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Une mission dans le secret
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Iroey
CSI

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MessagePosté le: 20/11/2017 01:54:27    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Il fait noir, la pluie martèle la fenêtre du cockpit et s’acharne à percuter le blindage de l'appareil. Suivant sa programmation de base, Iroey ralentit sa vitesse, volant en rase-motte au-dessus de la cime des arbres pour éviter de faire une chute trop haute en cas de perte de contrôle de l'appareil. Étant malgré son manque d'organe sur les nerfs, Iro reçut alors une forte bourrasque à bâbord, celui-ci perdant légèrement le contrôle, tirant sur les leviers pour redresser le nez de l'appareil, les instruments de bord s'affolant tout autour de lui. Le hurlement répété des avertisseurs se mit à résonner dans sa tête tel le sentiment d'une lame transperçant sa tête. Le sergent réussi in extremis à stabiliser le vaisseau, le ciel nocturne se faisant déchirer par une éclaire, révélant sous lui la disparition des arbres en un grand flash de lumière incandescente.

Réalisant que son appareil a quitté la forêt, le géant de fer regarda autour de lui vivement et activa un bouton, les phares du vaisseau de transport s'activant, révélant une rivière en torrent sous lui et l'autre côté du précipice. Le vent semblant savoir calmer pour le moment, l'approche vers le rebord du précipice se faisant avec un peu moins de difficulté, la lumière encastrée dans le devant du vaisseau montrant Blad et Azel seul dans la pénombre sans la créature. Avaient-ils terrassé la bête pendant son absence ? Curieux malgré sa concentration exemplaire, le prototype fut ramené à la réalité par une bourrasque tourbillonnante sous le vendre de l’appareil. Te cyborg tenu fermement les lever pour ainsi donc stabiliser et faire tourner l'appareil sur lui même lentement. Une fois la manœuvre délicate effectuée, l'officier confédéré recula lentement, activant enfin le pilote automatique en vol stationnaire, appuyant, tirant un levier pour faire ouvrir la porte arrière et faire descendre la passerelle d'embarquement.

Le stress de cette opération enfin derrière lui, l'archétype se releva pour se diriger vers la sortit, regardant rapidement Billy étendu sur un siège sous cette forme animalière. Ce fut à ce moment précis qu'un sentiment étrange s'éveilla dans les profondeurs du cerveau de l'ancien humain. La machine passât des ceintures de sécurité autour du nouveau corps de la crevette, s'assurant qu'il soi bien attaché pour le trajet à venir. Après tout, il leur reste le voyage du retour dans cet appareil avant de retourner sur Géonosis. Une fois son allié inconscient attaché, le disciple de Tericarax se dirigea vers la sortit, ignorant un étrange mal de tête quand il passa à un certain endroit prêt de la soute. Il fit quelques pas sur la passerelle, écartant légèrement les jambes en mettant les mains dans son dos, sa cape bleu et rouge battant au vent, se retroussant sur elle même, claquant contre son blindage. Il fit un léger salut militaire au commandant unforgiven, le temps semblant s'arrêter autour de lui. Devant lui éclairé par les lumières du vaisseau, il peu voir les deux mandaloriens devant lui, le cadavre d'un membre de l'escouade neimoidienne tout prêt d'eux. Regardant en périphérie ce qu'il se trouve devant lui, l'être quasi artificiel ne trouva pas la moindre trace du cadavre du monstre. Suite à cela, il vit Teach s'élancer vers lui, celui-ci lui lançant quelque chose dans un langage qu'il ne connaît pas, se faufilant entre ses jambes avec une glissade bien effectuée. Il n’eut pas le temps de se demander se qu'il se passe qu'une lumière rouge clignota dans son HUD, un message s'affichant sous ses yeux.


-DANGER ! BLINDAGE ARRIÈRE CRITIQUE !

Il n'eut pas le temps de réagir qu'une force invisible le poussa vers l'avant, celui-ci perdant l'équilibre, tombant sur le rebord de la passerelle qui grinça sur le coup, l'équilibre fragile tenu par la pilote automatique se faisant briser. Le vent fit pencher encore plus le vaisseau qui subit le contrepoids extrême du corps du sergent, tournant lentement sur lui même, s'écrasant sur son ventre contre le sol. La passerelle dépassant du précipice, le robot glissa contre celle-ci, manquant de tomber dans les profondeurs si sa main gauche ne s'était pas accrochée au rebord au dernier moment. Silencieux, le séparatiste regarda ses pieds pendre dans le vide, la rivière en furie déferlant telle une fureur sans noms. Iroey utilisa alors la force de ses bras hydraulique pour remonter sur la passerelle, se glissant sur celle-ci pour ainsi se redresser et regarder devant lui. Tout juste devant sa personne se trouve le chef Demeci et la bête encore sonnée par le choc. Une colère grondant à l'intérieur de l’androïde qui marchât à grands pas vers celle-ci, relevant son bras pour ainsi attraper la monstruosité par la cheville, la traînant avec lui vers la passerelle. Son plan aussi soi t-il simple devrais être très efficace... Lancer cette chimère dans le vite pour qu'elle soit emportée dans les torrents meurtriers de la rivière et les roches en hauts fonds couvrant ses rapides. Malheureusement, une question demeure alors que l'être cybernétique marche vers la passerelle. La bête retrouvera-t-elle ses esprits avant qu'il n'arrive à la lancer dans le vide ?

_________________________

Thou Art Bring Thy Fear...


Casier d'Iroey:

Thème:

Formation de base:
Close combat

Formation Lv1:
Close Combat

Formation Lv2:
Close Combat

Formation Lv3:
Close Combat
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MessagePosté le: 20/11/2017 01:54:27    Sujet du message: Publicité

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Azel Kyone'e
CSI

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MessagePosté le: 03/01/2018 19:24:33    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant



Du sang. Ce goût métallique, je le connais bien ! Je m'aperçois que je viens d'me mordre la lèvre jusqu'au sang... Raté ! Je. L'ai. Ratée ! A cette distance, punaise ! J'en aurais hurlé de rage si le ciel l'avait pas fait pour moi à ce moment. Le tonnerre éclate et la lumière m'empêche de voir où cette erreur de la nature a bien pu se planquer. Le sommet de l'arbre est vide. Par précaution, je préfère rouler sur le côté et me caler contre l'un des troncs à ma portée. Blad a quitté le pont : j'en déduis qu'il n'a pas traversé. Est-ce que je m'y attendais ? Oui et non ! J'imagine que n'importe quel Mando'ade aurait fait de même... Sauf que ce mec est un officier CSI, et pour ce que j'en sais, la CSI s'embarrasse pas vraiment de chicayas quand il s'agit de réussir une mission. J'devrais être contente de m'apercevoir que Teach n'a pas renié ses racines pour un salaire d'officier. Mais dans l'ombre qui nous entoure et sans vision infrarouge, impossible d'avoir sa position exacte. Si seulement j'avais pas raté cette fichue cyclope ! Juron juron juron...

Bah... Pas la peine de prendre la mouche pour si peu, 'tsel : le chargeur est presque plein ! T'a raté ta chance, mais y a pas qu'un seul tirage ! Puisque rien ne fait surface, je décide de quitter mon abri et je me relance à découvert pour repartir en chasse. Eh, ça se voit tant que ça que ch'uis rancunière ? En vérité, je comprends pas comment j'ai pu rater une cible aussi grosse à une distance si courte. Avec un E-5 punaise ! C'est quoi ce délire ?! J'ai juste envie de rougir de honte. Ok, j'pourrais toujours raconter qu'il faisait nuit et qu'il y avait du brouillard... Mais la rage au fond de mon ventre va pas se satisfaire d'une excuse pareille. Fierté mise à part, j'ai vraiment l'impression que quelque chose ne tourne pas rond avec cette chose. Depuis quand une Twi'lek bouffée par des parasites peu sauter d'un arbre en moins d'un dixième de seconde et disparaître dans la nature ? Aucune idée !

