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Bilan hebdomadaire

 
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Tericarax
CSI

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MessagePosté le: 19/07/2017 18:13:39    Sujet du message: Bilan hebdomadaire Répondre en citant

 


Sharkaran Eldjurath / Dofineasse Hathey / Hutch Dickinson / Gareth Hugues
 



« - Autant vous annoncer la couleur : cette séance va être plus longue que les autres. »entama le neimoidien de sous son casque. Il jeta négligemment une pile de datapads sur la table face à lui, comme un tas malpropre de dossiers qu'il daignait à présent exposer à la vue de ses collègues. Les tablettes numériques protestèrent avec le carillon définitif et unique du verre soumis à un choc mais guère brisé. Dofineasse Hathey, lui, n'y prêta pas attention.

« - Et c'est un sacré euphémisme.  » compléta d'un ton calme une voix en face de la table. La voix appartenait à un gigantesque Killik. Il s'exprimait à travers un vocabulateur, lui permettant de parler le basic sans en maîtriser lui-même un traître mot, et son regard était à la fois empli d'une hostilité masquée avec peine, mais aussi d'un étrange contentement. C'était, probablement, parce que la première partie de la séance tenait des affaires intérieures. Le mastodonte chitineux se nommait Sharkaran Eldjurath. En tant que général de brigade et dirigeant unique depuis peu du DSP, il était le mieux placé pour connaître la sécurité intérieure de la Confédération ; bien entendu la DCRS, pour lequel son adoré confrère Dickinson parlait au sein du consulat, était également dans le domaine du renseignement.
Cependant, Sharkaran avait pris soin de saisir les informations présentes au moment opportun et d'en étouffer la propagation, pour avoir un coup d'avance sur ses collègues et se placer en position de supériorité ; il en aurait presque demandé lui même la séance, si les réunions bilans n'étaient pas une attitude hebdomadaire le consulat. Qui avait la connaissance avait le pouvoir dans cette pièce. C'était d'ailleurs par ce jeu d'émulsion que le consulat entier, sur les derniers mois, s'était nettement amélioré. La communication entre les consuls n'atteindrait jamais rien de plus qu'une cordialité illusoire ; cette tolérance mutuelle avait pour base leur amour commun et indiscutable pour la Confédération, mais leur manque d'affection réciproque tirait ses origines dans leur soif d'ambition. Chacun n'avait pas la notoriété pour être général, mais ils en rêvaient secrètement.
Cependant qu'en l'absence de général suprême comme du temps de Gelmir, la Confédération avait été obligée d'évoluer.

Ceci avait été, naturellement, problématique dans les premières heures du consulat. Mais on était loin des premiers balbutiements du quatuor. S'ils ne se seraient pas engagés spontanément dans des parties de Pazaak ensemble, ils avaient à présent une sorte de respect mutuel qui avait fini par naître. Ce respect serait tout ce dont les utopistes pourraient se contenter, car d'affection il n'y aurait jamais entre nos personnages.

Le consulat se composait de quatre têtes disparates. Trois étaient actuellement tournées vers la quatrième, celle du monstrueux insectoïde qui se faisait nommer Sharkaran Eldjurath (encore que ce ne fut qu'un patronyme que le monde civilisé lui avait imposé et non son véritable ; une cicatrice honteuse qu'il assumait en silence, mais qu'il entendait bien faire payer à la galaxie lorsqu'il en aurait les moyens). Les trois premières étaient, dans l'ordre horaire autour de la table, Hutch Dickinson. C'était un humain, peau foncée, sa barbe était taillée en ancre de jais. Entre ses lèvres, un cigare se consumait tranquillement. Un nuage de fumée s'échappait régulièrement d'entre ses dents. Les traces de ses séances de tabac étaient visibles sur les plafonds de la salle, où des gravures noires s'étaient implantées définitivement ; et s'il aimait à les qualifier d'oeuvres d'art, le personnel de nettoyage droïde n'était probablement pas de son avis.
Dickinson était, naturellement, l'un des directeurs de la DCRS, Direction Centrale des Renseignements Séparatistes. La DCRS et le DSP (Directoire de Sécurité Politique) avaient passé un temps infini, depuis Mufus jusqu'à Gelmir en réalité, à se tirer dans les pattes. Chacun tentait d'étendre son influence dans le terrain de jeu de l'autre, comme deux enfants tentant de s'approprier un ballon. Il avait fallu le départ du général Zabrak, ainsi que des mois de collaborations d'abord forcées puis fructueuses pour qu'enfin les deux agences finissent par s'accorder sur le partage des outils. Mais de temps en temps, on voyait encore l'un des deux prendre la balle des mains de l'autre pour jouer seul. Ces rares débordements étaient si disparates et sans gravité qu'on les tolérait bien volontiers ; fort de cette collaboration, Dickinson et Eldjurath étaient également bien moins en opposition que par le passé – quoi qu'ils soient bien loin d'une quelconque complicité.
C'était de cette entente des deux services que naissait cette séance ; les renseignements séparatistes étaient segmentés, certes, mais ils ne s'encombraient pas d'une bureaucratie trop épaisse. Sharkaran comme Dickinson détestaient ça, ils savaient tous deux que pareils procédés étaient tout juste bons à vous ralentir inutilement. S'il était un mot d'ordre dans ce consulat, c'était la réaction rapide. Ils ne pouvaient se permettre d'agir lentement, car tous avaient connu l'Ancienne République ou l'Empire Démocrate. Leur lenteur à s'attaquer aux problèmes de fonds, voilà ce qui les avait tués tous les deux. Il était hors de question de répéter la même erreur mais agir aveuglément aurait été une folie pure et simple. Aussi, la Confédération s'investissait corps et âme pour améliorer ses services du renseignement. Un effort commun entre les deux agences n'était que la conséquence logique de cette volonté, aussi les deux directeurs avaient-ils mis de côté leurs différents respectifs, au nom de leur fidélité quasi fanatique pour la Confédération.

