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Kovarn
Nouvel Ordre Sith

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MessagePosté le: 06/07/2017 16:33:55    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

( Suite de : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6773-Renouveau-d-un-paria.htm)



« Les grands musiciens ne disparaissent pas. Ils deviennent musique. Les grands auteurs ne disparaissent pas. Ils vivent encore à travers leurs œuvres, les concepts immatériels qu'ils ont inventé et qui survivent en se trouvant une place au chaud au sein des myriades de cultures de la galaxie. Les grands guerriers et les grands monarques, eux, ne sont que poussière qui crie, tape du poing, vocifère sur son trône et au champ de bataille puis redevient poussière. De leurs exploits, de leur présence fugace dans le monde ne subsiste rien que des souvenirs sans couleur, des dates et des chiffres sans émotion. Même l'Impératrice Téta n'est plus aujourd'hui qu'un nom à retenir dans les livres d'histoires des petits alderani, si bien que le nom qu'elle a donné à sa planète ne fait même plus directement penser à elle. Les Sith, eux, ont décidé de perdurer à travers l'histoire, à travers le temps et sa faux qui a pour nom « mort ». Leurs tombeaux gigantesques, leurs aventures rocambolesques ne sont que poudre aux yeux. Au diable les trônes, adieu les registres. C'est en domptant la Force et en recréant le monde éternellement, toutes les fois qu'ils se réveillent en son sein, que les Sith deviennent maîtres d'une réalité faite leurs. Quand les Jedi portent un culte fébrile à la Force, veillent à ce que sa flamme ne s'éteigne jamais et aiment à s'y brûler tout entier avec extase, les Sith utilisent cette flamme pour forger leurs épées. Ils s'en servent pour allumer des torches qu'ils lèvent bien haut afin d'éclairer leur propre chemin, projeter leur propre lumière au lieu d'adorer celle qui existe déjà, et ainsi tracer leur propre voie à travers une nuit qu'ils connaissent par cœur. »

La Bouche d'ombre éloigna son index étrangement petit de la datacarte qu'il éditait depuis … Il jeta un œil autour de lui et leva une main à quatre griffes pour faire un signe à une créature qui devait passer dans son champ de vision à ce moment-là. La main qui ordonnait resta en l'air le temps de la conversation, comme pour asseoir sa domination mais elle perdit très vite de sa superbe comme si la Bouche d'Ombre était certaine que ses ordres seraient exécutés et ne voyait pas l'intérêt d'aller au bout de son geste. A l'issue de la conversation, sa respiration s'accéléra imperceptiblement et il posa avec calme sa datacarte sur le côté. Il y eut alors une de ces secondes hors du temps qui précèdent nos plus importantes décisions. Une de ces secondes où le temps semble s'être arrêté sans prévenir sur la route qu'il arpentait depuis toujours et attend que l'on se décide à lui botter les fesses. Une de ces secondes d'illusions où l'homme a l'impression d'avoir sur le temps une influence, même la plus ridicule qui soit. Pour un Sith, ces moments étaient à la fois des champs de bataille et des marches vers les piédestaux éternels. Ils s'y glissaient comme un simple et fragile bâton enfoncé dans un mur craquelé et qui, par une pression intelligente, projetait de profiter de l'interstice pour faire tomber toute la structure. Les hommes vivent dans les secondes que la Force épargne pour eux et qu'elle leur offre avec miséricorde. Les Sith lui volent le temps dont ils ont besoin.

La seconde était passée, la décision prise. Un doigt griffu, étrangement long, dépassa non pas des manches compassées d'un être qui vit dans le siècle mais de la bure lacérée d'un anachorète Sith. Alors qu'il s'approchait du tableau de bord devant lequel la Bouche d'Ombre se trouvait lorsqu'il rédigeait son paragraphe confusément érudit et poétique, il s'arrêta soudainement et resta en l'air. Une nouvelle fois, la Bouche d'Ombre était dérangé. Cette fois, l'intrus n'avait pas la moindre aura et la Force semblait glisser autour de lui en plusieurs couches. Une couche première, presque invisible et inatteignable, était la force qui le composait puisque toutes choses baignent en la Force. C'était une couche ancienne à laquelle la bouche d'ombre n'avait accès qu'après de très nombreux rituels et lorsqu'il s'y connectait après des jours de méditation. La seconde couche était plus banale : c'était comme un courant de vent qui gravitait autour de l'intrus et que la Bouche d'Ombre pouvait manipuler à sa guise. L'être était physiquement présent mais n'avait pas de conscience ouverte aux tentacules mentaux des Sith. En d'autres termes, c'était un droïde. Avant que son interlocuteur n'approche son doigt du tableau de bord le tas de ferraille composa, dans une langue qui s'approchait du Bocce :

[[Maître! L'identité de la cible n'est pas confirmée. Notre agent a pu accéder aux données visées mais n'y a rien trouvé à ce sujet. Nous sommes.. dans le noir complet.]]

Visiblement, la Bouche d'Ombre avait réprimé un sourire. Mais il ne répondit pas. Il y eut un long silence figé, froid et immaculé comme la banquise éternelle d'un continent inexploré. Et pourtant, au bout d'un long moment, la voix du robot retentit de nouveau

[[C'est vrai, Maître. Il en sera fait selon vos commandements]]

Et le roulement d'une unité astromécanicienne de s'éloigner avec calme. Avant d'enfin poser son doigt sur le bouton qu'il cherchait, la Bouche d'Ombre laissa ses pensées suivre le pas paisible du petit concentré de boulons et de puces chargées. Les droïdes n'avaient pas d'herméneutique du mouvement. Ils ne couraient jamais vraiment de panique, ne se glaçaient sur place de peur, ne se recroquevillaient pas dans un coin de tristesse et ne bombaient pas le torse en prenant une démarche ample lorsqu'ils étaient fiers. Bien sûr ils pouvaient faire tout cela mais seulement en conséquence d'une programmation dosée par un sentient qui ne pourrait saisir les multiples nuances et interprétations du mouvement dont les peuples de la galaxie faisaient preuve. C'est pourquoi, pour la plupart, les droïdes se contentaient de faire leur petit bonhomme de chemin d'un pas ou d'une chenille égale, quels que soient les événements. Lentement, le son que faisait l'unité astromécano mourut au loin, sans aucune personnalité, sans dire quoi que ce soit sur la personnalité de celui qui s'éloignait. Le silence le plus pur. C'est alors seulement que la Bouche d'Ombre décida d'agir.

….


"Everything in this world is magic, except to the magician"
Lisa Joy


Il n'y a pas de noir complet. Pas pour les êtres sentients et vivants en tout cas. Tous les noirs que l'on croise ne sont que des nuances de gris qui tendent vers l'absence de couleur, mais cette dernière est impossible, impensable tant que la lumière n'est pas complètement éradiquée. Il existe cependant une étape ultime que les humains peuvent atteindre. L'eigengruau. Le gris le plus sombre possible, la fréquence qui précède le noir total, l'irrémédiable. Dans l'eigengruau, la lumière est au bord du précipice. Il ne manque presque rien pour que le monde entier tombe dans le chaos originel, les ténèbres sans fonds. Et pourtant, ce tout dernier effort, ou ce tout dernier risque, est impensable.. Il est toujours possible, par contre, que la lumière revienne soudainement et que le monde retrouve ses couleurs et ses reliefs. Il suffit d'ouvrir les yeux.

- Capitaine ?

L'officier impérial avait ouvert les yeux si fort que son arcade sourcilière tremblait de douleur et qu'il avait semblé pris d'une attaque en s'arrêtant soudainement au beau milieu d'un couloir. Autour de lui, ses soldats s'arrêtèrent, perplexes, retirant les mains de leurs dos comme si voir leur supérieur quitter son rôle de leader taciturne les avait eux-mêmes éjectés hors de leurs rôles habituels à savoir l'imitation perpétuelle et cyclique des grands amiraux de leurs rêves qui se baladaient sur des ponts de destroyers impériaux, le dos droit et les mains jointes, en murmurant des ordres géniaux à une poignée d'aides de camp admiratifs.

- Capitaine ? Vous êtes blessés ?

