Se connecter pour vérifier ses messages privés 
 FAQ
   Rechercher   Membres   Profil         Connexion 
 
Une mission dans le secret
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Cato Neimoidia
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Blad Demeci
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 13 Aoû 2008
Messages: 491
Niveau: 3
Rang: Commandant
Autre: Instructeur

MessagePosté le: 11/12/2016 10:57:48    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Iroey et Blad firent le voyage depuis Géonosis ensemble, dans une navette publique un poil crasseuse et plutôt inconfortable. Le Mandalorien n'avait que rarement utilisé ces transports économiques, il pensait d'ailleurs que leur usage n'était même pas nécessaire pour sa mission. Après tout, cela aurait été plus rapide d'utiliser des vaisseaux militaires performants, afin de se rapprocher de l'objectif dans un premier temps : Cato Neimoidia. Enfin bref, le schéma de l'opération avait été dessiné par des bureaucrates, il ne fallait pas s'attendre à des merveilles. Le Commandant Séparatiste conversait quelque peu avec son partenaire fait d'acier tout au long du trajet. Dès le décollage, Iroey avait commencé à parler ouvertement de la mission et de son objectif, oubliant momentanément qu'il s'agissait là d'un travail sous couverture, classé top-secret. Blad soupira aux premiers mots du Sergent et le dévisagea quelques secondes silencieusement, le laissant réfléchir un premier temps à ce qu'il faisait et à ce qui l'entourait. Celui que l'on surnommait Unforgiven parmi l'armée confédérée se décida ensuite à répondre, sur un ton naturel de conversation entre deux amis content d'être en voyage.

"Ah! Sacré Zigg! Tu ne peux pas t'empêcher de cogiter toi. Penses à l'aventure que nous allons vivre, ça va être super de camper à la belle étoile et de chasser pour se nourrir. On va vivre à l'ancienne, tu n'as qu'à te dire ça, et vis un peu au jour le jour de temps en temps, ça te fera du bien tu verras."

Un franc sourire s'afficha sur le visage habituellement plus stricte de Blad. En quelques secondes, il avait regagné des années et son sourire rayonnant rappelait qu'il fût un jeune homme fougueux plein de rêves autrefois. La guerre avait construit sur ce visage un miroir difficile à briser, mais pour une fois on pouvait percevoir un peu de satisfaction dans l’œil sombre du brillant combattant. Sa couverture était parfaite, il espérait que son partenaire comprenne vite que de nombreuses oreilles indiscrètes traînaient dans ce genre d'endroit. Soudain, un type balafré de moitié sur le visage, assit devant, se releva de son siège pour se tourner vers les deux acolytes et les aborder d'une manière plutôt hostile :

"Dîtes, vous allez causer comme ça tout du long? Non, parce que j'en ai rien à foutre de votre petite excursion en amoureux à la belle étoile!"

Les discussions tout autour cessèrent sur ces mots, Blad posa aussitôt sa main sur le poignet trop froid d'Iroey, comme pour le retenir de faire une bêtise. Le Mandalorien garda le sourire malgré la violence suggérée par l'inconnu, en temps normal il serait déjà mort évidemment.

"Pas de soucis, Monsieur, nous ne vous embêterons plus avec nos histoires, soyez tranquilles."

En guise de réponse, l'homme aux allures de mercenaire chevronné grogna simplement, plus ou moins satisfait, avant de se réinstaller profondément dans sa modeste place. Blad jeta un petit regard exaspéré vers le Sergent et resta muet à partir de cet instant. Il n'en voulait pas à l'indiscrétion de son équipier, il aurait simplement préféré qu'il fasse preuve d'un peu de tact, avant de commencer à déballer l'existence d'une "base" sur Cato Neimoidia. Le caractère militaire de ce mot aurait pu soulever de nombreux soupçons sur les métiers des deux compères.

Plusieurs heures plus tard, le pilote de la navette annonça l'approche de la planète Neimoidienne. Les passagers furent priés de serrer correctement leurs ceintures jusqu'à l'atterrissage définitif du vaisseau. Une fois au sol, tout le monde pu sortir et récupérer ses bagages avant de passer par la sécurité de l'astroport. Blad n'avait qu'une valisette toute simple, contenant le strict minimum pour quelques jours. Il ignorait d'ailleurs si Iroey avait des besoins particuliers en terme d'hygiène, vu qu'il était une sorte de droïde sans doute que non. C'était une bonne chose, au moins les deux "hommes" ne perdraient pas trop de temps avec ce genre de futilités, dans le cadre d'une mission dangereuse bien sûr.

Les douaniers fouillaient quelques bagages devant les portes de sortie et tamponnaient de façon presque rythmique les passeports divers qui leur passaient sous le nez. Parmi eux, se trouvaient diverses espèces, des Neimoidiens évidemment mais aussi quelques humains et autres extra-terrestres peu avenants. Blad avait repéré les nombreuses caméras de surveillance qui virevoltaient au-dessus du flux nourrit des passagers. La sécurité était prise au sérieux ici, rien à voir avec Tatooine ou encore Toskrew City à une certaine époque, où tout le monde pouvait faire passer à peu près n'importe quoi, avec n'importe qui. Enfin, Blad et Iroey firent la queue pour montrer leurs passeports signés par les adjoints du Préfet Géonosien. Le Neimoidien qui s'empara de celui du Mandalorien jeta un œil rapide à la photo holographique avant de la scanner, puis il passa son petit laser également sur le visage du Commandant. Il le questionna alors brièvement :


"Raisons de votre voyage?

- Tourisme, un peu de camping entre amis essentiellement. Mais nous allons quand même goûter à l'hospitalité Neimoidienne dans un hôtel ce soir.

Déclara Blad, plutôt content, non pas de venir faire du camping (mais ça le Neimoidien ne pouvait le savoir), il était plutôt satisfait d'être arrivé sur cette planète pour enfin avancer dans son boulot. L'extra-terrestre verdâtre gloussa presque en rendant le passeport au Mandalorien.

"Vous n'allez pas être déçu!

- Merci..."

Souffla l'aîné Demeci en poursuivant sa route. Une fois dehors, il fit s'arrêter un taxi-speeder puis attendit qu'Iroey le rejoigne. Une fois réunis, l'officier demanda simplement au chauffeur :

"Hôtel Le Palais Gourmand je vous prie."

Quelques dizaines de minutes plus tard, Blad et Iroey découvraient leur sympathique chambre d'hôtel. Deux lits jumeaux étaient non loin l'un de l'autre, séparés par une table de nuit multi-fonctions. En face, un écran holographique pour se tenir au courant de tout ce qu'il se passe dans le monde. Le décor était moderne et standard à la fois, bien que Blad n'attachait pas beaucoup de sentiments à la décoration en général (sa propre maison au camps des Demeci sur Tatooine étant tapissée de diverses peaux et têtes de monstres traqués dans toute la galaxie), il trouvait là une ambiance saine pour le repos. L'officier séparatiste alluma l'holotélévision et monta un peu le son pour commencer à converser avec son acolyte, sans risquer d'être écouté ni à la porte, ni par des micros cachés.

"Bien, installons-nous tranquillement comme le feraient des touristes lambdas. Je vais prendre une douche, puis je vais changer d'habits. Ensuite, nous irons dîner au buffet de ce soir. Ce sera le bon moment pour rentrer en contact avec nos deux autres compagnons. Des questions?"

Blad commença à poser sa veste sur un fauteuil, puis à se munir d'une serviette, en attendant que le Sergent lui réponde.

_________________________
Formation : Close Combat
Niveaux 1 & 2 : Close Combat
Niveau 3 : Tireur d'élite
Casier T3544
Origines de l’Éternel


Dernière édition par Blad Demeci le 27/12/2016 11:45:45; édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 11/12/2016 10:57:48    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Ansikt
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Fév 2016
Messages: 77
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Faceless

MessagePosté le: 24/12/2016 14:14:05    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Le voyage continue sans encombres, un peu plus rapide grâce au passe-temps dévoilé plus tôt. Nous faisons quelques joutes, puis arrêtons : l’arrivée est proche.
Une annonce confirme mon intuition. Suivant les instructions, je serre ma ceinture, range les objets volatiles. Mieux vaut éviter un accident, surtout dans des conditions pareilles.

Lentement, la bête d’acier atterrit, et on fait signe aux passagers de descendre, en rang. Par chance, Azel et moi ne sont pas séparés. Nous récupérons nos bagages. Ma valise est de taille moyenne, contient quelques vêtements, le nécessaire d’hygiène, et quelques datapads : un personnel, d’autres sur le tourisme à Cato Neimodia. Ca pourrait être utile, après tout. Azel récupère également son bagage, et nous nous dirigeons vers la douane.

Plusieurs guichets, énormément de monde. Des Neimoidiens armés d’un tampon attendent des voyageurs impatients. Voyageurs très hétéroclites, d’ailleurs : humains, Twi’Lek, Neimoidiens… J’ai même cru voir un Bith et un Gand dans la foule. Au dessus de nous, plusieurs caméras de surveillance. L’administration a l’air à cheval avec la sécurité… Il va falloir faire très attention à ce que l’on dit et ce que l’on fait. Je décide de troquer mon expression neutre pour un visage un peu plus joyeux, au moins le temps de passer à la douane.

Nous arrivons à un guichet. Un Neimoidien en face de moi, plutôt âgé le vérifie, me regarde, le scanne, passe un laser sur mon visage. Il fait de même avec Azel, puis reste silencieux quelques instants, pensif, puis demande :

- Raison du voyage ?

Je ne réagis pas quelques instants, faisant mine d’être surpris, d’avoir mal entendu, puis lève la tête vers le douanier, souriant
:

- Oh… Ah, oui... Je retiens un petit rire, qui se veut gêné. C’est pour notre lune de miel ! dis-je enjoué.

Et, comme pour rendre mes propos plus convainquant, je donne un vif baiser sur la joue d’Azel. Avant qu’elle ne puisse réagir, le douanier répond :


- Oh ! Et bien ! Ca fait du bien de voir la fougue amoureuse de la jeunesse ! Allez, passez un agréable séjour sur Cato Neimoidia !

- Merci !, je réponds, toujours avec ce ton enjoué, puis traîne Azel pour la manche pour l’extirper le plus vite de la foule. Sans temps mort, je fais s’arrêter un taxi-speeder, et lui demande de nous emmener à l’hôtel « Le palais Gourmand ». Il s’exécute, et nous partons à bonne vitesse.

Nous restons bloqués quelques instants dans des embouteillages à cause d’un litige entre deux conducteurs, mais nous arrivons sans trop d’encombres à l’hôtel. Suivant le protocole local, nous récupérons notre chambre, et nous y dirigeons pour s’y installer.

La chambre est assez moderne, mais assez épurée, standard. Un écran holographique, une salle de bains, un fauteuil qui accompagne une petite table. Ma surprise, cependant, vient du fait que notre lit est un lit double, unique mais grand, et non deux lits séparés. Le lit est encadré de deux tables de nuit multi-fonctions, une pour chaque locataire. Je retiens un petit rire et me dis qu’ils ont réglés tous les détails.


- Bon, et bien...

Je dépose ma valise dans un coin et m’allonge sur la literie propre.

- Bon… Ce que je te propose, c’est qu’on aille se laver après ces heures de trajet, certainement aussi changer de vêtements. Pour ce soir, je pense que nous verrons nos amis au buffet. Si tu as une objection, je t’écoute.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je passe en ellipse le moment dans la chambre pour éviter de perdre trop de temps. Tu peux faire réagir Azel comme tu en as envie (surtout vu les événements précédents). Si besoin : Ansikt ira certainement se doucher en premier, puis attendra Azel en regardant les news si elle va aussi se laver (ou l'inverse si Azel veut vraiment se laver en première).