Le deuxième visage, directement face à Sharkaran autour de la table de réunion, était le visage parcheminé et vert du neimoidien nommé Dofineasse Hathey. Le personnage était lieutenant-colonel dans l'armée confédérée. Contrairement à Dickinson, il n'avait pas un poste prestigieux dans une des plus terribles agences d'espionnage séparatiste, mais il avait des relations au sein de la fédération du commerce, ainsi qu'au sein du clan bancaire. Il assurait, quelque part, la protection des intérêts d'une Confédération qui prenait soin des siens ; le consulat n'était pas en faveur d'une dictature, c'était pour cette raison qu'ils avaient, tous, agis pour laisser une latitude maximale aux préfets et aux commerciaux dans leurs actions. Il n'était pas fou : il n'avait pas l'intention de laisser le pouvoir aux instances politiques, il n'avait qu'un amer souvenir du Sénat galactique que la Confédération avait éliminé des années plus tôt. Hors de question de reproduire la même chose dans la C.S.I. et de finir dans un monde de corruption et de lenteur. Il s'assurerait qu'on ne termine pas en dictature totalitaire – l'Oméga était bien à sa place, dans le passé, en exemple à ne pas suivre.
Le troisième et dernier des quatre faces dans la pièce était celle de Gareth Hugues. C'était un homme également, amenant à une parité parfaite entre alien et humains dans le consulat (seuls les droïdes ou cyborgs en étaient absents ironiquement). Il était rasé de près, sa chevelure brune coupée court était coiffée en arrière, laquée, laissant apparaître un front glorieux et probablement plus brillant que le futur de bien des êtres dans la galaxie.
Gareth Hugues était un commandant dans l'armée, son rôle était tout à fait simple dans le consulat au final ; il gardait l’œil sur les armées de façon générale, mais il n'en avait pas le contrôle complet. Cette autorité était partagée avec ses confrères consuls – Dickinson lui-même était également commandant par exemple - pour éviter bien entendu qu'il ne s'approprie le pouvoir par la force, une logique évidente et simple. De même, Gareth surveillait qu'il n'y ait pas de rumeur de coup d'état dans les rangs mais aussi que la production des troupes robotisées soit bien correcte. Il s'occupait donc en partie de la logistique, assisté par Hathey, dont il était quelque part le complémentaire ; si Hathey le neimoidien s'assurait que les mastodontes commerciaux formant la colonne vertébrale de la Confédération ne décident pas de déserter à cause de mauvaises relations, se trouvant de fait dans la partie relationnelle des productions, Gareth se situait à la sortie des usines, à l'étape inspection des produits. En outre, il était l'une des voix quant au protocole de formation des unités d'élite non mécaniques, une position récente qu'il prenait très à cœur.
N'ayant pour l'heure d'autre choix que le loisir de l'écoute, Gareth Hugues et Hutch Dickinson demeurèrent donc plongés dans le silence ; le premier croisa ses mains sur la table en une posture de réflexion attentive, tandis que le second s'enfonçait largement dans le siège confortable qu'on lui avait accordé, ainsi qu'à ses collègues, avant de tirer longuement sur son cigare, dont l'extrémité s'irisa chaudement. Dickinson en avait, des choses à dire, mais cela venait plus tard dans la séance : il tiendrait sa langue pour le moment, histoire d'écouter si ses confrères avaient quelque chose de vraiment intéressant à raconter.



« - Grâce à la collaboration du DSP et de la DCRS, nous avons un contrôle bien plus affirmé sur notre espace intérieur qu'il y a un an, entama Sharkaran de son ton rampant. Néanmoins, cela ne veut pas dire que tout est parfait dans le meilleur des mondes. Comme nous l'a montré la crise Sith récente, notre sécurité demeure toujours une vraie passoire. Nous avons la vision et les oreilles mais il reste encore à coordonner notre main pour frapper les parasites qui nous assaillent. Mobiliser des flottes entières pour combler les trous de notre défense déplace simplement lesdits trous dans notre budget. Une gestion plus chirurgicale de ces crises, voilà ce qu'il nous faut. Nous avons déjà une unité à cet effet...Mais ce que je veux, c'est y ajouter du peps, des officiers compétents. De l'organique ! J'ai donc mis le CRDA sur le coup, ainsi que notre ami Dickinson ici présent. Hutch, vous pourrez sans doute mieux nous éclairer en la matière ? »

Dickinson laissa échapper une bouffée de fumée tandis que son collègue à la peau blanche entamait ses explications. Le CRDA (Centre de recherches à la défense avancée) avait travaillé avec diligence, permettant des débouchées très intéressantes et essentielles pour la Confédération ; une nouvelle qui fit plaisir à tout le monde dans la pièce.

