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Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ?

 
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Frostman
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MessagePosté le: 29/07/2017 18:21:25    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Il fut tiré du même rêve qui le tourmentait chaque nuit par la voix impersonnelle et féminine si répandue dans les vols publics :

-Arrivée estimée dans 15 minutes.

Les sens de Frost s'éveillèrent tous peu à peu : les réacteurs du vaisseau cargo qui l’avait amené jusqu’ici donnaient un bruit sourd extérieur, qui couvraient en partie les discutions radios du co-pilote avec la tour de contrôle, et qui assourdirent ses tympans. Il n’y avait pas de hublots dans le compartiment où il avait été installé, une sorte d’antichambre entre le cockpit et la soute pleine à craquer de containers. Le pilote n’avait pas spécialement précisé ce qu’il apportait à la capitale de Cathar, mais d’après le formulaire que Frost voyait juste à côté de la porte ouverte donnant à la soute, il s’agissait de fournitures administratives, de matériel médical, et de nouveaux Data-Pads. Il était assis et ceinturé sur l’une des trois places passagers, celle du milieu, en face du sas de sortie. N’ayant pas vraiment grand-chose à faire, il avait vérifié une dernière fois ses documents et ses papiers d’identité, puis s’était endormi, fatigué de la puissance de l’entrée en hyper-espace. Frost savait qu’il n’aurait pas eu besoin de prendre des affaires de plus, alors il s’était habillé simplement : sa veste en cuir sable à bandes rouges, un T-shirt blanc, un pantalon cargo plutôt bien coupé pour un humain, et une paire de sous-gants thermo-isolants. Ses mains étaient moites, et ce constamment, une plaie socialement parlant. Passant quelques minutes à reprendre ses esprits après la désorientation de l’hyper-espace, il essaya d’oublier le rêve qu’il avait encore fait, et qu’il faisait toute les nuits depuis quelques années déjà. Habitué, cela ne lui prit que quelques secondes seulement. Frost se demanda si un jour cela se ferait tout seul. Il entendit la dépression de la porte du cockpit, il tourna la tête et vit la panoplie de commandes et boutons, ainsi que le pilote, silencieux, et le co-pilote dont la tête dépassait et le regardait.

-Tout va bien à l’arrière ?

Frost hocha simplement la tête comme réponse, sans montrer d’expression particulière. L’homme acquiesça, puis se redressa sur son siège, de ce fait, il disparut, et la porte se ferma de haut en bas.

-Arrivée estimée dans 10 minutes. Plateforme 02 du palais impérial.

L’unique passager soupira et baissa les yeux vers le siège voisin à sa droite. Il allait pour la énième fois vérifier ses papiers, comme il n’avait rien à faire en attendant l’atterrissage. Frost attrapa sa sacoche de cuisse et ouvrit une petite poche zippée, et en sortit une carte rigide de couleur blanche. Il se dévisagea lui-même : il n’avait pas changé. La photo neutre de lui avait été faite il y a dix ans, et pourtant on aurait dit qu’il l’avait prise hier. Un grincement métallique lui fit détourner la tête de sa carte d’identité pour regarder la soute plongée dans une lumière tamisée orange. Il pouvait voir les containers gris foncé à l’insigne impériale. Frost savait pertinemment qu’il aurait pu s’engager à Corulag, sa planète natale, mais ses habitants trop fier et arrogants lui avaient rendu l’air doux de la planète irrespirable. Les dernières minutes avant l’atterrissage furent pigmentées de quelques perturbations et secousses légères et passèrent vite. C’était son premier voyage spatial.

-Arrivée à 11 :06 sur un cycle de 24 heures.

La porte du cockpit s’ouvrit soudainement, Frost vit alors le pilote sortir en lui adressant un signe de la tête respectueux. Il s’engouffra dans la soute, et fut vite suivi du co-pilote qui s’arrêta avant d’entrer :

-Vous pouvez enlever votre ceinture.

Il fit deux grands pas et ouvrit la porte en abaissant un levier et en poussant la porte en l’air, le geste fut mécanique, il avait dû le faire des dizaines et des dizaines de fois.

-Tenez, au revoir !

Le co-pilote lui fit un petit sourire amical avant de rapidement rejoindre son collègue. Frost ne lui rendit pas son rictus de politesse, et enleva sa ceinture. Il se leva et se dégourdit les jambes de petits sauts, pour faire redescendre le sang dans ses pieds. Attrapant sa sacoche de cuisse marron sur le siège adjacent au sien, il attacha ensuite les deux sangles autour de sa taille et autour de sa cuisse, tout en descendant les marches qui s’étaient déployées à l’atterrissage. L’homme vit alors deux soldats stormtrooper de l’armée impériale l’attendre en bas de la petite série d’escalier. Leur armure blanche propre comme un sou neuf, leur blaster E-11 en main, Frost savait tout de leur équipement : l’armure laminée en plastoïde blanc anti éclats, les verres polarisées du casque, le respirateur amélioré. C’est celui le plus en avant qui parla, il le salua de la tête, sa voix légèrement robotisée par le translateur vocal :

-Bonjour. Vous êtes le pilote ?

Frost secoua la tête lentement en présentant sa carte d’identité qu’il avait encore en main depuis tout à l’heure :

-Je suis un passager. Tenez.

C’est le second soldat qui prit la carte en le remerciant. Le premier lui demanda :

-Ils prennent des passagers dans ce genre de voyage ?

Il regarda le stormtrooper le plus en arrière qui comparait les photos, puis répondit :

-Apparemment oui.

Le soldat qui le questionnait continua :

-Êtes-vous armé monsieur …

Son collègue finit sa phrase sèchement :

-Adarim.

-Monsieur Adarim.

Frost fit une nouvelle fois non de la tête.

-Permettez-vous que l’on vous fouille ?

Le second militaire lui tendit sa carte d’identité, l’homme le remercia, puis répondit :

-Bien sûre.

L’impérial le fouilla brièvement, et prit soin de fouiller sa sacoche de cuisse. Il se recula d’un pas ensuite, et hocha la tête vers son camarade.

-Une dernière question : que venez-vous faire à Cathar ?

-Je viens m’engager dans l’armée.

-Oh ! Vous trouverez le secrétariat en prenant cette porte.

Il désigna du doigt une grande porte au fond de l’immense hangar.

-Puis vous prenez le couloir à droite, et c’est la première à droite ensuite. Bon, vous pouvez y aller. Bonne journée monsieur.

Frost hocha la tête :

-Je vous remercie. Bonne journée messieurs.

Il se détourna des deux troopers qui montèrent les quelques marches et entrèrent dans le vaisseau en interpellant les deux hommes qui avaient amené Frost ici. Le hangar était désert, et hormis quelques cargaisons laissées là pour être déplacées, il n’y avait pas âme qui vive. Mesurant la distance d’un coup d’œil, il estima 40 à 50 mètres avant d’arriver à la porte qui s’ouvrit lorsqu’il se présenta devant. Quand il s’engagea dans le couloir, il fut abasourdi par l’activité étonnante qui y régnait : des stormtroopers, douaniers pour aujourd’hui, escortaient des transporteurs de caisses et de containers de différentes formes et différentes tailles. Dans les deux sens, le couloir grouillant de monde donnait vers des hangars débarquement et d’autres spécialement conçus pour les cargaisons, fermé au monde extérieur. Il marcha en longeant le mur pour éviter de gêner l’activité des ouvriers et des employés.

*La première à droite…*

La première à droite, il tourna et trouva une porte qui donnait sur un grand hall d’entrée. L’espace d’un instant, le bruit du couloir entra dans le hall, faisant détourner la tête de la secrétaire qui tapait quelque chose sur son écran posté sous ses yeux. Une Cathar, une espèce féline et humanoïde, native de la planète, qui avait acceptée de recevoir les vestiges impériaux, qui donnaient maintenant le nouvel Imperium, encore fragile. Elle le regarda donc, dans son uniforme noir, porté par tout le personnel militaire du palais, arriver jusqu’au bureau. Il y posa sa carte d’identité.

-Bonjour.

-Bonjour, je souhaiterais m’engager dans l’armée. Le corps des éclaireurs seraient le plus favorable.
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MessagePosté le: 29/07/2017 18:21:25    Sujet du message: Publicité

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Nash Futhark
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MessagePosté le: 03/08/2017 00:16:36    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Cathar, berceau de deux civilisations.

Pourquoi deux direz-vous ? La réponse est relativement simple pourtant. Cette planète est à l'image de ce que l'Impérium souhaite être. Une nation unissant sous sa bannière différentes espèces, cultures et sociétés au service d'une seule idéologie. L'idéologie impériale. En ce sens, Cathar est le berceau de la société tribale des félins bipèdes portant le même nom, tout comme elle est le berceau d'un nouveau régime et d'une nouvelle façon de penser.
Ces deux civilisations se sont regroupées pour ne faire qu'un, et ce qui est sorti de cette union n'a gardé que le meilleur des deux communautés. La loyauté et le sens de l'honneur des Cathar se sont unis à la rigueur et à la discipline impériale. Des valeurs fortes de sens qui prouvent que le régime impérial est construit sur des bases solides. Certains veulent retirer à Cathar son statut de capitale d'un empire naissant en pleine effervescence, estimant qu'une planète aussi reculée et peu urbanisée ne mérite pas un tel privilège. Mais ces gens là sont de sacrés idiots qui ne comprennent pas l'aspect symbolique de ce qu'on appelle couramment l'Arche de l'Empire.
Cette planète indomptée et sauvage a été le point de chute d'un empire rongé par la corruption et l'ambition de quelques vils personnages. Et cette même planète a donné naissance à un nouveau régime purifié de ces deux maux. Cette même planète jugée hostile est peu à peu maîtrisée et occupée par des impériaux ingénieux et combattifs. Elle est la preuve même qu'avec la volonté rien n'est impossible. Les Cathar et leurs compatriotes impériaux sont faits pour vivre ensemble, dans une harmonie qui leur est propre. Ils ont scellé ensemble leur destin en donnant leur sang pour une cause qu'ils ont cru juste jusqu'à la défaite totale. Et c'est ensemble qu'ils se sont relevés plus forts.

Tout ceci n'est tout du moins que le point de vue d'une jeune idéaliste Cathar, persuadée du bien fondé de l'Impérium et de ses objectifs. Elle sort de ses pensées lorsqu'un type se présente au comptoir. A première vue, c'est un gars au physique banal, probablement dans la trentaine, ou autour de cet âge là. Il n'a pas l'air mauvais, comme certains le sont. Il a l'air lui aussi d'être un idéaliste, un brave prêt à tous les sacrifices pour la beauté de l'Impérium. La Cathar se perd le temps de quelques battements dans ses pensées, à nouveau. Puis en sort lorsqu'elle constate que le gars est toujours là, planté devant elle comme une pauvre âme égarée. La jeune femme est soudainement prise de démangeaisons et étire ses lèvres en un sourire bizarre. Elle n'a toujours pas l'habitude de l'uniforme...


- Ah euh, oui oui, un nouveau volontaire donc ! Commence t-elle un peu hésitante. Après tout, elle est relativement nouvelle dans l'armée elle aussi. Bien, euuuuh, adressez-vous au Major. Premier bureau à votre gauche. C'est lui qui se charge des recrues pour le corps des Scouts Troopers. Bonne journée Monsieur !

