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Sobée Corambée [DC]

 
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Sobée Corambé
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MessagePosté le: 06/06/2017 16:26:07    Sujet du message: Sobée Corambée [DC] Répondre en citant

SECOND COMPTE DE KOVARN




Nom: Corambé
Prénom: Sobée
Âge: 27 ans
Race: Humaine

Carrière envisagée: Faction CDP/Contrebandière

Description mentale: [Adventure. Ah ! Excitement ah ! A Jedi crave not these things

L'enfance de Sobée est à moitié effacée et à moitié passée dans une secte puis dans le grand bain d'impératrice Téta sans brassières. Le développement de la jeune femme a donc été difficile. « Intelligente mais pas débrouillarde » serait un assez bon résumé de ses capacités actuelles. Envahie par un surmoi bien trop présent qui a écrasé ses instincts propres pendant des années, Sobée a un cœur de contrebandière mais des atours d'hidalgo. Tous ses mouvements, ses habitudes sont le résultat de sa fréquentation de la bonne société Tapani tandis que ses idéaux viennent à la fois des Tapani, des Tarisiens du bas Koros Major mais aussi d'une réaction latente aux doctrines idéalistes et dictatoriales de la secte. Sobée porte encore dans sa psyché des séquelles de son enfance isolée. Dans la secte, les enfants n'étaient pas différenciés des adultes et devaient participer activement aux travaux agricoles et réaliser du braconnage pour se nourrir. Mais, en retour, ils n'étaient ni célébrés pour ces exploits, ni remerciés. La jeune femme a gardé cette leçon à travers toute sa vie urbaine tout en cherchant, peut-être inconsciemment, à être enfin bien vue ou du moins vue. C'est à cette occasion qu'elle s'est développé la persona, aujourd'hui tenace, d'une femme de goût. Une « sophisticated woman » intouchable à la culture étendue et aux apparitions maîtrisées. En cela, Sobée s'est forgée à la fois une capacité de comédie certaine (elle peut jouer l'innocente chaleureuse tout comme l'interlocutrice la plus froide que l'on puisse rencontrer) et une véritable connaissance des relations humaines, de la pragmatique et de la culture tétiane. Plutôt matérielle, Sobée, longtemps démunie, aime les belles choses et le confort voire même le luxe, qu'elle aura du mal à ne pas rechercher. Cependant elle est animée par un véritable esprit d'aventure qui contraste avec ce dernier point et s'est construit autour d'images fantasmées pendant toute sa vie : tenir un blaster, échapper à des poursuivants dans les rues d'une planète urbaine, découvrir des paysages incroyables et exotiques et s'emparer de ses richesses ou encore piloter un vaisseau de combat. Malgré tout, Sobée n'est pas exempte de morale. Elle n'a rien de la chasseuse de primes froide qui arrive dans le milieu avec l'unique intention de gagner de l'argent. La seule chose qui l'a empêchée de devenir un soldat de la république, au delà des restrictions d'âge et autres quotas sont les carcans de la loi et l'omniprésence d'une chaîne de commandement, choses qu'elle n'a que trop connu. Mais elle n'est pas neutre par rapport à ce système puisqu'elle a trouvé en elle un écho aux valeurs portées par les discours autour de la République, notamment ceux de Shark'an Nocturna. Son activité risque donc d'être polluée par cette inclination personnelle On le voit : Sobée n'est pas dans l'absolue une mauvaise personne mais elle recherche un mélange de liberté et d'excitation que seule la clandestinité et la traque permettent. Elle n'est pas non plus un ange qui s'ignore puisqu'elle est tout à fait capable d'opportunisme, comme la prouve sa rapide carrière d'organisatrice d'un groupe de bandits et la manière dont elle a assassiné le dernier d'entre eux en profitant de sa débordante et malaisante affection. Elle est également appelée, avec l'âge et l'expérience, à prendre goût à l'autorité et à la manipulation d'autrui puisque ces expériences s'opposent à l'isolement et à l'indépendance totale dont elle a fait preuve depuis son enfance. Ayant manqué d'une figure maternelle bien qu'elle en ait projeté une partie sur la pantorane Yorsha dont elle ne connaît pourtant pas les véritables activités, Sobée s'est construit sa propre vision de la féminité et de la lutte des sexes. Verdict : tout cela l'intéresse peu et elle ne voit aucune différence entre les genres mais est prise de dégout envers les machos qui pullulent dans la galaxie. Notons que Sobée s'ennuie aisément et devra travailler sur sa patience pour améliorer son jeu d'acteur mais aussi sa manière d'évoluer dans sa faction et dans la galaxie. Enfin, elle risque de se spécialiser dans ses contrats et ses activités de contrebande puisqu'elle est une amatrice ingénue d'art, comme beaucoup de tétians. En effet, l'histoire, les reliques et les créations artistiques, omniprésentes sur la planète de l'Impératrice immortelle, l'intéressent vraiment et lui ont permis de se forger une véritable sensibilité artistique. Dernier point tout à fait contingent et inutile toutefois : Sobée a une sainte horreur des droïdes de protocole LOm]


Sobée a une part sombre réveillée par l'appât du gain...


