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Intronisation d'une déchue

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Alderaan -> Aldera -> Université d'Alderaan
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Anastasia
Indépendants

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MessagePosté le: 10/05/2017 16:04:51    Sujet du message: Intronisation d'une déchue Répondre en citant

Chez les jeunes gens, l'amour est le plus beau des sentiments, il fait fleurir la vie dans l'âme, il épanouit par sa puissance solaire les plus belles inspirations et leurs grandes pensées: les prémices en toute chose ont une délicieuse saveur. Honoré de Balzac


Toute juste élue, il n’était pas l’heure pour moi de chômer. Mon élection d’hier soir avait été pour le moins assez surprenante et les résultats me montrer que mon idéologie avait plu. Il ne me restait plus qu’à commencer à me mettre au travail. Levée dès que l’aurore pointa le bout de son nez, je m’étais rendu tôt dans la salle du conseil dirigeant afin de fixer les grandes lignes politiques de mon octennat. Bien que je ne fusse pas encore officiellement en fonction –ce qui ne serait plus le cas à partir de demain- certaines tâches devaient être réglées. Tout, d’abord, il me fallait déposer la composition de mon ministère que j’avais déjà préalablement organisé avant de revoir les grands points sur la politique à mener.

Si autrefois, le Roi eut eu les pleins pouvoirs dessus, la vice-reine Ridinia avait réformé le système de telle sorte qu’il soit plus en lien avec le peuple alderaani et lui donna d’une certaine manière plus de pouvoir au peuple. Ainsi, non contente d’avoir démocratisé le choix du vice-roi, elle avait également offert à ce dernier de nombreux pouvoirs supplémentaires qui rendaient les lignes assez floues entre le rôle du souverain et de son suppléant. Ainsi, le roi bien qu’influent ne possédait plus qu’en théorie le pouvoir exécutif ainsi qu’un droit de Veto. Toutefois théorie et réalité ne sont pas des parallèles et leurs sécantes ne peuvent aboutir en de simples mots vides qui sont censés guider des actions. Sans grande surprise, la réunion ne s’éternisa point.

Les programmes sociaux, éducatifs, les réformes de santé ainsi que la gestion économique –à quelques points près- allaient conserver leurs trajectoires actuelles sans dévier. La seule véritable rupture se ferait dans le domaine de la diplomatie, toutefois, ce sujet ne fut que relativement peut aborder. Il était certain que le roi Organa était soucieux de l’avenir de la planète aux grands lacs cristallins. Sa décision, il l’avait certainement déjà prise en m’accordant de participer à ces élections. Toutefois, j’en étais persuadée, les hautes sphères du pays ne voulaient pas se tarder à rester dans le navire chancelant que je m’apprêtais à diriger. Après tout, l’ingérence de Tyria et de l’OPNA avait placé Alderaan dans une situation des plus incommodes dans le domaine de la diplomatie et il était probable que d’autres planètes nous raillent pour les erreurs commises. Avec un peu de malchance, ces gouailleries se feront ressentir au Sénat lorsque nous y retournerons... Il ne tiendra qu’à moi de me jouer de ces persiflages pour en tirer un quelconque avantage.

Mais pour l’heure, mes desseins étaient attirés par quelque chose de bien plus primaires que ces joutes politiques à savoir ce que je mangerais ce midi. Sachant que je ne pouvais rentrer chez moi puisque certaines personnes s’amusaient à vérifier les normes de sécurité qui n’étaient clairement pas respectées, j’allais certainement devoir déménager je ne sais où, ce qui était assez contraignant.

J’appréciais particulièrement le voisinage avec qui j’entretenais de cordiales accointances. Sans aller jusqu’à aborder le terme de fraternité ou de famille qui sont à mon sens des mots avec une charge émotionnelle forte, ils étaient de bons camarades. Eux se souviendraient de moi mais moi… Je le savais pertinemment, mes nouvelles fonctions, l’indéniable hémorragie du temps ainsi que mon impuissance à me rementevoir chaque instant de mon passé effaceraient petit à petit ces visages aux traits familiers en faisant sombrer leurs identités dans l’intime arrière-fond qu’était mon subconscient. De cette fatalité je ne pouvais et ne pourrai jamais me séparer. Résister . Pour s’épuiser vainement. Une futilité !
Suivi de loin par trois des agents chargés de ma surveillance, je descendais les escaliers ivoirés lorsqu’une voix plutôt familière me surprit.

- Je ne vous pensais pas aussi pressée à vous décaniller du Palais-royal. Il faudra pourtant vous y faire. Vous risquez d’y passer beaucoup de temps à mon humble avis.


Je tournais ma tête pour jetait un rapide coup d’œil à mon interlocuteur afin de confirmer ma pensée première. Le jeune héritier de la famille de Manzène: David. Et quand je pense jeune, c’est par rapport à la moyenne d’âge du conseil dirigeant qui doit avoisiner entre quarante-cinq et cinquante printemps. Si je gardais bonne mémoire, il devait avoir un peu plus d’une trentaine d'années. Il était par ailleurs actuellement le plus jeune membre du conseil de noblesse du fait du poids non négligeable de sa famille. Sa mère décédée il y a à peine quelques mois à l’âge de soixante-quatre ans, veuve et cadets d'une fratrie aujourd'hui disparue, elle s’était éteinte et avait une place vacante que son fils avait dû récupérer. Le dernier représentant d’une famille en perdition qui possédait encore une rayonnante influence ce qui rendait la situation assez cocasse.