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je ressors de la chambre avec Azel, lavé mais avec une belle douleur à la joue droite. J’ai changé mon habituel cape et vêtements légers sombres pour une haut en tissu gris, à manches plutôt courtes, sur lequel j’avais mis une veste légère noire, accommodé d’un pantalon en toile solide, bleu marine. Rien de bien extravagant, mais cela ferait l’affaire.

Nous descendons dans le hall, qui est beaucoup plus peuplé qu’à notre arrivée une ou deux heures plus tôt. Différentes espèces font des allers-retours entre les tables et les buffets. Nous nous signalons à l’administration pour dire que nous mangeons ici ce soir, et ces derniers nous répondent que le repas est compris dans le forfait, et que nous pouvons nous installer à la table 28. Satisfaits, nous nous dirigeons vers les buffets. Profitant d’un court instant un peu à l’écart, je chuchote tout bas à Azel, comme un homme pourrait dire quelque chose de personnel à sa fiancée.


- Mangeons de la façon la plus ordinaire possible, mais essayons de garder un oeil ouvert pour nos amis. Ils devraient arriver bientôt, s’ils ne sont pas déjà là.

M’écartant un peu d’elle, je conclus, toujours bas, mais un peu plus audible :

- Bon appétit !
_________________________
Double compte d'Aikin

Identité du métamorphe
Antre du métamorphe


Formation de base : Close Combat
Lvl 1 : Assassin
Lvl 2 : Assassin


Grand merci à Blad pour l'avatar ! o/
Revenir en haut
Azel Kyone'e
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 16 Jan 2016
Messages: 110
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Pan Pan Girl

MessagePosté le: 03/01/2017 23:59:33    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Faut croire que les clichés au sujet des voyages spatiaux ont la vie dure. Je me suis rarement autant fait c... ennuyée, pardon la bonne conscience ! Tellement d'ailleurs, qu'il me faut pas une demi-heure à fixer le plafond pour m'endormir, le bec ouvert et les bras en croix. A en croire la tête des Csiens quand je me réveille, j'ai pas dû être assez silencieuse. C'est sûr, avec des têtes à claque pareilles, le voyage promet d'être trèèès long...

" Quelqu'un veut des chips ? "

Personne ? Bon, ok, elles ont certainement plusieurs années, mais justement, c'est ce qui fait les grands crus !

" Ok, tant pis, tout pour moi. "

Quelle bande de chochottes ! Pas croyable. Tu parles que si tu crevais vraiment de faim, pilote en carton, tu ferais pas la difficile. Mais c'est sûr qu'ils ont tout ce qu'il faut, à la CSI. La CSI. Tu parles ! Je tourne la tête vers l'immensité vide de l'espace. Là, au moins, je peux penser à autre chose qu'à leurs têtes de bambins gâtés.

Je laisse le temps s'écouler au rythme d'une inhabituelle réflexion. Dans le feu du présent, j'ai tendance à oublier le reste : le passé, le futur, tout ce qui s'apparente en fait à une grande illusion. Des visages ressurgissent sur les reflets du transparacier. Des visages que je ne reverrais jamais, d'autres que je reverrais peut-être. Un jour, ou dans une autre vie. J'ai jamais envisagé de reculer ou d'avoir peur. Peut-être qu'il y a un problème dans mon génome, allez savoir. Tout le monde a peur. Pour une fois, j'échappe pas à la règle. Mais pas parce qu'on va potentiellement finir dans une énorme explosion au milieu d'un labo désaffecté. Non, en fait, j'ai même pas réfléchi au fait qu'on puisse ne pas en réchapper. Je pense juste à... à moi et cette situation débile dans laquelle je me suis retrouvée. Et une question demeure. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Non, parce que quitte à recruter un agent secret, c'était pas moi qu'il fallait prendre, on va pas se le cacher. Pourtant, c'est moi qui ait été choisie. Sur la centaine de gars que comptait ce camp. Alors quoi ? parce que je suis Mando'a ? Parce que c'est une mission suicide et qu'on se débarrasse de nous comme ça ? Non, il y avait des moyens autrement plus rapides et moins coûteux. Manipulés ? Utilisés ? Qui ne l'est pas, dans cette galaxie ! Personne n'est dupe, et surtout pas sur Mandalore. Alors... alors... Je cherche et je ne trouve pas. Quelque chose cloche. C'est pas cohérent. Qu'est-ce que ce vieux militaire a bien pu voir sur ma face pour qu'il décide de me prendre moi et pas un autre ? Je le saurais sans doute jamais.

Mes lèvres se pincent.

J'en viens à repenser à tous ces récits, toutes ces légendes à propos d'entités supérieures, de dieux et d'esprits de tous poils. Les Jedi la nommaient "la Force", d'autres appellent ça le destin. Nous, on ne l'appelle pas du tout. Vis le présent, ni plus, ni moins. Ainsi, tu ne regretteras jamais rien dans ta courte existence de petit mortel. Est-ce que ce genre de chose peut réellement faire basculer une existence ? j'ai juste été un foutu fétu de paille au milieu d'une tempête de sable. maintenant, je file à la vitesse de la lumière vers une planète inconnue pour y risquer ma vie, pour une cause qui n'est pas la mienne, pour des êtres dont je ne sais rien, pour des supérieurs qui ignorent tout de moi et de mes valeurs, qui s'en fichent éperdument.



Pourquoi ?



Seul le noir et le scintillement muet des étoiles me répondent. Maigre consolation. Le sommeil est finalement plus fort que toutes ces questions idiotes, et c'est tant mieux.

Quelques heures avant la fatale arrivée, nos compagnons daignent enfin nous briefer pour de bon. On nous file des tenues de civil, qui collent plutôt pas trop mal avec notre fausse image de touriste en goguette, nous maquillent - quoi, elles sont pas sexy mes balafres ? Ah bah voyons ! - et roule et jeunesse. La navette va atterrir à l'écart, sur un quai isolé, pour nous permettre ensuite de rallier l'astroport civil en toute discrétion. De là, on va encore devoir prendre un vol pour Cato. Génial. Gros - gros - soupir. On nous ramène finalement nos bagages, mon sac et la valise de Billy, affublés de deux autres plus petits. C'est moi où ils ont l'air plus gros ? J'me souvenais pas d'avoir dû m'y prendre à deux bras la dernière fois...

" Surtout, ne les ouvrez pas avant d'être en sûreté à l'hôtel. N'oubliez pas vos papiers, dans vos poches. Bonne chance. "

On embarque avec une foule d'autres passagers dont l'apparence et l'odeur semble en parfait accord avec la navette. Finalement, il me tarde d'y être, au Palais Gourmand...

" Passagers, veuillez sortir vos billets ainsi que votre passeport, toutes informations visibles. Toute tentative exercée dans le but de retarder le contrôle ou d’y échapper sera réprimée. "

Réprimée, tu parles ! Ou plutôt, t'sais pas à qui tu parles, coco ! Ma main fouille frénétiquement mes poches. Faudra m'expliquer pourquoi c'est toujours dans la dernière que les trucs viennent se planquer dès qu'on les cherche...

" Mettez les en évidence, les contrôles n'en seront que plus rapides ! Merci ! "

C'est ça, et si tu pouvais te torcher avec... Ouais, bon. Allez, on reste pro, on iiiiiinspiiire, on pense à la mission... Bon, il est où ce papesache de mes deux ? Ah ! Ma main finit par attraper

" V'la le...rrgn..."

Hein ? Ah ouais, c'est vrai : je suis pas Azel. Je suis Gladyyyyyyyyyyyys ! Vas-y, fais-moi Gladys 'tsel, une bonne tonne de niaisitude béate de celle qui vient de trouver l'amour, tiens ! (Arf... quelqu'un a un sac ? Il va y avoir une urgence, bientôt.)

" Rrfgn... Ah-hem, tenez, mon braaaave ! Le voici ! "

On fait comment en fait, quand on a trouvé l'amour ? Ok, j'en sais fichtre rien. Va falloir composer. Faudrait pas que ça devienne une habitude, c'la dit. Azel reste Azel, hein.

" N'est-ce pas mon minou ? "

Minou ? Woah, mais où je vais pêcher tout ça ? Dingue. C'est à croire qu'ils m'ont greffé une puce pendant mon sommeil, à la CSI. Un jour, je vais me retrouver avec des neurones en trop, si ça continue ! Je me fais presque peur.

Monsieur le contrôleur est content, alors il nous fiche enfin la paix, et on peut prendre place dans cette espèce de carlingue pas nette où sont déjà présents des voyageurs par dizaine. Youpi, on va s'éclater les mecs ! Qui veut jouer à "on tire dans la foule et on voit qui reste en vie le dernier " ? Ouais, c'est pas fin, mais j'ai pas envie d'être fine. J'ai juste envie de tout mettre en l'air pour sortir de ces embouteillages qui n'en finissent pas. Il suffisait pas d'avoir passé des jours dans l'espace, pour en plus se faire suer sur la planète ! J'aime vraiment pas les voyages.

" Une partie de Dejarik, Gladys ? "

Du Dejarik ? Hay, ça fait un bail que j'ai plus approché un plateau ! Mais pour sûr qu'c'est un passe-temps qu'affectionnait bien, dans le temps. Je lève le menton, pensive.

" Genre, tu joues au Dejarik, Anatole ? T'aurais trainé dans les cantinas, avec une gueule pareille ? Étrange. Ou bien tu payais pour pas que les mauvais perdants t'arrangent à leur sauce à la sortie ? "

A bien réfléchir, c'est pas une mauvaise idée. S'il veut prendre le risque de m'avoir sur le dos pendant le restant de ses jours si je perds... Ce sera toujours mieux que de compter les neimoidien par la fenêtre.

" Allez, balance. Celui qui perd paie sa tournée au prochain bar qu'on croise. "




On finit par sortir de cet étouffoir. Incroyable que sur Cato Neimoidia, ils aient rien de mieux ! On se croirait encore dans la Bordure, quoi ! On s'entasse sur les trottoirs comme une armée de fourmis parmi les grands immeubles du centre-ville. J'attrape Anatole par la veste et le tire jusqu'à la soute à bagage pour récupérer notre bardas. Il faut faire la queue, même ici ! C'est à croire que c'est une religion par ici, la queue-leu-leu. Parlons-en, des coutumes bizarres...

Bon, et où qu'ils ont flanqué mon paquetage, chez Transport and co ? S'ils l'ont égaré, on est très très mal. Va expliquer à la douane qu'en lieu et place de dentifrice, culottes et nuisette, on y a flanqué des armes et des armures ? On aurait pas l'air fin, tiens. Je me demande ce qu'ils ont bien pu faire à nos affaires pour que ça passe crème, n'empêche. J'ai pas vocation à épiloguer sur leurs méthodes bizarres, à la CSoche, mais pour le coup, j'ai encore jamais vu autant de bric-à-brac camouflé passer en fraude sur une planète pareille, comme si de rien n'était. Attends, et si on nous avait piqué nos affaires ? Oh mince.

Nerveusement, je tâte le devant de l'innocent bagage. Couic-couic. C'était suspect, ça ? Les types des barrages scannent méticuleusement les passagers uns à uns, tamponnent à la chaîne comme des machines. J'ai encore jamais vu ce genre de système. Si ça se trouve, il y a des nano-droïdes tueurs, dans cette encre. Va savoir.

