux s'écarta pour lui laisser le passage.

-Allez, on te laisse passer.

Ils sourirent à leur nouveau collègue bien plus âgé qu'eux. Ils avaient l'air sympathique, et Frost ne discerna aucune moquerie derrière leur sourire amusé. Il passa donc en les remerciant de la tête, le Major commença.

- Avant toute chose, mettons bien les choses au clair ! Vous êtes intellectuellement des quiches ! Oui ! Vous pensiez être des hommes, savoir tout faire mieux que tout le monde ! Mais non ! Vous n'êtes que des femmelettes, des mauviettes ! Des gosses ! Vous n'êtes bons qu'à faire des colliers de nouilles et des gribouillis en guise de dessin ! Mais ne vous inquiétez pas ! L'armée impériale est là pour vous apprendre l'essentiel ! S'exclame de plus belle Byerning en faisant les cent pas devant ses petits "protégés". Vous voulez rejoindre la crème de la crème, les meilleurs éléments de toute l'armée ! Alors il vous faudra faire dix fois mieux que les autres troufions ! Vous allez devoir montrer vos capacités à être débrouillard, mais également vos compétences en travail d'équipe ! Et pour ce faire, rien de mieux qu'un parcours du combattant avec un ami imaginaire ! Prenez-moi d'assaut ce parcours ! Go go go !

Tout le monde se jeta sur le tas de mannequin, une bousculade générale. Frost, qui n'avait pas bougé au signal de départ, se fit donc pousser involontairement au sol. Heureusement pour lui, la chance était son amie, et il se rattrapa de justesse sur ses mains déjà moites. L'adrénaline montait à la tête de tout le monde, Frost y comprit. Le cœur palpitant, il trottina sans se précipiter vers le dernier mannequin, marqué d'un "11". Grossière reproduction d'un corps humain découpée dans de la jute remplie de sable et de gravier, il estima son poids à une cinquantaine de kilogrammes, ce qui était plus qu'honorable pour un parcours comme ça. Il l'enfila donc sur le dos, comme les autres, et partit en dernier. Ils se précipitaient tous. A la suite du Kiffar, enjamba les dix cordes sans mal, Frost vit deux hommes tomber et se coincer sous les cordes. Rapidement, il fut distancé par les autres, bien trop pressés. Il monta sur la poutre longue de huit mètres et assez large pour un pied. Déjà, le mannequin semblait un peu plus pesant. Une autre recrue se rata et tomba sur le côté, obligé de recommencer depuis le début de la série. Ils s'épuisaient tous. Le natif de Corulag inspira un grand coup quand il vit le long, large et sinueux chemin couvert de barbelé. Il s'aplatit au sol, rampa un peu, amena le mannequin jusqu'à lui, sans se presser. Il rampa encore un peu, amena le mannequin, et cetera, et cetera.

*Ne pas se presser. Respirer. Ne pas se presser. Respirer.*

Arrivé de moitié, il sentit l'usure de ses bras venir sérieusement le déranger, mais il avait déjà dépassé deux recrues. Bientôt, Frost ne sentait plus du tous les muscles de son corps sollicités, et il ne pensait plus à rien. Il en dépassa un troisième, épuisé par les efforts qu'il avait fourni dès le départ. Une erreur que Frost n'avait heureusement pas commise. La sueur perlait sur son front alors qu'il était proche de l'arrivée. Ses bras le tiraient, il avait régulièrement changé de rôle entre celles-ci pour varier l'effort. Les articulations de ses jambes devenaient comme rouillées. Personne, même Frost ne s'était échauffé avant l'entraînement, alors forcément, les blessures à froid sont vite arrivées. Il prit bien soin de ne pas s'en infliger une lors d'un mouvement trop sec.

Il se tira une toute dernière fois pour sortir intégralement du couvert de barbelés piquants. Sur le dos, Frost souffla un grand coup. Son cœur tambourinait, il pouvait le sentir battre dans sa cage thoracique, alors que les gouttes de sueurs perlaient sur son front. Il se releva tranquillement, mais tranquillement après un effort voulait dire trop rapidement. Des flashs envahirent son esprit tourmenté : Elle, rien qu'elle. L'explosion. Rien. Il commença à trottiner vers la deuxième et dernière série d'épreuve, haletant. C'était bien le chemin de barbelé le plus dur. Frost se trouva face à cinq tranchés métalliques, inégales en largeur, et en profondeur. Alors qu'il voyait le Kiffar se reposer un peu dans le creux de la première qu'il devrait donc sauter, Frost prit de l'élan et passa la tranchée en atterrissant lourdement sur près de la deuxième. Les fois suivantes, il les parcouru. Le poids du mannequin l'écrasait, mais il ne se décourageait pas. Les mains mouillées de transpiration, il n'avait pourtant pas d'auréoles sous les aisselles. En montant et descendant encore et encore les tranchées, Frost fut, à la fin de cette épreuve, un usé. Frost attendit que le collègue devant lui passe le muret d'un mètre cinquante pour s'y coller à son tour. Alors, il posa le mannequin qui se plia inerte sur la tranche du mur. Il pouvait voir le long et sinueux chemin de barbelés, sous lesquels rampaient comme des vers les soldats en formation. Frost leva ses mains pour se tirer en haut du muret. Il passa une jambe, puis l'autre, et se laissa tomber lourdement au sol. Il reprit le mannequin sur ses épaules. Ses bras le brûlaient, mais il s'en fichait éperdument, il ne pensait à rien, rien d'autre qu'à rien. Il fit quelque pas rapide jusqu'à un espalier en métal, dont les barres horizontales étaient espacées de façon croissante (en partant d'en bas). Frost entendait déjà les mines factices de plâtre exploser dans un tourbillon de poussière blanche. Au travers des barreaux qu'il commençait à monter, il voyait les deux jumeaux étendus au sol, non mécontent de leur record. Les deux montagnes de muscles étaient premiers, et étaient accompagnées de la jeune femme que tout le monde zieutait il y a quelques minutes. Il soupira.

