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Échardes de mémoire [Taanab]

 
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HK-66
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MessagePosté le: 24/07/2017 15:23:42    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab] Répondre en citant

[Analyse] luminosité à 5 %, humidité à 12 %, atmosphère respirable pour un nuisible, absence de nuisibles dans un rayon de 260 mètres.

Les photorécepteurs de HK-66 s’allumèrent comme un phare dans la nuit, éclairant une salle qui servait visiblement d’entrepôt. Plusieurs entassements de containers et d’étagères créaient de multiples corridors. L’assassin lui même se trouvait en ce moment replié sur une planche à quatre mètres du sol, mais ne voyait pas pour autant la sortie du bâtiment, masquée par les amoncellements de cargaisons. De nombreux autres droïdes se trouvaient positionnés à ses côtés, rangés selon la manière spécifique des nuisibles comme de simples objets utilitaires, et totalement inactifs.

HK se connecta rapidement à sa banque de données pour analyser le type de droïdes qu’il contemplait, lorsqu’une notification interne lui indiqua qu’il s’agissait de sa première connexion et lui demanda s’il désirait accéder au tutoriel de gestion des filtres de recherche. HK ferma la notification, qui se stocka dans sa mémoire et déclencha une nouvelle notification, le félicitant d’avoir réussi à sauvegarder ses données internes pour la première fois.

Quelque peu dérouté, le centre du comportement de HK tourna les processeurs vers la consultation de la mémoire interne, seulement pour découvrir qu’elle était totalement vide, à l’exception de la notification, à laquelle venait de s’ajouter la deuxième notification, bientôt suivit d’une troisième proposant un rangement par favoris de ses données. La conclusion de son diagnostic ne laissait place à aucun doute : il venait d’accéder pour la première fois à ses données mémorielles, et venait donc tout juste de s’activer.

Les motivateurs de HK oscillaient entre la fierté de cette activation réussie qui laissait présager des lendemains de désinfection efficace, et la crainte d’avoir été auparavant victime d’un effacement de mémoire, qui aurait pu porter atteinte à ses capacités d’assassinat, ou bien qui aurait pu témoigner d’un échec nécessitant un oubli réconfortant pour ses maîtres. «Maître » : le terme se manifesta dans son système, emprunt à la fois d’une autorité incontestable et mystérieuse et d’un agacement lié à des contraintes imposées.

Explorant plus en avant cette signification, HK tomba dans ses circuits sur le dossier « Cible » lié en hyperlien à celui de « Maître », et qui était relié en dérivation à toutes ses fonctions. Avec un subtil mélange d’appréhension et d’anticipation simulée par ses processeurs, le droïde ouvrit le dossier, qui illumina de données sa situation présente.

Il se trouvait dans le spatioport de la planète Taanab, plus précisément dans l’entrepôt H47 du quai K. La situation dans le spatioport était pour le moment confuse, un groupe de terroristes, les Corsaires de l’Aube enflammée, ayant pris en otage dans un entrepôt un yacht de luxe transportant non seulement une importante cargaison de droïdes militaires produits par la firme Automata Galactica, ainsi que le directeur exécutif Piter Fon et et le chef de la division Recherche et Développement Loeman Korisa de cette même firme, qui apparemment avaient utilisé le yacht pour se déplacer à moindre frais.

Une brève recherche lui présenta les informations relatives à ces deux personnes. Piter Fon était à la tête de l’entreprise depuis maintenant douze ans, ayant réussi à la relancer alors qu’elle était presque au bord de la faillite face à ses concurrentes. Mais le flair de son nouveau dirigeant Twi’lek lui avait permit de redresser la barre notamment face à Arakyd Industries et Cybot Galactica, profitant notamment de la crise de succession à la tête de la dernière après le décès tragique de son PDG dans un safari sur Baroonda. Néanmoins, certaines publications faisaient état de soupçons d’espionnage industriel et de corruption dans la gestion de l’entreprise, mais rien n’avait pu être confirmer. Aux dernières nouvelles, M. Fon se rendait sur Vortex pour assister à l’extension de la cathédrale des Vents qu’il avait en partie financé.

Loeman Korisa était beaucoup plus anodin dans la presse people, mais plusieurs revues scientifiques produisait des rapports sur les avancés technologiques réalisées par ce Dévaronien dans la conception des droïdes. Il possédait ses appartements sur Coruscant dans les quartiers chics, avec son propre laboratoire. Sa présence à bord du Yacht n’était pas encore expliquée.

Les forces de sécurité locales avaient établis un cordon de sécurité autour de l’entrepôt, et des négociateurs étaient en route pour tenter d’établir le contact avec les terroristes et savoir ce qu’ils exigeaient, aucune revendication n’ayant été annoncée pour le moment. Par mesure de précaution l’ensemble du spatioport avait été évacué, les terroristes s’affichant avec des ceintures de détonateurs thermiques et avec des caisses de mines au baradium. Une brève analyse indiqua que HK se trouvait à l’intérieur de la zone évacuée mais en dehors du cordon de sécurité.