Je propulse ma carcasse et mon petit quintal de métal sur la surface détrempée par la pluie. Je dérape comme il faut, le canon braqué vers le premier mouvement qui entre dans mon champ de vision. C'est le dos de Blad. Au travers du rideau de pluie qui nous recouvre,j'ai du mal à percevoir l'enchaînement de mouvements. On dirait bien que ça barde ! Pas question de rester en retrait : je dois rejoindre le front ! Peut-être bien que le chef a compris quelque chose ? Le corps à corps est sans doute plus sûr qu'à distance ? C'est ce que j'ai l'impression de lire dans le geste qu'il me fait. Il s'avance comme en temps de traque, avec quelque chose de félin : il doit y avoir de la créature dans le coin ! Confiante, j'enfile la dégaine mes armes tranchantes et j'active les lames. Le temps que ma course me fasse revenir jusqu'à lui, le coup est déjà parti. Le bras de Blad s'abat sur le neimoidien avec une précision admirable. Je cligne des yeux. Un neimoidien ?

Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai l'impression d'avoir loupé un épisode... Je m'approche, hésitant à ouvrir ma grande gueule pour demander une explication : poser des questions, ça a jamais été mon fort, et c'est p'tet pas le moment. Seulement, l'action n'est pas cohérente... J'me doute que ceux-là ne sont pas des potes à nos gradés, mais quand même : quitte à les liquider, autant attendre d'en avoir fini avec le danger numéro un, nan ? On vient juste de perdre des alliés, là...

Sauf qu'à voir la réaction du borgne, c'était pas prévu dans la recette. Je commence à en avoir plein le fessier de ces histoires ! On dirait un mauvais conte pour gamin, avec des truc invraisemblables dans tous les coins pour faire briller leurs yeux. La Force : en voilà un conte pourri. Eyan pensait qu'elle existait réellement, alors j'ai fait semblant d'y croire. Jusqu'à aujourd’hui : il y a des choses qui dépassent de loin les règles du jeu. Des choses qui ne devraient pas exister ! Je rugis, je rugis pour ne pas avoir à penser, pour laisser mes tripes faire ce que ma tête ne peut plus faire. Cette situation n'a pas de sens, cette mission n'a pas de sens... Mais bordel, j'men fiche, je suis Azel Kyone'e, et rien ne me fera reculer ! Certainement pas cette Force à la noix, qui nous pourrit l'existence ! J'ai eu mon quota de choses impossibles pour le reste de ma vie ! Je me contenterai bien d'un truc bien logique bien de chez nous, eh !

De la lumière jaillit par-dessus mon épaule : cette fois, c'est pas un éclair. Mais les faisceaux d'un spot de vaisseau ! Je tourne la tête. J'enregistre l'énorme silhouette du cyborg dans l'ouverture béante de la navette. Et juste derrière... Billy ! La crevette est pas en bon état, mais il est à bord. Je suis Blad, laissant le corps du neimoidien se vider comme une outre dans les fourrés : peu de chance que son cadavre fasse long feu avec tous ces prédateurs dans les parages. On a malheureusement des trucs plus urgents à faire que d'immoler un type comme lui !

Alors que je me tourne, la sensation désagréable me reprend. A nouveau, j'ai mal au crâne, cette démangeaison qui me rend folle : mes haches tombent au sol quand je suis prise d'un mal de crâne terrible. Je n'ai pas le temps d'enlever mon casque qu'un autre problème me prend de cours.

Je suis une Twi'lek. Ouais... Hein ?! Attends. Non, mais ça va pas ?! Sisi, je t'assure : regarde, je suis toute bleue, là, et j'ai de jolis lekkus ! Par contre c'est pas la joie. C'est même un calvaire ! Pauvre maîtresse ! Je secoue la tête. C'est quoi ce délire ? Arrête ça tout de suite. Je suis pas une Twi'lek, je suis Azel ! A-ZEL, PAS TWI-LEK ! Rien à voir. Je me sens mal, je crois que j'ai attrapé quelque chose. J'ai quasiment jamais été malade dans ma courte existence, mais fallait bien que ça m'arrive... Il a tué ma maîtresse... Je vais pleurer... Pleurer, et puis quoi encore ?! Tu veux pas aussi que je tombe dans les vappes ?! Ce type est un monstre ! Ouais, grave ! Euh... qui donc ? Mon sabre... Non, sans façon, merci. Je n'ai pas le choix... J'ai échoué. Échoué ! Nan mais c'est fini, oui ? On va pas gémir pendant cent ans là-dessus ! On est encore en vie, là. On se plaindra quand on sera mort ! Si seulement elle m'avait écoutée... Maîtresse...! MAIS ARRÊTE DE CHOUINER, C'EST INSUPPORTAAAABLE !!!

Je me tiens le cou à deux mains tellement j'ai la nausée. J'ai l'impression que dix autres mecs sont en train de se disputer les manettes de mon cerveau, là-dedans. Je pense qu'il va vraiment falloir faire un tour par la case infirmerie. Où est Blad ? Où sont Iroey et Bill ? Je sens les trombes d'eau qui gorgent peu à peu le tissus de ma combinaison, l'odeur nauséabonde de la boue et de la vase qui se déversent sous l'impulsion du déluge et des vents. Je baisse la tête et je vois mes armes qui gisent dans la boue. J'ai les bras le long du corps, immobile comme un piquet sous la pluie battante. Je respire trop vite pour quelqu'un qui n'a pas couru deux mètres. Dans le noir de la nuit et les flash de l'orage, le décor me paraît embrouillé, confus : on ne distingue plus rien, qu'un mélange de branches battues par le vent et de pluie drue comme la grêle.

Et soudain, dans un flash, sur ma gauche, je vois la navette qui lévite au niveau du pont, portes ouvertes, comme la seule chose sensée dans tout ce délire dégoulinant de pluie froide.

ELLE EST LA !! DERRIÈRE !! Derrière Iroey !! Mais... QUOI ?!

Mes yeux s'arrondissent de surprise et je mets une bonne seconde à réagir. Mais bordel de Hutt, j'me souviens pas avoir fumé quoi que ce soit dans ce labo ! Comment elle a pu se retrouver derrière ? Alors qu'elle était devant... enfin, derrière nous, qui étions de l'autre côté, pendant que... RaaAAAAAAAAAAAH ! C'EST PAS NORMAL ! J'suis pas futée, mais de là où je suis, même moi je suis capable de comprendre qu'un truc normalement constitué a pas pu nous la faire à l'envers en si peu de temps ! C'est à croire qu'elle est passée en vitesse lumière ! Pouf ! M'enfin eh... Si c'était le cas, je vois pas comment j'aurais fait pour rater ça ! Je secoue la tête, j'essaye de m'ôter ces images du crâne, pour éviter de devenir dingue... Quand ça devient impossible, le seul moyen c'est d'arrêter de penser : on se fait mal, sinon. La voix de Blad résonne au-dessus du vide :

" As'tera ! "


Dans la lumière projetée par l'embouchure du vaisseau, Blad bondit pour franchir la distance qui le sépare d'Iroey et de la créature. Quelques secondes après, c'est à mon tour de m'élancer au-dessus du vide. Je grimace quand mes jambes se déplient à sa suite, pour me propulser à mon tour dans l'habitacle grand ouvert. Je roule en avant pour me réceptionner, je sens toutes mes vertèbres claquer les unes contre les autres lors de l'impact. Ouais... Allez, prochaine amélioration, des airbags sous l'armure ! On pourrait peut-être éviter ce genre de désagrément ! Mon casque cogne contre la paroi de la navette et je reste une seconde à terre, incapable de me relever avec tout le poids que j'ai sur le dos. C'était peut-être le combat de trop... Bordel, j'me suis plus sentie aussi ruinée depuis... depuis au moins dix longues années. La ligne de mon regard remonte lentement vers les ombres qui dansent à quelques mètres de moi : tout est si lent... Comme dans une sorte de rêve éveillé. Je suis immonde, recouverte de flotte et d'éclats de boue collante. Ma visière est sale et mon champ de vision, réduit. Mais un détail me fait m'arrêter trois secondes.

Je réalise que la Twi'lek cyclope ne m'a même pas calculée.

Eh, l'autre ! Un trente-cinq tonnes te déboule dans l'habitacle avec le bruit d'un hyperpropulseur au décollage, et toi, tu bouges même pas ! Je rêve ! Y a vraiment des choses incompréhensibles, dans cette galaxie. M'enfin, limite, je m'en réjouis : vu la difficulté avec laquelle je respire, vaut mieux pas qu'il lui vienne à l'idée de se retourner.

