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Appartement d'Asavar Phocas

 
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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 19/12/2016 14:28:29    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Appartements Chambre Cuisine Douche Salle à manger Salon W.C garage/piste parking
-------------------------------------------------------------------------------------------------------
Numéro 2 --------- 2 ---------- 1 -------- 2 --------- 1 ------------ 1 ----- 1 ---------- 1/1

Appartement mis à la disposition d'Asavar Phocas financé par la CSI.
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MessagePosté le: 19/12/2016 14:28:29    Sujet du message: Publicité

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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 09/01/2017 12:34:11    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant



Enfermé dans l’obscure pièce qui me tenait à la fois lieu de refuge, de chambre et de bureau, je méditais sur la campagne à venir en espérant trouver une méthode pour me faire connaître et gagner en popularité rapidement. Toutes les idées qui m’étaient venues à l’esprit impliquaient de trouver le soutien d’un représentant de la classe politique en place. Cependant, la tâche n’avait rien d’aisé. Je jetai à nouveau mon regard sur le tract que j’avais ramassé plus tôt dans les rues de Coronet. Le visage de mon futur adversaire y était représenté, accompagné du slogan « Pour une Corellia forte ! Au joyau de la galaxie son orfèvre ! Votez Gabe Narben ! ». La place que prenait le portrait du candidat sur le prospectus laissait penser que j’avais affaire avec un individu des plus mégalomanes… Et ce slogan… Que dire ? Il était absolument vide de sens ! Sa simple utilité était de flatter l’ego des électeurs ce qui en soi était assez malin, mais c’était exécuté de façon si grossière que je me demandai quel imbécile pourrait se laisser manipuler par un message aussi grotesque. Néanmoins, en réclamant la dissolution du gouvernement actuel et l’organisation immédiate d’élections, il m’avait rendu un fier service… Et je m’apprêtais à écraser cette larve comme il se devait.

Soudain je fus troublé dans mon travail par un bruit sourd à la porte de l’appartement. Je me levai et sortir de la chambre obscure pour rejoindre une vaste pièce lumineuse dotée d’une baie vitrée sur toute sa longueur qui semblait être le salon. Je n’avais pas fait attention au mobilier en entrant pour la première fois ici. Des tapis finement tissés recouvraient le sol tandis que des meubles de bois clair et précieux occupaient par endroits le salon qui demeurait malgré tout très sobre et spacieux. Au centre de la pièce se tenait une imposante table ronde. Le lieu était adéquat pour recevoir l’élite de Corellia ce qui m’emplissait de satisfaction. Le bruit sourd se répéta alors. Quelqu’un semblait frapper à la porte de mon logis. Dakul fit irruption et me fit signe de reculer pour éviter tout danger. Il retira alors le cran de sécurité de son arme et activa un dispositif d’holoprojection relié au système de surveillance dissimulé derrière la porte. Deux figures bleutées nous apparurent alors : l’un des visiteurs inattendus était une femme humaine tandis que l’autre, se tenant plus en retrait, était un de ces ridicules Mon Calamari. A la bonne heure… Dakul ouvrit lentement la porte du logis à nos invités surprise. Je fis un sourire moqueur derrière mon masque en imaginant ce que devait ressentir les deux individus. En plus d’être armé, Dakul était colossal ! Du haut de ses deux mètres vingt, il atteignait pratiquement le plafond, sans oublier l’air de monstre d’acier que lui donnait sa combinaison pressurisée. En jetant un coup d’œil derrière mon imposant garde du corps, je pus voir de mes propres yeux les visiteurs. J’ignorais totalement de qui il s’agissait mais la curiosité me dévorait. Il me fallait rester prudent.


-Allons Dakul, dis-je d’un ton mielleux. Où sont passées tes manières ? Laisse-donc entrer nos invités ! Pardonnez mon garde du corps. Il est particulièrement à cran.

Dakul s’écarta et invita les deux individus à entrer d’un geste de la tête.

-Veuillez m’excuser pour l’absence de service mais je n’ai emménagé ici que récemment et j’ai bien peur de n’avoir eu ni le temps ni le loisir d’acheter un droïde de protocole. Souhaitez-vous néanmoins un rafraîchissement ? Je crois avoir remarqué une bouteille d’excellent vin laissé par le précédent propriétaire. Dakul, pourrais-tu la chercher je te prie ?

Le géant s’exécuta. Lorsqu’il passa à côté de moi, je lui marmonnai une instruction en langue Skakoan en m’assurant bien que les nouveaux-venus ne puissent l’entendre.

-Reste sur tes gardes…

Il me jeta un regard m’indiquant qu’il avait compris. Je repris alors la conversation.

-Mais permettez-moi de me présenter : je suis Asavar Phocas, à votre service.

Je m’inclinai respectueusement en prononçant ces paroles.

-Je ne crois malheureusement pas avoir l’honneur de vous connaître…

Je marquai une pose pour leur permettre de répondre avant de les inviter d’un signe de la main à prendre place à la table ronde. Lorsque nous fûmes installés, Dakul rapporta deux verres à pied en cristal et la fameuse bouteille de vin. Il servit alors nos invités. Le pauvre guerrier avait l’air particulièrement ridicule dans cette situation, un grand cru dans une main et une arme de gros calibre intégrée à l’autre… Après avoir rempli sa mission, le colosse se mit en retrait et s’adossa au mur.

