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Une mission dans le secret
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Tericarax
CSI

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MessagePosté le: 13/08/2017 16:57:36    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

La salle où Ansikt venait d'entrer était spacieuse, quoi que sans lumière. Elle avait aussi été frappée par la perte de courant semblait-il. Juste à côté de l'entrée qu'il s'était ménagé par les conduits, un bloc de fer sans charme et sans finesse servait de bureau. Plus haut qu'un modèle classique, il avait probablement appartenu à une de ces espèces géantes arpentant la galaxie ; un humain l'aurait trouvé trop grand à son goût. Son manque de décorations ou d'ornements renforçait son aspect d'utilitaire simple, dépourvu de la moindre esthétique. Sur celui-ci reposait en silence un unique datapad. Plus épais que les modèles confiés à la garde du quatuor militaire, l'appareil était doublé de matériaux protecteurs divers, notamment au niveau de l'écran : c'était la précaution nécessaire, quand on pouvait l'emporter dans des manipulations expérimentales où les projections pouvaient ronger la peau comme les os avec la même aisance. Le datapad d'un chercheur en sciences appliquées, physique peut-être, chimie certainement.
Au centre de la pièce dormait un projecteur holographique. Il s'agissait de plaques de fer agencées en cône montant. Sur les côtés étaient gravés des symboles qui n'étaient ni du basic, ni du binaire. Il s'agissait d'une autre langue, dont la grammaire comme les symboles étaient indéchiffrables. Quoi qu'il fut éteint, le projecteur n'avait aucune sécurité ni précaution empêchant son allumage ; nul mot de passe pour en garder l'accès, nulle clef pour en protéger le contenu. Un simple interrupteur, à même les plaques, permettait de le lancer. En outre, juste à côté de l'interrupteur était une grande épine ; élancée comme une aiguille à coudre, quoi que plus large, elle semblait être un doigt, figé dans la pierre et poli. C'était probablement un stylet, également destiné à un individu qui était plus grand qu'un humain. Sur les murs, des croquis d'espèces multiples étaient accrochés. On trouvait ici le schéma d'un crâne prédateur difforme et cruel, aux yeux minuscules et au front bosselé et épais ; c'était une tête de Rancor. Les zones cérébrales étaient révélées par une coupe précise ; elles étaient identifiées dans des symboles à nouveau incompréhensibles, étonnamment similaires à ceux présents sur le projecteur. Là, encore, se trouvait le schéma de ce qui semblait être l'hybride d'un crustacé et d'un poisson ; le crâne était celui d'une baudroie, mais derrière les nageoires pectorales, le corps était segmenté, couvert d'un exosquelette. Sur la fin du corps se trouvaient en outre six pattes de crabe, et à la base de la tête pendaient deux longues antennes. C'était un prédateur de mer Opee. Là encore, la coupe dévoilait les organes, si ce n'était qu'elle montrait cette fois les organes digestifs, les viscères et les gonades. Plusieurs indications venaient encore avec le dessin méticuleux et d'une extrême précision, mais elles étaient toujours dans l'inconnu dialecte.

Les conduits qui avaient accouché Ansikt dans la pièce étaient devenus silencieux. Le ronronnement des - rares - ventilateurs encore fonctionnels s'était fait lointain, un complot inaudible et distant qui posait un tapis sonore continu d'angoisse. Plus que le silence les sons à peine audibles et lointains étaient plus inquiétants ; ils ne donnaient que le soupçon d'une présence, mais ni sa proximité ni sa direction. L'abomination du laboratoire était-elle apte à se déplacer dans le silence le plus parfait, sans quiconque pour l'entendre et nul pour la voir ?

Privé d'alimentation, le projecteur ne livra hélas pas son contenu. Le datapad, lui, était toujours utilisable ; il n'était guère complexe de l'allumer. Il projeta immédiatement une image en de vives nuances de violet, aveuglantes après avoir passé tant de temps dans le noir. La couleur était certes brûlante, mais elle révélait également la pièce sous un jour nouveau ; les ombres s'étendaient, les croquis devenaient comme plus menaçants. Il n'était guère étonnant qu'on préfère le bleu ou le vert dans les hologrammes : l'améthyste sombre était un linceul sinistre et stressant, aussi bien pour les iris que pour les nerfs. Du reste, l'écran s'allumait sur plusieurs sections. Certaines, plus sombres, étaient bloquées : dès qu'on tentait d'y accéder, une fenêtre se mettait à réclamer un mot de passe et l'insertion d'une « datacarte » pour déverrouiller l'accès. C'était le cas de plusieurs dossiers. Ils portaient les noms de « WarpStone », « Nekrosis » et « Sgimund ». Sur le côté, un message clignotait périodiquement : « Rétablir alimentation ». Il n'y avait qu'une section accessible sans protection. À l'intérieur se trouvait un dossier unique, nommé « Frost » ; un fil de discussion se déroula, sitôt le dossier ouvert.

« 
Sujet : Toxine
De : Dr. Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM

Cher collègue,

J'ai lu dans votre récente publication dans la Chronique Galactique que vous aviez synthétisé un sérum contre le venin des Vornskr. Le centre hospitalier de Duro est très intéressé par votre découverte, qui pourrait mener à de nouvelles débouchées en matière de santé et de recherches pharmacologiques. Pourriez-vous nous fournir plus de détails au sujet de celle-ci ? Je comprendrais naturellement si vous souhaitiez déposer un brevet avant cela. Il est également possible que cette recherche soit partagée avec les centres sur Corellia et même les mondes républicains. Je comprendrais également si vous souhaitiez conserver ces connaissances en terres séparatistes...

Cordialement,

Dr. Frost Miller.


---------

Sujet : Re: Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr. Frost Miller
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM

Bonjour docteur Frost.
Je ne compte pas déposer de brevet sur cette découverte, qui est plutôt le respect des protocoles standards qu'une véritable percée ; le mécanisme exact de la toxine, voilà où se trouve la découverte, non pas dans le sérum, qui a été synthétisé dans le respect le plus strict de la méthode scientifique habituellement employée en la matière. Les détails de son mécanisme exact figurent déjà dans la publication que vous évoquez et n'est pas plus soumis à un quelconque brevet (percer à jour un fonctionnement et le breveter n'a aucun sens. Une aberration de système qui ne représente rien de la portée intellectuelle scientifique). N'avez-vous pas eu le temps de la consulter ? Je ne vois pas d'inconvénient à éclaircir quoi que ce soit à son sujet. En outre l'affiliation des malades est absolument sans importance. Républicains ou séparatistes, un venin est un venin. Nous avancerons bien plus en le testant et en l'administrant à une échelle galactique, quoi qu'il advienne. Les sciences et la politique ne sont pas des domaines qu'il est pertinent de mélanger, à moins de vouloir ralentir terriblement les premières au futile profit des secondes.

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Sujet : Re : Re : Toxine
De : Dr Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM


Cher collègue,

C'est avec plaisir que je lis vos mots. Vraiment, si tous les chercheurs et les gouvernements pouvaient vous entendre...Enfin, nous ne sommes pas ici pour parler philosophie. Donc, au sujet de votre publication, je l'ai lue, oui, mais je n'ai malheureusement pas pu la parcourir en profondeur : nous sommes en ce moment assez pris dans nos centres. Nous travaillons sur un vaccin pour le Bacille Bleu, qui a refait surface sur certains mondes de la bordure médiane, mais j'ai pensé toutefois que votre découverte méritait d'être apportée à l'attention du monde pharmaceutique.

