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La Lune est rouge

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Extérieure -> Système Mandalore -> Concordia
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Ohlig Arch
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MessagePosté le: 06/06/2017 21:54:35    Sujet du message: La Lune est rouge Répondre en citant




Onarth Cortassi
Grand Garde de Mandalore


L'assemblée avait été détruite. Les parlementaires décimés. L'autorité du Duc frappée de plein fouet. Et le ministre de la paix était mort.

Le vétéran se frottait le crâne, pensif. Il avait remis sa vieille beskar'gam, laissée depuis trop longtemps au placard, et son casque opaque cachait la tristesse de ses traits tirés. Il avait vraiment cru en ce régime qui s'écroulait maintenant sous ses yeux, presque entre ses mains. Il avait cru que la raison et des siècles de conflits auraient permis aux Mandaloriens d'ouvrir les yeux. Chaque jour qui passait, chaque nouvel attentat le rappelait à la jungle qu'était sa culture natale, faite de violence sans compromis. Oui, Onarth Cortassi était triste. Triste pour les amis chers qu'il avait déjà perdus, entre les guerres claniques absurdes et les attaques terroristes. Triste pour les compagnons qui œuvraient encore à Sundari pour maintenir un édifice dont les fondations d'argile étaient appelées à s'écrouler. Triste enfin pour le Duc, pour les Néo-Mandaloriens, pour cette idéologie que tout opposait à Mandalore et qui pourtant n'était que sa logique réponse.
Mais la logique haissait Mandalore, et inversement. Cela, Onarth Cortassi le savait également.

Pourtant, s'il était pessimiste quant à la suite des choses, le sang du Grand Garde n'en était pas moins celui d'un combattant. Pas de celui qui, comme ses aïeux, se battait pour la gloire et la grandeur. Mais de ceux qui avaient un combat à gagner, une revanche à prendre. Mandalore avait volé sa vie au soldat, le condamnant à la guerre. Une guerre qu'il comptait bien gagner.

Quelques temps plus tôt, il avait laissé derrière lui ses hommes et ses fonctions, transmettant son autorité au seul militaire en qui il avait confiance à la mort de Vrela, la capitaine Frenn de la Garde Royale. Fut-il resté à Sundari, Cortassi n'aurait pas mieux fait qu'accompagner son acolyte à droite et à gauche, entre une enquête lourde et pompeuse et une sécurité de principe et d'apparence à assurer. Le Grand Garde n'était pas naïf : présent ou pas, il ne pourrait rien si une nouvelle attaque venait à viser le Duc. Ses hommes étaient trop peu formés, trop démoralisés, et trop peu soutenus pour pouvoir rivaliser avec la vilenie dont avaient fait preuve les Death Watchs. Avec le cœur lourd, mais résolu, Onarth Cortassi avait quitté Mandalore. Pour mieux y revenir ? L'avenir le lui dirait.

Il foulait à présent les terres de Concordia. La nuit sur la lune boisée apparaissait claire, comme éclairée par les astres. Et de fait, le ciel était mauve et violet, percé de taches de lumière qui illuminaient les cimes. Le tableau eut été idyllique si l'expérimenté Mandalorien n'avait su ce que les forêts et les plaines de la petite lune renfermaient. Car, s'il ne faisait pas une entière confiance au Gouverneur Arch, Cortassi lui reconnaissait la qualité de l’opiniâtreté et de la loyauté. Les deux hommes partageaient ce trait de personnalité, et c'est donc tout naturellement que les quartiers de la Diplomatie avaient été la première cible du Grand Garde après l'attentat au Parlement. Pas qu'il soupçonnât une seule seconde Ohlig Arch de l'avoir orchestré, mais il savait que l'Arkanien conservait méticuleusement depuis plusieurs semaines les données recueillies dans des fichiers classifiés.
S'il n'avait partagé aucune information, les classements du Gouverneur étaient bien trop limpides pour l'esprit éveillé de l'enquêteur : toutes ses données centralisées tournaient autour de plusieurs thématiques. MandalMotors, le constructeur infiltré. Les Death Watchs, les coupables désignés. Et... Concordia. L'intérêt principal de la petite lune de Mandalore résidait dans ses mines de beskar, monopolisées depuis la prise de pouvoir des Nouveaux Mandaloriens à Sundari par ...Mandalmotors. Comble du hasard, les infrastructures de la lune, pourtant vitales pour l'économie de la planète pour les importantes ressources en minerais qu'elles exploitaient, n'avaient été frappées d'aucun attentat.
Il n'avait pas fallu longtemps au Grand Garde pour comprendre que ses hommes auraient beau retourner chaque caillou des déserts de Mandalore, fouiller la planète de Kaldabe jusqu'au plus petit hameau, ils ne trouveraient rien en dehors des quelques cellules terroristes déjà identifiées et démantelées. L'ennemi était ici, sur Concordia, et il entendait bien en finir avec lui.

