Se connecter pour vérifier ses messages privés 
 FAQ
   Rechercher   Membres   Profil         Connexion 
 
Ad astra per aspera
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Système de Japrael -> Ondéron -> Iziz -> Palais
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 03/07/2017 22:17:36    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

 « La mort est le seul Dieu qui vienne lorsqu’on l’invoque. » – Roger Zelazny


Dans sa douleur, il ne vit qu'une longue, très longue jambe blanche qui le surplombait. Dans son cauchemar, il ne put que contempler le fantôme pale de la Victoire qui régnait sur lui, un pied régalien écrasant son visage déjà largement amoché. En plus d'être extrêmement laid de nature. Tout en émettant une série de gémissements qui devaient faire se retourner dans leur tombe ses ancêtres et les ancêtres de ses ancêtres, le swokes swokes martela le sol d'une de ses pattes griffues, si étonnamment petites par rapport au reste de son gigantesque corps. Le soulagement ne vint pas. Au contraire, le pied qui écrasait son visage sembla le presser encore plus fort comme pour écraser son crâne. Dans le même temps, son corps à la fois extrêmement gras et robuste souffrait des blessures qu'il avait reçu, à mains nues, à l'époque où il était encore débout. A l'époque, oui, car il lui semblait avoir été immobilisé au sol dans la souffrance depuis tellement longtemps que le moment où il était encore sur ses deux pieds lui semblait un souvenir d'une autre vie, oublié et regretté depuis une éternité. Les yeux révulsés, les bras et le cerveau exsangue, l'étranger bedonnant tenta encore de se tordre pour ce qu'il aurait été permis d'appeler des « convulsions palliatives ». Encore une fois, c'était inutile. Le combattant-né commençait à sentir avec douleur les liens qui liaient son corps et sa conscience être coupés un à un et sa respiration s'arrêter tout à fait lorsque tout le poids qui pesait sur lui et sur sa vie s'envola soudainement. Malgré son absence forcée et la douleur froide qui inondait ses muscles à chaque mouvement, le natif de Makem Te tenta de bouger son pathétique cou de taureau pour lancer un regard irrité et apeuré à la frêle créature qui l'avait vaincu.



En échange, Ibrim daigna le fusiller d'un regard méprisant avec lequel elle balaya le sol, comme si la seule force de ses prunelles pouvait effacer la tâche de plus de trois quintaux qui couinait à ses pieds.Puis, presque aussi vite qu'elle l'avait vaincu, elle l'oublia. Il y eut une clameur dans la foule, des lamentations et des cris de joies éructés dans une douzaine de langues par toute sorte de parieurs aliens. L'excitation était pourtant en grande partie silencieuse : beaucoup étaient restés coi de surprise tandis que leurs voisins exprimaient leur étonnement à haute voix Un frisson presque sexuel avait gagné les amoureux de lutte et les vieux briscards du combat qui ne savaient comment réagir devant une telle victoire. Une Echani à la musculature sèche et discrète venait de faire chuter Gourou'rouk, le swoke swoke que cette salle de combat clandestine utilisait comme champion et comme mascotte depuis plus de six mois. Et cela après l'avoir désarmé en quelques coups de poignets alors que l'épée fine de la jeune femme aurait du avoir l'effet d'une brindille contre un fétu sur la masse maculée de tâches rouges du non-humanoîde. Le public tout entier avait retenu son souffle lorsque la pâle épéiste avait jeté son arme à terre au lieu de s'acharner sur un ennemi désarmé mais près de dix fois plus lourd qu'elle. A mains nues, elle avait agressé le swokes swokes grâce à une danse agile au cours de laquelle elle avait asséné le plat de sa main dans les côtes adverses jusqu'à ce que le gras qui les protégeait ne puisse plus suivre le rythme. Elle avait méthodiquement cassé les articulations du tueur-né en utilisant des techniques de close-combat pour l'obliger à se projeter lui-même sur le sol ou immobiliser les énormes jambons qui lui servaient de bras afin de les briser dans le mouvement. L'alien avait grogné tout du long en tentant de lui asséner un seul de ses coups assez puissants pour assommer un corellien dans la poitrine, ses bras battant l'air inutilement alors qu'ils n'avaient jamais raté une cible. Ce n'est que lorsque ses dents avaient volé dans l'air en fendant les petites protubérances de chair qui lui servaient d'oreilles qu'il se tut enfin. Désormais, il aurait été bien incapable de produire le moindre son. Pas volontairement en tout cas. L'Echani semblait avoir dominé jusqu'à ses cordes vocales. Avec un coup de pied qui équivalait à un soupir déçu, elle repoussa le corps du griffu de la bordure extérieure, coupant ainsi la respiration qu'il essayait de ramener dans sa cage thoracique éclatée et appela l'équipe médicale du club de combat qui s'empressa d'entourer la victime pendant qu'elle quittait le champ de combat. Un humain, aux traits bronzés et grossis par un vie de lutte l'attendait dans la foule, droit comme un i. Il déglutit, comme si ce qu'il avait à dire allait lui être douloureux puis :

- Votre honneur... Maître d'armes du palais ?

Ibrim baissa les yeux vers son interlocuteur alors qu'elle se massait les paumes des mains après s'être attachée les cheveux. Le fantôme fragile d'un sourire parut danser quelques instants sur sa bouche pincée es comme un mirage. Même sous la torture, l'homme n'aurait jamais pu jurer qu'elle n'ait ne serait-ce que bougé les lèvres.

- Kadren, « directeur d'un camp de combat au niveau extrêmement décevant »?

- Votre victoire était.. impressionnante, je dois l'avouer. Mais il est temps de revenir à des activités plus.. officielles. Votre ami Rellarin veut vous parler depuis le début de ce … « combat » si je puis appeler le massacre de mon champion ainsi.

Ibrim plissa les yeux pour discerner l'ami en question à travers la foule. C'était inutile. Lorsque Kadren se décala pour laisser l'Echani passer, elle aperçut son partenaire au sein d'un espace vide, les bras croisés. Colossal malgré sa passivité, hideux en plus de sa modestie, le bipède avait l'habitude d'évoluer à distance de ses petits compagnons qui avaient la compréhensible habitude de le trouver si abject qu'ils refusaient de respirer le même air. Lorsqu'elle s'en approcha, sentant que tous les regards se tournaient vers ce très étrange couple, elle fit un geste à l'humain qui s'empressa de proclamer l'ouverture d'un nouveau combat pour détourner l'attention. Ibrim attendit pourtant d'avoir récupéré son arme et d'avoir enfilé un manteau puis d'être sortie dans la rue avant de prendre la parole. Pendant tout ce temps, le Rellarin était resté silencieux.

- Je t'ai fait attendre ?

- Oui.

- C'est la Sénatrice ?

- Oui.

- Elle a spécifié quel type de cours elle désirait prendre ?

- Des cours de close quarters combat, élimination en un-contre-un à mains nues et...

- Vibro-épée ? Parfait. C'est exactement nos spécialités. Cependant... J'espère que la sénatrice n'est pas une petite nature. J'ai envie de vrais défis ces temps-ci.


Le Rellarin laissa son regard traîner du côté des clubs qu'il venait de quitter où un swokes swokes gisait probablement toujours sur le ventre.

- En effet.



« Il n’y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation. » – Alfred Hitchcock


Dans une salle d'entraînement mal éclairée du palais royal d'Iziz méditait via son hologramme une créature hideuse, dont les yeux globuleux étaient fermés au grand soulagement de tous. De sa silhouette agenouillée émanait pourtant une impression de paix et de connexion avec la nature devant laquelle tout Jedi se serait senti réconforté dans sa voie. Autour de ce moyeu à l'éclat bleuté caractéristiques des projections holographiques tournait un créature blanchâtre autour de laquelle une tempête semblait en train de naître. Des éclairs auraient tout aussi bien pu suivre à la trace l'agile Echani qui faisait les cent pas dans la pièce comme un courant d'air insaisissable et omnipotent. D'un moment à l'autre, l'espoir vivant du système Japrael, la nouvelle figure des mondes qui avaient accueilli, nourri et materné la révolution allait faire irruption dans la pièce. Au mur étaient accrochées des vibrolames et des électrostaff qui frémissaient comme sous l'appel de la violence qui crépitait dans l'air. Il y avait en tout cas un paradoxe ambiant entre le calme et le mouvement qui se reflétait dans le dessin infini que dessinait le Rellarin assis et son satellite aux cheveux blancs. Elle s'était parée de ses habits les plus officiels et avait noué sa crinière de guerrière en une tresse aussi complexe et solide que sa propriétaire comme pour annoncer la couleur. Le combat était comme un noeud gordien : une énigme qu'Eleri'nah devrait se révéler assez lucide pour comprendre. Cependant la seule chose à laquelle Ibrim pensait, c'était à faire de cette masse informe un adversaire à sa mesure. Comme une artiste devant une page blanche à qui l'on vient de faire la commande de sa vie.

HRP 1 : Ceci est un post via PNJ qui n'est absolument pas lié au personnage "Kovarn."
HRP2 : Un petit post pour dessiner les contours des personnages et lancer les choses sans patauger.

_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 03/07/2017 22:17:36    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 12/07/2017 23:39:07    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Elari marchait dans les couloirs de l’Exia. Son entre-vue avec le Sénateur allait se tenir dans quelques instants. Les lieux étaient sombre. Bien que l’éclairage était présent et conventionnel pour se diriger, les parois semblaient tristes. D’un gris sombre et profond, ce vaisseau ne respirait pas la joie de vivre. Inconditionnellement, il était à l’image de son propriétaire. Une personne que l’on ne pouvait connaître en privée. Une personne qui pouvait sembler froide comme le métal, dur comme le rock. Insensible. Explosif. Impulsif. Tout comme sa légende qui le décrivait. A la hauteur d’une explosion de plusieurs détonateur thermique. Ses pensées se perdaient, s’enfilant dans l’inconnu. Elle lui avait demandé une entrevue pour en connaître un peu plus sur le fait d’être mandalorien. Comment lui se considérait comme tel. Qu’allait-il lui répondre ? Qu’il s’en moquait ? Qu’il était un pur traditionaliste ? Qu’il se considérait comme le futur Mandalor ? Ou bien comme un Cuy’val Dar ? Un disparu et oublié de son peuple.

