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Le sang des insoumis.

 
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Nash Futhark
Imperium

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MessagePosté le: 04/07/2017 13:29:56    Sujet du message: Le sang des insoumis. Répondre en citant

Précédemment.


Un bip sonore vient réveiller le major Remish. Celui-ci se glisse rapidement hors de sa couchette et entreprend d'enfiler une combinaison d'intervention entièrement noire. Il se dévisage ensuite dans un miroir, avec ce regard sinistre de tueur et ce visage dur de type qui a vécu bien des batailles. Aujourd'hui, il n'allait pas cogner et insulter des recrues pour qu'elles avancent au pas. Non. Aujourd'hui, il allait envoyer à la mort ces recrues, et ôter la vie à quelques autres personnages. Son grand-père avait été un tueur, son père était un tueur... Et il est lui-même un tueur. Cette galaxie est remplie de tueurs et est dirigée par d'innombrables tueurs. C'est une chose indéniable. Une chose que le sous-officier accepte. Seuls les faibles pensent qu'une galaxie peut être gouvernée sans la moindre once de violence. Ces foutus politiciens aux visages bien faits et aux mains bien blanches pensent pouvoir ramener la paix dans cette foutue galaxie sans la moindre effusion de sang et de terreur. Mais il faut parfois se salir les mains pour conserver cette même paix. Cette même paix qu'ils bafouent avec leurs complots et leurs querelles enfantines ! Qu'ils aillent tous pourrir dix pieds sous terre !
Oui. Il est un tueur, un soldat. Et cela lui convient parfaitement. Les militaires font ce qui doit être fait et ne se posent pas la question de savoir si ce qu'ils font est juste ou non. On reçoit des ordres et on les exécute, c'est aussi simple que ça. Le reste ne concerne que les officiers et autres trous du cul qui donnent les directives. Remish fait juste en sorte que le boulot soit bien fait afin que cela ne lui retombe pas dessus. Mais le plan foireux de Chadelle l'a empêché de dormir cette nuit. Et c'est donc particulièrement irrité et cerné qu'il se dirige vers le réfectoire où les soldats et les nouvelles recrues se restaurent.


- Les bleus ! J'espère que vous avez bien mangé, car l'heure est venue pour vous de vous vider de vos tripes ! Avec moi ! Vocifère t-il en rentrant dans le mess.

Et il repart aussi vite qu'il est entré, telle une furie. Les hommes présents dans la salle de restauration donnent des claques amicales sur les épaules des recrues et lancent des commentaires moqueurs à leur passage. Bien que de tels comportements soient considérés comme de l'indiscipline et du manque de respect, personne ne semble s'en offusquer. Pas même les officiers et les sous-officiers. Il est coutume dans les forces spéciales de l'Impérium d'agir de la sorte avec les nouvelles têtes. Avec le temps, ceci est devenu une sorte de coutume, de tradition. Un petit bizutage tout gentillet avant le baptême du feu.
Remish s'assure toutefois que les jeunes impériaux soient dans son sillage et arpente une nouvelle série de couloirs. Au bout d'un moment, il s'engouffre dans une salle qui semble être une armurerie. Des armes aussi diverses que variées, pour la plupart de facture impériale, se côtoient dans des râteliers muraux très nombreux. Dans un coin de la pièce, des tenues entièrement noires sont disposées sur des tables et sont accompagnées de vestes tactiques. Pas de casques, ni de protections lourdes. L’État-major n'est pas prêt à dépenser des dizaines de milliers de crédits pour équiper des recrues avec des armures neuves. C'est une chose qui doit se mériter. En versant son sang ou celui de ses ennemis. D'un autre côté, la légèreté permet d'être plus discret et bien plus mobile dans des opérations où la furtivité et la rapidité sont deux éléments souvent requis.


- Et bien Mesdemoiselles, ne restez pas plantées là ! Enfilez-moi vos tenues et prenez l'arme qui vous semble la plus adaptée à vos besoins. Choisissez bien ! Car elle sera votre plus fidèle amie lors des combats à venir. Commence l'instructeur en glissant un SC-4 dans son holster de jambe. L'armée impériale, dans sa grande bonté, a même décidé de vous offrir une veste Blast. C'est une protection sommaire qui n'est efficace contre les blasters que dix minutes ! Je vous conseille de bien choisir le moment où vous allez activer le champ de protection de votre veste. La moindre erreur vous sera fatale...

Le sous-officier enfile ensuite sa propre veste, au côté de ses hommes et en profite pour scruter les visages de chacun. A en voir la tête de certains, c'est la peur et l'appréhension qui semblent dominer. D'autres n'affichent aucune émotion, comme s'ils sont indifférents. A moins qu'ils n'aient tout simplement pas envie de se questionner sur ce qui les attend. Et il vaut peut-être mieux pour eux, en effet, ne pas trop se poser de questions. C'est le meilleur moyen d'être nerveux et de ramollir ses réflexes. Remish en avait vu certains, tellement angoissés, se pisser dessus dans le transport juste avant une opération militaire. C'était ce genre de type qui y passait en premier en général. L'impérial se demande, en arrachant un DC-17m d'un râtelier, si l'un de ses "poulains" aura l'audace de suivre l'exemple d'un de ces gars là.
Lorsque tout le monde est prêt et équipé en conséquence, le groupe reprend sa marche dans les couloirs froids et austères de la base souterraine. Les pas rythmés du major dictent la cadence à suivre, jusqu'à arriver devant un turbo-ascenseur, où il commence à ralentir la marche. Plusieurs niveaux plus haut, la petite troupe s'engage dans une cour isolée du reste de la ville. Point de grands immeubles et de bruits familiers. Seulement le silence pesant d'une base militaire, avec de temps à autre, les exclamations de quelques mécaniciens soucieux de bien faire leur travail. En dehors de la cour où de nombreux véhicules terrestres et aériens n'attendent que de servir et du personnel chargé de les entretenir, l'endroit semble relativement désert. Plusieurs stormtroopers, postés en sentinelles, surveillent les entrées depuis des tours ou au pied des murs.
Il y a quelques temps encore, cette zone était jonchée de centaines de tentes, abritant les restes d'une armée anéantie par des défaites trop nombreuses. C'était l'une des nombreuses zones qui accueillaient les volontaires, ceux qui malgré la chute de l'Empire et la vassalisation de ses ruines à la Confédération des Systèmes Indépendants, cherchaient à se couvrir de gloire au nom de l'idéologie impériale.
Aujourd'hui, l'endroit est fortifié et les abris en toile ont laissé la place à des constructions durables. Mais il doit son tout nouveau confort à sa proximité relative avec le palais impérial. Car en effet, ce bastion se trouve en contrebas de la colline où se dressent fièrement la forteresse de l'Impérium et la cité-arbre. Mais d'autres campements militaires n'ont pas cette chance, et le nombre toujours grandissant de recrues n'arrange pas les choses. Ici, tout comme de l'autre côté de la colline, où les soldats dorment encore dans des tentes et ne sont séparés des civils que par des grillages, des fils de fer barbelé et quelques tours, l'annonce de la construction d'une académie militaire a été bien reçue. Remish s'étonne toujours de voir les progrès effectués par l'armée impériale en si peu de temps. La Moff Ashe a beau être une petite naine hargneuse, elle sait où mettre les priorités et tente de poursuivre le chemin voulu par Valiant. Un bien noble dessein, assurément. Une voix vient sortir le major de ses pensées. Celle du sergent Patton, qui apparaît en contournant une canonnière TIO/BA, vestige d'une époque révolue.