" DANGER ! BLINDAGE ARRIÈRE CRITIQUE ! "

Elle se retourne pas tout simplement parce que... que... elle se nourrit ? Le blindage du sergent s'illumine, comme s'il était chauffé à blanc, et se met à disparaître molécule par molécule. Je fixe ce spectacle comme un insecte captivé par la lumière. C'est dingue ! Le métal est en train de se désintégrer, comme s'il s'était retrouvé au cœur d'un réacteur. Il est aspiré par la chose, comme ça, tandis que l'air autour d'eux se met à chauffer. C'est impressionnant ! J'ai cette même impression que jadis, devant les énormes creusets de fonderie, où le métal bouillonne comme une mer déchaînée, brillant avec la force d'un soleil. Non, Azel, t'es pas là pour rêver ! On est en plein combat ! Il faut se bouger, faut frapper ! Je dois pas me laisser bluffer, je dois me concentrer ! Je vois, en contre-jour de la lueur bleue, les lekkus nécrosés qui tremblent. L'eau qui m'alourdit, le sang qui coule de ma lèvre, l'odeur du métal qui chauffe. Je sens le froid du sol sous mes paumes, tandis que je pousse de toutes mes forces pour me relever. Je sens cette résistance de mes muscles, froissés, fatigués. Je dois bondir. Je fouille, je cherche quelque part une réserve de forces pour parvenir à mettre ma volonté à exécution. Et je ne trouve plus rien. Azel Kyone'e est à court de carburant alors qu'on commence à peine à s'amuser ! C'est pas vrai... Ferme les yeux. Respire. Allez !

Juste devant, à moitié suspendu hors du vaisseau, le cyborg tente une manoeuvre improbable pour parvenir à se débarrasser du monstre. C'est un véritable puzzle, un méli-mélo que je renonce à comprendre. La seule chose que je sais, c'est qu'il faut virer cette cochonnerie de Twi'lek, la tailler en pièces et remonter les deux gradés à bord avant de se tirer !

Mon genoux heurte à nouveau le sol avec un "bonk" sonore. Zut ! Je peste, je crache, j'enrage. Allez, punaise ! Debout ! Debout ! Je recommence, je tire sur mes bras, je repousse le sol. Un pied, deux. Je suis debout. Je serre les dents, je grogne comme un chien Kath, mais je parviens à me redresser juste derrière la chose. A ce moment, le cyborg s'écroule face contre terre, tout son poids sur l'arrière de la navette. Mes pieds, qui avaient eu tant de mal à tenir, partent soudain en glissade. le vaisseau bascule ! Tout ce poids à l'arrière, c'est pas une bonne nouvelle. Ma main droite accroche la paroi la plus proche et je me retiens juste à temps. Devant moi, Le sergent en métal et la Twi'lek tiennent par un miracle d'équilibre sur le bord du pont. Blad... attends, c'est quoi ça ? C'est pas son couteau ! Le reflet métallique de l'arme qu'il tient attire mon œil, et je comprends de quoi il s'agit quand il se met à tenir le monstre en joue avec.

Je sais ce que c'est : un Sabrolaser !

Je n'en ai vu qu'une seule fois dans ma vie. Une arme légendaire, dont les Mandaloriens ne parlent pas en termes élogieux, car elle va en général de paire avec les mots "Jedi" et "Force". Autrement dit, que des emmerdes ! Je n'ai pas la moindre idée d'où un Mando'ade comme ce cyborg a pu dégoter une arme de Jedi. Je suppose que j'aurais jamais la réponse. Mon seul réconfort dans cette histoire est de le voir s'en servir pour tenter de découper l'alien contaminée. J'avoue que je le jalouse un poil : il est pile au bon endroit, et moi je suis trop loin pour espérer lui porter un coup fatal. Mes bras faiblissent à vue d’œil. Je maudis mon manque d'endurance de petite recrue stupide. Je maudis tous les chercheurs de ce labo débile, je maudis les abrutis qui n'ont pas eu le cran de venir mettre eux-même le nez dans leur m...

Un bruit sourd, et le sergent mécanique manque de se retrouver dans les airs. Il faut que je réagisse : si on a échoué à récupérer les scientifiques, on va pas perdre les gradés en route ! Dans un vieux réflexe de survie, je tâte les poches de ma main libre pour retrouver le grappin. Je finis par le sortir, pour enrouler précipitamment le filin autour de l'une des poignées fixées aux coffres de la soute. Je fais un nœud, deux, trois, quatre...

" Sergent, attrape ! "

Et je lance la triple griffe pliante sur la carlingue endommagée d'Iroey. L'un des doigts métalliques se coince dans une brèche et le filin se tend avec un grincement affreux.

Rien à faire, le pilote automatique peine comme un diable à maintenir ce tas de ferraille en l'air... On va bientôt se retrouver à se battre à la perpendiculaire au-dessus de la flotte ! Je vois le corps inerte de Billy commencer à glisser à son tour. Le poste de pilote, vite ! Je m'accroche aux sièges, jusqu'à atteindre celui du poste de pilotage, et je m'y laisse choir comme un énorme sac à dos. J'ai l'impression que ça fait des siècles que je me suis pas assise quelque part !

C'est le moment que je déteste : celui où je me plante dans les commandes et où on se retrouve encastrés dans la falaise d'en face en vitesse lumière. Mais j'ai pas le choix : on tombe ! Bon, 'tsel, fais pas ton boulet, ne te plante pas... Le tableau de bord est similaire à ceux qu'on trouvait dans les simulateurs, sur Géonosis. Le bouton "auto" clignote, j'ai aucun mal à le faire basculer sur "manuel". Je coupe le stabilisateur. J'empoigne la manette des gaz et je tire.

Avec un grondement, l'appareil perd subitement de l'altitude... et se cabre. Je me mord les lèvres et je continue, je fais remonter le museau large et court de la navette au-dessus de la ligne des rochers. Je tire la manette jusqu'au max. L'éclat bleu des propulseurs inonde le pont ouvert, projetant des ombres irréelles dans tout l'habitacle.

Monte, allez ! Bouge, espèce de tas de rivets même pas bon pour un assaut ! Monte !


Avec un coup de pied aux fesses magistral, la navette s'élève à la verticale, laissant une onde énorme à la surface de l'eau en dessous. J'en oublierai presque qu'on a encore un gros problème à bord. Le bruit des propulseurs me cache le reste, j'ai les oreilles qui sifflent...

Je risque un regard en arrière.
_________________________

Le contenu de mes poches ? C'est par ici !

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Thème d'Azel Kyone'e


Dernière édition par Azel Kyone'e le 04/01/2018 01:23:40; édité 2 fois
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Tericarax
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MessagePosté le: 04/01/2018 00:10:50    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

L'ignorance pour l'esprit est une bénédiction.
L'arriéré comme le sot naviguent sans prêter attention,
Sur une eau aux flots noirs et sous un ciel macabre.
Parfois à la surface des vagues
Ils aperçoivent une forme, une ombre, un songe, une idée qui se cabre ;
Joyeux alors s'en vont-ils dans l'aube morne de leur découverte, ces maigres remous.
Ignares, inconscients, aveugles à ce qui réside en dessous.

L'ignorance pour le monde est une calamité.
Un jour la technique permettra
De corréler les savoirs cachés ;
Les illuminés verront – abominables
La vérité d'entre les vagues
Ce qu'accidentellement ils auront conjuré
De la mort des étoiles et du début du monde
Entre les dimensions incompréhensibles
À l'esprit comme à la science
Les reflets gigantesques des Choses sans Âge
Qui à la folie murmurent la délivrance
Mais à la vie ne réservent qu'un ultime présage
Des choses mauvaises, des choses sombres
Des êtres cosmiques qui bien après le temps
Parcourront toujours la nuit
Quand le sot et l'érudit
Pour leurs infamies repentant
Reposeront inertes dans leur tombes.