Cordialement,

Dr. Frost Miller.

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Sujet : Re: Re : Re : Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr. Frost Miller
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM

Rebonjour docteur.

En étudiant la toxine, j'ai découvert qu'elle n'avait jamais été nommée formellement jusque là. Par égard pour son origine, je l'ai appelée lupotoxine. Il s'agit comme vous le savez déjà d'une neurotoxine virulente, produite dans la queue de l'animal, qui possède un dard. Elle n'est pas d'origine bactérienne je pense, ceci pour une raison simple : la lupotoxine est hypervariable. Des Vornskr vivants et morts que j'ai pu étudier, j'ai déterminé qu'il en existait plusieurs types. Chaque type a des zones d'action différentes, donc des effets sensiblement différents. En particulier, c'est la virulence des symptômes qui est en jeu. L'α-lupotoxine inhibe les récepteurs cholinergiques nicotiniques. Comme vous le savez, ces récepteurs sont utilisés dans le système nerveux central pour le contrôle des mouvements volontaires, mais également la mémoire, le sommeil, l'anxiété et plus notablement la douleur. Ainsi, l'α-lupotoxine agit sur les nerfs et les muscles. S'agissant de la forme la plus puissante du venin, il convient de se concentrer en priorité sur elle ; les autres formes sont finalement des dégradés de l'α.
Les symptômes, vous le savez, sont la paralysie du sujet. Il demeure conscient, mais c'est une lente agonie. Il a été observé sur Myrkr que chez un homme adulte, une injection suffisait à paralyser pendant 48h. Le plus fascinant est l'action de la lupotoxine après son injection. En allant se fixer sur les récepteurs, elle inhibe la production de protéines clefs aux mécanismes du mouvement et de la douleur, il est vrai. Cependant, il est incorrect de parler d'inhibition totale ; les récepteurs ne sont pas inutilisés. Les sujets présentent une montée croissante de l'angoisse, avec tous les signes cliniques, tant sur les bilans cardiaques que sanguins, qui l'accompagnent. La lupotoxine stimule les récepteurs nicotiniques pour entraîner une montée de l'angoisse, tout en paralysant la victime. L'agonie s'achève en général deux jours plus tard lorsque la peur atteint un stade critique : arrêt cardiaque. Cependant, j'ai noté que dans les formes plus faibles, comme l'ω-lupotoxine, les signes de peur n'étaient pas présents ; certains peptides manquent sur les dérivés, si bien que le pouvoir d'action est moindre. Mon hypothèse est que l'angoisse du sujet lui donne une odeur bien plus aisée à repérer dans les denses forêts de Myrkr. C'est un trait né de l'hypervariabilité de la lupotoxine, mais qui a été conservé, car désirable pour la chasse. La paralysie, de même, est demeurée car elle confère un avantage certain au prédateur.
Mon autre hypothèse est que cette hypervariabilité est un mécanisme pour empêcher la proie de développer une véritable protection. Cette barrière peut cependant être aisément contournée ; dans notre cas, vous savez fort bien qu'il suffit de mélanger le sérum à de l'ambori pur, puis de les exposer à un rayonnement ultraviolet pour dégrader les peptides.
C'est sur cette base que j'ai pu traiter les victimes sur Myrkr. Une fois le sérum composé – ainsi que dans les procédures habituelles, je n'ai rien à vous apprendre là-dessus, vous connaissez même ce domaine mieux que moi à n'en pas douter, j'ai simplement constitué plusieurs dégradés de celui-ci, afin de créer un antivenin qui puisse toucher le plus de formes de lupotoxines simultanément.
Le contrecoup de l'antivenin est une anesthésie manifeste : le sujet est détendu à la perfection et plongé dans un sommeil pouvant varier d'une heure à huit selon la quantité injectée et son métabolisme. De même, l'angoisse disparaît complètement.



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Sujet : Re : Re : Re : Re : Toxine
De : Dr Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 12/7/9 ABM


Cher collègue,

Merci de vos précieux éclaircissements ! Cette toxine pourrait donc servir pour les anesthésies lors d'interventions chirurgicales. Avec vous noté une dépendance ? Seriez-vous prêt à vous déplacer dans les mondes du centre pour exposer vous-même son fonctionnement lors d'une conférence ?

Cordialement,

Dr. Frost Miller.


--------

Sujet : Re : Re : Re : Re : Re : Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr Frost Miller
Type : Message
Date : 12/7/9 ABM


Bonjour docteur.

Aucune dépendance n'a été notée. Les sujets malades ont été hospitalisés à Géonosis, suite au choc de la paralysie, mais leur organisme est, de ce que le personnel médical a accepté de me transmettre, tout à fait stable au regard de la lupotoxine.

Je ne vois aucune objection à exposer les mécanismes et les subtilités de ce venin à un public averti.Vous devez cependant savoir que je ne suis pas toujours très disponible, car souvent sollicité pour des affaires de la Confédération.

 »

Sur ces mots s'achevait la discussion.






Dans les couloirs muets et peints de rouge s'agitait bel et bien une forme ; la lumière et la distance ne permettaient point d'en discerner les contours, seulement une agitation, un mouvement répétitif. La forme bougeait, oui, battant des bras. Le mouvement était saccadé, car elle se tenait haut, perchée au plafond. De loin, on eût dit des bras, qui s'extirpaient d'un conduit ; ils cherchaient, avide, à saisir quelque chose qui n'était pas – plus là, battant frénétiquement l'air. On distinguait avec le son de pistons, le crissement d'articulations mécaniques. Ou peut-être la forme tentait-elle de s'extirper des conduits ? L'éclairage de piètre qualité jetait plus de confusion qu'il n'apportait de certitudes. Soudain au loin, une porte claquant ! Le son venait des étages supérieurs...Ou inférieurs ? Il était si difficile de juger, dans ce labyrinthe de fer sans sens...

Sous la pulsation cardiaque des gyrophares silencieux au plafond, le duo parvint vers la forme s'agitant dans le noir. Ce n'était pas une créature immense tentant de s'extirper des conduits ; ce n'étaient pas des bras avides à la recherche d'une proie longtemps disparue. C'étaient les restes d'un corps droïde ; la moitié supérieure et tout son torse avaient été arrachés, laissant seulement le bassin et les jambes ; et par les fils pareils à des intestins qui avaient autrefois lié les hanches au reste, il était pendu au plafond, en une blague cruelle et sadique. Il agissait futilement ses jambes, comme un pendu se débattant pour tenter d'échapper à son destin ; mais il était déjà mort. Ce n'était que par un miracle de l'électronique que ses deux membres s'agitaient encore. Il s'éteindrait à jamais quand l'énergie aurait déserté ses dernières batteries. Un autre oublié dans son purgatoire silencieux.

