Se connecter pour vérifier ses messages privés 
 FAQ
   Rechercher   Membres   Profil         Connexion 
 
Échardes de mémoire [Taanab]

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Intérieure
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
HK-66
Guilde des chasseurs de primes

Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2017
Messages: 117
Niveau: 1
Rang: Chasseur de prime redouté

MessagePosté le: 24/07/2017 15:23:42    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab] Répondre en citant

[Analyse] luminosité à 5 %, humidité à 12 %, atmosphère respirable pour un nuisible, absence de nuisibles dans un rayon de 260 mètres.

Les photorécepteurs de HK-66 s’allumèrent comme un phare dans la nuit, éclairant une salle qui servait visiblement d’entrepôt. Plusieurs entassements de containers et d’étagères créaient de multiples corridors. L’assassin lui même se trouvait en ce moment replié sur une planche à quatre mètres du sol, mais ne voyait pas pour autant la sortie du bâtiment, masquée par les amoncellements de cargaisons. De nombreux autres droïdes se trouvaient positionnés à ses côtés, rangés selon la manière spécifique des nuisibles comme de simples objets utilitaires, et totalement inactifs.

HK se connecta rapidement à sa banque de données pour analyser le type de droïdes qu’il contemplait, lorsqu’une notification interne lui indiqua qu’il s’agissait de sa première connexion et lui demanda s’il désirait accéder au tutoriel de gestion des filtres de recherche. HK ferma la notification, qui se stocka dans sa mémoire et déclencha une nouvelle notification, le félicitant d’avoir réussi à sauvegarder ses données internes pour la première fois.

Quelque peu dérouté, le centre du comportement de HK tourna les processeurs vers la consultation de la mémoire interne, seulement pour découvrir qu’elle était totalement vide, à l’exception de la notification, à laquelle venait de s’ajouter la deuxième notification, bientôt suivit d’une troisième proposant un rangement par favoris de ses données. La conclusion de son diagnostic ne laissait place à aucun doute : il venait d’accéder pour la première fois à ses données mémorielles, et venait donc tout juste de s’activer.

Les motivateurs de HK oscillaient entre la fierté de cette activation réussie qui laissait présager des lendemains de désinfection efficace, et la crainte d’avoir été auparavant victime d’un effacement de mémoire, qui aurait pu porter atteinte à ses capacités d’assassinat, ou bien qui aurait pu témoigner d’un échec nécessitant un oubli réconfortant pour ses maîtres. «Maître » : le terme se manifesta dans son système, emprunt à la fois d’une autorité incontestable et mystérieuse et d’un agacement lié à des contraintes imposées.

Explorant plus en avant cette signification, HK tomba dans ses circuits sur le dossier « Cible » lié en hyperlien à celui de « Maître », et qui était relié en dérivation à toutes ses fonctions. Avec un subtil mélange d’appréhension et d’anticipation simulée par ses processeurs, le droïde ouvrit le dossier, qui illumina de données sa situation présente.

Il se trouvait dans le spatioport de la planète Taanab, plus précisément dans l’entrepôt H47 du quai K. La situation dans le spatioport était pour le moment confuse, un groupe de terroristes, les Corsaires de l’Aube enflammée, ayant pris en otage dans un entrepôt un yacht de luxe transportant non seulement une importante cargaison de droïdes militaires produits par la firme Automata Galactica, ainsi que le directeur exécutif Piter Fon et et le chef de la division Recherche et Développement Loeman Korisa de cette même firme, qui apparemment avaient utilisé le yacht pour se déplacer à moindre frais.

Une brève recherche lui présenta les informations relatives à ces deux personnes. Piter Fon était à la tête de l’entreprise depuis maintenant douze ans, ayant réussi à la relancer alors qu’elle était presque au bord de la faillite face à ses concurrentes. Mais le flair de son nouveau dirigeant Twi’lek lui avait permit de redresser la barre notamment face à Arakyd Industries et Cybot Galactica, profitant notamment de la crise de succession à la tête de la dernière après le décès tragique de son PDG dans un safari sur Baroonda. Néanmoins, certaines publications faisaient état de soupçons d’espionnage industriel et de corruption dans la gestion de l’entreprise, mais rien n’avait pu être confirmer. Aux dernières nouvelles, M. Fon se rendait sur Vortex pour assister à l’extension de la cathédrale des Vents qu’il avait en partie financé.