L'intéressé lança un regard circulaire autour de lui en faisant son possible pour avoir l'air de passer en revue ses troupes avec un air à la fois las et strict. En vérité, il se demandait où il était et ce qu'il faisait là, comme s'il découvrait les couloirs de son vaisseau pour la première fois. Tout lui revint d'un coup. Et son poste, et l'identité de ses hommes et les commandements de la Bouche d'Ombre. Il leva une main comme pour toucher son système intra-auriculaire mais se ravisa aussitôt et reprit contenance.

- Ce n'est rien. Un serrement au cœur, tout au plus. Continuez la progression et restez sur vos gardes.
Bien, Capitaine.


Le soldat qui se trouvait à sa droite se porta à la hauteur de son supérieur comme s'il s'estimait le seul habilité à marcher aussi vite que lui. Ou qu'il s'en accordait le droit.


- Comme je vous le disais, le saut hyperspatial a réussi. Nous sommes désormais loin de Korriban. Le commodore..


- Oubliez le commodore pour l'instant. Il se concentre sur la préparation de notre prochaine mission et m'a chargé des captifs jusqu'à nouvel ordre. Allons donc nous en occuper et nous nous occuperons de notre destination lorsque ce croiseur l'aura atteinte et que le commodore aura besoin de nous.

Le capitaine en second jeta à son interlocuteur un regard si courroucé qu'il semblait le nouveau véhicule de la géhenne. Il s'était fait comprendre puisque son subordonné ne prit même pas le risque de lui répondre et se concentra, avec sagesse, sur sa mission. À savoir : guider l'équipe, composée d'une quinzaine de soldats et du capitaine en second du vaisseau, vers les cellules dans lesquelles croupissaient les Sith. Comme les soldats n'étaient pas des droïdes, leurs pas s'accélérèrent peu à peu au fur et à mesure qu'ils approchaient de leur destination. L'expectative, l'appréhension s'incarnait dans les corps comme jamais aucun programme ne le pourrait. Les jambes se faisaient tremblantes, les doigts voltigeaient fébrilement autour des crosses d'armes, les gorges s'asséchaient. De manière générale, le rythme des pas se rapprochait. Comme si, inconsciemment, les soldats se rassuraient en harmonisant leur démarche avec celle du groupe pour ne former plus qu'une seule entité à plusieurs jambes, plus forte et dans laquelle la mort de l'un ne signifie pas la fin du Tous. Seuls les deux droides sentinelles, de facture MK-II, marchaient sans que leurs mouvements ne parlent. Pourtant, les Siths avaient été calmés et ils étaient bien scellés. Si un problème survenait, le croiseur tout entier avait maintes fois prouvé s'était maintes fois prouvé capable de digérer les deux parasites. Sauf que cette fois quelque chose d'encore plus grand qu'un croiseur impérial surveillait la scène. La Bouche d'Ombre murmurait patiemment dans la tête du capitaine impérial lorsque ce dernier arriva enfin devant la cellule partagée par l'ancien membre du conseil Jedi et son apprentie Sith. Le murmure se tut.

Aussitôt, seize blasters se soulevèrent d'un seul mouvement, plutôt comme des phallus au début d'une orgie que comme des stylets au début d'un examen. Seul le Capitaine en second resta droit au milieu de ses hommes, les bras contre les flancs. Il semblait réfléchir. En réalité, il écoutait. Au bout d'un moment, il tira lui aussi un H de sa ceinture et la braqua sur l'Apprentie blessée après avoir vérifié qu'elle n'était pas en transe thérapeutique.

- Vous, là !

Il s'approcha de la cellule, dans un no man's land que ses hommes avaient soigneusement gardés entre eux et les deux utilisateurs du Côté Obscur. Dans sa tête, le murmure s'était transformé en énoncé clair et distinct : « Par la victoire, je brise mes chaînes ».

- Sortez, seule et les mains bien en vue ! Nous allons vous emmener en salle d'interrogatoire. Nous vous tendons une main en n'utilisant pas de menottes. Si vous faites le moindre mouvement, vous serez exécutée.

En disant cela, il désactiva les systèmes de sécurité et les murs lasers de la cellule, engageant du regard tous ses hommes à braquer l'ancien Jedi pendant les quelques secondes nécessaires. Dans le même temps, il demanda à son enseigne de le rejoindre, puis se pencha vers Kalith afin qu'elle soit la seule à entendre. Si quelqu'un avait entendu le Capitaine en second à ce moment précis, il aurait remarqué que, s'il utilisait le même timbre de voix et les mêmes cordes vocales que durant toute son existence depuis qu'il avait mué, l'homme avait pourtant une prononciation et une manière d'entasser les mots, de les découper et de les faire sortir de sa bouche qui contrastait drastiquement avec ses habitudes. Comme si quelqu'un d'autre empruntait sa voix.

- Précédez moi dans le couloir et gardez les mains bien en vue. A mon signal, prenez mon arme et tuez seulement les deux humains. La porte la plus proche de vous mènera à une navette que les systèmes de sécurité n'identifieront pas comme volée mais comme « départ urgent ». Votre destination y est calculée. Les droïdes ne vous feront pas de mal. Êtes-vous …. Elerina Braike ?

Quelque part dans la tête de l'impérial, la Bouche d'Ombre retint son souffle.

Roleplay sous PNJ.
Attention : selon ta réponse à cette question, le Capitaine en second deviendra ou non hostile. Tu peux décrire la marche dans les couloirs avec le Capitaine en second, l'enseigne et les deux droïdes jusqu'à la porte de la salle d'interrogatoire. Sans ton sabre.

_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
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MessagePosté le: 06/07/2017 16:33:55    Sujet du message: Publicité

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Kalith Shan
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MessagePosté le: 10/07/2017 15:00:14    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

Je ne peux pas prétendre que mon état physique ait été des meilleurs, quand à mon état psychologiques…nous serons surement livrés à quelqu’un pour nous faire abattre, c’était ainsi que les choses fonctionnaient : les Sith n’avaient pas la réputation d’être de « bonnes personnes ». La vision manichéenne du monde qu’avaient les Jedis, et qu’avait d’ailleurs également une bonne partie de la population de notre Galaxie était si facile à appréhender, et pourtant si biaisée. Un Sith n’était pas un terroriste. La philosophie des Sith n’était pas basée sur la destruction, ni même sur la haine. Elle était basée sur la passion. Or c’était bien là que se situait le problème pour moi. Oblivius n’était que haine et destruction. Si l’on se place d’un point de vue sémantique, bien sûr qu’il était aisé de dire que ces deux concepts étaient ses passions mais…Qu’en savait-il ? Qu’en savais-je moi-même ? Absolument rien. Mais si je n’avais pas le moindre doute en le Côté Obscur, qui m’avait déjà tiré de sales draps quelques heures et quelques jours plus tôt, envers celui qui était mon maître, et qui s’était inutilement rendu face à ces hommes armés à peine de blasters, des doutes, oui, j’en avais. J’étais tombée dans les pommes (juste un peu), épuisée, sans réponses à mes questions, il était si calme que j’avais du mal à croire qu’il n’ait pas de plan…Et pourtant, je crains que ce ne fut le cas. Rouvrant lentement les yeux et bataillant pour me mettre en tailleur, je refoulais un haut-le-cœur au souvenir de ce que j’avais pu manger quelques minutes plus tôt. De la chair pourrie. Repas cinq étoiles pour un Rancorr. Je passai difficilement ma main à mon cou en poussant un soupir de soulagement. Mon collier était toujours là, et avec lui, cette forme singulière si souvent caressée. J’y avais pensé. J’avais pensé à changer le cristal avant la dernière vague de Technobeasts ! J’en aurais exulté de bonheur si j’en avais eu la force. Mais il me restait encore des réserves d’énergie à reconstituer, et une méditation ne me fit pas de mal. Une heure plus tard, peut-être, je m’en extirpai doucement, gardant les yeux clos, assise en tailleur, et la tête appuyée contre mon thorax, quand des bruits de pas se firent entendre. Après tout, nous ne risquions que de mourir, peut-être même là, maintenant, alors qu’Oblivius restait immobile, impassible. Je me disais : « après tout, qu’est-ce qu’ils pourraient bien vouloir à une gamine à peine foutue de soulever des cailloux avec la Force ? Si quelqu’un doit mourir d’abord, ce sera lui : ils n’a aucun intérêt à me protéger. » Nous avions déjà perdu Korra ce jour-là. Elle me manquerait, cette Twi’Lek…Mais je n’eus pas le temps de faire dans le sentimentalisme, car ce n’était pas lui qu’ils venaient chercher.