- Voilà notre transport Major. Les pilotes sont déjà à l'intérieur et prêts à décoller.

- Parfait ! Allez les gars ! On ne perd pas de temps ! Hurle à nouveau l'instructeur en grimpant dans le transport en premier.

Le véhicule aérien s'envole et referme ses portes lorsque tous les hommes sont à bord et dégage un léger nuage de poussière qui vient irriter les yeux des pauvres mécaniciens présents sur les lieux. Plusieurs stormtroopers lèvent la tête au passage de la canonnière et reprennent leur surveillance. Le temps du trajet, aucune directive ne vient de la part du major, ni de la part du sergent d'ailleurs. Les deux hommes se contentent d'un silence religieux. Peut-être font-ils quelques prières à des dieux guerriers. Plongés dans une obscurité presque totale, il est impossible aux impériaux de discerner avec certitude les contours des visages et l'on se fie plutôt à sa mémoire pour se rappeler des personnes qui servent de voisins et de compagnons d'armes.
La tension commence à monter au sein des recrues, et l'air commence à être vicié par un sentiment communicateur. La peur. Même les plus braves ont peur. Elle est une brume de sensations qui grise certains soldats, et qui en force d'autres à se surpasser pour la dominer. Dominer sa peur, la vaincre, l'assimiler, s'en servir comme d'une force, voilà ce qu'est le courage pour tout impérial sensé. Les minutes passent, et semblent être des heures. Mais vient finalement le moment de vérité, lorsque la canonnière perd de l'altitude et ouvre ses portes afin de verser son flot de soldats vers un horizon inconnu, un front incertain.


- Rassemblement les bleus ! A quelques centaines de mètres se trouve notre objectif. Un réseau de grottes qui sert de planque à un groupe de rebelles. Notre mission consiste à éliminer cette menace. N'ayez pas de pitié, car ces types là en sont dépourvus et n'hésiteront pas à vous abattre quand ils en auront l'occasion. Annonce Remish en figeant son regard noir dans les yeux de chacune des recrues.

- Ce sont des fanatiques prêts à se battre jusqu'à la mort. Ils ne connaissent pas le mot "reddition." Assurez-vous de rester avec votre groupe, ne vous dispersez pas, car ils ont l'avantage d'être dans leur propre terrain de jeu. Rajoute le sergent Patton.

Avec ce petit briefing rapide, la colonne se met en marche. Le major ouvre naturellement la voie, et son comparse est laissé en arrière-garde, afin d'éviter les mauvaises surprises. On laisse volontairement les nouveaux au centre de la colonne, histoire d'avoir un œil sur eux. Au bout d'un kilomètre de marche dans en milieu forestier, le groupe s'arrête. Une petite pause qui est la bienvenue, car malgré la fraîcheur offerte par l'ombre des arbres, le vent chaud qui se glisse entre les troncs et les feuilles est étouffant. Le sous-officier qui commande l'unité prend sa paire d'électrobinoculaires et grimpe en rampant sur une petite colline afin d'avoir une meilleure vision sur ce qui l'entoure. En contrebas, de l'autre côté, une entrée massive, capable probablement, de laisser passer une légion de Kiltiks, est gardée par un Cathar solitaire. Ils sont donc bien au dessus de leur objectif. Et nul ne sait combien d'autochtones protègent l'endroit, dans les grottes. Voilà une information que le lieutenant a gardé pour lui, à moins qu'il n'ait rien à leur donner de plus. Il se peut, après tout, que le nombre varie en fonction des besoins et des évènements. Par chance, Remish avait au moins eu la possibilité d'étudier ces réseaux de grottes en détail, ce qui éviterait au groupe de se perdre et d'être pris à revers dans les minutes à suivre.
L'instructeur fait quelques signes au détachement resté en bas de la colline et indique au sergent de le couvrir le temps qu'il aille se charger de la sentinelle. Ce dernier comprend aussitôt le message et prend la position de surveillance du major. Remish, qui a eu le temps de prendre connaissance du terrain, profite des moindres bruits offerts par la faune pour couvrir ses propres bruits de pas. Il n'hésite pas non plus à se glisser dans un buisson ou à s'allonger dans une pente afin de ne pas attirer l'attention du Cathar. La tactique semble marcher. Lorsqu'il se jette sur l'ennemi, couteau à la main, il n'obtient qu'une résistance symbolique, qui prend fin en quelques secondes. Le rebelle est étendu sur le sol et se noie dans son propre sang, la gorge percée par une lame adroite. Il meurt après avoir gargouillé quelques instants. Le reste de la troupe rejoint le major rapidement et il se permet de donner d'énièmes directives, pendant que Patton surveille l'entrée des cavernes.


- Ne jouez pas les héros, vous n'êtes pas des héros. Surveillez vos arrières et n'abandonnez pas vos camarades. Faites votre devoir de soldat, pour l'Impérium ! Murmure t-il avant de s'engouffrer dans l'obscurité de la première grotte.

L'unité progresse en silence dans des couloirs et des cavernes vides, où seul le murmure de l'eau qui s'écoule semble donner vie à l'endroit. Pourtant, chacun sait que l'ennemi occupe les lieux et qu'il peut surgir de partout et nulle part à la fois. A la lueur des lampes montées sur les armes, ils s'aventurent toujours plus loin dans les profondeurs de la terre, là où des milliers d'années plus tôt, des insectes géants régnaient en maître.
Le silence est bientôt brisé par l'écho d'une arme blaster qui crache ses premières salves. Les traits lasers zèbrent l'obscurité et illuminent temporairement les parois. Les rebelles ne sont qu'à quelques mètres des impériaux, et prennent position derrière des rochers ou des formations rocheuses se dressant en pointe.


- Contact ! A couvert !

Le groupe imite rapidement les Cathars, et commence à répliquer, suivant les ordres de Remish. L'air se réchauffe peu à peu dans cet endroit humide où les tirs pleuvent de tous les côtés. Un jeune s'écroule à côté de Patton, la poitrine fumante. Il a oublié d'activer le champ de protection de sa veste, probablement trop paniqué dans le feu de l'action. Le sergent voit une silhouette se mouvoir à quelques pas de sa position et tire avec son blaster. Le trait laser s'abat sur la cible et illumine son visage le temps d'un instant. Un rebelle Cathar. Il s’effondre sur le sol sans dire un seul mot. Mais d'autres ombres suivent de près et ne tardent pas à flanquer les impériaux. Les voilà pris au piège entre les salves lasers de leurs ennemis.

Le combat risque d'être pénible et coûteux pour les hommes de l'Impérium...


N'oublies pas de faire un tour dans les utilitaires et d'acheter une arme avant de poster !

J'ai préparé une petite carte (bien dégueulasse avouons-le) pour t'aider à visualiser la fin du post.



Légende :
- Flèches rouges : Mouvements ennemis.
- Flèches bleues : Mouvements impériaux.
- Points gris : Formations rocheuses (stalagmites et rochers.) pouvant servir de couverture.