Le sol au-delà était toujours jonché d'un terrible désordre ; des boîtes, outils, meubles encombraient le passage, comme figés dans le dérangement d'une ultime émeute de la vie contre le néant qui l'attendait avidement. Les fournitures comptaient l'histoire d'une panique subite et d'une fuite, d'une retraite désespérée et ultimement futile ; au détour d'un couloir, ils parvinrent face à des sacs de sable, répartis tout le long du sol. C'était le matériel habituellement utilisé pour construire des couverts, duquel on pouvait mitrailler l'ennemi en écartant un minimum les risques de représailles. L'état des barricades livrait la suite de l'histoire. Plus important, plus capital : au bout de l'allée se trouvait une porte. Elle était composée de deux battants épais, qui se fermaient horizontalement. Surtout, ceux-ci étaient entre-ouverts ; avec un effort suffisant (quoi que colossal), le duo pourrait libérer l'accès sans difficulté.

Or de l'autre côté y découvrirent-ils, à la lumière de leurs torches, un grand dispositif. Il s'agissait d'un cylindre, dans lequel flottait une sphère luisante. Autour de celle-ci, de multiples anneaux concentriques servaient sans doute à récolter l'énergie, fût-ce par analogie à des turbines ou par une induction spécifique et étonnante. Cependant, ils étaient immobiles. Autour de la grande cage en plastoverre, des tuyaux sortaient du sol, se répartissant probablement pour alimenter l'installation, mais deux d'entre eux étaient déchiquetés, arrachés par une fureur telle que les adaptateurs sur leur cylindre mère avaient eux-aussi été détruits. Le duo de mandaloriens avait localisé le noyau énergétique. Sur le côté se trouvaient plusieurs consoles et écrans. Certains étaient brisés, lâchant des gerbes d'étincelle qui venaient iriser les grosses touches des claviers mécaniques. Cependant, un écran encore était valide. Il ne réclamait qu'une main un peu experte pour être exploité. Sur celui-ci, on pouvait lire « Alimentation portes. »

Les calvaires de l'équipe touchaient peut-être à leur fin ?




• La fin approche. Soyez courageux.

_________________________

Casier d'un Kaleesh

Histoire d'un séparatiste

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MessagePosté le: 13/08/2017 16:57:36    Sujet du message: Publicité

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Ansikt
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MessagePosté le: 16/08/2017 22:38:18    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

J’avance avec une infinie précaution dans les conduits, suivant avec assiduité le plan que je me suis imposé. Mes pattes ne laissent qu’un bruit très léger derrière elle dans les conduits, à peine perceptible malgré le silence régnant autour de moi. Les oreilles à l'affût, je progresse lentement. Aucun son depuis tout à l’heure. Me suis-je trop enfoncé dans le laboratoire, ou une autre attaque mentale m’a fait perdre mon ouïe sans que je m’en rende compte ? Non, ça serait impossible. Je m’en serais rendu compte… Et pourtant… Mais si je fais trop de bruit, je pourrais me faire repérer. Après tout, l’Abomination pourrait être capable de se faufiler dans les conduits comme je le fais actuellement. Ca serait incroyablement stupide de gâcher mon avantage ainsi. Et pourtant…

Un grincement dans les conduits me fait sursauter, manquant de me faire me cogner avec la paroi supérieure du conduit. Mais ma peur se mêle à une espèce de soulagement. Non, je ne suis pas sourd. Cependant, la menace n’est pas encore écartée. Je me résigne à continuer, à pas plus pressant, me focalisant sur mon trottinement un peu plus bruyant. Je vais devenir fou si je fais de vieux os ici…

Finalement, le conduit s’arrête. Pas d’embranchement, pas d’autre possibilité. Je suis arrivé ? J’ai pris tant de temps que ça ? Je risque ma tête hors de l’ouverture. Une grande pièce se découvre à mes yeux. Il n’y a aucune lumière, mais cela ne me pose pas de problèmes sous cette forme. L’endroit est très sobrement décoré, si l’on peut encore parler de décoration. Chaque objet semble plus être présent pour son utilité pure que pour son esthétisme. Mais cela ressemble effectivement à un bureau, je suis peut-être au bon endroit. Pas de mouvement, pas d’odeur étrange… Je profite d’une armoire pour descendre sans soucis.

Une fois au sol, je me rends compte de la taille de chaque meuble. Rien n’ici n’est aux standards humains. Ni le bureau, ni le projecteur qui trône au centre de la pièce. Ce dénommé Tericarax, le propriétaire de ce laboratoire, était donc plus grand qu’un humain. Quelques souvenirs diffus de la conférence de presse me reviennent. Malgré la piètre qualité de l’enregistrement du droïde, on pouvait reconnaître une forme bipède, mais pas humaine. Peut-être une autre espèce qui ne me vient pas à l’esprit ? Ou un cyborg ? Iroey pourrait avoir l’air humain, de loin. De très loin. Quoique…

Je remarque des dessins accrochés aux murs, et y reporte mon attention. Non, pas des dessins… On dirait plutôt… des croquis ? Ou des schémas. Seul soucis : les annotations sont écrites dans des symboles qui me sont inconnus. Un langage secret, codé, ou une langue que je connais pas ? Dans tous les cas, je n’ai pas le temps ni l’envie d’essayer de le décoder. Les informations présentées ne vont pas être vitales de toute manière. Je crois reconnaître un Rancor, mais c’est bien tout. Et, si jamais il y avait une quelconque donnée sur l’Abomination, je serai incapable de la lire. Tant pis.

J’inspecte le projecteur au centre de la pièce. Pas de câbles apparents, pas de piège non plus. Quelque chose y est accroché, mais ne ressemble guère à un levier. Dans le doute, j’appuie légèrement dessus. Sans effort, l’objet tombe de son réceptacle, et roule un peu une fois au sol. Ainsi présenté, il ressemble plus à un pointeur, ou un stylet. Rien de trop intéressant, donc. J’appuie sur le bouton d’allumage du projecteur, mais rien ne se passe. Le dispositif n’a pas été épargné par la coupure de courant. Dommage, j’aurais peut-être pu trouver quelque chose.

Je fais un petit tour de la pièce. D’autres schémas, d’espèces que je ne reconnais pas, malgré le niveau de détail de ces derniers. La porte est scellée, également touchée par l’absence d’électricité. Je ne crois même pas que je veuille sortir par là. Qui sait quels dangers guettent ? Après tout, il pourrait bien y avoir d’autres bestioles en captivité, ravies de profiter de leur liberté nouvelle, errant sans but dans les couloirs de ce dédale. Mon ouïe ne m’avertit de rien, autant que mon odorat, mais ces deux sens ont déjà été trompés par le passés. Mieux vaut rester vigilant.

Il ne me reste qu’une chose à vérifier. Je bondis avec grâce mais sans gêne sur ce qui semble être le bureau de la pièce, sur lequel siège un objet plat. Le voyant de plus près, je me rends compte que c’est un datapad, avec une coque particulièrement renforcée. Même l’équipement militaire que nous avons reçu n’est pas aussi protégé. Qu’est-ce qui pourrait justifier une telle protection ? Tericarax était-il particulièrement précautionneux et méfiant, ou alors les expériences autrefois menées ici justifient un tel degré de prévention ?

Malgré cela, l’objet reste utilisable. Mes pattes de félin sont suffisamment pratiques pour ne pas justifier un changement de ces dernières, et le datapad s’allume, inondant la pièce d’une lumière violette qui me fait avoir un mouvement de recul pour protéger mes yeux. Je reste quelques instants ici, une légère sensations de brûlure sur mes pupilles. Rien de dangereux en soi, mais l’environnement dans lequel il se trouve n’est pas des plus favorables. Un instant d’inattention pourrait me coûter cher. Ainsi illuminée, les détails de la pièce s’affirment, pour au final accentuer le côté froid et sans vie du mobilier.