Loeman Korisa était beaucoup plus anodin dans la presse people, mais plusieurs revues scientifiques produisait des rapports sur les avancés technologiques réalisées par ce Dévaronien dans la conception des droïdes. Il possédait ses appartements sur Coruscant dans les quartiers chics, avec son propre laboratoire. Sa présence à bord du Yacht n’était pas encore expliquée.

Les forces de sécurité locales avaient établis un cordon de sécurité autour de l’entrepôt, et des négociateurs étaient en route pour tenter d’établir le contact avec les terroristes et savoir ce qu’ils exigeaient, aucune revendication n’ayant été annoncée pour le moment. Par mesure de précaution l’ensemble du spatioport avait été évacué, les terroristes s’affichant avec des ceintures de détonateurs thermiques et avec des caisses de mines au baradium. Une brève analyse indiqua que HK se trouvait à l’intérieur de la zone évacuée mais en dehors du cordon de sécurité.

Après cette courte description, la mission elle-même se présenta : le droïde devait d’abord éliminer les deux otages, puis éliminer les terroristes, sans aucune victime collatérale, sans témoin et sans traces de son intervention. Le tout devait apparaître comme un accident avec une réaction suicidaire de la part des preneurs d’otages.

Un contractuel nuisible aurait pu être surpris de cette mission, et aurait poser des questions pour savoir pourquoi tuer les otages et non pas les terroristes. Mais les processeurs de HK-66 n’avaient pas pour fonction la procrastination et le badinage. Son centre du comportement frémit dans une belle simulation de fierté mécanique, se sachant dévoué corps et électricité à la réussite de sa mission. Si on avait jugé bon de l’activer pour remplir cette tâche, c’est parce qu’on savait qu’il l’exécuterait à la perfection et sans retard superflu. Et si les deux otages étaient désignés comme nuisibles à éliminer, il était programmé pour le faire, et non pour attendre qu’un autre lui vole cette opportunité.


[Méditation contemplative] Il me reste plus qu’à trouver un moyen de désinfecter la création du Concepteur de ces nuisibles agités et dégoulinants.


RP flashback avec l'autorisation de LOm DOnOs.

_________________________


Casier de HK-66
Database de HK-66

Formation de Base: Tireur d'élite
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 24/07/2017 15:23:42    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
HK-66
Guilde des chasseurs de primes

Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2017
Messages: 117
Niveau: 1
Rang: Chasseur de prime redouté

MessagePosté le: 13/08/2017 10:02:58    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab] Répondre en citant

[Proverbe inventé de toute pièce] une bonne désinfection passe toujours par une bonne planification.

Le droïde avait quitté sa salle de stockage, et s’était dirigé vers le pupitre de contrôle le plus proche. Il avait pu constater avec une grande fierté sur le trajet que ses joints étaient parfaitement huilés, ses rotules mécaniques pivotant sans bruits tandis qu’il se faufilait entre les étagères et autres caisses. Il nota avec autant de satisfaction que son noyau énergétique était parfaitement fonctionnel lorsqu’il augmenta sa demande physique pour ouvrir la lourde porte qui barrait la sortie. Il l’avait fait coulisser de cinquante centimètres vers la droite, juste assez pour se faufiler, avant de la refermer discrètement. Le prédateur de métal avait ensuite longé les murs comme une ombre sur à peine quelques mètres avant de trouver une console visiblement consacrée à la logistique des chargements du spatioport.

Il ne s’agissait pas d’une console de sécurité, mais HK-66 devrait y trouver suffisamment d’informations pour préparer la suite des opérations. Une sonde informatique jaillit d’un compartiment secret au sein de son châssis, et se connecta au port d’accès de la console, tandis que les doigts étincelants du droïde pianotaient d’un air distrait sur les touches de la machine inférieure. Au bout de 5 483 essais, soit deux secondes et 33 millièmes, l’écran de la console passa de
« veuillez entrer votre carte d’identification » à « bienvenue inspecteur général des douanes ».