-Bien, repris-je ! Maintenant que nous sommes installés, parlez-moi donc du motif de votre visite.

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MessagePosté le: 11/02/2017 18:55:17    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Enfoncée au cœur du siège, dans cet appartement étranger, face à deux personnages en scaphandre tout aussi inconnus qu'aliens à Corellia et sa population, Lawrence était loin d'être à l'aise. Oh, elle dissimulait son trouble, cela oui, deux décennies de politiques lui avaient bien appris comment feindre des émotions qu'elle ne ressentait pas, mais là n'était pas la question ; si son masque était parfait, qu'un léger sourire naissait aux brisures de ses lèvres, si la mascarade était habile, que son regard était droit et franc, c'était une bien autre affaire pour son instinct. On lui avait apporté un verre, et un immense être en scaphandre – un droïde ? Un cyborg ? Ou était-ce juste une espèce qu'elle n'avait encore croisée sur Corellia ? - approchait, bouteille fine en main – un vin trop bon pour ses gants de fer. L'immense et large alien transportait le petit rafraîchissement comme une ridicule et fragile allumette ; un geste de ses doigts et elle aurait volé en éclats.

Tout ça sentait le piège, à plein nez. Face à elle se tenait assis, jambes croisées, un étranger en armure. Son visage était dissimulé sous un casque respiratoire de chrome aux bords arrondis mais dont les courbes étaient dures. Un collier enserrait sa nuque, et des vis (ou étaient-ce des antennes?) en dépassaient ; une fine bordure dorée apportait un ton précieux à ce collier de duracier, et une pièce de torse épaisse se poursuivait ensuite plus bas, se déclinant même en deux épaulières. Sous l'armure, un habit d'un rubis terne – de tissus et plus de métal – venait apporter une touche de raffinement, à la façon d'une toge. Mais l'inconnu en face, qui s'était présenté comme Asavar Phocas, avait jugé bon de se vêtir de gants noirs. Ils étaient brillants et semblaient élastiques, du caoutchouc peut être ? Tout cet attirail indiquait une personne au minimum aisée. Mais bien sûr, n'importe quel imbécile l'aurait deviné : il logeait dans un appartement supérieur du Coronet par ses propres moyens ! Il eut fallu être une tête de Hutt pour ne pas comprendre que ce certain Phocas disposait de fonds.

Oui, mais étaient-ce les siens ? L'auteur de la lettre se disait un spectateur, mais il avait certainement quelque chose à voir là-dedans. Lawrence avisa. D'abord, il fallait déterminer si ce Phocas avait la moindre connaissance de la lettre ; s'il avait une part conscience dans le dessein où l'on avait jeté Lawrence de force (quoi qu'il y ait marché volontairement pour l'heure, par curiosité), celle-ci devait le savoir ! Elle allait devoir se montrer habile pour lui tirer les vers du nez.

Le colosse (prénommé « Dakul », visiblement garde du corps de Phocas) lui tendit un verre de cristal. Elle l'accepta avec politesse, ne souhaitant contrarier le guerrier, mais elle ne but pas une goutte. Il était d'abord possible que ces deux là soient des chasseurs de prime ou des assassins désireux de la supprimer. Un verre de poison, quelle mort plus naturelle dans le milieu de la politique ? Ensuite, ce Dakul pouvait très bien avoir mauvais caractère. S'il s'énervait pour un verre, elle n'apprendrait jamais le pourquoi du comment de la lettre !
Tenant donc le breuvage encore tout à fait entier et indemne entre ses mains, Lawrence adressa un léger sourire à son interlocuteur, cet Asavar Phocas dont le nom ne lui disait rien.


- Un plaisir de faire votre connaissance, monsieur ou madame Phocas. (Elle ne voulait pas faire de faux pas : l'autre respirait et parlait par un scaphandre, on était jamais trop prudente avec les déformations de voix!) Je suis Lawrence Vaetta, voici Nahder Charee. Si nous sommes ici...

Elle marqua une pause. À l'extérieur, le bruyant trafic des vaisseaux à l'heure de pointe faisait un boucan qu'on entendait même derrière les vitres triples de l'appartement ; parmi l'habituel ronronnement des moteurs grondants et des propulseurs résonnants s'élevait un son bien plus aigu et distinct ; celui d'une ambulance.

En réalité, Lawrence n'avait que faire de l'ambulance. Mais elle prit ce temps pour cacher une hésitation et la maquiller en curiosité pour le son externe. Elle ne pouvait évidemment pas avouer qu'ils étaient là car une lettre anonyme leur avait donné cette adresse. Elle ne pouvait pas non plus dire que tout ceci était étrangement et intimement lié aux élections à venir. Il avait emménagé récemment, c'est ce qu'il avait dit.


- C'est pour vous accueillir comme il se doit, noble représentant du Techno-Syndicat, compléta Nahder à son côté.

Lawrence se fendit d'un sourire, mais son esprit était complètement renversé par la surprise. Un représentant du Techno-Syndicat ? Elle n'avait jamais entendu que le nom de cette organisation financière réputée et tentaculaire. Nahder avait visiblement percé à jour leur interlocuteur. La bronzée, elle, maintenait son sourire, et se permit simplement d'insister avec douceur (mais ce n'était là qu'un subterfuge pour se donner plus de temps pour réfléchir) :


- Nous avons été avertis dès votre réservation.