*Imbéciles.*

Ils n'avaient sûrement pas compris le principe de ce parcours. Le Kiffar arriva alors derrière lui et murmura en les regardant tandis qu'il attendait de pouvoir suivre Frost.

-Imbéciles.

Ils atterrirent tout deux au sol, comme synchronisés. Ils se regardèrent en silence, debout devant le champ de mines miniature. Le jeune garçon à la peau sombre lui demanda :

-Tu comptes faire ce que je pense ?

Frost commença à marcher vers le champ de mine rectangulaire et boueux.

-Oui. Je suppose.

Frost inspira profondément, et partit comme une flèche, filant tout droit au milieu des mines. Il ne pensait à rien, juste à courir le plus vite qu'il put. Une détonation de poudre blanche déclenchée par un autre le recouvrit à moitié de plâtre.

-J'y crois pas ! Il y est arrivé ce taré !

Il jeta le mannequin sur le sol. La voix féminine lui laissa comprendre qu'il s'agissait de la jeune fille nouvellement engagée comme les autres et lui-même. Sans lui adresser un regard, il se retourna. Il pouvait alors voir le dernier épuisé sous les barbelés, d'autres, lassés d'avoir rampé si longtemps, se laissait presque tomber dans les tranchées. Frost inspira un grand coup.

-Eh ? Bien joué, t'es quatrième.

Il s'en moquait totalement. Ce n'était pas une compétition, ce n'était pas une course. Frost reprit son souffle alors qu'il sentait son dos comme libéré du poids du mannequin qu'il avait traîné tout du long.

-T'es sourd ? J'te ...

Elle s'arrêta nette lorsque Frost détala comme un félin en suivant ses propres traces. Activa au passage une mine qui explosa derrière lui puisqu'il allait trop vite pour se prendre quelque chose. Il passa devant le Kiffar qui lui dit :

-J'arrive !

L'espalier, les cordes et les tranchées furent beaucoup plus simple à passer maintenant qu'il était débarrassé du poids monstrueux du mannequin. Frost trouva le dernier mort de fatigue aux deux tiers du chemin de barbelés. Il n'hésita pas. Il se jeta sous les fils de fer aux épines acérées pour rejoindre le jeune garçon comme paralysé par l'épuisement. Lorsque Frost approcha, il leva la tête, et commença à comprendre. Le Corulan attrapa l'un des bras du mannequin, et aida son collègue à l'extirper de cet enfer. Il se souvint alors de la peine qu'il eut à ramper jusqu'au bout. Frost l'aida à se relever et prit les jambes du mannequin pour alléger la charge de son camarade possédant trois cicatrices sur sa joue, comme une griffure. Ils firent le reste du parcours ensemble, lentement mais sûrement. Ils croisèrent la route du Kiffar qui allait aider les retardataires galériens dans les tranchées. Frost laissa le balafré devant le champ de mine.

-Cours le plus vite que tu peux.

Il lui donna un coup de main pour mettre bien comme il faut le mannequin sur ses épaules, et se retourna pour de nouveau franchir l'espalier, les cordes, et aider quelqu'un d'autre. C'était une recrue à l'air jeune, trop jeune pour être dans l'armée. Mais Frost ne s'en soucia pas, il l'aida sans rien dire et lui donna les mêmes consignes une fois arrivé devant le champ de mine. Il vit soudain le balafré revenir tout sourire, délesté de son mannequin. Il lui adressa une tape amicale sur l'épaule.

-Je prends le relais. Merci à toi !

Le Coluran hocha la tête et sprinta au milieu du champ de mine. Cette fois-ci, il en déclencha deux qui explosèrent l'une après l'autre dans son sillage. Il rejoint enfin les quelques sept recrues affalées par terre. Frost resta debout, et le Kiffar ainsi que le jeunot se levèrent en comprenant, même s'ils étaient à bout de souffle. Son corps entier lui faisait mal, mais il était intérieurement fier de lui, et il le pouvait. Haletants, le Kiffar et le jeunot lui serrèrent la main chacun leur tour :

-Je m'appelle Ceimhdall.

-Et moi c'est Gurick LittleLegs. Merci pour l'aide. J'aurais jamais terminé sinon.

Frost leur serra brièvement la main, il avait complètement oublié ce signe social, après des années passées dans la forêt. Il les regarda froidement, comme à son habitude et fit un signe de tête au jeunot quand il le remercie.

-Frost.

On lui tapa sur l'épaule, le balafré. Il lui serra la main et sourit :

-Merci vieux. T'es une machine.

Ils se retournèrent tous les quatre lorsque le Major Byerming approcha. Frost se tenait droit, et ce même si ses jambes tremblaient de fatigue.
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Il n'y de mal, ni de bien. Il n'y a que des actes et des points de vue.
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MessagePosté le: 20/08/2017 22:09:14    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ?

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