Le bureau dudit major est des plus austères, à l'image de tous les autres d'ailleurs. L'uniformisation ne touche pas seulement les individus, mais également le cadre de travail et l'équipement. Le mobilier se réduit donc au strict nécessaire. Deux chaises, une table, quelques casiers dans lesquels le sous-officier range son merdier et on a fait le tour du propriétaire. L'homme en question est un quadragénaire, portant un uniforme noir similaire à celui de la réceptionniste. Son front barré par une cicatrice et son visage émacié n'accueillent pas avec chaleur le nouvel arrivant. Son regard noir se pose sur le volontaire. Le major fume en silence son cigare, enjoignant son invité à s'asseoir d'un simple signe de main.

- Le corps des éclaireurs hein. Pas un métier de tapette ça, assurément. Faut en avoir dans le pantalon, et dans les tripes. Commence le sous-officier en crachant sa fumée infecte en l'air. T'as une bonne gueule gamin, c'est déjà ça. On pourra probablement faire de toi un bon soldat. Et puis t'as un physique fait pour ça visiblement.

L'impérial prend en main son datapad, lorgnant de temps à autre du côté de la recrue. Il est probablement occupé à ouvrir un dossier qu'il remettra à sa hiérarchie. Mais le nouveau silence qui s'installe semble aussi être l'occasion rêvée pour tester la patience du futur soldat. Le major se vautre dans sa chaise, dans le but de soulager son fessier engourdi et reprend avec plus d'entrain. Il mordille au préalable son cigare, le mâchouille plutôt. En fait, son entrain devient vite une nonchalance, et les mots sont à moitié mâchés en sortant de la bouche. Un peu comme le cigare quoi.

- Mouich aloch du coup... Qu'est-che tu fous là toi ? Ch'est bien beau d'vouloir s'engager dans l'armée, mais qu'est-che que ça implique pour toi ? Pourquoi nous rejoindre ? T'as quelque chose d'intéréchant pour nous ? De l'expérienche peut-être ? Ah oui auchi, quels sont tes aspirachions et tes objectifs au sein de notre ô combien glorieux corps ?
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Frostman
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MessagePosté le: 04/08/2017 15:47:19    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

La secrétaire tarda à répondre. Frost ne connaissait que trop bien ce regard pensif, l'air ailleurs. Il l'avait contemplé des milliers de fois. Il se rappela. C'était comme des flashs dans sa tête. Elle, elle, elle, rien qu'elle ...l'explosion. Chaque fois que l'occasion se présentait, son esprit s'abandonnait aux souvenirs qu'il avait d'elle, c'est ce qui lui permettait de vivre après tout. Mais il ne se laissait pas envahir par l'émotion, Frost savait ce qui en résulterait si le contraire se produisait.

*Sors.*

D'un seul ordre, il l'avait chassé de ses pensées de son esprit. Un avantage certain, qu'il avait payé chèrement, trop chèrement peut-être. Mais désormais il savait se contrôler lui-même, ce que peu de personne dans la galaxie semblait pouvoir faire. Il jeta un bref coup d'oeil à sa carte d'identité posée face au plafond culminant à au moins six à sept mètres de hauteur. Sa photo, il l'avait prise avec elle, elle était à côté en train de l'embêter alors qu'il devait paraître sérieux. Même si Frost savait autrefois être sérieux, il n'y avait qu'elle qui savait y faire avec lui.

*Sors.*

Il avait été beaucoup plus sec, il fit partir ces tristes souvenirs au fond de sa boîte crânienne. Frost ne s'en rendait pas compte, mais lorsqu'il ordonnait à son esprit quelque chose, cela se voyait. Il soufflait du nez, comme contrarié, et fronçait les sourcils en regardant ailleurs. Il regarda l'heure au dessus de la secrétaire qui prit une inspiration pour parler : 11 heures, 11 minutes, et 18 secondes, 19, 20, 21...

- Ah euh, oui oui, un nouveau volontaire donc ! Bien, euuuuh, adressez-vous au Major. Premier bureau à votre gauche. C'est lui qui se charge des recrues pour le corps des Scouts Troopers. Bonne journée Monsieur !

Il ne lui rendit pas son sourire, elle en fut sûrement déconcerté. Frost fit glisser sa carte d'identité sur le comptoir de la réception pour finalement la prendre dans sa main gauche, et la ranger dans sa poche zippée de sa sacoche de cuisse brune.

-Merci. Au revoir.

La future nouvelle recrue contourna par la gauche le bureau de l'accueil, en forme d'arc de cercle, pour être amené à un couloir parfaitement éclairé. Pas un endroit n'était dans l'ombre. Il s'écarta lorsque deux hommes en tenue d'officier passèrent pour traverser le hall et sortir dehors. Le dernier gradé le remercia d'un signe de tête. Quoique l'on pouvait dire de la rigueur impériale, cela n'entamera jamais la bonne éducation des sujets de l'empire. Il savait que les instructeurs militaire, comme partout, étaient strictes, et imprévisibles dans leurs réactions, mais il le fallait bien pour préparer les recrues à l'improvisation. Frost y pensa brièvement en marchant vers le premier bureau qu'il trouva. La porte était encore ouverte, peut-être était-ce les deux officiers qui venaient d'en sortir ? Au fond de la pièce neutre, à demie-vide, il voyait un homme fumant un cigare, assit confortablement dans sa chaise pourtant métallique. Lorsqu'il lui fit signe d'entrer, et seulement quand il l'autorisa, Frost osa enfin passer le seuil. Osa, c'était un grand terme, à vrai-dire il pénétra dans la pièce sans grande et réelle frayeur. L'autorité n'était pas une chose qui lui faisait peur, il était né pour exécuter les ordres. La pièce était à l'image de l'idéologie de l'empire, simple. Frost se doutait de l'implication des services secrets dans la décoration d'intérieur impériale. Moins il y avait de mobilier, moins il y avait d'endroit pour poser un mouchard ou un micro. Frost ne passa qu'un bref coup d'oeil à la pièce, reportant son regard sur le major balafré, un vétéran sûrement.


- Le corps des éclaireurs hein. Pas un métier de tapette ça, assurément. Faut en avoir dans le pantalon, et dans les tripes. T'as une bonne gueule gamin, c'est déjà ça. On pourra probablement faire de toi un bon soldat. Et puis t'as un physique fait pour ça visiblement.

"Gamin", un terme à demi-adapté. Frost avait 27 ans, un âge plus qu'honorable pour partir s'engager dans l'armée. Il devrait sûrement être le plus vieux du régiment. Cependant, contrairement aux autres recrues qui pensent avoir tout vu et tout fait, Frost sait qu'il ne sait rien de l'horreur de la guerre. Il en a une vague idée. Le major en face de lui le savait lui, et cela imposait le respect. De même, il approuva dans son esprit lorsqu'il parla de son physique.

*Neuf ans à courir dans les bois.*

Frost se tenait droit, mains dans le dos. Le vétéran lui l'observa en mâchouillant son cigare. Le nouveau-venu savait pertinemment ce que le major essayait de faire : l'impatienter. Malheureusement, Frost était un homme très patient. Il le fallait bien après avoir passé des années et et des années seul dans une forêt de bambou perdue à Corulag. Il attendit donc.

- Mouich aloch du coup... Qu'est-che tu fous là toi ?

Frost répondit sèchement, sans pour autant manquer de politesse.

-Je viens de m'engager Monsieur.

-Ch'est bien beau d'vouloir s'engager dans l'armée, mais qu'est-che que ça implique pour toi ?

-Protéger et servir. C'est tout ce que j'ai toujours voulu.

-Pourquoi nous rejoindre ? T'as quelque chose d'intéréchant pour nous ? De l'expérienche peut-être ?

-Parce que l'Empire est le système politique le plus prometteur, le moins corrompu. C'est la solution pour une paix durable. Je veux contribuer à cela. Apporter la sécurité aux citoyens fidèles à l'empire ou aux gens doutant de l'empire, pourquoi pas. Concernant mes ... compétences, je peux dire sans me vanter être préparé au conditionnement physique. J'ai la volonté qu'il faut, et je suis prêt à la dévouer entièrement à l'empire. Pour ce qui est de mon choix pour les éclaireurs, l'autonomie et la dépendance des scouts trooper est plus adaptée à mon caractère.

-Ah oui auchi, quels sont tes aspirachions et tes objectifs au sein de notre ô combien glorieux corps ?

-Je ne demande pas grand chose. Être un simple soldat ne me gênera pas, du moment que je puisse aider.

Il n'avait pas parlé d'Aelys, ni de l'attentat. Il ne voulait pas. Cela le concernait lui. C'était sa vie privée. Frost pensait avoir tout dit.
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Nash Futhark
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MessagePosté le: 10/08/2017 00:59:48    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Le major note tout ce que lui raconte le nouveau en étirant ses lèvres. Il semble amusé. La fumée du cigare s'échappe l'espace d'un instant par les narines, puis entre les lèvres, lorsque l'homme se met à éclater de rire. Un rire puissant. Le sous-officier ne peut plus s'arrêter.. Il cogne la table à plusieurs reprises avec son poing, comme si cela pouvait le calmer et l'aider à reprendre son sérieux. Peut-être a t-il un coup dans le nez, ou peut-être est-il fou. Dans les deux cas, c'est le visage rouge qu'il s'adresse à nouveau au volontaire, non sans avoir au préalable essuyé une larme qui coule le long de sa joue.

- Protéger et servir hein, je note... Je... Note. Reprend le major en retenant un nouvel éclat de rire. Une bien noble cause néanmoins ! T'as l'air d'être un bon gars, alors j'vais être franc avec toi... Tu sais, tu vas voir des sales choses, et des fois, tes convictions pourront être remises en question. Le dévouement n'est visible que lorsque malgré les horreurs vécues on tient ses engagements et sa position. C'est ça le vrai sens de la loyauté. T'es plein de volonté parce que t'es jeune, mais fais gaffe, la confiance en soi et en un régime est quelque chose que l'on peut perdre rapidement sur le front.

L'impérial est tout d'un coup plus sombre, comme hanté par les souvenirs d'atrocités commises dans un passé lointain ou récent. Son regard est plongé dans le vide, comme privé de toute volonté propre. Ce gosse n'a pas vécu les jours sombres. Il n'a pas encore connu l'angoisse apportée par la mort de frères d'armes. Il n'a pas passé des nuits entières à se repasser en boucle les visages des types tués de sang-froid. Suivre les ordres, c'est tout ce qui compte. C'est bien triste à dire, mais cela est vrai. On tue sur demande, on exécute les ordres sans broncher, parce telle est la vie d'un soldat. Mais cela ne les empêche pas d'avoir des sentiments, aussi bien cachés et refoulés soient-ils.
La vie d'un scout trooper a ses avantages et ses inconvénients. Les batailles se font plus rares pour ces types là, mais les affrontements sont d'autant plus violents quand on sait qu'ils sont déployés en force d'avant-garde et de repérage, donc bien loin du gros des troupes. Le flambant gaillard qui lui fait face aura bientôt l'occasion de découvrir que le quotidien d'un soldat est bien moins glorieux que ce que les films de propagande veulent faire croire.

Le sous-officier secoue légèrement la tête, prend quelques notes puis dépose le datapad sur la table. Il se redresse péniblement et rectifie machinalement les plis de son uniforme noir.


- Bon... J'crois que tout est dit. Bienvenue dans l'armée impériale fiston ! Conclue le major en écrasant son cigare dans un cendrier. Il est grand temps pour toi de connaître tes futurs compagnons de mésaventure, et surtout, d'apprendre à te comporter comme un soldat !