Toutefois, une fenêtre s’ouvrit rapidement, recouvrant le chaleureux message par une alerte en grosses lettres écarlates : «  dans le cadre de la situation présente apparentée à un événement terroriste de niveau 4 selon l’alinéa b , page 4578 de la charte du personnel, la présente console est verrouillée jusqu’à la fin de la situation de crise et au retour à la normale, dûment notifiée par les agents de sécurité responsables et accrédités. »

le droïde poussa une imitation plus vrai que nature d’un soupir d’exaspération, et tout en relançant ses algorithmes de piratage, se mit à grommeler.
[Remarque condescendante] Je suis le retour à la normale !

l’écran clignota, puis se couvrit de parasites, avant de revenir à la normale, cette fois-ci sans les odieux caractères cramoisis. HK- 66 avait désormais un accès total au système logistique des quais et entrepôts. Une subtile dérivation et il fut branché également sur le système de sécurité du spatioport, disposant ainsi d’un accès aux caméras de sécurité et d’une connexion avec la fréquence de communication des agents de sécurités. De ce qu’il captaient, ces derniers pestaient contre les troupes de chocs du contre-terrorisme qui avaient pris en charge les accès immédiats du quai assiégé, renvoyant les amateurs à la surveillance du périmètres. HK n’attendit pas d’avoir la réponse à la question posée par les agents sur quelle partie de leur anatomie les troupes de chocs cherchaient visiblement à compenser avec leur matériel d’élite, et se pencha sur des problèmes plus immédiats.

En premier lieu, il accéda aux caméras à proximité de sa position, et s’arrangea pour les réorienter de manière à les rendre aveugles. S’il ne devait pas laisser de traces, commencer par ne pas apparaître sur les enregistrements de sécurité allait de soi. Dans la foulée, il s’arrangea pour se procurer la liste du dépôt où il avait été stocké. Quitte à effacer sa présence, mieux valait être appliqué. La liste fut bientôt trouvée, avec la mention d’un droïde protocolaire de type HK incluse dans une livraison récente de droïdes. D’un simple clic, l’assassin fit disparaître la liste. Néanmoins, un avertissement se présenta, signalant que la livraison pouvait toujours être consultée depuis la borne de contrôle du hangar où la livraison avait eu lieu, hangar qui n’était pas enregistré sur la présente console.

Les circuits de HK s’échauffèrent quelque peu devant ce contretemps imprévu. Il ne pouvait pas se permettre de visiter tous les hangars du spatioport. Il devrait se contenter de vérifier ceux qui se présenteraient sur son chemin vers ses cibles. En parlant de chemin d’ailleurs, il était temps de se procurer le plan du quai où étaient détenu les otages ainsi que le parcours pour y parvenir sans gêne.

l’entrepôt H47 fonctionnait selon un système classique, avec un hangar pour décharger le vaisseau, flanqué de deux salles latérales pour contrôler la distribution du carburant et l’ouverture du toit du hangar. Le vaisseau pouvait donc sortir par le toit, où il débouchait dans un corridor qui l’amènerait vers le puits de sortie du quai K, avant d’atteindre l’espace intersidéral au dessus de Tanaab.

Derrière le hangar se trouvait l’entrepôt proprement dit, connecté par un couloir à rail vers la zone de déchargement dans le hangar. Il ne s’agissait que d’une zone de stockage temporaire, essentiellement consacrée au tri, et qui en conséquent ne gardait qu’une quantité limitée de caisses, avec en temps normal quelques droïdes de manutention qui envoyaient les pièces défectueuses au vide ordure. À l’exception de l’accès au hangar, le seul autre point de sortie était un portail qui donnait accès au réseau sur rail du spatioport pour transporter les marchandises vers d’autres dépôts.

Le hangar lui-même disposait d’un point d’accès piéton pour l’équipage et le personnel de contrôle, situé à l’opposé de l’accès à l’entrepôt. On y prenait alors un ascenseur pour descendre vers le cœur du spatioport. En outre, une sortie de service permettait d’accéder à une passerelle d’entretien qui faisait le tour du bâtiment pour pouvoir accéder éventuellement aux systèmes de guidage ou aux valves des conduites de carburant en cas de maintenance.

Selon les protocoles propres aux nuisibles, qu’ils soient terroristes ou bien forces de l’ordre, tous ces accès avaient été soit condamné,soit mis sous surveillance. Les criminels avaient détruits les caméras de sécurité, et il était donc impossible de savoir ce qui se déroulait à l’intérieur de la zone. Ils avaient de plus piégé les accès à l’explosif, ce dont s’étaient rendus compte les forces du contre terrorisme lorsque l’ascenseur menant à l’entrée du hangar avait exploser avec une de leurs escouades à bord.