- Vous, là ! , me hêla un grade, un blaster pointé sur ma poitrine, Sortez, seule et les mains bien en vue ! Nous allons vous emmener en salle d'interrogatoire. Nous vous tendons une main en n'utilisant pas de menottes. Si vous faites le moindre mouvement, vous serez exécutée.

- Charmante attention… maugréai-je alors qu’il désactivait les lasers verrouillant notre cellule, suivi par un autre costumé, Je vais me lever et sortir, ne tirez pas… poursuivis-je avant de soupirer en mettant mes mains en evidence, la droite en l’air, la gauche contre le sol pour me redresser doucement.


Son blaster semblait suivre l’exacte position de mon cœur qui battait la chamade. « Quel merdier… » ne puis-je m’empêcher de penser en m’avançant doucement, encore un peu chancelante alors qu’une quinzaine de blasters pointèrent vers Dark Oblivius. Mais…quelque chose me paraissait étrange, une présence obscure…Dire de qui elle émanait, d’où elle provenait, ou quelque information que ce soit autre que le fait qu’elle soit là et qu’elle ne dépende pas de mon maître m’était impossible…Mais elle était là, cette sombre présence, oppressante, enivrante, puissante…A cette seule présence, je sentais cette force affluer de nouveau dans mes veines, mais elle n’avait rien des présences obscures que j’avais pu cotoyer jusqu’à lors. Celui qui m’avait ordonné de me lever reprit la parole alors que le mal de tête lancinant qui me broyait les tempes depuis mon réveil commençait à se dissiper. Il parlait bas, si bas que personne d’autre que moi ne put l’entendre…Avec une diction étrange comparée à celle qu’il avait quelques secondes plus tôt. Je restais stupéfaite, mains en évidence, en entendant ses mots.


-Précédez moi dans le couloir et gardez les mains bien en vue. A mon signal, prenez mon arme et tuez seulement les deux humains. La porte la plus proche de vous mènera à une navette que les systèmes de sécurité n'identifieront pas comme volée mais comme « départ urgent ». Votre destination y est calculée. Les droïdes ne vous feront pas de mal. Êtes-vous …. Elerina Braike ?


Elerina Braike. Un nom absolument inconnu. C’était donc lui le « possédé » de l’équipage…Un possédé qui me posait une foutue question-piège ! Elerina ? Qu’est-ce que j’en savais d’Elerina ? Point positif : l’entité n’avait soit pas le contact visuel, soit elle ne connaissait pas la dénommée Elerina. Mais par conséquent, un nouveau dilemme se posait : devais-je me faire passer pour Elerina en sachant que je serais devant cet homme et qu’il pouvait juste me coller en un instant un tir entre les omoplates si jamais il voulait s’assurer de ne pas sauver Elerina et que c’était bien Kalith qu’il souhaitait tirer de là, ou inversement, qu’il souhaitait sauver Elerina et non moi ? Le ton de sa voix ne m’indiquait absolument rien à ce sujet…et puis de toute façon je n’avais pas le temps de réfléchir, du temps, il fallait que j’en gagne, vite et sans bouger ! Facile à dire…plus difficile à faire. Je n’avais qu’un instant, et la première chose qui me vint à l’esprit en associant un nom inconnu à une manifestation de Force obscure remonta du fond de ma mémoire, une lente mélopée déclamée dans un simple holo-enregistrement par le porteur du masque, que j’avais tant idolâtré. Mais les idoles n’avaient pas leur place, c’était quelque chose que j’avais assimilé ces derniers temps à grands coups de pied au derrière. Les mots franchirent mes lèvres rapidement, de sorte à ce qu’en se redressant, le second aie entendu toute ma tirade sans que personne à part lui n’ait pu, à moins de lire sur les lèvres à la perfection, la comprendre alors que mon esprit préparait d’ores et déjà la réponse que j’allais finalement donner : si il avait, et c’était bien possible, volontairement écorché le nom de celle dont il parlait, et qu’il attendait de voir si je mentirais en décelant la faute de prononciation, j’étais fichue, définitivement. Je décidais, après une profonde inspiration, de jouer la carte de la franchise.


- La paix est un mensonge, il n'y a que la passion.
Par la passion, j'ai la puissance.
Par la puissance, j'ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j'ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libérera.

Je suis Kalith Shan.



L’assurance dont je venais de faire preuve m’étonnait mais…quelque chose m’avait guidé. Inutile de le dire une fois de plus, le flux éternel de la vie et de la mort n’avait que faire des considérations à son égard : il guidait, remettait sur la voie ceux qui le méritaient, et éjectaient ceux qui n’en étaient pas digne. La marche était lente, silencieuse. J’attendais le signal, qui ne venait toujours pas alors que nous arrivions au milieu du couloir… Encore seize mètres. Il n’y avait plus qu’à espérer que je n’avais pas répondu à côté. En un sens, à cet instant précis, je me demandais si c’était vraiment une bonne idée de faire confiance à cette voix. Mais il n’y avait pas d’autres solutions : je ne comptais pas moisir ici. J’avais fait quelques pas dans le sens du Côté Obscur. Il était grand temps de m’y plonger corps et âme.
_________________________


Forme apprentie : Soresu
Carrière choisie : Prophète Sith


Casier de Kalith Shan
Merci à Blad pour le kit ;)
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Kovarn
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MessagePosté le: 13/07/2017 17:40:08    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

La Bouche d'ombre n'avait pas d'haleine. Était-ce parce qu'il retenait son souffle ou parce qu'il lui manquait des détails organiques ? En tout cas le temps tout entier semblait s'être arrêté tandis qu'il balayait des yeux les informations qui défilaient sur sa console de commandes. C'est lui-même qui avait rédigé ces longs rapports et enchaîné les hypothèses en remplissant des datapacks entiers. Son excellente mémoire l'avait jusqu'ici prévenu d'avoir à relire tout ce travail mais étant donné l'escalade récente des événements, il préférait avoir toutes les données en tête. D'après ses recherches, et sur la seule base des oui-dires d'une période aussi chaotique que la fin de l'Empire Sith, une apprentie Sith d'origine nébuleuse avait rapidement transité entre les griffes de Kovarn et les manches bouffantes de l'Omega. Si son enquête s'avérait exacte, la jeune femme était une sensitive et avait fait l'objet d'une attention particulière. Il s'était avéré très difficile de retracer les derniers pas du Cathar et encore plus ardu de suivre la piste « Elerina Braike » sans les archives du Temple de Kashyyyk, détruit et en l'absence d'archives personnelles laissées par le duo d' Empereurs. Toutes ses recherches n'étaient que des hypothèses amassées et arrangées depuis les deux années qu'il menait son enquête. Le destin de l'apprentie mystère était un des grands mystères du tableau. Avait-elle eu un rôle à jouer dans la chute des Sith ? Avait-elle été l'apprentie des deux Jen'ari et était-elle parti en cavale avec Kovarn, si c'est bien là ce que la bouche d'ombre avait interprété de la disparition soudaine du Seigneur des Sith ? En tout cas, lorsque l'Omega avait été mis aux fers, ni le Sénat ni personne, à sa connaissance, n'avaient prononcé le moindre mot sur une apprentie perdue. De là, la Bouche d'Ombre avait étalé sa théorie : Braike avait deux destins probables. Soit elle était morte sur la Forge puisque plus aucune trace d'elle ne subsistait après l’événement, soit elle avait trahi et laissé l'Empire couler sans elle. A cette époque déjà, la Bouche d'Ombre n'était plus au Temple Sith de Kasyyyk. Mais seule la trahison de personnel intégré pouvait expliquer la chute spectaculaire de l'académie et le massacre de ses occupants par des forces invisibles, du jour au lendemain.