Description physique: [Sobée Corambé est souvent confondue avec une Echani par ceux qui ont déjà entendu parler de cette espèce proche-humaine. Sa peau diaphane et ses cheveux blancs de naissance expliquent aisément cette confusion. Peut-être ces caractéristiques sont elles dues à sa mystérieuse mère qui aurait tout aussi bien pu être une représentante de cette population. Mais Sobée se considère bien complètement comme une humaine et c'est bien ce qu'indique la disposition de ses membres. Plutôt haute sans être intimidante – par la taille en tout cas – elle dispose d'une allure régalienne qu'il lui faudra adapter aux gardes de combat ou travailler pour avoir le maintien autoritaire d'une reine. Avec sa bouche rose, ses grands yeux consciencieusement soulignés et la manière dont ses mouvements respirent sa force intérieure, Sobée n'est pas la créature la plus laide de la Galaxie et elle commence à le comprendre. Contrairement à beaucoup de chasseurs de primes et contrebandiers, au milieu desquels elle risque de détonner, Sobée apporte un soin particulier à sa garde-robe et à ses accessoires. Elle est notamment habituée à laisser ses cheveux en cascade autour d'elle ou à une queue de cheval stricte. Elle porte également des boucles d'oreilles et un pendentif fabriqué sur Estalle, symbolisant auprès d'elle l'exotisme et les espaces éloignés qu'elle veut découvrir. Si elle recherchait déjà l'équilibre entre la beauté et la praticité, porter des tenues de combat et adapter des armures à son vestiaire serait une des difficultés de sa nouvelle existence. Les capacités physiques de l'humaine ne sont pour l'instant pas du tout développées. Si elle s'avère agile et souple et a la chance d'avoir une vision saine et solide, elle n'a jamais tiré une décharge et n'a jamais eu à en éviter une. Elle devra donc privilégier la surprise, la distance et les avances insidieuses avant d'avoir un entraînement digne de ce nom. Quant au potentiel de ses capacités physiques, il est inconnu mais ne casse pas le plafond.Ironiquement, la plus grande particularité physique de Sobée est inconnue par cette dernière : comme elle n'a jamais fait le lien entre son enfance oubliée et la Force, Sobée ne sait pas qu'elle est une fille de sensitif et donc que, contrairement à beaucoup d'autres fils et filles de Sith, son taux de midichlorien s'est révélé insuffisant pour en faire une forceuse. Cette tragédie silencieuse dont personne n'est au courant constitue pourtant sa principale originalité. Enfin, elle dispose d'une voix autoritaire, paraissant même méprisante et qui pourrait lui causer du tort avec sa hiérarchie. Mais son ton posé et sa prononciation claire en font une excellente rhétoricienne.]



Histoire:

Standing on the edge of the crater
Like the prophets once said 
and the ashes are all cold now
No more bullets and the embers are dead
Nuclear – Mike Oldfield


- Et surtout, l'évacuation de Ryloth continue alors que les tumultes qui secouent la planète depuis plusieurs semaines arrivent à leur apogée. C'est dans ce climat de violence inouïe, dont l'étendue des dégats ne sera discernable que dans quelques mois, voire quelques années, que des Jedis ont débarqué ce matin pour assister les troupes impériales au sol d'après Kath Volduan, notre reporter au sol.
Tout à fait, la Gazette vous présente d'ailleurs en exclusivité mondiale ces images volées des agents de la paix galactiques arrivant sur le sol twi'lek, capturées par nos courageux reporters sur place, toujours dans l'attente d'une accréditation certes.
Dans le reste de l'actualité, Dallas ?
Dans le reste de l'actualité en effet et plus proche de nous : une mystérieuse fusillade a éclaté dans les terres préservées d'Impératrice Téta. Dérive sectaire, drame de l'armement individuel, notre équipe a enquêté sur ces événements encore nébuleux qui ont coûté la vie à huit agents de l'ordre tétians.

Les différentes formes et couleurs qui composaient l'écran semblèrent se désagréger un instant dans un fondu au noir stylisé au cours duquel le logo du canal d'holotransmission traversa l'écran, ouvrant dans son passage le retour de la couleur et une image filmée à la main, avec force tremblements : celle d'une propriété luxueuse à l'architecture à la fois luxueuse et épurée comme seuls savaient en faire Naboo et Impératrice Téta. L'entrée secondaire de la propriété, qui était filmée en contre-plongée par un droïde bas ou un homme à terre, était en flammes et l'on devinait à l'est de l'image un enfoncement du mur qui se révéla peu à peu. Au sein d'un écran très rural correspondant aux espaces préservés gardés par Impératrice Téta, et qui faisaient sa fierté par rapport aux autres villes-mondes comme Coruscant ou Hosnian Prime se trouvait les ruines encore fumantes d'une villa confortable à deux étages dans laquelle on devinait qu'un massacre venait de se dérouler. Tout de suite le reportage coupait sur des images d'une meilleure qualité, enregistrée par un droïde capteur suivant deux membres casqués d'une équipe d'intervention. L'un tenait l'autre par l'épaule et supportait son poids tandis qu'un zoom venait approcher des yeux des milliards de téléspectateurs les blessures ouvertes qui parsemaient les corps des deux humains. C'est le moment que choisit l'agréable ronronnement de la voix d'une IA féminine pour s'élever dans les hauts-parleurs.

- C'est un « jour noir pour l'Empire de Koros Major et pour tous ceux qui croient en l'Ordre et en la Paix » selon les propos de la sénatrice d'Impératrice Téta. « Bien que des meurtres et des fusillades arrivent tous les jours sur l'étendue d'une planète, cette tuerie est particulièrement horrible du fait de sa gratuité et du symbole nauséabond que représente ce véritable attentat contre les forces de l'ordre, contre ceux qui veulent maintenir l'harmonie dans les Sept Mondes » a-t-elle continué. C'est hier, alors que la plupart des habitants de Cinnagar se levaient à peine que la fusillade a éclaté dans ce siège d’extrémistes sectaires camouflés dans la forêt préservée de ce que les tétians appellent l « 'hémisphère vert ». D'après les premiers éléments de l'enquête, cette installation de plusieurs hectares servait de quartiers généraux à une secte religieuse dissimulée – ou née dans – une communauté agricole idéaliste, qui avait quitté Cinnagar il y a quelques années pour créer une communauté agricole et de chasseurs paisibles dans l'hémisphère vert.
- Tout à fait, mais d'après nos informations encore une fois, l'organisation s'était peu à peu refermée sur elle-même et avait grignoté du terrain sur les établissements alentours en toute clandestinité. Un tournant sectaire aurait été pris autour du leader de l'organisation, ni plus ni moins que...
Bekabel Boshimi, universitaire reconnu de Cinnagar qui avait quitté le monde politique et estudiantin d'Impératrice Téta après les soulèvements étudiants contre l'Empire Sith, dont il aurait été une figure-clef.
- Voire même l'instigateur, Dallas !
- Tout à fait. Que s'est-il donc passé dans la demeure de cet ancien paisible professeur aujourd'hui pour que le bilan d'aujourd'hui soit tel?