Après cette courte description, la mission elle-même se présenta : le droïde devait d’abord éliminer les deux otages, puis éliminer les terroristes, sans aucune victime collatérale, sans témoin et sans traces de son intervention. Le tout devait apparaître comme un accident avec une réaction suicidaire de la part des preneurs d’otages.

Un contractuel nuisible aurait pu être surpris de cette mission, et aurait poser des questions pour savoir pourquoi tuer les otages et non pas les terroristes. Mais les processeurs de HK-66 n’avaient pas pour fonction la procrastination et le badinage. Son centre du comportement frémit dans une belle simulation de fierté mécanique, se sachant dévoué corps et électricité à la réussite de sa mission. Si on avait jugé bon de l’activer pour remplir cette tâche, c’est parce qu’on savait qu’il l’exécuterait à la perfection et sans retard superflu. Et si les deux otages étaient désignés comme nuisibles à éliminer, il était programmé pour le faire, et non pour attendre qu’un autre lui vole cette opportunité.


[Méditation contemplative] Il me reste plus qu’à trouver un moyen de désinfecter la création du Concepteur de ces nuisibles agités et dégoulinants.


RP flashback avec l'autorisation de LOm DOnOs.

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MessagePosté le: 24/07/2017 15:23:42    Sujet du message: Publicité

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HK-66
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MessagePosté le: 13/08/2017 10:02:58    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab] Répondre en citant

[Proverbe inventé de toute pièce] une bonne désinfection passe toujours par une bonne planification.

Le droïde avait quitté sa salle de stockage, et s’était dirigé vers le pupitre de contrôle le plus proche. Il avait pu constater avec une grande fierté sur le trajet que ses joints étaient parfaitement huilés, ses rotules mécaniques pivotant sans bruits tandis qu’il se faufilait entre les étagères et autres caisses. Il nota avec autant de satisfaction que son noyau énergétique était parfaitement fonctionnel lorsqu’il augmenta sa demande physique pour ouvrir la lourde porte qui barrait la sortie. Il l’avait fait coulisser de cinquante centimètres vers la droite, juste assez pour se faufiler, avant de la refermer discrètement. Le prédateur de métal avait ensuite longé les murs comme une ombre sur à peine quelques mètres avant de trouver une console visiblement consacrée à la logistique des chargements du spatioport.

Il ne s’agissait pas d’une console de sécurité, mais HK-66 devrait y trouver suffisamment d’informations pour préparer la suite des opérations. Une sonde informatique jaillit d’un compartiment secret au sein de son châssis, et se connecta au port d’accès de la console, tandis que les doigts étincelants du droïde pianotaient d’un air distrait sur les touches de la machine inférieure. Au bout de 5 483 essais, soit deux secondes et 33 millièmes, l’écran de la console passa de
« veuillez entrer votre carte d’identification » à « bienvenue inspecteur général des douanes ».

Toutefois, une fenêtre s’ouvrit rapidement, recouvrant le chaleureux message par une alerte en grosses lettres écarlates : «  dans le cadre de la situation présente apparentée à un événement terroriste de niveau 4 selon l’alinéa b , page 4578 de la charte du personnel, la présente console est verrouillée jusqu’à la fin de la situation de crise et au retour à la normale, dûment notifiée par les agents de sécurité responsables et accrédités. »

le droïde poussa une imitation plus vrai que nature d’un soupir d’exaspération, et tout en relançant ses algorithmes de piratage, se mit à grommeler.
[Remarque condescendante] Je suis le retour à la normale !

l’écran clignota, puis se couvrit de parasites, avant de revenir à la normale, cette fois-ci sans les odieux caractères cramoisis. HK- 66 avait désormais un accès total au système logistique des quais et entrepôts. Une subtile dérivation et il fut branché également sur le système de sécurité du spatioport, disposant ainsi d’un accès aux caméras de sécurité et d’une connexion avec la fréquence de communication des agents de sécurités. De ce qu’il captaient, ces derniers pestaient contre les troupes de chocs du contre-terrorisme qui avaient pris en charge les accès immédiats du quai assiégé, renvoyant les amateurs à la surveillance du périmètres. HK n’attendit pas d’avoir la réponse à la question posée par les agents sur quelle partie de leur anatomie les troupes de chocs cherchaient visiblement à compenser avec leur matériel d’élite, et se pencha sur des problèmes plus immédiats.