Ainsi, lorsqu'il avait compris que des utilisateurs de la Force aux lames chaudes évoluaient sur le vaisseau, la Bouche d'Ombre s'était détaché de tous ses « émissaires » dans la Galaxie pour se concentrer sur le capitaine en second. La Bouche d'Ombre n'était pas un bon Sith. Il était un « eta », un déchet qui n'aurait pas pu achever sa formation. Mais il avait d'autres qualités. Ses « émissaires » étaient là pour le prouver, même s'il ne seraient d'aucune utilité une fois sa cible retrouvée. Au moins il aurait attrapé des Sith. Mais étaient-ils des traîtres à la cause impériale ? Étaient-ils Elerina Braike ? Quoi qu'il en soit, l'éminence à trois griffes avait prévu les deux options. Alors que les hommes du second hommes se battaient contre le duo sensitif sous les commandements du supérieur de son émissaire, le Capitaine, il avait utilisé ce premier pour programmer les droïdes afin qu’ils n'attaquent que s'il le leur ordonnait, même s'il devait mourir, entrer les coordonnées qu'il souhaitait dans un pod du navire impérial et écrire une datacarte pour amener la plus faible des Sith à lui et lui proposer un marché. S'il s'agissait d'Elerina, il n'aurait qu'à la pousser dans la salle d'interrogatoire – la porte à droite - la presser jusqu'à ce qu'elle révèle son rôle dans la fin de l'Ordre Sith et la tuer grâce aux puissants droîdes. Si ce n'était pas le cas, il lui donnerait la datacarte et la laisserait supprimer son émissaire – dont il n'aurait plus besoin et qui serait de toute façon grillé - et l'enseigne qui les accompagnait. Elle n'aurait alors plus qu'à s'échapper par le pod, doté d'hyperdrive et d'un databloc, qui l'amènerait là où il le souhaitait. Par contre, il ne pouvait rien faire pour le plus puissant des deux Sith. Le faire sortir avec une escorte réduite était beaucoup plus suspicieux et il n'avait trouvé aucun moyen de découvrir son identité réelle. S'il était important, la Bouche d'Ombre devait espérer qu'il se délivre tout seul. Mais ce serait sans son aide.

Ainsi, la vie de la jeune femme reposait entièrement sur sa réponse. Mais cette vie, la Bouche d'Ombre s'en préoccupait peu. S'il s'agissait de Braike, il la ferait cracher et vengerait le Temple de Kashyyyk. S'il s'agissait de quelqu'un d'autre, il l'amènerait à ses côtés pour l'utiliser dans ses recherches, persuadé qu'il était que les Sith devaient vouloir retrouver les Empereurs autant que lui-même. Mais si elle refusait cela, et se rangeait contre l'héritage de l'Empire, il la supprimerait dès son arrivée. Il sera donc plus sage de dire que sa vie dépendait de sa réponse.... et de celles qui viendraient.

- La paix est un mensonge, il n'y a que la passion.
Par la passion, j'ai la puissance.
Par la puissance, j'ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j'ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libérera.

Je suis Kalith Shan.


La Bouche d'Ombre reprit sa respiration suspendue. Le nom ne lui disait rien. Du tout. Mais en tout cas, ce n'était pas celui qu'il attendait. Bien sûr, Shan pouvait mentir. Mais sa citation immédiate et inattendue du Code ressemblait à un serment, comme le « croix de bois, croix de fer » des enfants ou les litanies religieuses que certains chefs d'état récitent durant leur investiture – sur Shuu-Torun par exemple. Comme si elle avait voulu assurer la véracité de ses paroles en confirmant sa foi. Elle vivrait, pour l'instant. Comme l'on pouvait s'y attendre, les soldats qui assistaient à la scène prirent cette crise de foi soudaine pour une provocation mais n'élevèrent pas la voix ni ne dévièrent leurs canons, braqués sur le captif le plus inquiétant. L'obéissance était à la fois la grande force et la faiblesse de l'Empire, et des enfants illégitimes comme les membres de ce vaisseau. A travers sa marionnette, la Bouche d'Ombre reprit la parole , haut et fort :.

- Ouvrez la marche. Si vous faites le moindre faux pas, vous serez exterminée sur le champ.


Il leur fallut de longues secondes pour s'éloigner du groupe attendant un autre officier pour s'occuper d' Oblivius et encore un long moment avant d'arriver dans le couloir préparé à distance par le mystérieux adjuvant. La porte qui menait à la chambre d'évacuation, avec le pod à l'ordinateur de vol déjà calibré se trouvait presque vingt pas sur la gauche. Il serait impossible de s'en approcher plus puisque la salle d'interrogatoire elle, se trouvait immédiatement sur la droite. La salle était mieux aménagée qu'une simple cellule et l'amenait ici faisait sens puisque interroger deux prisonniers fanatiques dans une même cellule était une erreur qu'aucune organisation digne de ce nom ne faisait depuis longtemps. La Bouche d'Ombre attendit que son pantin soit arrivé au niveau de la salle et que la porte coulisse devant le groupe entourant la Sith pour passer à l'action. Il ne contrôlait pas, en vérité, le second par la Force. Il s'agissait d'un cyborg à l'implant intra-auriculaire recouvert avec patience. La Bouche d'Ombre n'avait jamais réussi à devenir Maître Sith. Mais c'était un démiurge cultivé.

[[Vexok savaka!]]

C'était la première fois qu'il prenait la parole. Et c'était la phrase-clé que son « émissaire » attendait. Plongeant une main à sa ceinture, il en tira son blaster, pour se suicider. Plongeant sa main dans son uniforme, il en sortit la datacarte qu'il avait rédigé sous le commandement de l'être qui habitait son crâne et la lança vers Kalith Shan en criant « Maintenant ! ». Voyant son supérieur lancer quelque chose à la captive et sortir son arme, l'enseigne comprit qu'il souhaitait assassiner l'ennemi sans sommation en obligeant ses réflexes à attraper un objet par surprise pour pouvoir lui tirer dessus pendant son geste. C'était une technique simple, mais très efficace qui utilisait les réflexes conditionnés que de nombreux combattants développent : on vous lance un objet, vous l'attrapez. On vous tire dessus pendant ce temps, vous êtes morts. L'enseigne avait déjà vu ce genre de pratique. Levant sa propre arme avec une vélocité qui aurait fait la fierté de ses instructeurs et croyant que le « Maintenant » de son supérieur lui était adressé, il lâcha une décharge de son SE-14C sur la Sith blessée..

Les droides, eux, restèrent stoïques, les bras tombants, le regard inexistant. C'était bien sûr le résultat de leur reprogrammation mais ils semblaient presque ennuyés, comme s'ils avaient compris qui se passait autour d'eux ne concernait que la Force, et l'avenir du côté obscur.


Dans ton post, tu peux mener à bien l'assassinat de l'humain et, donc, du cyborg et investir le pod afin d'y lire la datacarte si tu le souhaites. Ma réponse en sera le contenu, qui te mènera vers ta prochaine destination et t'expliquera les choses.

Sam, j'ai essayé d'utiliser des PNJ extérieurs à ta quête et différent des tiens mais tu peux reprendre ceux-là si tu le souhaites.

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MessagePosté le: 14/07/2017 19:56:54    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

-Maintenant!