Derrière les présentateurs s'anima un écran paramétrable manipulé par un droïde qui zoomait et recadrait sur une véritable image de guerre. Épaule par un Swoke Swoke en armure, un soldat humain ou proche-humain semblait lutter pour empêcher le fameux dernier souffle de quitter ses lèvres, les dents serrées et une main ensanglantée posée sur des bandages recouvrant une grande partie de son flanc droit. Au loin, dans l'arrière plan en trois dimension que le droïde faisait de son mieux pour flouter, étaient étendus deux cadavres en uniformes de policiers tétians. Un pied ou peut-être une jambe manquait dans le lot, donnant une étrange impression d'incomplétude qui laissait entendre la violence des échanges de tirs qui avaient pu sectionner les corps pourtant si bien équilibrés des bipèdes, cette espèce dominante qui avait mis fondé toute sa gloire et sa puissance sur ses deux pieds bien ancrés dans le sol. Voir un homme à qui la mort avait retiré ce statut glorieux, cet ultime et rassurant contentement d'appartenir aux bipèdes était des plus déconcertant. La violence qui avait agité la propriété tétiane était palpable à l'écran.

- D'après nos informations, ce sont les colons des plaines voisines, irrités par la politique expansionniste de la ferme, qui ont décidé de se plaindre et ont contacté la sécurité de Koros Major. L'unité la plus proche a envoyé un détachement dans les plaines dans le seul et unique but, nous assure Cinnagar, d'annoncer à l'organisation qu'elle ne pouvait pas acheter tous les terrains alentours en si peu de temps et enquêter en secret sur les rumeurs selon laquelle la communauté agricole serait devenue une secte.
- C'est là que la fusillade aurait commencé....

L'image s'effaça prestement et le blessé, toujours épaulé par son camarade, envahit soudain le premier plan grâce à un zoom parfaitement calculé. Alors que sa silhouette tordue par la bataille gagnait en netteté, sa voix rauque et essouflée prit le relais de Dallas et sa coéquière pour plus de sensationnel.

- On était même pas encore sous les murs d'la villa. On était v'nus en speeders, une équipe de cinq seul'ment. C'était pas censé être une opé militaire... Il prit le temps de déglutir, ajoutant à son discours une tension dramatique qui plairait beaucoup aux responsables du canal d'informations Alors qu'on arrivait presque, on frôlait une dépendance, un entrepôt, je crois. Il y avait des droïdes fermiers et protocolaires qui nous r'gardaient de là-dedans... Et c'est là qu'on a été accueilli par un son sifflant.. Y'a Dur... celui qui était à ma gauche, un petit bleu, qui est tombé de son speeder. J'ai tourné la tête vers lui pour le réprimander ou me moquer de lui.. Et il gisait au sol derrière nous, le crâne ouvert et le contenu en train de se répandre sur le sol...J'ai ouvert la bouche pour avertir les autres mais on a reçu un second tir. Je ne l'ai pas vu - en fait je n'en ai vu aucun, je les soupçonne d'avoir un Xerol Nighstinger... l'image du fusil de précision aux décharges invisibles se mit à tourner dans un cadre indépendant sur lequel les spectateurs pouvaient poser un doigt pour faire dérouler les caractéristiques de l'engin *-mais je l'ai senti passer près de moi. Cette fois, ils nous ont ratés. Quelqu'un a réussi à avertir tout le monde et on a décidé de faire demi-tour pour se cacher derrière les hangars. Sur le chemin, on a encore perdu deux hommes. Enfin, une femme et un homme mais vous voyez c'que j'veux dire.. Ils n'auraient pas pu tirer deux fois et faire mouche avec une seule arme donc je pense qu'au moins deux personnes nous braquaient.. On a pas affaire à un tireur isolé, moi j'vous le dis. On a réussi à... à s'cacher derrière le hangar et on a appelé nos supérieurs pour qu'ils envoient une force adaptée à ces fous... c'est à dire une p***in d'armée ! »

Les présentateurs reprirent aussitôt la main, redonnant aux informations leur verve dynamique après le phrasé long et horrifié du policier.

- Aucun membre de la secte n'est sorti des hauts murs de la villa qui ont été assiégés, quelques minutes plus tard, par une escouade impériale et deux intercepteurs de Koros Major. Même encerclés par des soldats bien plus entraînés, les assiégés se sont défendus jusqu'au bout en refusant constamment les tentatives de négociations. Qu'avaient ils à cacher ? Qu'ont ils défendus avec tant de hargne ? Si toutes ces informations n'ont toujours pas été révélées au publique, le nombre de membres de la secte tués ainsi que le nombre de survivants sont les données les plus demandées par les associations et les organismes s'occupant des plaines d'Impératrice Téta. Quoi qu'il en soit, il faudra des jours pour espérer avoir une réponse précise à toutes ces questions. Une seule certitude à ce jour, Dallas, et c'est que...
- Le leader de ce groupe si étrangement bien armé, Bekabel Boshimi....
- N'était pas sur les lieux et est activement recherché par les autorités.

…..
Bien des années plus tôt...


Et un jour, pourquoi pas, un appartement avec vue sur les montagnes Manarai...