Le pilote automatique avait décroché ; la navette tombait en chute libre, droit vers la rivière grondante et glacée. La pluie s'engouffrait dans l'habitacle à grands flots, le vent vociférait dans le vaisseau. Tous les voyants du poste de contrôle s'illuminaient, verts puis rouges, signalant la descente incontrôlée de l'appareil ; l'air frappait de plein fouet la plate-forme encore sortie. Le métal criait. Le vide hurlait à lui tout ce qui tenait encore debout dans le cockpit ; datapads, couvertures, décorations, tout volait vers l'extérieur en une tempête aussi vertigineuse que la chute du vaisseau ; et tout ce qui sortait par cette porte funeste disparaissait à tout jamais, noyé dans l'obscurité de la nuit, englouti par les flots torrentiels et la forêt murmurante. Dans le pare-brise principal, le fleuve se rapprochait à une vitesse folle ; les deux phares principaux jetaient déjà leurs reflets sur l'eau écumeuse et bruyante, prête à accueillir ses proies inconscientes et ne jamais les libérer.

La monstruosité, tirée par Iroey, avait décroché pourtant son regard du cyborg. Son œil était tout entier captivé par ce que tenait Blad entre ses mains. Le Sabre était là. Il ne s'était point allumé, nulle lame luisante pour trancher la nuit et pourfendre l'abomination. Obstinément éteint, il avait battu l'air sans occasionner le moindre dégât. Le cyclope onirique émit un son rauque. Ses lekku battaient dans tous les sens, agités par le vent en furie et les hurlements du vide affamé de sacrifices étaient assourdissants. La bête se débattit. L'assaut premier du commandant mandalorien l'avait interrompue dans son banquet d'essences, sauvant ainsi le brave Iroey de justesse, mais elle n'avait rien perdu de son énergie. Ses mouvements étaient affreux, erratiques, sauvages, incontrôlés ; elle se débattait avec force et fureur, non pas comme une Twi'lek, non pas comme une bête sauvage. Ses mouvements étaient emplis d'une énergie démoniaque ; ce n'était pas une chose à proprement parler, c'était une crainte, une peur, un délire qui n'obéissait pas aux lois du possible ou du réel. La plate-forme sur laquelle Iroey s'avançait dans l'espoir d'y jeter la créature était battue par la pluie, tourmentée par le vent. Elle vibrait dangereusement, prête à céder à tout moment, déjà son acier craquait. Il y eut un son, pareil à une aspiration. Mais ce n'était pas la plate-forme, cédant sous le poids du cyborg. Ce n'étaient pas les cris assourdissants de la tempête, ni les beuglements aigus des moteurs, ni le tremblement tout entier du cockpit. Non. C'était une contraction du monde, pareil à l'univers se courbant sous une volonté antédiluvienne et perverse : le cauchemar avait levé sa main droite vers Iroey.

Le monde se déforma autour des doigts du cyborg mais nul n'aurait pu pourtant le voir. La bête avait un désir, mais nulle bouche pour l'exprimer ; elle était en cage, mais elle désirait la liberté. Sous la puissance d'une volonté extraordinaire et surnaturelle elle brisa les barreaux de sa cage : la main qui la retenait, celle du confédéré mécanique se déforma ; les jointures, comprimées, changèrent d'angle, grincèrent, craquèrent...Lâchèrent prise...Un son sourd résonna dans l'habitacle ; Iroey se retrouva brusquement projeté, tête vers l'avant, hors de la navette. Ses pieds quittèrent la passerelle où la Twi'lek elle-même glissa, droit vers le vide, droit vers la mort. Mais elle s'agrippa de ses mains griffues sur le rebord détrempé, battu par la pluie. Son œil unique demeurait fixé sur son unique intérêt : ce sabre, Son sabre. Comme un papillon fasciné par une distante lumière, l'Abomination semblait n'avoir plus qu'une pensée en tête. Elle ne prêta pas attention au grappin lancé par Azel pour sauver son camarade. Elle ne prêta pas attention au corps sans vie de Ansikt affalé contre un des reliefs de l'habitacle, sauvé de sa chute mortelle par pure chance. Mais elle remarqua cependant qu'une main tenait ce sabre, son sabre. Une main de fer.

Une main mécanique.

L'oeil de l'absurdité, de ce qui avait un jour été As'tera avant que son identité ne soit dévorée par un cauchemar d'entre les étoiles conjuré par une science barbare se colora de noir ; comme des gouttes d'encre dans un verre d'eau, le noir filtra de la pupille en croix sur l'iris puis le scélérat rouge. Entre les mains de l'héritier des Demeci, prétendant au trône de Mandalore, il y eut un déclic. Une chaleur nouvelle emplit le cockpit : une lame luisante comme une étoile, bleue et brillante s'écoula hors du manche. Élégante, noble, calme, majestueuse. Une lame laser, une arme de Jedi. La volonté de l'Abomination s'exerça, pleine et entière. De l'autre côté de la lame, la Twi'lek tenait à présent le manche entre ses griffes elle aussi, fixant Blad de son œil prédateur. Par quel moyen avait-elle pu apparaître si rapidement devant lui et traverser le vaisseau ? Sans doute était-ce là encore l'un des arts noirs et perdus, un savoir dissimulé à la galaxie mais qu'une Conscience sans Âge manipulait avec aisance. Ses traits se découpaient nettement sous l'éclairage du laser incandescent. Sa peau était d'un brun délavé, humide et pareil à la peau d'un batracien, parcourue de taches décolorées. Couverte de cartilages et de filaments putrides, on distinguait cependant des vaisseaux sanguins plus sombres, s'agitant autour de la paupière aberrante, sauvage, énorme de l'oeil, seul organe de tout le visage cruel, putride, grossier, inconcevable. Rendus apparents par la lumière de l'arme qui tranchait chaque relief distinctement, ils palpitaient des impulsions d'un cœur robuste, autrefois de jeune fille, aujourd'hui de monstre.

Elle tenait, tout comme Blad, le sabre entre ses mains. Il aurait été plus exact à la vérité de dire qu'elle tenait la main de Blad, qui lui-même tenait le sabre. D'une force anormale, contraire à son anatomie, elle pressa alors le bras du mandalorien vers lui, le sabre avec. Son intention était claire : une coupure de l'arme au visage serait probablement fatale au vétéran. L'intelligence profane qui guidait la Twi'lek évoluait de seconde en seconde, plus vicieuse à mesure que le temps avançait. Le prétendant au trône, si mandalorien fut-il, était à présent en duel de force avec le cauchemar. Un duel mortel, dont l'issue ne serait pas quelques bleus mais la lame incandescente et crépitante d'une arme légendaire de Jedi. Et le cauchemar gagnait. Le sabre se rapprochait, lentement mais sûrement. Le Monstre du laboratoire ne lâchait rien, sa force était phénoménale ! La lame de lumière, l'extrait d'étoile était presque au contact du visage de Blad.

Soudain, le vaisseau se releva. Azel venait de sauver le groupe de sa chute. L'arme laser s'éteignit, la Twi'lek disparut. Elle n'était plus sur Blad, elle n'était plus dans le cockpit. La plate-forme, par le brusque changement de direction, rattrapa de justesse Iroey mais ne tint pas bon. La monstruosité véritable, qui y était toujours agrippée, concentrée pour projeter son cauchemar sur le mandalorien, perdit alors sa prise. Le filin d'acier retint Iroey pendu là par le dos, contre l'entrée même du vaisseau. La créature, elle, chuta avec la plate-forme arrachée par la secousse. Elle disparut dans les flots noirs, avalée par l'eau dans un ronflement, engloutie par la nuit.





L'intérieur du cockpit émit un grommellement métallique tout en se stabilisant. On remonta Iroey, alors que la porte du sas se refermait, enfermant au dehors les hurlements du vent, les malédictions de la pluie, les grondements voraces de la rivière. L'appareil neimoidien trembla encore, parfois il perdait de l'altitude avant d'en regagner ; le temps était loin d'être favorable à pareil voyage. Mais ils étaient vivants. Vivants et entiers. Un éclair zébra l'horizon, tandis que la falaise et le maudit laboratoire s'éloignaient derrière eux. L'aube déchirerait bientôt le voile de la nuit. Avec le jour, la fin d'enfin tous les cauchemars, le début d'un jour neuf. Nul sur Cato Neimoidia n'entendrait jamais parler du laboratoire secret. Nul n'entendrait jamais non plus tous ses secrets. Toutes les merveilles qu'il aurait pu livrer au monde, et l'abomination qu'il avait accouchée, tout ceci serait enterré, enfin, avec la venue du jour et le recul de la nuit.