Tapi dans l'ombre des arbres, le pisteur progressait rapidement vers les quelques zones habitées de la région ; il avait volontairement atterri hors de toute passerelle, rendant son arrivée pénible mais couvrant ainsi sa présence. Loin des exploitations minières, il aurait moins de chance de se faire repérer. Au bout de quelques lieues de marche passées à se retourner continuellement pour tendre l'oreille au moindre son, Onarth Cortassi s'interrompit et reprit son souffle. Les feux clignotant d'un engin de forage lui indiquaient la présence d'une communauté de mineurs, les bannières du célèbre constructeur MandalMotors flottant au vent. A l'abri des regards, le Grand Garde sortit une paire de jumelles archaïque mais fonctionnelle ; celles-ci devaient dater de l'époque de son grand-père, l'un des premiers commandos à suivre le Code...et l'un des derniers.
Un ou deux scans de la zone lui indiquèrent la présence de quelques formes de vie, trop éloignées cependant pour qu'il les identifie avec certitude. Même en plissant les yeux et en changeant de position, il ne pouvait être sûr de l'identité de ces personnes. Des mineurs ? Rien n'était moins sûr. Les évènements qui avaient récemment entouré Atin Jnum étaient la preuve qu'il valait mieux ne pas se fier aux apparences. Onarth Cortassi repensa au sénateur de Japraël : il avait quitté Mandalore bien vite pour quelqu'un n'ayant rien à se reprocher... Le lieutenant Frenn avait été mis au courant de l'affaire et ne manquerait pas de contacter Ondéron pour approfondir l'enquête.

Comme il remuait ces pensées, le Grand Garde perdait patience et se rapprochait peu à peu du campement des mineurs, sous le couvert des feuillages. Accroupi derrière un arbre, à quelques mètres d'un immense transporteur recouvert d'une bâche aux couleurs de la compagnie, il retira son casque et repassa les jumelles sur ses yeux. A cette distance, impossible de manquer la scène qui allait se dérouler devant lui : dans le silence de la nuit, un cri perçant se fit entendre. Puis un coup de feu. Pas de ceux que produisaient les blasters de série ou les pinces de forage, trop rudimentaires. Il s'agissait du son qu'émettaient les authentiques pistolets mandaloriens, plus sourd, plus mélodieux. Le soldat derrière l'homme de paix ne s'y trompait pas.
Un corps, visiblement celui d'un mineur, valsa de derrière le gros engin qui obstruait la vue de Cortassi. Il retomba lourdement, soulevant un fin nuage de poussière dans la clairière. Deux hommes vinrent immédiatement le relever et le trainer contre un bidon métallique. Les deux sbires portaient des beskar'gam noires marquées de croix d'argent. Une troisième silhouette s'approcha alors avant que le Grand Garde puisse analyser ce qu'il venait de voir. Pour ne rien manquer, il zooma rapidement sur le visage du nouvel arrivant, la mâchoire crispée. Les poings serrés du soldat se relâchèrent dans un mouvement de surprise.


- Mais..Mais..C'est...!


Un frémissement derrière lui lui fit tourner la tête. Il n'eut le temps que de grogner quand une crosse de fusil en acier vint lui percuter la tempe.

_________________________
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MessagePosté le: 06/06/2017 21:54:35    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 08/07/2017 12:58:49    Sujet du message: La Lune est rouge Répondre en citant




Onarth Cortassi
Grand Garde de Mandalore


Des hurlements déchirants tirèrent violemment Onarth Cortassi de sa torpeur. Ses yeux embrumés ne distinguaient, dans le flou de la nuit, que de vagues silhouettes dansant à la lueur des torches. Le Grand Garde tenta vainement de se relever comme il était prostré au sol : ses pieds étaient lourds et ses poings liés, accrochés derrière son dos à une machine agricole. Où était-il ? Que signifiait tout ce raffut ?

La réponse ne tarderait pas à tomber ; la position des timides étoiles indiquait que le jour n'était plus loin. Pour l'heure, on n'y voyait rien car il faisait bien trop sombre et les yeux de Cortassi lui faisaient mal. Combien de temps était-il resté inanimé ? Son ouïe ne le trompait cependant pas : devant lui, à quelques dizaines de mètres, on procédait bien à une mise à mort en règle. Des crissements métalliques et des râles de douleur s'échappaient d'une tente de campement, seul point lumineux au milieu des ténèbres. Assurément, il serait le prochain.

Les souvenirs du ministre néo-mandalorien étaient flous, indescriptibles. Le coup qu'il avait reçu à la tempe avait vraisemblablement laissé des séquelles et il n'arrivait pas à réfléchir posément. Haletant, il cracha ses poumons avec douleur. Un creux de terre battue recueilli son vomissement. Étant donnée la boue alentour, il n'était certainement pas le seul à avoir suivi le traitement qu'on lui imposait. Peut-être serait-il bientôt le prochain à rejoindre la tente et ses tortures ?