Sobée passa sa jeune main sur son front pour attraper une mèche de ses longs cheveux et la placer devant son œil gauche, aveuglé par Koros. Elle tenta de s'adosser au mur pour échapper aux rayons ardents du massif soleil qui inondait le noyau profond mais aussi pour s'assurer une position d'observatrice isolée, loin des autres enfants qui jouaient et criaient dans la cour. Elle n'était pas pour ainsi dire une solitaire mais l'admiration des autres enfants, qui avaient tout fait dans les premiers temps pour s'attirer les bonnes grâces de la fille du leader s'était muée en crainte. Les enfants, pourtant plus malléables que leurs parents, préféraient profiter de leurs rares instants de jeu et de liberté plutôt que vivre sous le joug de la loi. Hors rien ne pouvait être plus contraignant qu'être ami avec la Loi elle-même. Sobée n'avait en aucun cas choisi d'être solitaire. C'était une position subie dans laquelle elle trouva pourtant un certain confort. Sa vie, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, avait été une succession de privations et de positions extrêmes dans lesquelles elle n'avait jamais trouvé la moindre compagnie. Les autres enfants l'approchaient avec dévotion et la voyaient seulement à travers le prisme de son père, les autres membres de la secte avaient le regard vide et l'esprit si occupé aux tâches quotidiennes et répétitives que le planning leur imposait qu'ils n'avaient pas une seule seconde pour elle et son père était l'instigateur de tout ça, un homme occupé et effrayant dont l'entourage répétait sans cesse les dangers du monde extérieur, la bêtise qu'était la politique multi-ethnique d'Impératrice Téta et la fourberie par laquelle la planète de Coruscant, un monde infernal peuplé de milliards de démons, avait volé la vedette et la puissance qui appartenaient de droit à Koros Major.

La très jeune femme donna un coup sur ses vêtements rustres et trop larges dans lesquels elle bouillonnait de chaleur. Pourtant, lorsque un groupe d'adultes, dont une non-humaine bleue, passèrent près d'elle, un long frisson monta dans son dos. Lorsque son père lui parlait d'espèces inhumaines qui traînaient leurs corps horribles dans les infrastructures que les bipèdes avaient construits, lorsqu'il lui parlait d'oiseau qui parlent et de limaces dans lesquelles elle pourrait déménager sa chambre, ce n'était pas de la peur ni du dégoût qu'elle ressentait. C'était l'appel de l'aventure qui la titillait. La jeune fille se laissa porter par ses réflexions. Cela ne faisait que quelques mois qu'elle vivait dans cet endroit retiré du monde Contrairement à certains ici, elle avait vu le monde. Ou, en tout cas, elle avait des souvenirs épars de Cinnagar, qu'elle se représentait comme d'immenses tours d'or au milieu desquelles elle marchait, sa petite main coincée dans celle d'un homme bien plus grand. Elle se souvenait d'avoir vu des affiches promotionnelles qui ouvraient son avenir à une planète encore plus grande et qu'elle avait rêvé d'avoir un jour peut-être un appartement avec vue sur les Montagnes Manarai. Elle se souvenait d'avoir vu le ciel au dessus d'elle et d'avoir senti son corps vibrer alors que se croisaient de nombreuses machines volantes, des objets majestueux dont les mouvements, libérés de toute gravité, avaient laissé dans son cœur une sensation impérissable, inoubliable. Était-ce avouable ? Parfois, tard le soir comme tôt le matin, elle rêvait de prendre possession d'un de ces engins volants et s'envoler loin de la villa bondée tracer sa propre voie... Le pire était que ces souvenirs si rares et épars, elle avait les sensations de les avoir volés. Elle qui, lorsque son père l'avait emportée loin de Cinnagar, avait perdu tout souvenir de son enfance, avait l'impression d'avoir gardé clandestinement ses fragments d'une vie passé, que quelqu'un avait tenté d'effacer...

Elle se souvint du premier moment de sa nouvelle vie... Une fois arrivée dans la villa, en compagnie de jeunes gens qu'elle identifia plus tard comme les étudiants les plus extrémistes et les plus déterminés de son paternel, ce dernier avait retiré sa main de son front pour la laisser regarder autour d'elle et elle avait eu l'impression de sortir d'un long sommeil, un long sommeil dont elle n'aurait jamais pu se réveiller si cette main ne s'était pas retirée. Un long sommeil qui avait volé son enfance..

Sobée sursauta et retint un cri. Une main s'était posée sur son épaule. Une main bleue. Lorsqu'elle se retourna, son petit cœur battant la chamade, elle reconnut l'une des rares extraterrestres de la colonie, la femme bleue qu'elle venait de voir passer et qui avait visiblement congédié ses partenaires. Dans ses yeux humains trop humains, une inquiétude extraordinaire qui frappa la jeune fille avec une telle force qu'elle en résonnait encore aujourd'hui...

*
**


Sobée Corambée est la fille du brillant ethnologue et professeur Bekabel Bushimi. Ce dernier n'était autre qu'un agent Sith, installé sous le règne de Darth Mos sur la planète du Noyau Profond. Boshimi, partagé au départ entre la bure et la tenue civile, décida de se cacher à pleins temps sur Impératrice Téta lors de l'ascension de l'Omega au sein de l'Ordre. Opposé à la montée en puissance du Sith mégalomane qui avait tenté de voler les holocrons du temple, il continua à se faire oublier sur une planète qui correpondait parfaitement à ce genre de dissimulation. Géante galactique, concurrente primale de Coruscant, Téta avait pourtant été complètement oubliée dans les évenements galactiques récents, si bien qu'aucun sénateur Tétian n'avait eu la moindre influence dans les décisions de l'Empereur G.Man et que, contrairement à leur voisine-capitale, les Sept Mondes étaient restés en paix pendant de nombreuses années. Une géante oubliée, c'était bien sûr la planque parfaite pour un Sith pourchassé.