Sous la pluie battante, le corps inerte du malheureux neimoidien aurait une tombe à ciel ouvert. Laissé en pâture aux bêtes, livré à la boue et au temps, aux charognards et aux mouches. Il n'aurait pour seule sépulture que l'estomac de carnassiers qui se moquaient bien de son origine, de sa vie, de ses espoirs. Il n'aurait nulle cérémonie, personne ne parlerait en éloges de son vécu. Il servirait la chaîne alimentaire de la forêt, à défaut de sa patrie. Affamée, une bête s'approchait déjà de lui, attirée sans doute par son corps encore chaud. Elle rampa jusqu'au cadavre, détrempée par les pluies diluviennes et fixa son œil – unique – dessus.




Ceci marque la fin de cette (longue) mission. Messieurs dames, je vous invite à vous rediriger vers Géonosis, lieu où votre brave navette vous déposera, après un dernier tour où vous pourrez bien entendu décrire l'action présente si vous le souhaitez ou non; ce tour est optionnel. N'oubliez pas de tous vous acquitter des 50 Cr réglementaires!

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Blad Demeci
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MessagePosté le: 05/01/2018 23:59:59    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

La joie, la tristesse, l'amour, la haine... Tout sentiment qu'un être vivant peut ressentir, chaque sensation étrange, capable d'envahir le cœur d'une personne, selon le rythme de la vie. Voilà ce que Blad ressentait, ici, dans cette navette endiablée. Il avait d'abord cru pouvoir sauver son monde, en ne lâchant pas sa cible, si déconcertante fût-elle, s'accrochait à ses rêves d'avenir. Puis, la vérité lui avait sauté aux yeux : il ne pouvait rien faire face à ce monstre. Du moins, pas en cherchant à protéger un futur dont il ne connaissait pas vraiment l'issue. Cette créature était hantée par son propre passé, il le comprit définitivement lorsqu'elle se mit à fixer, de son unique œil effrayant, l'arme que sa main en beskar retenait fermement.

L'abomination semblait perdue dans ses songes, alors Iroey l'attrapa et tenta de s'en débarrasser au plus vite. Blad le contempla sans bouger, comme si le temps n'existait pas, et que l'univers tout entier se taisait devant l'exploit accompli. Même la tempête, il ne l'entendait plus, ou plutôt ; il ne l'écoutait plus. Se redressant sur lui-même, debout, bien que légèrement courbé vers l'avant, le Commandant Unforgiven continuait d'appuyer, à intervalles lents et réguliers, sur le bouton d'activation du sabre laser. Obsédé inconsciemment par l'objet, ses doigts ne cessaient de tripoter cette arme, qui avait, jadis, fait tant de mal à ses frères Mandaloriens.

Une autre personne n'avait de cesse de s'intéresser à cet objet mortel, quasi-mystique aujourd'hui : As'tera. Avant de subir les expériences de Tericarax, et de ses soi-disant brillants collaborateurs, elle était une Jedi, brave et prometteuse. Cette lame, jusque là muette, représentait tout ce que la T'wi'lek était avant, ainsi que la quête si ardue à laquelle, il y a bien longtemps, elle avait échoué. Alors que le Sergent confédéré était projeté dans le vide par la seule volonté de l'abomination, elle-même se retenait de ne pas plonger dans le décor décharné du contre-bas. Au cœur de cette situation, on aurait pu penser que le regard du cyclope se porterait enfin ailleurs, mais non, son œil maléfique continuait de fixer ce dernier vestige de son passé brisé.

C'est alors que Blad entendit un son, ce bruit reconnaissable qu'il n'avait personnellement entendu qu'en de rares occasions. Comme poussant le cri de l'étoile-mère qui avait donné le cristal de ce sabre laser, la lame jaillit du manche métallique. L'éclat bleu qui engloba la navette semblait surréaliste, Blad ne réagit d'ailleurs pas vraiment face à cette renaissance improbable, pour laquelle il avait risqué gros néanmoins. Ni rassuré, ni apeuré, le vétéran de guerre ne dégageait aucune expression sur son visage, marqué par la fatigue tout de même. Il ne savait pas, ou plus, ce qu'il devait faire en cet instant si particulier.

La créature apparu soudainement, téléportée le temps d'un battement de cils, à quelques centimètres du guerrier. Sa main inhumaine disputait le maniement du sabre laser, incontestablement. L'ironie frappait donc cette mission : sur un bras de fer, tout allait se décider. Au contact de ce monstre sans pareil, Blad pu voir à travers lui-même les étapes d'une vie ponctuée par la violence. D'abord, la grande Coruscant lui apparu, enflammée de part et d'autre, il s'agissait de son baptême du feu. une première bataille d'anthologie, qui lui valu un surnom lourd à porter : Unforgiven. Là-bas, il avait surtout noué le premier lien solide de son destin, goûté à la guerre pour laquelle il était initialement fait. Puis, lui revint son retour sur Tatooine, où il avait dû battre, une seconde fois, son père. Il se voyait, là, en train d'asséner le coup de grâce à Hank Demeci, celui qui lui avait tout appris, tout donné, au nom d'une tradition barbare qui demandait aujourd'hui à évoluer. C'était à ce moment là que Blad était devenu le chef de son clan, héritier d'un titre dont il ne voulait pas au départ. Avec le temps, il s'était persuadé qu'il s'agissait bel et bien de sa place dans l'univers.

L'image de Gaetän Yanolfgh se fit alors précise dans la tête de Blad. Cet homme lui avait montré la voie, il lui ressemblait même étrangement aujourd'hui. Aux pieds de Gaetän gisaient les trois hommes que le Mandalorien avait tué, suivant les ordres de son supérieur sur Dantooine, il y a fort longtemps. Ce jour-là, Blad avait agit en soldat bien dressé. C'était sans doute la première fois qu'il avait été aussi docile, vis-à-vis d'une autre personne. En même temps, Gaetän et lui avaient fait un pacte de sang, les rendant aussi proches que deux frères Mandaloriens. De tous ses partenaires, cet homme-là avait été le seul que Blad avait vraiment respecté, profondément. Depuis, il n'avait plus eu à faire à de vrais guerriers du genre au sein de la CSI, expérimentés et impitoyables, les meilleurs sans aucun doute.

Enfin, un dernier souvenir s’immisça dans l'esprit du vétéran. Le jeune Jedi que Blad avait abattu en duel, à nouveau lors d'une mission périlleuse. Ce sensitif, un peu trop téméraire, lui faisait face. Le garçon semblait déterminé, son sabre laser pointé vers sa cible, prêt à la pourfendre. Brusquement, le visage de l'adolescent explosa en un puzzle sanglant indescriptible. Oui, cette vie là aussi, Blad l'avait détruite. Il ignorait si As'tera la voyait, également, espionnant son esprit endurci. Peut-être que c'était elle, d'ailleurs, qui fouillait dans la tête de sa prochaine victime... Ou bien était-ce autre chose... Un appel intérieur.

Le visage tout proche de l'abomination refit son apparition juste là, devant, toujours aussi inquiétant. La lame laser penchait d'ailleurs doucement, mais sûrement, en direction du faciès déjà abîmé de l'aîné Demeci. Un instant, il pensa que son heure était venue, puis il se rappela qui il était vraiment. Un homme capable de survivre à toutes ces guerres, tous ces combats, il ne pouvait pas échouer ici. Non, pas même au nom du sacrifice utile. Blad sentait quelque chose de nouveau en lui, au fond de sa poitrine. La colère dont il avait pu faire preuve au cours de ses premières confrontations était revenue, tel un feu presque éteint sur lequel on souffle. La haine inconditionnelle envers cet ennemi qui cherchait à le détruire, lui... Alors qu'il lui restait de grandes choses à accomplir, afin de parfaire son vécu tumultueux. Elle aussi, il la sentait.