La passerelle extérieure avait été minée et sa porte aussi condamnée par les preneurs d’otages. De son côté, le contrôle portuaire avait verrouillé avec des champs magnétiques l’accès au quai K, interdisant toute fuite par les airs. La seule voie de communication était l’accès par rail à l’entrepôt, d’où les terroristes envoyaient des messages à bord de caisses avec leur revendications pour la libération de leurs compagnons de lutte à travers la galaxie, l’envoi d’un million de crédits sur un compte de Nar Shaddaa, et l’accès au quai pour fuir sans être suivi. La réponse des autorités se faisait attendre, des négociateurs étant en route.

[Analyse] Force est de reconnaître que ces nuisibles excités savent protéger leur peau flasque.

Cependant, le droïde repéra un point faible dans le dispositif : le vide-ordure de l’entrepôt. Il débouchait sur un incinérateur connecté à d’autres hangars, qui n’avait pas été arrêté pour justement empêcher les terroristes de fuir par là. Un nuisible n’avait pas les capacités pour remonter les tuyaux, ni pour survivre à la chaleur, mais ce n’était pas un problème pour un droïde d’exception comme lui. Et si cette option n'était finalement pas réalisable, il pourrait peut-être se renseigner sur le diamètre des conduites de carburant, même si être couvert d'essence lorsqu'on se prend un tir de blaster n'est clairement pas l'option préférable.

HK localisa l’accès de de maintenance de l’incinérateur, situé à quelques cliks de sa position. Il y avait bien deux gardes de sécurité en faction, mais ils ne feraient pas le poids face à un droïde. Après avoir téléchargé les plans, il s’attela à effacer les traces de son intrusion.

Hé, qu’est ce que tu fais là toi ?

_________________________


Casier de HK-66
Database de HK-66

Formation de Base: Tireur d'élite
Revenir en haut
HK-66
Guilde des chasseurs de primes

Hors ligne

Inscrit le: 28 Avr 2017
Messages: 117
Niveau: 1
Rang: Chasseur de prime redouté

MessagePosté le: 05/07/2018 08:35:12    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab] Répondre en citant

Un nuisible venait d'apparaître au coin du corridor, et le fixait avec insistance. La puissance de ses circuits tournée vers le piratage informatique de la console devant lui, les senseurs de HK-66 n'avaient pas capté à temps l'arrivée de cet intrus. Intrus qui arborait l'uniforme sombre et serré aux entournures des forces de sécurité du spatioport. De son col roulé sortait une tête sur laquelle reposait un toit de chaume couleur paille, qui surplombait des yeux globuleux protégé par des sourcils épais, actuellement plissés et froncés dans une forme de perplexité méfiante. Une épaisse moustache où le droïde repérait plusieurs organiques microscopique servait de point central du visage, sa bouche et ses narines disparaissant dans cette touffe de poils épais.

La main gauche du nuisible serrait un datapad affichant une liste. Un bref zoom et HK détecta que la liste représentait les entrepôts de biens précieux à verrouiller pendant la crise. La main droite serrait de ses doigts crochus un blaster bridé de vigile, une arme de petit calibre et de petit guerrier, mais qui était pointée en direction du châssis du droïde. Une dizaine de mètres les séparait.


Qu'est-ce que tu fais là ? identifies-toi immédiatement et rend-moi compte de ta tâche, s'exclama le garde tout en s'approchant lentement, blaster toujours pointé vers HK. Ce dernier desserra son poing droit qui s'était serré lorsque le garde s'était approché, et leva les mains, tout en effleurant assez vite le pupitre de contrôle pour réinitialiser ce dernier. Puis il tendit les bras vers le garde.

[Soulagement] Ah ! enfin un garde, je suis 1 B6; droïde protocolaire spécialisé en psychiatrie et psychologie, affilié au secteur 7 de sécurité. Je fais partie du groupe de négociations chargé de prendre contact avec les preneurs d'otages. Cependant, un défaut dans mon système de guidage, lié vraisemblablement à un manque d'entretien dans la division, m'a dévié de mon plan de parcours et m'a égaré dans le spatioport.

[Explication] j'essayais donc de retrouver mon chemin en tentant de me connecter à une borne d'information, mais il me semble que je ne dispose pas des bons codes d'accès.