C'est pourquoi, lorsque l'Omega attaqua par surprise Coruscant et que la Confédération des Systèmes Indépendants jeta son immense flotte entre les nébuleuses étoilées du Noyau Profond, Bekabel utilisa la vigueur et l'enthousiasme des milieux estudiantins pour s'opposer au régime du Seigneur Noir autoproclamé, espérant participer à une vague d'agitation capable de repousser le mauvais Sith'ari du trône. Ce fut un échec complet. Dans les ruines de l'académie encerclée, alors que seul subsistait le cercle le plus déterminé de ses étudiants, ceux qui avaient tellement cru en ses discours enflammés sur la Révolution nécessaire et le bonheur du peuple qu'ils s'étaient retrouvés trop galvanisés pour mourir, il tenta un retrait prudent. Ainsi naquit l'Ordre de l'Aube, une communauté eschatologiste qui se voulait aussi paisible et inoffensif qu'une bande d'illuminés désirant vivre et se nourrir de leur propre chef pouvait l'être. Une mouche pour un Empire qui était alors aux prises avec des menaces de la taille d'un rancor, et qui se prenait lui-même pour un Léviathan. Seuls une mouche peut survivre à la rencontre de tels animaux. Après avoir investi les plaines désertées et préservées de la planète, Bekabel effaça les souvenirs de sa jeune fille non-sensitive – dont il avait perdu trace de la mère depuis longtemps – pour la protéger du monde extérieur. Epuisé par les combats, déconnecté de la fureur qui habitait les Siths depuis des années et surtout blessé lors de l'échec cuisant de sa révolte, il n'aspirait plus qu'à vivre loin des geôles impériales et loin de leurs blasters. Cependant, les étudiants qu'il avait amené avec lui n'étaient pas d'accord. Une communauté autonome, vivant en autarcie était pour eux un début certes nécessaire mais qui ne devaient mener qu'à une véritable révolution, comme celle que leur leader avait prêché et pour laquelle leurs camarades étaient morts. Très vite, les dissensions éclatèrent entre l'ancien Sith effrayé par ses propres actes et ses auditeurs enflammés. La doctrine de la communauté oscilla un temps entre l'extrêmisme patriotique et révolutionnaire et la volonté de se retirer de la Galaxie pour vivre en paix. Au cours de ces premiers mois, l'extrêmisme en question, confronté quotidiennement à son contraire, gonfla de jour en jour et muta à une vitesse effroyable. Bientôt, la Révolution n'accepta plus la multiethnicité, rappelant que la gloire de l'Impératrice Téta avait reposé surtout sur ses humains. Et que c'était à eux – ou plutôt à « nous » disaient ils – que la planète appartenait, puisqu'ils l'avaient découvert et conquise.

Le jour fatal arriva lorsque, après une discussion avec son conseil enragé, Bekabel décida de scinder la secte en deux. Une communauté inoffensive qu'il dirigeait, et qui n'avait pas l'intention de mourir dans les jours à venir. Et une autre communauté, qui aurait ses propres espaces au sein de l'immense propriété et qui préparerait activement la révolution armée promise. Les murs s'élevèrent, les timorés furent chassés, les armes commencèrent à affluer. L'organisme dut acheter de plus en plus de terres et s'accaparer les plaines qui l'entourait par la force ou la menace puisque il ne s'agissait plus seulement de trouver de la terre cultivable pour y planter des légumes de la Bordure Extérieure. Il s'agissait de trouver des espaces libres et sauvages dans lesquels l'on pouvait s'entraîner et qu'on pouvait inonder de lasers, dans lesquels on pouvait planter des détonateurs thermiques et évaluer leurs rayons d'explosion.. D'un jour à l'autre, même si Cinnagar tardait à enquêter, n'importe quoi pouvait éclater.

D'où vint l'ordre qui quémanda à Yorshka, une Pantorane qui avait essayé d'avertir ses congénères et de quitter la secte depuis longtemps dèjà, d'emmener Sobée avec elle ? Aucune des deux ne le sut jamais. Yorshka aimait à penser que l'ancien Sith, dans un dernier élan de compassion, avait voulu donner à sa fille une porte de sortie loin du chaos qu'il avait créé. Mais rien ne vint jamais étayer cette théorie, puisque l'ordre lui avait été remis via un droîde protocolaire qui appartenait à la villa, avant son appropriation par l'Ordre de l'Aube. Elle n'eut pas le temps de fouiller dans le programme du droîde et ne remit pas les pieds sur Téta pendant de nombreuses années après l'avoir quitté. De nombreuses fois pourtant, elle s'interrogea sur la drôle d'idée qu'elle avait eu lorsqu'elle avait évacué la jeune fille. Au lieu de l'emmener loin de la planète, comme tout poursuivant s'y serait attendu, elle l'avait seulement ramenée dans l'immense ville qui occupait la majorité des contiennts de Koros Major...



*
**


L'une des particularités reconnues et souvent appréciées d'Impératrice Téta/Koros Major est l'influence du multicultiralisme jusque dans son réseau urbain. La planète du Noyau profond avait tissé des partenariats avec beaucoup d'autres mondes et pris l'habitude de nommer des quartiers entiers de Cinnagars – c'est à dire des zones immenses de la planète – du nom d'un de ces partenaires. Ainsi par exemple le quartier Balosar acceuillait une partie importante de la diaspora Balosienne et surtout adaptait à la sauce balosienne l'architecture de Téta. Le quartier de Naboo était un mélange audacieux des cultures des deux planètes et le quartier Felucien dénotait en ajoutant aux bâtiments tétians des structures vivantes organiques et une touche twi'lek. Le secteur dans lequel Sobée Corambé avait été exilé dans sa jeunesse était le plus éloigné du palais impérial puisqu'il se trouvait à l'autre pôle de la planète oecuménique : c'était un secteur sans attribution claire mais qui se trouvait être mitoyen du très riche quartier Tapani avec lequel il contrastait. Sous les immenses constructions dignes de Procopia, capitale de Tapani, le quartier de Corambé acceuillait une diaspora hosnienne et tarisienne aux maigres portefeuilles mais jeune et dynamique. Entre bourgeoisie totale et vie dans les rues, entre pauvreté et promesses de futur studieux la jeune femme se fondit dans le moule de la masse et s'attela à rassembler tous les outils nécessaires à une vie aussi calme que couronnée de succès sans se faire remarquer. Après avoir connu une période très formatrice de vie sur le trottoir et dans les préaux publics, l'ancienne captive de sa propre famille profita des programmes d'ouverture sociale mis en place par le Sénateur pour s'inscrire dans l'enseingmement public. Réitérant sans le savoir l'enfance de son père qui avait été un élève brillant, la jeune femme grandit en s'ouvrant au monde qu'elle avait cru perdre durant sa jeunesse et commença un cursus honorum dans les métiers de la culture et du droit sous une fausse identité d'abord, comme le lui avait préconisé la « femme bleue » puis en changeant seulement son gentilice, à la reconquête d'un prénom que la secte avait échoué à souiller. La maison impériale avait perdu tout pouvoir et s'endormant dans une discrétion soumise et Impératrice Téta ronronnait sous les caresses méprisantes de Coruscant, sur laquelle le destin de la Galaxie reposait alors que sa petite sœur semblait éteinte à jamais. Cette vie faites de silence, une vie de métronome et de soirées bourgeoisement passées à des « recitationes » trop sérieuses pour n'être pas ridicules l'occupa pendant la majorité de sa vie et en fit une figure respectée dans l'ignorance de son origine. C'est à dire une femme reconnue mais approchée avec crainte par les hommes et avec méfiance par les femmes. Une alliée juridique de valeur, un objet de respect mais une amante imprenable et tout sauf une amie. En somme, Sobée Corambé n'était personne puisqu'elle n'était affiliée qu'au système qu'elle épousait et qui était celui de l'étude et de la loi. En épousant cette matière informe qui était le système en place, elle échappa tout aussi bien à la menace de la secte qui aurait pu vouloir la retrouver et à celle du palais sénatorial, qui tenta sûrement, après l'incident dans lequel la secte fut engagé, de retrouver la fille du leader incriminé..Cependant, effrayée par une menace qui n'existait plus et habituée à sa nouvelle vie jusqu'à s'oublier elle-même, Sobée nourrissait le rêve de devenir avocate ou de travailler à la Grande Bibliothèque en y saisissant un poste administratif.