" Dis-moi, euh, chéri-chéri, t'es sûr de pas avoir oublié ton slip en peau de Bantha ? J'ai l'impression qu'il nous manque des trucs... "

En même temps, tu voulais que je dise quoi ? "Alerte rouge, camarade, les nem's nous ont chourave la quincaille ?" Tu parles d'un code. En même temps, Azel et l'improvisation c'est... Azel et l'improvisation.

" Contrôle ! Sortez papiers, bagages, appareils, droïdes et animaux de compagnie. "

J'imite tous les badauds qui nous ont précédés. Bon sang, y a pas à dire, j'me sens sacrément mieux dans une Beskar' que dans cette tenue ridicule. J'sais même pas comment marcher avec ces chaussures. C'est grotesque. Pourquoi on fait tout ça ? On avait qu'à rentrer dans le tas, c'était tellement plus simple ! Mais non, il a fallu qu'on joue les agents secrets et qu'on se prenne la tête avec des déguisements ! Tu parles d'un bourbier... C'est bien des méthodes arueeti, ça.

" Raison du voyage ? "

Je fronce les sourcils. Qu'est-ce que tu fais Billy ? Allez, réponds ! On va passer la nuit ici !

" Oh… Ah, oui... C’est pour notre lune de miel ! "

Mouais... Le neimoidien me regarde du même coup. Je souris. Le maquillage se fendille un peu. Tu parles d'une couche de plâtre. Bwerk. Vivement une vasque, que je m'enlève ce camouflage de riche. J'ai dû lui faire peur, parce qu'il préfère se détourner. Je sens alors quelque chose de gluant se coller sur ma joue pleine de fard. Une sorte de ventouse... Non, en fait c'est juste la bouche de mon gringalet d'acolyte.

" Oh ! Et bien ! Ca fait du bien de voir la fougue amoureuse de la jeunesse ! Allez, passez un agréable séjour sur Cato Neimoidia !

- Merci !
"

Je glisse un regard équivoque à la crevette. Tu sais combien sont morts pour avoir seulement essayé de faire ça ? Non, tu sais pas. Tu sais vraiment pas. Dans notre dos, une famille de Rodiens se met à glousser. Pschhhh, j't'en ficherai, moi ! Ma couche de plâtre cache super bien ma subite rougeur, cela dit. J'esquisse un truc qui est sensé être un sourire.

" Eh...Eheh, oui oui. C'est ça, "lune de miel". "

Souriiiiit ! Voilà. C'est bon, ou vous voulez aussi des photos ?

" Alors toi... J'espère que tu t'es bien regardé. "

Pas besoin d'en rajouter, il a compris. C'est l'avantage d'avoir un cerveau en guise de partenaire : il comprend vite. Mais parfois, il suffit pas de comprendre vite. Faut aussi savoir s'arrêter très vite ! Je braque mon regard en direction de la sortie, empoigne bagage et pseudo-mari, et en avant les hyperpropulseurs. Bon, ça va pas aussi vite qu'avec un jet-pack, mais j'ai la foulée suffisamment alerte et longue pour nous permettre de pas rater la navette.

Et nous voilà, la crevette et moi, catapultés dans les foules pillaillantes de Cato Neimoidia. Une journée comme des milliers d'autre, je suppose ?

Le Palais Gourmand est à la hauteur de sa plaquette publicitaire. Je passe la majorité du trajet le nez en l'air. Et vas-y que je te flanque de l'or et du cristal partout, des vitres rutilantes et du marbre plein les allées, des fontaines aussi grosse que des Hamerhead qui trônent dans des hall dont on voit pas le bout. Je préfère même pas savoir combien de cred's a coûté le "petit séjour en amoureux". Certainement plus que j'en verrai jamais dans toute mon existence, sauf à hériter subitement d'un trésor de Xim le pirate. Des écrans balancent les holonews en permanence, les têtes poudrées des présentateurs bien connus de ce coin de la galaxie défilent et enchaînent les minauderies stupides. Aucun intérêt. Je préfère encore regarder les énormes plantes vertes qui ornent les couloirs flambants neufs. Les aliens de cette planète ont des goûts bizarres en matière de déco, et une obsession pour le grandiloquent, visiblement. Une fois les formalités ennuyeuses réglées à l'accueil, on nous donne enfin notre fameuse chambre. Je me saisis de la carte-clef, toute excitée à l'idée de découvrir le coin de paradis de mes pauvres fantasmes de gamine des rues et cambrousses.

Tadaaaaaaaaam ! Wait, c'est... bah, en fait, ça casse pas vingt pattes à un Duinuogwin, cette affaire. J'pense qu'on voit à ma tête que je suis déçue, nan ? Bah, adieu fantasme, bonjour ma bonne vieille réalité ! Ce sera tout pour l'instant. Faut d'abord que je vérifie les bagages, j'ai un mauvais pressentiment.

La chambre est loin d'être aussi grande que ce à quoi je m'attendais. Je grimace quand j'enregistre le lit double et la seule fenêtre qui donne sur le jardin de l'hôtel. Mais on a pas à se plaindre, eh : holoécran, fauteuils, gadgets dont j'aurais même pas l'usage, et un plumard à faire pâlir un Wookie. Si les Wookie peuvent pâlir, parce que j'en suis pas sûre.

" Bon, et bien... "

Je regarde le Billy se vautrer sur les draps sans la moindre grâce. Me dis pas que t'es fatigué, le Gizka, on a rien foutu de la journée ! D'un ample mouvement, je balance les sacs sur le lit, à côté de lui, et entreprend immédiatement des fouilles en règle. Vêtements, vêtements, encore vêtements... bordel à Hutt, mais qu'est-ce qu'ils ont fichu de ma Beskar', ces fion de Sarlacc ?! Et mes vibrohaches ?! Et mes rations ?!

" Etahlr osi'kyr ! "*

C'est pas vrai ! Non, attend, je rêve pas, on s'est quand même pas trompé de bagages ! Billy semble s'en repasser allègrement le derrière. Quoi, j'ai loupé un truc ? Je le dévisage tandis qu'il me parle en regardant le plafond. Ma main finit par rencontrer quelque chose de métallique. Mais c'est pas du beskar, juste du duracier : un petit appareil circulaire ressemblant à une mine. C'est quoi ça ?

" Bon… Ce que je te propose, c’est qu’on aille se laver après ces heures de trajet, certainement aussi changer de vêtements. Pour ce soir, je pense que nous verrons nos amis au buffet. Si tu as une objection, je t’écoute. "

Je t'écoute...! Non mais regardez-le se la raconter, le p'tit morveux à peine sorti des salopettes de mémé ! C'est à peine capable de tenir un blaster sans se tirer dans les pattes et ça veut déjà jouer les patriarches macho qui explique à bobonne qu'il est prêt à, éventuellement, hypothétiquement, la laisser parler ! T'as vraiment de la chance d'être dans le même camp que bibi, loustic. Sinon, y a un bail que tu pourrais rivaliser avec ma petite sœur dans une chorale ! Je fais mine de tendre l'oreille, grimace à l'appui. J'ai pas cesser de fouiller tout ce temps, et j'ai retiré du sac trois petits disques clignotants. Des brouilleurs, ou quelque chose du genre. Je parie ma paie que ces machins ont fait disparaître nos équipements des scanners ! Malins les lapins.

" Une obje-quoi ? "

Dans le tas de vêtements retirés du sac, j'attrape ce que je cherche. Quand il rouvre le bec, je tranche, mauvaise :

" Nan, j'dec. Je suis débile mais pas à ce point, relax. "

Mais j'aime bien voir la tronche des gens quand je force le trait. C'est assez sympa. Je lui balance l'une des serviettes pour couper court à toute tentative de réplique. Je prends la mienne, me la jette en travers de l'épaule et me désape en deux temps trois mouvements. Au moins un avantage d'avoir une robe. Une robe, non mais je rêve ! J'ai envie de la brûler, cette petite horreur. Je traverse la pièce nue comme un Ver Sith, tranquille, sans un regard pour Anato-Billy.

" Évidemment qu'on va s'laver, la crevette. C'est pas parce qu'il m'arrive de mariner des semaines dans ma Beskar' que je vais te laisser mourir asphyxié sous mes aisselles quand on en arrive à partager un plumard entre potes ! Y a des limites à la cruauté, même chez nous. "

On est peut-être des amoureux transits, mais le bain, je le prends seule. Pas question de prendre un lézard sans écaille dans MA flotte. Je claque la porte derrière moi pour me retrouver dans une salle de bain - mais genre, une salle de bain comme j'en ai jamais vu de toute mon existence. Je pense même qu'aucun de mes ancêtres n'a jamais vu de salle de bain comme celle-là. En réalité, elle prendrait presque des allures de cockpit de vaisseau, les dalles en marbre en plus. Je souffle. Faut dire que pour moi, une salle de bain, c'est un bac à savon et une carpette. Une rivière fait très bien l'affaire aussi, quand il faut. Alors ces beaux robinets tout brillant, ces flacons colorés alignés contre le mur...

" Allez pépette, en selle ! On fait péter les robinets ! Et qu'ça saute ! "

Y va y avoir de la vapeur, foi de Kyone'e !




Qui aurait cru que de cette foutue mission, mon meilleur souvenir soit... un gel de bain moussant parfumé à la myrrhe ? J'pense bien que si j'arrive à retourner à Keldabe un de ces quatre, j'en toucherai deux mots à Fen. Faut pas négliger les petits détails qui font de la vie ce qu'elle est ! Je me demande bien où ils vont pêcher des senteurs comme ça, les neimoidiens. C'est fou ce qu'on peut perdre du temps à trouver des trucs inutiles quand on a du fric...

Je sens bon. Enfin, un sacré mélange de tous les trucs parfumés laissés à notre disposition, ce qui doit pouvoir provoquer quelques hoquets même chez les madames les plus coriaces question je-me-vide-le-flacon-en-entier qui déambulent en bonne compagnie. Et, chose rare, j'suis pas de trop mauvaise humeur, après avoir rendu sa symétrie à monsieur-je-me-permets-de-critiquer-ton-choix-de-robe-alors-que-j'y-pompe-rien. Quoi ? Nan mais j'y suis pas allée fort. Juste de quoi lui passer l'envie de recommencer le coup de la bise.

La salle est à l'image du reste : beaucoup trop grande et beaucoup trop décorée. Mais là, c'est différent : ça sent la graille d'aristo ! On nous place à la vingt-huit, et on y va de sa petite déco de table avec chichipompons et éclairages romantiques. Gladys est pas sortie de la cantina, avec ça.

" Mangeons de la façon la plus ordinaire possible, mais essayons de garder un oeil ouvert pour nos amis. Ils devraient arriver bientôt, s’ils ne sont pas déjà là.

-Tu manges comment toi, de façon "ordinaire" ? Moi je prends avec les doigts. C'est plus marrant. Et on est sensé les reconnaître comment, à ton avis, nos copains les officiers ? M'étonnerait qu'ils se baladent avec un hologramme "Agent CSI bonjour" au-dessus du crâne. On sait jamais, mais faut pas trop y compter.
"

Est-ce qu'on a l'air bizarre à se susurrer des trucs à l'oreille ? Bah, c'est pas ce que font les amoureux, en temps normal ? J'en sais rien, moi ! En attendant, je plante ma fourchette dans une belle cuisse d'un truc qui devait avoir des plumes il y a quelques heures et croque dedans à pleines dents.

" Mmmm, chaprich'ti qu'chest bon c'machin là ! "

Et je le pense ! Je suis ultra-compliquée question bouffe, mais là, casque-bas le cuistot, ça déménage du côté des papilles ! Tu me diras, on est pas au "Palais Gourmand" pour des prunes, hein ! Surtout si elles viennent d'Alderande ! C'était nul ? Ouais, p'têt bien. Rien à faire, trop concentrée à enfourner le reste de la volaille.