Pas étonnant, ce n'est pas une borne d'information, mais de sécurité. Je vois que les droïdes du contre-terrorisme sont à peu près aussi futés que leurs groupes d'intervention. Le garde avait commencé à baisser son arme, mais restait encore hors de portée de HK. Après avoir jeté un coup d'œil vers la borne, il tira un comlink.

Je suis le sous-officier Dorn, en charge de sécuriser cette partie du spatioport. J'ignore qui vous a laissé entrer ici, mais il va avoir de mes nouvelles. Je vais contacter le service de sécurité pour vous faire escorter jusqu'à votre unité.

La situation se dégradait ; si sa bonne foi de droïde n'était pas remise en doute, HK ne réussirait sans doute pas à tromper plusieurs nuisibles avisés à la fois. Il activa son brouilleur interne, et ce fut un sifflement de parasites qui sortit du comlink pour irriter l'oreille de Dorn.

Hé mais qu'est-ce qui se passe, il marchait très bien il y deux minutes à peine !

[Hypothèse] Mes compétences dans ce domaine ne sont pas élevées, mais serait-il possible que les terroristes mettent en place un brouillage pour vous empêcher de répondre s'ils font mouvement ailleurs ? Si j’étais un membre des forces de sécurité, je tâcherais de me rendre au Quartier général pour prévenir une possible attaque surprise et récolter la gloire. Mais heureusement, je ne suis qu’un simple interprète qui se tient à l’écart des combats.

Silence droïde, j'essaie de réfléchir. Le garde prit une pose de penseur pendant une dizaine de seconde, puis reprit la parole :

Les terroristes cherchent sans doute à nous isoler de l'action. Je vais immédiatement me rendre au QG central pour rester au courant de la situation. Il ne sera pas dit que les forces spéciales seront les seules à avoir toute la gloire pour elles.


Il se tourna vers HK, comme s'il se rappelait soudain de sa présence,

Est-ce que ta programmation te permet de courir pour me suivre.

[Dénégation attristée] Malheureusement, le recours à des gestes brusques est considéré comme pouvant déstabiliser le patient dans le manuel de psychologie officiel du département. Je suis donc restreint à la marche à petits pas.

Le droïde fit une courte pause.

[Interrogation larmoyante] Vous n'allez pas me laisser là ? Je vais surement faire une mauvaise rencontre et finir à la casse ! Vous devez assurer ma protection !

Ecoute moi bien droïde ! éclata le nuisible rouge brique, comme si l'idée qu'il puisse accéder à une demande d'un droïde lui paraissait grotesque. Je ne te dois rien. La sécurité du spatioport est en jeu, et est prioritaire sur la tienne. Tu n'as qu'à essayer de me suivre, et si tu me perds, j'enverrai quelqu'un, si j'ai le temps. Je file.

Et Dorn partit au pas de course vers ses rêves de dangers et de gloire. HK-66 fit mine de le suivre un instant à petit pas, puis lorsque le nuisible disparut à un angle, il revint sur ses pas et partit en direction de l'accès à l'incinérateur. Cette fois-ci, il garda ses senseurs en éveil, évitant une patrouille et jouant sur les angles morts des caméras qu'il avait lui-même provoqué.

Il arriva bientôt devant l'entrée de service de l'incinérateur, au fond d'un couloir faiblement éclairé par des lampes rougeâtres. Devant l'accès, comme prévu, deux membres de la Sécurité montaient la garde, ou du moins étaient supposés le faire. Ils étaient adossés négligemment contre le mur, en train de s'échanger des banalités humoristiques, tout en fumant une substance en tube que les capteurs du droïde identifièrent comme du tabac de mauvaise qualité.

Ils avaient attaché à leur ceinture leur blaster de fonction, ainsi que leur comlink. HK calcula rapidement une dizaine de possibilités différentes pour neutraliser les deux nuisibles, et opta pour des jets de pierre successifs vers les lampes pour plonger les lieux dans une obscurité propice. Il s'avancerait alors silencieusement pour briser la nuque de ses cibles, et se débarrasserait de leurs corps à l'aide du vide ordure.

Mais alors qu'il allait s'exécuter, ses processeurs se verrouillèrent et lui interdirent tout mouvement. Pendant que son centre du comportement tentait de saisir l'origine de ce problème, une notification s'afficha en rouge :
Alerte utilisateur : victime collatérale et témoins interdits par les protocoles de sécurité. Veuillez réinitialiser le programme d'action.