Et c'est ce qui serait advenu si elle n'avait pas été confrontée à une maîeutique bien particulière.

Quelques jours avant l'avènement de la République Fédérale


Des portes de bronze. Des arabesques dorées sur un espace résidentiel en formes de monades extrêmement denses et banales. Téta était un univers de paradoxes mais ses habitants, même Sobée, n'en voyaient pas la richesse. C'est sans émerveillement aucun qu'elle passa les portes décorées de son chez-soi et se dirigea vers les ascenseurs monumentaux qui menaient à la zone 4-11, très proche de la surface. Une fois de plus, ses pensées l'avaient emmenée ailleurs. Un datapad de 500 holopages à moitié lues à la main, elle continuait ses réflexions sur sa lecture interrompue par la marche lorsqu'elle posa une main aux ongles violets sur le scanner identificateur devant sa porte. Aussitôt après, « Glonk, les raisons d'un succès » lui tomba des mains et un tas de muscles puissants s'abattit sur elle, l’assommant à moitié contre un de ses murs et enfonçant les boutons de manchette de son costume dans son flanc. En un regard, elle comprit la triste réalité. Son appartement avait été saccagé de fond en comble, ses petites folies artistiques dévissées des murs et ses placards intimes mis sans dessus-dessous. Entre trois et quatre hommes se tenaient dans le petit espace aux parois grises, dont un était possiblement caché par le gaillard qui la maintenant écrasée. La plupart étaient des humains mais l'un des bandits, agenouillés au sol et occupé à fouiller ses rations alimentaires, arborait les caractéristiques d'un Epicanthix. Même assis il était presque à la même hauteur que la victime de ce cambriolage et sa musculature puissante éclipsait celle du gros tas humain qui la retenait avec plus de gras et de fureur qu'autre chose. Peu impressionnée, Sobée tenta de faire un croche-pied à son vis-à-vis un peu trop entreprenant et poussa de toutes ses forces pour le faire tomber mais l'agresseur trébucha sans toutefois tomber et changea son jeu de jambes pour exercer sur elle une pression encore plus forte.

Elle entendit comme dans un rêve lointain l'Epicanthix discuter avec l'humain caché sur le besoin qu'ils avaient ou n'avaient pas de l'assassiner et sur la maigreur des possessions qu'ils avaient confisqué par rapport aux attentes qu'ils avaient concernant une femme si bien habillée. Elle ne prit la parole que lorsque tous ses assaillants se furent mis d'accord sur un simple knockout et une fuite sèche.

- J'ai... tout.. enregistré...

Sous la surprise, le plus gros d'entre eux lâcha du lest et elle réussit à se faufiler hors de sa menace à l'aide d'un taser de basse qualité. Une fois libre, elle se rua dans le couloir et, au lieu de s'enfuir, se retourna vers les braqueurs qui avaient dégainé leurs armes mais n'avaient pas encore eu le temps de la viser. Gardant le taser dans une main elle souleva l'autre, un boîtier d'enregistrement sonore qui répéta sagement et à la perfection les échanges de chacun des membres, y compris leurs prénoms. Craignant que les dupés ne déchargent leurs traits d'énergie vers elle pour éviter d'être vendus, elle continua précipitamment.

- Je vous propose un arrangement. Laissez moi en être. Rendez moi mes affaires ou prenez les, peu m'en chaut. Mais laissez moi en être et il ne vous arrivera rien. Qu'en dites vous ? J'ai suivi des études, je connais les lois des Sept Mondes, je peux vous être utile...


*
**


Sobée Yorshka n'avait jamais rien eu d'une avocate réputée, ni même talentueuse. N'avait jamais été une étudiante particulièrèment douée, ni en vue. En fait, pendant les années qui suivirent la fin de ses études et même pendant qu'elle conseillait et arrangeait les agissements d'une bande de malfrats, en jouant sur l'amour évident que lui voua l'épicanthix - du nom de Pasher Denon - dès les premiers jours, elle n'était qu'un gratte papier obscur dont les rêves de liberté et d'aventure étaient morts dans l'oeuf. Elle ne participa jamais aux interventions des voleurs, n'était pas considérée comme leur leader et ne servait finalement qu'à étudier des horaires de cibles entre deux dossiers à rendre au boulot. A déterminer les richesses d'un Alderaanien en voyage grâce aux banque de données auxquelles elle avait accès. Un jour, elle souffla dans son holocom comment pousser un Ishori et un diamal à en venir aux mains afin d'assurer une diversion à ses partenaires sur le terrain. D'après les bruits qu'elle entendit et malgré les démentis qu'elle reçut, elle se demanda souvent si le diamal n'était pas mort.