David de Manzène


Néanmoins, je n’avais pas de temps à perdre et continuais à traçer mon chemin en prenant un ton cassant :

- Comme vous l’avez dûment vous-même remarqué et énoncé, je suis attendue.

Promptement, je me mis à marcher plus vite, toutefois, le noble semblait avoir une cadence plus rapide que la mienne et ne mit que quelques secondes à me rattraper pour marcher à mes côtés. Je laissais intentionnellement mon regard ne se portait ailleurs que sur mon contradicteur.

- Allons, vous n’allez pas ostentatoirement me faire croire que vous êtes d’ores et déjà débordés par des fonctions auxquelles vous n’êtes pas encore en possession.


Jetant un rapide coup d’œil, je pouvais apercevoir de manières plus distinctes les vêtements que portais mon interlocuteur et je ne pouvais renier une certaine vérité : il avait un certain gout.

- Sans vouloir me montrer impudente damoiseau de Manzène, demain a lieu la cérémonie qui m’intronisera en tant que vice-reine et je me dois de me préparer comme il se doit.


Continuant à accélérer le pas afin de me débarrasser de cet orchidoclaste, il ne semblait vouloir me lâcher la grappe.

- Allons allons, vous n’allez pas m’usurper comme cela. Vous n’êtes pas de cette trempe qui prépare ces débats en avance pour faire un joli petit récital. Ou alors auriez-vous osez mentir à tout ce joli monde qui s’esclaffait de votre victoire en disant que vous incarniez le changement.

Si ce bonhomme cherchait à me faire fulminer, il allait y arriver.

- Vous me semblez bien outrecuidant et fier. Venez-en au fait avant que je ne perde ma placidité ainsi que ma courtoisie.

Mon regard plus sévère transperça le sien et sembla égratignait quelque peu son juvénile enthousiasme, toutefois son sourire persévérait à résister à mon impassibilité telle une galanthus nivalhis outrepassant l’abus de la froideur hivernale pour s’épanouir.

- Je n’ambitionnais pas de vous désabuser par mon impertinence. Veuillez m’excuser mademoiselle de Valiesky…

D’un ton sec je le repris :

- Arrêtez avec toutes ces fâcheuses politesses encombrantes appelez-moi Anastasia. Cela permettra de nous éviter certains heurts.

Je pouvais observer sur son visage de la stupéfaction ainsi qu’une légère pointe de malice que ses yeux plutôt charmants trahissaient :

- Serait-ce un privilège dont vous me faites-présent?

De nouveau je le coupais dans son élan :

- Que nenni ! Vous n’êtes nullement pourvu d’une quelconque grâce de ma part. La lourdeur du protocole que nous impose la cour Alderaani est d’une telle rudesse. Je compte manifestement m’atteler à changer cela !

Cette estocade finale n’avait que pour unique but de démentir à mon interlocuteur l’erreur de jugement qu’il avait effectué en arguant que je n’étais qu’une banale politicienne comme les autres. Mon idéal de changement était bien fondé et je comptais bien arriver à mes fins. Je ne laisserais personne m’immiscer dans mes affaires dans le but de me mettre des bâtons dans les roues. Avoir la gêne de démanteler l’OPNA était déjà un frein suffisamment important pour devoir gérer certains problèmes byzantins.

Nonobstant mon escarmouche, et malgré la surprise qu’il ne semblait point vouloir dissimuler, mon devancier semblait plus béat qu’au départ de notre causerie. Ce qui était quelque peu surprenant et j’oserais même dire que cette négligence me heurta un chouia. Il reprit parole non sans une nouvelle assurance que gageait un large sourire qui dévoila une denture des plus reluisantes.

- Veuillez m’excuser demoiselle Anastasia, j’ai ignominieusement laissé une œillère prendre l’ascendant sur mon équité. Néanmoins, je souhaitais que vous preniez connaissance de cet acte à savoir que vous possédiez un plausible allié de choix au sein du conseil dirigeant. J’aurais apprécié savoir si vous comptiez demain soir m’autoriser acte d’être votre cavalier lors du Bal du crépuscule de demain soir.

Cette proposition qui semblait s’être damasquiné lors d’un simple échange semblait si incongrue. Je pouvais sentir mes joues se réchauffer et subir l’affreux picotement des jouvencelles rougeurs qui s’éprenait de ma douce chair. Mon cœur sous l’effet de la surprise se mit à battre plus vivement tandis que mes yeux perdaient peu à peu la vision du monde qu’ils pouvaient percevoir. Prise à mon propre piège de « l’honnêteté », je ne pouvais convenablement pas invoquer les vertus du protocole. Etait-ce l’objectif qu’il recherchait ?

Le sauvetage de cette noyade ? Je ne le devais qu’à une personne -ou plutôt à un visage autrement plus familier et amical que celui de mon interlocuteur- et à la salutaire intervention de cette chère Andromèda Gilliard.


Andromèda Giliard


- Mademoiselle la vice-reine de Valiesky, il me semblait que nous devions nous voir il y a une bonne moitié d’heure déjà. Vous êtes terriblement en retard.

- Veuillez l’excuser, madame, c’est éperdument de ma faute si la vice-reine a mis à rude épreuve votre patience. Je m’en vais vaquer à des occupations personnelles. Sachez également que ma proposition tient toujours. Sur ceci, je vous souhaite une agréable après-midi.