La jeune femme finit par arrivée dans le bureau du dernier des Renégats. La luminosité et la décoration interne du bureau offraient une belle opposition avec ce qu’elle avait vu du vaisseau pour le moment. Mais pourquoi restait-il dans ce vaisseau ? Elle se demandait pourquoi il disposait d’un bureau dans l’ambassade sénatoriale si c’était pour rester dans ce tas de ferraille volant. Qui pouvait savoir les pensées qui traversait cet homme. A travers son casque de miroir. Composé d’un plafond noir composé de brique hexagonal tous de différentes hauteurs, parsemé de led qui éclairaient la salle ; il était accompagné par des murs de couleur rouge et beige. L’un des murs présentait un écran holographique qui le recouvrait entièrement. On pouvait y trouver toutes les informations que l’ont voulait sur le système. Et bien d’autre encore. Le tout était agrémenté par trois trois fauteuil en cuir, probablement issus d’Ondéron et d’un largue bureau. Celui-ci devait bien faire dans les deux mètres de long sur soixante-dix centimètre de large. Éclairé en partie par une lumière blanche, celui-ci semblait holographique et tactile. Il était parcouru par une large bande noir d’environ trente centimètre. La jeune femme n’avait aucune idée des informations qu’elle pouvait voir transiter. Étrangement, le bureau n’était pas aveuglant.

Prenant un des fauteuils, elle se retrouva devant le mandalorien. Pour la première fois de sa vie, elle ne le rencontrait pas dans sa tenue de Sénateur. Non, en effet. Celui-ci était dans sa seconde peau, sa besk’ar gam. Il était assis face à elle, les coudes posés sur son bureau. Les mains l’une dans l’autre. Il semblait la regarder. L’homme qui était là semblait impassible. On aurait pu croire qu’il s’agissait d’une statue. Elle se savait comment le décrypter. Tout ce qu’elle voyait, c’était son propre reflet dans la visière noir de son casque. Son armure le décrivait bien, un survivant. Pourtant, elle ne ressemblait pas aux armures standards. L’avait-il refait ? Elle n’en savait rien. Restant assise, un silence se posa. Un silence qui resta un bon moment. La jeune femme ne savait absolument pas comment réagir. Que pouvait-elle bien pouvoir lui dire ? Elle qui était venue ici en quête de réponse, de savoir. Même si quelques questions lui traversèrent l’esprit, sa gorge se contenta d’avaler sa salive. Sa bouche restant fermé. Ses yeux scrutant le mandalorien à la recherche d’une faille. Le guerrier coupa le silence en lui posant une simple question ?


-Resol’Nare.
Toi qui est une descendante de clan mandalorien, qui es-tu ?


Le Resol’Nare. Voilà un mot qui en disait long sur les mandaloriens. Le code des mandaloriens, résumé sous six règles. Six lignes de conduites à suivre pour le restant de sa vie. Il s’agissait de porter une armure, de parler le Mando’a, d’être capable de se défendre ainsi que sa famille de toute agression ; d’élever ses enfants dans le respect des traditions et des principes mandaloriens ; de contribuer à la survie de son clan ainsi que sa prospérité ; et de se rallier à la bannière du Mandalor quand celui-ci l’ordonne. Lorsqu’Elari’nah entendit ce mot, son corps tout entier frissonna. Son enseignement était à ses yeux si lointain. Comme oublié sous les décombres du passé et des épreuves. Elle regarda ses mains. La question du mandalorien provoqua un grand vide en elle. Elle se sentait revenir quelques années en arrière et se revoyait dans cette chambre d’hôpital. Se croisant les doigts pour finalement écarté ses mains, se ressaisissant, elle regarda froidement le mandalorien et décida de prendre la parole.

- Je ne suis qu’une âme perdu qui a oublié ses racines.
Je veux aujourd’hui les retrouver.






Elari’nah avait autrefois reçu le savoir par un ancien qui était aujourd’hui disparu. Celui-ci n’avait pu lui apprendre le combat. Aujourd’hui, elle venait pour l’apprendre. Entrant dans une des salles les plus dé suées et les moins voulu du palais, la jeune femme allait prendre des cours de close combat. L’idée était de s’améliorer dans son lancé de couteau mais aussi de se perfectionner au maniement de l’épée. Un art qui pouvait aujourd’hui paraître inutile mais qu’elle avait toujours admiré. C’est sur que face à un blaster, on pouvait avoir du mal à concevoir ce que l’on ferait avec une vibrolame dans les mains. La sénatrice allait être instruite par le maître d’arme de la Garde Royal. Autant dire que les leçons serait rude et extrêmement brutale. L'Echani du palais n'était pas connu pur sa douceur.

Entrant dans la salle d’entraînement, elle aperçue un hologramme au centre de la pièce avec une Echanie qui tournait autour tel un fauve en pleine cage. Qu’attendait-elle ? Son air était assez difficile à décrire et à interpréter. Elle semblait en pleine concentration et à la fois pleine de rage. Continuant d’avancer et prêtant peu d’attention à la luminosité de la pièce, Elari’nah alla à sa rencontre.

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 15/07/2017 18:05:49    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Lorsque la porte de la salle d'entraînement s'ouvrit, Ibrim et son partenaire Rellarin avaient déjà les yeux fixés sur cette dernière, et le Rellarin soutint même le regard de la sénatrice du système pendant quelques uns de ses pas avant de disparaître. Son hologramme disparut en s'effaçant progressivement et la pièce en parut soudainement chargée d'un silence, lourde de son absence comme si la face hideuse de l'extra-bordurier avait jusqu'ici donné toute sa personnalité à l'ambiance du lieu. De son côté, la maître d'armes de la Reine continua à faire les cent pas pendant quelques secondes avant de s'arrêter uniquement lorsque la conjointe d'Amanoa fut à portée de combat directe. Avant, ce fut comme si l'honorable personnage n'existait pas et que l'Echani se baladait seule dans la pièce. Cependant, Ibrim ne manqua pas à l'étiquette. Malgré sa réaction très tardive et son impatience évidente, elle adressa une révérence marquée à sa sénatrice en baissant les yeux avec une humilité feinte mais un respect véritable. De toute évidence Ibrim en avait vu assez pour ne pas se pâmer, des étoiles plein les yeux, en présence d'un personnage de très haut rang. De toute évidence également elle préférait engager une relation maitre-élève plutôt qu'une relation sénatrice-cliente/fonctionnaire. Pourtant, elle ne cherchait en aucun cas à suivre le code et bouillait d'une impatience réelle avant de jauger le potentiel de son apprentie. Les rumeurs étaient nombreuses sur la nouvelle tête de Dxun, Ondéron et consorts mais seule Ibrim et sa lame dressé pourraient glaner la vérité. A partir de ce diagnostic, l'Echani emmènerait Ela'rinah aussi loin que possible.

Se relevant de sa révérence, appuyée pour éviter d'avoir à la doubler d'une salutation orale, l'Echani attrapa une vibrolame télescopique, l'envoya à la dirigeante du système et décrocha d'un mouvement souple celle qui était rentrée dans sa gaine, à sa ceinture. Les vibrations des deux armes emplirent la pièce d'une ambiance tendue, comme des minis-orages qui couvaient chez les deux femmes et se jaugeaient en attendant de délivrer toute la puissance de leurs foudres l'une sur l'autre. Toujours en mouvement, plus féline qu'une Togorienne énervée et pourtant pleine d'une véritable dignité de guerrière, l'Echani multipliait les positions pendant qu'elle jaugeait la garde de son adversaire et ses mensurations. Vers où se dirigeait son regard et la façon dont elle avait attrapé puis tenait l'arme envoyée. Les traces d'appréhension comme les tressaillements d'excitation. Rien n'était laissé au hasard par l'oeil entraîné de la maître d'armes régalienne.

- C'est un honneur. L'alien qui vient de nous quitter s'occupera de vous une fois votre formation sur la bonne voie.

Ce fut tout pour les salutations et les politesses d'usages.

- Mettez vous en garde offensive, je vous prie. Je dois juger de votre positionnement avant de vous apprendre à le modifier en combat. Je vais me livrer à une simple tentative de shiak et vous allez parer puis contre attaquer dans le même mouvement. Ainsi je jaugerai de votre positionnement défensif et offensif à la fois.

Pendant un instant, Ibrim envisagea de prendre le temps d'armer son bras, décaler la lame et frapper avec une ampleur trop évidente. Mais elle décida de frapper qu'elle frapperait soudainement, sans user de tout son savoir-faire mais sans se retenir outre-mesure. Après l'avoir vue en chair et en os, elle avait soudain trouvé foi en la mandalorienne pure et voulait la tester sans entraves. Elle avait en tout cas l'impression qu'elle lui devait une sorte de franchise corporelle, la franchise des guerriers qui refusent de sous-estimer même le plus inattendu des adversaires. Le bras tendu, juste avant sa tentative de shiak, l'Echani posa son regard sur le visage de la jeune femme et y chercha les traces de celui de son prédecesseur légendaire, Atin Jnum. Quelque chose dans la façon dont Ela'rinah était entrée dans la pièce lui avait donné l'impression qu'elle suivait un chemin tracé par le libérateur de la Galaxie, ou qu'il l'accompagnait dans ses pensées, comme une boussole. Serait-il présent dans ses techniques de combat également ? Ibrim aurait payé cher pour le savoir. Juste avant de mettre à l'épreuve la garde de son « inter-pugnatrice » elle se livra à une explication rapide du programme.

- J'espère que vous saviez ce que vous faisiez en requérant mes services.Vous avez déjà entendu parler de mondes détruits comme Emberlene ou Malachor V. Mais avez-vous déjà imaginé les derniers instants des habitants, juste avant la disparition de leur civilisation dans le feu et le sang ? Avez-vous déjà ressenti.. la proximité immédiate de la fin du monde ? Il n'y a pas sentiment plus vivifiant, je peux vous l'assurer.

Elle serra ses lèvres rosies par le matin. Des souvenirs longtemps ressassés remontaient à sa mémoire.

- L'art du combat, c'est l'art d'amener ce sentiment dans le cœur de votre victime. Si vous êtes à la hauteur, je vous apprendrai à apporter la fin du monde dans l'esprit de vos ennemis. Et si leur monde se termine, le vôtre alors et le nôtre à nous, peuples de Japrael, pourra commencer et surtout perdurer.