_________________________
« Les empires naissent et s'effondrent... mais le Mal demeure éternel. »


Formation de base : (Close Combat.)
Formation lvl1 : (Close Combat.)
Formation lvl2 : -


Second compte : Baron Rissk !
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MessagePosté le: 04/07/2017 13:29:56    Sujet du message: Publicité

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Eric Harkonnen
Imperium

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MessagePosté le: 04/07/2017 20:40:13    Sujet du message: Le sang des insoumis. Répondre en citant

Une fois, se souvenais Eric, il avait parlé à son père de son désir de devenir lui aussi, quand l'âge le lui permettrais, de prendre à son tour l'uniforme. Le jeune homme et son père avaient alors discuté autour des souvenirs de ce dernier. Des combats, très peu. Des amitiés nées pendant le service beaucoup. De ceux qui n’etaient jamais revenue aussi, mais moins, avec une pudeur etrangere à son père qui l’avais presque surprit à l’époque. Et aussi, surtout avait-il semblé à Eric, de sa période de classe dans une à l’époque, dans petite garnison perdue dans la bordure extérieur à l'époque de l'Ancienne République quand le spectre d'une guerre galactique semblait plus à de la littérature de gare qu'à une triste réalité. Parmi toutes ses anédoctes il se souvenais des paroles amusée et quelque peu amère de son paternel sur son formateur qui, d'après ses propres mots "étais Dieu sur nous. Il nous disait quand bouger, manger, %$!#. Quand sauter, quand tirer, quand souffrir et quand rigoler. C'est avec lui que j'ai compris ce qu'était l'armée."
Des paroles qui avaient marqué Eric et qui aujourd'hui prenais tous leurs sens. Aussitôt leur sergent-instructeur avait-il décidé de la fin de leur exercice qu'Eric retrouvait sa conscience et ses sens.
Tandis qu'il se dégageait tant bien que mal de son camarade de l'équipe verte, le labyrinthe disparaissait dans le sol et toutes les nouvelles recrues tentaient de s'aligner correctement pour éviter une nouvelle engueulade. Dans la cohue, il ne pue se placer près de ses camarades de la rapide escouade Jaune mais après tout se dit-il ce n'étais pas plus mal. Il avait ouvert le feu sur l'un d'eux et n'avait pas été très efficace au combat avant cela. Autant faire profil bas et essayer de s'améliorer au prochain exercice. Ou du moins essayer. Le tir de paralysant l'avais éreinté et déjà pointais les courbatures du parcours d'obstacle.

*A défaut de courir dans tous les sens, la prochaine fois je fait gaffe et prend mon temps !*

Mais visiblement cela ne serait pas aujourd'hui. Le sergent annonçait la pause et leur intégration officielle.
Signature, coiffeur, douche et uniforme. Un moins d'une heure chrono en main, le petit groupe de recrue ne ressemblait déjà plus à celui du matin. Son père lui avait dit que c’était ça, l'intégration. Tous les signes distinctifs gommés après la première journée pour effacer les rancœurs, les origines et perdre les individus pour mieux les forcer à se regrouper et coopérer. Une technique diablement efficace tant le petit groupe ne se sépara pas avant l'extinction des feux. Pendant le repas au mess, le noir de leur uniforme les ostracisa et tous se regroupèrent sur une grande tablée. Le plus large de leur promotion, un certain Rick, se dégagea vite du lot. C'était lui qui avait fait le plus de touche pendant l'exercice en éliminant quasiment à lui tout seule l'équipe blanche et la sienne, la jaune avant d'être gravement touché par Jack et exécuté par Eric. Il se garda bien de faire valoir ce détail peu chevaleresque, mais fini la soirée en s'amusant comme les autres. Il apprit aussi à connaitre Sam, de l'équipe blanche, originaire aussi de Coruscant, Trevis, un correlien à l'accent à couper au couteau et un autre Eric, lui aussi membre de l'équipe de Rick. C’était lui qui avait fauché York pendant l'exercice. En leader né, ce fut son camarade chef de feu l'équipe jaune qui sonna la fin de la gaudriole et rappela à tous les consignes du sergent-instructeur. Un levé tôt pour, sans doute, une journée encore plus dure que celle-ci. Suivant le reste de la troupe, le jeune Harkonnen se dirigea vers les dortoirs et se coucha sur la première couchette à sa portée. IL n'avais pas réussit à retenir les noms de tous ses camarades et eux non plus. Mais tous cela s'annonçait sous les meilleurs augures. L'Impérium étais dur, mais la preuve d'une vie nouvelle et juste pour un ordre nouveau et juste. Sur cette pensée, il ferma les yeux et...




----------

...

Eu juste l'impression de les fermer. Déjà la douce voix du sergent (Ou du major ? Il était trop fatigué pour en être sûr) résonnait dans sa caboche. La nuit avait été courte et trop peu réparatrice. Les courbatures de la veille étaient d'ors et déjà bien là, le camp monté, prête a rester à jamais dans son organisme. Et à vue de nez, ses camarades semblaient tous être dans le même état. Le petit déjeune fut donc dans une ambiance bien plus tranquille malgré les petites blagues et familiarités des autres membres du BSI, tous de blanc vêtus. Même les yeux a demi-collé Eric ne comprenais pas ses comportements. Il ne semblait pas l'avoir entre eux et certains avaient des sourires non pas narquois, mais... Le café matinal n'ayant pas encore fait effet, il n'aurait su dire quoi exactement. Mais pas forcement sympas. Il engloutit en vitesse ses tartines, sa boisson et se dépêcha de suivre le groupe pour le rassemblement. A priori le major (oui, c’était major, les baretes étaient claires à ce sujet) leur avait préparé de nouveaux jeux de guerre. Cette fois-ci, ils avaient au moins des tenues un poil plus réaliste avec un petit bouclier pour les protéger. Au vu de la douleur causé par le tir paralysant Eric appréciait en silence le geste. L'exercice d'hier leur avait tous appris à ne pas vouloir être touché ou de se moquer de n'importe quelle blessure. Aujourd'hui tous feraient attention. D'autant plus que le major s'équipait aussi. Si le vétéran se mêlait à leur exercice pour les dégommer, autant réellement jouer la prudence. Pour se faire Eric se saisi du même fusil E-11 que la veille, deux cartouches de tibanna supplémentaires et de deux grenades d'exercice posé sur la table. Il n'avait pas de réelles expériences avec les explosifs, mais les holo-films lui avait au moins appris leur efficacité dans les couloirs. Et aussi les flammes, la nécéssité d’un lancer de précision et leur puissance variable. Au final, cela lui semblais plus dangereux pour leur exercice qu’utile. Il s’entrainerais à leur usages plus tard.
Puis comme tous les autres, il suivit le mouvement jusque à l'aire d'embarquement ou une mythique cannoniere TIO/ba vien les cueillir pour les amener sur le lieu de l'exercice.

*Tant pis pour le combat urbain*

Le jeune homme profita de l'instant. Tout jeune sur Coruscant il avait vu ses canonnière, entendu leur bruit et n'avait jamais eu l'occasion d'en approcher une de près. Aujourd'hui, il montait dedans, comme ça, comme d'autre prennent le métro. Pour lui, ses véhicules avaient une valeur symbolique presque aussi forte que l'armure blanche des storm. une image de l'action impériale dans toute sa puissance. Aujourd'hui, il en faisait pleinement partie comme dans un rêve et survolais presque en conquérant ce monde étranger si différents des autres monde plus industrialisé et urbain ou il avais vécu des lors. La navette s’éloignais de la capitale et vola suffisament longtemps pour que son bourdonnement ne commence à plonger la jeune recrue dans une simili-torpeur. Il profitais du vol, de l’air pur, un instant de poésie avant, il le savait, une dure journée de labeur. Finalement, la cannoniere se posa, au milieu d’une plaine semblable à toutes les autres et le petit groupe de recrue descendit prestement des navettes.