De justesse, je parvins à laisser s’échapper un discret «au revoir » avant de le voir s’éloigner. Toutefois, l’accalmie ne fut que de courte durée puisque je pouvais entendre un léger ricanement de celle qui autrefois me sauva la vie en menaçant sa propre survie.

- Tu as beaucoup de chance que ta garde du corps Hoffman me connaisse. Sinon tu aurais été dans un beau pétrin… puis mis au four pour finir toute cuite.

- Rhoo c’est bon, je contrôlais parfaitement la situation jusqu’à ce que tu arrives hein !

- Il est vrai que ton visage proche de la couleur d’une tomate connotait cela. Te manquait plus que la cape pour avoir l’air d’une super tomate.

Si cette phrase pouvait paraître incompréhensible et totalement farfelue, elle provoqua en mon être un large soupiré qui se suivit par un léger rire ce qui eut pour effet de me détendre.

-Cela fait plaisir de voir que malgré tes rides tu es reste prompt à faire de l’humour.

- La mamie elle savait gérer les conquêtes amoureuses elle a ton âge ! répliqua-t-elle sur le ton de l’humour.

- Ohhh mais c’est bon… j’ai compris… tu veux des remerciements pour m’avoir tiré de ce mauvais pas. Eh bien je te remercie de ton action salvaltoire ! Contente ?

Affichant un sourire en coin narquois, et sous ses traits relativement bien conservés, elle hocha la tête d’un air satisfait.

- Bon, en attendant, nous papotons, mais ton estomac doit être bien vide. Tes gardes du corps ont déjà pris possession de ma demeure et ont insinué qu’elle n’était pas assez sécurisée pour te recevoir. Nous allons donc devoir nous rabattre sur un restaurant.

Toujours en pleine forme, Andromeda était une echani dont la famille servait depuis près de deux centenaires la famille Valiesky. Aujourd’hui dernière descendante de la lignée Gilliard, elle savait qu’elle avait échoué à assurer la continuité du dévouement de son fils et sa fille qui étaient retourné sur Eshan pour suivre leurs propres destins alors que mon âge ne pouvait se compter en année. J’étais certaine qu’elle s’en voulait de ne pas avoir réussi sa « tache » qui pouvait sembler démente aux yeux de certains, cependant, je savais également qu’elle ne voudrait jamais l’avouer et que lui en parler m’obligerait à appuyer sur une plaie toute juste cicatrisée. J’avais connaissance que son ancêtre fut sauvé par la « céleste » intervention de mes aïeux et que depuis, les Gilliard étaient devenues de fervents alliés. Toutefois, je ne pouvais accepter de voir des personnes travailler pour moi s’ils ne le désiraient pas et de ce fait, je n’étais pas désireuse de les soumettre.

Approchant de sa septième décennie, la sexagénaire marchait toujours avec autant de vigueur. Si les rides avaient en effet creusé les traits de son visage qui semblait autrefois si lisse, la jouvencelle étincelle de ses yeux bleus était encore là. Sous ces airs de femme âgée et avec une tenue plutôt traditionnelle, il serait difficile de se douter qu’une ardente guerrière aux réflexes impressionnants se cachait sous cet apparent voile. Une jeune femme telle que moi –pourtant dans la fleur de l’âge- se retrouverait bien vite immobiliser au sol sans moyens de riposter si je venais à agresser celle qui fut mon mentor. D’autant plus que sous ces airs de « mamie gâteau », se cachaient une personne avec une rigueur de vie importante la rendant difficilement cernable.

Implacable dans l’éducation qu’elle m’offrit, n’allez pas croire qu’autrefois elle et moi échangions sur un ton aussi personnel que celui-ci. Si je gardais bonne mémoire, elle se divertissait de changer du tout au tout de discours passant ainsi d’un registre de roturier à celui de la noblesse. Et autant dire qu’évitait le coche vous obligez à recevoir un saumâtre tribut. Toutefois, sa rigide éducation -bien que parfois déplaisante avouons-le- fut des plus instructives et sans cette assistance, je n’aurais au grand jamais pu devenir la personne que j’étais désormais aujourd’hui. Il était également important de souligner qu’à par le fait –que je considère comme ridicule- de devoir servir la famille de Valiesky, Andromèda aurait pu partir loin et ne pas s’enticher de la miséreuse graine que j’étais, pourtant elle ne l’avait pas fait. D’autant plus que malgré sa sévérité avérée, elle n’avait jamais tenté de faire de moi une autre personne que celle que j’étais. Si elle ne montrait pas son affection de manière ostentatoire –ce que je lui avais reproché à de nombreuses reprises dans ma jeunesse-, elle était toujours venue m’offrir une béquille lors des coups durs et ce même lorsque je la rejetais… Penser de nouveau à ces souvenirs me faisait le plus grand bien, non pas parce que le passé me rendait mélancolique, bien qu’il pût m’arriver de ressasser de soigneux passages de mon enfance qui déversaient en ma chair une harmonieuse et fugitive nostalgie qui passait puis repartait dans de dorés silences mais plutôt parce que je pouvais me dire qu’au final, je n’avais pas vécu une vie si terrible que celle que mon égocentrisme pourrait prétendre avoir.

Montant dans mon véhicule de fonction officieux en laissant par courtoisie ma mère d’adoption me devancer, celle-ci dut retirer sa large coiffe afin de ne pas l’abimer. S’installant à ma droite, je m’assis sur le siège arrière gauche. Quelques petites secondes s’écoulèrent avant que le véhicule ne démarre et parte pour une destination que je ne connaissais pas. Contemplant brièvement l’environnement que me laissait percevoir la fenêtre de l’engin, je questionnai ma compagne :

- Puis savoir où comptes-tu nous emmener déjeuner ?