L'homme enfile une ceinture à laquelle pend un blaster et visse sa casquette sur sa tête écorchée. Lorsqu'il arrive à hauteur de la recrue, il lui donne une tape amicale sur l'épaule, puis disparaît dans le couloir. Le palais impérial est un immense bâtiment rempli de militaires, de dignitaires et de fonctionnaires en tout genre. Il est en outre facile de se perdre quand on ne connaît pas ou peu les lieux. Toutefois, il est facile de constater que le major ne fait que descendre des escaliers, et arpenter des couloirs qui se font de plus en plus vides et froids. En outre, on descend sous terre, loin des yeux et des oreilles.
On longe encore des dizaines de corridors à l'allure sinistre, avant d'arriver à une pièce éclairée où plusieurs tondeuses offrent un concert des plus particuliers. Quelques types, probablement d'autres volontaires, sont assis sur des chaises et se font raser la tête sous tous les angles. Les mèches de cheveux se mêlent aux poils de barbe dans une danse des plus étranges. Le natif de Corulag passe aussi par cette étape cruciale. Pas de distinction, par soucis d'uniformisation. Ici, on se moque bien des origines de chacun. Le devoir et le sacrifice de soi passent avant les personnages qui servent sous les drapeaux. Après le passage obligatoire à la douche, les recrues se font remettre un uniforme noir que tous les soldats portent au début de leur carrière. C'est en outre tout un symbole. Les voilà passés dans un autre monde, officiellement. Et pour un bon bout de temps.


- Bien ! Bonjour à tous ! Je me présente, pour ceux qui ne me connaissent encore pas, Major Byerning, du 1er bataillon de reconnaissance ! Si j'vous ai réuni ici, c'est parce que vous voulez tous la même chose ! Servir l'Impérium et incorporer le Corps des Scouts Troopers ! Introduit le sous-officier en hurlant dans les oreilles des nouvelles têtes de l'armée impériale. Mais vous comprenez bien que vous ne pouvez pas intégrer ce prestigieux Corps de l'armée impériale sans avoir une hygiène des plus respectables ! Ce n'est pas parce que vous allez sur le front ou en opération qu'il ne faut pas être propre sur soi ! Je tiens à ce que tout le monde au sein de mon unité soit de tout temps rasé ! N'oubliez pas de mettre de la crème hydratante si vous ne voulez pas vous retrouver avec une peau toute fripée et pleine de plaques rouges !

Le major laisse le temps aux recrues d'assimiler ses propos et passe dans une salle adjacente, bien plus grande et plus appropriée pour des entraînements militaires dignes de ce nom. Après tout, on intègre pas une armée sans suer et pleurer toutes les larmes de son corps. Et c'est d'autant plus vrai dans un régime où l'on se montre particulièrement sévère et exigeant.

- Avant toute chose, mettons bien les choses au clair ! Vous êtes intellectuellement des quiches ! Oui ! Vous pensiez être des hommes, savoir tout faire mieux que tout le monde ! Mais non ! Vous n'êtes que des femmelettes, des mauviettes ! Des gosses ! Vous n'êtes bons qu'à faire des colliers de nouilles et des gribouillis en guise de dessin ! Mais ne vous inquiétez pas ! L'armée impériale est là pour vous apprendre l'essentiel ! S'exclame de plus belle Byerning en faisant les cent pas devant ses petits "protégés". Vous voulez rejoindre la crème de la crème, les meilleurs éléments de toute l'armée ! Alors il vous faudra faire dix fois mieux que les autres troufions ! Vous allez devoir montrer vos capacités à être débrouillard, mais également vos compétences en travail d'équipe ! Et pour ce faire, rien de mieux qu'un parcours du combattant avec un ami imaginaire ! Prenez-moi d'assaut ce parcours ! Go go go !

La dizaine de volontaires ne tarde pas à se mettre en branle-bas de combat et à s'emparer des mannequins laissés pour mort sur le sol. L'objectif est relativement simple. Réussir à finir l'intégralité du parcours sans abandonner son camarade inerte. Mais de nombreux obstacles viennent malheureusement compliquer la chose. Il faut dans un premier temps enjamber une première série de dix cordes tendues à hauteur de cheville, puis grimper sur une poutre longue de huit mètres et enfin ramper sur trente mètres sous un filet de barbelé. La deuxième partie de l'épreuve se constitue de plusieurs tranchées à enjamber ou à parcourir, qui laissent ensuite place à un mur en duracier haut d'un mètre cinquante qu'il faut escalader à la force des bras et des jambes. La dernière série d'obstacles comprend une deuxième série de dix cordes, un espalier dont la plus haute barre culmine à deux mètres de haut et un champ de mines à plâtre... Autant dire que ceux qui feront sauter les engins auront les jambes bien légères après cela.


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Frostman
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MessagePosté le: 10/08/2017 20:10:40    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

La nouvelle recrue n'avait pas bougé d'un cil lorsque le Major éclata de rire. Il gardait son expression de visage si singulièrement froide, tandis que le supérieur frappa du poing sur la table comme pour se calmer d'une façon ou d'une autre. Frost aurait pu comprendre, s'il n'était pas si insensible. Il laissa donc le vétéran reprendre son souffle, non sans mal. La recrue resta donc là, droit, silencieux, discipliné et stoïque face à l'une des réactions qu'il avait prévu. Rougeaud, essuyant une larme de rire qui coulait sur la joue balafrée du Major.

- Protéger et servir hein, je note... Je... Note.

Sourcils froncés, Frost regardait les mains dans le dos son nouveau supérieur.

-Une bien noble cause néanmoins ! T'as l'air d'être un bon gars, alors j'vais être franc avec toi... Tu sais, tu vas voir des sales choses, et des fois, tes convictions pourront être remises en question. Le dévouement n'est visible que lorsque malgré les horreurs vécues on tient ses engagements et sa position. C'est ça le vrai sens de la loyauté. T'es plein de volonté parce que t'es jeune, mais fais gaffe, la confiance en soi et en un régime est quelque chose que l'on peut perdre rapidement sur le front.

Alors qu'il essayait de le préparer aux monstruosités de la guerre et du combat, Frost se souvint de l'explosion d'il y a dix ans, qui avait emporté son amie. Il se rappela la mère de sa meilleure amie en pleurs, qui n'arrivait pas à reconnaître le corps démembré et défiguré d'Aelÿs. C'est lui qui avait dû la reconnaître pour elle. Un haut-le-coeur le prit, mais le contrôle de soi qu'il possédait l'empêcha de rendre le rapide petit-déjeuner qu'il avait prit il y a quelques heures avant de partir dans le cargo. Frost se souvenait un peu moins du corps meurtri à l'apparence odieuse de son amie morte, mais très bien des autres. La plupart n'était pas entier, l'explosion fut d'une telle puissance qu’on n’avait pas retrouvé certaines des pensionnaires, balayées en cendre sous le souffle ardent de la détonation. Frost aurait pu en parler au Major, pour qu'il le prenne au sérieux. Mais il savait que ce serait inutile, et puis cela restait sa vie privée, ses secrets, qu'il ne révélerait jamais à personne. Au mot "Jeune", il exprima un doute intérieur. à trois ans de la trentaine, par rapport au taux de mortalité dans la galaxie, 27 ans était un âge plus moyen que jeune. Quand le Major mentionna le désintérêt de ses convictions au front, il douta de nouveau. Mais il se fia au vétéran. Frost préféra ne rien dire, et privilégia le silence au ridicule. Il remarqua alors que le Major perdit son regard.

*Traumatisé. Lui-aussi.*

C'est la première fois que Frost admettait dans son esprit qu'il pouvait être traumatisé par les évènements d'il y a dix ans.

- Bon... J'crois que tout est dit. Bienvenue dans l'armée impériale fiston ! Conclue le major en écrasant son cigare dans un cendrier. Il est grand temps pour toi de connaître tes futurs compagnons de mésaventure, et surtout, d'apprendre à te comporter comme un soldat !

Ca y est, il y était enfin, après dix ans d'attente. Il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer Aelÿs lui crier dessus pour le convaincre de ne pas le faire, ne pas suivre le Major qu'il lui adressa deux petites tapes sur l'épaule en sortant de la pièce. Mais ce n'est sûrement pas un fantôme qui allait le détourner de son chemin, de son destin. Frost marcha donc derrière l'éclaireur aguerri qui serait sûrement son mentor, et dont il apprendrait le nom plus tard, lorsqu'il se présenterait au nouvelles recrues, à ses futurs collègues. Ils marchèrent plusieurs minutes, dans un dédale de couloir infini, jusqu'à descendre une cage d'escalier tout aussi interminable, autant bien en haut qu'en bas. Lorsqu'enfin le Major poussa la porte de l'un des sous-sols, ils débouchèrent tout deux sur un corridor lugubre, mal éclairé, donnant sur plusieurs pièces et salles fermées, et d'autres corridors. Frost ne s'imaginait même pas l'immense complexe souterrain dans lequel il se trouvait, et heureusement pour lui, ils n'eurent qu'à marcher un petit peu pour atteindre l'objectif : la salle d'eau commune. Déjà, avant même d'entrer, il entendait la chorale bourdonnante des tondeuses en action, et leur vrombissement aiguë toujours aussi désagréable. Il y avait quatre parties dans la grande salle aux carreaux blancs : Les toilettes, les cabines de douches, les lavabos, et les vestiaires, le tout ouvert sur tout. Tandis que deux ou trois recrues attendaient encore leur tour pour être rasé, la plupart des autres se lavaient rapidement, il y en avait même quelques-uns qui commençaient à enfiler l'uniforme noir impérial, qu'ils rêvaient peut-être de porter. Les uniformes étaient à la taille de chacun, puisque chaque taille (Small, Medium, et Large) avait son bac dans lequel était plié une dizaine de sachets plastifiés dans lesquels se trouvait l'uniforme complet, excepté les bottes. Ces-dernières, de la même manière, étaient alignées par taille sur l'un des bancs de quelques mètres. Frost remarqua que le dernier à être passé sous la tondeuse prenait celle-ci en main et rasait le prochain, et ainsi de suite. Il n'aurait aucune tête à alléger, Frost était le dernier de la file. Derrière le coiffeur d'un instant et le client d'une fois, des gens passaient, serviette blanche autour de la taille, pour aller se changer. Il compta en tout douze recrues, dont un Kiffar qu'il reconnut à sa peau sombre et son tatouage horizontale doré au milieu du visage, sous ses yeux et sur son nez, et deux jumeaux Mirialans à la peau verdâtre et aux tatouages rituels noires sur leurs pommettes, de vrais colosses d'ailleurs. Également, une jeune femme d'une beauté étonnante sortit de l'une des cabine de douche. A ce moment, Frost regarda les autres, le constat fut immédiat, les jeunes garçons jetèrent tous un coup d'oeil à la recrue. Le coiffeur tout fraîchement rasé l'invita à s'asseoir en souriant. Ce ne fut pas trop long, effectivement Frost avait déjà les cheveux coupés ras.

-Voilà.