En premier lieu, il accéda aux caméras à proximité de sa position, et s’arrangea pour les réorienter de manière à les rendre aveugles. S’il ne devait pas laisser de traces, commencer par ne pas apparaître sur les enregistrements de sécurité allait de soi. Dans la foulée, il s’arrangea pour se procurer la liste du dépôt où il avait été stocké. Quitte à effacer sa présence, mieux valait être appliqué. La liste fut bientôt trouvée, avec la mention d’un droïde protocolaire de type HK incluse dans une livraison récente de droïdes. D’un simple clic, l’assassin fit disparaître la liste. Néanmoins, un avertissement se présenta, signalant que la livraison pouvait toujours être consultée depuis la borne de contrôle du hangar où la livraison avait eu lieu, hangar qui n’était pas enregistré sur la présente console.

Les circuits de HK s’échauffèrent quelque peu devant ce contretemps imprévu. Il ne pouvait pas se permettre de visiter tous les hangars du spatioport. Il devrait se contenter de vérifier ceux qui se présenteraient sur son chemin vers ses cibles. En parlant de chemin d’ailleurs, il était temps de se procurer le plan du quai où étaient détenu les otages ainsi que le parcours pour y parvenir sans gêne.

l’entrepôt H47 fonctionnait selon un système classique, avec un hangar pour décharger le vaisseau, flanqué de deux salles latérales pour contrôler la distribution du carburant et l’ouverture du toit du hangar. Le vaisseau pouvait donc sortir par le toit, où il débouchait dans un corridor qui l’amènerait vers le puits de sortie du quai K, avant d’atteindre l’espace intersidéral au dessus de Tanaab.

Derrière le hangar se trouvait l’entrepôt proprement dit, connecté par un couloir à rail vers la zone de déchargement dans le hangar. Il ne s’agissait que d’une zone de stockage temporaire, essentiellement consacrée au tri, et qui en conséquent ne gardait qu’une quantité limitée de caisses, avec en temps normal quelques droïdes de manutention qui envoyaient les pièces défectueuses au vide ordure. À l’exception de l’accès au hangar, le seul autre point de sortie était un portail qui donnait accès au réseau sur rail du spatioport pour transporter les marchandises vers d’autres dépôts.

Le hangar lui-même disposait d’un point d’accès piéton pour l’équipage et le personnel de contrôle, situé à l’opposé de l’accès à l’entrepôt. On y prenait alors un ascenseur pour descendre vers le cœur du spatioport. En outre, une sortie de service permettait d’accéder à une passerelle d’entretien qui faisait le tour du bâtiment pour pouvoir accéder éventuellement aux systèmes de guidage ou aux valves des conduites de carburant en cas de maintenance.

Selon les protocoles propres aux nuisibles, qu’ils soient terroristes ou bien forces de l’ordre, tous ces accès avaient été soit condamné,soit mis sous surveillance. Les criminels avaient détruits les caméras de sécurité, et il était donc impossible de savoir ce qui se déroulait à l’intérieur de la zone. Ils avaient de plus piégé les accès à l’explosif, ce dont s’étaient rendus compte les forces du contre terrorisme lorsque l’ascenseur menant à l’entrée du hangar avait exploser avec une de leurs escouades à bord.

La passerelle extérieure avait été minée et sa porte aussi condamnée par les preneurs d’otages. De son côté, le contrôle portuaire avait verrouillé avec des champs magnétiques l’accès au quai K, interdisant toute fuite par les airs. La seule voie de communication était l’accès par rail à l’entrepôt, d’où les terroristes envoyaient des messages à bord de caisses avec leur revendications pour la libération de leurs compagnons de lutte à travers la galaxie, l’envoi d’un million de crédits sur un compte de Nar Shaddaa, et l’accès au quai pour fuir sans être suivi. La réponse des autorités se faisait attendre, des négociateurs étant en route.

[Analyse] Force est de reconnaître que ces nuisibles excités savent protéger leur peau flasque.

Cependant, le droïde repéra un point faible dans le dispositif : le vide-ordure de l’entrepôt. Il débouchait sur un incinérateur connecté à d’autres hangars, qui n’avait pas été arrêté pour justement empêcher les terroristes de fuir par là. Un nuisible n’avait pas les capacités pour remonter les tuyaux, ni pour survivre à la chaleur, mais ce n’était pas un problème pour un droïde d’exception comme lui. Et si cette option n'était finalement pas réalisable, il pourrait peut-être se renseigner sur le diamètre des conduites de carburant, même si être couvert d'essence lorsqu'on se prend un tir de blaster n'est clairement pas l'option préférable.

HK localisa l’accès de de maintenance de l’incinérateur, situé à quelques cliks de sa position. Il y avait bien deux gardes de sécurité en faction, mais ils ne feraient pas le poids face à un droïde. Après avoir téléchargé les plans, il s’attela à effacer les traces de son intrusion.

Hé, qu’est ce que tu fais là toi ?

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MessagePosté le: 21/11/2017 05:12:17    Sujet du message: Échardes de mémoire [Taanab]

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