Je n'attendais que ça. Depuis onze mètres de couloir déjà, je prévoyais la façon dont les choses allaient se présenter. Je serais de dos, je devrais me retourner, prendre son blaster, abattre l'enseigne puis lui tirer dessus. En vue de gagner une demi-seconde salvatrice, je comptais me baisser en prenant son arme et lui refaire les gonades en tentant d'atteindre un point vital chez le soldat qui se trouvait derrière lui. Il avait élevé la voix pour annoncer son signal. Ca par contre, je ne l'avais pas prévu le moins du monde : l'enseigne était alerté. L'homme, sortant son blaster pour me laisser le prendre, m'envoya en même temps une datacarte tandis que, comme prévu, les droïdes restaient stoïques, mais je ne rattrapai pas l'objet, ne le suivant qu'un instant du regard pour me concentrer sur l'arme. L'enseigne avait dégainé la sienne avant que je n'aie le temps de prendre celle que l'on me tendait, et je n'avais de toute évidence pas la possibilité d'esquiver quoi que ce soit: me baisser voulait dire prendre un tir non dans le coeur mais dans la tête, me décaler voulait dire être suivie par le blaster en une demi-seconde à peine, et finir une fois de plus avec un petit côté "passoire goth-new age"...Mon réflexe premier fut celui qui me sauva la mise: puisant dans mes réserves, la rage au coeur, n'ayant qu'une chance pour parvenir à me sortir de là, je sentis affluer dans mes veines ce flux puissant et si agréable. J'arrivais à grand peine, mais juste à temps, à envoyer une poussée de Force dans le poignet de l'homme, qui tira à cet instant précis, touchant le haut de mon épaule droite en me faisant lâcher un hurlement et me courber en avant, rencontrant de ma main gauche, dans mon réflexe de me plier pour protéger la partie atteinte, le blaster que j'étais sensée prendre et je le saisis vivement en me redressant aussitôt, envoyant un royal coup de tête dans le menton de celui qui me l'avait tendu, avant de lui envoyer une salve de laser écarlate dans la gorge avant qu'il ne s'effondre : un second tir de l'enseigne lui avait perforé la poitrine, n'ayant pas prévu que son supérieur serait ainsi repoussé dans sa ligne de mire, me laissant juste le temps d'appuyer frénétiquement sur la gâchette, augmentant radicalement l'aération de son uniforme et de ses systèmes digestif et respiratoire.

La peau et le derme de mon épaule étaient endommagés, mais j'avais échappé à la perforation osseuse et a la déchirure ligamenteuse. Les droïdes, stoïques, semblaient ne même pas se préoccuper de ce qui allait se passer, mais je ne perdis pas de temps à les contempler, ramassant le blaster de l'enseigne et la datacarte maladroitement en quelques gestes frénétiques, pour rapidement abandonner la funeste porte de la salle d'interrogatoire et me diriger vers les capsules de sauvetage, plaquant le dos de ma main valide contre la plaie déjà cautérisée. Ca faisait beaucoup de carbonisations à la journée, mon dos ayant subi ce procédé pour éviter que les blessures infligées plus tôt par les technobeasts ne s'infectent... J'en aurais de nouveau crié de douleur si je n'étais pas sure et certaine que d'autres soldats n'allaient pas, quelques instants plus tard, se manifester, et pas simplement pour un bonjour cordial. "la porte la plus proche", il ne fallait pas me le dire deux fois! Elle n'était heureusement pas verrouillée, aussi l'ouvris-je d'un geste sec et m'engouffrai-je dans la navette qui s'y trouvait, activant les commandes comme je l'avais si souvent fait dans les vaisseaux de ce type qu'il fallait essayer, sur Kuat, avant qu'ils ne partent pour rejoindre les biens de leurs futurs propriétaires. Le pilotage automatique s'était enclenché, le sas s'était ouvert, et à peine eus-je le temps de me sangler que déjà l'appareil décollait. La navette était conçue pour extraire jusqu'à six hommes si le vaisseau-mère venait à être en danger, il devait bien y avoir dedans quelque chose qui me permettrait de favoriser le rétablissement de mes blessures (littéralement) de guerre acquises ces dernières vingt-quatre heures...la tête me tournait, j'avais littéralement mal partout, et je ne savais pas où j'allais.

- Tu devrais te reposer, Kalith, puisque tu en as l'occasion., me conseilla la tête d'HK toujours accrochée à ma ceinture.
- Je dois...savoir ce que contient...cette foutue datacarte...Pas le temps de me "reposer"...
- Même pas de méditer?, retenta-t'il.
- Non. répondis-je sèchement en insérant la datacarte dans le lecteur du tableau de bord.

Il fallait que je me concentre, mais la douleur me tiraillait encore et encore... Je n'avais que seize ans, seize ans, bordel! l'âge auquel un padawan commençait à suivre son maître sur les missions basiques...J'étais déjà intervenue sur une petite excursion culturelle au sein d'une des planètes les plus dangereuses de la Galaxie, de ce qu'on en disait dans mon enfance (et à en juger par les chiens et les dragons, ce n'était pas pour rien), j'avais failli mourir devant des gardes, des droïdes, des animaux nauséabonds, des cadavres mécaniques, des soldats...ça commençait à faire beaucoup pour une gamine de seize ans. J'étais déterminée à devenir une Sith, mais...si j'avais prévu que les choses se passeraient comme ça...Je n'aurais certainement pas tenté d'en devenir une. Paradoxalement, maintenant que j'avais vécu tout ça, je me refusais à un autre destin. Je n'avais pas fait tous ces efforts pou rentrer à la maison et me faire cuisiner un rôti par papa et maman et retourner à l'école pour concevoir des vaisseaux sans jamais user de ce que ces quelques semaines m'avaient apprises. Non. Je voulais en savoir plus. Mon ancêtre était un standard de puissance que je n'égalerais sans doute jamais. Pas de la manière dont je l'entendais lorsque j'avais volé cette navette en tout cas. Mais peut-être laisserai-je ma trace au sein de l'histoire.

Cela dit, une question me tiraillait alors que la lecture des données de la datacarte se lançait. Oblivius m'avait appris que la fureur et la haine étaient les seuls moteurs de cette puissance qu'offrait le Côté Obscu mais...Les mots que je répétais quelques instants plus tôt, le Code Sith n'en disait pas tant d'inclusivité. La Passion était le moteur. La passion pour l'apprentissage pouvait en être un, la passion pour le changement, pas seulement la passion pour la mort et la souffrance. celles-ci n'étaient au final que des étapes du chemin à parcourir pour atteindre l'objectif. Des...balises. Pas des moteurs. De simples points de passage. La puissance que pouvait offrir la véritable passion eu égard de celle que permettait de déployer cette fureur et cette haine, devait dépasser l'entendement...quiconque le comprendrait n'aurait alors plus qu'à l'exploiter...Mais là était le problème. Comment exploiter cette puissance? Je me souvins de cet instant où, face aux technobeasts, je pensais au fond de moi à la seule personne dans mon entourage qui avait été en un sens proche de moi durant ces temps difficiles. Ce n'était pas à survivre ni à tuer que je pensais. Mais à Korra. Les sentiments ? Non, il ne s'agissait pas de cela, j'avais de l'affection pour elle, et nous sommes vites entrée l'une dans le petit jeu de séduction de l'autre...Mais je souhaitais la venger, simplement car nous partagions en commun un amour certain de la vie comme de la mort, dans deux sens différents. Nous partagions une manière similaire de penser et d'agir. C'était pour la disparition de ces idéaux en un âme proche que je m'étais battue comme une lionne. Ce n'était pas la paix, la sérénité, le calme et l'équilibre, comme le prônaient les Jedi de l'ancien temps qui m'avait apportée cette Force. C'était bien plus que ça. Mais je n'avais plus vraiment de temps pour cogiter: la lecture de la datacarte commençait déjà alors que la navette avançait dans l'espace infini, et que le sang battait encore à mes tempes juvéniles...
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MessagePosté le: 15/07/2017 12:23:59    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

Quand les chevaux du Temps s’arrêtent à ma porte
J’hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu’une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu’il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu’un jour où viendrait l’attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer.