Il se leva et le remercia d'un simple et rapide hochement de tête, et entra dans l'une des cabines. Propre et changé, il enfila les bottes cirées antidérapantes et rejoint les autres. Il dû accélérer le pas pour les rattraper. Tous suivaient le Major qui les amena dans une immense salle, si ce n'est un hangar. Déjà, Frost en analysa le contenu. Un parcours, des mannequins humains entassés, il avait déjà compris le principe, comme les autres d'ailleurs. En groupe, Frost ne voyait rien du tout, posté derrière les deux armoires à glace Mirialans, il voyait seulement leur uniforme noir. La taille Large était presque trop petite pour les géants qu'ils étaient. A première vue, ils devaient faire au moins 2 mètres. Frost, comparé à eux, était un véritable nain, déjà qu'il n'était si grand que cela quoique, il était presque dans la moyenne. Les jumeaux rigolaient de quelque chose, et Frost se douta, après un regard indiscret, qu'il était le sujet des rires étouffés. L'un des jumeaux s'écarta pour lui laisser le passage.

-Allez, on te laisse passer.

Ils sourirent à leur nouveau collègue bien plus âgé qu'eux. Ils avaient l'air sympathique, et Frost ne discerna aucune moquerie derrière leur sourire amusé. Il passa donc en les remerciant de la tête, le Major commença.

- Avant toute chose, mettons bien les choses au clair ! Vous êtes intellectuellement des quiches ! Oui ! Vous pensiez être des hommes, savoir tout faire mieux que tout le monde ! Mais non ! Vous n'êtes que des femmelettes, des mauviettes ! Des gosses ! Vous n'êtes bons qu'à faire des colliers de nouilles et des gribouillis en guise de dessin ! Mais ne vous inquiétez pas ! L'armée impériale est là pour vous apprendre l'essentiel ! S'exclame de plus belle Byerning en faisant les cent pas devant ses petits "protégés". Vous voulez rejoindre la crème de la crème, les meilleurs éléments de toute l'armée ! Alors il vous faudra faire dix fois mieux que les autres troufions ! Vous allez devoir montrer vos capacités à être débrouillard, mais également vos compétences en travail d'équipe ! Et pour ce faire, rien de mieux qu'un parcours du combattant avec un ami imaginaire ! Prenez-moi d'assaut ce parcours ! Go go go !

Tout le monde se jeta sur le tas de mannequin, une bousculade générale. Frost, qui n'avait pas bougé au signal de départ, se fit donc pousser involontairement au sol. Heureusement pour lui, la chance était son amie, et il se rattrapa de justesse sur ses mains déjà moites. L'adrénaline montait à la tête de tout le monde, Frost y comprit. Le cœur palpitant, il trottina sans se précipiter vers le dernier mannequin, marqué d'un "11". Grossière reproduction d'un corps humain découpée dans de la jute remplie de sable et de gravier, il estima son poids à une cinquantaine de kilogrammes, ce qui était plus qu'honorable pour un parcours comme ça. Il l'enfila donc sur le dos, comme les autres, et partit en dernier. Ils se précipitaient tous. A la suite du Kiffar, enjamba les dix cordes sans mal, Frost vit deux hommes tomber et se coincer sous les cordes. Rapidement, il fut distancé par les autres, bien trop pressés. Il monta sur la poutre longue de huit mètres et assez large pour un pied. Déjà, le mannequin semblait un peu plus pesant. Une autre recrue se rata et tomba sur le côté, obligé de recommencer depuis le début de la série. Ils s'épuisaient tous. Le natif de Corulag inspira un grand coup quand il vit le long, large et sinueux chemin couvert de barbelé. Il s'aplatit au sol, rampa un peu, amena le mannequin jusqu'à lui, sans se presser. Il rampa encore un peu, amena le mannequin, et cetera, et cetera.

*Ne pas se presser. Respirer. Ne pas se presser. Respirer.*

Arrivé de moitié, il sentit l'usure de ses bras venir sérieusement le déranger, mais il avait déjà dépassé deux recrues. Bientôt, Frost ne sentait plus du tous les muscles de son corps sollicités, et il ne pensait plus à rien. Il en dépassa un troisième, épuisé par les efforts qu'il avait fourni dès le départ. Une erreur que Frost n'avait heureusement pas commise. La sueur perlait sur son front alors qu'il était proche de l'arrivée. Ses bras le tiraient, il avait régulièrement changé de rôle entre celles-ci pour varier l'effort. Les articulations de ses jambes devenaient comme rouillées. Personne, même Frost ne s'était échauffé avant l'entraînement, alors forcément, les blessures à froid sont vite arrivées. Il prit bien soin de ne pas s'en infliger une lors d'un mouvement trop sec.

Il se tira une toute dernière fois pour sortir intégralement du couvert de barbelés piquants. Sur le dos, Frost souffla un grand coup. Son cœur tambourinait, il pouvait le sentir battre dans sa cage thoracique, alors que les gouttes de sueurs perlaient sur son front. Il se releva tranquillement, mais tranquillement après un effort voulait dire trop rapidement. Des flashs envahirent son esprit tourmenté : Elle, rien qu'elle. L'explosion. Rien. Il commença à trottiner vers la deuxième et dernière série d'épreuve, haletant. C'était bien le chemin de barbelé le plus dur. Frost se trouva face à cinq tranchés métalliques, inégales en largeur, et en profondeur. Alors qu'il voyait le Kiffar se reposer un peu dans le creux de la première qu'il devrait donc sauter, Frost prit de l'élan et passa la tranchée en atterrissant lourdement sur près de la deuxième. Les fois suivantes, il les parcouru. Le poids du mannequin l'écrasait, mais il ne se décourageait pas. Les mains mouillées de transpiration, il n'avait pourtant pas d'auréoles sous les aisselles. En montant et descendant encore et encore les tranchées, Frost fut, à la fin de cette épreuve, un usé. Frost attendit que le collègue devant lui passe le muret d'un mètre cinquante pour s'y coller à son tour. Alors, il posa le mannequin qui se plia inerte sur la tranche du mur. Il pouvait voir le long et sinueux chemin de barbelés, sous lesquels rampaient comme des vers les soldats en formation. Frost leva ses mains pour se tirer en haut du muret. Il passa une jambe, puis l'autre, et se laissa tomber lourdement au sol. Il reprit le mannequin sur ses épaules. Ses bras le brûlaient, mais il s'en fichait éperdument, il ne pensait à rien, rien d'autre qu'à rien. Il fit quelque pas rapide jusqu'à un espalier en métal, dont les barres horizontales étaient espacées de façon croissante (en partant d'en bas). Frost entendait déjà les mines factices de plâtre exploser dans un tourbillon de poussière blanche. Au travers des barreaux qu'il commençait à monter, il voyait les deux jumeaux étendus au sol, non mécontent de leur record. Les deux montagnes de muscles étaient premiers, et étaient accompagnées de la jeune femme que tout le monde zieutait il y a quelques minutes. Il soupira.

*Imbéciles.*

Ils n'avaient sûrement pas compris le principe de ce parcours. Le Kiffar arriva alors derrière lui et murmura en les regardant tandis qu'il attendait de pouvoir suivre Frost.

-Imbéciles.

Ils atterrirent tout deux au sol, comme synchronisés. Ils se regardèrent en silence, debout devant le champ de mines miniature. Le jeune garçon à la peau sombre lui demanda :

-Tu comptes faire ce que je pense ?

Frost commença à marcher vers le champ de mine rectangulaire et boueux.

-Oui. Je suppose.

Frost inspira profondément, et partit comme une flèche, filant tout droit au milieu des mines. Il ne pensait à rien, juste à courir le plus vite qu'il put. Une détonation de poudre blanche déclenchée par un autre le recouvrit à moitié de plâtre.

-J'y crois pas ! Il y est arrivé ce taré !

Il jeta le mannequin sur le sol. La voix féminine lui laissa comprendre qu'il s'agissait de la jeune fille nouvellement engagée comme les autres et lui-même. Sans lui adresser un regard, il se retourna. Il pouvait alors voir le dernier épuisé sous les barbelés, d'autres, lassés d'avoir rampé si longtemps, se laissait presque tomber dans les tranchées. Frost inspira un grand coup.

-Eh ? Bien joué, t'es quatrième.

Il s'en moquait totalement. Ce n'était pas une compétition, ce n'était pas une course. Frost reprit son souffle alors qu'il sentait son dos comme libéré du poids du mannequin qu'il avait traîné tout du long.

-T'es sourd ? J'te ...

Elle s'arrêta nette lorsque Frost détala comme un félin en suivant ses propres traces. Activa au passage une mine qui explosa derrière lui puisqu'il allait trop vite pour se prendre quelque chose. Il passa devant le Kiffar qui lui dit :

-J'arrive !

L'espalier, les cordes et les tranchées furent beaucoup plus simple à passer maintenant qu'il était débarrassé du poids monstrueux du mannequin. Frost trouva le dernier mort de fatigue aux deux tiers du chemin de barbelés. Il n'hésita pas. Il se jeta sous les fils de fer aux épines acérées pour rejoindre le jeune garçon comme paralysé par l'épuisement. Lorsque Frost approcha, il leva la tête, et commença à comprendre. Le Corulan attrapa l'un des bras du mannequin, et aida son collègue à l'extirper de cet enfer. Il se souvint alors de la peine qu'il eut à ramper jusqu'au bout. Frost l'aida à se relever et prit les jambes du mannequin pour alléger la charge de son camarade possédant trois cicatrices sur sa joue, comme une griffure. Ils firent le reste du parcours ensemble, lentement mais sûrement. Ils croisèrent la route du Kiffar qui allait aider les retardataires galériens dans les tranchées. Frost laissa le balafré devant le champ de mine.

-Cours le plus vite que tu peux.

Il lui donna un coup de main pour mettre bien comme il faut le mannequin sur ses épaules, et se retourna pour de nouveau franchir l'espalier, les cordes, et aider quelqu'un d'autre. C'était une recrue à l'air jeune, trop jeune pour être dans l'armée. Mais Frost ne s'en soucia pas, il l'aida sans rien dire et lui donna les mêmes consignes une fois arrivé devant le champ de mine. Il vit soudain le balafré revenir tout sourire, délesté de son mannequin. Il lui adressa une tape amicale sur l'épaule.

-Je prends le relais. Merci à toi !

Le Coluran hocha la tête et sprinta au milieu du champ de mine. Cette fois-ci, il en déclencha deux qui explosèrent l'une après l'autre dans son sillage. Il rejoint enfin les quelques sept recrues affalées par terre. Frost resta debout, et le Kiffar ainsi que le jeunot se levèrent en comprenant, même s'ils étaient à bout de souffle. Son corps entier lui faisait mal, mais il était intérieurement fier de lui, et il le pouvait. Haletants, le Kiffar et le jeunot lui serrèrent la main chacun leur tour :

-Je m'appelle Ceimhdall.

-Et moi c'est Gurick LittleLegs. Merci pour l'aide. J'aurais jamais terminé sinon.

Frost leur serra brièvement la main, il avait complètement oublié ce signe social, après des années passées dans la forêt. Il les regarda froidement, comme à son habitude et fit un signe de tête au jeunot quand il le remercie.

-Frost.

On lui tapa sur l'épaule, le balafré. Il lui serra la main et sourit :

-Merci vieux. T'es une machine.