- Rassemblement les bleus ! A quelques centaines de mètres se trouve notre objectif. Un réseau de grottes qui sert de planque à un groupe de rebelles. Notre mission consiste à éliminer cette menace. N'ayez pas de pitié, car ces types-là en sont dépourvus et n'hésiteront pas à vous abattre quand ils en auront l'occasion

*Merde*
*Merde, Merde, Merde*

Le retour à la réalité fut aussi rapide que brutal. Après une seule journée d'entraînement l'Impérium les envoyais déjà sur le terrain. Pour visiblement mater des rebelles dans des souterrains. pas vraiment le pied. Mais, comme semblait leur rappeler le regard froid du major, ils avaient signé. Ils avaient tous signé en connaissance de cause. l'Impérium n’étais pas là pour faire des papouilles et des bisous a ses ennemis. Mais la guerre, sans pitié aucune. Au fond de lui Eric était d'accord avec cette idée. Il avait juste espéré qu'elle arriverait après un peu plus de formation dans sa vie.
Le bourdonnement de la TIO/ba qui s’éloignais semblais désormais résonner comme un essaim dans sa tête. Dans sa bouche, sa langue lui donnait l'impression d’être un gros morceau de carton impossible a humidifier. Il allait à la guerre après si peu de temps. Encore une fois les histoires de son père lui revenaient en tête. Et surtout ce qu'il n'avait pas dit. "Machin est mort quelques jours après. Un brave type." Ouais? Mais mort comment ? a cause de quoi ? Comment lui Lock Harkonnen avait fait pour survivre hein?

Perdus, apeuré, n'ayons pas peur des mots, Eric se glissa dans la fille de ses camarades presque au plus près du major, deux positions derrière lui. Juste avant le cœur de la colonne, il ne voulait pas être envoyé en éclaireur dans la mêlée quand le major se retournerait et en choisirait l'un d'entre eus au pif. En deuxième position, il pensait éviter cela et couvrir directement le Major, au risque de la bavure. Ça, c’était le rôle de Jack qui lui, collais littéralement leur officier. Grand bien lui fasse.
Comme de multiple ombre du major, le groupe le suivait à la lettre. Quand il marchait, tous marchaient. Quand il s’arrêtait, tous s’arrêtaient. Et quand il trancha la gorge du Cathar... Eric détourna les yeux un instant avant de se forcer à regarder l'agonie du pauvre humanoïde.
Ce cathar n'aurais eu aucune pitié à sa place. Et le jeune homme s’avançait vers le combat. Il allait forcement en voir des horreurs, du sang et des morts. Il se devait de s'habituer.





Le major donne ses consignes, le groupe écoute et entre dans la caverne.
Le lieu est à la fois grand et oppressant. Comme à l'entraînement Eric à déplier la crosse de son fusil E-11 et l'a fermement callé contre son épaule. Le bout de son canon suit scrupuleusement la direction que ses yeux visent. La peur du combat monte en lui. Il sait qu' l'ombre peu cacher un rebelle qui lui prendra sa vie. Le jeune homme prend bien attention alors a rester pres du major, de son unité et le doigt sur la gachette. Tout semble calme.
La tempête éclate soudain. Un tir. Venu d'ou ? Du fond !
Le jeune homme se colle contre une stalagmite et tente d'identifier d'ou viennent exactement les tirs. Il sort la tête un instant puis se remet à couvert. Il lui semble que les tirs viennent de deux directions. À gauche et à droite. Il ne sais pas combien sont les rebelles, mais un cri de douleur lointain lui dit qu'au moins l'un d'entre eux doit regretter de s’être élevé contre l'Impérium. Le jeune soldat retente sa chance, avec son fusil pointé sur l'ennemi cette fois. il en voit un. Réflexe. Son doigt écrase la détente. La rafale touche au torse. Mais un seul. Le recul fait monter la ligne de tir, les autres lasers ne font que roussir la pierre. Il faut recommencer. Eric ressort la tête. Il y a plus de tir devant lui. Et Jack est au sol, a coté du major. Eric se fige un instant. Jack est mort. La certitude de son état n'est pas une projection, une vision pessimiste, c'est un fait qui percute Eric. Il peut lui aussi très bien mourir bêtement dans cette caverne, le lendemain de son incorporation. La terreur se saisie de l'humain qui se remet à couvert, sans avoir pu tirer sur l'ennemi. À deux reprises, il tente de se donner du courage, à sortir de sa protection minérale, mais il n'y arrive pas. il ne veut pas se prendre un laser perdu. La peur le paralyse. Un de ses collegues l’interpelle. Il lui dit quelque chose ? Quoi exactement ? Impossible de savoir. Mais il lui jette quelque chose dans les mains. Un détonateur thermique. Modèle standart impérial. Comme ceux qu’il à préféré ne pas prendre tout à l’heure. Eric comprend alors ce qu’il doit faire. Les mains tremblantes, le jeune Harkonnen passe son fusil en bandouillere et se saisie de l'engin explosif et suit les instructions simples marqué directement sur l'appareil. Si la manœuvre lui semble d'une difficulté herculeéne, c'est avec la force du héros grec qu'il lance l'engin de mort dans la direction approximative d'ou viennent les tirs enemis. Presque tout de suite après la déflagration retentis. Eric la ressent en premier dans ses poumons qui semblent soudainement vidé, puis dans la peau, avec la vague de chaleur qui le balaye puis dans la bouche et le nez avec la poussière qui l'étouffe momentanément. L'humain tousse, crache, mais doit reprendre le combat dans la semi-pénombre. Sa grenade à été efficace. En face d'eux les tirs semblent tus, mais la poussière soulevé rend la visibilité encore plus mauvaise qu'auparavant. Le bout d'un bras semble etre le seul horizon possible. Mais au fond de ce brouillard opaque, des flashes bleus, rouges illuminent la caverne. Le combat continue. Le major passe à côté d'Eric. Il semble lui hurler quelque chose que le jeune homme n'entend pas. C'est vrai que l'explosion semble avoir apporté un calme surréaliste au champ de bataille. A moins que cela ne soit les conséquences du souffle proche. Mais Eric n'as pas le temps de s'attarder sur la question. Le major le pousse vers le combat, en soutient de leur sergent et du reste de la compagnie. il doit obéir. Et il le fait.

_________________________
Casier


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MessagePosté le: 17/07/2017 23:42:23    Sujet du message: Le sang des insoumis. Répondre en citant

Les traits lasers crèvent le brouillard de guerre improvisé de tous les côtés. Les assaillants sont partout et nulle part à la fois. Et cette poussière soulevée par l'explosion d'un détonateur thermique empêche de reconnaître les ennemis des alliés. Cette même poussière arrache une quinte de toux au sergent Patton. La détonation assourdissante de l'explosion l'a rendu à moitié sourd, lui qui se trouvait juste à côté. Ses oreilles sifflent et sa vision se brouille légèrement. Le commando des Opérations Spéciales Impériales déteste se sentir aussi faible et il enrage silencieusement de ne pouvoir faire passer plus vite ces symptômes désagréables. L'impérial rampe jusqu'à son blaster mais un de ses camarades passe devant lui et lui écrase les mains. Et pour ne rien arranger les choses, un type s'écroule à quelques pas de lui, sur son arme. Patton continue sa progression jusqu'à atteindre le corps. Il s'agit d'une des recrues, dont le visage est figée en une expression d'horreur. Il est mort d'un tir dans la gorge. Mais pas le temps de se soucier des morts. Il y a des ennemis bien vivants qui n'attendent qu'une occasion pour massacrer toute la section.
Et sa section a bien besoin de lui en ce moment précis. Le sergent s'empare de son blaster et se redresse. Il est prêt à en découdre avec ces maudits rebelles et leur stupide idéologie pro-Sith. Un Cathar brandissant une vibro-épée sort du nuage de poussière en hurlant à tue-tête, tel un enragé. Sa charge suicidaire s'arrête aussitôt qu'un trait laser lui transperce le crâne. Le major Remish enjambe le cadavre de l’extrémiste et disparaît dans l'écran de fumée, sous les yeux de son comparse.