Les Chevaux du Temps- Supervieille


Le corps désarticulé du pantin tomba aux pieds des golems de circuits et de boulons. La chute avait été pathétique, la position du macchabée tenait du ridicule. Et pourtant, c'est lui qui avait gagné et raflé la mise. C'était lui le seul joueur de la partie d'ailleurs.Les autres n'étaient que des pions. Tandis que la tête de son émissaire frappait le sol dans un clang ! métallique, la Bouche d'Ombre profita des quelques moments de connexion qui lui restaient dans le crâne infiltré pour réfléchir aux événements récents. Il aurait pu, aisément pu, tirer dans le flanc de l'enseigne tout en dégainant l'arme de son pantin. Il aurait pu programmer les droïdes pour qu'ils massacrent les deux humains et efface ses traces encore bien mieux que la mystérieuse Sith-qui-n'était-pas-Elerina-Braike ne l'avait pu faire. Mais il s'était abstenu et il savait pourquoi. Le code que la jeune femme avait récité n'avait aucun sens, pas le moindre intérêt s'il n'était pas vécu. S'il n'était pas compris dans la chair et les os, plus que dans l'esprit en lui-même. La passion n'a aucun sens si l'on a jamais eu peur de ne plus revoir ses proches, si l'on a la certitude de réussir et de garder près de nous tout ce et tous ceux qui nous animent. La victoire n'a aucun sens si l'on a pas goûté la chaleur moite de la mort frôler sa peau, si l'on a pas cru que son cœur allait exploser alors que notre épaule se déboîtait, si l'on a pas senti ce dont sont capables les hommes et les poignards affûtes qu'ils promènent sans cesse sur notre poitrine, avec un petit sourire d'amitié pudique, dans l'attente du meilleur moment pour l'enfoncer au plus profond de la chair. Sans expérience de la mort et exaltation de la survie, les émotions de pauvres vivants conditionnés à une vie dolente n'étaient pas suffisantes. Qui n'a pas goûté la mort n'a aucune idée de ce que cela fait de mordre dans la vie. Et ne comprend donc pas l'intérêt de la faire sienne en toute liberté et à jamais. La voie Sith n'était que la réponse à une soif de vie illimitée qui ne pouvait s'épancher que dans le côté obscur, aux horizons infinis. Tels étaient la clef du Code Sith et la raison de leur incompréhension éternelle.

La Bouche d'Ombre avait entendu les paroles de l'apprentie inconnue mais il avait voulu les lui faire comprendre dans toute leur ampleur. Leur donner un sens à travers l'adrénaline du combat pour la vie, la seule et unique raison de se battre. S'il voulait proposer à la jeune femme de se battre pour la mémoire de l'Empire Sith et les valeurs des temps anciens, pour le langage et les massassi, pour les Empereurs et leurs pouvoirs, il devait d'abord vérifier qu'elle était portée par le souffle de sa propre Vie, qu'elle s'y accrochait du mieux possible. Autrement, elle n'aurait jamais pu avancer sur la Voie. Au loin, la porte coulissante de l'escape pod se referma sur une humaine vivante, haletante qui allait devenir une comète rouge foudroyant l'espace galactique pour lui tomber dessus.Mais la Bouche d'Ombre ne craignait pas les comètes : elles étaient attachées au fil de ses doigts et il les contrôlaient. D'une simple pression du doigt, il rompit sa connexion avec les circuits intégrés de son émissaire et, ce faisant, vida d'un seul coup les différentes traces de vie coulaient encore dans le cadavre désarticulé. Il n'avait aucune affection pour ses créations de puces et de sang. Mais par contre...

Le mystérieux alien se leva de son siège, beaucoup plus petit qu'on aurait pu l'imaginer. Le bruissement de sa bure emplit la pièce d'échos de tissu froissés et frustrés mais ses pattes ne firent pas le moindre bruit lorsqu'elles touchèrent le sol. Refermant la salle derrière lui, il descendit un escalier qui menait vers des abîmes aussi denses qu'odorantes, dont lui seul avait le secret, tout en réfléchissant. Non décidément, il n'avait aucune affection pour ses créations de plaques, organismes artificiels que la Force ignorait, voire détestait. Par contre, il savait infuser la vie autrement et cette fois, le côté obscur le conseillait et l'entourait de son soutien, en lui murmurant à l'oreille...

…....

Citation:
CONTENU DE LA DATACARTE ANALYSÉ
(100%)


Ficher 1 :


Fichier 2 :
[[ Texte en langage Sith : l'ordinateur de bord ne possède pas de banque de données viables pour traduire cet élément]]

Voici votre destination, Mwintuska hâskûjontû
Vous vous demandez très certainement qui je suis et pourquoi je vous aidé La réponse est d'abord : parce que je ne pouvais aider votre maître. Ensuite : parce que si vous aviez été Elerina Braike, je voulais vous supprimer de mes mains. Enfin : je travaille pour les Sith. Les vrai et seuls. Appelez moi « la Bouche d'Ombre » et gardez en tête que je peux vous aider sur la Voie. Et apporter des réponses à vos questions. Vous êtes en vie grâce à moi mais je vous surveille désormais, et j'ai besoin de savoir si vous pouvez aider les Sith autant que les Sith peuvent vous aider.

Les chances que cette datacarte tombent entre de mauvaises mains sont trop élevées : ce sont les chances que vous échouiez à vous libérer malgré mon aide et que vous ne puissiez prendre la carte à C'est pourquoi je n'ai pas indiqué ma position exacte sur l'ordinateur de vol, vous atterrirez à Aldera. Là, une personne peut vous aider à me trouver, si vous le méritez et souhaitez. Ou vous supprimer si vous me cherchez pour me détruire. C'est une humaine, comme vous. Vous pullulez, décidément. Elle est blonde, porte une longue cape verte et est accompagnée d'une unité astromécano dont toutes les fonctions sont défaillantes, sauf les fonctions motrices. Elle rôdera autour d'un boîte nocturne du bas Aldera appelée « The Queen's Lipstick ».

Évoluer dans les ombres et le silence sera votre credo à partir de maintenant, si vous voulez survivre. C'est pourquoi je vous conseille de réfléchir avant de poser ce vaisseau marqué comme « urgence impériale » dans le spatioport d'Aldera. Ma manipulation empêchera seulement le destroyer de vous détruire mais vous devriez plutôt poser ce pod sur la planète neutre ou sans ports la plus proche et prendre la navette pour Alderaan.


Question de survie.


HRP- N'oublie pas de payer la navette dans la section appropriée.
- Ton prochain post à Alderaan peut couvrir ton échappée, ta progression jusqu'à Aldera et ta traque de l'humaine en cape verte jusqu'au moment où tu l'aborderas. Elle n'est présente devant la boîte que le soir, donc tu peux la rater si tu viens en journée. Bien sûr, tu ne sais pas comment elle va réagir.
- Concernant tes blessures non-mortelles, un embranchement te permettra bientôt de les soigner dans un petit RP repos ou de continuer comme ça jusqu'à ton objectif. Quant à ton sabrolaser, une surprise t'attend.

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MessagePosté le: 20/07/2017 10:12:20    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

Enfin. Enfin hors de ce vaisseau. Oblivius s'en sortirait fort bien seul. Je soupirais en laissant le pilotage automatique me porter. De par la codification d'extraction d'urgence, ma navette ne risquait pas d'être ciblée par des tirs venant de l'énorme destroyer ennemi, et très franchement, je n'étais pas prête à m'en plaindre. Je caressais doucement le cristal de Revan en observant les données qui passaient sur l'ordinateur de bord. Une sympathique affiche m'invitait à faire un tour sur Alderaan, et je doutais très franchement de m'être faite extraire de ce guêpier par un promoteur de voyage. Le second document me demanda un temps certain de compréhension, mais j'en saisis l'essentiel. Les données qu'avaient rassemblés mes parents pour moi, lorsque j'étais plus jeune, n'avaient pas été inutiles jusqu'à lors et elles ne l'étaient toujours pas : sans maîtriser à la perfection la langue Sith, j'en comprenais tout de même une grande partie, d'autant plus que ce texte n'était pas d'une complexité exceptionnelle. Alderaan, trouver une humaine blonde avec une cape verte, aux alentours club de nuit, ne pas se poser n'importe où, Elerina Braïke devait mourir, j'avais été sauvée par la "Bouche d'Ombre", qui pensait que j'en voulais à ses jours (j'avais aussi compris le mot "supprimer", et je ne crois pas qu'il s'appliquât aux données mais plutôt à ma personne. Rassurant.) potentiellement.