Ils se retournèrent tous les quatre lorsque le Major Byerming approcha. Frost se tenait droit, et ce même si ses jambes tremblaient de fatigue.
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MessagePosté le: 24/08/2017 10:41:41    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Le major Byerning se rapproche des recrues en applaudissant. Un sourire étire ses lèvres en une expression amusée, ou satisfaite. Peut-être les deux. L'armée impériale est exigeante avec ses hommes. C'est un fait avéré, et régulièrement répété d'un bout à l'autre de l'Impérium. Certains privilégient l'esprit de compétition, afin de faire ressortir le meilleur de chacun dans des confrontations puériles. Le sous-officier impérial qui se charge d'encadrer les aspirants-éclaireurs n'est pas de ceux-là. Il préfère de loin l'esprit d'équipe, de camaraderie, qui permet à chacun de valoriser les autres. Un soldat n'avance pas seul. Il combat aux côtés de frères d'armes, qui lui seront dévoués pour la vie. Ces imbéciles qui cherchent à diviser ne sont pas dignes d'enseigner dans les institutions militaires impériales.

- Bravo ! Du grand spectacle ! C'est ça que je veux voir merde ! Certains vous diront que l'on est jamais mieux servi que par soi-même ! Et bah ce sont là des conneries ! Qui viendra vous sauver, risquer sa peau pour la vôtre, si vous êtes un crétin arrogant ? Personne ! J'ai toujours considéré les gars de mon unité comme ma famille, alors vous ferez de même ! Et nul n'abandonne un frère sur le champ de bataille ! L'union fait la force ! C'est la seule vérité qui compte ! S'exclame Byerning avant de lâcher un rire des plus inquiétants.

Il est peut-être atteint par un mal interne, qui le ronge petit à petit. La folie peut-être ? Possible. Mais qui peut savoir ce qu'il a vécu au cours de ses nombreuses années de service au sein de l'armée impériale ? Personne au sein de ce groupe de bleus. Quand on vit dans la sueur, la boue, la merde, le sang, on peut parfois perdre l'esprit. Et cela est particulièrement vrai quand on est amené à mener des opérations en solitaire ou ne nécessitant que quelques individus. Imaginez-vous un instant être lancé dans une mission au beau milieu d'une jungle dense, avec pour seuls compagnons quelques frères d'armes qui mourront au bout de quelques heures. Imaginez-vous errer durant des jours entre les arbres, sans rations, ni eau potable, à la recherche de nourriture ou d'une source, en étant constamment sur ses gardes afin de ne pas se faire surprendre par un ennemi invisible qui peut surgir à tout moment.

Le major secoue une nouvelle fois la tête. On a beau être préparé au pire lors d'entraînements intenses, quand ça vient comme ça sans prévenir et avec violence, ça fout toujours mal. Et ça fait mal aussi bon dieu. Byerning est loin d'être une mauviette, fragile au moindre choc, mais il a vu des choses et fait des choses qu'il aurait préféré ne pas voir et faire. Rien qu'à cette pensée morbide, il sent les poils de ses bras se dresser. Une sensation déplaisante à souhait.


- Comme dirait l'un de mes amis de l'Agence de Contre-Terrorisme Universel, "notre empire est fort parce nous vouons notre existence à une cause juste ! Mais cette cause ne peut être défendue efficacement si nous ne sommes pas loyaux à notre unité de combat ! Lorsque l'un d'entre-vous réussit, c'est toute la section qui en profite !" Continue le sous-officier sur sa lancée. Retenez bien ça dans vos têtes de quiches et l'Impérium pourra compter sur l'une des unités d'éclaireurs parmi les plus brillantes de la galaxie !

La confiance qu'ils accorderont aux uns et recevront des autres sera peut-être l'un des plus importants facteurs de survie. Car ces recrues n'auraient pas la chance de suivre une formation militaire sur plusieurs mois. Non. Le spectre d'une guerre rôde dans l'obscurité. L'Impérium déploie ses forces sur plusieurs fronts, afin de faire face aux menaces qui fragilisent la paix et l'ordre. Et l'armée impériale a de ce fait besoin de toujours plus d'hommes. Des hommes qui doivent être opérationnels dans les jours à suivre...
Non. Ces gars là n'auraient pas la chance d'être préparés au pire eux. Ils mangeraient dans la face tout ce qu'un éclaireur peut espérer éviter dans sa vie. Et ceci, le plus souvent sans prévenir. Car la vie d'un scout trooper est faite d'imprévus, de situations difficiles. L'esprit de camaraderie est ce qu'ils auront de plus précieux pour prétendre à une longue carrière au sein de l'armée impériale. Toutefois, ils ne partiraient pas dans l'inconnu sans avoir été entraîné quelque peu au maniement des armes.


- Mais bien sûr, si vous voulez être brillants, il vous faudra apprendre à manier les meilleures armes de la galaxie ! La marque impériale est la plus performante ! Celui qui vous dit le contraire est soit un menteur, soit un idiot, soit un type jaloux ! Reprend Byerning en s'emparant d'un DLT-20A. V'là le plus beau bébé impérial ! Un DLT-20A. 30 coups par cartouche. Vision électronique et système télémétrique. Une arme longue portée capable de transpercer en un tir n'importe quelle cible mouvante à 450 mètres de votre position ! Toutefois, j'ai déjà vu un camarade réussir à abattre un type à plus d'un kilomètre avec cette arme... Autant vous dire qu'on faisait pas les fiers à côté ! Mais vous n'avez pas la trempe d'un tireur d'élite pour l'instant ! Alors n'espérez pas atteindre une cible à une telle distance mes p'tits gars ! Pour l'instant, vous allez vous contenter de toucher avec succès ces cibles là ! Vous pouvez utiliser toutes les armes mises à votre disposition sur les tables ! Et n'oubliez pas ! Un tir, un mort !

Sur les nombreuses tables s'alignent en effet des armes de toutes sortes, mais toutes de conception impériale. Des armes de poing à l'instar du SE 14C ou même du Q-2s5 MOA, très prisé des éclaireurs, des blasters plus lourds comme le E-11, arme de prédilection des troupes de choc, ou encore les fameuses armes longue portée représentées par les DLT-19X et DLT-20A. Chacun pourrait de la sorte se découvrir des talents et trouver un blaster correspondant à ses attentes. Et rien de mieux pour cela que de pouvoir tester les dites armes sur un champ de tir opérationnel. Des cibles, allant de cinq mètres à cinquante mètres, permettent de se faire une idée de la portée et de l'efficacité des armes impériales. Comme toujours avec les impériaux, rien ne vaut une bonne démonstration de force pour convaincre.
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MessagePosté le: 27/08/2017 21:07:04    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Frost se tint droit, les mains dans le dos, le menton légèrement haussé, sans pour autant que ce puisse être perçu comme un signe hautain. Le jeune Gurick copia l’attitude du Corulan, rapidement suivi du balafré et de Ceimhdall. Ils étaient tous les quatre là, alignés, alors que le Major Byerming marchait vers eux, longeant le terrible parcours qu’ils avaient dû traverser dans les deux sens. Le balafré était anciennement brun, Frost s’en souvenait à présent, c’était l’un des derniers à se faire raser. Une longue entaille, de la même manière que le Major, traversait verticalement le côté droit de son visage, frôlant de peu son œil. Si ça avait été le cas, il était certain que les jumeaux Mirialans l’auraient surnommé « Scarface », et à juste titre. Le balafré n’avait pas du tout l’air sympathique au premier abord, bien qu’il ait volontiers souri à Frost en guise de remerciement. Des traits épais, encore jeunes, il devait être un peu moins âgé que le bâtard Adarim, doyen sûr du groupe. Le balafré le dépassait, de peu, mais il le dépassait. C’était, de tous les quatre, le Kiffar le plus grand et le plus baraqué. Beaucoup moins haut que les jumeaux, c’est certain ; et à peine plus grand que le balafré, il paraissait pourtant plus massif, avec sa peau sombre, ses yeux de tueur, renfermant une certaine lueur d’espoir, une certaine volonté de vivre. Il perdait un peu de son côté sauvage avec ses cheveux en moins. Quant au jeunot, Gurick, il avait tout l’air d’un garçon de seize ans, tout au plus. Frost se demandait alors qu’il lui adressait un bref coup d’œil, comment avait-il fait pour passer l’âge légal pour s’inscrire dans l’armée. Même le Corulan semblait plus grand que Gurick, qui ne tarderait pas à se faire appeler « Le Bleu » par toute la joyeuse compagnie des onze aspirants éclaireurs. Il était plus chétif que les autres recrues, et pourtant il donnait l’impression de garder une certaine volonté. Si Frost n’avait aucun doute sur la survie du balafré et de Ceimhdall, il doutait un peu de Gurick, et c’était, d’un point de vue objectif, totalement compréhensible. Tandis que Byerming approchait, le balafré jeta un regard aux autres assis et lança à ses trois nouveaux camarades d’infortune comme pour se vanter et se moquer à la fois :

-On n’est peut-être pas les plus performants, mais on est encore en état.

Le jeunot ne put s’empêcher de sourire en soufflant du nez, Frost observa à son tour ses frères et sœur d’armes. Tous étaient épuisés, et pourtant, aucun d’entre eux ne put s’empêcher de parler à son voisin, d’échanger, de partager son ressenti.

*C’est un bon début.*

Se disait-il alors que Gurick et le balafré discutaient de leurs origines. Frost baissa les yeux et fronça les sourcils en se demandant combien d’entre eux survivraient au premier affrontement contre des ennemis aussi apeurés qu’ils le seraient. Il se demandait si lui survivra. Le Corulan y réfléchissait en laissant son regard vaguer sur les visages de ses collègues assis par terre, et d’une manière ou d’une autre, Aelÿs finit par s’incruster dans ses pensées, comme elle le faisait toujours. Pour une fois, cela apaisa ses pensées. C’était étrange, plus y essayait de se rappeler ses traits, ses longs cheveux bruns décoiffés, plus il oubliait. Il avait pourtant une photo d’elle dans son portefeuille. Mais ça faisait déjà plus de deux ans qu’il l’évitait du regard. Elle se complétait à elle seule, c’est tout ce dont il se souvient. Elle n’était pas non plus la reine de la beauté, mais Aelÿs avait, quand on la connaissait, un charme fou. Frost soupira alors qu’il se voyait avec elle dans le centre de documentation et d’information de l’école avoisinant leur pensionnat respectif, autrement appelé CDI, jamais on ne voyait l’un sans l’autre à cette endroit. C’était leur lieu, leur point de rendez-vous. Puis, les souvenirs firent place aux tourments, et il se souvint de l’explosion, qui fut suivi de l’écroulement d’une partie du bâtiment. Frost se voyait encore là, abasourdi, les oreilles saignantes à cause de l’énorme détonation, un acouphène résonnant dans son crâne. Il se revoit la bouche entre-ouverte, les yeux écarquillés, reflétant dans leur humidité les flammes dévorant la pierre, la chair, le bois du plancher. Une expression de peur, de panique, et de tristesse sur son visage choqué. Son rythme cardiaque se décéléra petit à petit, et il reprit le contrôle de soi, en s’apercevant enfin que depuis tout ce temps il fixait dans le vide la jeune femme blonde qui le regardait déconcertée. Si le regard de Frost n’avait pas été aussi triste, elle l’aurait sûrement interpellé sans gêne. Elle se contentait de froncer les sourcils, et alors qu’il retrouvait la froideur de son regard de glace, tous furent interrompus par l’applaudissement d’une seule personne. Le Major Byerming frappait dans ses mains, affichant un sourire qui laissa méfiantes les onze recrues. Devaient-ils se mettre au garde à vous ? Se lever (pour la plupart) ? Tous restèrent un peu sur le qui-vive au cas où le Major jouerait un jeu et qu’il se préparerait à remonter les bretelles de certains. Mais ce ne fut pas le cas. Les discussions cessèrent, et Byerming s’exclama :

- Bravo ! Du grand spectacle ! C'est ça que je veux voir merde ! Certains vous diront que l'on est jamais mieux servi que par soi-même ! Et bah ce sont là des conneries ! Qui viendra vous sauver, risquer sa peau pour la vôtre, si vous êtes un crétin arrogant ? Personne ! J'ai toujours considéré les gars de mon unité comme ma famille, alors vous ferez de même ! Et nul n'abandonne un frère sur le champ de bataille ! L'union fait la force ! C'est la seule vérité qui compte !