La vibroépée de l'Echani gagna en intensité, bourdonnant à ses oreilles. Sa garde dorée typique des premiers modèles inventés par les Echanis brilla un instant avant que la maîtresse des armes n'attaque la sénatrice des mando'ade...
_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 18/07/2017 10:18:10    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

La jeune femme s’avançait vers celle qui lui apprendrait le maniement de l’épée. Bien qu’impatiente et ne tenant pas en place, l’Echani la salua comme il se devait de par son rang. Son rang… Une chose qu’elle ne prenait pas en compte lors d’un entrainement ou d’un combat. Parmi les murs du palais, lorsque le maitre d’arme donnait cours, les titres n’existaient plus. Il était le seul maitre à bords jusqu’à ce que la séance soit terminée. Beaucoup n’aimait pas cette situation, trop souvent en désaccord avec leurs égaux et leur regard du monde en arrivant. Son regard, Elari avait appris à en adopter un différend depuis ses seize ans. L’hologramme qui était présent disparu, plongeant un peu plus le lieu dans les ténèbres.

Attrapant par la poignée une vibrolame envoyé par sa tutrice, Elari la regarda. Le regard déterminé mais froid, elle parcouru la vibrolame de la poignée à sa pointe. L’Ehani prit ensuite la parole. Les salutations furent courtes et directes. Au moins elles ne perdraient par leur temps en palabre et beau discours. Une chose de bien car la sénatrice était ici pour apprendre et non pas pour parler.


- L’honneur est avant tout pour moi.
Recevoir des cours de la Maitre d’arme de la Garde Royale n’est pas offert à tout le monde.


Le cours commença. L’Echani lui demanda de se mettre en position défensive. Instinctivement, elle resta droite au départ puis se positionna en garde dite pendante. Le buste légèrement incliné vers l’avant, une jambe devant l’autre, en légère flexions de façon à avoir le plus de mobilité possible. Elari avait positionné la vibrolame au-dessus d’elle, la tenant d’une main, pointé vers l’Echani tandis que son bras gauche était aligné parallèlement à la lame. Elle écouta les paroles et les explications de sa tutrice.

-Non, je n’ai jamais assisté à l’extinction d’un monde.
Mais un homme m'a dit un jour qu'il n'y avait pas de plus vivifiant que le combat, lorsqu’il affrontait la mort.


Les lames vibraient et leurs échos se rependaient dans toute la salle. Chacune étant sortie de leur fourreau, la technique du katana et du sabre mort de fonctionnerait pas ici. Elari attendit l’attaque. La personne qui lui faisait face semblait jubiler intérieurement. Son état pouvait être inquiétant avec une lame dans les mains. Ibrim était tout simplement accros. Pour certain c’était le sexe, la drogue. Pour elle, c’était le combat, il ne fallait pas chercher plus loin. Le premier coup arriva. Elari para de justesse. La maitre d’arme semblait y aller franc jeu, ce qui était une bonne chose. Dans le cas contraire, la sénatrice n’aurait pas appréciée. Elle était venue ici pour apprendre et quitte à apprendre, à souffrir aussi. La vie nous l’apprenait, on n’obtient rien sans souffrance. Mais le temps n’était pas à la divergence philosophique. Le second coup revint bien plus rapidement que le premier. Parant ce coup-ci en remontant sa lame. Se déplaçant en arrière sur la droite, effectuant un mouvement dit dextre en rompant ; la sénatrice enchaina. Ce coup-ci pas question de reculer. Elle passa à l’attaque.

Avançant à senestre en gagnant, soit d’un mouvement de pas en avant sur la gauche, Elari se rapprocha de son adversaire et tenta une attaque qui fut paré très rapidement. Trop près de son adversaire, elle décida de reculer rapidement, mettant un bon mètre entre elle et Ibrim. Ses mouvements devaient-être bien maladroits même si ses séances de sports lui permettaient de maintenir la lame et la cadence. Chose qui pouvait être positif mais qui pouvait tout autant poser problème de par la rigidité de ses mouvements. Se positionnant d’une garde vers le bas, elle attendit la suite. Est-ce que la fierté de l'Echani serait touché? Est-ce que la Sénatrice était trop mauvaise pour apprendre d'elle? Lui ferait-elle honneur comme tout mandalorien fait honneur à un combat?

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 22/07/2017 13:57:47    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant



La favorite de la reine était bien timide. Pas de course effrénée, pas d'élan démesurée ni de témérité du débutant. Comme les enfants qui monoplace pour la première fois, elle faisait trop attention aux signes, aux dangers, à tous les « panneaux » en se souvenant du mieux possible de ce qu'elle avait appris jusqu'ici. Rien qu'en la regardant, Ibrim pouvait deviner que des katas scolaires et des noms de gardes oubliées roulaient dans sa tête bien coiffée et l'empêchaient de se plonger dans la bataille comme elle l'aurait désiré. Les mots de la tutrice Echani devraient être des mots de toute-puissance, comme les lignes de programmation d'un droïde, envoyés à un corps en mouvement, délesté de son identité par le combat. Ce n'était pas le cas. Dès qu'Elari prenait conscience de l'impénétrabilité de la garde de son adversaire, elle reculait et cherchait la distance. En d'autres termes, elle cherchait une escrime de cour, chamarrée et respectueuse où l'on avait le dos bien droit et l'on s'écriait :« on avait dit pas les cheveux ! ». Ce n'était pas ce pourquoi Ibrim avait été payée. Ibrim était payée pour que la tête des éventuels assassins qui auraient réussi à attaquer la jeune femme ressemble à une pastèque pourrie puis écrasée avec son talon aiguille. Pour que leurs cœurs soient transpercés avant qu'ils aient eu le temps de toucher le sol et plonger leurs lames dans celle de la favorite. En d'autres mots, Ibrim gagnait de l'argent pour apprendre à Elari'nah à survivre. Il était temps de s'y mettre.

Faisant mouliner la garde de sa vibroépée, une main dans le dos, Ibrim décida de surprendre son adversaire pour lui offrir sa première leçon.


- Vous vous servez de votre lame comme d'un artefact fragile et très précieux.

Baissant ses bras pour une garde basse, l'épée légèrement tendue vers le haut comme un drôle de monstre pointu prêt à bondir, l'Echani recommença à tourner autour de sa pupille, l'obligeant à pivoter tout en gardant sa garde particulièrement éprouvante et à l'angle très étroit. Elle lui démontrait ainsi, sans dire un mot, les défauts de cette dernière. Pour apporter un argument final à ce raisonnement tacite, elle frappa rapidement et très faiblement au niveau de la taille, comme un jeune chaton qui jette la patte pour voler un poisson. Étant donné la garde haute d'Elari'nah, cette dernière était obligée de descendre pour parer le coup. Profitant de cette attention détournée appelant à un inévitable changement de garde, l'Echani se mit soudain en mouvement, bien plus vite que son shaak factice de tout à l'heure. Qu'elle ait baissé sa garde pour parer le coup ou qu'elle l'ait laissée haute, Elari'nah ne pouvait plus se défendre. Le poing serré de l'Echani apparut de derrière son dos, comme dégainé et frappa violemment la mandalorienne à l'abdomen. Profitant de la surprise et du choc, l'Echani glissa l'une de ses longues jambes pâles entre celles de la sénatrice déséquilibrée et effectua seulement la pression suffisante pour la faire tomber, sans chercher ni l'excès de violence ni l'excès de douceur. Chacun de ses gestes était parfaitement mesuré.

Dès que sa cible fut au sol, l'Echani se retourna et défit un peu sa poigne, laissant la garde dorée de sa vibro-épée echani, fierté de son peuple, briller tandis qu'elle contemplait la salle d'entraînement en ignorant visiblement son adversaire. Tout se passait comme si la dirigeante du système n'avait aucun intérêt pour sa supérieure tant qu'elle n'était pas debout. Comme si elle voulait remettre la jeune femme à sa place en lui rappelant que dans un combat, il n'y avait pas d'hommes de pouvoir et de simples civils. Il n'y avait que deux corps l'un contre l'autre, et celui qui était à terre, quel que soit son propriétaire, n'avait plus de valeur. En d'autres mots, c'était un défi. Sans prévenir et sans regarder son interlocutrice, l'instructrice reprit la parole :


- La première leçon du combat d'épée est que l'épée n'est pas la plus importante. Vous combattez comme si seul votre épée comptait. C'est faux, elle compte autant que vos pieds, que vos mains, que chaque autre cellule de votre corps. Elle s'y fond, et vous devez savoir la maîtriser et connaître aussi bien que vous connaissez vos deux mains. Mais elle n'est pas plus importante que le reste. Un combat d'épées, c'est en fait « un combat d'un corps entier contre un autre corps entier, tous deux armés d'épées ». Souvenez vous de cette leçon et faites attention à votre adversaire, et non seulement à son épée.

Lentement, avec une étrange délicatesse, l'Echani se retourna pour faire face à la sénatrice et remonta sa garde, en joignant les pieds, collant les jambes l'une à l'autre.

- Voici un exercice pour vous obliger à prendre les corps en compte et manipuler la position de l'ennemi en vous escrimant avec lui. Attaquez moi avec tout ce que vous avez et essayez de me faire modifier ma garde afin de pouvoir me faire un croche-pied.

L'exercice devait apprendre à Elari'nah que chaque attaque n'était pas qu'une tentative de passer les défenses de l'autre pour toucher sa peau mais aussi une manipulation l'obligeant à bouger d'une certaine façon. Le combat, comme la politique, était donc une manipulation de tous les instants et cela, l'Echani savait que la sénatrice le comprendrait vite. Evidemment, la maître d'armes du palais avait déjà la seconde leçon en tête et s'attendait à ce que son élève réussisse afin de passer à la suivante. Après tout, elles étaient attendues. Pendant une fraction de seconde, elle eut une vision de son compagnon Rellarin, agenouillé dans les glaces de Morovolo à attendre une escrimeuse avertie venir s'entraîner au close combat.... Une escrimeuse avertie qui, pour l'instant, n'était encore qu'une sénatrice projetée au sol. Pour évoluer, il lui faudrait impérativement se relever.
_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 22/07/2017 16:51:02    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Tournant autour de la sénatrice comme son prédateur, Ibrim ne manqua pas de l’attaquer. Parant l’attaque, Elari se retrouva avec un poing porté à l’abdomen et finit rapidement sur le sol, à l’état de carpette. Simple, rapide et sans douleur. La preuve était faite. Les cours données ici n’étaient pas des classiques. En effet, ils semblaient plus tenir de l’apprentissage à la survie qu’au maniement de l’épée. Dans ce cas, la mandalorienne ferait ce qu’elle savait faire. Écoutant la première leçon de l’Echani, elle se releva. Un combat d’épée était un combat de deux entité ou l’épée était le prolongement de chacune. Jusque là, il n’y avait rien de bien sorcier à comprendre. Du moins en théorie. Concernant la pratique, l’option et la mise en application était bien différente.