Il est vrai que c'eut pu être le cas, si Oblivius m'avait sorti de là, je me serais faite désintégrer en tentant de lui faire payer son geste d'abandon servile. Seulement, d'une part, c'eut été un véritable suicide, or je comptais bien survivre, et d'autre part, ce n'était pas le cas. Ma méditation ne me plongea pas comme d'accoutumée dans la fureur la plus noire, mon esprit dérivant peu à peu vers une forme de...regret? Non, ce n'était pas du regret. C'était une envie, une envie qui remontait du fond de mes entrailles : l'envie de me faire un nom parmi les Sith. La passivité des Jedi ne m'avait jamais attirée. Quand j'avais vu ce dont j'étais capable dans cette forteresse, je m'étais sidérée moi-même. Le Côté Obscur était puissant sur Korriban, et mes capacités en avaient été fortement améliorées, mais en un sens, n'était-ce pas de cela dont je rêvais? A quinze ans, j'étais une petite fille "sage" de deux ingénieurs de Kuat, à seize, j'étais une apprentie Sith. La soif de pouvoir, de connaissances, la passion pour cet apprentissage m'avait menée jusque là. C'était le désir profond de le compléter qui me guider. Et après? Après...Il y a toujours quelque chose à apprendre. Les gardes ne nous avaient pas fouillés en entrant dans cette cellule, j'avais toujours sur moi le carnet de Bélia, quoi que le sabre d'Oblivius soit resté à bord, et grand bien lui en fasse. Je ne sais encore par quel miracle de prémonition inconsciente j'avais pu penser à intervertir les cristaux entre le sabre et le pendentif...Mais il me fallait des armes si je voulais avoir une chance de survivre, et surtout, il fallait que je me pose quelque part. Deux blasters suffiraient, quand bien même je ne pouvais tirer qu'avec un, mon bras droit presque hors-service ne me serait pas d'une grande utilité : pour des mouvements lents, tout allait bien : je pouvais largement piloter dans le calme, mais un champ d'astéroïde ou un assaut ennemi seraient trop difficiles à encaisser pour mon bras droit. Et HK n'avait plus de corps...


- Ja'ak..., lachaî-je en gardant les yeux fermés. Libre? Non. Mais je me plaisais à le croire.

Je soupirais calmement en réfléchissant à la situation. Alderaa n'était pas la porte à côté et ce vaisseau ne possédait pas d'hyperdrive. Sans propulsion en vitesse-lumière, inutile d'espérer arriver à bon port avant le lendemain. Je me levais calmement en laissant le pilotage automatique faire son oeuvre, en quête de quelque chose dans ce vaisseau qui pourrait se manger, ou servir de bandage...des rations pour clones expirées depuis près d'un mois se trouvaient là. Heureusement bien empaquetées il n'y avait aucune trace de moisissure sur la nourriture concentrée, qui avait cela dit un goût dégueulasse. Mais à côté de la chair pourrie, c'était un véritable festin en barres condensées. Qu'est-ce que j'aurais pas donné pour un @£*!&% de rôti. Mais inutile d'en rêver, je n'en trouverais pas ici. En ce qui concernait les bandages, il se trouvait, à l'arrière de la navette, des tissus de camouflage basiques qui feraient très largement l'affaire, aussi m'affairai-je à m'en entourer l'épaule avant de retourner aux commandes : une idée venait de germer dans mon esprit. Désactivation du pilote automatique, entrées de nouvelles coordonnées: direction Tiss'Sharl. Inutile de rendre visite à ma famille, ou de tenter de me poser sur Kuat. J'avais quelqu'un d'autre à aller voir. Cinq heures de voyage furent nécessaires pour arriver sur la planète, et je dus choisir judicieusement mon point d'atterrissage : une vaste plaine sur le quatrième méridien, dirigé par une connaissance de longue date, ferait largement l'affaire. Je m'approchais doucement de la planète, ralentissant la navette en cherchant comment désactiver son identification, mais une voix familière se fit entendre dans le communicateur. Une voix sifflante, émise par une bouche qui n'avait pas pour fonction première de parler le Basic.

- Identification du vaisseau requise, vous n'avez pas la permission d'atterrir, tentez une approche, et nous ouvrons le feu.

- T'oserais quand même pas descendre quelqu'un que tu as élevé, Kha-vi-Ruë! Kalith nsskar voe !

- Ka...J'arrive tout de suite, accordez une exception, levez les batteries antiaériennes!


Uul-Rha-Sahd et lui avaient été mes parents adoptifs du temps ou mes géniteurs travaillaient tant qu'ils n'avaient pas de temps pour s'occupper de moi. Huit ans durant, ils m'avaient élevée, enseigné la langue Tiss'shar ("c'est bien, mais il va falloir travailler ton accent!" ... J'ai pas de langue fourchue à disposition, contrairement à vous!), appris les rudiments du combat, et...à la vérité, je les avais toujours considéré comme mes parents plus encore que ceux qui m'avaient mis au monde et dont pourtant je revendiquais la liaison familiale. Atterrissant quoi qu'un peu brusquement, je descendis de la navette rapidement pour me planter devant le grand tiss'shar, qui m'enlaça doucement, bientôt rejoint par sa compagne dans la vie comme dans le meurtre: assassins et commerçants, les deux métiers n'étaient pas incompatibles pour eux.

- Ca fait plaisir de te revoir...Mais tu as sale mine, viens manger et te laver, nous te trouverons des vêtements propres demain!
- Je ne veux pas vous déranger, je venais juste me reposer un peu dans un coin, vous êtes toujours si..."occupés"?
- Ne m'en parle pas! Depuis que je siège au conseil de la Ligue, je n'ai plus tellement de temps pour moi! Tu tombes bien, une heure plus tôt et personne n'aurait pu confirmer ton identité...Mais qu'est-ce que tu fiches dans une navette de l'empire?
- Je fuis. Aurais-tu l'amabilité de détruire cette navette, d'ailleurs ? Je n'aimerais pas qu'un traceur s'y trouve.

Un signe de la main plus tard, nous nous éloignions du vaisseau pour aller jusqu'à la demeure des deux Tiss'Shar. Uul-Rha avait toujours été beaucoup moins effusive que son mari, en ce qui concernait la parole (en ce qui concernait l'hémoglobine, cela restait encore à voir), mais sa main posée sur mon épaule intacte signifiait bien plus que des mots. Une explosion survint dérrière nous, assez loin pour ne nous toucher que d'une fine brise, la fin du souffle nous revenant. Efficaces, ces canons. Nous sommes ensuites entrés dans leur "demeure". Un palace à six étages qui accueillait leur vie quotidienne, leurs bureaux, leurs domestiques, les sièges de leurs entreprises, leur service de sécurité, leur armurerie...en bref, une véritable micro-cité, comme les demeures de tous les membres de la Ligue Tiss'sharl, d'ailleurs. Une douche ne fit pas de mal à ma petite personne et à mon épaule, qu'un droïde médical examina. Les plaies de mon dos n'étaient plus qu'un lointain souvenir, à l'heure du dîner, quoi qu'il en restât pour chacun une fine cicatrice. Je refusais de les effacer entièrement. Elles faisaient partie de ma vie, partie de moi. C'était mon histoire. L'épaule bandée correctement, arrangée quelque peu sans être guérie, je descendis dans une tenue légère, composée d'une robe simple et de sandales. Il y avait des années que je n'avais porté pareil vêtement, depuis bien...sept ou huit ans déjà.

Le repas fut servi en grande pompe, et j'en étais un peu gênée. Assassins, mais personnes au grand coeur. Cela faisait largement réfléchir sur la nature de l'acte de donner la mort et la vision manichéenne du monde, mais je n'en avais pas réellement le temps, préférant profiter d'un VRAI bout de viande cuit, pas en état de décomposition avancée, et du reste du repas, du vin local, toujours aussi corsé, et du digestif amer à base de racines de plantes endémiques. Que de temps depuis ma dernière visite...j'eus aimé rester une petite semaine, mais attendre n'était pas dans mes projets. Il me fallait au plus vite rallier Alderaan. Je ne voulais pas perdre, au bénéfice d'un luxe néanmoins agréable, le privilège qui m'était offert: rallier un Sith pour compléter ma formation. Apprendre, encore et encore. Avancer, encore et toujours. Progresser, pour un jour pouvoir étancher ma soif de connaissances. Parler cette langue sifflante qui avait bercé mon enfance me fit le plus grand bien, et passer un peu de temps avec mes parents adoptifs m'en fit encore plus. Dormir dans un VRAI lit, loin de l'espace, sur une terre familière, voilà quelque chose qui m'avait aussi manqué. Je dormis jusqu'au lendemain soir, et les deux Tiss'Shar m'accompagnèrent jusqu'à l'astroport. Nous nous saluâmes cordialement, tandis que je fis la promesse de revenir les voir des que possible. Ils allaient me manquer, c'était un fait. Mais je ne voulais pas en rester là. Il était grand temps de rallier Aldeeran. Quelques provisions pour le voyage, un holster pour les blasters "empruntés" sur le vaisseau, et me revoilà partie contre quelques crédits. Le voyage allait quelque peu durer, mais au moins serai-je incognito, sans risquer que ma navette ne me porte préjudice...