Un mensonge effronté, mais impossible à déceler, et une bonne façon pour gagner à nouveau du temps. Réfléchis Lawrence, réfléchis ! La lettre venait donc de quelqu'un du Techno Syndicat, pour savoir l'arrivée d'un de ses serviteurs si rapidement sur Corellia. Son intention était claire : ce Phocas, cet « allié » providentiel devait être un atout pour les nouvelles élections. Oui, bien sûr, cela ne manquait pas de sens. Seulement, pourquoi choisir Lawrence pour une telle tâche ? Elle n'avait aucun lien avec le groupe, de près comme de loin...
On y réfléchirait plus tard. Pour l'heure, il fallait voir ce que ce « Techno syndiqué » savait.


- Vous arrivez au milieu d'une période trouble, monsieur Phocas. Voyez vous, les présidents ont annoncé aujourd'hui même leur...Démission. Nous devons organiser en urgence de nouvelles élections, ce qui ne sera pas très évident. Tout est si subite...Rares sont les cabinets prêts pour faire campagne si rapidement. La déclaration sera très bientôt publique. Avez vous déjà une escorte pour vous guider ? Car nous ne pourrons malheureusement pas vous guider nous mêmes ; d'ici quelques heures, on aura besoin de nous, pour trouver un candidat et le porter aux nues pour le faire élire. Une recherche qui n'a rien d'aisé, croyez moi bien.

Lawrence avait volontairement accéléré son rythme de parole subtilement, pour accentuer l'empressement où elle se trouvait. Ceci ajouterait plus de crédibilité à son propos, car tout annoncer posément eût tôt fait de trahir la mascarade. Maintenant, est-ce que le scaphandre allait marcher dans le piège ? Mais qu'aurait-elle fait sans l'aide de Nahder par la Force...!
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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 12/02/2017 11:12:38    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Un sourire se dessina sur mon visage lorsque l’humaine ne sut dire si j’étais un homme ou une femme. Certains se seraient offusqués de cette hésitation, mais ce n’était pas mon cas : cela signifiait que j’avais précisément l’allure que je cherchais à avoir, celle d’une machine froide au ton impersonnel.

Le Mon Calamari nommé Nahder Charee m’identifia immédiatement comme un représentant du Techno-Syndicat. Lawrence Vaetta affirma même qu’ils avaient été avertis de ma présence. Cela aurait bien sûr pu expliquer leur présence dans mon appartement mais quelque chose clochait. Qui donc aurait pu les mettre au courant de mon arrivée ? Cela venait certainement de la CSI, mais pas du pouvoir officiel : ma mission était sans aucun doute confidentielle et je doute qu’elle se serait ébruitée aussi aisément. Cela venait probablement d’un des chefs d’entreprise… Sin Hall ou Bortan peut-être ? voire quelqu’un d’autre agissant dans l’ombre…


-Allons, allons… je ne suis pas à proprement parler un représentant du Techno-Syndicat. Il est vrai que j’ai eu une longue et prolifique carrière au sein de l’entreprise et que j’entretiens toujours d’excellentes relations avec certains de ses dirigeants, notamment avec le secrétaire général Vallas Wanbor de la Baktoïd. Peut-être avez-vous entendu parler de lui : c’est en partie de son esprit brillant que sont issus les droïdes B1 et B2 qui forment aujourd’hui le fer de lance de l’armée confédérée.

Je n’arrivais pas en terrain totalement hostile : le Techno-Syndicat n’avait certes jamais travaillé directement sur Corellia, mais il possédait une part assez importante de la célèbre Corellia Engineering Corporation et avait par conséquent des intérêts à défendre sur cette planète, des intérêts qu’il partageait avec les autorités locales.
Lawrence Vaetta reprit la parole.


- Vous arrivez au milieu d'une période trouble, monsieur Phocas. Voyez vous, les présidents ont annoncé aujourd'hui même leur...Démission. Nous devons organiser en urgence de nouvelles élections, ce qui ne sera pas très évident. Tout est si subite...Rares sont les cabinets prêts pour faire campagne si rapidement. La déclaration sera très bientôt publique. Avez vous déjà une escorte pour vous guider ? Car nous ne pourrons malheureusement pas vous guider nous mêmes ; d'ici quelques heures, on aura besoin de nous, pour trouver un candidat et le porter aux nues pour le faire élire. Une recherche qui n'a rien d'aisé, croyez moi bien.

Leur démission ? Un bien bel euphémisme pour dire qu’ils avaient totalement disparu…

-En effet, j’ai cru comprendre que les élections étaient imminentes. Ne vous inquiétez pas pour moi, Dakul ici présent me servira d’escorte. Vous dites que vous recherchez un candidat, mais il me semblait avoir compris que monsieur Gabe Narben était un successeur tout désigné pour la fonction présidentielle. Après tout, ses militants semblent nombreux et enthousiastes. De plus, il fut l’un des chefs de cabinet du président Mufus si je ne m’abuse.

J’avais bien entendu fait de brèves recherches pour savoir à qui j’aurais affaire lors des élections.

-Pourtant vous semblez agir dans l’urgence madame Vaetta… Se pourrait-il que… vous ne souhaitiez pas voir monsieur Narben accéder au pouvoir ?

Je m’enfonçai plus profondément dans mon fauteuil et je croisai les mains devant mon visage alors qu’un sourire en coin apparut sur celui-ci.

-Cela nous ramène à ma question initiale madame Vaetta… Que voulez-vous exactement ? Ou plutôt… Qu’attendez-vous de moi ?