Onarth Cortassi ferma complètement les yeux et calma une nouvelle quinte de toux. Son corps était brisé, sans doute mis à mal durant son sommeil forcé, mais en se recentrant, il pourrait peut-être comprendre de quoi il ressortait. Ses souvenirs revenaient uns à uns ... L'enseigne des Death Watchs, les beskar'gam... et des fanions claniques. Lesquels ? Il ne se souvenait plus. Des évènements de la veille, son esprit ne se souvenait plus mais son corps en garderait profondément les marques.

Une ombre sortit de la tente, portant un objet lourd, et balança son fardeau sur un tas informe non loin. L'impact fut sourd. Un vent glacial se leva soudainement. Onarth Cortassi avait peur de comprendre : s'agissait-il de cadavres ? Si tel était bien le cas, ils devaient être plus d'une quinzaine, entassés les uns sur les autres. Toute la colonie de mineurs avait dû y passer.


- Voilà ce qu'on fait de la piétaille "pacifiste"...! Bon. Au suivant.

Les paroles de l'homme ne permettaient pas le doute : si quelqu'un en avait encore douté, voilà qu'il connaissait maintenant avec certitude l'identité des victimes... Celle des bourreaux était moins sûre. Des Deatch Watchs, oui, mais pas seulement. Cortassi avait fini par le comprendre en parcourant au fil des enquêtes les différentes régions de Mandalore : les terroristes n'agissaient pas sans aide. La seule puissance financière de MandalMotors n'expliquait pas tout, car il leur fallait également des lieux où stocker leurs armes et se cacher, et donc des gens pour les accueillir.
Sundari avait beau être plus ou moins en sécurité, quoique les récents attentats tendaient à prouver le contraire, le reste de la planète fourmillait de seigneurs locaux et des contrées entières restaient au main du cancer le plus traditionaliste de la culture mandalorienne : ses clans. Entre les Greysom et les Valentyr qui se livraient une guerre sans fin, la violence et son règne de terreur avait encore de beaux jours devant elle, Duc ou pas. Peut-être bien, finalement, que le dôme de Sundari ne protégeait réellement que les illusions d'une poignée d'idéalistes...

Le Grand Garde ne remettait pas en cause ses engagements. Pour autant, il avait toujours eu des doutes sur l'utopie néo-mandalorienne. Formé en guerrier, respecté en tant que tel, faisant carrière dans l'armée régulière, il était lui-même une absurdité dans ce rêve de paix. Pourtant, Onarth souriait. C'était peut-être son âme d'enfant qui faisait battre son cœur, mais il aimait ce rêve. Comme il aimait les récits de bataille des anciens Mandalors et de leurs croisades. Mais il désirait maintenant que ces légendes s'endorment dans l'histoire. Mandalore et ses enfants s'étaient assez battus, ils méritaient maintenant de grandir au-delà du feu et des armes.

Les paroles d'un précepte, si courant et répandu parmi les Nouveaux Mandaloriens qu'on en avait oublié l'origine lointaine, lui revinrent peu à peu : "les Clans mandaloriens mourront d'une mort qui durera des millénaires, jusqu'à ce qu'il ne reste que leur code, leur histoire et, à la fin, la coquille vide d'une armure qui ne sera que la coquille d'un homme trop facilement vaincu".
La survie et la réinvention de soi ne faisait ni état de lâcheté, ni d'abandon conscient de sa culture au profit d'une logique faiblarde héritée d'une caste de Républicains ou de Jedi. Cortassi ne le croyait pas ; il s'agissait de s'approprier ces paroles, d'en prendre acte et d'y réfléchir avec sang froid. Désormais, Mandalore devait oublier les gloires d'antan, s'oublier, pour devenir plus forte. De cette façon seulement, les Mandaloriens, à terre depuis des siècles, pourraient relever la tête, penser à l'avenir et cesser de vivre dans un passé révolu.

Le sourire aux lèvres, Onarth Cortassi se sentit à nouveau sombrer. Ses paupières lourdes se refermaient, comme deux hommes s'approchaient de lui. A leurs poignets, ils arboraient clairement les emblèmes claniques du clan Greysom.


- Enfin, les rats montrent leur vrai visage. A nous, maintenant, les amis...

Sur ces mots, le Grand Garde de Mandalore retomba dans l'inconscience. Dans la nuit, les étoiles s'éteignirent ainsi que les cris.
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MessagePosté le: 18/12/2017 18:50:33    Sujet du message: La Lune est rouge Répondre en citant


---


Onarth Cortassi
--- Parja
Grand Garde de Mandalore --- Pisteuse




Le camp de mineur brillait de mille feux depuis le ciel, comme ses derniers bâtiments étaient consumés par les flammes. Un, deux, trois... onze cadavres en tout. A cent mètres de là, une Mando'ade enlevait le casque de sa beskar'gam. Ses yeux reflétaient la danse des flammes qui s'élevaient loin dans le ciel comme elle soufflait la fumée qui s'échappait du canon de son fusil blaster. Elle avait été sage trop longtemps, et cet exercice lui faisait le plus grand bien. D'une main ferme mais fatiguée, elle gratta son crâne rasé : il était encore rêche, car ses quelques cheveux repoussaient. Il lui arrivait peu d'être sentimentale, mais elle ne pouvait s'empêcher un remord en cet instant. Elle avait déjà tué. Beaucoup tué. Des criminels, des innocents, des enfants et des vieillards, des forts et des faibles -même un Jedi !-, sans distinction, car tous étaient égaux devant la Death Watch. Mais tirer sur des frères mandaloriens... Elle allait devoir s'y faire.