Après un léger temps d’adaptation, je reviens sur le datapad, mais cette couleur violette me perturbe. Je ne savais même pas qu’il en existait de tels. Ce n’est pas la couleur la plus agréable à regarder non plus, surtout dans ces conditions… Mais bon, passons outre. Plusieurs sections s’affichent. Certains illuminées, certaines grisées. Des soucis d’accès, certainement. Je choisis également de baisser la luminosité de l’appareil, constatant qu’il n’est pas complètement chargé. Mieux vaut essayer de le faire tenir le plus longtemps possible : je ne sais pas ce que je peux y trouver.

Des dossiers s’affichent, tous bloqués. Même si les noms ne me disent rien, c’est frustrant : et si une information capitale s’y cachait, sans que je puisse y accéder ? Frustrant, mais je n’y peux rien. J’ouvre le dernier dossier, et me mets à lire. Un coup d’oeil sur la date me révèle que la conversation suivante date d’environ deux mois. Ca concorde avec ce que je pense savoir sur Tericarax. Je me mets à lire le contenu de « Frost ».

C’est une conversation entre deux scientifiques, à propos d’une toxique d’un Vornskr. Mh mh… Différentes toxines… Différents remèdes… Les effets me rappellent la vision que j’ai eu, mais je n’ai pas eu contact direct avec une autre bête que l’Abomination. Et encore, elle ne m’a même pas touché. Ca me semble improbable, mais c’est toujours possible. Tester le sérum dans différents hôpitaux…Et… c’est tout ? Mais…
Je suis… déçu. Mais, en y réfléchissant… Je ne sais pas pourquoi. Pourquoi suis-je déçu de ne rien trouver ? Tiens, même : pourquoi je suis venu dans les quartiers du propriétaire du laboratoire, alors qu’une monstruosité rode et qu’il faudrait mieux que je me tire le plus vite possible ?

Je reste quelques instants le regard vide, à sonder la vacuité de ma raison ici, cherchant pourquoi j’ai pris cette décision à ce moment là. N’y arrivant pas dans l’immédiat, un sentiment de frustration m’envahit. Rien ! Il n’y avait rien ! Rien d’utilisable. Même pas quelque chose !

Mais oui, c’est ça. C’est ça que je cherchais. Quelque chose .

Je n’avais aucune idée en tête. J’ai vu le nom de Tericarax, et j’ai imaginé que tout serait dans ses quartiers. Des informations secrètes, des réponses à mes questionnements, l’origine de l’Abomination, une manière de la tuer… Une raison pour laquelle nous nous retrouvons ici et pour laquelle Alduin est morte. Mais, non. Rien. Il n’y a rien. Et c’est normal.

Je reste sans rien faire quelques instants, mais laisse finalement échapper un léger soufflement de narines, qui s’enchaîne ensuite sur un petit rire, de plus en plus grave et fort, jusqu’à arriver à un ricanement sinistre et hystérique raisonnant à travers les conduits, faisant fi pendant un moment de toute notion de survie. Rien ! Il n’y avait rien ! Rien de tout ceci n’a de sens ! Cette créature n’a aucune raison d’être là ! Il est mort pour rien .

Le ricanement se mue en un hurlement de rage, et je me mets à frapper autour de moi sans réfléchir. J’arrache un schéma par ici, envoie voler la stylet du projecteur, mais ma colère passagère ne fait pas plus de dégâts que cela. La pièce est trop vide pour faire de réels dégâts. Toujours aussi frustré, j’essaie de me calmer, et remonte sur le bureau pour m’y asseoir, essayant de reprendre mes esprits. La respiration forte, je lorgne sur le datapad à mes côtés. Je ne l’ai pas touché, et, de toute manière, vu sa coque, il n’aurait pas été très endommagé. Je le fixe quelques instants, et une idée me vient. Non, pas pour rien.

Je m’approche de l’appareil, et y retire la fine pellicule poussiéreuse qui s’y était déposé depuis l’abandon du laboratoire. Avec une infinie précaution, je mets le datapad dans ma gueule, et remonte dans les conduits. Ma venue si bas n’aura pas été vaine, je le refuse. Et je refuse également qu’il ait disparu pour rien. Disparu… Sérieusement, comment est-ce possible ? Un Derriphan ! Un @£*!&% de Derriphan ! Un créature faite de Force et de côté Obscur ! A peine blessé par des blasters, avalé comme un moins que rien par une erreur de la nature ! Il aurait fallu quelque chose pour annuler l’intangible, c’est imposs…

Je m’arrête dans le conduit, comme si une lumière venait de s’allumer dans ma tête. Annuler la Force ? J’ai déjà vu cela quelque part… mais où ? Fouillant mes souvenirs, je me remets à avancer dans les conduits, sans plus me concentrer sur ma route. Où ? C’était récent, j’en suis sur… Mais pas sur ce datapad… Allez, cherche… Ah ! Celui qu’on avait lu, là où l’air était difficilement respirable… Isalamari ? Ysalri ? Bah, tant pis ! Mais les scientifiques des messages disaient qu’ils avaient le potentiel d’effacer la Force ? Ou alors ce n’était que supposition ? Mais je n’ai pas d’autre meilleure explication…

Je m’arrête un instant. Attends. Non. Ca n’a pas de sens. Comment une Abomination comme celle qu’on a vu pourrait avoir ce genre de capacité. Ca ressemblait à une Twi’Lek. Horriblement mutée, certes, mais une Twi’Lek tout de même. La créature dont ils parlaient n’était pas une Twi’Lek, ni une forme de parasite, de mémoire. Ou alors…

Je lâche le datapad, qui émet un petit bruit métallique en touchant le sol du conduit. Et si ces scientifiques fous avaient fait s’hybrider différentes espèces, et que ça avait loupé ? Ou pire, réussi, et que ça s’était retourné contre eux ? Mon poil se hérisse à cette idée. J’avais développé une once de respect pour ce Tericarax en lisant sa conversation avec ce « Frost », mais s’il a commandité et coordonné la création d’une pareille abomination… Erk. Est-ce que ses recherches valent le coup d’être remises en surface ? Ne valent-elles pas mieux à pourrir ici, parmi tant d’autres ?

Ou alors les scientifiques l’ont fait sans son accord ? Après tout, certains messages semblaient indiquer que les scientifiques avaient une certaine part d’autonomie. Auraient-ils pu le faire en cachette ? Non, c’est stupide. Comment auraient-ils pu cacher quelque chose de ce genre ? Tericarax était forcément au courant. Ou un de ses larbins haut placé. Et des scientifiques étaient d’accord pour perpétrer ce genre d’actes, sans remettre en cause l’autorité. Dans tous les cas, quelque chose de mal s’est produit ici. Et si les recherches dans ce datapad sont du même acabit, ne vaut-il mieux pas les laisser ici, dans un conduit miteux ? J’ai bien senti les ambitions de la créature : elle en voudra plus. Toujours plus.