Le petit rire qui accompagnait ses paroles était des plus déconcertant, Gurick et le balafré se regardèrent, surpris de la pointe de folie que chacun dénota dans le rire du Major. Mais dans la globalité, les recrues furent soulagées qu’il n’ait pas gueulé sur la plupart d’entre eux, bien que peu fier pour quelques-uns que ces mots ne leur étaient implicitement pas destinées. Le balafré, à la droite de Frost, lui donna un furtif coup de coude et murmura en se penchant légèrement vers lui :

-Je crois que c’est pour toi tous ces éloges.

Il en était peu convaincu. S’il avait effectivement donné « l’exemple » à ses trois compères, et une leçon aux autres, Ceimhdall avait aidé plus de collègues que Frost. Comme le rire nerveux de Byerming s’éternisait, le Corulan fronça les sourcils. Cela semblait cacher quelque chose, et si c’était le cas, c’était très mal joué. Il vaut mieux ne rien faire que d’en faire trop. Frost remarqua la lueur dans les yeux de son nouveau supérieur, et au travers de son regard il devina son esprit ailleurs. Le Major secoua sa tête furtivement, laissant les recrues pantois face au rire étrange qu’elles venaient d’entendre.

- Comme dirait l'un de mes amis de l'Agence de Contre-Terrorisme Universel, "notre empire est fort parce nous vouons notre existence à une cause juste ! Mais cette cause ne peut être défendue efficacement si nous ne sommes pas loyaux à notre unité de combat ! Lorsque l'un d'entre-vous réussit, c'est toute la section qui en profite !"Retenez bien ça dans vos têtes de quiches et l'Impérium pourra compter sur l'une des unités d'éclaireurs parmi les plus brillantes de la galaxie !

Il marqua une pause, puis reprit. Les soldats l’écoutaient attentivement, de peur de se faire réprimander et remarquer, bien que les jumeaux Mirialans s’amusent entre eux.

Le vétéran se retourna et commença à marcher en direction de la porte qu’ils avaient tous emprunté précédemment pour entrer. En un claquement de doigt, tout le monde fut debout, et, même si les quatre nouveaux frères d’armes étaient déjà levés et droits, c’est eux qui fermèrent la marche. Frost était vraiment en bout de file, et avant de passer la double porte battante que le balafré lui tint en se demandant ce qu’il faisait, le Corulan regarda les mannequins inanimés au sol, éparpillés et entassés de façon aléatoire et bordélique. Cela ne dura que quelques secondes, histoire de se faire une image de sa première épreuve d’entrée dans l’armée Impériale. Il remercia d’un hochement de tête le balafré avant de s’engouffrer dans le couloir sombre et mal éclairé qui longeait sûrement la salle de parcours. La porte se referma doucement derrière lui, et, en fin de queue, il suivit le groupe silencieusement. Le balafré se prénommait Devos Na’aris, un orphelin adopté par deux pilotes de chasse impériaux, mais il a toujours eut le mal de vol. Le Kiffar Ceimhdall et Gurick ne se forçait pas de rigoler à ses remarques à la fois très comiques et très impertinentes. Frost écoutait à peine d’une oreille, il se triturait les doigts, et pensa à ses gants qu’il avait laissé aux vestiaires. Il espérait quand même garder sa veste en cuir sable et rouge, il y tenait. C’était un cadeau d’Aelÿs, à croire qu’elle était partout. Eh bien, il faut penser que c’est le cas. Parfois, il avait conscience de sa pseudo-folie intérieure, et de sa dépression qui avait atteint un stade sans retour. Dans ces rares et brefs moments de lucidité, Frost sentait qu’un jour il allait tourner l’embout de son pistolet contre son visage et appuyer lentement sur la détente. Mais ce jour n’était pas pourtant pas arrivé depuis dix ans, d’une part puisqu’il n’avait pas la possession d’un blaster et encore cet argument était peu valide, et d’une autre parce qu’il avait un tâche à accomplir, une tâche qu’il effectuera coute que coute. Le Major Byerming les amena dans une salle quelque peu moins grande que celle du grand et rigoureux parcours. Une salle rectangulaire, assez large, mais très en longueur. Arrivé par le côté, proche du mur définissant la largeur de la pièce. Le long de ce mur, une série de râteliers pleins à craquer d’armes en tout genre, allant du simple pistolet blaster, au mitrailleuses lourdes, en passant par les fusil de précisions. Toute étaient de facture impériale, qui remplissait des critères très stricts. D’autres armes étaient disposées soigneusement sur de simples tables métalliques. Alors que Frost s’avança en fin de groupe, et entra enfin dans la salle, il put alors voir le pas de tir qui consistait en muret en duracier haut d’un mètre, séparant chaque tireur d’une cloison du même matériau. En face de chaque position, des cibles, réparties aléatoirement. C’était de simples hommes dessinés bien proportionnellement dans une plaque de duracier récemment nettoyée, semblant tirer vers le pas de tir. D’après les rails sol, les cibles avaient l’air de pouvoir se mouvoir. Caché par les dix collègues de Frost, Le Major n’était pas visible pour lui. Il se contenta d’écouter, en essayant tant bien que mal d’assourdir les conversations de Devos et de Gurick, qui impliquaient parfois Ceimhdall, ainsi que des deux jumeaux Mirialans toujours aussi peu discrets.

- Mais bien sûr, si vous voulez être brillants, il vous faudra apprendre à manier les meilleures armes de la galaxie ! La marque impériale est la plus performante ! Celui qui vous dit le contraire est soit un menteur, soit un idiot, soit un type jaloux !

Byerming fit quelques pas et attrapa du bout de son bras un long fusil de plus d’un mètre, un DLT-20, certain s’exclamèrent furtivement. Frost resta les mains dans le dos, patient.

V'là le plus beau bébé impérial ! Un DLT-20A. 30 coups par cartouche. Vision électronique et système télémétrique. Une arme longue portée capable de transpercer en un tir n'importe quelle cible mouvante à 450 mètres de votre position ! Toutefois, j'ai déjà vu un camarade réussir à abattre un type à plus d'un kilomètre avec cette arme... Autant vous dire qu'on faisait pas les fiers à côté ! Mais vous n'avez pas la trempe d'un tireur d'élite pour l'instant ! Alors n'espérez pas atteindre une cible à une telle distance mes p'tits gars ! Pour l'instant, vous allez vous contenter de toucher avec succès ces cibles-là ! Vous pouvez utiliser toutes les armes mises à votre disposition sur les tables ! Et n'oubliez pas ! Un tir, un mort !

Comme il s’en douta un peu, beaucoup se ruèrent en s’approchant le plus rapidement possible de leur arme favorite, sur le plan pratique comme sur le plan esthétique. Frost resta sur place, et attendit bien que tout le monde ait fait son choix pour marcher tranquillement vers la table où restait encore le plus de blasters. Uniquement des E-11. Qu’il était étrange de s’engager dans l’armée sans vouloir toucher cette arme si connue (à juste titre), et symbolique à la fois. Délicatement, sans pour autant prendre son temps, Frost prit de la main gauche la poignée du pistolet/fusil blaster. Il la leva et estima son poids, plus d’un kilogramme, c’était certain, mais il doutait pour deux kilos. Il se souvint des archives qu’il consultait au centre d’information de la ville sur Corulag. L’arme était faite pour pouvoir se tenir comme un pistolet. Maintenant qu’il l’avait en main, plus facile de ne pas confirmer cette information. Il était certes possible de le tenir dans une main, mais pendant un court moment, le poids étant plus réparti au niveau du canon, il était difficile de la maintenir assez longtemps sans s’abimer le poignet. Mais ça restait possible de tirer avec d’une main pour les plus forts physiquement. Déjà, Frost fut légèrement surpris par les détonations des tirs qui commencèrent, répétés de façon irrégulière. Il avait rarement entendu un tir de blaster dans sa vie, mais là, il allait être servi. Il ne restait plus que deux places disponibles : une toute à droite, une toute à gauche. Il alla à gauche. Ne prêtant pas attention aux tireurs se replaçant à chaque tir espacé d’une à trois secondes, il posa le E-11 sur le petit muret assez long et large pour y poser des munitions et autres équipements. Frost savait presque tout du fonctionnement de l’arme. Pour commencer, il prit le fusil court par le canon et appuya sur des boutons pressoirs à ressort sur chaque côté, qui maintenaient repliée la crosse que trop peu de gens avait l’habitude d’utiliser. Il déplia donc la crosse qui consistait en deux séries de deux barres métalliques parallèles. Lorsqu’elle fut complètement réglée, un petit « clip » se fit entendre, ce qui voulait sans doute dire que les deux autres boutons poussoirs à l’arrière de l’arme, à côté de la vis de maintien tenant le bout des deux plus longues barres, s’était verrouillé. Par la suite, Frost prit la poignée par la main gauche et défit le cran de sureté. L’arme était opérationnelle. Il fallait seulement savoir si la puissance était correctement réglée pour des tirs de la sorte, les cibles allant de cinq à cinquante mètres. Au niveau de la poignée adhérente magnatomique, se trouvait un petit voyant allumé en rouge. Frost appuya dessus avec son index, et régla grâce à une molette la puissance de tir sur moyen. Ça y est. Il était prêt à faire feu. Il aurait préféré ne pas avoir de viseur, mais la lunette était déjà montée sur les rails supérieurs de l’arme. Il colla la crosse dans le creux de son épaule, plaça sa main droite sous la garde main, mince espace, et aligna son œil gauche avec le point encadré de trois flèches dans la lunette. Cette dernière n’était pas correctement réglée, puisqu’elle n’agrandissait pas du tout la vision.

*100 coups.*

Il visa la tête de la première cible, et appuya sans hésiter sur la détente, sans se poser de question, sans appréhension. Le projectile de plasma fut éjecté du plasma avec une force plutôt impressionnante, et pourtant, Frost s’attendait à un recul bien supérieur à celui qu’il venait de contrer en collant bien la crosse contre lui. Sa main droite avait pu sentir la chaleur dégagée le canon, nettement atténuée par les ailettes de refroidissement. Le tir rouge propulsé avec bonne précision par l’arme ne fut visible qu’une fraction de seconde, jusqu’à ce qu’elle aille percuter la tête de la cible de plein fouet, le tout dans un son des plus aiguë sans être désagréable. En vérité, Frost s’attendait à être plus épaté que ça, peut-être même plus effrayé que ça. Mais au fond, maintenant qu’il avait enfin tiré avec un blaster, il fut plus déconcerté qu’autre chose. C’était d’une facilité, et ça lui plaisait presque, même s’il préférait ne pas s’imaginer de vrais adversaires en face de lui.