Je fais une razzia sur tout ce qui se trouve sur la table en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Dug", ne laissant aucune chance aux mets disposés près de mes mains. J'ai assez d'appétit pour quatre. J'pense même demander à ces charmants voisins s'ils n'auraient plus l'usage de leurs plats et de leurs restes...

J'oublie pas pour autant qu'on a des invités clandestins à chercher. J'essaye de regarder tout autour sans en avoir l'air. C'est fou ce qu'il peut y avoir comme races bizarres dans la galaxie. J'essaye de regarder du côté des humains ou approchant. Comment savoir si ce sont des humains, d'ailleurs ? On sait absolument rien d'eux. Autant chercher un Bantha dans un troupeau de Bantha, quoi. Je passe ma mauvaise humeur sur une purée rouge qui dégage une odeur d'épices prometteuse. D'ailleurs, on est sûr qu'ils sont dans le coin ? Ils pourraient très bien ne jamais venir qu'on en saurait rien. On pourrait bien les attendre des jours durant, nos oiseaux.
Une dizaines de minutes passent, quand soudain, des éclats de voix attirent mon oreille. Du côté du hall, un petit attroupement. Apparemment, on essaye d'empêcher quelqu'un de rejoindre la salle du restaurant. Et ça ne se laisse pas faire ! L'envie de me lever pour aller voir me prend, quand je réalise que je suis en robe de soirée avec un chéri-chéri bien habillé devant moi. Non, se lever pour aller voir n'est pas une bonne idée Azel. On est pas là pour coller des baffes, pas ce soir. Je glisse à Billy, en faisant des cercles avec ma fourchette :

"Eh, on dirait qu'il y a un p'tit souci, là-bas. "

On peut même pas manger tranquille ! Même au "Palais Gourmand" ! Terrible. M'enfin, c'est pas pour me déplaire : on commençait à s'ennuyer, avec cette musique horrible.




* juron traditionnel
_________________________

Le contenu de mes poches ? C'est par ici !

Formation de base : Close Combat
Niveau 1 : Jet-Trooper
Niveau 2 : Close Combat

Thème d'Azel Kyone'e


Dernière édition par Azel Kyone'e le 04/01/2017 20:06:14; édité 1 fois
Revenir en haut
Iroey
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2011
Messages: 2 700
Niveau: 3
Rang: Lieutenant
Autre: Escouade Amandine du 38

MessagePosté le: 04/01/2017 06:09:56    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Iroey ne réalisa qu'après avoir parlé de son erreur. En effet, celui-ci avait est très peu habitué aux missions sous couverture, mais à des missions de combat en temps réel et sa couverture faillit y passer. Par chance son collègue lui rappela de manière subtile la raison de l’importance de la couverture en l'aidant à se mettre dans la peau de celle-ci en jouant le jeu. Une sorte d'amusement parcourant l'esprit du militaire aguerrit avant de disparaître aussitôt, voulant garder un sérieux exemplaire comme à ses habitudes. Mais cela fut de courte durée, car malgré l'aspect amical du commandant unforgiven, un autre voyageur les aborda d'une manière assez agressive, le géant de fer écoutant le malpoli qui dit des choses qui ma foi faillir aggraver la situation, les autres civils semblant intimidés par ce personnage peu recommandable ? En tant que gradées militaires de la confédération des systèmes indépendants, les civiles lui doivent le respect, ce que cet homme semble avoir tout à fait oublié. Iro s’apprêtait donc à se lever pour le regarder de haut et lui envoyer son poing dans l'estomac quand Blad déposa sa main juste à temps sur son poignet pour soupirer. En effet, le sergent dois travailler sur son sens de la subtilité s'il ne veut pas nuire à cette mission top secrète de haute importance. Entre temps lors du voyage, le cyborg tenta d'apprendre à jouer à un jeu de cartes avec l'instructeur Demeci, la machine ne comprenant pas comment les organiques peuvent se stimuler sur ce genre d'activité sur le coup avant d'embarquer à son tour sérieusement dans le jeu. Avec cette activité le temps passât très vite et ils arrivèrent enfin sur Cato Neimoidia le débarquement se faisant dans l'ordre, le prototype sortant à l'extérieur sans prendre aucun bagage avec lui, tout se dont il a besoin étant déjà avec lui. Toutefois, l’archétype resta inquiet en voyant le poste de douane. Comment une machine de guerre comme lui avait-elle fait pour les passer ? Le militaire laissa donc son confrère gérer cette subtilité, montrant au même douanier que Blad sa fausse identité, en montrant qu'il accompagne bel et bien le mandalorien et cela fonctionna! On leur souhaita même un bon voyage grâce au tact du commandant.

Ils finirent enfin par sortir de la foule de l'astroport, Iroey suivant toujours en silence Blad qui appela un taxi, celui-ci les embarquant tous les deux, le titan d'alliage étant tout à fait ridicule assied dans un taxi selon lui même, mais que pouvait-il faire d'autre sauf souhaiter qu'ont ne lui rappelle pas ce moment embarrassant ? Bref Iro semblait assez lasse du voyage en civil et ne perdit pas de temps à aller dans une chambre qu'il partagera avec son frère d'armes. La chambre est assez sombre, mais invitante, des trophées de chasse étant mis en évidence sur les murs de la pièce, lui donnant un certain charme. Le sergent put voir son partenaire de voyage ouvrir la télévision puis lui parlât, celui-ci écoutant pour alors le regarder et réfléchi un moment avant de faire non de la tête.

Pendant que l'officier prend une douche, le robot regarda les nouvelles à la télévision, celle-ci parlant un peu des l'attaque des phénix dans les mondes confédérés. Mais ce qui attira l'attention du cyborg fut la nouvelle de l'arrivée de Jedi sur Naboo, deux émissaires de l'ordre millénaire ressortant finalement de l'ombre de leur cachette pour reprendre contact avec la civilisation. Cette nouvelle attira grandement l'attention de l'être mécanique qui se posa alors des questions sur les relations actuelles avec les Jedi et la C.S.I en ce moment. Il devra se pencher là dessus à son retour sur Géonosis et feuilleter les archives pour avoir réponse à ses questions. Mais un bruit se fit entendre dans sa tête et il put voir que son niveau d'appétit est élevé et qu'il doit aller manger pour fournir en nutriment son cerveau, ce qui le fit soupirer mentalement. Les limitations de son nouveau corps le sidèrent et il devra trouver un moyen de modifier son nouveau corps ou voir même de se concevoir un nouveau s'il n'arrive toujours pas à s’accommoder de celui-ci.

Une fois le commandant unforgiven de retour, le sergent ne passât par quatre chemins et lui dit simplement :

-Allons manger.

Puis il prit les devants cette fois, pratiquant une démarche beaucoup moins militaire, le dos moins droit tout en laissant une jambe traîner derrière lui en avançant a chaque pas, se dirigeant vers la cantine. Mais rendu là bas, on les interpella rapidement et on lui dit en particulier :

-Les robots ne son pas accepté dans cet établissement ! vous devez consommer pour pouvoir être ici !!!

Dit celui qui semble être le propriétaire du restaurant, ce natif de la planète ayant parlé assez fort pour leur montrer que s'ils ne comptent pas consommer et bien qu'il n'est pas le bienvenu comme si cette personne avait déjà eux des problèmes avec des êtres mécaniser par le passé. Ce levage de ton sembla attirer le regard de plusieurs curieux qui regardèrent dans leurs directions, le propriétaire attendant toujours une réponse du géant de fer qui le regarda alors avec sa démarche pencher, étant envieront au niveau de sa tête pour alors lui dire simplement d'un ton neutre de son communicateur vocal :

-J'ai faim et j'ai de l'argent...

L'extraterrestre le regarda alors avec de grands yeux surpris et dit :

-Milles excuse monsieur!!! J'ai eu un grand nombre de plaintes concernant des êtres mécaniques qui fréquente mes lieux et bousille mes banquettes sans ne rien prendre en à manger pour compenser les dommages faits à mon équipement... Prenez place je vous pris je vous offre le plat gratuitement pour m'excuser de mon impolitesse...!

Les deux confédérés suivirent le propriétaire nerveux, Iro regardant Blad pour voir comment il trouve la situation actuelle. Pour être franc, le sergent trouve cette scène assez comique malgré son manque flagrant de sens de l'humour.

_________________________

Thou Art Bring Thy Fear...


Casier d'Iroey:

Thème:

Formation de base:
Close combat

Formation Lv1:
Close Combat

Formation Lv2:
Close Combat

Formation Lv3:
Close Combat
Revenir en haut
Blad Demeci
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 13 Aoû 2008
Messages: 491
Niveau: 3
Rang: Commandant
Autre: Instructeur

MessagePosté le: 04/01/2017 11:15:39    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Blad n'eu pas le temps de dire quoi que ce soit en sortant de la salle de bain. Il semblerait qu'Iroey, malgré sa forme particulière d'être synthétique, subisse encore parfois l’appétit des organiques. Fait étonnant, d'autant plus qu'aujourd'hui de nombreux cyborgs se faisaient installer des capsules nutritives concentrées en interne, leur permettant de rester autonomes et en bonne santé durant des semaines. Ceci dit, Blad était content que son partenaire garde un côté humain, car un droïde classique disposerait de bien moins d'initiative, ainsi que d'envie de s'améliorer. Même si d'incroyables progrès étaient faits actuellement concernant la programmation des robots, Blad estimait que seule une personne disposant d'un libre arbitre total était capable de grandes choses. Les Mandaloriens en général, d'ailleurs, n'avaient que très peu confiance envers les intelligences artificielles, surtout en matière de combat. C'était un trait notable dont les clones de l'Ancienne République avaient hérité autrefois, sauf que les innombrables manipulations de leurs gènes pour en faire des toutous ignares avaient complètement bousillé leurs authentiques et profonds instincts Mandaloriens. Le potentiel de ces soldats était pourtant réel, au début. Dommage, pensait l'héritier de sang du dernier Mand'alor, son peuple devra se remettre de cette énième cicatrice également.

Les long couloirs et les titanesques ascenseurs du Palais Gourmand étaient sublimes, même Blad était rassuré par un tel luxe. Ici, c'était comme si la guerre n'existait pas, comme si le malheur et les taudis n'étaient plus que de l'histoire ancienne. De la poudre aux yeux, évidemment, mais il fallait avouer que passer du temps en ces murs était plutôt plaisant. Les locaux en revanche... Le patron du restaurant poussa brusquement une beuglante indélicate envers Iroey, le Mandalorien à ses côtés fronça naturellement les sourcils face à cette agression verbale stupide, et vénale qui plus est. Blad fût agréablement surpris de voir comment son partenaire géra la situation. Contrairement à tout à l'heure, dans la navette, le cyborg resta totalement froid, à l'image de son revêtement en duracier. Ses réponses étaient calmes et prononcées sans la moindre once d'agressivité. Il apprenait vite, et bien, le bougre.

Suite à ce court dialogue, qui ne manqua pas tout de même d'attirer toute l'attention du restaurant sur les deux compères, les deux séparatistes purent rejoindre leur table réservée. Une fois assis, Blad enleva son cache-œil pour dévoiler son œil bionique à son collègue. Il lâcha alors, en riant de bon cœur face à l'absurdité de la situation :


"Heureusement que le patron n'a pas vu ça!"