- Allons allons, tu es toujours aussi impatiente Nastya… tu le sauras bien assez tôt. D’autant plus que tes surveillants semblent assez restrictifs quant au lieu où je pouvais t’emmener. Depuis mon départ des grandes villes pour le bon air de la campagne nous avons rarement l’occasion de nous croiser et je pense que cela ne s’améliorera pas avec le temps qui s’écoule.

- J’imagine bien…

- En tout cas, je souhaitais te féliciter de ta nomination en tant que Vice-Reine. Après les nombreuses années d’éloignement de la cour que tu as subie, tu as enfin réussi à reprendre les rênes de la destinée de la famille de Valiesky. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le prestige ne revient couvrir les effarantes comptines de ton passé. Tu peux être fier de toi. Il ne te restera plus qu’à trouver les marauds qui ont jetaient la déchéance sur ta famille.

Son ton qui semblait être empreint de quiétude au départ sembla se durcir tout en amenant une pointe d’amertume. D’un ton doux et chaleureux je lui répondis avec un sourire sincère :

- Tu n’y es pour rien. C’est ainsi et fâcheusement, nous n’y pouvons rien. Nous n’avons aucunement le pouvoir de retourner dans le passé pour découvrir la vérité. Il nous faut continuer à regarder devant afin de garder le cap. Il est préférable de la laisser là où elle repose. Essayons de ne pas nous remémorer ces lointains instants qui gâcheraient notre rendez-vous.

Avais-je abandonné ? La réponse était simple et concise… cependant, je savais pertinemment qu'Andromèda poursuivrait son enquête qui trépignait depuis des années. En aucun cas, elle n’était responsable de la déconvenue que ma famille avait subie. Si je ne faisais pas mine d’abandonner, elle ne le ferait pas non plus. Ce mensonge qui pouvait semblait cruel n’avait que pour but de la protéger. Et si mes talents dans l’art de la duperie n’étaient pas excellents, à force de répéter dans ma tête ce poison, j’avais finit par y croire moi-même. Les quelques recherches que j’avais menées de mon côté n’avaient rien donné. Même si je continuais à m’accrocher à ses espoirs illusoires, je savais qu’il était préférable de tout lâcher… pourtant une mystérieuse force en moi œuvrait et m’empêchait de m’échapper de ce clavaire... Chassant ces moribondes pensées afin de ne rien laisser transparaître je la fixais innocemment.

- Vous avez raison, excusez-moi mademoiselle la vice-reine. Cette impromptue déferlante d’énergie négative n’était pas digne de vous. Je serais plus rigoureuse quant à mes démonstrations d’états d’âme qui ne regardent que ma personne et qui provoquent ainsi une situation malaisante.

- Ne vous en faites pas, cela arrive à tout le monde de se laisser déborder par ses émois lors d’un moment de quiétude. Nous ne sommes pas des êtres parfaits, nous connaissons tous des moments de faiblesse.

Comme elle aurait pu le faire lorsque je n’étais encore qu’une jeunette, elle changea son registre de langage pour vainement tenter de me déstabiliser, toutefois, aujourd’hui la personne que j’étais était préparée à affronter ce genre de situation et d’autant plus clairvoyante. Je n’étais pas dupe à la critique de ma compagne qui devait certainement penser que mon espoir politique avait remplacé mon passé…

Quelques minutes supplémentaires s’écoulèrent avant que nous atteignîmes le dit restaurant qui se situait dans les quartiers de la haute noblesse. Continuant à converser dans un langage fleuri, nous tergiversâmes de choses sérieuses et d’autres moins. Les somptueuses délices qui défilèrent devant nous furent des régals autant pour nos pupilles que nos papilles. Plusieurs personnes reconnurent en ma personne la future vice-reine et en quelques brefs échanges m’offrirent leur un soutien affiché. Puis vint le moment de l’addition qui fut un frivole moment de tension pour savoir qui la payerait. De cette vulgaire escarmouche je sortis lamentablement perdante contre ma comparse. L’addition fut salée par rapport aux ressources économiques dont disposait Andromèda mais celle-ci déclina toutes mes offres pour la rembourser prétextant qu’on risquait de ne plus se voir avant une longue période. Néanmoins, après une certaine insistance de ma part, je pus obtenir le droit de la conduire jusqu’à sa chaumière qui était excentrée d’Aldera. Après un affectueux au revoir et une accolade je repris la route de ma chambre d’hôtel attribué le temps que l’on me retrouve un nouveau logis répondant aux normes de sécurité en vigueur. Je me devais de préparer un minimum mon discours du lendemain qui sera à n’en point douter le gage de ma conduite future et qui marquera la première action de ma prise de fonctions. Autant dire que je comptais prendre un départ en trombe !
_________________________


La douceur triomphe de la dureté, la faiblesse triomphe de la force. Lao-Tseu



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MessagePosté le: 10/05/2017 16:04:51    Sujet du message: Publicité

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Anastasia
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Inscrit le: 28 Déc 2016
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MessagePosté le: 03/08/2017 13:14:10    Sujet du message: Intronisation d'une déchue Répondre en citant