Debout et faisant face à Ibrim, Elari’nah regarda sa posture. Une garde remonté avec les jambes et les pieds joint. Une posture assez troublante. L’Echani semblait bien sur d’elle. Le but maintenant serait de la faire changer de position sans forcément la blesser. La sénatrice décida de laisser ses livres et ce qu’elle avait lu dans le placard. Le retour au source était primordial. Replongeant quelques secondes dans ses souvenirs, elle se rappela lorsqu’elle était plus jeunes ses entraînements dans la jungle. A cette époque, elle allait au bout de ses limites. Se baissant, elle ramassa de sa main droite la vibrolame qu’elle avait laissé glissé lors de sa chute. Une fois debout, elle fit face à Ibrim.

Exerçant un tour complet sur elle-même, elle attrapa ses lames de combat avec sa seconde main. Profitant de l’énergie cinétique du moment, arrivant à la fin de sa rotation, elle déploya son bras pour lancer ses lames. Trois lames partirent dans la direction du corps d’Ibrim, suivit par une mandalorienne bine déterminé. Les lames ne visaient pas seulement à lui faire perdre sa sa garde mais bien à la faire passer dans ses retranchements. La vibrolame pointé derrière elle, vers le bas attaque l’Echani. Visant ce coup-ci la garde et non la lame de l’épée en elle même, Elari lança son épée en cette direction. Tenant dans sa main gauche un couteau de lancé. Ibrim avait rattrapé un couteau lors de son vole, voilà qui était intéressant et qui prouvait son niveau. Mais le fait d’avoir esquiver ses deux premières lames avec son épée lui avait fait bouger sa défense pour attraper la troisième. Frappant la garde en or de son épée d’un coup violent, Elari réussit à désarmer son adversaire. Ibrim tenta de répliquer avec une des lames mais la jeune femme para avec la sienne. Lâchant sa vibrolame, elle attrapa la tête de sa tutrice par les cheveux et lui asséna un puissant coup de boule. Celle-ci recula. Ne cherchant pas à savoir, la sénatrice se baissa et effectua un mouvement de balayage avec ses jambes dans l’idée de la mettre à terre.



***


Elari’nah marchait avec le mandalorien dans les couloirs de l’Exia. Elle lui avait montré qu’elle connaissait le Resol’Nare. Elle lui avait expliqué son enfance et comment elle avait évolué aujourd’hui jusque là. Il marchait à ses côtés, les mains dans le dos. Il parlait comme si il était devenu un vieux matriarche, uniquement bon à donner des cours et des conseils.

-Suivre le Resol’Nare ne suffit pas à mes yeux pour être mandalorien.
Un mandalorien se doit de suivre le code mais aussi son propre chemin.
Il doit s’ouvrir et aller plus loin que nos propres coutumes.


Elari lui posa une question qui l’intriguait depuis longtemps. Sortant probablement de ce qu'allait lui dire le renégat. Mais il se contenta simplement de répondre à la question.

-Pourquoi n’êtes vous pas devenu Mandalor ?

-Parce que les mandaloriens n’en ont pas besoin. Notre peuple vit très bien sans.
Nous avons suivit nos précédents chefs dans des rêves de conquêtes et de gloire qui nous ont coûté très cher. Grâce à cela, notre peuple n’est plus pris au sérieux. Nous ne sommes vu que comme une bande de mercenaire offrant leur services aux plus riches.
Nous sommes tombés bien bas.
Et en plus de cela, nous devons faire face aux nouveaux mandaloriens. Une bande de mandalorien pacifiste qui pensent vivent dans un monde de bisounours. Mais ils ont l’honneur de défendre leurs convictions et leurs idées. Une chose qui n’est pas donné à tout le monde. Nous avons aussi les DeathWatch, une bande de mandalorien sans honneur, ni foi ni loi qui ne vivent que pour le chaos et les rêves de Mandalor disparu depuis des millénaires.


-Et les nôtres ?

-Ils tentent de survivre parmi cette guerre de territoire.
Nous sommes aujourd’hui sans pouvoir et préférons vivre notre vie plutôt que faire face à la réalité des choses. Pour nous, le combat est notre vie. Notre passé, notre présent, notre futur. Notre mort.


-Je ne comprends pas, au vu de votre expérience et de votre carrière, pourquoi ne pas les remettre debout ?

-Parce que ce n’est pas mon rôle, que je n'ai jamais été intéressé et que je n’ai jamais été un meneur. Elari regarda le mandalorien perplexe. Il émit un petit rire. Les renégats m’ont suivit parce que j’ai toujours refuser d’abandonné chacun d’eux et que nous combattions pour un idéal. Nous ne l’avons pas atteint mais nous avons réussi à changer le cours de la galaxie, que peut-on espérer de mieux ?

-Et vous trouvez que vous n’êtes pas fait pour être Mandalor ?

-Non. Les nôtres ne doivent pas chercher à retourner en guerre mais à avancer en gardant nos coutumes. De plus, je n’aurai pas la patience de mettre tous les clans sont la même bannière. Je ferai probablement sauter la planète avant. Les mandaloriens rentreraient de nouveau dans une période de guerre. Je préfère protéger ce monde qui nous a abrité pendant six longtemps.

***


Koko, je ne savais pas trop comment répondre à ton poste donc si quelque chose ne va pas, dis le moi.

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 02/08/2017 12:55:09    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Ibrim aurait pu ne pas tomber. S'accrocher à sa dignité comme un condamné s'accroche au précipice duquel on le jette. Honneur et roche tarpéienne ne font qu'un. Mais elle tomba. Et elle tombait toujours, car elle avait appris que se relever à chaque fois était bien plus formateur que de vouloir rester debout à tout prix. Elle resta même une seconde ou deux au sol, haletante et étrangement souriante. Son apprentie avait de nombreux défauts et surtout des lacunes d'expérience mais elle ne manquait ni d'imagination ni de ressources. La leçon qu'elle venait de lui inculquer sur la contingence des épées et la nécessite de réfléchir avec tout son corps avait été acceptée sans broncher et comprise dans toute sa profondeur aussitôt. Pas de doute : une guerrière vivait quelque part derrières les huis de l'esprit de la véritable mandalorienne pure souche. Et Ibrim était en train de la réveiller. D'un mouvement souple et félin, la maître d'armes Echani se releva dans une garde offensive et ouverte qui disait d'elle-même, sans avoir besoin de mots, qu'elle était fière de l'offensive de son élève et qu'elle était prête à l'emmener au niveau supérieur. Prise d'une bouffée de chaleur amenée par l'adrénaline du combat, la jeune femme ouvrit sa tunique officielle trop serrée sur une tenue d’entraînement plus simple constituée de bandages compressifs autour de la poitrine, pour un confort d'entraînement total. Elle se remit à faire les cent pas gourmands qu'elle affectionnait autour de sa cible, sans la féliciter une seule seconde d'avoir réussi l'épreuve et balayant de son regard tranchant et profond la garde de la sénatrice et les signes de fatigue et de tension sportive que cette dernière manifestait. Dans le même temps, elle faisait tourner la garde dorée et décorée de sa lame dans sa main, sans y penser. Cela faisait des années que cette vibro-épée était un prolongement réel de sa personne, à tel point qu'elle se demandait parfois si elle n'avait pas des sensations fantômes lorsqu'elle ne la tirait pas de son fourreau. A vrai dire, elle l'avait montée elle-même, en utilisant le savoir-faire millénaire de son peuple, blessant ses petites mains blanches d'alors dans le sang et le feu pour se frayer une place dans le monde et dans Japrael avec une lame aussi fine et racée qu'elle. Aujourd'hui, elle avait réussi.

Voilà qu'elle s'occupait personnellement de l'entraînement de la leader politique des mandaloriens et de leurs voisins et protégés. Mais elle en voulait encore plus, toujours plus. Ibrim était pour ainsi dire insatiable, et sa lame aussi. Plus de sang, plus de tension, plus de transpiration, plus, plus et encore et toujours plus. C'est avec cette faim dans le regard que l'instructrice leva les yeux pour croiser ceux de son élève. Le prochain palier allait être plus difficile.

- Nous repassons à la défense.

Les genoux de l'Echani ployèrent avec grâce, la faisant ressembler un instant à une femelle tuk'ata blanche prête à bondir sur sa proie. Mais au lieu de se jeter comme une guerrière dans la bataille, elle se releva aussitôt et tendit son épée en avant, d'une main comme pour pointer son élèvè avec le bout de la lame, doigt géant et mortel.

- Vous savez traverser une garde, mais je veux savoir si vous pouvez garder la vôtre. Je vais donc me livrer à un kata dont vous ne connaissez pas le déroulement. Chaque coup sera dirigé vers un endroit différent de votre anatomie, et je serai de plus en plus rapide. Les premiers coups seront longs et amples, mais j'irais progressivement vers une pluie d'estocs. Si je vous griffe avec la lame ou touche le bras, je continue. Si je plante la lame ou si je touche torse ou tête, je m'arrêterai. Vous allez devoir garder vous défendre le plus longtemps possible. Vous pouvez changer de garde et reculer dans la pièce mais pas contre-attaquer ni éviter. Il ne doit s'agir que de parades. Le kata est très très long et je puis en enchaîner d'autre si vous l'épuisez. Donc l'exercice ne se finira que si je vous touche, si votre dos touche un mur ou si vous abandonnez.

L'expression sur son visage, pareille à une Zeltronne faisant les yeux doux à un client sur Nar Shaddaa laissait entendre qu'entendre la sénatrice proclamer son abandon serait une grande déception.

- Vous l'aurez compris : la prochaine leçon est une leçon d'endurance et de maîtrise de votre fatigue.