Blad résista, de toutes ses forces, gagnant de précieuses secondes. Malgré la domination de la bête innommable, le destin fini par tourner en la faveur du vétéran. Azel avait réussi, elle venait de propulser le vaisseau dans les airs, et suffisamment fort pour effectuer une sorte de... Décollage du chaos. Dans la tête de Blad, cela ne faisait plus aucun doute : c'était auprès des autres Mandaloriens qu'il allait accomplit les plus grandes choses de son existence. As'tera chuta dans le néant, brisée quant à elle, à jamais. Contemplatif au départ, Blad s'accrocha par réflexe de sa main libre aux ceintures de sécurité, qui défiaient encore la pesanteur. D'un regard, il compta finalement ses hommes, comme par habitude, le Commandant Unforgiven était bel et bien de retour.

Lorsqu'Azel parvint à faire retrouver au vaisseau une position plus confortable, Blad glissa le sabre laser dans sa ceinture d'équipement. Il se doutait que son histoire avec cette arme ne faisait que commencer. Sans attendre davantage, il remonta Iroey dans un dernier effort pénible, et activa le sas de secours de la navette. Ce dernier se referma d'un claquement net, certifiant que le danger avait complètement disparu. Cette fois-ci pleinement rassuré, le Mandalorien rejoignit sa sœur d'arme, s'asseyant à ses côtés en soufflant un bon coup. Tout comme elle, à quelques instants d'intervalle, il était heureux de se poser enfin. Il l'avait bien mérité.

"J'ai des coordonnées à suivre pour toi, ça ne devrait pas être trop dur pour un pilote de ton talent..."

L'humour grinçant de Blad n'était pas toujours apprécié, mais dans de telles circonstances, il ne pouvait qu'apporter un peu de baume au cœur à ses camarades de galère... En effet, l'officier avait un plan afin de déguerpir sans trop d'embûches de Cato Neimoidia. Car oui, Blad avait déjà foulé cette planète au cours de ses opérations précédentes. Tout était clair à présent dans sa mémoire traumatisée. Par deux fois, l'officier avait contribué au succès de la CSI en ces terres humides. Son passage ici avait laissé des traces anciennes, parmi lesquelles une relation intéressée, qui allait enfin lui servir à quelque chose.

La navette se posa bientôt près d'une villa, moderne et majestueuse au bord d'un lac. Évidemment, ce lieu contrastait tellement avec ce que venait de vivre l'escouade, qu'il paraissait irréel. Quelques droïdes armés vinrent alors très vite à la rencontre du groupe de survivants. Blad se présenta à eux immédiatement, les mains en l'air, certain de ce qu'il faisait.

"Dites à Reed Low que Blad Demeci est là, et que ce n'est pas officiel."

Les droïdes semblèrent communiquer à distance avec quelqu'un, caché quelque part, puis le fameux Reed Low apparu, sortant de la maison luxueuse à quelques pas de là. Un Neimoidien à l'air préoccupé, noblement vêtu, s'approchait en se frottant les mains. Celui-ci resta tout de même à deux bons mètres de la montagne Mandalorienne qu'était le Mando'ade, montrant clairement son état craintif.

"Blad... C'est vraiment toi? Depuis combien de temps on ne s'est pas vu? Cinq ans? Sept ans?"

Le chef Demeci baissa les mains et haussa les épaules en guise de réponse.

"J'en sais rien, et j'm'en fiche pas mal pour être honnête. Tu m'en dois une depuis que je t'ai couvert, c'est tout c'que j'ai retenu."

- Ah! Et donc te voilà, venu récupérer ton précieux dû.

- Ouais, mais ça va pas te plaire, je pense...

- Dis toujours!

-J'ai besoin d'un vaisseau capable de tenir le coup jusqu'à Géonosis. N'importe lequel, tant que son hyperdrive tient la route."

Un moment de silence laissa planer le doute sur le dénouement de l'entrevue. En fait, le Neimoidien semblait réfléchir, comme s'il ne savait pas quoi répondre concrètement. Puis ses yeux s'illuminèrent.

"J'ai peut-être quelque chose, mais je te préviens : je devais m'en débarrasser. Il y a des chances pour que tu aies quelques ennuis à son bord...

- Je prends, disons qu'on est un peu pressé, vois-tu?"

C'est sur cette conclusion hâtive que le dénommé Reed emmena le guerrier jusqu'à un hangar, sur l'autre flanc de la somptueuse villa. La grande porte s'enroula dans le mur afin de dévoiler toute une collection de vaisseaux. Évidemment, Blad savait pertinemment que la plupart n'appartenaient pas à son interlocuteur. Celui-ci étant spécialisé dans le recel de véhicules et les trafics en tout genre, il y avait fort à parier que l'engin promis était du même cru que les autres, voir pire.

"Voilà, c'est celui-là. Il appartenait à...

- Laisses tomber, j'veux pas savoir. Peu importe qui est mort là-dedans ou quelle merde tu as transporté avec... C'est assurément la dernière fois qu'on se voit cordialement toi et moi, autant que ça se finisse vite."

Sans mot dire, le Neimoidien fit préparer le vaisseau par ses sujets synthétiques. Ces derniers chargèrent même le félin qu'était devenu Billy. Blad s'installa dans le cockpit du petit cargo, espérant qu'Azel et qu'Iroey le rejoignent, dans l'optique de discuter de certaines choses durant le voyage. Puis le vaisseau, plus ou moins en bon état, décolla tant bien que mal. Passer en hyperespace avant de sortir de l'atmosphère n'étant pas envisageable avec un tel coucou, il fallait toutefois que la procédure soit lancée très vite une fois en orbite, afin d'éviter la flotte locale, et de potentiels contrôles.

Alors que les chasseurs Neimoidiens approchaient, à quelques secondes de la liberté, la radio du vaisseau se mit à grésiller. Apparemment, ce cargo de contrebande était plutôt bien connu des services de sécurité. Tant pis, c'était plus ou moins convenu de toutes façons. Sans sourciller, Blad lança l'hyper-propulseur, qui avait eu le temps de bien chauffer durant la prise d'altitude. Essuyant quelques tirs, tout de même, avant de disparaître à travers les étoiles, le transport tenu le choc. Enfin, cette mission allait s'achever. Nulle doute que la flotte de Géonosis allait réserver un accueil musclé au petit groupe avec un tel engin. Néanmoins, Blad allait pouvoir décliner rapidement sa véritable identité là-bas, et offrir aux autorités tout le luxe d'inspecter le vaisseau si elles le souhaitaient. Sur place, il serait traité en tant que Commandant de la CSI, et l'Etat-Major était très certainement déjà en attente de son retour à la base. Il allait en avoir des choses à leur raconter...

[HRP : je me devais de vous surprendre un peu, même si c'est un peu rocambolesque je vous l'accorde. Enfin, peu m'importe le modèle du vaisseau, tant qu'il a l'hyperdrive! De toutes façons, il sera perquisitionné et démantelé par la CSI une fois tous rentrés au bercail. Selon ceux qui me rejoignent dans le cockpit (libre à chacun, ce sera un plaisir dans tous les cas), je vous mp sur le contenu de ce que j'ai à vous dire durant le voyage (au cas où vous vouliez en mettre un peu dans votre post, mais rien d'obligatoire évidemment).]
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Azel Kyone'e
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MessagePosté le: 07/01/2018 21:29:51    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Ma main reste fermement accrochée au manche. Je peux plus la décoller, je suis crispée dessus comme si ma vie en dépendant. Comme si ? Bah en fait, c'est le cas, je crois bien ! Par-dessus mon épaule, je vois le sas se refermer, avec les deux gradés à l'intérieur... Pas de trace de la Rackgoule ! Je sens quelques papillons me remonter dans la gorge : elle a été dégagé ! On est enfin sorti de ce merdier !