« - On a bien avancé. Y'avait déjà plusieurs prototypes, mais pas très avancés jusque là. Le CRDA m'a soumis les premiers prototypes finaux ce matin même, imaginez. Et z'allez voir, c'est du beau travail. Comme on avait collaboré avec les impériaux sur Mygeeto et qu'ils avaient des dispositifs spéciaux pour lutter contre les sensitifs, j'ai pensé qu'on pouvait s'en inspirer. Une unité d'élite se doit de pouvoir se battre contre des Sith ou des Jedi. Bref, donc il fallait quelque chose de différent des Iron Troopers : ils remplissent déjà un rôle spécial de troupes de chocs, mais ils sont brutaux.
Et puis, on voulait que ce soient des soldats capables d'avancer avec la légion Amber sans être des boulets. ''Des spécialistes et pas des brutes'' pour reprendre les mots de notre brave Sharkaran ici présent,
ajouta avec un sourire railleur l'homme à l'intention du gigantesque Killik quelques mètres plus loin. Donc, on s'est penché sur le matériel.

Rencontrez, messieurs, les troupes d'élite du commando Surge.
 »

Il projeta alors dans la pièce une image holographique figée d'une tenue militaire on ne peut plus particulière. Dickinson siffla, impressionné. Une veste écailleuse à col semi-montant, segmentée comme l'aurait été l'exosquelette d'un insecte servait de base au tout. Des pièces aux bras ainsi qu'aux jambes assuraient la protection du corps, mais c'était un casque cyclopéen qui couvrait la tête. Quelque part, le design évoquait les armures mandaloriennes, mais reprises dans une esthétique toute personnelle, toute confédérée. En outre, elle n'était pas complète ; pour permettre des déplacements rapides, les parties basses étaient couvertes d'une veste épaisse, une maille artificielle. Sur l'épaule gauche de cette tenue, une antenne protubérante était fixée. En outre, un modèle inédit de fusil accompagnait celle-ci. Gareth Hugues laissa ses collègues s'émerveiller devant le prototype. C'était de la fine machinerie, pour sûr, et bien qu'il n'ait contribué qu'en demandant aux chercheurs et ingénieurs de faire leur boulot, il n'en était pas peu fier. Les autres consuls étaient proprement ravis, particulièrement du design. De quelle couleur étaient le plastron et la veste ? Rouge, répondait Hugues. La visière du casque était-elle opaque ? Elle était plus qu'opaque : elle était lumineuse à la façon d'un œil droïde, ronronnait le commandant. Alors, il s'approcha de l'hologramme, désignant tour à tour les bottes, le casque et enfin l'étrange fusil.

« - On a vu sur Mygeeto qu'une des limitations principales des troupes c'est la mobilité. Les troupes aéroportées ont leur utilité, mais on veut que les officiers puissent être capables de se déplacer avec plus de liberté que leurs compères droïdes : ils sont plus rares et plus précieux, donc c'est pas un luxe cher payé. Les bottes ont des rétro propulseurs intégrés. Pas de quoi égaler des jetpacks en terme d'autonomie ou de distance, mais de quoi faire tout de même des bonds intéressants ou de progresser en terrain difficile plus aisément qu'à s'enfoncer bêtement dans des marais.

Le casque, c'est simple. Il est là pour empêcher que nos hommes soient victimes d'un quelconque tour mental de Force.
(À ces mots, l'humeur devint plus sombre quelques instants) Il est parcouru d'électrodes sur l'intérieur pour traquer l'activité cérébrale du porteur. En cas de changement brutal, il lance une décharge légère. Le CRDA essaie encore de calibrer ça, c'est à l'étude bien sûr.
Bon, l'armure, on va pas s'attarder dessus. Armure de dispersion énergétique classique, étudiée pour sauver des tirs de blaster. Si la blessure est critique, le casque plonge le soldat dans l'inconscience pour préserver le cerveau de séquelles à cause de la douleur et vous connaissez la suite.

Bon ! Venons-en au fusil. C'est un fusil blaster commando séparatiste, que nous avons décidé de nommer EC-01a. Pourquoi EC, je sais pas, il faut demander aux grosses têtes du CRDA et des géonosiens, c'est eux qui ont fait les modèles. En tout cas, l'idée est simple. C'est un fusil blaster qui peut alterner entre trois modes de fonctionnement : fusil de précision, pour les cibles distantes, assaut classique et tirs soniques. L'assaut classique est spécialisé contre les organiques : des tirs de plasma à très haute intensité pour faire un barbecue du tonnerre. Pour les tirs soniques, c'est un lance-grenades, mais qui tire des projectiles et pas des grenades, et où les projectiles sont soniques.
 »

Il marqua une pause.

« - Bon, oubliez la comparaison avec le lance-grenades. L'idée en tout cas, c'est très similaire au blaster sonique de nos amis géonosiens. Peut-être pas aussi efficace à longue portée, mais contre un sensitif ça se passerait à courte ou moyenne portée ; c'est là que ça compte. Maintenant, soucis de ce mode : les munitions. Les tirs au plasma, ça peut se faire aisément, mais les tirs soniques, c'est beaucoup plus compliqué. Les géonosiens ont fait de véritables chefs d'oeuvre avec leur blaster, le juste équilibre pour les munitions et le rythme de tir. Avec la miniaturisation nécessaire pour les besoins du EC-01a, forcément, on perd en capacité. Nous sommes en train de valider les programmes de formation pour avoir la crème de la crème dans le commando Surge. Avec la légion Amber, ils formeront la division Ardente. »

La réunion débutait sur les chapeaux de roue, c'était le moins qu'on puisse dire! Le nom de cette nouvelle division spécialisée fut accueillie par les autres consuls avec autant de chaleur que ces nouveaux uniformes.