*99 coups*

Il décala le bout de son arme vers une deuxième cible, plus loin. La recrue tira et toucha le diaphragme. A chaque tir, il se sentait plus à l’aise, plus détendu. Il visa, tira, toucha. Il visa, tira, toucha. Bien sûr, chaque touche n’était pas mortel, il n’était pas un tireur né. Le plus souvent, il tirait dans la jambe ou dans le torse, parfois le bras. Plus les cibles s’éloignèrent, plus c’était difficile de toucher. Il s’arrêta un instant, se préparant à tirer en automatique sur toute les cibles d’affilée. Frost vit alors son voisin caché à sa droite qui faisait mouche à chaque tir. Tous ses coups étaient mortels, atteignant la poitrine. Il semblait utiliser un E-11, tout comme lui, et pourtant sa précision était excellente pour un bleu. Dans un bref moment de silence, Frost devina qu’il s’agissait de la jeune femme blonde, d’après son soupir, nettement plus adouci et plus raffiné. Il leva son arme, et commença à presser en continue la détente. La cadence n’était pas lente, sans pour autant être monstrueuse. Le recul généré par chaque tir, il le contrecarra en appuyant bien la crosse contre son épaule. Il toucha de deux à trois fois chaque cible, sans compter les deux dernières qu’il ne toucha qu’une fois.

-ça viendra avec le temps, t’inquiètes pas !

A qui parlait-elle ? Si oui savait-elle à qui elle parlait ? Frost en doutait, elle aurait sûrement gardé sa salive pour lui qui l’avait ignoré délibérément. Il chassa ce dilemme de son esprit et leva soudainement son arme pour effectuer une nouvelle session de tir, cette fois-ci par petites salves. Il fut interrompu entre deux tirs par :

-Tu vas continuer à m’ignorer ? P*tain je t’ai rien fais pourtant j’comprends pas !

Le ton qu’elle employa indiqua clairement qu’elle n’était pas vexée, elle avait même une intonation presque amusée. Désormais, c'était certain qu'elle s'adressait à Frost, il répondit en baissant son E-11 après une salve de tirs :

-Je t'ignore pas. J'écoute.

De l'autre côté de la cloison blindée, elle sourit et souffla du nez.

-Et un p'tit merci ? Ça serait pas de refus un p'tit merci, tu trouves pas ?

Frost fronça les sourcils en tournant par réflexe sa tête vers le mur d'où provenait sa voix.

-« Merci » ? Pourquoi je te remercierais ?

-Eh bien, en général, quand quelqu'un encourage quelqu'un d'autre, on le remercie.

Frost se laissa prendre à hausser soudainement les sourcils, surpris. Après tant de temps passé en exil de la société et de tout les contacts sociaux qu'elle apporte, difficile de reprendre pied dans cet étrange univers qu'est la sociabilité. Il leva son E-11 brusquement pour tirer en automatique sur plusieurs cibles aléatoire, de façon à ne pas faire le même « parcours » de tir.

-Et donc ?

Elle semblait amusée.

-Et donc quoi ?

-Tu veux que je te remercie c'est ça ?

Il l'entendit ricaner derrière la cloison. Pourtant, Frost était resté d'un stoïcisme et d'une froideur défiant toute nature humaine.

-Je m'appelle Ghost.

-On te surnomme Ghost.

-On me surnomme Ghost, si tu préfère. T'es quel genre de chi*ur toi b*rdel de m*rde ?

-Aucune idée.

Il y eut un petit moment de silence, il devait lui restait environ un peu moins de 50 coups dans le magasin énergétique du blaster. Frost se prépara à tirer quand il fut interrompu :

-Et toi ?

Il soupira, parler le fatiguait, surtout lorsqu'il se savait qu'il était d'une maladresse odieuse.

-Et quoi, moi ?

-Bah comment tu t'appelles ?

-Frost.

-Frost ?

-Oui, Frost.

-C'est pas un prénom Frost, si ?

-Non ce n'en est pas un.

-Alors on te surnomme Frost plutôt que t'appeller.

-Oui, on me surnomme Frost.

-Ah ! t'as vu comme c'est ch*ant !?

Il soupira de nouveau. De nouveau, un nouvel instant de silence, qui permit à Frost de s'exercer encore un peu au lieu de bavarder avec sa voisine.

-Pourquoi tu m'as pas répondu tout à l'heure ?

Frost ferma les yeux et sembla prier quelque chose ne marmonnant quelque chose d'inaudible, couvert par les détonations des tirs de lasers rouges et verts. Il souffla, lassé, et répondit donc.

-Je n'en avais pas envie. Je suppose.

-Au moins t'es franc.

La franchise était, chez lui, l'un de ces traits de caractère qui n'est ni une qualité, ni un défaut. Il dépend tout du moins du point de vue. Certaines personnes honnêtes n'arrêtent pas de prôner leur franc-parler à tout bout de champ, ce qui fait d'eux des vantards qui donnent leur avis sans qu'on le leur ait demandé. Frost, au contraire, ne dévoilait jamais son avis. Et ce même si on lui demande. Ce qui fait de lui un homme n'apportant rien à la vie commune en société.

-Et...

Encore une fois, le Corulan soupira.

-Bien joué pour tout à l'heure, c'est vrai qu'on y a pas vraiment pensé de suite avec Starr et Arken.

Elle ajouta peu après.

-Les jumeaux. Enfin, voilà.

Ça n'avait pas l'air d'être dans ses habitudes de s'excuser implicitement de la sorte. Dans sa voix, Ghost était le cliché même de la guerrière rebelle, agressive, et aux goûts humoristiques gras. Même si elle gardait ce timbre féminin dans ses cordes vocales, tout laissait croire à une certaine force de caractère.

-Vous auriez dû.

-On aurait dû quoi ?

-Vous auriez dû penser à aller aider les autres.

-Pourquoi tu nous l'as pas dit alors ?

-C'est à vous de l'apprendre. Je suis pas votre instituteur.

-Eh ça va, du calme.

-Dans ce cas là, ce n'était pas très grave. Mais la prochaine fois, peut-être que ça sauvera la vie de quelqu'un.

Un petit moment, puis.

-Du coup t'es énervé contre nous ?

-Non. Juste un peu surpris que l'esprit d'équipe ne soit pas encore intégré en vous. Surtout pour rentrer dans l'armée.

Ses mains furent si moites que la poignée du E-11 commençait à glisser. Il avait, de toute façon, tiré tout ce que le contenu du magasin énergétique pouvait permettre, et avait mis le cran de sûreté. Il posa donc l'arme sur le muret et jeta un coup d’œil en arrière. Frost vit que certains attendaient, certains dont Gurick, le jeunot, et Devos, le balafré. Tout les deux était appuyés contre la table, bras croisés, à discuter. Il lui semblait que les deux avaient prit un DLT-20, l'unique DLT-19X ayant été prit par une jeune recrue qui semblait s'y connaître. Frost se retourna, blaster en main, bien baissé, et, en chemin, il replia la crosse et baissa la puissance de tir au plus bas, en mode paralysant. Gurick et Devos lui sourirent lorsqu'il approcha. Évidemment, il ne le leur rendit pas. Ils ne semblaient pas pour autant blesser. Peut-être avaient-ils compris que c'était dans sa nature de ne pas sourire. Le balafré lui lança en le désignant de la tête :

-Alors, il est bien ?

Frost posa le E-11 sur la table, à l'exact endroit où il l'avait emprunté. Il se retourna et adopta presque la même position que ses deux collègues, à une exception près, il ne reposait pas tout son poids sur la table. La recrue put alors voir tout les autres restant en train de finir leur session de tir, adressant au passage un bref regard à Ghost, avant de répondre.

-Excellent.

Gurick prit le relais.

-T'étais où ? On t'a pas vu.

-Là.

Frost désigna de l'index son pas de tir, vidé de sa présence. Il essuya ensuite ses mains moites sur ses manches, chacune leur tour.

-Ah, à côté de cette charmante demoiselle, comme par hasard. Vous avez discuté ?

-Vaguement.

-Quoi ? Elle aime les femmes ?

-Aucune idée.

-A moins que ce ne soit toi qui aime les hommes, moi je juge pas.

-Non.

-T'as le droit hein ! Nous on est tes nouveaux camarades de classe et collègues de travail, on va pas...

Frost le coupa en pensant à Aelÿs.

-J'ai dis que je m'intéressais uniquement aux femmes.

-Parce que tu t'y intéresse ? On dirait pas comme ça, mais en vrai t'es un tombeur hein ? Coquin va.

Gurick et Devos gloussèrent, alors que Frost secoua lentement la tête, l'air navré.

-Oh ça va, on te taquine mon vieux !

-Je ne suis pas vexé.

Gurick demanda :

-C'est pas ce que disent les gens vexés quand on leur demande ?

Ils s'esclaffèrent de nouveau. Frost devait admettre qu'ils avaient la joie de vivre.

-Du coup nous on a prit le DLT-20, moi j'ai vite regretté, je ratais chacun de mes tirs, j'arrive pas à gérer le recul, Gurick par contre …

Frost et Devos se tournèrent vers confirma.

-Que voulez-vous ! Le talent sans doute.

-Tu trichais aussi, tu t'es servi du muret.

-L'arme pèse plus de cinq kilos, normal que je me serve d'un truc pour poser l'arme.

-On verra quand le Major reviendra.

Frost fronça les sourcils.

-Il est parti ?

-Oui, un gars est venu, et lui a remit un DataPad, il nous a dit, comme on était les premiers à avoir fini, qu'il reviendrait dans deux secondes.

-Il est retard à mon avis. Ça fait plus que deux secondes qu'il est parti.

Devos pouffa avant de rire.

-C'était nul ça ! T'as de la chance que je sois bon public mec !

Peu à peu, alors que les trois personnages parlaient, Ceimhdall vint les rejoindre, et d'autres arrivèrent, chargeur vide. Le Kiffar avait prit un FWMB-10, une mitrailleuse lourde qui pouvait se manier (difficilement) à deux mains. Conçue de base pour être posée sur un bipied, l'arme était une version légère de EWHB-10, sur trépied et demandant un assemblage. Au contraire, le FWMB-10 était « prêt » à l'utilisation « rapide ».

-Alors ?

-Je me débrouille.

-T'as surtout la force pour la lever continuellement, avec tes gros bras. Enfoiré.

-Eh, mes gros bras ils vont frapper ta grosse tête, fais gaffe.

Devos, Gurick, et Ceimhdall rirent en étouffant. Soudain, tous s'arrêtèrent de parler, alors que le dernier des onze recrues se dépêcha de poser son arme et rejoindre les autres. La porte se déroba, laissant apparaître le major Byerming qui arriva.
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MessagePosté le: 24/09/2017 23:01:21    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ? Répondre en citant

Byerning observe avec son habituel regard noir le comportement de chacune des recrues. Et ce qu'il voit semble l’exaspérer. V'là qu'après avoir fait les guignols sur le parcours du combattant, certains en viennent à faire 'mumuse sur le stand de tir. Mais où est-ce qu'on les recrute les p'tits nouveaux de nos jours ? Personne n'est donc motivé par une vie dédiée au service de cette magnifique nation dont on défend les couleurs et l'idéologie en tout temps ? Les deux Mirialans font les pitres devant leurs petits copains. Et la donzelle du groupe semble se lancer dans une espèce de flirt avec le gringalet qui a montré l'exemple lors de l'exercice précédent. Ah la jeunesse n'est plus ce qu'elle était ! Le major pense, le temps de quelques battements de coeur, qu'il ne serait pas plus mal d'en informer le Bureau de la Sécurité de l'Impérium, histoire qu'ils se montrent plus convaincants et plus rigides dans leur propagande et leur éducation.
Mais il faut croire que parler de la police politique du régime impérial porte malheur de nos jours... Le sous-officier a à peine le temps de penser au B.S.I... Et voilà qu'il débarque sur place. Un type en uniforme gris, un lieutenant à en juger sa plaque, pointe le bout de son nez avec un air des plus hautains. Oh ça oui, hautain est le bon mot. Un gars qui pète plus haut que son cul, parce qu'il a un bel uniforme gris qui inspire la terreur à tout le monde. Byerning en a connu des types comme ça, ils font jamais long feu. On les retrouve souvent avec un poignard planté dans le dos, ou à pourrir au fond d'une cellule pour leur insolence. Mais lui serait visiblement mieux logé que les autres. Les privilèges de la police politique de l'Impérium sont connus dans tout l'empire. Et cela excite à juste titre tous les officiers de la régulière, qui n'ont pour seul plaisir que le droit de fermer leur clapet.