- Ni su'cuyi, gar kyr'adyc, ni partayli, gar darasuum, Atin Jnum. Je ne sais pas si c'est ce que tu aurais voulu. Re'turcye mhi.


Elle marchait à présent parmi les arbres, l'arme à la main. Prudence était mère de sûreté, mais elle savait pertinemment qu'elle avait abattu tous les guerriers du secteur. Personne ne l'avait vue venir, à la faveur de l'obscurité, et ses tirs avaient été précis, sans pitié. Elle les avait descendus un par un, perçant ici les bustes, là les crânes. Et pour finir, elle avait visé juste : les machines d'extraction des mineurs avaient explosé,le souffle emportant avec lui les combustibles nombreux sur les chantiers. Un barbecue splendide pour égayer une si morne nuit.


A petits pas, elle parvint enfin au cœur du décor ; son front suait tant la chaleur y était étouffante. Un cri derrière elle la fit se retourner, l'arme au poing. Un guerrier la regardait, rampant au sol, le visage déconfit et le regard empli d'incompréhension. Il regardait la jeune femme avec insistance ainsi que les marques sur son armure. D'un tir de blaster, elle lui perfora le front. Il faudrait qu'elle pense à repeindre sa beskar'gam, car on pouvait sans doute encore reconnaitre les insignes de la Death Watch. Mais elle s'était refusé à les effacer totalement. Maintenant que Jnum était mort, elle n'avait plus aucune raison de chercher à les cacher. Elle assumait pleinement ce passé et son armure en témoignerait. Mais elle n'était plus Death Watch. Plus une espionne. Plus une terroriste. Plus rien que Parja, mando'ade et chasseuse. Et ce qu'elle pistait avait beaucoup plus de valeur que son honneur sali de traitresse.

La jeune femme courait maintenant au beau milieu du chaos, prenant soin de détruire les armes et les corps qu'elle retrouvait. Peu importe si la mine entière devait exploser : le beskar était partout sur Concordia, il suffisait de se baisser pour en ramasser. Il n'y aurait aucune preuve. Arrivée à ce qui avait été une petite place, proche de transporteurs en feu, et repéra le seul bâtiment qu'elle avait voulu épargner : une simple tente, devant laquelle encore plus de cadavres s’amoncelaient. Ceux-ci n'étaient pas de son fait, mais leur assassin avait eu ce qu'il méritait : quel qu'ait été son nom, l'homme des Greysom était mort avec ses frères, sans comprendre ce qui lui était arrivé. Il gisait sur le sol de terre battue, ensanglanté, la mâchoire fendue en deux.
Parja leva les yeux : elle n'avait pas tué celui-là. Elle porta la main à son holster pour en sortir une petite lampe qu'elle braqua à l'intérieur.


- Ainsi donc, te voilà.

A quelques mètres de sa position, une silhouette meurtrie rampait. L'homme avait le visage en sang, les yeux couverts d'hématomes et ses bras semblaient avoir été lacérés de coups de couteau précis, comme si on avait cherché à le torturer. Le Grand Garde Cortassi offrait là un bien triste spectacle. Qu'était-il advenu du soldat tant adulé à Sundari ? Il semblait que le lieu lui-même répondait aux interrogations de Parja. En tout cas, même blessé, l'homme était parvenu à abattre son geôlier avec une violence qui ne ressemblait pas à l'image qu'il véhiculait dans la société pacifique des néo-mandaloriens.

- K'atini !, dit la jeune femme d'un ton autoritaire en plantant dans la cuisse de l'homme une seringue de bacta. Il va te falloir du repos, le héros. Tout crame ici, mais tu vas t'en sortir. Me'bana ?

Elle avait beau lui parler, le questionner, Onarth Cortassi était tombé en léthargie. Ce n'était pas anormal, avec ce qu'il venait de vivre. Mais, en son for intérieur, Parja ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle avait toujours idéalisé les héros des Mandaloriens. Tout cela était absurde, elle le savait : Mand'alor, Cortassi, Jnum... Ils étaient des héros, des grandes figures, des personnages qui faisaient se lever les foules. Mais pas des bâtisseurs. Juste des champions, morts, ou presque. En ce qui concernait le Grand Garde, s'il n'était pas encore décédé, elle allait devoir s'empresser ; ce qu'elle fit. Soulevant le corps massif du ministre, elle le hissa sur une de ses épaules en soufflant d'une voix grave et sortit au trot de la tente, jetant derrière elle un détonateur thermique. Puis, en un instant, son jet-pack perça le ciel et elle s'envola, tenant de ses deux bras son nouveau fardeau sans un regard pour la mine qui s'effondrait sur elle-même sous les coups des nouvelles explosions.