Je me relevai d’un mouvement ample et me mis à marcher en cercle autour de la table, passant derrière mes invités d’un pas lent en croisant les mains dans le dos. Dakul, toujours alerte, me suivait du regard tout en conservant un œil sur l’humaine et le Mon Calamari.

-Voyez-vous, je trouve votre présence ici intrigante. Si l’élection était si urgente, pourquoi prendriez-vous la peine d’accueillir un simple homme d’affaires étranger ? Pour moi, cela ne peut signifier qu’une seule chose : vous êtes ici pour des affaires liées à l’élection. Me tromperais-je ?

Je marquais une pause en auscultant mes invités avant de reprendre ma marche. Une fois revenu à ma position initiale, j’écartai le fauteuil d’une main.

-S’il s’agit d’argent, sachez que je viens tout juste d’arriver sur votre belle planète. Je dispose certes de fonds importants, mais j’ignore toujours à qui exactement je m’adresse. Mais s’il y a autre chose dont vous souhaitez me parler…

Je me penchai sur la table et posai mes mains à plat sur celle-ci. Faisant dos à la baie vitrée, je bénéficiai du contre-jour qui me donnait une allure plus sombre et imposante.

-Je vous écoute, madame Vaetta.

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MessagePosté le: 09/03/2017 00:00:13    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Théâtral. C'était le premier adjectif qui venait à l'esprit de Lawrence en observant la façon d'être du prénommé Phocas. Elle avait décelé de ses mots qu'il était bien un "il". Mais elle s'était vraisemblablement méprise à son sujet; elle l'avait au début pensé comme une machine froide, un bloc d'acier rigide et méthodique qui se serait exprimé d'une voix monochrome et vide d'identité. La réalité la rattrapait dès à présent; le représentant du Techno-syndicat - ou ex représentant si l'on en croyait ses propres mots parlait d'une voix pleine d'inflexions différentes. Elle ne pouvait prétendre le connaître, mais à certains passages de sa tirade, elle aurait pu juger qu'il arborait une expression faciale qui aurait, si son visage avait été visible, renforcé son discours, encouragé son éloquence, ensorcelé ses interlocuteurs. Peut-être en avait-il, emporté dans sa soudaine marche réflexive (si étrange quand on s'adresse à des inconnus!) oublié les défauts de son propre scaphandre?

Mais au fond, Lawrence préférait que les choses soient ainsi. S'il avait des émotions et des sentiments, on pouvait négocier avec lui sur un terrain d'ambition. On pouvait également faire appel à sa compassion. C'étaient des qualités importantes: à travers toutes les forces et faiblesses d'un caractère, la population pouvait s'attacher à un personnage, même si ce n'était qu'une image souvent fausse, une douce façade mensongère.

Lawrence aurait bien aimé pouvoir répondre directement à ce Phocas par l'affirmative. Lui dire que, oui, elle était venue ici pour faire de lui un candidat. Elle aurait aimé lui dire qu'elle avait repéré son profil, et qu'elle avait immédiatement su qu'il ferait la figure de proue idéale du futur gouvernement. Malheureusement, il n'en était rien. La femme conserva le silence, après les derniers mots de Phocas. Elle risqua un coup d'oeil vers Nadher, qui le lui rendit. Alors, elle tira d'une de ses poches un papier plié, qu'elle déposa sur la table basse, entre les tasses, face à son interlocuteur. Il s'agissait de la lettre qu'elle avait reçu moins d'une heure auparavant.

- J'aimerais vous dire que je suis ici de mon plein gré, monsieur Phocas, et que je sais exactement ce qui se passe. Mais votre présence apporte plus de questions que de certitudes. Il semble que nous soyons tous les deux embarqués dans une affaire qui nous dépasse. Vous avez tout à fait raison, il nous faut un candidat...Mais je ne sais pourquoi ce message parlait de vous sans vous nommer. Je ne sais pas non plus pourquoi vous arrivez précisément aujourd'hui, en même temps que le gouvernement se dissout. De bien curieuses coïncidences, si vous voulez mon avis. Et en politique, les coïncidences ne sont jamais vraiment innocentes. Je pensais que vous sauriez qui a bien pu rédiger cette missive si troublante, monsieur Phocas...Voilà ce que j'attends de vous. Des réponses.

Jouer l'honnêteté, voilà ce que Lawrence savait très bien faire. Et elle n'aurait de toute façon rien pu faire, tant qu'elle n'en savait pas plus sur toute cette étrange affaire.

Petit RP, mais je présume que tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je fasse avancer les choses plus succinctement. Nous avons encore du travail, après tout.

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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 17/03/2017 12:25:44    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Lawrence Vaetta prit un air sévère et reprit la parole :

-J'aimerais vous dire que je suis ici de mon plein gré, monsieur Phocas, et que je sais exactement ce qui se passe. Mais votre présence apporte plus de questions que de certitudes. Il semble que nous soyons tous les deux embarqués dans une affaire qui nous dépasse.

Une affaire qui nous dépasse ? Mais de quoi parlait-elle ?

-Vous avez tout à fait raison, il nous faut un candidat...Mais je ne sais pourquoi ce message parlait de vous sans vous nommer.

Bon sang, mais quel message ?