« - Mais ce n'est pas tout, reprit Gareth. Le CRDA nous a également fait la courtoisie de nouveaux modèles. »

« - Ah ! Répondit le lieutenant-colonel Hathey. Les recherches sur la défense tombent à point, compte tenu de la situation actuelle. »

« - Absolument, enchaîna Dickinson tout en aspirant une autre bouffée de son cigare. On a de quoi frapper chirurgicalement, mais il fallait avouer que notre flotte n'était pas tout à fait au point pour une guerre totale. »

« - Je trouve qu'on a déjà une bonne force de frappe. Les Providence sont assez redoutables pour semer la terreur. »

« - Pour qui a des connaissances limitées, oui. Ils transportent des flottes de chasseurs, et vous n'êtes pas sans savoir que ce sont ces chasseurs qui sont le nerf véritable d'une flotte lors d'une bataille, plus que les croiseurs. Ceci, plus le haut degré de modification possible dans leur architecture, permet de garder une longueur d'avance technologique sur nos ennemis. Si on y ajoute leur armement conséquent et l'automatisation de portions entières du vaisseau grâce à des cerveaux droïdes qui permet de restreindre l'équipage à des droïdes et quelques officiers, on obtient un petit bijou très avantageux. Pour qui a des connaissances approfondies, il est évident que les Providence sont de très bons vaisseaux, mais ils ne peuvent pas affronter de face seul à seul des croiseurs impériaux. Le CRDA a mis la main sur les plans de destroyers impériaux, grâce au sac de Cathar. C'était très complexe à décoder, vous imaginez bien : plus d'un an de recherches intensives pour ne serait-ce que comprendre la technologie employée et pouvoir jeter un œil critique dessus, malgré tous nos moyens c'est titanesque – et nous n'en sommes qu'aux balbutiements.
Malgré tout, nos ingénieurs sont arrivés à nous obtenir un vaisseau qui soit plus approprié à nos besoins. Le Providence est une pièce maîtresse de notre flotte que tout bon capitaine appréciera pour ses nombreuses qualités, mais il fallait quelque chose de neuf, de novateur.
Rencontrez, messieurs, le nouvel ajout à notre flotte.
 »

L'image squelettique d'un grand croiseur s'éleva dans la pièce. Il ressemblait à un Providence, mais il était plus long, quasiment deux fois. Les détails exacts du bâtiment n'étaient pas réellement discernables, mais Gareth eut la courtoisie de répondre aux questions – nombreuses – de ses collègues sur les capacités de l'appareil. Il était moins maniable que son cousin plus court, cependant il compensait par une capacité de tir accrue. Les troupes avaient également été restreintes. Ce vaisseau pouvait certes imposer un blocus, mais aussi et surtout en briser.

« - Cette terrible puissance de feu, nous l'avons nommé le modèle Vicarious. Il faudra encore du temps pour adapter les chaînes de production. Nos confrères du QFD et de la Fédération du commerce sont déjà au courant, de même que le CBI, bien sûr. Le CRDA m'a également indiqué qu'ils travaillaient sur nos vaisseaux de combat droïde. Ils en étudient les boucliers. »

« - Et en terme de budget ? Demanda Hathey. Ces appareils doivent probablement coûter très cher à produire. On ne peut pas sortir tout un budget de nulle part. »

« - Avec les récents événements, il s'avère que beaucoup de citoyens séparatistes ont souscrit à des assurances, intervint Dickinson, cigare aux lèvres. Des assurances à la propriété, à la santé...Les mondes évolués ont eu peur des Sith, mais ils se reposent sur le système pour les préserver. Une bonne partie des dividendes continue à nous revenir, à travers les généreux financements du Clan Bancaire. En outre, le Techno Syndicat et la Fédération du Commerce ont mis la main sur plusieurs nouveaux astéroïdes en terrain sauvage. Sans régulation, ces matériaux peuvent être extraits quasiment sans frais. La main d'oeuvre droïde ne demande aucun salaire, si bien que seul le coût pour opérer les machines entre en ligne de compte ; en comparaison à l'extraction gratuite de matériaux, ce n'est quasiment rien, en particulier quand lesdits matériaux peuvent être revendus une fortune dans les circuits offshore. Vous pourriez dire que notre poumon financier respire mieux que jamais. »

Ce qui avait permis à la CSI d'exister puis de perdurer : les entreprises colossales qui la composaient, depuis la première heure jusqu'au jour présent. Plus que de simples mécènes, ces entreprises étaient une part entière de l'identité confédérée. Des monstres tentaculaires qui avaient profité de la stabilité confédérée pour bâtir des empires plus vastes encore, au sein des territoires séparatistes d'abord ; pour y créer une économie quasi auto suffisante (pour peu que des centaines de systèmes planétaires échangeant des flux ahurissants puissent être qualifiés d'auto suffisant), assurant que la Confédération n'était pas sujette à des suffocations d'autres forces externes.
Bien entendu, la plupart des monstrueux magna du commerce échangeaient avec d'autres marchés, fussent-ils même illégaux comme les cartels Hutt. Il ne fallait pas se laisser étouffer par les pressions extérieures, mais pas non plus jouer un jeu autarcique. Une logique que tout bon commercial n'ignorait pas.