***


Le Grand Garde ouvrit les yeux, mais sa vision était quelque peu brouillée. Où était-il ? On aurait dit une sorte de caverne. Tout autour de lui paraissait troublé et flou ; chaque os de son corps lui faisait mal. Au loin, il distinguait un feu, et derrière, l'horizon. Les cieux paraissaient rouge, le soleil venait probablement de pointer dans l'air du matin. Le ministre tenta de se lever, sans succès. Ses bras et ses jambes étaient trop faibles. Il voulut crier, appeler quelqu'un, mais aucun son ne sortit de ses lèvres figées. Il fallait qu'il prévienne les gens de Concordia, qu'il appelle Sundari... Il avait vu ...! Les Death Watch, les clans... tout cela était lié... Sa tête lui faisait mal, il se sentait sombrer.


- Mar'e ! Tu es réveillé.


Une voix résonnait comme un écho, venue de derrière lui. Il ne put saisir de qui il s'agissait. On aurait dit une femme. Qui pouvait bien être cette personne ? Ses derniers souvenirs se perdaient dans son esprit rompu. Il avait perdu beaucoup de sang. Il se souvenait des Greysom, de leurs emblèmes mêlées à celles des Death Watch. Les voix avaient parlé de vengeance, d'un Ultimatum... de Mand'alor.

- Ne bouge pas trop. Je t'ai administré pas mal de drogues pour que tu ne clamses pas en route.

La voix s'était approchée, il voyait une ombre féminine contre la paroi de la caverne. Elle s'approchait de lui. Une main lui toucha l'épaule un court instant, comme pour le rassurer. Onarth Cortassi serra les dents et se redressa lentement, bandant les muscles pour parer la douleur. Presque assis, il la vit. Cette femme, il la connaissait.

- Je t'ai suivi jusqu'ici. Tu pensais pouvoir quitter ton poste sans qu'on le remarque ? En tout cas, ce qui s'est passé dans cette mine avait l'air beaucoup plus marrant que de remplir de la paperasse à Sundari.

Elle avait ôté son casque couleur jaune métallisé et le fixait avec des yeux de défi. Malgré ses cheveux rasés, il la reconnaissait : il s'agissait de cette espionne Death Watch que le sénateur Atin Jnum avait amené avec lui au Bureau de la Diplomatie. Tout le monde s'était demandé pourquoi le Gouverneur avait laissé une inconnue en beskar'gam se promener librement dans les rues de la capitale alors qu'il était d'ordinaire plutôt strict sur les règlements administratifs en vigueur. Le lieutenant Frenn de la Garde Royale avait confié à Cortassi qu'il s'agissait d'une pisteuse, une agent de l'ombre que les terroristes avaient répudiée. Elle n'avait vraiment d'autre choix que de se mettre au service de Mandalore, comme Ohlig Arch ne pouvait décemment la laisser s'en aller sans lui demander de compte. Elle n'avait d'ailleurs échappé à la prison que grâce à la seule protection diplomatique du système Japraël. Et depuis la mort de Jnum, elle ne serait bientôt plus en odeur de sainteté à Sundari. Son exil sur Concordia prenait en soi tout son sens. Mais était-elle venue y rejoindre ses anciens alliés ?

- Soyons clairs, immédiatement, dit-elle, coupant net les pensées confuses de Cortassi. Je ne sais pas ce qui se passait dans ce campement. Ori'haat. En revanche, j'ai passé la région au crible ces dernières heures : il n'y a pas de campement similaire sur cet hémisphère. J'ai vu les emblèmes des clans...

Et s'interrompit, car le ministre néo-mandalorien crachait ses poumons au sol. Lui tapant dans le dos, elle lui apporta de quoi épancher sa soif et se remettre sur pied. Avec le petit remontant à la bière maison qu'elle lui avait concocté, il se sentait déjà un peu mieux. Une fois qu'il eut repris quelques couleurs, à présent adossé à une pierre froide, elle reprit :

- Si toi et tes mollassons de gardes ne le saviez pas déjà, on dirait bien que les clans et les Death Watch sont alliés. Je ne connais pas les termes de leur accord, mais c'est inquiétant pour vous, j'imagine.


A ces mots, le ministre plongea ses yeux dans le regard de la jeune femme. Il avait entendu l'oscillation dans sa voix. Elle avait peur, même si elle le cachait bien. Compréhensible : après tout, c'était bien elle qui avait permis à Jnum de déjouer les plans des Death Watch au quartier général de Mandalmotors. Elle, une sœur d'armes, avait cédé aux sirènes des "sans honneur", comme Vrela avant elle. Nul doute que son châtiment serait la mort si le gouvernement légitime de Sundari venait à tomber. Cette jeune femme était pourtant difficile à cerner, à mi-chemin entre la bravoure, l'orgueil et l'anxiété. Elle allait avoir besoin d'un mentor plus organisé qu'Atin Jnum.

- Vor entye.