"La flamme est précisément ce qui manque à la plupart des existences."P.Forest




Il ne fallut que peu de temps pour voir pointer l’anxiété dans mon temporaire logis luxueux. Une richesse de splendeur dans laquelle je n’étais plus habituée à vivre depuis bien longtemps. Toutefois et conformément à mes prérogatives, la chambre était en elle-même sobre, ce qui à mes yeux, décuplait sa grandeur. Certainement d’une surface d’un peu plus d’une trentaine de mètre carré, l’espace était convenablement utilisé. Une fois le petit couloir traversé et la porte ouverte, je pouvais observer à ma droite un grand lit qui aurait aisément put accueillir trois personnes –cinq si l’on appréciait être serré- sur lequel régner incontestablement quatre coussins, deux blancs et deux marrons disposé sur ce qui semblait être d’autres oreillers encore plus imposants moelleux à souhait. Un coup d’œil attentif me permit d’y voir un traversin qui paraissait des plus douillets. La blanche et fine couverture recouvrait les draps et était parfaitement ajustée. Elle-même voyait sa partie opposé à la tête d’une couverture de vison certainement composé de poils synthétiques. L’affreuse curiosité qui se saisit de moi emporta ma main en direction du céleste apparat que je caressais doucement. Celui-ci révéla alors une chaleureuse douceur qui émoustilla affectueusement mes récepteurs sensitifs.

Poursuivant ma balade visuel, mes yeux se posèrent tour à tour sur la petite table de chevet, la penderie, le canapé aux teintes grises, la table du séjour, la plateforme d’holocommunication avant de se poser plus sur un autre corridor qui devenait certainement conduire à une salle d’eau ou une salle bain ainsi qu’aux latrines.


-Cela vous convient-il Mademoiselle de Valiesky ?

-C’est parfait. Vous avez su choisir un lieu raffiné et élégant sans extravagance. Excellent choix. Je vous prierez toutefois de me laisser seule. Je ne vous apprendrez rien en vous disant que certaines vacations se doivent d’être résolues impérativement avant que notre astre n’entame une nouvelle fois sa bravache ascension pour atteindre une divine culminance qui marquera par ses vivifiants rayons les écrits alderaanis.

-Bien entendu mademoiselle, Madame Hoffman et moi-même nous nous chargerons de préserver la plus agréable des atmosphères de travail et votre sécurité en montant la garde devant votre porte. Vous veillerez à bien activer les sécurités nécessaires.

-Ne vous inquiétez pas, je ne suis plus une jeune hétaire. Et ne vous sentez pas obliger de surveiller l’entrée de ce fugitif domaine. Il n’y a pas grand danger qui court.

Avec un ton sérieux il me répéta dès lors qu’il valait mieux prévenir que guérir et avec mon consentement entama une fulgurante mais non moins discrète sortie. Une fois que les deux parties de la porte se joignirent, j’activais la sécurité pour éviter qu’un quelconque individu puisse entrer sans âprement passais le badge de sécurité dans le lieu destiné. Une fois la chose faite, je retournais dans ce qui me semblait être une bien grande studette. Ayant passé de nombreuses dans une pièce qui peinait à dépasser les neuf mètre carré et demi, l’étendue de la suite semblait s’étirait à n’en plus finir.Avec prévenance je tirais le fauteuil dans lequel je m’installais diligemment. Devant moi, se trouver de désuètes feuilles de papier ainsi qu’un stylo plume aux couleurs noir et doré offert par Tyria. Je me musardais à sillonner un lointain passé puis d’un revers de main précis, je pris le stylo, le déchaperonner pour enfin finir par me pencher sur la lettre :

J’avais décidé de prendre une ligne bien différente de toi pourtant, on m’affublait d’un fâcheux titre. On me nommait trivialement ton héritière et pourtant toi et moi savions à quel point nos avis étaient divergents. Je ne compte plus le nombre de disputes dont nous avons été les protagonistes, seulement, après chaque orage le soleil revenait. A vrai dire, nos ivraies me manquent. Tu étais de ces rares personnes avec qui le débat devenait une joute entre deux esprits chevaleresque n’ayant aucunement pour but le succès mais l’effort d’un dynamique et ardent combat de mots et d’idées. Dans moins d’une journée je prendrais ta relève et malgré cela, j’apprécierais sincèrement sentir ton regard scrutateur sur l’ébauche de mon prosopopée. Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi une personne de ton rang est venue tendre sa conciliante main vers une mécréante telle que je le fus. M’offrant dignité, expérience, élévation, sensualité et amitié, tu as permis à une jeune graine l’épanouissement. D’une certaine manière je te déifiais et te jalousais. Tu étais tout ce que je voulais devenir. Bien que je ne te l’aie jamais conté, à l’aube de notre relation, je pensais que comme tous les autres tu ne te servirais de moi quand dans un but précis puis une fois celui-ci atteint, tu me ferais tomber dans l’oubli. Fortuitement, ce ne fut pas le cas. Tes encouragements et ton altier soutien ont grandement aidés à découvrir une partie de moi que je ne connaissais pas. Ta joie de vivre ainsi que ton invulnérable volonté m’ont redonné foi en un monde qui m’était alors bien fade. Et pour cela je t’en remercie infiniment.Toutefois, je ne puis rester celle qui n’est pour le moment que ta secrétaire et ex-principale représente humanitaire de l’OPNA. De fait je vais devoir faire un long travail pour me démarquer de celle que tu étais. Ton charisme était tel qu’aujourd’hui, tu es le symbole d’une nostalgie. Néanmoins, je suis certaine que la marque que tu as laissé dans l’histoire Aldraani sera connut des générations futures. Je puis également t’assurer que je ferais tout mon possible pour que tes combats institutionnels ne soient pas balayer d’un revers de main par la vague conservatrice du conseil dirigeant.