- Major ! Revenez ! Hurle en vain Patton.

Dans ce chaos, il est presque impossible d'entendre distinctement ce qu'un autre crie s'il n'est pas à quelques pas. Il est déjà difficile de discerner les ordres des hurlements des blessés. Mais malgré la panique qui s'empare des recrues, le sergent tient sa position. Il ne se soucie guère de savoir si ses arrières sont protégées ou exposées. Tout ce qui lui importe, c'est d'attendre le retour de l'instructeur. Il irait jusqu'à le chercher lui-même si la situation l'imposait.
Mais il n'a pas à attendre longtemps. Une ombre massive, celle de Remish, dissipe la poussière. L'homme traîne dans son sillage un corps inanimé, celui d'un Cathar visiblement. Que peut bien t-il faire de ce traître ? Seul le major le sait. Le combat continue avec toujours autant d'acharnement. Les tirs illuminent brièvement les parois des cavernes, dévoilant la position de l'ennemi et la position des camarades. On se met à couvert derrière des formations rocheuses, ou on se couche à plat ventre en espérant éviter les traits lasers de l'adversaire. Les plus courageux ou les plus inconscients traînent les blessés jusqu'à un abri, alors que les décharges de blaster continuent de pleuvoir.

Et puis plus rien.

Un silence, ponctué de temps à autre par les gémissements des blessés, s'empare de l'endroit. Personne n'ose bouger, de peur de dévoiler sa cachette et de devenir la cible des prochains tirs. Remish et Patton tentent de communiquer via des gestes, mais dans la pénombre, il est presque impossible de comprendre ce que l'un veut dire à l'autre. Ils cherchent du regard les recrues qu'ils ont sous leur responsabilité. Certains demeurent face contre terre, à quelques pas d'eux. Ils ne se relèveront pas. Les survivants se sont mis à couvert là où ils ont pu, derrière des rochers ou dans des alcôves naturelles. Le major jette un coup d'oeil au corps qu'il a traîné à la force de ses bras. Un Cathar. Un foutu Cathar. Il pensait avoir ramené la dépouille d'un camarade impérial. Combien de ces jeunes a t-il envoyé à la mort en cet instant ? Deux ? Trois ? Plus ? Il ne saurait dire. En restant ici, il condamne la section entière à une mort certaine. Mais s’il décide de se replier vers une position plus facile à défendre, il prend le risque de perdre une occasion de porter un coup fatal à l’ennemi. En effet, les rebelles auront tout le temps de préparer des embuscades, de bloquer des accès et d’amener les impériaux dans des pièges. Remish doit prendre une décision rapidement, s'il ne veut pas que cette opération devienne une défaite cinglante.

Les râles d'agonie des mourants et les plaintes déchirantes des blessées se sont tues. Se peut-il que les Cathars aient décidé de battre en retraite ? Voilà qui arrange bien le major en cet instant d'incertitude.


- Soldats ! Tenez vos positions ! L'Impérium ne cédera pas une once de terrain à ces chats galeux !
Ordonne l'instructeur.

Il lui importe peu de savoir si des rebelles entendent ce commandement. Ils savent désormais qu'ils peuvent s'attendre à une résistance toute aussi acharnée que la leur. Le sous-officier tourne la tête vers Patton. Ce dernier comprend qu'il va devoir donner son rapport à la base. Mais les impériaux tiendront la position jusqu'à ce que les renforts arrivent. C'est le moins qu'ils puissent faire, afin de ne laisser à aucun de ces satanés insurgés la chance de s'enfuir...




Précédemment.


Le trajet dans la canonnière se fait dans le silence le plus total. Les soldats de l'escouade du lieutenant Chadelle vérifient machinalement l'état de leur équipement. Une façon pour eux de chasser de leur esprit toute pensée négative qui pourrait compromettre leur mission. Le chevalier Barristan jette un coup d'oeil à l'officier. Il n'a toujours pas eu les détails de leur opération et attend avec une patience exemplaire la réponse de l'agent du Bureau de la Sécurité de l'Impérium...

Une réponse qui tarde à venir.

Pas étonnant. Les hommes qui constituent l'organe vital de la sûreté de l'Impérium sont tous plus vicieux les uns que les autres. Certains sont de vraies brutes prêtes à tout pour démontrer la force de leurs convictions, là où d'autres sont plus subtils et préfèrent rendre fous leurs victimes en s'amusant avec leurs nerfs. Chadelle est probablement de ceux là, ceux qui aiment tourmenter les autres afin de s'assurer une obéissance sans faille. Mais nul ne peut asservir l'esprit d'un chevalier impérial. Car un chevalier impérial est le maître de son destin, le capitaine de son âme. Et Barristan, fort de son expérience militaire, est loin d'être un esprit malléable. Il en a déjà maté des types dans son genre, des officiers hautains et peu scrupuleux. Comment de tels hommes peuvent être à la tête d'opérations cruciales ? Comment de tels hommes peuvent être à de telles responsabilités ?
Le vieux chevalier n'a jusque là jamais donné son point de vue sur le régime impérial, puisqu'il s'est engagé à le servir sans jugement. Mais cela ne veut pas dire qu'il doit servir aveuglément. Et il se rend compte un peu plus chaque jour que les membres de l'armée régulière et de la police politique sont tous rongés par un mal des plus pernicieux. A l'instar des Sith, corrompus par le pouvoir que leur confère le Côté Obscur, les officiers impériaux sont corrompus par une ambition sans limite. Le pouvoir est le pouvoir... Et telle une drogue, il asservit les êtres-vivants sans jamais assouvir leurs besoins.
Peut-être qu'un jour, un impérial quittera ce fumier, cette corruption apportée par des légions de bureaucrates hypocrites et de militaires arrogants. Peut-être qu'un homme s'élèvera et marchera parmi les étoiles, afin de montrer à tous ce qu'est le pouvoir et ce qu'il implique. Peut-être que ce jour-là, Barristan acceptera de quitter l'armure pourpre pour suivre cet impérial. Mais cet être hors du commun n'existe pas. Le chevalier doit se résigner à vivre avec ces vermines qui affaiblissent le régime impérial en rongeant ses bases.

Quelques secousses viennent le sortir de ses pensées. Les portes de la canonnière étant fermées, il est impossible pour le vieux chevalier d'affirmer qu'ils se posent, même si des craquements de branches semblent appuyer cette hypothèse. Avant même qu'il puisse projeter ses sens pour confirmer ses soupçons, les portes se dérobent et le soleil vient irradier de ses belles lueurs cet endroit maussade. Une forêt ! Ils se trouvent au beau milieu d'une forêt. L'escouade saute au sol et le transport décolle immédiatement.


- Allez-vous enfin nous dire ce que nous faisons ici Lieutenant ? Demande doucement le chevalier impérial en détaillant la zone. Il y a d'autres déserteurs à rattraper ?

- Déserteurs, insurgés, résistants... Le nom importe peu. Seule la mission compte. Lâche froidement l'officier en rectifiant nerveusement son col d'uniforme.

- Bien. Nous allons donc combattre un nouveau groupe de réfractaires. Nous commençons à avoir l'habitude, n'est-ce pas Korax ? Rétorque Barristan en ricanant.