De plus, ce raisonnement ne me semble pas tout à fait incohérent. D’après la description d’Azel, les Rakgoules sont de sacrées saloperies. Et pourtant, Iroey en a bien offerte une à Tericarax, qu’il a accepté. Une bête pourtant si dangereuse, apparemment, certainement pour faire des expériences, ou au moins en apprendre plus dessus. Après… si je reprends l’histoire du remède, il a bien choisi d’étudier les Vornskr pour en faire un remède, et n’a pas refusé à le distribuer au plus grand nombre… peut-être aurait-il voulu étudier les Rakgoules pour essayer de trouver une cure à leur agent pathogène ? Mais comment puis-je en être sur ? Et comment être sûr que tous les scientifiques qui pourraient tomber sur ses recherches auraient les mêmes repères éthiques ?

A y repenser, il faut que je me méfie d’Iroey… Il semble complètement obnubilé par le scientifique… Et il n’a pas fui devant l’Abomination… Courage, stupidité ? Ou alors il la connaissait déjà, savait qu’il ne risquait rien ? Voire pire, qu’elle serait sous ses ordres ? Après tout, je n’ai revu ni l’un ni l’autre. Quoique. Non. C’est normal. Je me suis caché, je suis sans mon datapad, je ne peux pas savoir. Mais tout de même, il est louche… Et il n’a pas hésité à se précipiter sur les archives quand il l’a pu… Si je n’avais pas été attiré par ce bruit de lutte, sa négligence m’aurait coûté ma peau…

Je réfléchis… je réfléchis… et au final, je n’avance pas. Qu’est-ce que je peux faire de ce datapad ? Remarque, le seul dossier « ouvrable » était une conversation. Et s’ils étaient tous pareils ? Que des conversations ? Importantes, certes, car peut-être ses dernières paroles avant sa mort déclarée, mais pas de quoi créer un destructeur de mondes ? Quoique, l’échange de messages avait tout de même un sujet très scientifique… Mh…

Je reprends le datapad dans ma gueule, faisant usage d’une infinie précaution pour ne pas le recouvrir de bave en même temps. Il faut que j’avance, peu importe ma décision. J’ai encore un bout de chemin à faire, je pense. De toute façon, presque tout est protégé par une datacarte : je doute que quelqu’un puisse passer outre si facilement. Et, si jamais je me décidais à le prendre, je peux toujours le garder pour moi…

Quelques minutes plus tard, une odeur me fait m’interrompre. Métal… Mais aussi chair. Méfiant, je renifle doucement. Chair… Chair humaine. Et cette odeur spécifique ...

Les mandaloriens. Les deux rentrés avec moi dans ce laboratoire, en tout cas. Ils semblent proches… Sur ma...gauche ? Oui, gauche. Si j’avance encore un peu, peut-être…

Distrait par l’utilisation inhabituelle de mon odorat, et sans avoir eu trop le temps de réfléchir à propos de si je voulais les revoir, je sens le sol du conduit se dérober sous mes pattes. Un défaut, ou une faiblesse de construction, accentuée par l’état actuel du laboratoire. Dans tous les cas, me voilà à chuter de deux ou trois mètres. Par réflexe, j’arrive à me retourner, et atterrit plus ou moins silencieusement sur mes pattes, le datapad et le reste de mon corps sans autres dégâts. Enfin, presque. L'atterrissage était moins agile que prévu - il faut croire que je n’avais pas pris cette forme depuis trop longtemps - et ma patte me fait mal quelques instants. Rien de grave, normalement, je suis plus solide que ça. Mais je ne vais pas pouvoir courir pendant quelques minutes, en plus d’être un peu sonné par la chute.

Le véritable problème, en revanche, est que les mandaloriens vont dans ma direction. Je retourne vers eux mes prunelles luisant dans l’obscurité. Oui, ils arrivent. Ils peuvent peut-être même déjà me voir. Moi, un félin sombre avec une grosse crinière, deux iris ambre les fixant depuis la pénombre, quelque chose dans la gueule et un semblant de manteau déchiré de leur ex-compagnon sur le dos. Cela n’augure rien de bon pour moi.

Trop tard, ils sont déjà là. Azel m’a déjà remarqué, et lève sa hache. Si je fuis, elle me poursuit, et l’autre m’abat. Réfléchis, réfléchis, réfléchis… Un moyen de temporiser… Et si je parlais… non… Ils pourraient reconnaître ma voix… Quoique, je pourrais la modifier… Déjà ainsi, ma voix est totalement différente de celle de Billy… Mais je ne peux pas prendre de risques ! Et si je parle, ils pourraient se méfier de moi, penser que je leur mens (ils n’auraient pas totalement tort, remarque), et vouloir m’abattre à la première occasion. Ou alors poser des questions, demander mon espèce… Je ne suis pas du tout dans une position avantageuse… Dans le pire des cas, ils essaient de m’abattre immédiatement.... Dans le meilleur des cas, je sors avec eux, mais je suis obligé de garder cette forme pour toujours avec eux… non, trop dangereux. Et peut-être qu’ils pourraient se dire que je suis un changeforme… Ou croire que je suis une bête intelligente qui a tué leur ex-compagnon pour piller son manteau. Rah ! Comment est-ce possible que je n’ai AUCUNE bonne situation ? Me suis-je attiré les foudres d’un dieu malveillant, ou suis-je le jouet d’une entité supérieure qui s’ennuie un peu trop ? Je ne crois pas vraiment aux divinités, au destin… A la Force, mais c’est bien tout. Et pourtant parfois, je pourrais me questionner.

Allez… Réagis… Tu n’as pas une éternité…

Je choisis finalement l’option “bête idiote avec un objet trop important”, aussi par manque de temps pour réfléchir. Je lâche délicatement le datapad par terre, accompagné par quelques gouttes de bave. Avec lenteur et précaution, je fais un mouvement volontairement gauche et allume le datapad. Avec la luminosité au minimum, il n’est plus aussi aveuglant, mais révèle tout de même mon visage félin. Je regarde un instant les mandaloriens, puis pousse délicatement le datapad avec mon museau, comme une invitation, puis recule de quelques pas, en lisière de la lumière, attendant qu’ils en lisent le contenu. Pas de mouvement brusque, rien pour les affoler ou les faire paniquer. Il sont certainement à cran. Il me faut du temps, une diversion, quelque chose. Et, dans le pire des cas, mieux vaut que le nouveau propriétaire de ce datapad soit l’un d’eux qu’Iroey. Avec un peu de chance, ils vont me prendre pour une bête intelligente, et me laisser partir, voire me laisser l’opportunité de redevenir « Billy ». Au moins ne pas attaquer sur le champ. Eh. Je peux toujours espérer. Je n’ai plus que ça, de toute manière.


Pour la forme de Gurlanin d'Ansikt, la description de mon dernier post est normalement suffisante, même s'il ne s'est pas embêté à enlever le manteau (maintenant déchiré) qu'il avait en tant que "Billy". Si vous voulez une image, on est à mi-chemin entre mon image de profil (pour le collier) et ça http://pre03.deviantart.net/80e1/th/pre/i/2014/059/c/b/star_wars_republic_c…

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Blad Demeci
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MessagePosté le: 17/08/2017 18:31:58    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

" Euh… Ok. On sait où elles sont, ces consoles ? Parce que vu la taille du bâtiment, on peut les chercher longtemps."