Elle se demanda surtout comme elle avait pu s'enterrer dans ce simulacre de la vie qu'elle avait cherché. Pourquoi n'avait elle pas pris un vaisseau pour s'envoler loin d'ici, pourquoi n'avait elle jamais pris un blaster pour le décharger sur ceux qui lui avaient causé du tort ? Pourquoi n'avait elle pas osé insister pour faire partie de ceux qui volaient les riches habitants de Téta ? La peur d'elle-même sans doute. L'envie de vivre une vie normale, elle qui n'avait à l'époque que des souvenirs de travaux agricoles et de ses genoux recroquevillés devant elle pendant qu'elle entendait son père se disputer avec de jeunes hommes. Un peu des deux sûrement. Contre toute attente, le salut vint de l'Ordre de l' Aube..

*
**


Sobée Corambée avait quitté les tailleurs et les tuniques chamarrées qu'elle portait habituellement – ses « tenues de guerre » dans lesquelles elle était parfaitement bien -pour se reposer chez elle. Allongée dans le confort bourgeois d'un plaid inutile en peau de shaak, sous un poster géant représentant la tour Orowood accompagnée d'une Diathim à l'air ridiculement acceuillant, elle laissait son esprit vagabonder tandis que ses yeux suivaient un reportage confus et à la traduction approximative sur la manière dont divers mondes des Bordures extérieures avaient réagi à la grande défaite de la bataille de la Forge Stellaire. Il y a quelques années, ces témoignages soigeusement sélectionnés avaient montré des Cathars, des habitants de Yaga Mineure et des Balosars condamner l'horreur rebelle et pleurer les milliers d'honorables soldats impériaux dont les restes flottaient encore dans l'espace. Ce soir là, Sobée avait levé les yeux au ciel et avait tenté de deviner, à travers la brume et la pollution urbaine de Koros Major, des vaisseaux renégats apparaître par dizaines, par centaines dans le ciel. Elle se demanda s'ils violaient les femmes et tuaient les enfants comme l'avait chuchoté des voix au travail. Ce même soir, le Fenrir I avait fait de l'ombre au sénat que l'Empereur venait de prendre en otage.

Aujourd'hui, tout avait changé. Les témoignages étaient beaucoup plus nuancés et si tout le monde présentait les batailles – à l'époque le mot de Forge n'avait pas été prononcé une seule fois, on savait seulement que des milliers de personnes étaient mortes – comme un horrible massacre, beaucoup espéraient que ce tout ce sang n'avait pas coulé pour rien. Tout cela, Sobée s'en contrefichait plus ou moins. Ce qui l'intéressait c'était les paysages versatils des planètes présentées, la grâce avec laquelle les vaisseaux légers des reconstructions de la bataille, filmée pour le reportage, faisaient des tonneaux en évitant le mur de feu que la résistance impériale leur opposait. Elle crut que son cœur s'était mis à battre anormalement fort pour ces exploits héroiques mais c'était l'intercom de la résidence qui l'appelait. Surprise, elle se releva de son canapé avec lenteur et commença à s'habiller. Le signal était toujours en cours lorsqu'elle eut terminé et qu'elle prit enfin la peine d'y répondre, signe que l'appel était urgent. Pourtant, lorsqu'elle répondit, c'est l'IA qui rétorqua, d'une voix neutre pour lui annoncer qu'on avait tenté de la joindre depuis l'entrée du bâtiment. Pourquoi tenter de la joindre pendant si longtemps pour raccrocher au moment même où elle répondait ? Alors qu'elle allait interroger l'IA pour voir les enregistrements caméras auxquels les résidents pouvaient accéder, un autre signal éclata dans l'appartement, faisant imploser la bulle de calme que l'intercom avait dèjà bien entamé. Cette fois, c'était à la porte. Quelqu'un qui demandait à entrer se trouvait juste derrière la porte et avait passé tous les systèmes de sécurité habituels de ce genre de résidence. Sobée se sentit faible et désarmée. Jamais l'envie de tenir son propre blaster entre ses mains n'avait été aussi grande. C'est en tentant une simili et maladroite garde défensive qu'elle désactiva la sécurité de l'huis, qui coulissa prestement pour révéler... Pasher Denon, haletant et curieusement bien habillé du haut de ses deux mètres.

Sans demander son avis, le bandit se fraya un passage dans l'appartement et fit quelques pas hésitants jusqu'à un siège, qu'il caressa négligemment du bout des doigts avant de se retourner vers Sobée, derrière laquelle la porte se clôturait avec un sifflement étouffé.

- Sobée... Il faut qu je te parle...
- Que se passe-t-il ?

L'inquiétude montait dans le ventre de la juriste, dont le regard tomba sur le blaster qui pendait à la ceinture du jeune homme.Elle n'avait pas besoin d'avoir la sensibilité à la Force de son père pour comprendre que quelque chose s'était brisé à jamais dans son collègue et que cette fracture nouvelle le rendait tout à fait imprévisible.

- C'est... Tu te souviens de l'échange que nous devions passer hier sur Anthan Prime ? Il s'agissait de revendre une cargaison d'épices d'Atale raffinée à un vieil homme pour sa consommation personnelle...

L'Epicanthix prit une inspiration.

- Ce n'était pas un échange. C'était un piège. Ils voulaient te retrouver. L'Ordre de l'Aube,ça te dit quelque chose ?

Sobée sentit son univers s'écrouler sous ses pieds. Elle s'entendit répondre un « Oui » murmuré alors qu'elle avait quitté son corps soudainement.

- Je ne te forcerai pas à me dire qui ils sont... Mais ils te cherchaient. J'étais en planque autour de la planète au cas où ça tournerait mal... Et les gars m'ont contacté. Ils m'ont dit qu'ils avaient été piégés et capturés. Qu'ils devaient donner ton nom et ta localisation. Et que je devais me rameuter parce qu'ils savaient que j'étais là. Alors c'est ce que j'ai fait...

Il déglutit, inspira longuement puis reprit, plus lentement.