[HRP : ouverture d'un nouveau RP sur Aldeeran à venir, fin de celui-ci]
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MessagePosté le: 20/08/2017 10:25:51    Sujet du message: Rekindled Répondre en citant

Le pouvoir, un sentiment, une réalité, que tous désires. Combien sont mort pour ce simple mot ? Combien ont échoués à l'atteindre entrainant de nombreuses vies avec eux. Et même lorsqu'on l'atteint, le garder devient encore plus difficile et nous pousse à faire de nombreux sacrifice. Pour ce simple mot.

Ma soif de pouvoir m'avait amené à prendre des décisions infondées et périlleuses envers les personnes qui avaient vu en ma vision une promesse d'avenir. Mais cette vision, cette utopie avait ôté la vie à de nombreuses personnes. La chaire et le sang, la souffrance et la mort. N'est ce pas ce que les cultes Obscurs doivent inspirer ? Tout comme les Jedi doivent inspirer le respect et la paix. Nous sommes l'ombre et par conséquent destiné à être haï, pourchassés et méprisés. Ni confiance ni compassion, l'ombre ne mérite que la mort au profit de la lumière.

Nous sommes le chaos, ils sont l'ordre. Mais la Force a bien des aspects et se cantonner à ses deux opposés est une erreur que la galaxie entière fait. L'ombre, la lumière. Qu'importe puisque nous pouvons choisir ses côtés à n'importe quel moment. Il n'y a que la Force, l'origine de toute vie ici et nous en sommes les messagers, d'Obscur messagers, mais dont la mission est importante. Nous devons rappeler à la galaxie qui où que l'on soit, qui que l'on soit nous avons cette part d'Ombre.

Et lorsque cette menace arrivera. L'ombre et la Lumière n'auront d'autre choix que de se battre ensemble. Nous ne seront plus des messagers lorsqu'ils arriveront, mais des guerriers, des guerriers de la Force. Et si nos différences et nos rancoeurs ne s'estompe pas, alors la Force elle même sera anéanti et par conséquent, l'ensemble des espèces présentent dans la galaxie.

Une nouvelle guerre va ravager notre galaxie, mais cette fois-ci elle ne sera pas le fruit de lutte interne, de combat idéologique. Non cette fois-ci c'est la mort elle même qui va frapper nos planètes. Une guerre que nous ne pouvons pas perdre.

Et ce n'est pas dans cette fichu cellule qui j'arriverais à mon but, un but fixé par la Force elle même.

Kalith venait de quitter la cellule. Mais je pouvais encore sentir sa présence. Très fortement. Sa haine aussi. Une jeune fille aux grands talents, mais dont l'esprit et le physique ont été rudement mit à l'épreuve. Il est étonnant, dans le bon sens du terme qu'elle n'ai pas craquée. N'importe qui d'autre l'aurait fait après tous ce qu'elle a pu vivre ses dernières semaines.

Le silence aurait pu être pesant, mais l'obscurité et l'absence total de dérangement était idéal pour une méditation intense. Mon corps avait souffert. Peu habitué encore à une utilisation aussi intensive du côté Obscur. Les blessures étaient superficiels et peu nombreuse. Ma régénération n'en serait que plus rapide et une fois mes forces revenues, aucun blaster, aucun être vivant ou mécanique ne saurait m'arrêter.

Mon esprit se libérant de mon enveloppe charnel pour se perdre dans les méandres de la Force. A travers cela je pouvais sentir la progression de Kalith suivant un être assez singulier. Caché, enfoui. Mais sa connexion avec la Force ne faisait aucun doute. Une façon de se dissimuler aux yeux de l'autre Sith présent à bord. Une présence affirmée et sans aucune tentative de bridage.

Il se passait donc quelque chose de louche. Mon concentration s'intensifia. Ma connexion au côté Obscur s'en trouva renforcé, assez pour ressentir la fuite de Kalith, la mort d'un être. Une fuite rapide, sa présence disparaissant en quelques secondes.

Ainsi, je me retrouvai seul sur cet immense vaisseau. Sans apprentie, sans vaisseau, sans armée. Curieuse sensation. L'échec ne m'était en aucun cas inconnu, mais à une telle ampleur c'était une première.

L'équipage s'agitait. La disparition d'un prisonnier à bord d'un vaisseau n'était jamais bon impliquant toujours une trahison interne. Des soldats arrivèrent à ma cellule, certainement pour vérifier si j'étais toujours bel et bien présent. Assis en tailleur trônant au milieu de la pièce yeux clos. Je pouvais sentir les regards posés sur moi, leurs émotions, plus négatives sur le coup. Je pouvais m'en nourrir d'ici. Aspirant tout les vidant de toute émotion. Perturbé par ma présence qui s'étendait petit à petit tamisant les lumières plongeant les couloirs dans un sombre sinistre tandis que dans les dernières lueurs, on pouvait distinguer aisément une ombre se propager.

Le noir total aspirant tout, brouillant les sens. Elle était opaque, oppressante et semblait toute puissante, mais pourtant elle disparut d'un claquement de doigt redonnant son pouvoir à la lumière. Je n'avais pas bougé, mais l'un des Hommes gisait au sol tremblant de tout son long. Alerté par l'état de son coéquipier, la petite troupe me braqua instinctivement tandis que deux soldats transportèrent le "blessé" hors de la prison, certainement pour finir à l'infirmerie.


-" On ne dérange pas un Seigneur Sith en méditation. "-

- Tu t'es rendu bien facilement pour un Seigneur Sith. Rétorqua une femme.

Mes yeux s'ouvrirent, une silhouette fine, un regard fermé, un sabre à la ceinture. Et une présence dans le côté Obscur de la Force.

-" Pourquoi se battre contre de potentiel alliés ? "-

- Il n'y a aucune possibilité d'alliance, ton échec sur Korriban nous prouve beaucoup de chose.

-" Un échec ? Les pertes ont été nombreuse, mais la mission fut un succès. "-

- Tu parles de ce cristal sans aucune valeur ? Sacrifié des milliers d'Hommes pour un simple cailloux. Qui serait assez fou pour faire cela ?!

-" Leurs morts seront vengés, mais elles étaient nécessaire. Mais tu ne peux pas le comprendre. "-

- Le fanatisme est ce qui a fait tomber l'Ordre Sith, c'est à cause de taré comme toi que les Sith sont en voie d'extinction.

-" Ton manque de foi n'est pas étonnant. Mais fait de la peine à voir. "-

- Tu as de la chance que le Capitaine veut que tu restes en vie, sinon ta tête aurait déjà rejoins le vide spatial.

-" Je comprend mieux ta frustration. Tu n'es qu'une simple subordonnée, incapable de briser ses chaînes. "-

- Tu joue à un jeu dangereux Sith.

-" En quoi j'intéresse ton Maître ? "-

- Tout. Mais nous sommes bientôt arrivés, tu le verras par toi même.

-" Bien. Puis-je méditer en paix ? "-

Pas de réponse si ce n'est son départ. Le voyage allait arriver à son terme. Et je n'étais pas encore totalement prêt.
_________________________
Casier= http://star-wars-rpg.soforums.com/t3914-Casier-n-200803.htm
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MessagePosté le: 21/11/2017 05:23:58    Sujet du message: Rekindled

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