Sur ces mots l'Echani commença son attaque. Comme elle l'avait annoncé, les premiers coups étaient des estoc armés et des tailles lentement réfléchis qui visaient des cibles évidents comme le torse, entre les deux yeux ou la région du cœur. Mais l'Echani faisait glisser sa vibrolame sur celle de son adversaire et le son des deux vibrations s'entrechoquant marquait un rythme très travaillé qui, en s'intensifiant de plus en plus, permettait à la sénatrice de suivre l'accélération progressive du tempo que sa maître d'armes déroulait...
Sans une hésitation.
_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 05/08/2017 15:26:38    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Elari regardait Ibrim, à peine au sol qu’elle se relevait, le regard encore plus fougueux qu’auparavant. La jeune femme était tout de même contente. Elle avait réussi à percer sa défense. Une chose qui ne paraissait pas aisé au départ. Elle fit quelques pas autour de la sénatrice. Maintenant, la maître d’arme allait attaquer et elle devrait se défendre sans fuir, sans tomber. Mais elle avait le droit de reculer. Cette leçon serait difficile, tendu. On allait voir si ses séances de musculation l’aiderai. Ou non.



Elari se prépara, non pas mentalement en cherchant à réfléchir mais uniquement à attendre d’ennemi. Elle fixa ses épaules, c’est de là que partirait les coups. Plaçant la virolame devant elle, elle attendu. Le combat commença. Un coup par la droite, par en dessous, par la gauche. De nouveau par dessous. Chaque coup provenait d’une direction différente. Mais il n’y avait pas que des coups de lame, parfois un poing ou un coude qui venait dans un angle mort. Les coups semblait doux au départ et furent de plus en plus rapide. De plus en plus violent. Difficilement et tentant de résister, Elari’nah paraît les attaques une à une mais prenant quelques fois un coup à droite, par-ci, par là. L’exercice devenait de plus en plus difficile. Les coups étaient plus compliqué à contrer. Plus violent. Des coupures commencèrent à apparaître sur les bras de la jeune femme.La sénatrice commençait à avoir de plus en plus de mal. Reculant de plus en plus tout en essayant de ne pas esquiver les attaques ; ce qui devait arriver, arriva. Tentant une parade maladroite, elle fit remonter la lame de son adversaire le long de son visage. Elle ne lui entailla pas la peau mais il laissa une légère trace. Mais l’entraînement continuait.

La sénatrice tentait de tenir bon mais la fatigue et la douleur des bras liés aux coups et aux différentes coupures, plus ou moins profondes commençait à bien se faire sentir. Elle tantait de serrer les dents. Cela faisait à peine quelques minutes qu’elle bataillait. Mais elle n’en pouvait plus. Ayant l’impression de se battre pour sa vie face à une machine de guerre, une virtuose de l’épée que l’on pourrait qualifier de la main droide de la faucheuse noir ; elle dépassa sa limite. Sa parade réagit d’une infinie lenteur face à l’attaque d’Ibrim qui vint placer sa lame et l’arrête à quelques millimètre d’un de ses deux yeux. Elari regarda la lame et Ibrim, n’en pouvant plus, elle s’affala sur le sol. Ruisselante de sueur et complètement haletante comme si elle venait de parcourir un marathon, Elari regarda l’Echani. Ses bras entier ainsi que le haut de ses jambes étaient couvertes de blessures. Bien que superficielle ou peu profonde, elles étaient là. Mais aucune ne mettait sa vie en danger. Ibrim portait bien son nom. Il paraissait que dans le système, et même malgré les champion qui était venu la défier, elle était toujours invaincue...

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 13/08/2017 18:25:16    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Le silence est comme une fonderie universelle dans lequel tous les mots sont encore possible. Comme un chaos originel dans lequel le monde attend sa genèse. La moindre mot, le moindre tressaillement, la moindre voyelle même est comme une étincelle qui organisera enfin ce monde en suspension, remettra l'ordre dans ce qui s'est tu momentanément. Ne rien dire, c'est laisser le chaos se densifier. C'est refuser l'ordre et jeter les pensées de la sénatrice exténuée aux loups de l'incompréhension et aux affres du soupçon. A l'inverse, tout mot serait une main tendue vers une femme à terre, une main créatrice qui lui montrerait comment se relever et comment jouer du pinceau pour dessiner son propre monde, à la pointe de sa vibrolame. En résumé, l'état de fatigue et d’aboutissement physique dans lequel l'instructrice avait jeté son élève était une manière de la rendre plus ouverte à son enseignement et de la mener dans un état de « crise » comme l'entendaient les anciens utilisateurs du basic. Pour eux, la « crisis » était avant tout un état critique, d'abord médical, dans lequel de grands changements étaient possibles. C'est pourquoi les espèces à mue, lorsqu'elles étaient en train de changer de forme, étaient désignées comme « en crise ». Tout comme la galaxie était elle-même désignée comme « en crise » lorsqu'une limite était atteinte et que des évolutions extrêmes – des guerres, des génocides, un changement de régime politique- étaient sur le point de se manifester. Dans cette perspective, la sénatrice mandalorienne était à l'acmé d'une crise majeure, tant sur le plan corporel que mental.

L'issue de cette crise dépendrait de la façon dont Ibrim briserait le silence. Ordonnerait le chaos. Elle eut un long soupir ambigu, dans lequel pouvait transparaître autant de la déception amusée qu'une simple expression de fatigue, ou la purge d'un trop plein d'adrénaline. Au milieu de son visage blanc immaculé, que la sueur, les coups et les taillades semblaient épargner, deux yeux félins se baissèrent sur la guerrière qui reprenait son souffle à ses pieds. Ce mot la fit réfléchir. Une guerrière. Le terme avait bondi au premier plan de ses pensées sans qu'elle y ait réfléchi et sans qu'elle ait pris le temps de considérer ses synonymes plus doux. Pour elle, Ela'rinah était devenue une guerrière. Une guerrière au talent encore bourgeonnant, inchoatif. A l'expérience de combat encore ridicule et aux réflexes encore tâtonnants. Mais elle était à n'en pas douter une guerrière. C'était dans le moule des guerriers que son âme avait été fondue, comme celle de nombreux de ses compatriotes mandaloriens. L'Echani était rassurée : la langue de la guerre était la seule qu'elle aimait utiliser et la seule dont elle connaissait tous les accents et les sonorités. Mais il était souvent difficile de parler la guerre dans un monde en paix. Heureusement, les femmes comme Elari'nah connaissaient ce langage depuis le berceau, qu'ils soient entraînés à le manipuler ensuite ou non. Peu importe les progrès d'Elari'nah durant cette instruction, Ibrim aurait au moins la satisfaction d'avoir réveillé la guerrière dans son interlocutrice. C'était le plus important. Il s'agissait avant tout d'un cours de self-defense et si la dirigeante de Japrael était attaquée, peu importait qu'elle connaisse tel ou tel taka, et qu'elle sache où et quand viser tel ou tel organe. Tout ce qui comptait, c'est que la guerrière qui vivait dans la mandalorienne soit pleinement éveillée. A partir de là, elle aurait toutes ses chances de survivre, pleinement entraînée ou pas.

Il n'y eut pas de mots, ni salvateur, ni destructeurs. La maître d'armes du palais fit un pas de côté puis recula sans quitter des yeux son élève exténuée, comme si elle voulait la supporter par son seul regard. Comme si ses prunelles étaient des tuteurs auxquels elle espérait que la plante mandalorienne s'accrocherait pour mieux grandir. Mais ce n'était pas anodin : si la sénatrice était bonne observatrice, elle comprendrait aisément que l'Echani était passée d'une ignorance curieuse à une exigence porteuse d'espoir.

- Inversons les rôles.

L'injonction était venue sans prévenir. La pièce semblait avoir parlé à la place ou en même temps qu'Ibrim. Ce n'était pas un individu isolé qui avait lancé un ordre à la favorite de la reine mais son destin qui s'était manifesté par ces mots. Ce qu'on lui demandait n'était pas une possibilité mais une nécessité qui devait être accomplie, quelque soit sa fatigue. La combattante émérite jeta son propre sabre, unique et à la garde si finement ciselée et si décorée qu'il paraissait venir d'une tout autre dimension, dans les bras de la sénatrice. Le mouvement était assez doux et maîtrisé pour éviter de transpercer la jeune femme fatiguée mais assez strict et rapide pour obliger cette dernière à attraper l'offrande.

- Inversons les rôles. Vous avez désormais deux armes, dont la mienne. Vous allez devoir de nouveau percer ma garde, mais pour cela, vous devrez cette fois apprendre à transpercer un autre style de défense.

La porteuse de mort à peau pâle porta une main à son dos où était rangé, grâce à un fourreau télescopique, une double-lame rituelle Echani. Déployant les deux sabres jumeaux horizontaux, la maîtresse jongla avec sa nouvelle arme avant de la tendre devant elle d'une seule main tandis qu'elle retrouvait une garde basse et féline.

- L'adaptation est l'un des maîtres-mots du combat à l'arme blanche. Peu importe ce que je vous apprends aujourd'hui, vous ne pourrez jamais connaître tous les styles et prévoir tous les coups. Il faut donc savoir s'adapter aux différentes armes et aux modes de combat qu'elle nécessitent ou facilitent. Comme lors de l'évolution des espèces, ce ne sont pas les plus forts ni les plus nombreux qui survivent au passage du temps et aux luttes de l'histoire, mais ceux qui s'adaptent le mieux. Voyons voir comment vous allez vous comporter face à ce nouveau bijou, et la défense que je vais devoir mettre en place pour le manier. Les règles changent : si vous ne réussissez pas à me faire toucher un mur ou abandonner, j'arrêterai le combat en vous désarmant lorsqu'il me plaira. Ne me décevez pas, Sénatrice.

http://www.starwars-holonet.com/encyclopedie/arme-doublelame-echani.html

_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 14/08/2017 21:40:55    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant



Le souffle toujours battant, les gouttes de sueur qui lui coulait sur le visage ; Elari’Nah tentait de reprendre son calme. Fixant du regard son hôte, celle-ci lui jeta ton épée de façon à ce qu’elle réussisse à l’attraper. Chose que fit la sénatrice non sans mal. Ses bras lui faisait mal suites aux nombreuses coupures qui lui parcouraient la peau. Saisissant l’épée de l’Echani, elle contempla la crosse qui était magnifiquement décoré.