Le centre de comportement de HK simula un soupir d'exaspération, mais sa programmation prit rapidement la suite et supprima le plan avant d'en recalculer un autre. Utilisant son communicateur interne, ainsi que les protocoles de sécurité acquis lors de son intrusion informatique, il n'eut que peu de difficultés à s'introduire dans le système de communication des deux veilleurs.

Le nuisible numéro 2 arrêta soudainement son babillage et se saisit de son comlink, d'où sortait une sonnerie d'appel.


Ici Leroy, à vous Contrôle
, déclara-t-il d’un ton distrait.

Ici Contrôle, Enfin quelqu’un répond ! Nous avons besoin de renfort d’urgence sur les passerelles extérieures. Certains des preneurs d’otages y auraient été repérés, et le Commissaire veut les repousser dans leur trou par une charge bien sentie avant que les Forces spéciales ne viennent mettre leur nez dans notre gestion du périmètre. A vous Leroy.

Ici Leroy, je suis avec Jenkins. Nous sommes actuellement en train d'assurer la surveillance du vide-ordure sur ordre des Forces spéciales du contre-terrorisme. Permission de contrevenir à leurs ordres pour vous assister. A vous Contrôle.

Ici Contrôle, permission accordée. Faites vite : si ces va-t’en guerre décident de prendre aussi en charge les passerelles, ils risquent de nous faire sauter les conduites de carburant. A vous Leroy.

Ici Leroy, nous somme en route, terminé.


Les deux nuisibles se concertèrent du regard, visiblement ravis d'échapper à la surveillance de l'incinérateur, et incapables de se poser la moindre question sur la logique du plan. Deux secondes après, ils filèrent au pas de course, tenant leur blaster en l’air comme s’ils chargeaient une brigade imaginaire, et ne prêtant aucune attention à HK, dissimulé dans un recoin sombre du corridor. Après avoir attendu par sécurité que la sensation olfactive de leur crasse se soit atténuée, le droïde se dirigea vers la porte. Une simple manette de contrôle sécurisée qui ne fut pas longue à désécuriser, permettait d'ouvrir l'accès, d'où sortit une forte chaleur. HK activa sa protection environnementale et pénétra dans le vide ordure.

Il valida rapidement du bout de ses doigts métalliques le code d'ouverture récupéré dans le système informatique du spatioport, et l'écoutille d'accès coulissa dans un sifflement tandis qu'une vague de chaleur et de fumé surgissait de l'intérieur. L'incinérateur était encore loin et pourtant son influence se faisait déjà sentir. Le grillage énergétique de HK rougeoya tandis qu'il redistribuait la chaleur, mais semblait être totalement opérationnel. Après avoir réglé ses photorécepteurs pour un éclairage plus sombre, le droïde entra dans la fournaise, tandis que l'écoutille se referma derrière lui.

La salle où il se trouvait baignait dans une lueur rouge. De forme rectangulaire, son sol était recouvert de monticules de cendres et de morceaux de matériaux à moitié carbonisés. Les murs présentaient des traces de suie, qui s’étendaient en ligne depuis une ouverture au plafond, où se trouvait une grille de filtrage. A travers elle, HK pouvait voir les jets de flamme de l’incinérateur en action.

Il s’agissait d’un modèle ancien : les détritus étaient jetés par un conduit et descendaient jusqu’à l’incinérateur, dont le plancher était légèrement incliné en entonnoir pour pouvoir concentrer les matériaux jusqu’à la grille de filtrage, grille qui retenait toutefois les produits à désagréger par le feu. Les flammes de l’incinérateur entraient alors en action depuis les parois latérales pour brûler directement ou par effet de chaleur les substances présentes. Lorsque la combustion était jugée suffisante, les particules restantes étaient désormais assez petites pour traverser la grille et tomber dans le déversoir, là où se trouvait maintenant HK. Il ne lui restait plus qu’à monter tout cela.

L’assassin leva son bras droit, et un compartiment métallique au-dessus de son poignet s’ouvrit dans un claquement métallique. Le droïde centra son viseur sur le plafond, à proximité de la grille de filtrage, et fit feu. Le grappin partit et alla se fixer avec un bruit sourd pile au centre du viseur. Activant ses rotateurs internes, HK-66 s’éleva dans les airs, suspendu par son bras où le grappin était en train d’être rentré progressivement, jusqu’à arriver au contact du plafond.