En réalité, cette phrase était faite pour détourner l'attention du réel objectif de l'aîné Demeci. Son œil bionique ne lui permettait pas seulement de regarder alentour (et d'avoir l'air d'un cyborg), il fonctionnait comme un scanner intelligent également. Ainsi, Blad balaya le restaurant d'un regard insoupçonnable, analysant chaque personne présente. Avant de partir, l'officier avait téléchargé de nombreuses banques de données nécessaires à la mission dans cet œil, dont les fichiers de reconnaissance de la CSI. En somme, chaque personne fichée par la confédération était identifiée actuellement par le grand gaillard. Les criminels notoires, venus se cacher dans le coin ne l'intéressaient pas, évidemment, il recherchait en fait d'autres agents de l'armée. Inévitablement, il tomba sur les dossiers (déjà consultés, avant le lancement de l'opération, en versions matérialisées, pour rappel) d'Atsel et d'Ansikt. Les autres maraudeurs sous couverture étaient donc là, à quelques rangs de Blad et d'Iroey. De plus près, la fille était bien plus impressionnante que sur les photos, on se demandait même quels goûts étranges avaient bien pu développer son prétendu mari... Non pas qu'elle était moche de nature, mais terriblement masculine et marquée par plusieurs cicatrices de surcroît. De plus, sa gloutonnerie notable du moment en aurait écœuré plus d'un, certainement. Ce qui faisait sourire le Mandalorien, c'était qu'elle correspondait tout à fait à SON genre de femme.

Le Commandant attendit sagement qu'on apporte quelques boissons à sa table avant de toucher quelques mots à son équipier, tout en remettant son cache-œil tranquillement :


"Je ne t'ai jamais vu te nourrir avant Zigg. Comment fais-tu au juste? J'ai hâte de voir ça en tout cas, aller, viens, on va se servir."

Il laissa l'androïde lui répondre avant de se lever et de se diriger vers le buffet, à vrai dire Blad avait vu Atsel se lever (pour la sixième fois peut-être) et il était temps de nouer le contact. Il espérait qu'Iroey le suive, tout en s'emparant d'une assiette aux dorures raffinées et en tournant autour des plats fumants, aux aspects et aux parfums délicieux. Blad prit quelques brochettes fraîches de fruits de mers exotiques en guise d'entrée, puis s'arrêta à côté d'Atsel, qui se trouvait concentrée sur diverses pièces de viandes aux allures charnues. S'assurant que Zigg était bien derrière lui, celui qui se faisait appeler actuellement Teach déclara :

"Je suis sûr qu'on croisera ce genre de bestiaux demain, on pourrait en chasser deux-trois pour se faire de beaux festins les soirs de camping."

Blad s'empara de la fourchette de service avant qu'Atsel n'eue le tempsd'en faire de même, dévoilant volontairement sa main synthétique faite de beskar. Il se servit ensuite la plus jolie part du plat sans sourciller. Il leva les yeux vers la Mandalorienne et lui décrocha un sourire, annonçant amicalement :

"On pourrait même en préparer pour la jolie dame que voila, si elle venait avec nous. Bien que je doute que son charmant mari ne soit d'accord... Il s'agit bien de votre mari là-bas, n'est-ce pas?"

L'officier ne décrochait pas de son rôle de touriste curieux et sympathique, il n'aurait probablement jamais parlé comme cela à cette recrue autrement. Si les aspirants de l'aile DH-47 le voyaient, sûrement qu'ils riraient de voir leur terrifiant instructeur se conduire en dragueur dans un restaurant branché de Cato. Blad était un vétéran pour tous ses collègues, alors qu'il avait un peu plus de trente ans en réalité. Son apparence l'empêchait de faire son âge, son expérience du terrain aussi il fallait bien le dire. Pour Atsel, Blad n'était qu'un inconnu aujourd'hui, mais peut-être bien que demain il serai son Mand'alor. Les destins sont parfois capricieux, mais la volonté tenace d'un Mando'ade est implacable. Jouer aux agents secrets n'était qu'une promenade pour cet homme, qui aspirait à bien plus grand.
_________________________
Formation : Close Combat
Niveaux 1 & 2 : Close Combat
Niveau 3 : Tireur d'élite
Casier T3544
Origines de l’Éternel
Revenir en haut
Ansikt
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Fév 2016
Messages: 77
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Faceless

MessagePosté le: 04/01/2017 20:12:16    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

La réponse d’Azel… (que dis-je, Gladys !) ne se fait pas attendre. Effectivement, ma formulation était étrange, mais je sens bien qu’elle n’aurait rien eu à faire quelque soit la demande. Soit. Pour les gradés, elle a raison : nous n’avons aucun moyen de les repérer. Cependant, je suis presque certains qu’eux le peuvent, et qu’ils vont peut-être essayer de nous approcher tôt ou tard. Néanmoins, j’aurais espéré qu’elle parle un peu moins fort sur ces mots plutôt sensibles. Quoique, mon manège précédent n’était certainement pas plus convaincant…

Je l’accompagne au buffet, choisis une viande qui me fait de l’oeil et m’arrête intrigué sur une salade complète, ressemblant à une salade Xizor, accompagnée de baies multicolores. Peut-être un mélange sucré/salé ? Pourquoi ne pas goûter ? Je reviens à notre place avec ma “compagne”, et entreprend de manger.

Le goût de la viande, étrangement, ne m’est pas inconnu. Fondante, légère, et la préparation ajoutant quelques touches caramélisées, des souvenirs remontent : les piliers massifs de la salle m’en rappellent d’autres, quelques années plutôt. Le lustre, somptueux, ressemblant à du cristal, les tables et les ustensiles de cuisines décorés, les grandes salles… J’ai l’impression de retourner dix ans en arrière… Quand Avinash m’emmenait des ses soirées, ses galas, me présentant à d’autres, m’utilisant pour les attendrir. C’était des temps plus simples… J’avais mon rôle, je n’avais pas à me préoccuper de comment gérer ma vie, j’avais un “chez-moi”... Aaaah…

Mais cet époque est révolue depuis un regrettable accident qui en a entraîné beaucoup d’autres. Mieux vaut ne pas ressasser le passé. Suite à un concours de circonstances, de nouvelles possibilités s’offrent à moi : mieux vaut les explorer plutôt que de m’enfermer dans mes regrets.
Je remarque le manque de tenue complet d’Azel, mais ne fait aucune remarque. Elle m’a déjà mis un sacré coup tout à l’heure, et, même si je dois admettre que je m’attendais à le prendre, je sens qu’elle serait capable de réitérer le geste si jamais je l’interromps dans son repas. Je choisis donc de continuer de manger. Je retiens du mieux que je peux une réaction vive en entamant la salade : les baies sont acides ! amères ! Je suis tellement pris de court que je perds quelques instants ma pose “propre” pour me précipiter sur le l’eau de boire mon verre cul-sec. Je note tout de même dans un coin de ma tête qu’il vaudrait mieux éviter d’en reprendre sans accompagnement adapté.

Je me mets à entendre des voix, venant du hall. Apparemment, Azel aussi, puisqu’elle m’adresse quelques mots :


— Eh, on dirait qu'il y a un p'tit souci, là-bas.

Je regarde dans la direction qu’elle m’indique : un petit attroupement. Du grabuge ? Un peu étrange : nous sommes dans un hôtel supposé de luxe. Qu’est-ce qui pourrait bien faire du grabuge ainsi ? Bien vite, j’ai ma réponse lorsque le groupe se disperse et qu’il ne reste qu’un duo et quelqu’un qui semble travailler à l’hôtel. Je vois un homme, de bonne carrure, cheveux châtains apparemment, portant… un cache-oeil ? Accompagné d’un… droïde ? C’est donc cela ? Ils sont habillés de façon correcte, n’ont pas l’air de vouloir causer du soucis, des clients certainement. Un accrochage avec le règlement ? Je vois les hommes s’installer, puis me désintéresse d’eux pour finir mon plat. Je remarque également qu’Azel est repartie vers le buffet, pendant que j’étais retourné. Décidément…

Mon assiette vide, je reste pensif quelques instants. Pas encore de signes quelconques. Peut-être que nous ne les verrons pas ce soir ? Cela n’aurait aucune importance, au final, mais je me sentirai un peu… déçu, d’une façon ? La ponctualité séparatiste est sujette à bien des blagues, mais elle est bien réelle. A Coruscant, j’en ai même entendu certains parler de “rigueur séparatiste”, c’est dire ! Pourtant, aucun signe. Ou alors il y a quelque chose, mais je n’ai rien remarqué.

J’envisage de faire part de mes réflexions à la mandalorienne, mais remarque qu’elle est toujours absente. Bizarre, elle aurait dû avoir le temps de remplir son assiette deux fois vu le temps que j’ai perdu dans mes pensées. Un coup d’oeil au buffet m’informe que quelqu’un a entamé la discussion avec elle. Mais… c’est l’homme de tout à l’heure, accompagné du robot ? Drôle de coïncidence…

Curieux, j’empoigne mon plat et me dirige vers les buffets, l’air de rien. Je fais mine de réfléchir quelques instants, puis choisis un gâteau au hasard, un genre de petit volcan à l’intérieur duquel se trouve un petit fond de crème glacée enrobée d’une substance qui ressemble à du miel. Je manque de me brûler cependant, surpris par la température du dessert. Peu à peu, je me rapproche d’Azel, et l’aborde, ne sachant pas si elle leur a déjà parlé ou non.



— Et bien, Gladys ? Tu me fais faux pas, en cette occasion si spéciale ? je laisse échapper un petit rire, puis continue. Qui donc sont ces messieurs, darling ?
_________________________
Double compte d'Aikin

Identité du métamorphe
Antre du métamorphe


Formation de base : Close Combat
Lvl 1 : Assassin
Lvl 2 : Assassin


Grand merci à Blad pour l'avatar ! o/
Revenir en haut
Azel Kyone'e
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 16 Jan 2016
Messages: 110
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Pan Pan Girl

MessagePosté le: 07/01/2017 21:22:55    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Le neimoidien nous tourne le dos, si bien qu'on comprend à peine ce qu'il beugle, à une telle distance. Mais sa voix de crécelle est suffisamment forte pour faire se retourner tout notre petit monde, intrigué par ce qu'il se passe à l'entrée. J'arrive à apercevoir deux silhouettes qui surplombent l'alien. Malgré les éclats de voix, personne se démonte. L'histoire se règle sans encombre : dommage, j'aurais pas été contre un peu de spectacle... Mais bon, ne rêvons pas, on est pas dans un boui-boui de la Bordure ! On est sur Cato-bobo, c'est pas la même chanson. J'imagine qu'ici, les patrons de bar sont pas du genre à régler les différents eux-mêmes, mais plutôt à sonner la police ou une milice privée. Tout de suite, ça peut devenir beaucoup moins marrant - ou plus, tout dépend du point de vue. Avec un regard en biais, je lâche l'affaire et me reconcentre sur Anatole et la table devant moi.

Quoi, déjà plus rien ? C'est fou ce que ça file vite, la graille... En même temps, s'ils nous mettaient de vraies portions, et pas des échantillons, on passerait pas notre temps à se plaindre ! Non mais regardez-moi ça : je peux enfourner ça d'un seul tenant, terrible ! Dès qu'un serveur passe, je lui demande de qui ils se fichent, dans le coin. Comme personne ne se décide à pointer le bout de son museau, je décide de prendre les devants. Je me lève. Là, en règle générale, c'est mauvais signe. Sauf que ! En me levant, je m'octroie un nouveau point de vue sur cette salle, et y découvre un détail qui me ravit au plus haut point : un énoooorme buffet, dont la longueur égale presque celle de la salle. Caché par la nuée de tables décorées, je ne l'avais pas vu en entrant.