Je me retourne vers l'avant avec un gros soupir d'aise : punaise... 'tsel... C'est FINI ! Terminé ! Réglé, traité, clos, accompli, achevé, mené avec suc... Ouais non, terminé c'est bien. Ta première mission en tant qu'agent, 'tsel ! Eheh. J'me dandine toute fiérote sur mon siège - inconfortable au possible - en laissant la navette gagner de l'altitude, pour l'extraire de cette jungle infâme. Allez, c'est parti les pépères, on rentre au bercail. Enfin... Si j'arrive à garder ce tas de ferraille en l'air ! Autant dire qu'il vaudrait mieux jouer à la lotterie. Pour l'instant, ça tient le coup, mon quitte ou double a fonctionné. J'ai bien entamé le plein avec mon coup de boost, mais maintenant, les moteurs sont bien chauds et il nous en reste assez pour faire le tour de cette planète. On a dû larguer un bon peu du contenu de la navette dans l'opération, mais je pense que personne va pousser pour qu'on fasse demi-tour pour aller à la pêche ! Je me rends compte, réflexion faite, qu'en réalité, on est loin d'être sorti de l'auberge. Ce truc n'a pas d'hyperdrive, et n'est clairement pas pensé pour les voyages spatiaux. Eh voilà, encore un espoir qui s'envole... Juron. Je regarde le tableau de bord, à tout hasard, en espérant trouver un truc sympa. Mais finalement, la fatigue est la plus forte, et je relève juste le nez sur la verrière et les nuages noirs qui défilent. Le vent nous malmène, mais on a maintenant assez de vitesse pour lui faire un pied de nez.

" Pffffffffouaarh. "

D'un coup, je manque d'air. Je sais pas pourquoi, alors que durant toute cette journée je suis parvenue à garder mon souffle... Mue par un besoin urgent, j'agrippe mon casque à deux mains et j'en extirpe ma tête. Mes cheveux sont collés de sueur et ma coiffure doit valoir le détour ! J'inspire avec force... mais l'air n'est guère plus frais à l'extérieur, en fait.

J'entends des pas, et Blad dégringole comme un flan dans le siège du copilote juste à côté de moi. Je lui jette un coup d’œil : il a l'air entier - enfin, pas plus en miette qu'avant, j'veux dire. Il a encore son bras bionique intact. J'en déduis rapido qu'il est parvenu à se débarrasser du monstre ! Bon, en même temps, est-ce que c'est vraiment surprenant ? S'il est Mando'ade ET gradé de la CSoche, en toute logique, non. Mais il a quand même l'air d'avoir dégusté : faut dire que je le remercierai presque d'avoir remis les trucs super chelous à leur place. C'est rassurant, de savoir que même les créatures les plus impossibles trouvent leur fin avec de bonnes vieilles méthodes ! Pas vrai ? Mon regard bleu-gris enregistre le sien et il ouvre la bouche pour me sortir quelque chose qui sonne comme une remarque ironique :

" J'ai des coordonnées à suivre pour toi, ça ne devrait pas être trop dur pour un pilote de ton talent... "

Je hausse un sourcil, pas très sûre de savoir si je dois me marrer ou lui coller une bonne baffe pour le remercier de se payer ma poire après une journée pareille. Je crois bien que tout est résumé dans mon regard : mais je préfère. Je crois que finalement, cette mission m'a enseigner que coller une baffe à certains moment peut coûter plus cher que d'attendre quelques minutes de plus et se sortir d'affaires...

"Ah. Pourquoi j'ai l'impression que c'est pas les coordonnées d'une cantina ? "

L'ordinateur de bord ingurgite les données sans brocher, et j'enclenche à nouveau le pilote automatique avec une certaine satisfaction. C'est pas que j'aime pas être aux commandes, mais là, tout de suite, j'ai juste envie de me caler dans mon siège et partir faire un tour au pays des rêves... J'ai l'impression qu'on m'a passé les jambes à la broyeuse. Bordel, ça faisait une éternité que j'en avais pas autant bavé ! Combien de kilomètre on a bien pu parcourir ? Aucune idée, mais mon corps m'indique qu'il va falloir remettre toutes les jauges à zéro si je veux espérer m'en sortir sans trop de dégâts. En parlant de dégât... Plus de grattements sous le crâne ! Plus de nausée ! Le mal de la jungle s'en est allé aussi vite qu'il est apparu ! J'me sens beaucoup plus légère : c'était peut-être la chose qui provoquait ça ? En tout cas, encore une Twi'lek que je regretterai pas.


Le vaisseau file tant bien que mal dans l'atmosphère moite et étouffante de Cato Neimoidia, laissant derrière nous la jungle - et notre vieil équipement de touristes par la même occasion. Quand le GPS reconnaît les coordonnées entrées dans le système, le nez de l'appareil pique vers le sol : de là, j'aperçois une sorte d'énorme propriété, avec un parc à faire pâlir les Naboo. Pas de doute : c'est bien la cible entrée par l'officier... Un palais neimoidien ? J'ai la curiosité qui monte en flèche. Qu'est-ce qu'un type comme ce Blad peut venir faire chez l'un des vert-de-gris ? Avec un fracas pas des plus élégant, notre vaisseau de fortune se pose dans le parc - saccageant du même coup quelques unes des plates-bandes bien arrangées.

Au sol, il faut pas trois heures pour que le service de sécurité se ramène. Faut dire qu'on a pas vraiment tenté d'être discret, pour le coup ! Ha, tu parles d'une mission secrète ! Bientôt toute la planète sera au courant qu'on revient d'un labo planqué dans la forêt ! J't'en ficherai de la super unité d'élite...

" Blad... C'est vraiment toi ? Depuis combien de temps on ne s'est pas vu ? Cinq ans ? Sept ans ? "

D'accord. Donc c'est bien ça, Beskar'boy nous a ramené chez l'un de ses petits copains ! Bon, j'vais pas me plaindre : la plupart des chasseurs de prime ont tout un tas de ce genre de "potes" aux quatre coins de la galaxie. C'est comme ça que ça marche, dans le milieu. Je souris, parce que pour une fois, je suis pas dupe. Le neimoidien a un vaisseau à nous donner ? Mais c'est parfait, ça ! Je commençais à désespérer de revoir cette chère Géonosis, tiens !

Je ricane en silence quand j'entends le gradé couper court à la conversation : il veut pas savoir ? C'est dommage, je suis sûre qu'on aurait pu trouver quelques raisons sympas de le faire chanter, le petit crapaud ! Faut juste se souvenir qu'on est tous crevés, crades et pas franchement en état d'essuyer encore un nouvel affrontement. On laisse donc monsieur à son trafic, et les droïdes nous lâchent la grappe. Billy a été déposé dans notre nouvelle navette et n'a toujours pas refait surface. Iroey n'a pas l'air de trop souffrir de son état - en même temps, ça souffre, une machine ? - et parvient à se hisser malgré son dos ouvert aux quatre vents. C'est assez cocasse à voir : c't'un peu comme si un type débarquait avec les tripes à l'air et vous saluait en mode "Salut, belle journée ?". Bah, je suppose qu'il se trouvera bien quelqu'un à la base capable de le rafistoler... J'espère pour lui, en tout cas !

Je monte à bord avec les autres, sans un regard en arrière pour l'hôte et cette planète rance aux odeurs de putréfaction. Au final, j'aurais pas cru dire ça, mais la chaleur écrasante et le sable de Géonosis me manquent. Vivement que je puisse recommencer à cracher mes poumons en courses dans le désert ! Toute cette flotte et cette boue m'ont lassé des pays humides pour un bout de temps...

Une fois installés et prêts à décoller, je me permets de me relâcher. Sur le siège à côté de Billy - qui pionce encore - je jette pèle-mêle mes armes, mon casque, et tout ce qui reste de mes rations de secours. Tout est trempé et dégueu : pas appétissant pour deux dataries, mais j'ai la dalle. Alors tant pis ! Je m'assois et j'enfourne vite fait le mélange vitaminé au goût de médoc, histoire de pas m'effondrer d'inanition si jamais on a des ennuis en route. Ce serait vraiment pas de bol ! Et j'ai suffisamment pris cher question incompétence pour pas vouloir en rajouter une couche.

Et quand on parle des ennuis, on en voit le nez ! A peine sorti de l'atmosphère, notre joli cargo flambant neuf se fait poursuivre ! Je regarde par les hublots, tant dis que Blad est à la barre : ce sont des vaisseaux neimoidiens. Les forces de sécurité planétaires ont pas l'air d'apprécier que notre matricule se ballade dans le coin... Pourquoi ça m'étonne pas ? Rien qu'à voir la tronche du vendeur, on aurait dû se douter que le mot "gratuit" cachait une bonne couche d'excrément à l'arrivée...