- Gardez vos commentaires pour vous Chevalier, je ne vous ai pas fait venir pour cela. Répond à sa suite Chadelle, en jetant un regard noir au principal concerné.

- Je vous conseille de garder vos cruelles rigueurs pour nos ennemis Lieutenant. Votre grossier comportement de petit chefaillon n'a aucune emprise sur moi. Ajoute le chevalier, caustique dans ses propos.

- Ne jouez pas avec moi Barristan, je vous connais, vous et vos belles paroles. Je vous ferais regretter chaque moquerie, chaque manque de respect ! Crache soudainement le lieutenant en devenant rouge de colère. Le Bureau de la Sécurité de l'Impérium a été trop indulgent à votre égard. Mais nous allons nous assurer dès à présent de votre obéissance et de votre loyauté... Soyez-en sûr !

- J'attends vos supérieurs avec une grande impatience, je suis en effet sûr que nous aurons beaucoup de choses à dire à votre sujet. Réplique le chevalier avec un ton bien plus sérieux qu'à l'habitude. Remarquez à quel point vous êtes susceptible. Nous perdons un temps précieux. Il serait peut-être temps pour nous de nous mettre en marche.

- Cette discussion n'est pas finie Chevalier, croyez-moi... Murmure du bout des lèvres Chadelle.




Voilà près d'une heure que les hommes de Remish tiennent leurs positions sans bouger. Les membres commencent à trembler, engourdis par une attente interminable. Le major ne perd pas espoir, il est persuadé que des renforts sont en route. Et pour garder son objectif en vue, il se persuade du bien-fondé de sa mission. Après tout, affronter des rebelles dévoués à quelques sauvages Sith est une motivation suffisante pour garder la tête haute. Il ne doit pas sombrer dans une paranoïa sans nom. Jusque là, l'Impérium n'a jamais abandonné ses hommes. S'il doute des intentions de Chadelle, il n'irait pas jusqu'à remettre en question le régime lui-même. L'instructeur vérifie une énième fois l'état des munitions. Être à court de décharges dans cet endroit serait la pire chose. Les impériaux en seraient alors réduits à jeter des cailloux et à utiliser couteaux, ongles et dents comme ultimes armes...

Finalement, les renforts tant attendus sont enfin là. Au total, huit commandos des Opérations Spéciales Impériales, sans oublier le lieutenant Chadelle, qui s'est déplacé en personne à la surprise de Remish et Patton. Il y a aussi deux chevaliers impériaux, ou au moins un chevalier et son écuyer, à en juger les armures. Du beau monde... Et des effectifs considérables pour une simple cache d'armes. Se peut-il que l'officier leur cache quelque chose ? Pas impossible... Il a toujours eu envie de garder le contrôle en gardant pour lui des informations cruciales. Mais il se doit désormais de répondre à certaines questions...

Ou pas.


- Major Remish, rapport de situation. Lance l'agent du Bureau de la Sécurité de l'Impérium en remettant en place son plastron.

- Trois recrues à terre de notre côté. Et au moins cinq ou six chez les rebelles. Répond froidement l'instructeur. Dites Lieutenant, vous n'avez pas l'impression de nous cacher des choses ? Ce n'est pas une simple planque hein ?

- Ce n'est pas le moment Major... Commence Chadelle.

- Bien sûr que si c'est le moment Lieutenant ! J'ai perdu trois hommes par votre faute ! Et j'aurai pu en perdre plus ! Vous nous avez conduit dans un foutu traquenard ! Le coupe sèchement Remish.

- Ces hommes sont sous votre responsabilité Major. C'est donc VOTRE faute. Réplique le lieutenant en serrant ses poings gantés.

- Cette opération est sous votre commandement Lieutenant. Vous nous cachez des éléments importants et vous osez remettre en question mes compétences ? Depuis quand est-ce que l'on envoie des aveugles combattre des insurgés rompus à toute forme de combat ? Fulmine de rage le major en pointant du doigt l'officier. Vous êtes un danger pour cette section et un danger pour l'Impérium !

- Il suffit ! Vous avez dépassé les bornes Major. Vous êtes relevé de vos fonctions. Siffle l'impérial en uniforme gris. Sergent Patton, vous prenez le commandement de cette section. Tâchez de ne pas me décevoir.

- Vos ordres Lieutenant ?

- Passez devant et délogez les rebelles. Ne laissez aucun survivant. Les Chevaliers Impériaux vont vous accompagner. Nous resterons ici afin d'assurer vos arrières.

- Bien Monsieur.

Le lâche ! Il ose révoquer le commandement du major, rejetant sur lui la mort des recrues et voilà qu'il reste à l'arrière, à l'abri du danger ! Et il retient en otage le major. Foutus officiers ! Remish a raison, qu'ils aillent au diable, ces enfoirés d'aristocrates. Mais l'autorité du lieutenant est déjà sapée et il serait inutile d'en rajouter une couche. En outre, les jeunes impériaux doivent trouver un modèle d'autorité et d'obéissance, non pas un modèle de protestation et de remise en question. Malgré l'animosité qui le ronge, le sergent accepte les ordres sans broncher. Cette situation est déjà assez complexe de toute manière, mettre de l'huile sur le feu n'arrangera en rien cette affaire.
La mission, ils doivent se concentrer sur la mission. Les petites querelles entre supérieurs et subordonnés ne doivent pas empiéter sur l'objectif. Les seuls à profiter d'une telle discorde, dans l'histoire, sont les rebelles Cathars. Les impériaux profitent de l'accalmie et de leur contrôle sur cette zone des cavernes pour fouiller les cadavres et récupérer le matériel pouvant toujours servir. Au total, on dénombre pas moins de sept dépouilles appartenant aux fanatiques des Griffes Cendrées. Le détonateur thermique et les nombreux échanges de tirs ont été plus fructueux que prévu. Après avoir effectué des opérations de récupération, les recrues de la première section se mettent en marche vers de nouveaux réseaux de grotte...

Vers un destin incertain et une mort certaine.

Patton profite du silence pour faire le point sur la situation. Il reprend le raisonnement de Remish. Les Cathars ont déjà perdu sept des leurs, mais l'on sait qu'il y a encore des survivants dans le lot. Des survivants prêts à tout pour emporter dans la tombe le maximum d'impériaux. Et le lieutenant s'amuse à leur cacher des choses, des éléments qui pourraient faire pencher la balance en leur faveur. Pourquoi cela ? Cherche t-il à les faire tuer ? Est-ce qu'il vise Remish ? Cela ne fait aucun sens, ce serait perçu comme de la trahison. Non. Cela n'a ni queue ni tête. Une enquête s'imposerait... Après cette satanée opération.


- Commandant Barristan, sauf votre respect, vous pourriez peut-être nous donner un sacré coup de main en utilisant vos... Pouvoirs pour trouver les rebelles.

Commandant ? Le vieux chevalier n'en revient pas. Commandant ! Ah ! C'est bien la première fois qu'il entend quelqu'un l'appeler de la sorte. Après tout, jusqu'ici, il s'est contenté de côtoyer ses frères et sœurs d'armes de la Chevalerie Impériale, et il a oublié qu'en dehors de l'ordre, il y a des institutions avec des grades et une hiérarchie tout aussi stricte. Oui il est bien commandant, mais jusque là, il n'a jamais eu à "commander" des troupes. Et jusque là, il est tombé sur nombre d'officiers hargneux désireux de montrer qu'ils ont toute autorité sur les chevaliers impériaux...
Au moins, ce sergent Patton, qui qu'il soit, sait se montrer respectueux. La confiance et l'obéissance s'obtiennent via le respect, et non pas par la terreur et le contrôle de toute chose, comme certains aiment le dire. Ce brave garçon a au moins le mérite d'être franc, contrairement à certains. Il ne tait pas le fond de sa pensée. Peut-être que le vieux chevalier peut l'aider un peu dans cette quête farfelue... L'homme ferme les yeux un instant, comme plongé dans une sorte de transe... Ce qui est le cas en quelque sorte.