"Désolée minou, mais je vais devoir te laisser. Mon estomac m'appelle ! "

Sans attendre davantage, j'attrape mon assiette et je file comme une tornade jusque devant les nappes regorgeant d'un nombre incalculable de choses succulentes. Mon cœur s'emballe devant autant de bonne bouffe réunie en un seul endroit : je sens que c'est mon jour. Tant d'années à avaler des chips rances, des plats sans saveur ! Bon, m'étonnerait qu'ils proposent des plats mando', mais à Dewback donné on regarde pas la queue.

" Je suis sûr qu'on croisera ce genre de bestiaux demain, on pourrait en chasser deux-trois pour se faire de beaux festins les soirs de camping. "

Genre, y en a qui se gêne pas pour parler aussi fort dans un endroit pareil ! Pourquoi je m'évertue à essayer d'être convenable, moi ? Hein, pourquoi ?

Un grand dadet à l'air patibulaire, accompagné de ce qui ressemble à un droïde, se plante devant le buffet. Je jette un œil : ils sont grands, larges, et pas très assortis à la salle. Mais, trop occupée à essayer de détacher cette foutue côtelette de son plat, j'additionne pas immédiatement deux plus trois. Une deuxième fourchette plonge et me pique le morceau que je venais de choisir sans coup frémir. C'est le type, un borgne de surcroit, qui se garnit l'assiette en me servant un sourire. Non mais... Ma bouche s'entrouvre de fureur.

JE RÊVE !!! J'ai le cerveau qui fait un bond de deux-mètres hors de la boîte crânienne, là. Je sais pas comment tu t'appelles, mais pour moi, tu vas juste t'appeler "pleins de noms de mignons oiseaux" jusqu'à ce que tu te sois fait empaler avec cette fourchette !

" On pourrait même en préparer pour la jolie dame que voila, si elle venait avec nous. Bien que je doute que son charmant mari ne soit d'accord... Il s'agit bien de votre mari là-bas, n'est-ce pas ? "

Jolie dame ? Ouch, aïe, mes oreilles. C'est quoi ce cirque ?! Tu crois qu'on drague les filles en leur vidant l'assiette ? Alors c'est bien ce que j'pensais : je suis pas une fille, parce que moi ça me donne juste envie de tuer... Et vas-y que je te souris ! RAAAAH !!! Je sais pas pour qui tu te prends coco, peut-être que c'est l'effet artisto-déco-bouffe-à-gogo qui te donne des ailes, mais là tu vas un poil trop vite en besogne. On a pas été présenté, et j'ai une réputation à maintenir !

Je calcule machinalement que sa main est occupée avec la fourchette et son coude trop bas pour parer une bonne baffe. Je la lui aurais collée avec un plaisir non feint si quelque chose n'avait pas été particulièrement détonnant sur ce drôle de personnage. Disons, suffisamment pour me faire oublier que je devais le démolir sur place pour m'avoir taxé ma viande. Je mets une seconde à réaliser de quoi il s'agit : une main bionique. Sauf que cet éclat-là, je saurais le reconnaître entre cinquante nuances métalliques. Du Beskar ! La surprise doit passer brièvement sur mon visage. La grimace de colère qui m'avait échappée se transforme. Punaise, 'tsel, ce type a une main en Beskar ! C'est tout sauf banal. Consciente qu'au-delà de trois secondes, mon silence et mon regard vont finir par devenir plus que suspect, j'essaye d'aligner trois mots. Qu'est-ce qu'il demandait, déjà ?

" Ouais... "

Ha-ehm, raclement de gorge et tu me reprends ça dans les règles de l'art, s'teuplaît. Parce que c'est pas Gladys qui parle, là ! Gladys elle dit pas "ouais, fiche-moi la paix, tronche de demi Rancor, j'ai une côtelette qui attend". Gladys, elle a la classe ! Enfin presque.

" J'veux dire, oui, c'est Anatole, mon chéri. On est en lune de miel tous les deux. "

Voilàààà, là tout de suite c'est... tellement pas crédible. Ma pauvre. Un petit sourire pour rattraper ça ? Un sourire qui a un goût de "j'aurais préféré te frapper, mais je vais pas le faire". Ouais, sauf que du coup pépère n'a-qu'un-oeil s'attend à ce que tu ailles plus loin. Puis, à force de le regarder, son attitude finit par me faire grimper le jus à toutes les LEDs. 'tsel, t'est vraiment trop longue à la détente ! C'est pas un hasard si ce mec bizarre vient te faire suer toi plutôt que la minette en méga-décolleté à deux pas d'ici ! Ben non cruchotte, j'te signale que t'es un agent maintenant, et que ces deux briscards sont - non sans blague - sans doute les deux officiers sensés venir ici ! Vite, allez, on cherche un truc pour maintenir la conversation à flot. J'ai pas la moindre idée de comment ni quoi ni pourquoi, mais on me paie pas pour poser des questions, hein. Lui, il doit bien savoir ce qu'il a à faire. Alors en avant !

" Qu'est-ce que des campeurs font au Palais Gourmand ? Sans vouloir être curieuse, hein... La chasse n'est pas bonne ? "

J'aurais franchement aimé avoir sa réponse, d'autant plus que son compagnon me parait avoir un trop gros appétit pour un droïde. Genre, même moi j'ai pas une assiette dans chaque main et une sur le coude... Alors un droïde ! A moins qu'il serve de "garde-manger" à big-borgne ? Le fait est que c'est une voix familière qui répond à sa place...

" Eh bien, Gladys ? Tu me fais faux pas, en cette occasion si spéciale ? Qui donc sont ces messieurs, darling ? "

Billy jaillit derrière moi tout sourire. Désolé mec, t'es en lune de miel, un type louche drague ta femme devant un buffet et tu loupes la scène. Dommage pour toi ! Allez, pour une fois je suis bien contente qu'il ait décidé de lever sa paire de petites fesses plutôt que de me laisser me coltiner le rendez-vous toute seule. Parce qu'on est deux dans l'histoire, faut pas l'oublier.

" Des campeurs-chasseurs, mon minou ! Qui me proposaient justement une petite partie de chasse : il paraît que ces trucs-là on en trouve sur Cato ! C'est-y pas mignon ! Dis, ça te dirais, toi ? Hm ? "

Si ce sont bien nos ouailles, ils vont trouver une bonne réplique pleine de sous-entendus qu'Anato'bill' sera à même de décrypter. Si je me suis plantée, à la limite, ils décamperont et iront finir leurs assiettes tranquille. Je profite d'un nouveau sourire "Gladys" pour lui jeter un regard qui pourrait se traduire par " numéro complémentaire en approche, lève-toi et crie "BINGO" !

Les premières tables près de nous nous ont vaguement lancé un regard, rien de plus. Heureusement pour nous, les plats sont autrement plus attirant que les petites histoires des badauds. Seul le compagnon mécanique du Beskar-boy attire l'attention, mais son attitude est trop banale pour que les bourges assis devant leurs assiettes n'y portent intérêt plus d'une minute. Je parviens enfin à dégager ma côtelette et la flanque d'un coup rageur dans ma gamelle en porcelaine. Bon, pas super classe, mais j'ai faim, là. Et pas spécialement bien intentionnée après m'être fait successivement piquer une côtelette et traiter de "jolie dame". Quoi ?! Non mais franchement !
_________________________

Le contenu de mes poches ? C'est par ici !

Formation de base : Close Combat
Niveau 1 : Jet-Trooper
Niveau 2 : Close Combat

Thème d'Azel Kyone'e


Dernière édition par Azel Kyone'e le 08/01/2017 14:14:44; édité 2 fois
Revenir en haut
Iroey
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2011
Messages: 2 700
Niveau: 3
Rang: Lieutenant
Autre: Escouade Amandine du 38

MessagePosté le: 08/01/2017 06:26:48    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Suite à l'altercation avec le propriétaire, Iroey et Blad étaient tranquillement assied à une table, agissant en vraie civile, l'un faisant des blagues et son compère robotique essayant de montrer son amusement alors que son processeur vocal n'est pas capable de reproduire le son que peu faire un simple rire, pouvant simplement interpréter quelque chose de bref. Ce fut après un bref moment que Blad lui signifia de manière discrète et avec un ton d'humour qu'il était temps non seulement d'aller chercher à manger, mais qu'il semble aussi avoir repéré du même coup leurs coéquipiers pour la mission. Iro n'étant toutefois pas certain de vouloir qu'on le voie manger, un rituel si primitif selon lui qui le dégrade totalement. Le géant de fer le suivit néanmoins jusqu'au buffet, le cyborg étant replié sur lui même pour paraître le plus petit possible, mais il est déjà gigantesque, lui donnant toujours un avantage de taille contre tous les gens dans la pièce. Tout le monde pouvant le voir hocher de la tête en réponse au commandant Demeci sans savoir de quoi exactement ils parlent sauf les plus près. Puis ce fut enfin la première altercation avec un étranger sur cette planète, la machine regardant celui qu'on appelle l'Unforgiven discuter avec une mandalorienne assez grande et musclée. Bien que peu intéressé par la dites discutions entre lui et elle, le titan hocha de la tête de nouveau à l'idée de son frère d'arme se servant plusieurs assiettes débordantes de nourriture, le confédéré ne voulant qu'une seule chose en se moment, fournir en nutriment son cerveau. Cette demoiselle semble d'ailleurs avoir un fort caractère vu la manière qu'elle discute. Sauf que la discussion emmena un second individu, un homme qui semble être la mari de la femelle avec qui discute Teach ?

Par contre, le manque d'action commence à faire perdre patience au sergent qui aurait préféré faire une vraie mission militaire dans un destroyer. Ces subtilités l'exaspèrent, ils auraient préféré que le haut commandement montre son autorité et envoi des troupes sans rien cacher directement où se trouve ce fameux laboratoire dans les montagnes et expliquer que c'est une mission de haute priorité de la C.S.I. Non ? Quoi qu'il en soi, l'officier resta calmement assied à sa table un moment avant regarder autour de lui puis mettre sa capuche, baisser la tête puis retirer un masque blinder de son visage, se mettant à manger en sentant le regard des trois autres individus à la table braquer sur lui. Visiblement le fait qu’il cache de tous ses efforts son visage mécanique sous un masque entraîne grandement la curiosité du jeune couple en lune de miel et du vétéran assied près de lui. Iroey continua donc à manger, le seul bruit émanant de lui étant celui de ses mâchoires hydrauliques broyant la nourriture voir mes les os de certaines viandes locales, n'ayant pas le sens du goût pour se rendre compte que ce qu'il fait est pas mal étrange. Voyant que cela rend mal alaise toute le monde, Iroey fini par réfléchir à une blague pour détendre l'atmosphère.


-Morale de cette histoire les jeunes... Si l'on vous propose de vous sauver la vie malgré une mort inévitable après avoir explosé avec un détonateur thermique, dites non les enfants...!

Dit-il le visage toujours caché sous sa capuche avec sa voix robotique peu amicale malgré la blague un peu plus tôt. Mais une chose est sûre. En manger, Iro à prit le temps de regarder dans sa tête telle un ordinateur des comparaisons de visage de militaire de la C.S.I de sexe féminin appartement à la race des mandalorien et il avait déduit qu'en face de lui se trouve une recrue du nom d'Azel Kyone'e, confirmant ainsi pour lui qu'il a en face de lui les autres membres de l’équipe sous couverture. Il tassât sa tête vers Blad et lui demanda à voix base de manière que l'homme et la femme ne l'entendent pas :

-C'est eux...

Dit-il en les surveillant, attendant une réaction de l'autre cerveau des opérations

_________________________

Thou Art Bring Thy Fear...