« - Du côté de la sécurité intérieure, il y a beaucoup à dire, dit Sharkaran, reprenant la main de l'exposition. J'ai le regret de vous annoncer que notre chère Maar Shane est portée disparue. Ses confrères neimoidiens ne l'ont pas revue depuis le début des attentats Sith. Elle a été aperçue pour la dernière fois sortant du palais du sucre, après avoir envoyé à nos amis les chasseurs de prime nos demandes au sujet de ces imbéciles de Sith. Depuis, plus rien. Impossible à localiser par nos services à l'heure actuelle.
Notre cher préfet Barrik n'est guère en meilleure condition : il est toujours hospitalisé dans nos services. Les meilleurs médecins du secteur sont à son chevet, mais la situation n'est pas exactement idéale. Géonosis et Cato Neimoidia sont des mondes dynamiques. De nouvelles têtes ne tarderont pas à émerger dans le gouvernement sans avoir besoin de notre aide, et ça ne remet en outre pas en question tous nos accords avec les deux planètes. Mais le DSP s'occupera de la sécurité des deux mondes en attendant. Empêcher des révoltes, des coups d'état ou – pire ! - des espions républicains qui viendraient tenter de semer la pagaille.
 »

Il lâcha une injonction sans doute grossière dans sa langue maternelle, adressée sans doute aux républicains. Dofineasse Hathey, le neimoidien, saisit l'occasion pour poser la question qui le tracassait depuis le début de la séance :

« - Je n'ai pas vu la moindre réponse de la République quant à nos demandes d'ailleurs. »

« - Les républicains sont trop occupés à gérer leur propre peuple, crissa d'un ton malfaisant le monstrueux Killik. Figurez vous qu'après notre communication, ils ont eu des...Révoltes, disons. »

C'était au tour de Sharkaran de jouer avec les hologrammes, après Gareth. Il alluma à son tour un des petits datapads. L'image d'un humanoïde en tenue martiale apparut. D'une main il tenait un tissus, de l'autre ce qui semblait un briquet. De façon assez primitive, il avait brouillé son visage, de sorte que son identité soit difficilement décelable. Sur le tissus était gratté le symbole républicain (ce qui fit pester mentalement Sharkaran. Qu'il haïssait ces républicains par la Force!). Le personnage, après un discours rapide, se mit à brûler le symbole de la jeune république fédérale, puis la transmission cessa. Avec une voix ronronnante de toxicité, le killik reprit :

« - Ces groupes ont mené des assauts sur plusieurs mondes républicains. Il suffit de prêter un peu l'oreille sur l'Holonet pour connaître les mondes touchés, figurez vous. Rien de moins que Coruscant, Naboo et Dantooine, notamment. »

Ses mandibules se déplacèrent en ce qui semblait être un immonde sourire, tandis que ses antennes vibraient de satisfaction. Une de ses pattes géantes vint essuyer l'antenne, comme l'aurait fait une fourmi, tandis qu'il continuait à parler.

« - Ils ne sont même pas fichus de défendre leur capitale contre leur peuple ! Un bel idéal de paix, quand leurs systèmes sont déchirés par un début de guerre civile! » éclata-t-il en riant. Il était probablement l'être le plus heureux de la galaxie à l'heure qu'il était. La C.S.I. n'avait pas eu besoin de bouger contre l'importune république : elle se déconstruisait d'elle même.

Dickinson éjecta un nouveau nuage de ses naseaux. Il mâchonna avant d'interjeter auprès de son camarade du DSP :

« - Cependant, la générale s'est échappée. Elle connaît votre nom si j'ai tout compris. »

« - Et après quoi ? Une déclaration publique, pour nous pointer du doigt sans la moindre preuve ? Vous êtes comme moi Dickinson...Il embrassa de ses yeux de sauterelle monstrueuse l'entièreté de la salle. Tout le monde dans cette salle est dans le même cas. Le premier prérequis pour être dans le consulat est un Secret impeccable. Aux yeux de la galaxie, Sharkaran Eldjurath est un nom fantôme. En dehors des hauts services confédérés, ce nom n'évoque qu'un petit général de brigade. Et aux yeux externes ? Les noms de nos soldats ne sont pas enregistrés sur liste officielle.
Même en supposant par un miracle de l'espionnage que la République parvienne à trouver mon nom, ça ne lui donnerait que l'identité d'un personnage placé bas dans la hiérarchie confédérée, pas un consul.
Telle est notre force : le secret de nos identités, partagé seulement avec une élite dont le silence est garanti. »

« - Si garanti qu'une républicaine a appris votre nom d'un de nos hommes. » objecta Gareth.

« - D'un commercial affaibli qu'elle a torturé avec la Force, corrigea froidement Sharkaran. Sa parole a autant de valeur que de la peau de Jawa sur Tatooine. Et la République n'ayant pas pris de décision, nous devons l'interpréter comme un silence calculé et volontaire. »

« - Ils sont occupés avec leurs attentats tout de même...C'est assez compréhensible qu'ils... »

« - Les attentats ont débuté plusieurs jours après que nous ayons envoyé notre message. La chancellerie avait tout le loisir de nous répondre mais n'a rien fait. Triste affaire, vraiment...Presque aussi triste que l'étrange mal qui affecte leur chancelier. »

La surprise fut totale dans la salle. Les anges gardiens de la Confédération venaient d'apprendre de la bouche du colosse insectoïde une information capitale : la République était privée de son chancelier ! On se fixa un instant, en proie à une hésitation croissante. Etait-ce une farce de la part de leur collègue ? Mais, sur un rire méphitique, l'autre reprit.