-Je ne sais pas non plus pourquoi vous arrivez précisément aujourd'hui, en même temps que le gouvernement se dissout. De bien curieuses coïncidences, si vous voulez mon avis. Et en politique, les coïncidences ne sont jamais vraiment innocentes. Je pensais que vous sauriez qui a bien pu rédiger cette missive si troublante, monsieur Phocas...Voilà ce que j'attends de vous. Des réponses.

Des réponses… J’étais actuellement dans un flou complet… Comment diable pouvais-je fournir des réponses que je n’avais pas ? Je me trouvais actuellement face à un abysse insondable. La politique est souvent comparée à une mer déchaînée et imprévisible, un milieu instable et mortel… Je commençais à comprendre pourquoi. La réunion des dirigeants séparatistes était un lagon peuplé de requins prêts à s’entredéchirer à tout moment, mais Corellia semblait être un environnement plus dangereux encore. Elle était comparable à une mer calme, profonde et sombre, une mer dans laquelle le prédateur peut surgir à tout instant sans qu’on puisse l’identifier, un océan dont la tranquillité apparente pouvait se transformer en un chaos assourdissant de vagues et de courants violents. Pour l’instant, le chaos n’était pas encore là… mais ce message me donnait la désagréable impression d’être épié par un chasseur tapi dans les eaux sombres. Je ne devais surtout pas céder à la panique : pour le moment j’étais un petit poisson perdu au milieu de récifs inconnus, à la merci des murènes affamées, et si je voulais survivre à Corellia, je devais me mettre en action et nager de toutes mes forces dans l’océan de la politique sans me laisser distraire par ce message. D’autant plus que sous son air inoffensif, Vaetta pouvait elle-même être un prédateur guettant des signes de faiblesse de ma part pour me dévorer.

Sans laisser paraître mon trouble je m’adressai à nouveau à mon invitée.

-J’ai bien peur de ne pas pouvoir vous éclaircir sur la source de ce message, madame Vaetta. J’ignore totalement qui a pu vous envoyer ceci. Quant à la raison de ma présence sur Corellia… Eh bien oui, je l’admets, je m’intéresse de près aux élections à venir. Rien d’étonnant à cela : j’ai pendant fort longtemps – pendant la moitié de ma vie à vrai dire – travaillé pour une entreprise ayant des intérêts importants à défendre sur votre planète !

Ce n’était pas tout à fait l’exacte vérité : il était plus que probable qu’un notable confédéré avait envoyé cela. Cependant, je ne pouvais bien évidemment pas révéler ce soupçon sous peine de compromettre la mission que m’avait confié les squales du conseil de Géonosis. De plus, ce n’était pas un mensonge non plus. Le message ne pouvait pas venir du pouvoir officiel de la Confédération : ce serait un risque stupide de leur part de prendre une telle initiative sans m’en informer. Or, si ce message ne venait pas des autorités séparatistes, il pouvait alors venir de n’importe qui… Une murène me guettait sans aucun doute sur Corellia, mais cette murène était vraisemblablement séparatiste.

-Je ne sais rien de ce message et je peux vous l’assurer. Cependant, nous pourrions essayer de collaborer ensemble pour découvrir sa source et son objectif. Ce sera sans doute une bonne occasion pour voir si nous pouvons nous faire confiance. Si tel est le cas, je pourrais fort bien vous aider à régler votre petit problème électoral.

En faisant cette proposition, je m’apprêtais à plonger tête la première dans des eaux dangereuses et insondables. Peut-être que le défi serait insurmontable. Peut-être que j’allais me noyer, mais la prise à la clef était alléchante. La présence de Lawrence ici ne laissait aucun doute : c’était un gros poisson et l’avoir à mes côtés me permettrait certainement d’atteindre mes objectifs. L’opportunité était trop belle. Tout seul, même en pêchant avec acharnement pendant des jours et des jours dans les eaux de la politique corellienne, je ne pourrais probablement pas mettre la main sur un tel spécimen. Lawrence Vaetta serait le navire qui allait me porter sur les flots déchaînés de Corellia vers le trône présidentiel.

-Qu’en pensez, madame Vaetta ? Seriez-vous ouverte à une collaboration qui pourrait nous profiter à tous les deux ? Seriez-vous prête à sonder avec moi cet abysse ?

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MessagePosté le: 05/04/2017 20:06:29    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Lawrence croisa les jambes pour se mettre plus à l'aise. Elle avait besoin de réfléchir. Si elle décidait de croire son interlocuteur, il n'avait rien à voir avec tout ça et ignorait complètement la provenance de la lettre. Elle ne savait pas vraiment si elle devait le croire ou non. D'un côté, il pouvait tout à fait être honnête et ne rien savoir de tout ceci. De l'autre, il fallait dire que ces coïncidences étaient très étranges. Il était probablement celui qui avait envoyé la lettre, la jeune femme en était persuadée. Il était bon acteur, voilà tout. Si elle avait du parier, la femme aurait dit que c'était un coup de [machin truc], son ennemi. Avec cet Asavar Phocas, il distrayait le camp adverse, qui n'aurait pas le temps de faire campagne, s'assurant la victoire. Oui, c'était une possibilité, et pas des moindres...

- J'ai peur que ce cher Gabe ne nous laisse pas le loisir de faire une enquête approfondie, monsieur Phocas, dit Lawrence (maintenant certaine qu'il s'agissait bien d'un skakoan mâle). Le conseil ne voudra certainement pas que les élections s'éternisent. Je pense que nous pouvons compter sur l'ouverture des votes d'ici la fin de semaine...