Casier d'Iroey:

Thème:

Formation de base:
Close combat

Formation Lv1:
Close Combat

Formation Lv2:
Close Combat

Formation Lv3:
Close Combat
Revenir en haut
Blad Demeci
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 13 Aoû 2008
Messages: 491
Niveau: 3
Rang: Commandant
Autre: Instructeur

MessagePosté le: 10/01/2017 12:04:55    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Iroey avait opté pour l'attitude du droïde protecteur plutôt discret. C'était effectivement la meilleure option pour se fondre dans la masse, Blad était satisfait de voir son équipier s'adapter instinctivement de la bonne façon à la situation. Le Mandalorien plongeait son regard dans celui d'Atsel, analysant silencieusement le moindre de ses battements de cils. Elle semblait quelque peu chahutée par les agissements d'Unforgiven, malgré ses rattrapages à coup de sourire forcé et de fausse courtoisie. Au moins, son discours naïf et attendu ne risquait pas d'éveiller les soupçons sur le duo "amoureux", pourtant physiquement un peu décalé. Les personnes à table s'occupaient d'ailleurs pleinement de leur repas, cependant il ne fallait pas sous-estimer la comédie dont était capable un espion. Blad en avait croisé quelques uns durant sa vie, et la plupart parvenaient tout à fait à discuter tout en suivant une autre conversation à quelques mètres. Ces souvenirs revenaient dans la tête du Commandant, car il avait pu cogiter quelques minutes au sujet de la mission, tout à l'heure sous la douche.

La CSI envoie aujourd'hui quatre soldats qualifiés sous couverture, sur un monde allié. Cela ne pouvait être anodin. Soit Cato Neimoidia n'était pas si fiable que cela, soit le Haut-Commandement était très précautionneux. La raison à tout cela échappait évidemment au cyborg borgne, qui avait hâte de comprendre tout ce tralala d'acteur qu'on lui imposait. La Mandalorienne en face de lui présenta son compagnon aux deux compères, un dénommé Anatole, qui apparu derrière elle en la nommant Gladys, coupant quelque peu la discussion. Le couple en lune de miel confirmait donc indirectement au duo de chasseurs l'utilisation de faux-noms, rassurant l'aîné Demeci sur l'identification des agents séparatistes. Blad décrocha un sourire fin à Anatole, laissant le couple échanger quelques mots sans intervenir. Iroey décrocha quelque peu du groupe pour aller se nourrir, il avait également compris à qui nous avions à faire. Il n'était pas utile de poursuivre la prise de contact ici, au milieu du restaurant. C'est ainsi que Blad prit les devants et dit :


"Si jamais un petit safari vous intéresse pour pimenter votre lune de miel, Zigg et moi nous ferions un plaisir de vous accompagner. Nous chassons depuis pas mal d'années sur divers mondes, la survie et l'orientation ça nous connait, même si on se repose également de temps à autre dans ce genre de lieu, plus confortable. Je vais vous donner les coordonnées de notre point de départ demain, à l'extérieur de la ville, soyez à l'heure car nous avons beaucoup de choses à voir. Bonne soirée les amoureux!"

L'officier activa son petit datapad portatif personnel et envoya un message à la réception de l'hôtel, qui fera suivre directement dans leur chambre.

Obj : Pour Gladys & Anatole

Teach et Zigg vous accompagnent en jungles et forêts toute l'année, où vous voulez! Vous avez réservé avec eux une promenade en milieu sauvage, merci de bien vouloir suivre les instructions fournies en pièce jointe cryptée (contient l'heure et les coordonnées du rendez-vous fixé).

Salutations!

Teach et Zigg, Anciens Licenciés Hunters-Gen
Spécialistes Planètes CSI


Blad salua de la tête les deux autres agents confédérés en infiltration et retourna s’asseoir face à Iroey, espérant que tous les petits indices laissés suffisent à leur faire comprendre la suite des opérations. La machine de guerre fit alors la démonstration de son système de nutrition, bien moins discret que celui des humains. Le Mandalorien aguerri rit de bon cœur à la blague de son compère, avant de lui souhaiter bon appétit et d'entamer son propre dîner. Le Sergent attendit quelques instants avant de reprendre la parole plus furtivement. Il demanda si Gladys et Anatole étaient bien les contacts recherchés, Blad fit un oui léger de la tête et continua de manger sa viande saignante, délicatement fumée. L'homme au bras en beskar prit la peine de répondre tout de même, une fois sa bouchée avalée :

"Ils feront une excursion avec nous demain, histoire de passer une lune de miel inoubliable. N'oublies pas de bien réviser notre trajet pour l'occasion, il faut que ce soit parfait."

Les minutes s'écoulèrent ensuite sans bouleversement notable, la nuit gagnant du terrain et le restaurant se vidant petit à petit. Après le dessert, Blad et Zigg disparurent à leur tour de la salle à manger, afin de regagner leur chambre. Il ne leur restait plus qu'à retrouver leurs nouveaux amis demain, au lieu de rendez-vous donné.

Le lendemain matin...

Blad et Iroey étaient postés à l'extérieur de la ville, à quelques kilomètres par les routes classiques, plutôt en avance en ce matin brumeux. Leurs bagages sur le dos, ils devaient attendre d'être un peu plus loin dans la jungle avant de s'équiper correctement, en armes surtout. Blad espérait qu'Atsel et sa crevette se dépêchent, car il ne voulait pas que quelqu'un de curieux les observe ici, avec un équipement de pointe plutôt conséquent sur les épaules. Moins l'escouade croisera de gens, mieux ce sera. Iroey devait scanner la zonne actuellement, dans le but de repérer quiconque s'approchant. Blad, lui, fumait tranquillement le dernier cigare de sa boite de voyage, histoire de s'octroyer un dernier petit plaisir avant d'entamer les choses sérieuses.

_________________________
Formation : Close Combat
Niveaux 1 & 2 : Close Combat
Niveau 3 : Tireur d'élite
Casier T3544
Origines de l’Éternel
Revenir en haut
Ansikt
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Fév 2016
Messages: 77
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Faceless

MessagePosté le: 11/01/2017 20:13:17    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

— Des campeurs-chasseurs, mon minou ! Qui me proposaient justement une petite partie de chasse : il paraît que ces trucs-là on en trouve sur Cato ! C'est-y pas mignon ! Dis, ça te dirais, toi ? Hm ?

“Mon minou”. Jamais personne ne m’a appelé comme ça. C’est… mignon, surtout de sa part. Je ne peux m’empêcher de rougir quelques instants, de surprise. Je ne pensais pas qu’elle allait s’y mettre, elle aussi… Et ça sonne autrement plus “personnel” que mes “darling” ou “chérie” qui peuvent sonner sarcastiques à ses oreilles. J’essaie de masquer ma surprise par un sourire jovial. Cependant… De la chasse ? C’est… inhabituel ? Inattendu, au moins. Nous sommes censés nous concentrer, essayer de rentrer en contact avec les militaires séparatiste, et la voilà en train de dévier sur de la chasse, avec un autre homme en plus ! L’ambiance lui a fait oublier la raison de notre présence ? Ce ne serait pas son genre, surtout au vu du type d’endroit, mais je ne peux pas écarter cette hypothèse. Je pense à l’accoster un peu à l’écart de tout, mais ça serait suspect. Pourquoi cet homme est venu vers elle en particulier ? Au vu de son physique et de son attitude, on pourrait presque croire à un “chasseur de femmes” plutôt qu’un “chasseur de bêtes”. Mais il y a, sans offense envers Azel, des femmes autrement plus jolies ou bien habillées qu’elle non-loin. Ou alors il préfère les femmes musclées ?

Je réfléchis un instant, essaie de comprendre. Cet homme et son acolyte ont déjà fait un peu de grabuge à l’entrée… Ils ne ressemblent pas vraiment à la population qui pourrait être ici, et l’homme qui avait précédemment un cache-oeil accoste Azel en particulier… Cela semble calculé. Mais… sont-ils les officiers qui nous cherchent, ou des agents Neimodiens ? Après tout, Fawchester nous avait bien indiqué de nous méfier des Neimodiens, qu’il fallait rester dans le secret. Mais justement, si cette mission est secrète, comment auraient-ils pu savoir qu’ils doivent nous intercepter ? Cela semble rapide, trop rapide. L’hypothèse des officiers séparatistes semble la plus probable. De plus, peut-être que GlAzel possède des informations dont je ne dispose pas. Lui faisant confiance, je décide de “jouer le jeu”, en attendant d’en savoir plus.

— De la chasse ? Evidemment que ça me dit ! Le frisson de l’exploration et de la découverte, il n’y a rien de mieux ! je déclare, sur un ton qui se veut enjoué, bien qu’en réalité j’espère qu’ils savent ce qu’ils font, s’ils sont effectivement nos contacts. Je remarque sa main bionique, mais ne me risque aucune remarque dessus. Je remarque également que le genre de droïde s’écarte de nous. C’est lui, qui accompagne l’homme devant nous ?

Ce dernier prend la parole, et je l’écoute attentivement, le voit pianoter quelque chose sur son datapad, puis réponds pour notre “couple” :


— Si jamais un petit safari vous intéresse pour pimenter votre lune de miel, Zigg et moi nous ferions un plaisir de vous accompagner. Nous chassons depuis pas mal d'années sur divers mondes, la survie et l'orientation ça nous connait, même si on se repose également de temps à autre dans ce genre de lieu, plus confortable. Je vais vous donner les coordonnées de notre point de départ demain, à l'extérieur de la ville, soyez à l'heure car nous avons beaucoup de choses à voir. Bonne soirée les amoureux !

— C’est une offre très généreuse de votre part ! Nous vous remercions grandement ! Et bonne soirée à vous !

Ma dernière réplique sonnait plus sincère à mes oreilles, mais le vocabulaire était peut-être un peu trop… développé pour une occasion de ce genre ? Tant pis, ce qui est fait est fait.
Un bruit assez atypique me prend les oreilles, et je dirige mon attention vers sa source : le droïde. Il s’est mis à manger, apparemment, mais cela crée un vacarme inattendu. Il essaye de détendre l’atmosphère avec une blague sur sa mâchoire mécanique. Ignorant si c’est la vérité ou non, je lâche tout de même un petit rire amical, avant de me retourner vers GlAzel pour lui parler, un peu plus bas que précédemment mais toujours audible :

— Il faudra être à l’heure et en pleine forme, demain. Pas question d’être en retard lorsque nous sommes invités, n’est-ce pas ? Tâchons d’aller vite au lit, je me sens éreinté suite à ce voyage.

Sur ces mots, je lui adresse un sourire amical et cligne plusieurs fois des yeux, d’une part pour faire passer le message en sous-entendu, d’autre part pour faire plus “amoureux” sans me risquer à lui faire une bise sur la joue. J’en ai vu les conséquences, et elles sont… douloureuses, si l’ont peut le dire.
Je décide ensuite de retourner à la table pour la dernière fois de la soirée. Ma sucrerie est presque froide, et j’aimerais profiter de ses dernières onces de goût avant d’aller me coucher.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La nuit était…. Comment dire… Disons que la nuit était. Je ne sais pas si je me suis agité dans mon sommeil, ou si c’est la faute d’Azel, mais le lit était complètement défait, la couverture à moitié au sol, et les draps emmêlés. Profitant d’être le premier levé, je commence à faire mon bagage pour les prochaines journées. Aujourd’hui, pas de vêtements classieux : l’efficacité compte. Je vérifie une dernière fois le message des deux “chasseurs”, retiens le lieu de rencontre, et choisis de regarder quelques instants ShadowNet grâce à mon datapad. Je remarque néanmoins plusieurs articles similaires, à propos d’une conférence séparatiste, qui a pour sujet la République. Je commence à regarder, sans son pour éviter de réveiller Azel prématurément et de déclencher la colère d’un Dieu quelconque. A cause de cela je manque la majorité des informations, mais certains noms sont donnés par ce qui semblent être une vue de droïde “Lt.Tericarax” “Gne.Yvanol” “Tarun Blaum” ?