- Je suis venu et je les ai tous tués. Je ne pouvais pas exterminer les membres cet Ordre de l'Aube, j'avais seulement le temps de... je n'avais qu'un fusil de précision. Il y avait une quinzaine de personnes dans la suite et la sécurité d'Anthan Prime est.. incroyable. Douze gus, et deux captifs qui pouvaient vendre ta localisation. Alors j'ai fait au plus simple.. Ou plutôt, j'ai fait la seule chose que je pouvais. J'a tué Ejak et Béra.. J'ai assassiné toute la bande. De toute façon, les autres m'auraient buté pour venger ceux que j'ai tué sur Anthan Prime. Mais c'était la seule façon de m'assurer qu'ils ne parleraient pas. C'était la seule façon de te protéger de ces fous furieux.

L'Epicanthix s'avança vers la fille de sensitif avec une attitude protectrice, à la fois pour s'excuser de ce massacre et pour demander une sorte de récompense après l'avoir protégé. Le dégoût inonda la jeune femme, dont l'esprit se mit à réfléchir à toute vitesse.

- C'est fini, Sobée, plus personne ne peut te vendre, mais ils risquent de continuer à te chasser, voire même redoubler d'efforts. Viens avec moi, enfuyons nous ensembles, je serai là pour toi !

C'était faux. Non seulement elle n'avait aucune envie d'être protégée ou de fuir ses responsabilités mais surtout, il restait encore quelqu'un capable de vendre la mèche. La dernière trace que les vestiges de la Secte pouvaient suivre pour la retrouver. En un instant, sa résolution fut prise. Ouvrant les bras pour acceuillir l'Epicanthix près d'elle, elle attrapa le blaster du jeune homme, le détacha fébrilement du holster et, tout en fermant les yeux sous la lumière intense des décharges de plasma, elle fit feu quatre fois à l'aveuglette, à bout portant, jusqu'à ce que l'arme s'enraye.

Quelques heures plus tard, lorsqu'elle eut tiré de son compte en banque les quelques mille crédits qui subsistaient de sa dernière paye, après avoir lavé son appartement de fond en comble elle prit de quoi se vêtir et manger pendant quelques jours. Enfin, de longues recherches plus tard et après avoir utilisé plusieurs banques de données qu'elle n'était pas censé parcourir pour son usage personnel, elle s'assit devant son holocron et bipa un signal privé sur Emberlene. Presque aussitôt, l'hologramme du buste d'une pantorane émergea du communicateur

- Yorshka... J'ai besoin de toi. Il faut que je quitte la planète et je n'ai pas d'argent ni de connexions.

Il y eut un silence puis :

- Je devais justement aller sur Coruscant. Il n'y a pas meilleur endroit pour être intouchable. Ou alors si tu préfères, je passe te prendre en allant à Coruscant et je dépasse Emberlene au retour pour te laisser sur Nar Shaddaa. Ici, tout le monde cherche tout le monde donc tu ne seras qu'une cible de plus. Et une cible dans une mer de cibles, c'est une cible en sécurité. Mais je devrais te laisser plusieurs jours seule là-bas, je suis en mission... Je peux te laisser avec descollégues de collégues que je connais mais je préviens : ce sont des contrebandiers.

Sobée trouva cela parfait. Elle se sentait prête. Lorsqu'elle voulut raccrocher, son regard croisa le vernis rouge sang de ses ongles comme si son propre corps lui envoyait un message. Avant qu'elle ait eu le temps de couper la communication, la voix de la pantorane s'éleva une dernière fois dans la pièce mal éclairée :

- Mais je te préviens.. Avec ce genre de personne, et la discrétion qui les caractérisent, ne t'attends pas à ce que tes poursuivants t'oublient...

-Je ne veux pas qu'ils m'oublient. Je veux qu'il me craignent. C'est le prix de la liberté.

[Les raisons de la poursuite par les restes de la Secte serviront à du roleplay postérieur]

Points forts:
La Tempérance :Sobée est une personne calme et raisonnée dont les études et l'appropriation de la chose politique ont précédé les aventures. Elle sait comment marche le monde et a l'habitude d'agir après avoir analysé une situation.
La Justice :Sobée connaît la loi et les coutumes de nombreux mondes ce qui peut s'avérer pratique pour les contourner
La Papesse :Sobée ne connaît pas le monde du combat mais elle comprend la nature humaine et les arcanes du langage. Elle a un potentiel d'actrice et de manipulatrice.
L'Amoureux :Sobée est plutôt jolie. Le monde est plus facile pour qui est "plutôt joli"
Le Chariot : Sobée a déjà connu l'indépendance tout au long de sa vie sans jusqu'ici la vivre jusqu'au bout. Elle n'aura pas peur d'être envoyée seule sur le terrain et avancera difficulté par difficulté]

Points faibles:
Le Pendu : Le coeur de Sobée penche pour la République dont elle partage beaucoup de valeurs. Mauvaise idée pour une indépendante seulement motivée par l'argent.
La Maison Dieu :Sobée est une bleue totale. Elle n'a jamais piloté et n'a tué qu'une seule fois, au hasard, avant de perdre le blaster dans la précipitation de sa fuite. Il y a du chemin.
La Force :L'entraînement de Sobée sera trop tardif : elle peut devenir une excellente combattante mais elle n'atteindra jamais le niveau de LOm DOnOs ou de Rei au corps-à-corps.
Le Diable : Sobée est poursuivie par une Secte armée qui trouve son espérance de vie trop haute.
_________________________
"Mais parmi cette heureuse mascarade,
N'est-il de cœurs palpitants dont la peine
Se trahit sous l'habit de la parade ?"
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MessagePosté le: 06/06/2017 16:26:07    Sujet du message: Publicité

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Dam DOnOs
République Fédérale

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MessagePosté le: 06/06/2017 21:14:25    Sujet du message: Sobée Corambée [DC] Répondre en citant

Fiche verrouillée en suspension. (LOm a été trop vite en besogne  :D ).
Je t'envoie la raison en Mp  :p

Edit du 10 juin : Reprise de la fiche (prête pour la correction) :D
_________________________
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MessagePosté le: 26/07/2017 07:39:08    Sujet du message: Sobée Corambée [DC]

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