Ce furent les seuls mots que le soldat arriva à prononcer avant de tomber endormi contre la roche. Ses pensées s'étaient apaisées même si son corps restait douloureux. A son réveil, il emmènerait cette petite loin d'ici. Sa mission sur Concordia n'était pas finie : il avait beaucoup à lui montrer et encore beaucoup trop d'informations à collecter. Mais ces questions n'occupaient plus son esprit. Il était en vie pour le moment, et tant qu'il vivrait, la lutte continuerait.
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MessagePosté le: 24/05/2018 17:15:25    Sujet du message: La Lune est rouge Répondre en citant

Des semaines s'étaient écoulées depuis cet incident dans la mine de beskar. Mais personne n'était venu. Onarth Cortassi, d'abord veillé par la rugueuse mais attentive Parja, avait rapidement repris la possession de ses capacités physiques et mentales. Il avait été bien amoché, mais un combattant tel que lui en avait vu d'autres. Le Grand Garde espérait toutefois que cette bataille serait la dernière. Mais au fond de lui, il savait qu'il n'en serait rien. Parja avait réussi à remettre en fonction un vieil émetteur, qui ne captait pas au-delà de la lune. Cela lui permit néanmoins de repérer une nouvelle installation minière.

Comme prévu, celle-ci avait également été investie par les Death Watch et leurs alliés. Mais, chose étrange, la seule réelle trace de leur implication étaient ces bannières qu'ils avaient laissées derrière eux. Et ces cadavres. Un Duros du nom de Yédya, rescapé miraculeux du massacre, avait expliqué que les maraudeurs s'en étaient allés quelques jours auparavant en grande hâte, brûlant tout derrière eux. Leur destination ? Elle était inconnue, cependant tous avaient quitté les lieux, partout sur Concordia. Avec l'aide de Yédya, Cortassi et Parja quadrillèrent les alentours à la recherche d'autres survivants. Ils tombèrent sur plusieurs villages de mineurs indemnes et encore d'autres puits de forage, tous laissés dans le même état que les précédents. Qu'est-ce qui pouvait avoir poussé la Death Watch à abandonner ces zones, pourtant riches en minerais lourds ? Dans leur lutte contre Sundari, les mines semblaient pourtant représenter un point stratégique...

La réponse leur vint la semaine suivante. Alors qu'ils rassemblaient les mineurs d'une colonie encore indépendante en vue de les interroger sous couvert de l'autorité du Grand Garde, très populaire dans le système, un jeune homme les contacta. Celui-ci avait eu la chance de gagner au jeu une navette, leur avait-il conté, et faisait régulièrement des allers et retours jusque Keldabe pour récolter des matériaux, qu'il revendait ensuite au prix fort dans les colonies lunaires. Lors d'un de ses voyages, il s'était arrêté dans un estaminet local pour prendre un verre et s'adonner à son passe-temps favori : le pazaak. Onarth Cortassi ne connut pas la fin de l'histoire en détails car Parja avait plutôt violemment pressé l'homme d'en finir avec son récit et de leur délivrer les informations qu'il détenait. Ah, la célèbre patience mandalorienne.

Le ministre néo-mandalorien avait donc appris qu'une expédition armée se préparait vers le système Japraël. A vrai dire, il s'agissait du sujet de discussion prédominant dans les campagnes de Mandalore. Seul Sundari semblait poser un tabou sur la question. A ces mots, Parja avait tressailli. Ondéron était en danger ? Il était de son devoir d'y aller, pour honorer Jnum, pour aider ses frères ! La rumeur voulait que l'appel avait été lancé par un prétendant au titre de Mand'alor, un certain Blad Demeci. A l'évocation de ce nom, l'entrain de Parja était déjà retombé. Pour en avoir été membre, elle connaissait parfaitement les liens qu'entretenaient la Death Watch avec le clan Demeci. Si elle voulait mourir avec honneur, les armes entre les mains, il lui faudrait trouver une autre cause, car seule la vengeance aveugle de meurtriers l'attendait sur Ondéron. Elle le savait.

De son côté, Onarth Cortassi ne savait que faire. Il lui semblait important de remettre en marche les mines de beskar de la lune, tâche à laquelle il s'adonnait depuis quelques temps déjà, mais l'information lui semblait capitale pour Sundari et le Duc. Mais après une courte réflexion, il haussa les épaules. Si ce jeune entrepreneur était au courant de cette folle croisade, la capitale devait l'être tout autant. Du reste, le Grand Garde faisait confiance à Arch pour fourrer son nez dans cette affaire. On pouvait reconnaitre beaucoup de défauts au Gouverneur, mais pas celui de ne pas être pugnace, tenace et très bien informé.