Et bien que je souhaite te revoir, tu te doutes bien que j’espère rester en vie le plus longtemps possible pour pouvoir tenter de faire avancer les choses. Chaque jours la situation galactique empire et mon satané penchant fouriériste me laisse penser que la guerre qui semble se dessiner peut encore être stoppé. En reprenant certains de tes travaux je garde l’espoir de remettre Alderaan sur une voie qui la révèlera. Et qui sait, peut-être arriverais-je à faire de notre belle planète un acteur de la scène intergalactique. Mais bon, tout cela appartient au domaine de l’idéal, et dans la réalité les choses seront bien plus compliquées à mettre en place. Quant à toi, j’espère que tu t’épanouis dans l’au-delà. Je pense par ailleurs, que cette lettre sera la dernière que je t’écris. Il est grand temps pour moi de quitter le nid douillet dans lequel tu m’as gentiment accepté et de prendre mon envol. Toutefois, je garderais une part de toi au fond de mon être.

Bien à toi, Anastasia.



Une goutte d’eau s’écrase sur le papier, puis une seconde et une troisième. Je me rendis compte à cet instant qu’une faible et chaude rivière de larme traversait mes soyeuses joues. Pendant quelques secondes j’observais mes mains avant de diriger celle de droite vers un mouchoir en tissu avant d’essuyer les écoulements sur mon faciès. Puis reprenant mon exercice, j’apposais ma signature sur le papier d’un mouvement vif. Avec précision je pliais la lettre et je la déposais dans ma veste noire. Puis sans une quelconque forme de grâce, je me jetais dans le moelleux lit qui semblait m’appelait. Je ne pourrais dire combien de temps mon regard fixa le plafond toutefois, il était certain que mon esprit était ailleurs. Puis sans raison véritable, je repris conscience et me dirigea vers la salle d’eau. Après avoir retiré mes vêtements et les avoir pendus pour éviter des plis, je rentrais dans la douche et fermait la vitre de protection. Une eau froide se mit alors à sortir du pommeau qui fit frétiller mes membres. L’eau s’arrêta et un frisson parcourut mon corps puis après un rapide coup de savon, l’eau s’écoula de nouveau brisant le silence. Une fois le rinçage terminé, j’enroulais autour de ma poitrine une serviette au teint orangé puis descendit du socle avant de me placer devant le miroir et de sécher mes cheveux. Après un moment, je retournais m’allonger sur mon lit non sans préalablement avoir activé mon réveil pour le lendemain. Sans vraiment penser à quelque chose en particulier, mes yeux se fermèrent et mon esprit sombra alors dans un univers inconnu : celui des rêves.

Les premiers et chaleureux rayons du soleil vinrent titiller mon esprit qui semblait doucement sortir de sa torpeur. Réveillée cinq minute avant mon réveil. Timing parfait ! Je désactivais ce dernier puis descendis accompagnés de mes gardes du corps. Après un léger mais non moins consistant petit déjeuner, une navette me conduisit au cimetière où reposait Tyria. Au fur et à mesure du trajet, un brouillard pointa le bout de son nez. Celui-ci garantirait au moins le beau temps en fin de matinée. C’était la seconde fois que je me rendais en ces lieux. Après avoir débarquée, il nous fallut un certain temps pour de marche pour rejoindre ta tombe. Après tout, les membres des hautes lignées, les vice-rois ainsi que les rois avaient le droit à un lieu quelque peu spécial pour se reposer éternellement.
Etrangement, je ne saurais expliquer pourquoi tu avais déjà anticipé ce à quoi ressemblerais ton cénotaphe. Avais-tu prévu de mourir ? Tu étais bien nébuleuse ma chère… parfois un peu trop. Ta manie de toujours vouloir piquer la curiosité des personnes qui te regardaient fut certainement l’un des atouts qui te permirent d’obtenir un tel leadership. De nombreux intriguant pensaient que c’est cela qui te couterait la vie et pourtant, c’est de cause naturelle que tu as rejoints les étoiles. Comme quoi, la vie est fortuite…




La mousse n’avait pas tardé à envahir les pierres sous lesquelles tu reposais. La modeste flamme quant à elle, trônait toujours sur le monument comme si le temps ne semblait l’affecter. Pour beaucoup, ce n’était là qu’une simple extravagance de ta part. Une façon de te faire remarquer une fois de plus, de sortir du lot. Bien loin de là était la vérité de ce choix. Encore une fois, je ne pourrais comprendre pourquoi tu n’as pas tenu à expliquer dans ton legs le choix de ce symbole. Tu tenais tant que cela à ton indiscernable aura ? Cette flamme n’était autre que la flamme de la paix. Cette dernière connotait à la fois ton ardeur, ta tendresse ainsi que ton indomptable pensée. M’approchant de l’autel, je sortis la lettre de la poche de ma veste et je la rapprochais de la flamme avant de la laisser se faire consumer par celle-ci. L’once de chaleur qui émanait semblait vouloir me délivrer de mes regrets. Puis après quelques instants de silence je me décidais à quitter ce lieu. Mes deux gardes du corps qui m’attendaient plus loin en contre-bas emboitèrent le pas. Certainement avaient-ils compris la tristesse qui s’éprenait de moi. Madame Hoffman tenta plusieurs fois d’engager la discussion au cours du retour, toutefois, tout comme un bivalve se sentant menacés, je me fermais au monde. Le soleil parvenait timidement mais surement à transperçais la brume qui s’émancipait.