La question d'Azel n'était pas si bête que ça, mais Blad ne prit pas la peine d'y répondre pour autant. Le Major estropié avait désigné une direction, c'était la seule piste à suivre, inutile d'en discuter davantage. D'autant plus que l'officier avait donné ses ordres : go. Le soldat au bras bionique couvrait donc le fantassin armé de sa puissante hache. Le duo était solide, sur le qui-vive. Même après toutes ce chemin parcouru, les Mandaloriens semblaient bien éveillés. En réalité, les bras commençaient à s'engourdir et des courbatures tiraillaient les mollets du Commandant. Il n'y avait que le mental à présent, qui était capable de maintenir les unités présentes en alerte.

Lors d'une courte pause, Azel tente de joindre Billy, en vain. Presque synchro, Iroey fait parvenir un message au duo Mando'ade : la créature qu'il combattait venait de lui échapper. Blad fronça les sourcils et soupira, les nerfs de plus en plus à vifs. La mission était déjà un fiasco, et voila que les choses acquises venaient à disparaître. Au moins l'équipe avait récupéré des données importantes, il fallait maintenant s'évertuer à bloquer tous les accès de cet endroit maléfique.

Le tandem de Mandalore poursuivit son avancée dans les dédales sans lumière. La torche de Blad éclairait les pas d'Azel, quand celui-ci s'attarda sur un détail en hauteur. De loin, il aurait cru voir un individu humanoïde faire des signes avec ses bras, perché au plafond. En réalité, il s'agissait d'un misérable droïde décarcassé en deux, dont les jambes bougeaient encore. Décidément, les monstres locaux devaient aimer la ferraille... Le borgne eut un sourire en coin suite à cette petite confusion. C'est vrai : qu'est-ce que ferait franchement un rescapé dans cette position? A part moisir et mourir de faim, pas grand-chose.

Le décor semblait être la même continuité de matériel divers et varié, devenu obsolète dans ce cimetière technologique. Pourtant, au bout d'un énième passage parmi les décombres, Blad vit enfin quelque chose d'intéressant : un amas de cylindres se rejoignant en un point, le tout ressemblant fortement à un générateur ou quelque chose du genre. Pas de doute : l'équipe était arrivée à son objectif.

"Ok, c'est ici que tout se joue."

Ponctua le vétéran de guerre, s'approchant à pas de loup de la dite alimentation. Soudain, il fit volte-face, Azel venait de lui signaler quelque chose, littéralement. Face à l'imprécision de la demoiselle, il se devait d'agir vite pour être prêt au pire. La lampe du guerrier vint se focaliser sur une créature très étrange, à la foie féline et autre chose de mystique. La fourrure noire de la bête absorbait la lumière, mais pas suffisamment pour cacher le manteau déchiré qu'elle portait tant bien que mal. Plus étrange encore ; l'habit souillé serrait le corps de l'animal, comme s'il avait grandit dedans et qu'il ne pouvait plus s'en défaire. D'ailleurs, à bien l'analyser, Blad avait l'impression d'avoir déjà vu ce vêtement quelque part.

Le félin sorti de nulle part déposa un datapad cossu sur le sol, avant le pousser de son museau et de fixer les Mandaloriens à travers ses yeux jaunes. Parallèlement, un message d'Iroey parvint aux oreilles de Blad, signalant que l'armoire d'acier était en route. L'officier pointa alors son arme doucement sur le félin, qui reculait mystérieusement sans bruit, puis il lança à son équipière du moment :

"Je tiens celui-là en joug, au cas où. Jetez donc un œil à ce qu'il vient de nous livrer..."

Le suspens était à son comble. Quelle autre surprise réservait ce complexe au groupe à bout de force? L'héritier de Mandalore espérait qu'il n'y en ai plus aucune, il n'était pas du genre à apprécier les imprévus.
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Azel Kyone'e
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MessagePosté le: 10/09/2017 23:54:54    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Je sais pas si c’est à force de devoir tâtonner dans la semi-obscurité, mais j’ai comme l’impression de me reporter sur mes autres sens. Bon, l’odorat est peut-être pas encore au point, mais les bruits prennent une dimension peu habituelle. J’hésite. D’un côté, j’me sens fière d’être de nouveau aussi affûtée. C’est vrai, à force d’écluser les arrière-boutiques des cantinas galactiques, je valais guère mieux qu’un Houk aviné. Là, j’ai de nouveau cette sensation d’être prédateur plus que proie. Dommage que la sensation arrive alors que mes batteries sont à plat. Je ne pourrais bientôt plus tenir correctement mes haches, à moins de laisser mes bras sur place avec. De bonnes vieilles crampes me gagnent les jambes, et quelques hématomes pour faire bien sous l'armure.

L’ombre n’approche pas. Le truc me semble remuer dans son coin, pourtant ! Je me tiens campée, prête à lui fondre sur le coin de la figure s’il fait mine de se mettre en route. Mais non. Rien ne se passe… Étrange. Mh. Compte pas sur moi pour relâcher ma garde : même face à un mur j’ai l’impression qu’il pourrait me mordre. Cet endroit vous rend vraiment dingo. Est-ce que c’est cette espèce de gaz qui s’est échappé dans les sous-sols ? Ou peut-être la faim ? Je sais pas ce que je donnerai pour un bon steak de Bantha braisé avec un petit Uj’jayl de derrière les fagots… C’est que je commence à avoir une belle crampe au niveau du carburateur, moi. Se battre contre des monstres le ventre vide, c’est comme piloter un vaisseau avec six bouteilles de rhum corellien dans le cornet : faut pas s’attendre à ce que ça finisse bien !

J’entends la voix d’Iroey qui crachote quelque chose au travers de nos pads, mais je prends pas le temps d’essayer de comprendre : j’ai les yeux braqués sur le truc dans l’ombre. Pas après pas, je m’approche, avec la vague impression d’être un fauve en chasse. La voix du cyborg s’est tue, et d’un coup, le faisceau de la torche de Blad accroche quelque chose au plafond. Mon regard suit.

Un reste de droïde ! Alors c'était ça, ce mouvement dans l'ombre ? Ah, j’ai le rire qui me chatouille la gorge, tout d'un coup. Le truc a quelque chose de vraiment comique, pendu comme ça au plafond ! Bon, ça a au moins la vertu de me dérider un peu : j'allais finir par me prendre au sérieux, moi ! Maintenant, je me demande bien ce qui a pu l'envoyer là-haut, le drôle. M'est d'avis qu'il ne s'y est pas mis tout seul...

Dans le silence alentour, des craquements, des cliquetis. Dans mon dos, les gesticulations grotesques de la machine s’ajoutent aux pas plus discrets de Blad. Ça me rappelle ces ambiances d’holofilms que Dason projetait parfois lors de nos soirées à bord de l’Épine. Il espérait me faire peur avec ces trucs, mais en général, les acteurs étaient tellement mauvais qu’on en riait. Je me demande bien ce qu'il penserait de ma situation actuelle, tiens. Je sais pas si je joue mieux que tout ces acteurs à la petite semaine. La seule différence, c'est que moi j'ai rien demandé.