Se relevant tant bien que mal, la sénatrice réussit à se tenir sur ses jambes, soufflant à plein poumons. Elle regarda les deux épées. Comment les manier ? C’était une bonne question. La jeune femme n’en n’avait aucune idée. Regardant devant elle, elle inclina une jambe, leva une épée en l’air de façon à ce qu’elle soit parallèle au sol tendit que l’autre était abaissé en direction du sol. Ibrim sortit alors une double lame de son dos et effectua plusieurs mouvement circulaire autour d’elle. Qu’elle était cette arme ? La situation devenait compliqué.

La chose qui suivait était des plus simple, faire reculer Ibrim et la battre sur son propre terrain. Etait-elle cinglé ou prenait-elle purement plaisir à voir échouer ses élèves ? La chose n’allait pas être facile. La sénatrice se dit qu’il était temps. Laissant faire le hasard et se laissant guider à l’instant, elle pivota sur elle même et dans un élan lança la lame de l’Echani sur elle même. L’idée était de voir comment elle intercepterait l’attaque. La mandalorienne observa le mouvement de défense et en retint toutes les secondes. Passant à l’attaque. Le premier coup para son attaque, la seconde aussi. Tentant une attaque sur le côté, elle fut aussi repoussé. Toujours à chercher à parer sa défense, elle tenta une attaque frontale. Les deux mains sur son épée, elle mit toute sa force dans l’attaque qui fut paré comme voulu. Appuyant sur sa lame pour forcer sur l’échani qui ne bronchait pas d’un poile, elle lâcha l’attaque pour contourner Ibrim et l’attaquer par derrière. L’attaque fut paré. Elari’Nah tenta encore et encore. Subissant échec sur échec.

Elle finirait bien par réussir mais son adversaire était redoutable avec sa double arme. Sans sans rendre compte, la sénatrice était à côté de l’épée qu’elle avait lancé auparavant. La percutant avec son pied, elle la ramassa. Fonçant une nouvelle fois sur sa cible, elle frappa avec une épée sur le côté, et une autre en bas, forçant son adversaire à effectuer la rotation qu’elle souhaitait. Laissant la lame contre celle d’Ibrim, Elari’nah laissa sa vibrolame suivre le début du mouvement de rotation de l’Echani avant de l’enfoncer avec force tandis qu’elle lâchait son autre lame, la laissant voler dans les airs. Lorsque celle-ci se planta dans le sol avec une inclinaison de 67 degré par rapport au sol, Elari venait de planter le bout de sa lame dans l’épaule d’Ibrim. Elle avait ainsi persé sa défense. Effectuant une roue arrière, elle se retira le plus rapidement possible, elle prit deux pas de distance. Le visage et les membres couverts de sueur, la respiration haletante. La sénatrice tentait de serrer les dents par la douleur que lui provoquait sa propre sueur sur ses blessures, même superficiel. Son épée était resté planté dans la chair de son maitre d'arme. Elle tenterait sa prochaine attaque à main nue.


Si quelque chose ne va pas, n'hésite pas à me le dire parce que je ne voyais pas du tout comment aborder ce poste, et j'arrive pas à me dire si j'ai fait quelque chose de cohérent.

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 25/08/2017 13:42:19    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Les écrins les plus purs peuvent abriter les atrocités les plus noires. Le ver le plus hideux peut habiter le fruit le plus appétissant. L'orifice cauchemardesque d'une bouche aux croc apparents était caressée par les flocons de neige qui venaient tricoter le tapis blanc couvrant la surface glaciale de Morvolo. Son haleine glacée faisait frémir les roches environnantes, comme s'ils étaient révulsés non pas par l'odeur ni par l'image mais à travers un sixième sens qui n'appartenait qu'à l'ordre minéral et que le Rellarin dérangeait par sa simple présence. Et pourtant, Ibrim n'était pas – et de loin - la seule habitante du système Japrael à être persuadée qu'il en était l'un des plus honorables et des plus valeureux représentants. Le dispositif qu'il avait utilisé pour assister à l'entrée de la sénatrice dans la salle d'entraînement du palais, sous la forme d'un hologramme, était enterré sous la neige et sali par plusieurs fontes et reformations de cette même eau. C'était là l'une des preuves laissant penser qu'il était agenouillé sous le même arbre depuis plusieurs jours, avec le filet blanc qui parsemait sa tunique et les restes de ses provisions aussi frugales que soigneusement rangées à quelques pas de là. Mais il n'était pas si inapproprié que cela. La plaine glacée de Morvolo n'avait rien de « l'écrin pur » dans lequel un monstre aussi ineffable se terrait. Les montagnes frissonnantes cachaient leurs propres secrets et étaient parsemées de multiples chuchotements qui n'avaient rien à voir avec des promesses de paix ou des caresses langoureuses. Des bouches d'ombres aux profondeurs insondables grognaient dans les alcôves des grottes glacées, des corps aux proportions et aux propriétés encore jamais étudiés se glissaient le long des étendues givrées et les talus accidentels qui entouraient le Rellarin vomissaient à intervalles régulières des émanations de diverses natures qui trahissaient la présence d'autres choses que des princesses alderaani nymphomanes en string rouges. Le personnage silencieux n'était en réalité ni la plus dangereuse, ni la plus hideuse créature de ces montagnes. Mais il en était de loin la plus calme, et de très loin la plus intelligente.

Soudain, la neige crissa sous un pied ou une patte intruse. Les yeux du natif de Rellnas minor s'ouvrirent avec la grâce d'une carpe atteinte d'une violente conjonctivite. Ses petites oreilles latérales, semblables à des pointes de silex de Tython dépassant d'un rocher sablonneux, se soulevèrent aussitôt. Il se mit à observer les ombres dessinées dans la couche blanche au sol, à la recherche d'un mouvement suspect balayant le vide, que ce soit un petits mammifère poilu et curieux ou tout autre poids et masses déjà reconnues et appréciées. Mais la piste était déjà froide. C'est par l'odeur qu'il retrouva la trace de l'intrus, et se rendit compte que ce dernier n'essayait pas de de se dissimuler : d'après le rythme de sa progression, il marchait dans une direction précise, probablement celle de la balise qu'il avait posé au sol et dont Ibrim avait les codes. Ce n'était pas un intrus, mais bien la personne qu'il attendait. Et la dernière personne de tout le système qu'on s'attendrait à voir apparaître dans cet endroit...

Le Rellarin ouvrit grand sa bouche trop remplie, un orifice qui ressemblait au plus odieux et au plus laid des tunnels menant directement en Enfer. En contradiction, ses petits yeux se remplirent d'une sincère et chaleureuse hâte et d'une gaie détermination en se posant sur la personne qui venait d'apparaître à travers les frondaisons....

….


Quelques jours plus tôt.

Ibrim passa une main fébrile dans ses cheveux blancs frôlés par la sueur courant dans son cou d'albâtre. Le monde tangua un court instant autour d'elle avant qu'elle ne le stabilise de nouveau d'un simple battement des paupières. Son rythme cardiaque et le souffle dans sa poitrine suivirent le mouvement.

- Ad astra, per aspera... sussura-t-elle avec un accent mêlant l'Echani et une très inattendue du timbre hautain et grave qu'ont les nobles Tapani.

Reprenant sans prévenir sa danse féline, la maîtresse d'Armes retira elle même son épaule de la lame qui en avait transpercé l'épiderme et une partie de la chair puis frappa du coude sur le plat de la lame avant de repousser son adversaire du plat de son autre main, violemment asséné contre sa poitrine volumineuse et bien connue des esthètes et pervers de Japrael. La danseuse à la lame claire souriait lorsqu'elle s'approcha de son élève, tirant sa manche pour dévoiler un bras enroulé dans des bandages, dont elle déchira quelques tours pour compresser sa blessure à l'épaule. Elle souriait toujours lorsqu'elle tendit une main à son adversaire, pour demander le retour de sa lame personnelle.

- Je suis fière de vous, sénatrice.

Ces mots suffiraient. Elle passa à la suite sans plus étendre ses compliments, sachant que son interlocutrice connaissait la valeur des mots et la beauté de la concision. Sans s'attarder dans la pièce, l'Echani s'affaira à ranger ses affaires et à finir la compression de sa blessure en finissant son discours.

- Ce sera tout pour aujourd'hui, je pense avoir mobilisé toute votre énergie pour l'instant. Prenez le temps de vous reposer cette semaine et rejoignez mon collègue expert du close-combat avant qu'elle se termine. Quel que soit votre choix, il vous attendra. Il est déjà en place. Les coordonnées sont dans cette balise de localisation. Bien entendu, je reste à vos ordres, Sénatrice. Si vous en souhaitez plus, je suis à votre disposition..

Et comme pour se contredire elle même, elle ouvrit la lourde porte du palais ondéronien et quitta la pièce sur le champ...
_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 27/08/2017 09:26:10    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

La respiration haletante, le coeur tendu, les poids levées, Elari attendait la suite. Qu’allait lui réserver la maître d’arme ? Elle se contenta d’exprimer sa fierté envers la Sénatrice, ce qui fut des plus surprenant et déstabilisant. Ibrim lui tendit la main pour probablement récupéré son épée. L’attrapant par la poignée et la sortant du sol dans un son reconnaissable entre mille, elle la lui rendit. Mobilisé toute son énergie, oui c’était peu dire. UN doux euphémisme à vrai dire. La sénatrice était carrément cuite, même ses propres séances de sport n’était pas aussi intensif.

Laissant Ibrim sortir après lui avoir remis un datapad de localisation, la sénatrice se laissa s’asseoir au sol et s’allongea quelques minutes. Historie de récupérer. Personne ne voulait assister à ses cours… La raison était plus qu’évidente. En plus d’être assoiffée et complètement en manque de combat, l’Echani était une experte des plus redoutables et des plus dangereuses. Même pour un expert dans son propre domaine.

‘Si vous en souhaitez plus, je suis à votre disposition’ Une phrase qui raisonnait dans l’esprit de la sénatrice. Même si son corps n’en pouvait plus, la volonté de la jeune femme en demandait plus, bien plus. Elle voulait apprendre, plus, beaucoup plus. Si son corps trahissait son épuisement, son regard trahissait une volonté implacable issu d’un esprit guerrier depuis trop longtemps endormie. La mandalorienne qui était présente dans sa jeunesse commençait à vouloir refaire surface. Etait-ce une bonne chose ou une mauvaise ? Devrait-elle l’accepter ou la dompter ?