- Et bien Sergent... Je détecte bien plusieurs présences, mais impossible de dire exactement où. Nous devrions diviser nos forces pour mieux les intercepter. Conclue finalement le chevalier impérial. Mon apprenti, Korax, peut mener un groupe. Vous prendrez le contrôle de l'autre.

- Et vous Commandant ?

- Ne vous en faites pas pour moi Sergent, il paraît que j'ai les os solides pour mon âge. Ricane doucement Barristan. Que la Force soit avec vous Messieurs. Puisse t-elle vous être favorable !

- Merci Commandant, vous de même.

Patton ne quitte des yeux le vieux fou que lorsqu'il disparaît de son champ de vision, sa silhouette happée par les ténèbres. Il se dirige ensuite vers Eric et ses comparses, restés en retrait. Ils sont toujours aussi silencieux qu'au début de cette opération. Pas étonnant. Personne ne mérite d'être envoyé à la mort de la sorte, sans avoir été préparé et entraîné convenablement. De la chair à canon, c'est ce qu'ils sont actuellement. Les appâts d'une farce orchestrée par un imbécile à un poste de responsabilité...

- Hé toi ! J'espère que tu en as plus dans la cervelle que dans les bras. Tu vas accompagner l'écuyer impérial. Et prends tes trois copains avec toi. Vous êtes sous les ordres de ce euh... Korax. Ordonne le sergent Patton en offrant un regard noir aux recrues impériales.

Ils ne sont qu'au début de leur carrière, et pourtant, ils en ont déjà vu des belles pour des bleus. Le sous-officier espère maintenant que leur motivation et leurs réflexes seront à la hauteur. Il ne tient pas, lui non plus, à ce que toute la section y passe dès la première mission... L'espoir fait vivre comme on dit. Et aujourd'hui, c'est sur les épaules d'une bande de gamins que repose la réussite de cette opération.


Korax, comme tu l'as compris, tu commandes le groupe qui comprend Eric et trois autres recrues. Vous êtes libres de vous organiser comme vous voulez entre vous, de rencontrer (et de massacrer) des rebelles. N'hésitez pas à me contacter en cas de nécessité.

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Eric Harkonnen
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MessagePosté le: 21/07/2017 21:19:12    Sujet du message: Le sang des insoumis. Répondre en citant

Plus loin, dans la poussière, le combat est aussi confus qu'à l'arrière. L’ennemi est invisible, furieux, et toujours mortel.
Le jeune soldat s'étouffe avec la poussière qu'il avale, mais n'a pas le temps de la cracher. Chacun de ses souffles part en direction de ses jambes, pour lui fournir force et vitesse dans ce champ de mort. Il en voit un. Un gros rocher, semblable aux autre. Un des ses camarades y à déjà trouvé refuge mais la large pierre offre une protection suffisante pour deux. Eric ne prend pas le temps de ralentir et collisionne le minéral plus qu'il ne s’arrête. Le choc surprend son camarade qui se tourne vers lui. Pendant un instant, le jeune homme ne voit qu'un cadavre bougeant les lèvres, sans aucun son. Il comprend alors. La blancheur de ses traits est du à la poussière. IL doit avoir la même tête. Un squelette qui tremble. Un mort qui bouge. Et il est réellement sourd. Impossible de savoir ce que l'autre à dit.


-HEYIN ?!


Frère d'armes ne l'entend pas non plus et avant qu'il n'ai le temps de lui faire signe de répéter, il quitte sa cache et fonce dans la nuit de poussière, en direction des rebelles. Incompréhension.
Questionnement.
Que faire ?
Dans le maelström qui enveloppe son esprit, le jeune Harkonnen se rappelle d'un précepte répété encore et encore pendant les ateliers du COMPORN. L'Imperium repose sur les épaules de chacun qui aide on prochain à l’accomplissement de l'Ordre Nouveau". Il doit aider son camarade. Car il est un membre de l'Impérium comme lui et que c'est là son devoir. Se rappeler du COMPORN lui fait du bien. Les tirs de laser s'écrasent contre son abri. Il sent les vibrations dû à l'atomisation du tibana sur la roche provoquer de petites mais significatives secousses qui voyagent jusque à lui. Il doit penser au COMPORN. A ce qu'il à apprit. "Le fusil d'assaut de l'imperium est la meilleur arme de la galaxie ! Précise et mortel elle dispose d'un tir rapide conçu pour éliminer de grande quantité d'ennemis du droide mécanisé séparatiste aux chevalier Jedi noyé sous sa cadence !". Bonne idée. Il regarde son blaster. Où sont déjà les options de tirs ? Eric hésite, perd quelque seconde et trouve le régulateur de tir. Juste à côté de la gâchette. Ah. Ah ! Logique.. Il l'active et passe son bras armée en dehors de la cachette. Puis il presse avec force la gâchette, oubliant au passage les conseils de la veille. Le recul est important. À chaque tir il sent l'arme lui échapper presque des mains. Mais il s'accroche.
Une forme passe entre son rocher et la paroi d'en face, traversant la ligne à grande vitesse. Il ne l'aurait presque pas vu sans les volutes de fumée. Sa rafale à permis à son camarade de regagner la ligne. Il s’arrête alors de tirer et plaque ses épaules contre sa protection. Il s’apprête à recharger quand une giclée chaude et liquide lui éclabousse le visage. La forme qui venais de traverser la ligne s'écroule, la tête remplacée par un grand vide. Par réflexe, le jeune Harkonnen essuie son visage maculé et regarde sa main. Du sang et des poils.
Instant de réalisation. Ce n’était pas un impérial qu'il a laissé passé mais un Cathar. Un ennemi de l'Impérium. Quelqu'un qui aurait pu le tuer. Quelqu'un qui voulait le tuer. À nouveau, la recrue se fige ce qui lui semble quelques instants. Mais ce laps de temps suffit à faire partir la folie du combat. L’ennemie s'est repliée. Les tirs se sont tus. La poussière retombe, comme les ordres (qu'il recommence petit à petit a réentendre). Tenir la position. Attendre les renforts. Dégommer chaque félidé qui pointerait le bout de sa moustache. Se tenir prêt.
Obéissant et prudent Eric Harkonnen se place en position de tir semi-debout,à genou, une jambe servant s’appuie au bras qui guide l'arme. Il se plaque le plus possible à couvert, contre le rocher. Et il attend.