Je serre les dents. J’avance, encore, toujours. Chaque mètre peut nous rapprocher de notre but, comme nous enfermer dans un cercueil. Perso, j’aurais préféré un feu d’artifice bien classe. On est pas trop du genre à laisser le jambon faisander à la cave, de par chez nous. On préfère les barbecues, c’est plus hygiénique. Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je me trouve dans ce dédale de couloirs et de bureaux, et je doute que le petit chef sur mes talons soit bien plus avancé. Avec notre chance, notre but se trouve à l'opposé de là où on va... Sans compter qu'avec les joyeusetés qui se baladent en liberté, on ouvre une pochette surprise à chaque angle de mur ! Et en parlant d'angle, voilà qu'on arrive à la fin d'un nouveau couloir. Tiens. Mes oreilles m'indiquent que quelque chose fonctionne dans le coin : un ronronnement régulier. Allez 'tsel, on y va, c'est parti Mon Calamari ! - ouais elle est bien nulle celle-là. Je lève le nez, et je les vois : des conducteurs très haute tension. Large comme ma paume les trucs ! S'il y a une chance que ce qui contrôle la totalité des systèmes se trouve quelque part, les probabilités sont plutôt en faveur du "droit devant" ! Blad a l'air d'accord.

« Ok, c'est ici que tout se joue. » Que je l'entend s'exclamer : le zouave me paraît d'un coup bien plus joyeux. Faut dire que question réjouissance, on est pas trop mal loti. Je renifle discrètement, regarde de droite et de gauche, avant de le suivre. Le rayon de sa torche passe dans la salle sur laquelle débouche le couloir, et je les aperçois.

Les consoles !

J'en crois pas mes mirettes : non, j'ai rien fumé. C'est bel et bien un noyau d'énergie avec un tableau de bord ! Je fais trois pas dans la pièce, avant qu'un truc douche un peu mon enthousiasme.

Attends. C’est trop facile. Je sais pas trop d'où me vient cette idée, mais c'est vraiment, vraiment trop facile.

On a passé une plombe à galoper dans tous les sens, et pile poil quand on cherche une console, on en trouve une ? Hey, je suis peut-être pas une lumière, mais y a des limites aux coïncidences ! Ma main passe sur le tableau de commande. Bizarre, rien ne semble avoir été endommagé : on dirait juste que la source s’est tarie. Les commandes fonctionnent en revanche. Le ronronnement provient de là : avec un peu de chance, on va pouvoir les actionner, ces portes.

« Il faut une source d’énergie externe pour le relancer. »

Le genre de truc pas nécessairement super facile à dégoter. Allez zézel, c'est partie pour une chasse aux piles ! Qu'est-ce qui pourrait être assez puissant dans le coin pour faire repartir une installation pareille ? Je commence à fouiller les environs du regard, tout en passant rapidement en revue ce que j'ai sur moi. C'est à dire : pas grand chose. La batterie de mon pad fera pas autre chose que quelques étincelles, c'est mort. Autour, aucun des ordinateurs ne m'a l'air d'avoir beaucoup de Watt à céder. Blad s'aventure un peu plus loin. Quand tout à coup...

Cling-clang-clong

Dans mon dos, un barouf de tous les Dévarionniens. Ah, cette fois, je suis pas complètement folle ! Y a bien quelque chose de vivant de ce côté ! Sauf si on s’aperçoit que le toit est en train de nous tomber sur la tête. Quelque chose est tombé au sol : on dirait une grille d'aération. Je contourne l’angle, prête à sauter à la gorge de ce qui se trouve de l’autre côté. Un éclat dans le noir : des yeux ! ALORS CETTE FOIS, J'VAIS M'LE FAIRE !

« On bouge plus, là ! Chef, c'est pas un droïde cette fois ! »

Un museau noir, des poils : d’ici, on dirait vaguement un canidé… ou un fauve, j’sais pas trop : Bref, un truc qui mord et qui griffe. Autrement dit, go le mettre dans la case des trucs à trucider ! Tu me diras, on se demande ce qui n’est pas à trucider/démonter/éviter, dans ce trou ! Dingue le nombre d’horreurs que des excités de la seringue peuvent vous mettre entre les pattes sans même le vouloir…

« Encore une bestiole cheloue ! T’ain, ils ont fait un élevage ici ou quoi ?! »

Mon épaule me lance quand je déploie le manche de la hache : j’avais peut-être un peu surestimé l’effet de nos quelques semaines d’entraînement… Moralité, ‘tsel, avant de t’aventurer dans un labo désaffecté, fais donc quelques échauffements tranquilles !

A la faveur d’une raie de lumière sanglante projetée au sol, je devine que la bête à quatre pattes porte un vêtement. Je cligne des yeux. Non, j’ai pas rêvé. Ce machin porte une veste ! Là, il est vraiment temps d’aller se biturer la trogne. Je dois manquer de sommeil, c’est pas possible. La bestiole fait un truc complètement improbable : elle lâche son butin, et d’un coup de nez, le fait glisser vers moi. Mes yeux filent de l’animal vers l’objet, puis de l’objet vers l’animal. Ses yeux luisent dans l’ombre, presque fluorescents. Ils ont cette étincelle d’intelligence qu’on ne trouve que chez les aliens. Gentil, le toutou ? Mouais. J’ai suffisamment bourlingué pour savoir qu’il existe des races tordues, bizarres. En revanche, j’ai jamais croisé une chose comme celle-là, et j’ai pas envie de lui laisser l’occasion d’être plus qu’un simple chat-chien avec une veste sur le poil.

"Je tiens celui-là en joug, au cas où. Jetez donc un œil à ce qu'il vient de nous livrer..."

J’acquiesce lentement d’un coup de menton, sans quitter le visiteur du coin de l’œil. Je l’examine un peu, histoire d’être sûre de pouvoir approcher sans me faire attraper un bras. Je cale le pad sous ma botte, puis le fait glisser, avant de me baisser et de me relever instantanément. Le machin m'a l'air rudement costaud : c'est pas un modèle pour les chiourmes, ça ! Blindage et compagnie. J'admire le travail, quand je me souviens que c'est le contenu dudit machin qu'on m'a demandé d'examiner, et pas les coutures. Le contenu affiché à l'écran ressemble pas mal à ce que l'autre ordi nous avait craché une heure plutôt. Des conversations de mordus des expériences pas nettes. Des messages portant tous sur des trucs ultra techniques que je ne cherche même pas à retenir : un verbiage fumeux dont seul Billy aurait pu se dépêtrer, peut-être.

« On dirait que ça contient d'autres messages, de la même trempe que ceux qu'on a trouvé en haut... C'est quoi cette couleur débile...?! On se fusille les yeux avec ça.»

Sans lâcher l'intrus des yeux, j'essaye d'y regarder d'un peu plus près. Exercice plus difficile qu'on le croit.

Ok. Autant me parler en Haut Galactique. Je me tourne vers la bestiole : s'il y en a un ici qui pourrait nous éclairer, c'est bien lui ! Je doute que l'autre droïde puisse grand chose pour nous. Je le fixe au travers de ma visière, et d'un mouvement du menton, lui précise que c'est bien à lui que je m'adresse.

« Tu sais parler ? »

Parce que ce serait sympa de nous indiquer la sortie. C’est vraiment ce que j’ai envie de lui dire, mais j’ai la présence d’esprit de me souvenir qu’on doit d’abord sceller ce labo. Histoire qu’on retrouve pas des petits monstres partout dans la nature d’ici quelques jours.

« On me la fait pas à moi : je sais reconnaître un type louche quand j’en vois un ! Nous fais pas le numéro du petit animal bêta ! »

Je remarque alors l’écusson sur l’épaule : c’est celui de la CSI. J’ai déjà vu cette veste. Oui, c’est certain : je la connais ! Oh mince.