" Désolée, on est un peu pressé ! je réponds à l'espèce de crachotis incompréhensible du neimoidien de l'autre côté de l'émetteur radio, on se verra une autre fois ! Bye ! "

Ouais, parce qu'en fait, on vient juste d'enclencher l'hyperdrive, tu vois ? J'ai même pas le temps de couper la communication qu'on bascule en hyperespace, mettant une fin définitive à l'espoir des chasseurs de Cato de nous mettre le grappin dessus. Bon, ben, moralité : Cato Neimoidia n'est pas une destination spécialement accueillante. Sauf pour les stages militaires ! Là, j'avoue, je recommande. Avec un plaisir non dissimulé, je flanque mes deux bottes crasseuses sur le haut du tableau de bord et je m'enfonce dans le siège avec volupté. Un sourire satisfait barre ma figure de patchwork, même si je sens que ma tranquillité va être de très courte durée. Et ça ne loupe pas : on est pas en hyperespace depuis cinq minutes que le pilote décide que le moment est venu de taper la discute. Dans le genre "faut qu'on parle". Ah, j'te le fais pas dire, coco ! Au cas où tu l'aurais déjà oublié, tu me dois toujours un steack bien saignant.

Eh ouais Casse-Noisette, même après la tartine de peripéties dantesques qu'on s'est mangé, je l'ai toujours pas digérée, celle-là ! Autant te dire que le trajet risque d'être long ! T'aurais peut-être dû passer aux toilettes avant.




[Hrp : Thanks ! Et pour la conversation, je propose qu'on l'intègre directement dans notre prochain rp sur Geonosis]
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MessagePosté le: 08/01/2018 03:18:54    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Un pied vers l'avant, un autre qui prend le relais et va devant l'autre... Avec une poigne de fer incassable, le cyborg approche de la passerelle du vaisseau, la pluie et le vent battant maintenant contre le masque en duracier sur son visage. Son HUD affichant les dégâts critiques dans son dos, la machine voulut en finir le plus vite possible, s’apprêtant à la tirer dans le fond du gouffre malgré ses efforts vains pour se sortir de sa poigne. Malgré toute la force de la créature, celle-ci ne réussit pas à se déprendre, usant alors de ses pouvoirs occultes.

Un bruit métallique déchira la tempête, une autre alarme s'activant dans sa tête, celle-ci affichant que des bris majeurs son en train de s'effectuer. Iroey tourna vivement la tête vers la source de l'anomalie et y vit s’effectuer un phénomène trop similaire à ce qu'il a déjà vu auparavant. Cette chose peu utiliser la force ! Impuissant, le sergent ne put que voir sa main puis son bras se faire broyer, écraser et contorsionner. Son alliage en duracier hurlant alors que ce matériau pourtant utiliser pour du blindage de croiseur se fait remodelé et malmené par les forces sombres de la monstruosité derrière lui.

Avant que le prototype ne tente quoi que se soit, une puissante secousse propulsa le robot et la chimère hors de l’appareil. Sentant le temps ralentir autour de lui, Iro
regarda le vide sous lui l'envelopper, le droïde contemplant ses dernières minutes dans se monde se dessiner sous lui. Une rivière en furie bousculant les hauts fonds, les roches étant déplacées, arrachées au lit de la rivière, transformant tout en dangereux projectile sous-marin sans compter son poids énorme. Jamais il ne pourra survire a cette chute et vu l'état de son corps, l'eau détruira ses circuits internes pour voir aussi court-circuité ses organes artificiels. Même si le mode de survie de son corps se m'était en action, jamais ses coéquipiers ne pourraient revenir le chercher sous l'eau avec le peu d'équipement qu'ils ont en leur possession. Ainsi sa carrière s'achève aussi lamentablement, tout de son existence ayant été échecs... … pourquoi cette sensation de chute vers son inévitable mort lui est-elle si familière ? Autour de lui, un cockpit en flamme et une terre approchant à grande vitesse... Ses bras en combinaison spatiale tirent de toutes leurs forces sur les commandes de l'appareil pour redresser... Un amerrissage forcé ? Un choque violent se fit sentir derrière lui quand il atteignit l'eau et se fut à se moment qu'il réalisa que la rivière est encore très loin devant lui. Encore l'une de ses visions! Comment n'est-il pas mort !? Il n'eut pas le temps vraiment de regarder qu'une autre secousse se fit peu après, le corps mécanique de l'officier séparatiste étant de nouveau malmené celui-ci retombant lourdement contre la passerelle qui céda sous son poids, entraînant la créature avec lui dans les abîmes.

Le géant d'acier se sentit alors remonter, le séparatiste endurci ne perdant pas plus de temps pour s'extirper de son mieux du vide, se relevant aussitôt pour rester debout, silencieux et perdu. Il resta dans son coin de l'appareil pour ce qui est du trajet, entendant Blad et Azel discuter ensemble dans la poste de pilotage. Apparemment, le commandant unforgiven à une idée pour les sortir d'ici.

Cette idée les mena à une villa reculée et bien gardée, un comité d’accueil constitué d'IG-100 brandissant leurs armes vers eux! Restant en retrait, l'archétype se mit en position pour reculer vivement vers le vaisseau, précaution qui ne fut pas utile vu la suite des choses. Une vieille connaissance de Blad fit son apparition, celle-ci discutant brièvement avec l'officier supérieur de cette mission secrète, une entente étant rapidement conclue et les droïdes du neimoidien s'occupant de décharger la navette endommagée du trio pour l'amener dans un vieux cargo. Sous le regard perçant de l'héritier de Tericarax, les machines déplacèrent les archives durement acquises dans les profondeurs du monde vers la soute de leur prochain moyen de transport.

Les adieux étant déjà faits, le vaisseau décolla et se rendit rapidement en orbite de Cato Neimoidia. De là, la machine endommagée fit quelques pas, regardant Billy sur un siège bien attaché. Toujours en retrais des autres, le confédéré regarda vivement autour de lui et ouvrir le compartiment dans le blindage de ça hanche, regardant le datapad de son mentor. Ne pouvant pas y lire grand-chose vu les sécurités implémentées dessus, Iro le remit dans son compartiment secret et se dirigea vers le poste de pilotage, les deux mandaloriens s'empressant sur les commandes alors qu'une flotte de vaisseau local semble les avoir pris en chasse ! Ne sachant que dire de la situation, Iroey s'agrippa sur une rampe dans le corridor joignant l'arrière du vaisseau au cockpit. Après que le descendant de l'éternel est appuyer sur un levier, les étoiles s'allongèrent l'appareil disparut en vitesse lumière, distançant ses poursuivants du même coup.

Le plancher s'étant stabilisé, l'officier séparatiste fit quelques pas pour rejoindre ses frères d'armes, regardant droit devant lui. Son bras doigt gravement endommagé émis des étincelles et autres flammèches quand il voulut le bouger, le bruit de son cœur et de ses poumons étend très audible et voir même perturbant. Le militaire de fer ne put espérer qu'une chose au retour sur la planète mère. Que le haut commandement accepte de le remettre en état malgré le fait qu'il soi encore gravement endommagé. Sinon, il finira sans doute ses jours de là où il est revenu des morts : dans une décharge géonosienne, à rouiller et être oublié, son cerveau disséqué pour analyse ou bien détruit pour garder les secrets de la C.S.I. Dans sa mort. Dans son silence de mort perturbé par ses mécanismes à l'aire libre, ses pensées concernant son futur se voilèrent pour retourner sur ce qu'il a vécu au cœur de la terre. De nulle part, Iroey redressa son dos en piteux étant, sa colonne vertébrale mécanique se plaignant vigoureusement face à cette action. S'en suivit d'un mouvement de son bras droit militaire tordu et presque en morceau, celui-ci prenant la forme d'un salut militaire. Le brave cyborg dit alors :

-Commandant... Ce fut un honneur de servir à vos côtés pour cette mission... Le nom Unforgiven ne sera jamais oublié dans nos rangs...

Dit-il simplement, le sergent n'arrivant maintenant plus;à baisser son bras coincé dans cette position. Il dut bêtement le prendre avec sa main gauche et le tirer vers le bas, celui-ci émettant un bruit de perte de courant, son bras pendant maintenant mollement à ses côtés, complètement non opérationnels.

_________________________

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MessagePosté le: 24/06/2018 06:06:48    Sujet du message: Une mission dans le secret

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