----

Il attend ce qui semble être une vie. Rien ne bouge, rien ne fait de bruit, mais pourtant, dans la semi-obscurité Eric est sûr de voir les ombres bouger et les cailloux rouler sous les pas des Cathars.
Puis le bruit est réel. Mais il vient de derrière. Les renforts ! Les consignes sont claires : ne pas bouger jusque à être remplacé. C'est vite fait. Une tape sur l'épaule et le voilà soudainement libre de ses mouvements. L'heure passée à faire le guet à, il s'en rend compte exténué et tendu au possible le jeune homme. Dépliée, sa jambe lui semble être un calvaire, mais marcher une délivrance. Il à envie de partir, de s’allonger, se laver et ne plus avoir à trainer là. Mais à nouveau d'autre ordre. Décompte et fouille des morts. Eric s'occupe des siens. Parmi ceux qui ne sont plus là : Jack , Trevis, York.
Sur eux : Deux E-11, trois DH-17, sept chargeurs au tibanna, un kit médical d'urgence, neuf rations alimentaires d'urgence.
Fouiller ses camarades lui à donnée envie de vomir. Mais les rations lui donnent faim. Eric hésite puis en dévore une en quelques secondes. La ration est fade, insipide, trop sèche, mais trouve sa place dans le ventre du jeune homme et lui redonne presque aussitôt quelques force.
Un instant de calme avant la tempête. L'officier en charge des renforts hausse le ton contre le leur. Ayant fini sa tache, le jeune soldat s'approche pour en savoir plus, mais la prise de bec est déjà fini. À défaut d'obtenir plus d'information sur ce qui vient de se passer il a des ordres.
Retourner au fond de la caverne et tuer les derniers rebelles.
L'idée ne l'enchante guère, mais la présence du chevalier impérial tend cependant à le rassurer. Créer par l'Empereur Oméga ce corps d'élite est, d'après les nouvelles du COMPORN, aussi puissant que les Sith au combat et aussi dur à abattre que les anciens Jedis. Une bonne chose contre ses maudits Cathars. Le dénommé Korax semble correspondre à la description. Grand, Sombre. Le visage caché par un masque.
*Pas à dire, il en impose*.
De l'autre coté lui et ses camarades, en tenue de combat légère, les visages couverts de poussières, les mains tremblantes.
À la réflexion, une partie de cette nouvelle confiance lui semble injustifiée. Mais il n'a pas le choix, le chevalier impérial ouvre la voie et donne ses directives. Eric se place comme à l'exercice, en milieu de colonne et se charge de surveiller leur flanc gauche.




Le groupe avance pas à pas, mètre par mètre, dans une pénombre toujours plus hostile et dangereuse ; sans avoir de sens de Jedis Eric sait que l’ennemie n'est pas loin. Il ne sait pas ou, comment, mais ..
Aussi subitement que tout à l'heure, l’affrontement reprend et la belle petite formation d'impériaux est dissoute. Chacun saute à gauche, à droite, pour se trouver un abri. Eric est de ceux-là. Il ne trouve qu'un petit tas de cailloux à la protection douteuse. Mais dans la cohue, c'est suffisant. Une forme approche à grande vitesse vers lui. Cette fois-ci pas question de se laisser avoir. Il arrose et la rafale vient faucher en plein torse un rebelle Cathar. Mais le soldat n'a ni le temps, ni l'occasion de réfléchir au sens de ses actes, à sa conscience que derrière le nouveau cadavre, un autre Cathar fonce sur lui.
L'humain n'a pas le temps de répliquer, juste de voir la longue lame que tient son ennemi et d’esquisser un mouvement de protection en mettant son fusil en parade du grand coup descendant du félidé. Un relaxe efficace qui lui sauve la vie en bloquant la lame de son ennemi. Mais qui rend son fusil inefficace par la même occasion. Le Cathar y est allé de toute ses forces. Sans avoir besoin de regarder Eric sait que son canon est tordu. L'impact lui a bousillé l'épaule en plus de son arme. Mais bonne nouvelle, elle à aussi bousillé l'épée du rebelle. Il s'en aperçoit et, dans un grognement terrifiant, décide de s'en passer, préférant y aller à main nue. Ou plutôt à griffe nue.
Son premier mouvement est ample mais rapide et n'est arrêté que par le bouclier de sa veste, qui, pour une raison obscure s'est activé à ce moment précis. Le champ de protection brise une griffe du Cathar qui est aussi lui non plus ne comprend pas réellement ce qui se passe. Mais Eric n'est pas prêt à se laisser tuer aussi facilement. Il n'a pas de griffe, pas de croc. il a juste peur, une énorme boule au ventre et un fusil d'assaut E-11 cassé dans les mains. En combinant ses trois-là ensemble, il envoie un puissant coup de crosse dans la mâchoire du natif. Sans être le swing du siècle, le coup fait formidablement bien son boulot et envoie le Cathar au sol. Eric tente de le rejoindre en fonçant vers son adversaire pour lui assener un deuxième et un troisième coup de crosse au sol. Le premier passe, à nouveau dans la mâchoire. Le troisième non. le Cathar pare avec son bras droit et de la main gauche pousse l'Impérial qui tombe sur le dos. En quelques instants, la situation de domination est renversée.
Sur le dos, abasourdis par la douleur de la chute et sans arme l'impérial est à la merci des coups de son agresseur qui ne s'en prive pas. Coup de griffe dans la veste qui rend l'ame, coup de poing au visage et dans le nez, la situation n'est pas brillante. La recrue cherche à frapper, à attraper, mais sans succès. Puis comme par magie, le Cathar est poussé, comme s'il venait d’être percuté par un speeder invisible. Instant de répit dont Eric ne cherche pas à en connaître la source. Il en profite plutôt pour se relever et foncer à nouveau sur son adversaire à nouveau au sol. Cette fois-ci, il bloque les bras de son adversaire en appuyant avec ces genoux avant de le frapper dans la bouche et les tempes.
Des coups donnés avec l’énergie de la peur et de la fureur de vivre. La mâchoire du Cathar craque sous son poing, mais Eric ne s'en aperçois pas. Il n'est concentré que sur sa volonté de mort pour lui permettre de vivre. Quatre mains l'attrapent par les aisselles.


*Des Cathars !*

Non, deux de ses camarades. Autour de lui, les combats sont fini, les corps des rebelles jonchent le sol. La frénésie de sang se calme, le jeune soldat comprend. Il était le dernier à se battre contre un ennemi qui s'il est encore en vie, n'est certainement plus en état de continuer la lutte. Le "Si" est important. La recrue fait signe à ses camarades qu'il est calmé et prêt à être lâché. Ses derniers octemperent, mais le surveille du coin de l'œil quand ils le voient s'approcher du Cathar à la mâchoire cassé.
Allongé au sol, le poil couvert de sang, le rebelle est bien différent aux yeux d'Eric qu'une poignée de minutes auparavant. Il semble moins grand. Moins impressionnant. Les bras plus maigres. Mais toujours dangereux au final. Doucement Eric se penche sur le natif et met sa main sous le nez de ce dernier. Sa propre main, couverte de sang et douloureuse lui permet d'autant mieux de sentir la faible respiration qui s'échappe du museau en sang de son ennemi.


- Il est toujours vivant. - Informe il ses camarades - Il est hors combat et peut être fait prisonnier. Chevalier Korax, permission de le constituer prisonnier pour interrogatoire. Si on le réveille, il pourra peu être nous dire quelque chose non ?

La rage de sang était passée pour le jeune homme. Le Cathar etais, en un sens, pathétique, la mâchoire cassée, dans son propre sang et inconscient. Eric connaissait les ordres clairs qu'on leur avait donnés "aucun survivant", la doctrine du COMPORN, qui inculquais à tous ses éléments de n'avoir aucune pitié, mais, au fond, abattre un ennemi dans cet état gênais le jeune homme. S'il fallait que cela soit fait, il le ferait, mais s'il pouvait éviter un possible crime de guerre (c'etait après tout de cela dont il s'agissait) alors il prendrais cette option.

_________________________
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MessagePosté le: 26/07/2017 07:43:48    Sujet du message: Le sang des insoumis.

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