Cet état ne pouvait et ne dura point. Le temps défila avec une extrême vitesse et après un rapide briefing qui me semblait bien simplet, l’heure me demandait de quitter mon lieu de résidence pour me diriger vers l’université d’Alderaan. L’un des rares lieux où je me sentais bien durant mon enfance. Après un rapide échange de courtoisies avec le directeur, je partis rejoindre l’estrade sur laquelle mon discours se tiendrait. Si mon arrivé sur l’université fut discrète, le chemin pour rejoindre le dit lieu était emplie de nombreux journalistes, paparazzis ainsi que de diverses personnes. Affichant un simple sourire, je traçais ma route de telle sorte à ignorait les vautours tous en saluant certains membres du publics. Arrivé devant le socle où se tenaient les notes des discours, je pouvais observer que de nombreuses aldéraanis avaient fait le déplacement pour assister à ce « show ». A ma droite se tenait le « sacro-saint » registre renseignant les signatures des rois et vice-rois de planète. Comme le voulez la tradition à la fin de mon discours et à l’aide d’une antique plume je signerais une page. Ce registre et cette plume sont si anciens qu’ils sont mis sous cloche de sorte à éviter l’usure du temps. Ainsi c’est à l’aide de bras articulé fusionnés à cette boite de verre que je vais devoir signer cet objet symbole de notre monarchie. Cependant, il me fallait passer la fatidique épreuve orale avant.

Prenant place sur l’un des dossiers cinq dossiers, je fus accompagné du directeur de l’université qui m’adressa un véhément sourire et étonnamment de Sylte Bevnque. Que venait-il faire ici celui-là ? Depuis quand avait-il assez d’influence pour siéger sur la place du hérault du roi ? S’il y avait bien une personne que je ne pensais pas revoir c’est bien lui. Certainement, avait-il senti que je posais un regard suspicieux sur lui puisque il me dévisagea à son tour avec un sourire qui sonnait tout sauf vrai. Ce sémillant personnage après sa très large débâcle il y a près d’un an semblait de nouveau revenir sur la scène politique Alderaani. Mes pensées cessèrent lorsque notre bon roi ainsi que sa femme arrivèrent. Ces deux derniers après un salut à la foule vinrent à leurs tours s’asseoir. Le doyen, Loson Tahnee se leva et se dirigea vers le pupitre.

De manière générale, le directeur de l’université d’Aldera était l’un des hommes les plus influents. Seul lieu où la méritocratie prévalait sur les droits de rang, le doyen pouvait provenir de n’importe quelle caste alderaani. Le seul moyen d’obtenir ce rang était de passé diverses épreuves écrites, orales et pratiques durant lesquelles le corps et l’esprit était mis à mal. Celui obtenant les meilleurs résultats obtenait le poste. Le sexagénaire appartenait, appartient et appartiendra toujours au monde de la pauvreté. Ce bourreau de travail possède une grande sagesse et lors de la colonisation impériale, et par la force du compromis, il a réussi à protéger son université et à préserver la bibliothèque royale ce qui n’était pas chose mince à faire. Vivant une modeste vie et touché par le courant humaniste, il est certainement l’un des plus grand savant d’Alderaan. J’avais gardé avec ce personnage un lien assez étroit. Il était la preuve vivante que le travail finissait par payer et fut une importante source d’inspiration.


- Bonjour à vous mes chers Alderaanis. En ce jour nous sommes réunis pour célébrer l’arrivée d’une nouvelle personne au poste de vice-roi. Comme la plupart d’entre vous le savent, l’Université d’Alderaan a toujours eu pour vocation d’instruire des personnes venues de toutes parts afin d’éveiller de frêles âmes aux différents univers qui forment ce que nous nommons grossièrement la culture. Toutefois, aujourd’hui vous n’êtes certainement pas venu pour entendre un long et ennuyeux discours de notre grande école mais plutôt pour entendre celle qui fut l’une des plus brillantes élèves de ces lieux, j’ai le plaisir de laisser ma place à notre vice-reine en devenir, Anastasia de Valiesky.

Le doyen s’écarta du pupitre et me fit signe de prendre sa place en daignant me laisser apercevoir un léger mais non sincère sourire sur son faciès. D’un mouvement souple et rapide, je me dressais du dossier sur lequel j’étais installée pour rejoindre le lieu où l’homme sempiternel avait entamé ses courtes tirades. Je reconnaissais bien là celui qui nous enseigné la littérature étrangère. S’il apprécier montrer la grandeur de ses vastes connaissances, il –selon ses dires- avait toujours abhorré les évènements publics. Certainement se considère-t-il plus comme un homme d’action de que de paroles. Quoiqu’il en soit, une nouvelle fois, je me retrouvais seule en face d’un large public. Entourée d’innombrables personnes et des plus hauts dignitaires d’Alderaan, je ne pouvais m’empêcher de ressentir un profond sentiment de solitude… celui-ci me prenait aux tripes… et me rappelait certains moment de mon passé. Mais ce n’était pas le moment de larmoyer bien au contraire ! Les applaudissements s’étaient tût et mon tour venu :

-Votre majesté,

Votre altesse,

Monsieur le doyen de l’université,

Peuple Alderaani,

De par notre constitution, nous nous retrouvons en cette douce et rayonnante journée pour le traditionnel acte de signature du vice-roi. Lors des dernières élections, vous m’avez dignement élue pour pourvoir ce poste ô combien important tant sur le rôle politique que désormais symbolique. Néanmoins ces élections inaccoutumées ne m’ont pas décemment permis de vous présenter le programme qui sera le fer de lance de mon ministère d’ors et déjà constitué. Vous avez, lors du dernier scrutin, décidé de miser sur le changement et le réformiste. Vous avez préférez le renouveau à l’actuel ligne politique de notre glorieux monde.