« - Vous m'avez bien entendu ! Shar'kan Nocturna est hospitalisé. C'est une information publique qu'ils ne tentent pas de cacher. Il semble qu'il soit atteint d'une maladie mystérieuse qui l'a cloué à un lit d'hôpital. »

Hathey fixa un instant Eldjurath. Ses yeux étaient marqués par la surprise.

« - Ne me dites pas que...Vous... ? »

« - Oh voyons, je n'oserais pas ! Le ton de l'insecte était empli d'une perversion néfaste. Si le diable avait eu une voix, il parlait à travers le personnage actuellement. M'en prendre à un chancelier républicain, par empoisonnement ? Jamais au monde... »

Alors, d'une voix plus sombre, l'insecte continua :

« - Quoi qu'il en soit ils n'ont pas envoyé de réponse. Nos prisonniers sont entre de bonnes mains, mais il serait bon de taper dans la fourmilière. »

« - Si ce que vous dites là est correct...La République est vraiment dans une mauvaise passe » dit Gareth avec étonnement. C'était ironique en un sens. Le système républicain passait par le Sénat mais aussi et surtout par le chancelier. Avec cette pièce maîtresse manquante, le système entier était pour ainsi dire bloqué. Ils étaient dans une situation similaire à la Confédération après le départ de Gelmir...Si ce n'était que la C.S.I avait su se modifier efficacement en son absence, évoluant vers le futur pour sa propre pérennité. Le quatuor autour de la table en était la preuve vivante.

« - Et c'est un euphémisme, clama Sharkaran, victorieux. En proie à des attentats de son propre peuple, privée de son chancelier...En outre, les interventions notables sur notre sol et sur les systèmes voisins que nos espions ont pu observer se faisaient notablement sans légions clones. Ce n'est pas une information qui peut être suivie à 100%, ils pourraient très bien dissimuler lesdits clones quelque part dans leurs systèmes...Puisque l'Oméga ne s'était pas appuyé sur des clones, ils n'auraient en tous les cas repris la production que depuis un an grand maximum. Rien qui puisse, j'en ai peur, égaler nos contingents droïdes. En d'autres termes, la République est dans une passe plus mauvaise encore que l'Ancienne. Elle a moins d'appuis, se fragmente plus violemment encore que lors de notre célèbre crise il y a de cela quinze ans... »

« - Cependant qu'elle ne puisse pas nous affronter en cas de guerre totale, il ne faut pas se montrer arrogant prématurément. » averti Dickinson.

« - Correct, releva Sharkaran. L'Empire est tombé grâce à la Rébellion, et c'est toujours d'un manque d'union que les grands se trouvent fragilisés assez pour qu'un vent externe ne vienne les faire chuter. Si la République n'accède pas à nos demandes, nous devons insister, forcer le ton, mais pour l'heure il ne serait pas sage de frapper : quoi qu'une victoire militaire soit à portée de main, l'idéologie et l'image que nous enverrions serait celle d'oppresseurs. Ce n'est pas ce que nous voulons. La République s'effondre car le peuple ne sait si nous sommes dans le vrai et eux dans le faux ou réciproquement. Il faut raffermir notre image de justes.
À ce sujet, commandant Gareth, que pouvez-vous nous dire sur les Sith ?
 »

Le désigné ramena son regard professionnel sur le killik, puis ouvrit un autre datapad, sur lequel il commença à lire les informations en sa possession.

« - Comme vous le savez, Korriban a été attaquée par des Sith récemment. Le colonel Cinder coordonnant les opérations quant à leur traque, il a réagi immédiatement pour contrer la menace. Nous soupçonnions que les fanatiques tenteraient de revenir à leurs racines, nous avons vu juste. J'ai reçu le rapport du colonel à l'instant. Il m'a indiqué plusieurs points, commençons par le positif ; l'attaque sur Korriban a été matée efficacement. Elle était menée par un destroyer de facture impériale, qui a été abattu par nos troupes. Une partie de l'équipage a pu être sauvé puis incarcéré. Tous les autres intervenants ont été tués. L'identité exacte de ces hommes reste à déterminer, mais ils ne sont visiblement pas de l'Empire. Les premiers interrogatoires ne sont pas très concluants, mais Cinder prendra personnellement la main. L'hypothèse qu'il nourrit est qu'ils étaient à la botte d'un Sith, et qu'ils ne sont pas des pirates isolés.
Autre bonne nouvelle. Notre contre-offensive a porté ses fruits. Nous avons localisé une planète sur laquelle des individus qui semblaient être d'affiliation Sith ont été emprisonnés. Un sacré coup de filet. La planète est actuellement assiégée par plusieurs de nos cuirassés et sera mise sous bannière séparatiste pour tenir la zone à l'oeil. Nos hommes y ont capturé des « prophètes » auto proclamés. Prophètes de quoi, nous ne savons pas, mais pas le genre à vous lire les lignes de la main apparemment. Surtout, il y avait parmi eux une vieille femme rabougrie qui a opposé une féroce résistance. D'après ses propres dires, elle est une matriarche de Dathomir. Nous avons déjà contacté l'Impérium à ce sujet, mais nous organiserons nous mêmes une première étape de fouille en attendant que les impériaux réagissent.
 »

« - Cela commence à faire beaucoup de prisonniers », murmura Hathey. « Pouvons-nous réellement garder captifs autant de sensitifs ? »

« - Pour ce qui est de ceux capturés sur Cathar, nous avions les locaux. Mais les hommes capturés dans cette opération n'étaient pas en majorité des sensitifs, c'étaient des soldats. Ceux sensitifs...Eh bien, nous avons certes passé commande à nos amis géonosiens pour de nouvelles prisons dédiées entièrement aux sensitifs. »

« - Ou bien nous pourrions faire le ménage, suggéra Sharkaran. Nous avons un laboratoire qui effectue des recherches sur la Force dans le CRDA. Je suis certain que les chercheurs ne diraient pas non à de nouveaux cobayes. »

« - Celui de notre ex lieutenant ensorcelé ? » s'enquit Hathey.