Le ministre et son associée de circonstance s'étaient donc remis à la tâche, rassemblant les mineurs pour nettoyer les zones d'extraction dévastées. Comme le personnel avait été réduit à peau de chagrin, cette entreprise leur prit plus longtemps que ce qu'ils avaient imaginé. Au bout du compte, cinq secteurs avaient été ravagés, sans compter les divers camps Death Watch qui n'avaient pas encore été recensés. Il était d'ailleurs probable qu'il restât l'un ou l'autre terroriste sur la lune. Mais les mineurs, rassemblés et désormais dirigés par un leader charismatique, avaient repris foi en eux. Onarth se réjouissait du travail accompli. Mais en son for intérieur, son moral était atteint. Il semblait que la bonne tenue des évènements tenait à sa seule personne ainsi qu'au soutien utile de Parja. Était-ce vraiment ça, l'âme de Mandalore ? Avoir besoin d'un leader puissant pour s'unir et travailler ensemble ? Le Néo-Mandalorien refusait de le croire, mais ses doutes s'épaississaient chaque jour un peu plus.

Les journées sur Concordia paraissaient plus longues que sur la planète-mère. Les travailleurs se levaient à l'aube pour organiser les descentes et avaient besoin du soutien logistique des quelques ingénieurs qui voyageaient sous l'escorte de Parja de colonie en colonie. Ainsi, la pisteuse ne rentrait pas toujours le soir, ce qui laissait souvent Cortassi seul à ruminer, une bouteille de tihaar à la main et des soucis plein la tête. S'il avait dû écouter la raison, il serait rentré sur Mandalore depuis bien longtemps. Pourtant, il sentait qu'on avait besoin de lui ici. Besoin d'un homme d'expérience et de terrain. Qu'aurait-il fait aux réceptions du Duc ou dans les couloirs d'un ministère ? Quand l'un ou l'autre mineur ne venait pas le déranger avec des questions logistiques, il s'endormait généralement sur sa table de travail à grands coups de bouteille, plus anxieux que jamais.

Le campement que Cortassi avait monté dans la forêt, non loin de la zone où il avait atterri pour la première fois sur Concordia, offrait une position de pivot, au carrefour des différentes voies vers les colonies. Le lieu, maintenant peuplé de quelques deux cent âmes, avait été baptisé "Mirjahaal", la paix de l'esprit. Les cadavres qui n'avaient pas disparu dans les flammes avaient tous été rassemblés ici pour qu'un dernier hommage traditionnel leur soit rendu. Le nom du nouveau quartier général avait alors fait l'unanimité. Si Mandalore avait connu son lot de tragédies, Concordia n'était pas en reste. Certains parmi les mineurs n'appréciaient pas le pouvoir de Sundari. Certains autres n'étaient tout simplement pas Mandaloriens. Mais tous avaient appris à haïr la Death Watch. Et si les clans de Manda'yaim s'étaient ligués avec eux, ils n'avaient plus rien à faire sur la lune.

La population de Concordia n'était malheureusement pas composée de guerriers et Sundari n'avait pas les ressources nécessaires pour envoyer sa milice sur la lune de fer. Ainsi, si les Death Watch revenaient, bienvenus ou pas, ils ne trouveraient que peu d'opposition. Aussi Onarth dispensait-il des cours de self-defence. Comme les mineurs, majoritairement nés sur Mandalore, étaient une population généralement habituée aux armes depuis sa tendre enfance, sa tâche fut relativement aisée. Cependant, le manque de matériel était criant.

Le Grand Garde s'en rendit compte un beau jour, comme il voyageait vers une mine reculée en compagnie de quelques camarades venus s'approvisionner à Mirjahaal. Parja avait été retenue à d'autres affaires et Cortassi avait bien volontairement accepté d'escorter la dizaine de foreurs qui s'en retournaient chez eux. Cela devait être une patrouille de routine, rien de plus.

Mais comme il regardait les airs, appuyé sur la rembarde du crawler sur lequel il se tenait, il les aperçut. Au loin, on n'aurait dit des oiseaux noirs. Cinq, six. Des chasseurs. Jetpacks dans le dos, fusils dans les bras, ils fondaient sur eux. Leurs beskar'gam ne portaient pourtant pas l'emblème des Death Watch.


- Greysom, traîtres !...

Il ne fallut que quelques secondes aux traqueurs pour abattre tous les mineurs, avec une précision chirurgicale. Ils épargnèrent curieusement leur leader et protecteur, qui avait pris couvert derrière les restes fumants de leur véhicule et ripostait à coups timides de blaster.

- Rends-toi, Dar'Manda !, cria l'un des soldats du clan, retournant d'un coup de pied le cadavre troué d'une de ses victimes.

- Et il ne me sera fait aucun mal, c'est ça ? A d'autres !

- Oh, tu vas mourir, Cortassi, c'est certain. Pour ta trahison envers Mandalore, pour ce que tu as fait à tes frères sur Concordia. Mais nous ne te ferons pas l'honneur de te tuer ici, les armes à la main. On te laissera juste assez de souffle pour que tu répondes de ce que tu as fait devant Mand'alor.

- Devant Mand'alor ? Celui qui vous commande de massacrer des civils dans les mines de beskar ou celui qui a ordonné les bombardements à Sundari ?