Perdu dans ses pensé tandis qu’elle fixait le plafond de la salle et que son corps inondait le sol de sa transpiration, elle se dit qu’elle aurait besoin d’une bonne douche. Le maniement de l’épée, un art ancestrale dont le maniement était plus qu’une simple chorégraphie. Se relevant difficilement, elle alla vers les vestiaires, le savon au contact de ses entailles la ferait probablement hurler de douleur tellement elle en avait… Mais on verrait les doses de bacta une autre fois.



Cela faisait moins d’une journée qu’elle avait finis son entraînement avec la Maître d’arme. Entre ses devoirs et une bonne nuit de sommeil qui avait été plus longue que prévu ; la sénatrice n’avait pas pus se libérer aussi tôt qu’elle l’aurait souhaité. Morvolo, la deuxième planète tellurique du système mais qui contrairement à Ondéron, n’était qu’un monde sans vie et de glace. Une station nommée Base Echo 2 y avait été construite sous la direction de l’ancien Sénateur Jnum. Autrefois tenue par les anciens soldats clones de l’armée renégate, il n’y avait plus que les forces de la Hunter Gen. Ses années passé à faire la guerre l’avait fait rendre le système défendable et paré à toute attaque. Une bonne chose en soit mais cela en était tout aussi une mauvaise. De loin, Japraël pouvait avoir l’air d’un système militarisé à souhait.

La navette se posa sur la neige de Morvolo, sur l’air atterrissage de la station. Posant le pied dans la neige dans sa combinaison de survit, elle se mit à avancer en direction de la plaine gelée la plus proche. Et ainsi rejoindre les coordonnées données par Ibrim. Avant de venir sur cette planète, Elari avait dû s’équiper d’une combinaison de survit en milieu froid, les températures qui oscillait constamment entre moins quinze degrés et plus cinq degrés la tuerai rapidement. D’une couleur blanche et qui épousait aussi bien ses formes que sa tenue de sénatoriale, elle avançait dans la neige. Tout ce qu’elle entendait comme son n’étaient que ses pas écrasant la neige sous son poids et le vent qui soufflait sur son casque. Après une vingtaine de minutes de marche, elle arriva face au Rellarin.

Sans chercher à porter de jugement, il lui fallait avouer que c’était la première fois qu’elle était en présence d’une tel espèce. A première vue celui-ci semblait intimidant et effrayant. Quoi que n'étant pas un nain, ça serait plus compliqué pour voyager. Le voyant, elle se stoppa dans sa marche, le fixant. Ignorant totalement qu'Ondéron abritait cette espèce, la jeune femme repris sa marche. Son visage, de part sa forme et ses petit yeux lui donnait un air triste et malheureux. En revanche, la forme de sa bouche donnait une impression tout autre. Vêtue d'une tenue en acier, de cuir et de fourrure, Elari se demandait comment il faisait pour supporter ce froid glaciale dans sa position actuelle. Celui-ci c’était installé au beau milieu d’arbre mort qui avait tenté de se développer. Comme quoi, cet astre n’était peut-être pas si vide que cela. Arrivant face à lui et ne sachant quel sort il lui réservait, elle s’accroupit sur ses genoux et le salua. Pour le moment, elle n'avait aucune idée de comment l'interpréter. Un animal? Une personne sage et respectueuse? Un mercenaire? Tant de question qui se bousculait dans sa tête tendit que son regard parcourait l'être qui lui faisait face. On ne pouvait en aucun cas assurer que la jeune mandalorienne était des plus sereine.



La tenue ressemble à ça sans en plus simple et en blanche.
https://i.pinimg.com/564x/96/47/73/9647737a4f730e8f45fcebdd16e536c3.jpg

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 03/09/2017 10:27:23    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Lorsqu'Elari'nah arriva près du combattant émérite, il avait épuisé ses ressources liquides depuis longtemps et sa gorge sèche commençait à le faire souffrir derrière les crocs recourbés qui occupaient son horrible bouche en « o ». Lorsque toute cette histoire avait commencé, pourtant, un flot presque ininterrompu d'alcools de Pakrik Majeur majeur coulait dans son gosier et éclaboussait sa dentition terrifiante. Ces eau-de vie pourtant racées et fort différentes navaient qu'un seul goût pour ses papilles : celui de la défaite. Cela faisait presque trois années qu'il avait quitté sa tribu pour être utile dans le monde au niveau galactique et apporter ses services à une cause qui le méritait et qui dépassait les disputes trop localisées de Rellas Minor. Il n'avait soit rien trouvé, soit s'était fait arnaquer par des groupes criminels qui lui avaient promis la liberté et le bonheur de l'orphelin comme alliés, mais ne connaissaient que l'argent et la crédulité des héros. On avait essayé de se servir de lui, puis de le supprimer. Comme il s'y attendait, son apaprence dérangeait, tout comme la rareté de son espèce dans la galaxie. Il avait bien tenté de rejoindre la rébellion contre l'Empire Sith mais cette dernière ne semblait pas encore s'être organisée et restait introuvable dans cette région de la galaxie. C'est alors qu'un miracle arriva. Il était bleu, féminin, plus beau que tout ce qu'il avait jamais apprécié avec ses yeux de carpe auparavant et il posa lourdement une chope d'hydromel alderaanien sur la table occupée par le Rellarin.

- Ce bar est complètement à côté de la plaque. Vous savez comment ils appellent Aldéraan ? Aldorande ! Et vous savez comment ils ont nommé cette bière ? « Bière aldorandienne ». On croit rêver.




Un large sourire dessina les lèvres violettes de l’humanoïde à la peau bleue. Un sourire lumineux qui avait, tout au fond, si l'on regardait bien, quelque chose de carnassier. Exactement le genre de sourires que le monstre valeureux aimait chez une femme. Cette dernère n'attendit pas que son interlocuteur rebondisse sur l'erreur du bar pour se présenter :

- Je m'appelle Yorshka. Et je sens que vous avez besoin de moi.



Yorshka avait raison. Le Rellarin avait besoin d'elle et elle avait besoin du Rellarin. Elle s'avéra très vite représenter les sœurs Mistryls d'Emberlene, une organisation matriarcale qui tentait de venger la planète en question, mystérieusement ravagée et rendue invivable par des frappes orbitales et un pillage méthodique. Les Mystrils, initialement peu rassurée par les aliens et constituée seulement d'anciennes habitantes de la planète, s'étaient tournées vers des mercenaires dont l'éthique et l'approche du combat étaient proches de celles que les Mistryls professaient depuis toujours. Ibrim l'Echani et Yorsha la Pantorane faisaient parti de ces mercenaires. Et le Rellarin les rejoignit ce jour-là pour presque la durée du règne de l'Empereur Omega. Au sein du petit cercle qui entourait l'organisation emberlenienne et soutenait ses missions vengeresses, les trois non-humains formaient une petite équipe redoutable, véritable trinité rarement vaincues que les cartels et les sociétés de mercenariat dénuées d'éthique auraient aimé s'arracher. Mais eux voulaient travailler pour une cause juste, et uniquement dans cette perspective.

C'est pourquoi la révélation de Yorsha fut un tel tremblement de terre, non seulement dans leur petit groupe mais pour chacun d'entre eux. La pantorane était tombée sur le bon indic, avait écumé les bons bars et séduit les bons officiers. Ce qui avait d'abord été un doute fugace rangé au fin fond du tiroir le plus secret de ses pensées s'était transformé en une vérité éclatante qu'elle avait fait exploser auprès de ses compagnons, les irradiant tous par la même compagnon. Emberlene n'était pas une planète innocente qu'un ennemi mystérieux avait ravagé par surprise. C'était un monde impérialiste, colonialiste, qui avait longtemps mené des raids et des pillages en tout genre contre ses voisins avant que ces derniers ne se décident à s'allier et à demander l'aide des puissances de l'ombre pour mettre un terme à leur calvaire. L'Echani, le Rellarin et la Pantorane n'étaient pas la lame sacrée et nécessaire d'une vengeance juste mais la hache sanglante d'une violence perpétuée. Le spécialiste du close-combat quitta le groupe sur le champ, sans craindre le code des Mistryls qui voulait que tout traître ou fugitif serait rattrapé et tué méthodiquement. Il avait tort. Il frôla la mort deux fois. La première fut une caresse, la seconde une étreinte dont il s'échappa seulement grâce à l'intervention miraculeuse d'Ibrim qui avait décidé elle aussi, quoiqu'un peu en retard, de couper les liens la retenant à Emberlene. Seule Yorshka resta parmi les sœurs, plus pour les surveiller de l'intérieur et permettre à ses amis de s'échapper qu'autre chose. C'est en tout cas grâce à son aide que le duo put rejoindre le système Japrael et refaire leur vie, jusqu'à ce qu'Ibrim devienne la maîtresse d'arme du palais royal. Chacun veillait l'un sur l'autre, et tous deux restaient constamment sur leurs gardes en comptant sur leurs connaissances éprouvées des tactiques d'approche Mistryl. C'était un duo bien huilé, dans les mains duquel Elari'nah allait trouver un mélange de techniques tribales de Rellnas minor, de science de l'escrime Echani et de l'entraînement Mistryl. Un cocktail détonnant.

….


Le Rellarin se releva d'un mouvement souple, comme un pantin caché dans une boîte et dont on aurait activé le mécanisme d'éjection. Son corps hideux respirait l'amabilité et cette sagesse dont seuls les maîtres d'arts martiaux supercentenaires des pires mélodrames de l'Holonet transpiraient. Il se décala d'un pas sur le côté et soudain, ce mouvement le trahit. Il l'avait voulu comique mais la façon dont son pied trouva un point d'appui avec la précision et juste la puissance nécessaire, la façon dont le mouvement ressemblait à la grâce féline d'Ibrim alors que le Rellarin n'était pas une belle jeune femme mais une sorte de noghri bossu et tordu, la façon dont l'air siffla autour de lui pendant qu'il bougeait trahirent le combattant émérite, et l'homme de travail. Chacun des mouvements du Rellarin avait été fait, refait et perfectionné des milliers de fois, même et surtout les mouvements qui consistaient à tuer ou neutraliser quelqu'un. Cependant, il avait des défauts évidents, les mêmes que les noghris et les autres rellarins bien sûr. Tout d'abord, son champ de vision était réduit, son corps était bon en tout mais n'excellait en rien et il naviguait toujours entre la carrure d'un correlien et l'agilité d'un togorien sans jamais tout à fait atteindre l'un ou l'autre. Cependant, il restait selon Ibrim le sujet l'un des sujets les plus redoutables de la reine Amanoa. Son petit mouvement de côté n'avait pas été vain : il voulait montrer à son invitée la fine couche de glace devant laquelle il l'attendait. L’œil ne pouvait pas se tromper : il s'agissait là d'une véritable banquise, qui pouvait supporter le poids de deux humanoïdes mais qui se fendrait sans aucun doute si l'un des deux était projeté violemment au sol. En commençant à progresser sur cette glace fragile avec toute la confiance du monde, l'horrible créature fit un signe de main pour inviter en combinaison de protection à le suivre.