« - Lui-même. Le CRDA s'occupe actuellement de relocaliser le laboratoire et les recherches, mais je suis certain que nous pourrions en apprendre énormément de la sorte. »

« - Je n'avais pas fini de parler trancha le commandant Gareth avec légèreté. Le colonel Cinder a également rencontré quelqu'un en orbite de Korriban, une fois les attaques stoppées. Notre cher ex général Gelmir. »

Une consternation commune saisit le consulat. Gelmir ? Qu'était-il allé faire en orbite de Korriban, un coin stérile et perdu ? L'étonnement de Dickinson, qui en lâcha presque son cigare, succéda aux interrogations pensives de Hathey. Il avait déjà été aperçu en compagnie des Vestiges Impériaux. Maintenant il était présent peu après une attaque Sith. L'affiliation au Côté Obscur de l'ex général n'était pas un secret pour le consulat, mais on avait espéré que le personnage aurait eu le discernement de ne pas se mêler à la canaille fanatique et basse qu'étaient les Sith. Cependant, Gareth mis à nouveau fin à la discussion : on l'avait encore interrompu avant qu'il n'achève son discours. Tout en observant non sans agacement ses collègues, il poursuivit.

« - Le colonel Cinder a donc discuté avec lui, pour essayer de tirer l'affaire au clair. Gelmir a été très coopératif. Notre cher subordonné a joué avec les nerfs de notre ancien général pour tenter d'en tirer le plus d'informations possibles. Il a enregistré toute la conversation. En voici la retransmission. »

Là-dessus, le commandant activa une séquence audio depuis son datapad. Les quatre demeurèrent dans le silence le plus absolu, alors que s'élevait d'abord la voix étouffée du colonel, suivi par celle plus lourde et agressive de Gelmir. Ils écoutèrent attentivement l'échange. L'enregistrement était long de plusieurs minutes ; ce n'était pas juste la discussion, mais l'intégralité de la présence de Gelmir qui avait été enregistrée, pour que chaque détail audio puisse être exploité plus tard. Ce zèle était caractéristique des spécialistes séparatistes de haut vol, qui savaient parfaitement qu'en général ce n'étaient pas les mots mais l'environnement autour, la façon de marcher, les formules de politesse, les tics nerveux qui pouvaient conférer les informations les plus précieuses.
En ce cas, toutefois, c'était bien le discours de Gelmir qui était d'une importance capitale. Il y avait derrière ses mots quelque chose qu'un esprit échauffé et absolu comme celui de Cinder aurait interprété comme une menace, mais qu'on pouvait aussi lire différemment. Sharkaran, pensif, demanda à Gareth de rejouer une seconde fois le matériel audio lorsque celui-ci arriva à son terme, le commandant s'exécuta sans broncher. Ce n'était pas une menace en réalité.
Le gouverneur Gelmir semblait déterminé à traquer les cultes, et avait en cette qualité préféré agir directement, plutôt que d'avoir à prévenir Géonosis et d'induire un délai supplémentaire dans l'action séparatiste. Il avait, en outre, donné plusieurs informations capitales au colonel.
Non seulement il était à la poursuite d'un seigneur Sith du nom de Dark Oblivius et devait le rencontrer sur Korriban, mais en plus ceux derrière l'assaut sur Korriban étaient bel et bien des Sith, affiliés à une organisation nommée l'Ordre Noir.
Pour finir, il semblait que le « futur » du Côté Obscur, pour parler ainsi, était un éveil incontrôlé à celui-ci et non une formation définitive sous la tutelle d'un seigneur noir. Fallait-il éradiquer la menace dans l'oeuf, ou l'éduquer vers l'autre pendant de la Force ? Là-dessus, nul des consuls ne pouvait répondre clairement. Il était en définitif clair que, sous hypothèse de l'honnêteté du gouverneur, Gelmir ne représentait pas une menace pour la Confédération ; un allié, peut-être même.


« - Dans un cas comme dans l'autre, il ne serait pas sage de le perdre de vue, dit Dickinson. Je vais voir ce que le DCRS peut faire pour cet aspect. »

« - Qu'en est-il des Jedi ? » s'enquit Hathey.

« - La délégation Jedi de Naboo a été touchée par les attentats de ce que nous savons. L'état exact des Jedi nous est encore inconnu, répondit Dickinson en s'allumant un second cigare (car le précédent arrivait à son terme). J'ai envoyé un de mes hommes sur Naboo. Il agira en tant que diplomate sous couverture pour tenter d'en apprendre plus, voire de s'adresser aux Jedi. »

« - Bien, dit Hathey. En ce cas il ne nous reste qu'une seule affaire à traiter. Nous avons reçu un message de plusieurs corporations il y a une journée à peine. (Il s'éclaircit la gorge, avant d'entamer) :

Demande d'investigation et de maintien de la voie à destination de la Confédération des Systèmes Indépendants. Aux représentants de la CSI, par cette présente nous, les représentants des différentes organisations commerciales formant le Consortium Exceptionnel , demandons une aide dans l'Espace Sauvage, quadrant Nord Ouest. La société de transport de minerais "Transport Gal-Mat" travaillant pour nos sociétés respectives, a vu l'un de ses vaisseaux disparaître de la voie hyperspatiale normalement empruntée. (Il marqua une pause, s'humectant les lèvres, avant de reprendre.) Une inspection pointilleuse d'un périmètre de 6 parsecs a été réalisée par nos moyens personnels sans pouvoir remonter la moindre information quant à cette disparition suspicieuse. La supposition de pirates ou de groupes de malfaiteurs est largement écartée. Il est relativement pensable que le saut hyperspatial effectué par le transport, ait été subitement interrompu par l'hyperdrive tout à fait aux normes, et cela comme vous le savez, afin d'éviter une collision avec un objet d'une taille conséquente.