- C'est à dire dans trois jours, indiqua Nahder.

Oui, le temps était une ressource précieuse. Trois jours pour faire campagne, c'était absolument impossible. Impossible pour tout candidat. C'était un coup calculé de la part de Gabe. Il avait préparé tous ses outils au préalable, placé toutes ses pièces. Lui porterait son image sans hésitation, prêt et disponible, disposé à employer tous les moyens pour triompher. Personne sur Corellia n'aurait pu espérer s'opposer à lui, pas en si peu de temps...
Si ce n'était, bien entendu, Lawrence.


- Vous avez raison, monsieur Phocas. Nous avons besoin d'un candidat, et vous êtes idéal. Je ne vous aurai pas dit ça il y a un an...Mais la situation sur Corellia a changée...Les présidents Mufus et Jinn se sont absentés peu à peu et nous ont poussé à changer notre manière de communiquer. À leur arrivée au pouvoir, ils défendaient jalousement l'indépendance Corellienne, jusqu'à quasiment l'autarcie. Mais c'était nécessaire, nécessaire pour montrer la force de Corellia et souder son peuple ! Mais ils nous ont amené à ouvrir lentement nos frontières, à s'ouvrir sur le monde extérieur. La population Corellienne n'a jamais été particulièrement fermée. Allez dans une cantina, et vous y verrez plus de variété qu'au Sénat Républicain tout entier ! Mais la communication monsieur Phocas, l'image, c'est de cela dont il est question. Le président Mufus avait oeuvré pour fermer Corellia, car il ne voulait simplement pas qu'elle soit engagée dans des conflits qui ne la concernaient pas, il savait pertinemment que c'était la seule façon de se libérer de son passé. Que c'était la seule manière d'éviter que l'Empire de l'Oméga ne frappe notre monde comme séparatiste.
Mais son comportement a changé. Là où il adorait les présentations publiques, pour se montrer comme LE visage de son monde, il s'est peu à peu effacé, nous laissant le soin de travailler nous même les modifications. Il avait amené une flotte pour protéger notre belle planète de toute invasion, et il l'a emportée avec lui, la Force seule sait où. Comme un départ prévu de longue date, il avait pris soin bien sûr de nous laisser une garnison et plusieurs fleurons de guerre. Comme une disparition longtemps préméditée, il a pris soin, pourriez vous dire, d'effacer son influence de Corellia, tant militaire que politique. Il était sa seule voix avec Jinn Fear...Et pourtant, je suis en train de discuter avec vous du futur de mon magnifique monde. Ce n'est aucun des deux anciens présidents face à vous monsieur Phocas, mais bien moi.

Quiconque a envoyé cette...Missive,
dit-elle à l'intention de la lettre sur la table, avait conscience de votre présence ici. Mais j'ai peur que nous n'ayons pas le temps de nous en préoccuper. Monsieur Phocas, je suis entièrement disposée à lutter contre Gabe et ses manœuvres basses pour tenter de s'emparer du pouvoir Corellien. Mais pour ça, je dois connaître vos intentions. Pardonnez moi d'être si franche, ce n'est peut être pas habituel en politique mais, monsieur Phocas, que voulez vous pour Corellia ?

Quel futur avez vous l'intention de bâtir pour notre monde, qui lui soit profitable ? Sans une réponse honnête nous ne pourrons pas travailler ensemble.

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MessagePosté le: 15/05/2017 19:44:37    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

- J'ai peur que ce cher Gabe ne nous laisse pas le loisir de faire une enquête approfondie, monsieur Phocas. Le conseil ne voudra certainement pas que les élections s'éternisent. Je pense que nous pouvons compter sur l'ouverture des votes d'ici la fin de semaine...

- C'est à dire dans trois jours

Trois jours de campagne… Trois jours… Gabe Narben avait frappé fort et de manière inattendue pour qu’aucun rival ne mette en péril ses ambitions. Cela démontrait que la démocratie était morte depuis bien longtemps sur Corellia. Ce spectacle pitoyable auquel on assistait n’était pas une élection, mais une passation de pouvoir. On passait d’un dictateur à un autre en utilisant le vote pour légitimer le pouvoir du nouveau dirigeant. Narben arrivait au pouvoir par la ruse, pas par la politique. Je déteste les tricheurs…

Lawrence Vaetta me présenta les grandes lignes du mandat du président Mufus, de son arrivée au pouvoir jusqu’à sa disparition. Puis, elle me posa une question fatidique, une question dont la réponse déterminerait sans doute mon avenir sur cette planète.


- Pardonnez moi d'être si franche, ce n'est peut être pas habituel en politique mais, monsieur Phocas, que voulez vous pour Corellia ? Quel futur avez vous l'intention de bâtir pour notre monde, qui lui soit profitable ? Sans une réponse honnête nous ne pourrons pas travailler ensemble.

Je gardai le silence pendant quelques secondes et jetai un œil par la large baie vitrée. A l’extérieur la circulation était intense. Des milliers de véhicules filaient entre les hautes spires de Coronet, les reflets du soleil sur leur peinture leur donnant des allures d’étoiles filantes.

Me retournant vers mon interlocutrice, je pris la parole d’un ton résolu.