Les pouvoirs que vous m’avez octroyés sont pour moi un honneur, dont je mesure l’entièreté de l’ampleur.

Aujourd’hui, la Galaxie est en proie à un déséquilibre certain. Notre sortie de la République, la fondation de l’Organisation des Planètes Non-Alignées ainsi que nos successifs échecs politiques nous ont contraint à nous perdre dans une diplomation des plus futiles et à provoquer une certaines hilarités chez nos détracteurs. Néanmoins, est-ce une raison pour laisser l’oisiveté s’éprendre de nous ? Tout est-il perdu ? Alderaan par son esprit jouvenceau a voulu découvrir de nouveaux horizons. Ce fut une erreur certes, mais cela nous a permis d’apprendre une chose. Notre monde n’est décemment pas fait pour faire cavalier seul. Notre place se trouve au sein de la République Fédérale et non ailleurs. S’il est concevable de dire qu’elle possède des travers, comme tout régime, ce n’est pas une raison valable pour continuer nos enfantillages vis-à-vis de cette dernière. Ce n’est pas en lançant des harangues orales sur celle-ci que nous règlerons les choses bien au contraire. De fait, les premières réunions avec le conseil dirigeant seront dirigées par notre désir de faire revenir Alderaan sous influence républicaine. Cette nouvelle République a besoin de nous pour lui enseigner l’égalité, la liberté ainsi que la volonté.

Néanmoins, ces changements de lignes diplomatiques ne seront pas les seuls à intervenir. Il est grand temps de revoir notre système social qui tend à devenir désuet. Pendant très longtemps, Alderaan était une figure de proue du progressisme toutefois, après les terribles évènements qui se sont déroulés sur notre monde cela ne fut plus une priorité. Pourtant, cet état d’esprit qui semblait s’être tût n’est pas tombé dans la déchéance. S’il est plausiblement endormi, il appartient toujours à notre riche culture et il ne tient qu’à nous de le réveiller. Et pour ce faire et en accord avec mon ministère, nous soumettrons un large projet de réformes sociales au conseil de noblesse qui sera conduit par une idée phare : le salaire universel.

Pour finir sur un point plus concret et comme nombre d’entre vous le savent déjà, la feu vice-reine Ridinia avait débuté un programme ayant pour but la fusion des différentes associations alderaani afin de former une organisation caritative unique et plurielle afin de la rendre plus importante. Nous pouvons vous annoncer que ce projet arrive à son terme. L’altruisme a toujours été une valeur fondamentale qui a guidé Alderaan à travers les âges que ce soit la période où la Liberté rayonnait ou lorsque l’obscurantisme impériale dominait. Cette valeur sera le point de départ à la relance d’Alderaan sur la scène intergalactique. En effet aujourd’hui, je suis fière d’annoncer que ces convergences d’associations seront désormais nommées Charites ou ETA en référence aux trois grâces célestes Alderaani Euphrosyne, Thalie et Aglaé. ETA a été formé dans le but de satisfaire le souhait d’Alderaan de lancer de vastes missions humanitaires autant sur notre monde qu’à l’étranger. Cette union se souhaite neutre et toutes considérations politiques en son sein sont reléguées. De fait est, celle-ci est prête à collaborer main dans la main avec les autres régimes galactiques afin de venir en aide aux populations les plus démunies.

Dès à présent, mes collaborateurs et moi veilleront à fournir un abondant travail visant à redonner l’éclat à la perle qu’est notre planète. Qu’importe les erreurs commises. Nous devons les comprendre pour éviter de les commetrent de nouveau et ainsi grandir. De notre passé nous tirerons les erreurs, pour, dans le présent, construire un futur qui nous convient. Ensemble, rallumons la flamme d’Alderaan !


Je m’arrêtais là, le corps empli d’adrénaline. Des applaudissements tonnèrent. Il me semblait entendre certaines personnes scandaient mon nom. Les journalistes commencèrent à lancer de nombreuses questions auxquelles je ne dédaignais répondre. De nouveau, je tournais le dos à ce monde qui plaçait une partie de ces espoirs sur moi. Toutefois, si mon discours avait pu en satisfaire certains, je m’étais mise à dos les conservateurs de la planète. Je venais juste de repousser une lutte de compromis que j’allais devoir avec ces derniers à venir de quelques jours. Sobrement, je signais le registre sous les yeux de la foule et des flashs. Après un passage dans la foule à saluer les personnes venues –et obligeant ainsi mes gardes du corps à tripler leurs efforts de surveillance- je regagnais mes appartements provisoire après quelques semages de journalistes un peu trop collant. Désormais, les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer. Mon chemin ne serait pas sans embuche mais je ferais tout mon possible pour rallumer la flamme…
_________________________


La douceur triomphe de la dureté, la faiblesse triomphe de la force. Lao-Tseu



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MessagePosté le: 18/08/2017 19:24:20    Sujet du message: Intronisation d'une déchue

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