66 activa alors ses amarres magnétiques, et après un bref mouvement de balancier, se colla en parallèle au plafond comme une araignée métallique. A trente centimètres devant lui se trouvait la grille de filtrage, crépitant d’énergie. La couper était trop risquée, car elle pourrait déclencher des alarmes d’urgence. Mais comme les déchets plus gros en bas le montraient, le filtrage n’était pas de grande qualité, et n’avait été conçu que pour limiter les sorties, pas les entrées dans l’incinérateur.

Sa protection environnementale activée au maximum, le droïde glissa sa main gauche vers la grille. Un crépitement se produisit au contact, et il dut appuyer quelque peu pour forcer la résistance, mais il parvint à percer la protection de l’incinérateur. Se rapprochant, il glissa progressivement son bras, puis sa tête et une partie de son torse. Ses capteurs lui indiquaient désormais que si son écran de protection le lâchait, son processeur fondrait en deux secondes et 563 millièmes.

Ses bras à présent dans l’incinérateur, le droïde prit appui de chaque côté de la grille, et se tira à travers le filtre, comme s’il cherchait à se décoller d’une substance particulièrement poisseuse. Ses pieds passèrent enfin, et dans un bref claquement, le grillage retrouva sa forme initiale.

De chaque côté, des bouches à feu émettaient de grandes langues de flammes qui venaient se percuter au milieu. Trois orifices par mur assuraient un débit constant et efficace. Et au-dessus, HK pouvait voir une ouverture, visiblement le tuyau du vide ordure. La question était de savoir comment l’atteindre. En effet son câble grappin ne supporterait pas la température ambiante. Et ses amarres magnétiques ne lui conféraient pas la capacité d’escalade, seulement de s’attacher.

Après 340 simulations différentes réalisées en deux secondes et treize centièmes, le droïde avait décidé de son approche. Prenant son élan il bondit vers la paroi latérale parfaitement lisse. Dans un sifflement aigu son pied traversa un jet de flamme et se posa sur l’orifice qui dépassait légèrement du mur. D’un mouvement parfaitement huilé, la jambe métallique se replia, avant de se détendre sous l’effet de ressorts internes renforcés, propulsant le droïde dans l’air en direction du conduit.

Du bout des doigts, il toucha le rebord et fit pression de ses phalanges sur le métal. Son analyse était correcte comme il se doit. Le métal du conduit était de moins bonne qualité que celui des parois de l’incinérateur, sans doute pour limiter les coûts, avait été poser sans transition jusqu’à l’ouverture. En conséquence, sous l’effet de la chaleur, il s’était déformé et ramolli, assez pour que HK-66 puisse y trouver des prises. Suspendus par une main, son autre se leva et tâtonna un peu, avant de trouver à son tour un renfoncement dans le relief inégal.

Se hissant à la force des servomoteurs, le droïde parvint à passer tout entier dans le conduit et entama son ascension. La progression n’était pas aisée, de multiples particules égarées rendant les parois glissantes en plusieurs endroits, mais les verrous magnétiques en traient alors en action pour permettre à l’assassin de se restabiliser. Après 3 minutes douze secondes et 860 millièmes de tractions et de tensions, HK-66 parvint au contact de la grille du vide ordure. Il pouvait voir à travers un entrepôt du hangar, peu éclairé. Ses senseurs détectaient plusieurs nuisibles à proximité, y compris dans la pièce, mais aucun n’était en position d’avoir la grille dans son champ de vision.

HK-66 tendit son bras droit, et un de ses compartiment s’ouvrit, révélant un projecteur de carbonite miniaturisé. Réglant la puissance au minimum, HK visa les interstices sur les bords de la grille, les remplissant de carbonite. La glace ne tarda pas à faire son effet et la grille ne trouvant plus l’espace nécessaire, se tordit légèrement et sortit de ses gonds. Le droïde la saisie avant qu’elle ne tombe et la fit glisser silencieusement de côté, avant de pénétrer à l’intérieur. Il était dans la place.

_________________________


Casier de HK-66
Database de HK-66

Formation de Base: Tireur d'élite
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 23/07/2018 12:41:55    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab]

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Intérieure Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Created by MOONCLAW/MAËVAH(EU-Sinstralis/EU-Illidan) phpBB template "WarMoonclaw01"
forked end designed by Knarf, Kyopé, Rylen, Mufus, Lyash, Lyzs & Gelmir
Traduction par : phpBB-fr.com