-Pendant des années, Mufus a été plus qu’un président pour Corellia et son peuple. Il a été un père, un guide, un roi. Ne nous voilons pas la face : le régime mis en place par le président Mufus était une dictature. Je ne critique pas cela en soi. Bien au contraire, je pense que Corellia avait besoin d’un leader fort à sa tête. Mufus fut un chef d’Etat providentiel et a rendu à Corellia sa fierté et la nation corellienne lui en sera éternellement reconnaissante. Mufus fut un dictateur, mais un dictateur éclairé. Mais maintenant qu’il est parti, la dictature a-t-elle encore un sens ? Doit-on laisser un tel pouvoir entre les mains d’un opportuniste comme Gabe Narben ? Non. Certainement pas.

Je marquai une pause en me rasseyant dans le fauteuil situé en bout de table, face à mes invités.

-La dictature corellienne n’a plus de raison d’être. Le peuple corellien a toujours été connu pour son idéal de liberté, d’indépendance et de démocratie. Il est temps pour cet idéal de renaître. Mufus a redonné vie à l’unité de la nation corellienne, il est désormais temps de faire briller celle-ci à travers la galaxie. Cela passera par l’ouverture entreprise par Mufus en fin de mandat. Cela passera par le développement de l’industrie lourde qui fait la renommée de Corellia à travers la galaxie toute entière. Mais cela passera également par un retour de la démocratie. Vous avez raison, madame Vaetta. Narben ne doit pas devenir président. Ce salopard profite de l’héritage laissé par Mufus pour satisfaire son ambition. Le meilleur moyen de l’empêcher d’y parvenir, c’est de lui couper l’herbe sous les pieds. Il faut interpeller le peuple corellien lui-même, lui ouvrir les yeux. De véritables élections doivent être organisées sur Corellia, pas cette parodie de démocratie.
Vous m’avez demandé ce que je souhaitais bâtir sur Corellia. Voici ma réponse : je veux que le peuple corellien soit libre, je veux que Corellia redevienne une immense puissance industrielle et commerciale, je veux que ce monde fier et unifié rayonne à travers la galaxie.

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Vous n'êtes pas prêts...
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Tericarax
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MessagePosté le: 06/07/2017 17:08:13    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Lawrence soupira. Peut-être qu'elle avait enfin trouvé une personne sensée sur Corellia...Enfin ! Après toutes ces semaines, à écouter vanter les mérites du glorieux Mufus, tous ces mois de propagande où le gouvernement s'enorgueillait de sa dictature élue démocratiquement, enfin on allait pouvoir avancer vers une forme politique plus adaptée à la liberté qu'avait toujours incarnée Corellia. Restait à voir si cet Asavar Phocas était tout à fait honnête, ou s'il ne faisait que dire ce que la femme désirait entendre. Une promesse n'avait de valeur que pour celui écoutant. La politique en particulier était l'art de promettre par langue de bois, engager le moins possible pour ratisser le plus d'oreilles possible.
Néanmoins, la femme souriait. Elle avait peut-être trouvé la perle rare en politique, qui savait?


- Alors il n'y a pas un instant à perdre monsieur Phocas. La situation peut paraître désespérée, mais Gabe Narben n'est pas encore tout puissant sur notre sol. Ecoutez moi bien. Le conseil constitutionnel est celui qui a dissout le gouvernement en place. Cela n'est pas prévu dans la constitution originale, mais avec la disparition des deux présidents Mufus et Jinn, celle-ci ne sera bientôt plus que de l'histoire ancienne – à moins que Narben n'arrive à ses fins. Quoi qu'il en soit, la date fixée pour les prochaines élections n'a pas été décidé par le conseil. Lui ne peut que passer de nouvelles lois, et c'est un amendement éclair sur les lois qui a permis la dissolution, grâce à une disposition spéciale, en le motif de la disparition des deux têtes dirigeantes et suprêmes de l'ancien gouvernement.
Les élections, elles, ainsi que leur date, ont été décidées à la hâte. Avec la disparition du gouvernement actuel, le conseil constitutionnel s'est assuré de conserver un maximum de ses places, si bien que les membres favorables à la politique de Mufus – et aux gracieux bonus de fin de mois pour ceux qui chantent ses louanges – sont légions dans le conseil, puisque c'étaient les présidents qui nommaient les membres du conseil constitutionnel.
Les élections, elles, sont décidées par la chambre des hautes instances, qui les surveille mais aussi les régule. C'est de la chambre qu'est venue la décision des élections sur une si courte durée, et je pense qu'elle a été soufflée par certains du conseil constitutionnel à leurs bons amis juristes pour les aider à conserver une place de choix dans les hautes sphères corelliennes.

Si vous voulez faire campagne et vaincre Gabe, il faut absolument réussir à repousser la date butoir des élections.

Toute la question est de savoir par où commencer ; une fois votre angle d'attaque choisi, il ne sera plus possible de revenir en arrière. C'est le succès complet ou rien, avec le temps qu'il nous reste.
Daroch Boudan est un membre senior de la chambre des instances. Il ne paie pas de mine, mais il est une personnalité que personne, pas même le président Mufus, n'aurait osé renier sur Corellia. Un puits de sagesse, perspicace et coriace. Un vrai requin ! S'il s'agissait de marchander pour faire repousser les élections, sa voix aurait un impact immense sur la chambre et pourrait vous accorder le temps nécessaire pour imposer réellement votre candidature – de façon démocratique.