- Bienvenue, mando'ade. Vous avez déjà rencontré mon amie Ibrim et vous savez peut-être déjà que.. la seule manière d'apprendre à être précise et harmonieuse dan ses gestes, c'est d'y être obligée. Cette glace supportera notre combat, sauf si l'un d'entre nous tombe ou si vous dosez mal l'un de vos coups. La seule manière d'apprendre à vivre, c'est de frôler la mort, n'est ce pas ?

Il sourit, en toute sincérité.

- Le close combat que je vais vous apprendre engage tout le corps, tout comme l'escrime de votre pétillante maîtresse d'armes. Cependant, cette fois, le corps s'engage totalement puisqu'il n'y a plus l'intermédiaire d'une lame entre nous deux. C'est vous & moi sénatrice.

Il ouvrit ses bras trop courts pour les muscles qu'ils portaient.

- Montrez moi donc votre force en attaque et en défense. Vous allez me frapper, je vais parer et frapper de nouveau. C'est la base du combat à mains nues, bien sûr. Mais je veux sentir la guerrière qui sommeille en vous, et évaluez les doses nécessaires pour la transformer en quelque chose de mieux : une guerrière efficace.
_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Elari'nah
République Fédérale

Hors ligne

Inscrit le: 26 Fév 2017
Messages: 482
Niveau: 0

MessagePosté le: 04/09/2017 14:48:12    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

L’être devant lequel elle c’était agenouillé décida de ce lever et fit quelques pas. Sa carrure était étrange et sa silhouette encore plus. Le fixant du regard, elle ne savait comment l’interpréter. Mais si Ibrim l’avait conduite jusque-là, c’était pour une bonne raison. Se relevant à son tour, elle le vit marcher sur ce qui semblait être de la glace. A première vue, elle ne semblait pas bien épaisse mais la créature avançait d’un pas des plus assuré. Sa démarche était vraiment particulière. Autre la race dont il venait et qu’elle ne connaissait pas, elle aurait pu le comparer à un humain bossu et difforme. Le Quasimodo des temps modernes. Se stoppant sur la glace, il lui fit signe de la rejoindre. Regardant le sol avant de mettre un pied dessus, elle se fixa quelques secondes puis décida d’avancer. Si lui ne faisait pas céder la couche d’eau durcie, son propre poids ne devrait pas la faire craqueler. Enfin, en théorie. D’un pas mal assuré au départ, elle arriva au niveau du Rellarin. Sa tête était vraiment des plus particulières, cette grosse mâchoire avec ses petits yeux. Elle ne savait pas comment l’interpréter mais se concentra sur ce qu’il lui annonça. Il commença par la nommée mando’ade, un mot mandalorien pour désigner un guerrier mandalorien. Cela la surprit. En effet, peu d’aruetiste pouvait prétendre connaitre le mando’a.

Bonne nouvelle, la couche supporterait leur combat. La mauvaise, une attaque trop brusque la ferait céder. Rien de bien grave si ce n’est un risque de mort imminente à cause d’une hypothermie foudroyante. La jeune femme ne savait même pas si sa combinaison lui permettrait de survivre. Le Rellarin se mit à sourire, ce qui le rendit encore plus flippant sur le moment puis se mit en position de combat. Elari le regarda et commença à reculer sa jambe. La glace commençait à gronder autour d’eux. Préférant changer de tactique, elle se mit à tourner autour de lui. Ce qui la fit gronder et craquer aux alentours bien d’avantage. La situation n’était pas des plus agréables. Regardant son adversaire, elle lança une attaque. Tentant un uppercut droit que son adversaire esquiva assez facilement. Celui-ci passa alors à l'assaut en ripostant par un coup rapide mais simple. Déstabilisé, la sénatrice réussit à parer le coup de justesse. Elle se laissa tomber pour se réceptionner sur ses mains et tenta une balayette qui fut elle aussi esquiver. Entendant la glace craquer sous la position qu’elle venait de prendre. Elle roula en arrière et se releva timidement, avec appréhension. Le tout était de garder son équilibre sinon la glace se briserait et la suite des événements serait des plus improbables. Avançant prudemment, elle regarda le Rellarin qui semblait imperturbable. Avançant vers lui et se concentrant sur son équilibre et sa position, la sénatrice fléchit légèrement ses jambes et plaça ses poings et ses avants bras de faon à se couvrir mais aussi de façon à pouvoir donner des coups. La pratique du Keysi lui avait été enseignée dans sa jeunesse. On allait voir si elle s’en souvenait. Ne demandant pas beaucoup de place pour être pratiqué, elle lui permettrait de garder son équilibre. Du moins pensait-elle. Technique à la fois simple, brutal et authentique, elle était basée sur des mouvements de faibles amplitudes rigoureusement contrôlés et étaient d’une grande efficacité. Mettant l’accent sur la concentration, il fallait des membres supérieurs particulièrement musclés. Ce dont disposait la mandalorienne. Cet art martial avait l’avantage de se prêter au close combat et pouvait se pratiquer dans les espaces confinés et dans n’importe quel environnement. Elle aussi l’avantage non négligeable de pouvoir s’opposer à plusieurs adversaires simultanément. Regardant son adversaire, avançant pas à pas, elle attaqua.

_________________________
- TC du dernier des Renégats - Jeunesse - Flashback -
Il n'y a pas de destin mais ce que nous faisons.
Revenir en haut
Kovarn
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

Inscrit le: 01 Jan 2009
Messages: 2 745
Niveau: 4
Rang: Seigneur Sith
Autre: Ex-Chef des Vestiges de l'Empire

MessagePosté le: 23/09/2017 09:36:47    Sujet du message: Ad astra per aspera Répondre en citant

Nous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau – André Berthiaume


Avant que la Force n'insuffle la vie dans la galaxie, il n'y avait rien si ce n'est le néant, seul véritable récipient de l'infinité des promesses. L'amour, la gloire, la République, la tyrannie et même la mort : tout cela ne signifiait rien. Car il n'y avait pas de sens.

Pour le Rellarin, c'était toujours la même chose avant un combat. Le flot de ses pensées se glaçait dans ses nerfs, le monde alentour s'évanouissait dans les limbes, son identité traversait rapidement l'état de certitude, de possibilité et de souvenir pour disparaître finalement comme si elle n'avait jamais été. Le temps s'arrêtait et la Mort elle-même suspendait son souffle et sa poigne autour des deux adversaires, embrassés dans une même attente. " Il n'y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation". Lorsque Elari'nah, après s'être positionnée, décida enfin de frapper, ce monde suspendu se brisa comme une dimension de verre hermétique au temps que ce dernier aurait éclaté en s'y introduisant par une cassure violente. Soudain, tout lui revint. Son corps, les muscles alertes qui se raidissaient dans l'anticipation de la réussite du coup, le vent froid qui caressait son visage nu, les dieux du combat qui se tenaient derrière lui, et lui chuchotaient l'itinéraire menant à la survie depuis qu'il avait appris à les écouter. Tout. Aussitôt, il se mit en mouvement.

Ses yeux monstrueux de carpe décédée et pourrie semblèrent soudain s'eveiller et, en se plissant, le firent ressembler à un de ces félins sauvages prêt à bondir que l'on trouve dans les forêts de Kashyyyk. Il changea du tout au tout, si bien qu'on aurait juré que le véritable combattant se cachait sous une mue particulièrement ressemblante qu'il avait secoué au moment où le combat commençait, pour révéler sa véritable nature. Sa main, plus leste, attrapa le poing fermé de la sénatrice avant qu'il n'atteigne sa destination et se referma avec douceur sur le poignet, qu'il retourna sur lui même en profitant de l'épaisseur raisonnable de sa combinaison.

Au lieu de faire une clé de bras pour amener son étudiante au sol, cependant, le Rellarin profita d'avoir verrouillé la position de cette première pour la repousser en assénant la paume de son autre main sous sa poitrine, au niveau du diaphragme. Comme il l'avait promis, il contre-attaqua aussitôt après avoir paré. Mais pas tout à fait comme la mando'ade véritable s'y attendait. Ayant repoussé son adversaire à la distance qu'il souhaitait, le Rellarin se métamorphosa soudain, de statue majestueuse en animal bondissant et dirigea une main.. vers la glace qui constituait leur seul sol. Sous la pression contrôlée de son corps soudain inversé, la glace frémit doucement et commença à s'effriter imperceptiblement...

Rebondissant dessus en révélant un style de combat plus proche des contorsions Noghri que des boxes chamarrées des humains au dos droit, le monstre trapu utilisa l'assise qu'il avait pris sur le sol avec les mains pour se projeter vers l'étudiante à qui il avait demandé de "parer" son attaque, lui assénant un coup de pied volé. Alors qu'elle s'attendait à un bras tendu vers son torse, l'élève récente d'Ibrim allait devoir repousser un extraterrestre tout entier qui s'était jeté vers elle le pied le premier, et allait-devoir calculer la parade pour l'envoyer assez loin ou le contrôler de façon à ce qu'il ne retombe pas lourdement sur le sol, ce qui briserait à coup sûr la couche fragile de glace au sol, et entraînerait les deux combattants dans les profondeurs glacées de Morvolo...


Toutes mes excuses, ce post devait être uniquement une action et un seul coup pour voir ta réaction. La longueur reviendra à la normale ensuite !

_________________________
II Makashi II
Maîtrise Combat et Force : IV/V


Thème de Kovarn : Lament Of Aeon = http://www.youtube.com/watch?v=TMmH6pct_wM&feature=related ]
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 25/09/2017 01:58:31    Sujet du message: Ad astra per aspera

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Système de Japrael -> Ondéron -> Iziz -> Palais Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Legende

Nouveaux messages Nouveaux messages
Pas de nouveaux messages Pas de nouveaux messages
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets. Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.

Partenaires

Annuaires et top sites


Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB Fr © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com - Thème : Lyzs
Reproduction INTERDITE