- Major Byerning ! Quel plaisir de vous rencontrer... On m’a dit beaucoup de bien de vous ! Commence doucement l'officier en relevant le menton. Il finit par faire claquer ses talons en guise de salut militaire. Lieutenant Chadelle, du Bureau de la Sécurité de l'Impérium, comme vous aurez pu le constater...

- Mes respects mon Lieutenant. Que me vaut l'honneur de votre visite ? Répond simplement Byerning en venant saluer dans les règles de l'art un supérieur.

- Question très pertinente Major... Vraiment. Il est vrai que la visite d'un agent du Bureau de la Sécurité de l'Impérium n'est jamais anodine. Souligne froidement le lieutenant en affichant un sourire suspect. Sachez que je m'intéresse de très près à la formation de l'avenir de notre nation Major... Il me semble donc logique de me tourner vers les meilleurs... Et de ce que je sais, vous formez les meilleurs éclaireurs de l'armée impériale.

- Ne tournez pas autour du pot mon Lieutenant, venez-en aux faits. Lâche pour tout commentaire le sous-officier.

- Cela est bien mon intention Major... Cela est bien mon intention. Continue sèchement Chadelle en croisant les mains dans le dos. Je veux que ce groupe, que vous formez actuellement, s'occupe d'une tâche pour moi... Une tâche simple.

- Je vous écoute... Lieutenant. Réplique le major en redressant son dos courbé de fatigue.

- Vos instructions sont sur ce datapad Major. Veillez à ce que les opérations se déroulent selon le plan... Si vous ne voulez pas avoir de mes nouvelles rapidement... Achève enfin d'ajouter le lieutenant, qui tourne les talons sans même saluer le sous-officier.

- Connard... Murmure sur le bout des lèvres Byerning.

Le major a au moins eu l'intelligence de ne pas contredire le lieutenant... Son comparse et ami Remish, de l'Agence de Contre-Terrorisme Universel, a fait cet erreur et le voilà désormais aux arrêts, avec une enquête sur sa tête. Faut croire que ce Chadelle est un vrai enfoiré... Se méfier de ses intentions et accepter ses ordres, voilà ce qu'il faut faire. Byerning soupire. Il a la nausée rien qu'à l'idée de penser à son camarade de beuverie derrière un bureau, à attendre le jugement fatidique. Comment des types aussi mauvais peuvent-ils occuper des places aussi importantes dans l'Impérium ? A croire que le régime entier est pourri par cette vermine arrogante et arriviste... Au moins, ce foutu lieutenant a bien trouvé sa place. Il peut faire souffrir des gens si ceux-ci ne se montrent pas obéissants... Et personne ne peut rien lui dire ! V'là qu'il a trouvé une bonne place où se faire un p'tit royaume bien à lui.
Cette foutue galaxie est pleine d'injustices, et faut croire que même un régime autoritaire comme l'Impérium ne pourra rien y changer. L'unique solution est toujours la même. Prendre les armes, renverser le régime, flinguer les sales cons. La roue tourne, mais jamais en faveur des p'tits gens. Les grands vainqueurs sont toujours ces trous du cul de l'aristocratie. Ah l'argent... L'adage dit que cela ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue. Et bien c'est vrai ! Et visiblement, cela doit être une expression sortie tout droit des fesses d'un de ces bourgeois hautains et méprisants. Oh oui ! Il n'y bien qu'eux pour inventer des trucs aussi sordides et plein de sens.

Mais il divague. L'impérial baisse son regard sur le datapad qu'on vient de lui remettre. L'avenir de sa carrière et celui de douze jeunes recrues sont visiblement entre ses mains. Byerning profite de la séance de tir pour s'isoler quelques instants à l'extérieur. Il ouvre les dossiers confidentiels et lit rapidement le contenu. Du renseignement. Voilà donc ce que désire le lieutenant. Il veut faire de ce groupe de gosses une unité chargée du renseignement de terrain. Et tout ça pour chasser au final quelques rebelles Cathars épris d'idéaux Sith. Ou plutôt ce qu'il en reste. Une opportunité en or à saisir... Ce serait pour les nouveaux, l'occasion de mettre en application leurs connaissances. Une espèce de baptême du feu. Le major aurait dû s'en douter. La politique actuelle de l'Impérium n'est pas celles des formations longues. Elle a besoin d'hommes disponibles pour défendre ses intérêts. On se contente alors de donner des cours théoriques et quelques connaissances de base aux soldats. Le reste, ils l'apprennent sur le terrain.


- RASSEMBLEMENT LES BLEUS ! Hurle alors Byerning en entrant à nouveau dans la pièce, datapad sous le bras. Il se trouve que je viens de recevoir de nouvelles instructions concernant votre groupe. Vous partez sur le terrain dès demain ! Alors je vous conseille d'être particulièrement à l'écoute sur la suite du programme d'aujourd'hui !

Et le programme est loin d'être fini. Après avoir effectué un parcours du combattant, après avoir testé leur talent de tireur, voilà désormais qu'ils vont apprendre les rudiments de la survie en pleine nature. Car la vie d'un scout trooper se fait sur le terrain, au beau milieu des bêtes sauvages et des environnements mortels. Il faut savoir être à l'affût du moindre bruit suspect, du moindre frémissement dans l'air, de la moindre odeur louche... Et tout ça pour ne pas finir dans le ventre d'une grosse bestiole, rongé par quelques vapeurs toxiques ou digéré par quelques plantes innocentes.
A côté de cela, il faut aussi savoir comment s'y prendre pour passer inaperçu. Quelques techniques de camouflage et de dissimulation sont abordées par le major. L'impérial apprend aussi à ses jeunes recrues l'art de bien choisir son campement et/ou son poste de tir ou d'observation. Un bon éclaireur sait trouver un coin idéal où faire son boulot en toute tranquillité. Il faut savoir privilégier, en outre, les espaces pas trop à découvert où les solutions de repli sont toujours nombreuses. Vient finalement le moment tant attendu où Byerning permet aux aspirants éclaireurs d'enfourcher un speeder 74-Z afin de s'exercer au pilotage. Bien sûr, il ne s'agit là que d'un modèle d'entraînement, mais c'est là une chose qui fait toujours son petit effet...

Les ventres grondent. L'heure du repas du soir arrive à grand pas. Et il faut dire que les estomacs n'ont rien avaler depuis le matin. Le major quitte ses recrues en leur donnant rendez-vous le lendemain matin aux premières lueurs du jour. Il leur laisse ainsi le temps de se vider la tête avec de conneries futiles à raconter entre jeunes autour d'une table. Le mess a toujours eu un effet particulier pour les soldats. C'est l'endroit où les langues se délient le plus et où l'on échange de nombreuses anecdotes. Après la douche viendra le sommeil... Un sommeil réparateur pour certains, qui verront là l'occasion d'assimiler durant la nuit les connaissances acquises durant la journée... Quand d'autres ne trouveront pas la force de dormir, tant l'excitation et le stress sont grands.

Pour ces pauvres âmes là, le temps passe lentement. Ces insomniaques d'une nuit comptent les heures avec angoisse. Ils ressentent un pincement au niveau de l'estomac, quand ce n'est pas la gorge qui semble se nouer. Quelles étranges sensations que voilà. Nombre de militaires ont pu éprouver de telles choses auparavant. Et nombreux seront ceux qui suivront derrière.

Lorsque les premiers rayons de soleil parviennent à s'infiltrer dans l'atmosphère, les installations militaires sont déjà en effervescence. Une bonne douche et un petit déjeuner se chargent de réveiller les esprits encore lourds de sommeil, ou ceux qui au contraire n'ont pas assez dormi. Ce n'est qu'une fois le ventre plein que les douze recrues se présentent au major dans ce qui semble être une armurerie. Byerning vérifie chaque uniforme, et inspecte avant tout le visage de chacun. Il l'avait précisé la veille, il ne tolérerait aucune face mal rasée. Une fois satisfait, il prend une grande inspiration et lâche son plus beau sourire.


- Aujourd'hui est un grand jour ! J'aurai tendance à dire hélas, que la formation fut trop courte, mais vous allez être lâchés sur le terrain afin de faire vos preuves ! Votre mission sera simple... Vos ordres sont de faire des patrouilles de reconnaissance dans une zone où nous suspectons des rebelles Cathars d’œuvrer. Ne tentez aucune approche directe ! Si vous avez l'occasion d'opérer conjointement, faites-le ! Dans le cas contraire, contentez-vous de fournir un rapport à la hiérarchie. Débute plus doucement qu'à l'habitude le sous-officier. Pour accomplir votre tâche, vous avez le droit à des rations militaires permettant une autonomie sur trois jours. Vous avez également le privilège, et quel illustre privilège, de porter la meilleure armure que l'Impérium puisse fournir ! Celle des Scouts Troopers !

Et quelle armure en effet. Légère, elle est idéale pour se mouvoir rapidement. Le plastron dispose d'un sac à dos intégré permettant de transporter diverses choses, venant donc suppléer les multiples poches présentes au dessus de la ceinture utilitaire. Mais la plus belle pièce reste le casque. Un magnifique bijou technologique que de nombreux soldats, mercenaires et chasseurs de primes peuvent envier. La large visière du casque cache en effet de nombreux outils permettant aux éclaireurs d'opérer dans l'autonomie la plus totale. Vision nocturne, vision thermique, informations tactiques et communications longue distance viennent s'ajouter aux jumelles macrobinoculaires intégrées...

- Bien sûr ! En plus de cela, vous pouvez choisir vos armes et votre équipement ! Veillez toutefois à ne pas trop vous charger afin d'éviter de perdre en mobilité ! Votre speeder ne pourra en outre pas prendre de charges supérieures à trois kilos ! Bon allez... Disons grand max sept si vous voulez un fusil de précision ! Rajoute Byerning en haussant le ton. Opérez par petits groupes afin de couvrir plus de terrain et d'être plus efficaces. Mais ne rompez jamais la communication avec vos partenaires ! Toutes les info' dont vous avez besoin sont déjà intégrées aux casques. Et n'oubliez pas ! On se retrouve dans trois jours ! Ne croyez pas que je vais oublier vos têtes de quiches molles ! Vos véhicules vous attendent en surface ! Rompez !

Je te laisse faire un tour par les utilitaires afin de voir quoi prendre comme arme. Je t'achète le speeder demain. Si une arme te fait de l’œil mais qu'elle est trop chère, n'hésite pas à me le signaler ! ;)

_________________________
« Les empires naissent et s'effondrent... mais le Mal demeure éternel. »


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MessagePosté le: 19/10/2017 11:35:48    Sujet du message: Arrivé à Cathar, engagement dans l'armée ?

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