Une autre possibilité est de faire passer une nouvelle disposition, qui obligerait les élections à prendre un certain temps, une durée minimum si vous voulez. Bien sûr, pour que ceci nous soit utile, cette disposition doit être rétroactive. Les lois passent, vous l'avez compris, par le conseil constitutionnel. En théorie elles ne sont proposées que par le gouvernement, mais avec sa dissolution, tout membre du conseil peut en proposer. La personne avec qui négocier dans ce cas est Sna'lsh Turuk. Peut-être pas la même notoriété que le haut juge Boudan, mais c'est une Twi'lek qui sait se faire respecter et qui a beaucoup d'amis dans le conseil comme dans la chambre.

Comme je vous l'ai dit, tout le soucis est que nous ne pourrons pas contacter les deux. Vous imaginez bien qu'avec toute l'effervescence actuelle, ils refuseraient purement et simplement de vous rencontrer – un étranger – sans un motif urgent et valable.

Je peux faire jouer mon carnet de contacts pour vous aider, mais il va vous falloir faire un choix.

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Asavar Phocas
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MessagePosté le: 17/07/2017 15:46:44    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas Répondre en citant

Je n’avais pas été tout à fait honnête avec Lawrence Vaetta. J’avais d’abord eu peur qu’elle flaire le mensonge et se retourne contre moi, mais elle semblait avoir mordu à l’hameçon, ce qui m’emplit de satisfaction. La corellienne me récapitula la situation et me présenta les différentes options qui se présentaient à moi pour devenir une menace crédible pour la candidature de Narben. La piste du haut juge Boudan me parut tout d’abord intéressante, mais je me ravisai. En effet, il n’était pas à exclure, que sa voix ne serait pas assez forte face à la politique de corruption mise en place par Mufus. Aussi respecté soit-il, l’appât du gain reste toujours le plus fort… Et il était fort possible que les membres de la chambre des instances s’accrochent à leur « prime de fidélité au régime ». De plus, si Boudan était si sage et expérimenté, il était également possible qu’il lise dans mon jeu avec plus d’aisance que Vaetta ne l’avait fait. Non… La piste de la Twi’lek était probablement celle qui m’offrait la plus de garanties. Je n’appréciais guère les Twi’lek et cela me peinait de devoir une fois de plus mettre mon destin entre les mains d’un représentant d’une race inférieure… Mais puisque mon avenir se trouvait sur Corellia, il fallait d’ores et déjà que j’apprenne à supporter leur présence…

-Je vous remercie infiniment pour votre aide, madame Vaetta. Je serais ravi d’avoir une conversation avec Sna’Ish Turuk. L’instauration de nouvelles dispositions encadrant les élections sera un premier pas vers la renaissance de la démocratie corellienne et un signe fort envoyé aux électeurs.

Marquant une pause, je me retournai vers la vaste baie vitrée illuminant la salle et jetai à nouveau le regard vers les spires argentées de Coronet. Le soir approchait et les dizaines de tours se teintaient peu à peu de rouge et évoquaient de plus en plus des dagues ensanglantées alors que le soleil entamait sa lente descente. Cette vision semblait marquer le début d’une nouvelle ère pour Corellia. Patience… Encore quelques jours… Bientôt, tout cela serait sous mon pouvoir.




-Partons tout de suite, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, repris-je en me retournant à nouveau vers mon invitée et le grotesque Mon Calamari qui l’accompagnait. Chaque minute qui passe voit nos chances d’arrêter Gabe Narben diminuer.

D’un signe de la main, j’invitais mes nouveaux alliés à se diriger vers la porte d’entrée. Je les escortai ensuite vers celle-ci, tandis que Dakul m’emboîtait le pas. Arrivé hors de l’appartement, je faillis sursauter lorsque je remarquai un magna garde patientant silencieusement dans l’ombre du large hall. Mes invités étaient visiblement des individus prudents… Ils ne s’étaient pas rendus ici sans prendre des précautions. Tant mieux. Il m’était inutile d’avoir le soutien d’imbéciles. Cependant, cela me rappela que je devais prendre garde à faire mine de tenir les engagements que j’avais énoncé. Oh bien sûr, le régime que je comptais mettre en place serait bien moins oppressif que ce qu’avait pu connaître Corellia sous la présidence de Mufus et Jinn Fear, mais de là à parler de démocratie… A quoi bon laisser aux moutons leur mot à dire ? J’avais un projet pour Corellia. Le consulat m’avait confié une mission que je comptais bien accomplir : faire de Corellia une grande puissance soumise à l’autorité de la Confédération.

Alors que nous avancions dans le couloir, une lumière orangée se fit peu à peu visible au bout de ce dernier. Nous débouchâmes finalement sur un vaste hangar rempli de speeders. Une grande ouverture permettant aux véhicules de rentrer et sortir de la tour résidentielle à leur guise et baignait le lieu de rayons du soleil couchant.

-Je suppose que l’un de ces véhicules vous appartient, dis-je à Lawrence Vaetta. Bien… Où allons-nous ?

Je jetais un regard interrogateur vers la corellienne, même s’il était impossible pour elle de voir mes yeux à travers les optiques de ma combinaison. Il me tardait de rencontrer cette Sna’Ish Turuk et de passer à la vitesse supérieure. Narben… Si seulement tu avais alors su que tes rêves de grandeur seraient bientôt réduits à néant.



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MessagePosté le: 21/07/2017 09:28:51    Sujet du message: Appartement d'Asavar Phocas

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