« Mais... Attends un peu, sac à puces : c’est la veste de Billy, ça !! »

Ah, je crois que je peux crier au génie ! Mais la seule chose qui m’anime, c’est une sourde colère. Pourquoi ? J’sais pas exactement, peut-être le fait de me retrouver coincée ici face à un animal portant une veste ? Ou peut-être que cette veste, c'est celle de mon coéquipier disparu ? Disparu ? Toi... Tu vas pas retourner te coucher tranquille, ce soir : parole d'une Kyone'e.

« Où t’as trouvé ça, punaise ?! Qu’est-ce que t’as fait à la crevette ?! T’as intérêt à me répondre si tu veux pas finir en décoration murale ! ALLEZ !! »

Le tranchant de mon arme se positionne à la verticale de sa tête. Je sais pas duquel du tir de Blad ou de mon coup de hachoir sera le plus rapide si jamais cette chose a bouffé la crevette...
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MessagePosté le: 11/09/2017 03:18:58    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Une lente avancée. Voici le déroulement des choses actuel, Iroey remontant les archives du laboratoire sur son dos dans une cage d'ascenseur non opérationnel. Le cyborg tire sur les câbles, ses pieds se cramponnant fermement sur les murs en acier, celui-ci se plaignent à chacun de ses pas, sa lourde charge dans son dos ralentissant considérablement l'ascension du sergent, celui-ci regardant vers le haut, son puissant corps lui permettant de faire cet exploit qui serrait simplement impossible pour les autres dans l'équipe de répliquer.

Toutefois, l'être cybernétique s'arrêta soudainement tout près du bord de la porte d'accès ouverte, ses orbites fixant le vide. Ses pensées l'échappent et le monde semble tourner autour de lui. Dans sa tête, la machine à l’impression de sombrer dans le vide, tombant encore et encore. Il regarda son bras droit et y vite un bras humanoïde avec une masse musculaire légère, celui-ci portant une sorte de gants ? Il la regarda alors de plus près, celui-ci ayant un réflexe d'organique de cligner des yeux avec ses orbites, mais après que ses yeux se s'ouvrèrent de nouveau, il vit son bras en alliage tel qu'il le connaît. Cette mission semble être en train de rendre dysfonctionnel ses processeurs ou pire encore. La créature est en train de prendre contrôle de lui ?

Cette simple pensé le poussa avec vigueur à sortir de la cage de l'élévateur, se penchant pour passer avec la civière dans son dos, ayant atteins le niveau où devrais se trouver Azel et Blad. Iro regarda alors la carte dans son HUD et tenta de localiser les datapads de ses alliés, deux étant tout près et un beaucoup plus loin dans les installations. Sûrement Billy si ont se fit à la logique que les mandalorien son en équipe et que son acolyte à lui à prit le large en voyant la bête plus tôt. L'officier se mit alors à réfléchir tout en reprenant sa marche à une manière efficace de le retrouver et le sortir de se pétrin sain et sauf ou dans le pire des cas, ramené son corps à ça famille s'il en a. Zigg ne connais pas vraiment la recrue vue l'étendu vague de son fichier, mais une chose est sur. Les organiques ont pour tradition de faire des cérémonies pour honorer leurs morts et se rappeler. Étrangement malgré sa frustration que le jeune homme l'ait laissé seul face à l'adversité, le géant de fer n’éprouve aucune animosité à son égare. Plus surprenant encore, celui-ci espère pouvoir le sortir de ce merdier sain et sauf comme chaque survivant trouvé s'il en a.

Accélérant le pas, le confédéré entendit des échos dans les profondeurs des corridors. Une agitation qui se déroule dans l'ombre ? Son blaster étant totalement inefficace contre le Minotaure qui hante ses lieux, l’officier supérieur décida de se faire plus discret malgré sa lourde charge dans son dos, écoutant et analysant la carte. Il se rapproche du commandant Unforgiven et sa congénère. Ce fut après quelques pas de plus qu'un bruit assez lourd se fit entendre comme si quelque chose venait de tomber lourdement au loin. Iro continua sa marche en faisant plus attention à ses pas avec sa lourde charge, s'approchant discrètement pour passer sa tête dans le coin d'un corridor une fois assez près après uquelque minutes de marche. Dans les ténèbres il vit les deux mandalorien prenant en cible une créature aux poils noir quadrupède qui est dos à lui. Pour ne pas recevoir de tire sur lui vu la tension dans l'aire, le prototype attendis. Sur le coup, Iro fut prêt à bondir, mais se ravisa, regardant la pénombre devant lui et réfléchie. Avec la distance et l’écho il ne peu vraiment distinguer se que raconte ceux-ci donc il décida de sortir de sa cachette.

L'archétype sortit finalement du noir absolut, celui-ci marchant lourdement pour se faire bien entendre et dit :


-Intéressent... Laissez-moi voir...

Il se fit éclairer par le commandant Demeci, le révélant avec son colis à son dos. Iroey se pencha alors et s’approcha le plus près possible de la bête qui semble très méfiante. Étonnamment, ce spécimen ne lui est pas inconnu, mais pourquoi ? C'est bien la première fois qu'il en voit un de ses yeux vivant non ? Bref, le séparatiste endurci le regarda en détail, reconnaissant une veste d'origine confédérée. Son cerveau se mit alors à réfléchir rapidement. Il regarda encore plus en détail la bête avec sa vision nocturne, remarquant que la veste a déchiré comme si quelque chose à l’intérieur de celle-ci avait changé. Étrange... Vraiment étrange... Ses calculs mentaux n'arrivèrent alors qu'à une conclusion possible.

-Cela va sembler étrange... Mais je crois que ce fauve est Billy...

Sentant la consternation dans le regard de ses partenaires, il s'expliqua alors davantage.

-Je m'explique... Quand la bête nous est apparue, il s'est sauvé dans le noir avec aucun équipement pour le guider... Ma théorie, improbable soit-elle est que notre ami soi tombé dans le noir sur quelque chose qui l'est transformé... Car vous voyer... La veste de est déchiré de l'intérieur... Comme si lors de sa transformation, la veste s’est déchirée autour de lui, devenant trop petite... ... C'est étrange, mais il y a 15% de chance que cela soi possible vu les tonnes de projets effectués ici dans ses laboratoires... Surtout après se que j'ai rencontrer ci... Cette théorie improbable ne me surprendrait pas le moins du monde... … Vous permettez...?

Dit-il alors en prenant doucement le datapad étrange des mains de la femelle, celui-ci le regardant sans être accommodé par la lumière de l'écran. Il le feuilleta brièvement, regardant le seul message accessible avant de fermer l’appareil pour économiser ses batteries. Pour le mettre en sécurité, Iroey le rangea dans un socle à sa taille regardant les consoles rapidement. Apparemment le noyau a besoin d'une source d'énergie externe pour pouvoir redémarrer. Le robot se mit à faire le tour de la pièce alors que la créature est tenue au garde-à-vous par les deux guerriers, celui-ci voyant alors un petit écran encore allumé avec écris dessus se qui semblent être l’alimentation des portes anti-propagation... Voilà la solution ! Toutefois son explication concernant la créature ne semblent pas vraiment plaire aux autres...

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MessagePosté le: 25/09/2017 01:58:12    Sujet du message: Une mission dans le secret

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