- Ne joue pas au con avec moi, "Grand Garde". La guerre, les morts,... sur Mandalore, ce sont les règles du jeu. Ça a toujours été comme ça. N'en déplaise à ton petit Duc et à ses imbéciles de fonctionnaires en jupons.
Le traqueur s'impatientait; d'un geste, il ordonna à ses compagnons de s'approcher de la position de Cortassi pour le prendre à revers. Je ne le répéterai pas, rends-toi ! Epargne-toi une nouvelle honte...

Comme les Mando'ade s'approchaient, l'arme pointée vers le crawler détruit, le silence se fit. L'atmosphère était lourde sous le soleil sec de l'été de Concordia. Finalement, la silhouette de Cortassi sortit de l'ombre pour faire face aux six guerriers en armure.

- Aha !, scanda leur chef en enlevant son casque. T'es peut-être un lâche, mais t'es pas complètement stupide. Qui sait, peut-être que Mand'alor se montrera clém...

- "Ib'tuur jatne tuur ash'ad kyr'amur."

La détonation qui sortit du blaster du Néo-Mandalorien fut si puissante qu'elle traversa l'armure pourtant solide du chasseur. Surpris, les soldats de Greysom ne purent éviter une nouvelle perte dans leurs rangs. Quand ils arrivèrent enfin à réagir, Cortassi avait repris son couvert. Une pluie de tirs s'abattit sur la carcasse désormais en feu du crawler. Finalement, le moteur touché explosa, éjectant au loin le corps meurtri du rescapé, qui s'écrasa contre un arbre. Rampant avec difficulté, à la recherche de son arme, Cortassi sentit la pression d'une botte contre son dos. Son visage s'écrasa dans la boue.

- Bien joué, enfoiré. T'as de la ressource, je l'admets. Mais la route s'arrête ici. Les yeux fuyants du ministre cherchèrent le regard de son bourreau. Mais son casque gris et jaune ne laissait transparaitre aucune émotion. De toute façon, quels qu'aient été ses états d'âme, ils n'avaient pas d'importance. Seule importait la volonté de Mand'alor.

Un trait lumineux découpa le traqueur en deux, manquant de peu de mettre fin aux jours de Cortassi par la même occasion. Ce dernier regarda vers le ciel. Une impressionnante nuée de chasseurs Davaab fendait le ciel pilonnant la zone. Étaient-ils venus pour lui ? Tout cela semblait un peu disproportionné pour la capture d'un seul Mandalorien... Mais en regardant autour de lui, Onarth Cortassi se rendit compte que les chasseurs ne l'avaient pas pris spécialement pour cible : les traqueurs étaient tous morts.

Qui étaient ces mystérieux arrivants ? Des amis ? Les Valentyr, venus régler leur compte à leurs ennemis ? Le Grand Garde ne tarderait pas à le savoir, car deux des chasseurs venaient de se poser non loin de sa position. Désarmé et blessé, Cortassi eut grand peine à se diriger vers la zone atterrissage. Les deux pilots descendirent de leurs appareils, enlevant leur masque.


- Parja ?! Que..

- C'est la deuxième fois que je te sauve la mise, Cortassi.

Le second pilot s'avança, devançant la pisteuse. Il était vêtu de l'uniforme caractéristique de la Garde Ducale. Mais malgré son pas cérémonieux et sa mine formelle, il arborait un grand sourire.

- La cavalerie arrive toujours à temps, à ce qu'il semble.

- Lieutenant Frenn... qu'est-ce que vous faites là, bon sang ?

- Je vous ai sauvé la vie, et voilà comment vous m'accueillez ? Charmant. Je vais mettre ça sur le coup de l'émotion, dit le milicien en riant. D'un bras ferme, il alla soutenir le Grand Garde, qui ne tenait plus du tout sur ses pieds. Nous sommes ici sur ordre du Duc lui-même. Mais je vous expliquerai tout cela une fois que nous serons retournés à Mirjahaal.

- Pas mal, les Davaabs, hein ? On dirait que les petits cadeaux laissés par les Death Watchs étaient plus cools sur Mandalore qu'ici...!, ajouta Parja en tapant du poing dans la carrosserie grise de son engin. Allez, en route !

L'ancienne terroriste aida son compagnon à grimper sur un des sièges de son chasseur. Très vite, les deux vaisseaux allèrent rejoindre les quelques autres qui décrivaient des cercles dans le ciel, tels des vautours. Puis, l'escouade reprit son voyage, sous le ciel brûlant de Concordia. Bientôt, Cortassi serait de retour à Mirjahaal, son nouveau chez lui. Il avait encore survécu aujourd'hui, grâce à l'intervention inespérée de Frenn et de ses hommes. Sundari avait-elle enfin décidé d'agir ?
S'il en était ainsi, c'était un très beau jour pour qu'un autre meure. Vraiment.

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" Ensemble, nous protègerons nos mondes et en chasserons la guerre. Nous instaurerons la paix, par la force s'il le faut ! " -- Ohlig Arch

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MessagePosté le: 24/06/2018 05:58:44    Sujet du message: La Lune est rouge

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