Le planétoïde que des scientifiques de la Bordure Extérieure nommèrent "X-5698", gravitant dans son système et dans la région, a par ailleurs été détruit. Plusieurs capitaines de transports, de propriétaires d'engins privés et le centre d'analyse de ces dits scientifiques, affirment avoir détectés et vus un appareil non identifié aux abords de "X-5698". Bien que ces dires soient discutables, le Consortium Exceptionnel ainsi que la société "Transport Gal-Mat", mettent un arrêt immédiat quant aux déplacements dans ce secteur.

Nous prenons les mesures nécessaires vis-à-vis de la sécurité de nos moyens, de nos hommes et de nos partenaires commerciaux et demandons au gouvernement de la Confédération des Systèmes Indépendants de bien vouloir réaliser une enquête officielle. Si des mesures immédiates ne sont pas prises, l'impact commercial sera conséquent et pourra vraisemblablement et en vue de nos estimations, exercer une hausse de prix de nos produits manufacturés.

Le reste est des politesses. J'ai recherché les membres de ce consortium, avant que vous demandiez. Ce sont des commerciaux qui sont discrets mais qui font partie d'organes plus conséquents. Nous avons une sous-filliale de Corellia StarDrive par exemple, mais aussi (et c'est assurément plus important) une compagnie qui appartient à notre espace, la Prost Engineering Company.
 »

Les autres consuls savaient parfaitement ce que cela impliquait. Les autres membres du Consortium exceptionnel n'avaient qu'une valeur figurative aux yeux de la CSI ; c'était parce que la PEC, une entreprise qui résidait sur son sol, portait à l'attention du gouvernement confédéré un problème et lui demandait d'intervenir que celui-ci allait considérer l'action directe. Ils s'observèrent mutuellement. Si on avait parlé d'un simple problème dans l'espace sauvage, certes, la CSI serait intervenue. Ceci, pour maintenir avant tout une image de bienfaisance et de bonne volonté. Mais dans le cas présent, qu'une entreprise sur le sol confédéré soit touchée par un problème revenait à ce qu'un enfant de la patrie soit affecté. En bon parent, la Confédération n'avait d'autre choix qu'agir.

Il fallait aussi en toute honnêteté considérer que c'était le dernier point à aborder de la séance.

Mais bien entendu, l'histoire et la propagande ne retiendraient jamais ce détail, face à l'amour que le consulat portait aux siens. Le quatuor passa une bonne demi heure à discuter exactement des termes à employer, mais aussi des troupes à engager. Il était certain qu'une telle enquête ne pouvait être prise la légère, surtout si une planète avait disparue et des vaisseaux. Mobiliser toute la flotte dans l'espace sauvage n'était pas une possibilité envisageable, cependant une équipe d'investigations était réellement ce qu'il fallait. Il fut convenu ainsi qu'on mobiliserait une force restreinte, car c'était d'abord une enquête de paix, pas un mouvement de guerre. En outre, la Confédération ne devait pas affaiblir ses frontières tant que la menace Sith n'était pas éradiquée et les attentats stoppés avec certitude. Néanmoins, et par égard pour sa filiale engagée dans cette sordide affaire, le consulat décida qu'il était plus que correct de mobiliser non pas une flotte, mais plutôt une base d'opérations depuis laquelle agir. Aussi répondirent-ils, après avoir communiqué avec les officiers concernés, par la communication suivante :



« CONFIRMATION D'INVESTIGATION

Aux représentants du Consortium Exceptionnel,

Nous accusons réception de votre demande. Fort de celle-ci, le consulat a pris soin d'envoyer vers vous nos hommes, qui vous aiderons aussi bien au maintien de la sécurité qu'à l'élucidation de ce mystère opaque s'il en est. Nous avons bien conscience de la difficulté dans laquelle vous vous trouvez. C'est pour cela que nous avons fait le choix de mobiliser un vaisseau classe Lucrehulk de contrôle droïde vers vous. Les officiers séparatistes à son bord seront pleinement disposés à assurer votre sécurité, vous permettant de poursuivre vos activités, tout en tirant au clair de leur côté cette affaire.

Nous espérons que la situation reviendra rapidement à la normale, et vous transmettons nos salutations cordiales.

Le Consulat.
 »

Sur ces derniers mots, les consuls levèrent la séance. Il y avait fort à faire, mais la Confédération était toujours ainsi: active dès l'aube jusqu'au coucher du soleil. Hathey jeta un oeil à l'heure. Avec toutes les discussions, on approchait de l'heure du dîner. Il se leva, imité par ses collègues, et dit:

«- Ce soir, c'est moi qui régale. Où voulez-vous manger, chers confrères?»


_________________________

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MessagePosté le: 19/07/2017 18:13:39    Sujet du message: Publicité

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