Lieutenant Tericarax… J’avais étudié ce nom, dans les dossiers sur Géonosis… N’était-il pas considéré comme quelqu’un de confiance ? Quelqu’un croyant en l’idéal confédéré et ayant accompli des hauts-faits ? Ou alors ma mémoire me joue des tours ? Si c’est le cas, pourquoi un droïde voudrait l’abattre ? Sans l’audio pour confirmer ou infirmer quoique ce soit, des questionnements apparaissent dans mon esprit, remis à plus tard par le réveil de la Mandalorienne.

Une fois prêts, nous partons déjeuner, puis quittons le Palais Gourmand pour rejoindre “Zigg” et “Teach” en dehors de la ville. Après plusieurs longues minutes de marche, j’aperçois deux formes en haut d’une colline. Ces dernières se clarifient et se révèlent être les deux individus que nous cherchions au fur et à mesure que nous avançons. Nous avons quelques petites minutes d’avance, mais rien de faramineux. Depuis combien de temps sont-ils là ?

Décidant de jouer la carte de la prudence, je choisis de rester dans mon rôle d’Anatole et de ne leur faire signer que lorsqu’ils nous ont repéré. Quelque chose me dit que cette “aventure” regorge bien des secrets...

_________________________
Double compte d'Aikin

Identité du métamorphe
Antre du métamorphe


Formation de base : Close Combat
Lvl 1 : Assassin
Lvl 2 : Assassin


Grand merci à Blad pour l'avatar ! o/
Revenir en haut
Azel Kyone'e
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 16 Jan 2016
Messages: 110
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Pan Pan Girl

MessagePosté le: 18/01/2017 01:51:31    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Quoi, j'ai dit une bantherie ? Je vois un rouge inquiétant passer sur les pommettes de Billy. J'ai soudain l'impression d'avoir sorti une énormité. Il a l'air de douter, ou d'hésiter. Je le consulte du regard : allez, faut sortir une suite là ! On a un public qui attend !

" De la chasse ? Évidemment que ça me dit ! Le frisson de l’exploration et de la découverte, il n’y a rien de mieux !

-Génial ! On va bien s'amuser !
"

Mentalement, je souffle. On y est. On va p'tet réussir à être assez crédible pour pas trop attirer l'attention. J'me retourne vers les deux autres. On est dans le coup, on va y arriver. Encore un peu d'entrainement, et on pourra se donner la réplique dans un holofilm !

" On vient avec plaisir, Anatole-minou et moi. On compte sur vous pour rendre cette journée in-ou-bli-able !

Tout à fait chéri : in-ou-bli-able ! Tu la vois ? Gladys en train de voler dans les airs au ralenti après avoir marché sur une mine, et qui te fais un super clin-d’œil en prenant la pose ? Je suis sûre que tu la vois !

Eh bah voilà ! Affaire réglée ! Finalement, la lune de miel devrait être plutôt à mon goût. Reste à voir qui sont réellement ces deux lascars. J'dois avouer qu'ils m'intriguent, l'un avec sa main en beskar et l'autre avec ses allures de droïde. La CSI et ses mystères, quoi. Impossible de savoir dans quoi on s'est embarqué, ce jour stupide où on s'est fait pincer sur Geonosis. Je suis du regard le Beskar-boy et son garde-manger - ou du corps, impossible à savoir - qui continue de se servir avant de se replier à leur table. Est-ce qu'on a été convainquant ? J'crois pas, nan. Mais au moins, c'est l'avantage d'être de parfaits débutants : on peut pas nous louper ! Et à bien y penser, c'est p'tet pour ça qu'ils nous ont mis sur le coup... Quoi, franchement : qui penserait qu'on est agent secret ? Tous les contre-contre-espions de la planète ont dû se marrer à la minute où on a posé le pied ici. Si y en a bien deux qui sont insoupçonnables ici mon ptit père, c'est bien nous, quoi. On est beaucoup trop nigauds ! J'arriverai presque à en être fière !

" Il faudra être à l’heure et en pleine forme, demain. Pas question d’être en retard lorsque nous sommes invités, n’est-ce pas ? Tâchons d’aller vite au lit, je me sens éreinté suite à ce voyage.

-En voilà une bonne idée chouchou.
"

On finit nos plats consciencieusement et on prend bien garde à ne pas laisser de pourboire. Je suis pas mécontente de retrouver la chambre : le confort et l'intimité, pour un bon roupillon après s'être rempli la panse, y a pas mieux. J'vais exploser, après avoir aligné autant d'assiettes en si peu de temps ! Je jette mes chaussures contre le mur avec un soupir d'aise. Pas possible, ces instruments de torture. Je préfère encore ramper dans le désert, parce qu'au moins on s'amuse. L'holo-écran de la chambre se met à clignoter quand je sors de la salle de bain : "vous avez un nouveau message privé".

" Hey, je crois que les affaires reprennent ! "

Je balance tout ça sur notre petite machine portative : un court billet s'affiche. Je le partage de bonne grâce : j'ai jamais été très fan des billets doux. Le contenu confirme enfin ce qu'on avait espéré, à savoir que les deux types louches qui m'ont abordé sont bel et bien des "spécialistes CSI". Je sais pas si c'est vraiment un truc d'espion de passer ce genre d'info comme ça, mais j'arrive à bien saisir le procédé. Peut-être qu'un jour j'arriverai à en faire autant. En attendant, je suis plutôt confiante. La paranoïa, c'est pas mon truc.

" Eh bien voilà qui est clair ! On sait quoi faire pour notre premier jour de balade romantique ! Pff... "Teach et Zigg". Et moi qui pensais qu'ils avaient tout donné pour "Gladys et Anatole". "

J'espère juste que la prochaine fois ce sera moins... enfin, plus... breeef. J'essaye juste de mémoriser l'adresse où l'on est sensé débuter notre petite partie de tacatacatac et je referme l'application. Je me sens lourde d'avoir autant mangé. Sûr que si j'avais dû payer un tel repas de ma poche, toutes mes économies sur dix ans n'y auraient pas suffi ! Tant mieux faut croire, parce que je suis plus tellement en état de me battre si jamais un cinglé fait irruption dans la chambre nuptiale. Je pense qu'Anatole non plus, avec tous ces desserts recouverts de chantilly, sucre et je ne sais quoi.

" Bon, si tu n'y vois pas d'inconvénient, j'ai un rendez-vous trèèès urgent avec une bonne nuit de sommeil. N'oublie pas d'mettre le réveil, je crois que je risque d'être longue à la détente avec un matos pareil ! 'nenuit ! "

Je chute de tout mon poids, toute habillée, et l'oreiller m'accueille à bras ouverts. Jamais vu un oreiller aussi charmant, tiens ! Pas le temps de me changer, désolée : ce matelas mérite toute mon attention. J'oublie le message, la mission, les deux malabars, Anato-bill' et sa fausse voix suave. Et je plonge dans l'enfer d'une bonne bataille avec mon inconscient.




Ce lit déchire. Non, vraiment, j'ai rarement eu l'envie de rester dans un lit, mais là... J'dois avouer que je craque. Il est à l'image de la salle de bain : totalement inconnu au bataillon dans ma vie. J'aurais jamais deviné qu'on puisse faire des matières aussi douce. J'ai ronflé sans discontinu, embarquée dans la plus épique des batailles - sans doute que la réalité risque de me décevoir. Je ne pense pas qu'il existe de Dewback roses qui parlent, ni de robot Basilisk avec une voix de Neimoidien femelle, et encore moins d'officier de la CSI suppliant qu'on l'achève à coup de concombre quand son véhicule à propulseur par flacon de parfum tombe en panne au beau milieu d'un champ de crème glacée à la menthe. Mais c'est ce qui fait que les rêves sont des rêves. J'me souviens de m'être démenée de toutes mes forces contre une sorte de chien-loup-félin aux yeux rouges en tutu, qui me criait sans arrêt " ouvre la fenêtre, ouvre la fenêtre il fait trop chaud" ! J'ai pas compris, vu qu'on était dehors. Je crois qu'il essayait juste de me distraire pour que j'arrête d'essayer de lui ouvrir le crâne avec ma fourchette géante.

Je tourne. Rien. Je tourne encore. Rien de rien. Bon. Conclusion : ça manque de crevette par ici. J'ouvre un oeil : j'enregistre le dos de Billy en train de consulter quelque chose. Je vois pas son visage, mais la lueur bleuté qui baigne sa silhouette me l'indique de façon claire.

" Déjà en train de compiler de l'info, le cerveau ? Tu devrais te ménager. Pas question que tu nous fasses une overdose en pleine action. "

Je lui lance mon oreiller pour faire bonne mesure. Histoire qu'il lâche ce bidule : on a mieux à faire ! La chasse est ouverte !

" Tu comptais me laisser roupiller en espérant pouvoir me gueuler qu'on était en retard ? C'est raté, on sera à l'heure."

Reste maintenant à voir ce que Peach et Piig - enfin j'sais plus - nous réservent là-bas, dans la forêt. Tout le long, je marche quatre à quatre, sans prendre le temps d'admirer le paysage. Quelque part dans un recoin de mon crâne, ça pédale dur : où va-t-on vraiment ? Est-ce qu'on nous a dit la vérité, ou bien les galons nous ont-ils raconté des bobards parce qu'on doit pas trop en savoir ? La seule façon d'en être sûr, c'est d'y aller. Oh, j'me doute bien que c'est un piège. Mais le seul moyen de savoir si c'est un piège, c'est de sauter dedans à pieds joints ! ZBLAM ! Et de tout casser après ! M'enfin, j'imagine que j'vais pas avoir mon mot à dire. Après tout, t'es qu'une recrue, hein 'tsel ? Et les recrues, ça discute pas ! Pff, tu parles d'un concept.

Après une bonne heure de marche, on trouve nos deux chasseurs-campeurs en tenue de... camping, sur le bord du chemin. On s'est fait attendre ? Désolée.

" Bien l'bonjour ! C'est par ici qu'on commence notre petite partie de chasse ? "

J'voudrais pas qu'on se fasse prendre en train de saluer comme des petits soldats. Et puis les "chef bien chef", j'en ai soupé. J'veux d'abord voir à qui j'ai affaire avant. Gladys va encore servir, le temps qu'on disparaisse pour de bon des écrans radars de la ville. On doit déjà être à plus de dix bornes, mais pour des types en speeder, c'est que dalle.

" On commence ? "

J'en sautillerai sur place, si j'avais quelques années de moins ! Mais bon, les années sont passées par là, j'ai quand même plus trop l'air d'une gamine. Ouais, plus du tout en fait.

On suit nos gentils guides avec entrain. Plus on s'avance sur les chemins de terre, et plus la luminosité diminue au profit d'une flore encombrante. Ces parfums de plante, cette boue sous les pieds... Tout ça me rappelle tellement de choses. Je me revois... pas plus haute qu'un Gizka, un pantalon déchiré et une tunique de jute comme seul équipement. La machette qui taille dans les fougères. Cours, allez. Un sourire barre mon visage. Chaque arbre me semble familier. Pourtant, toutes ces feuilles n'ont rien à voir, elles sont différentes. Mais mon imagination fait le reste. Puis, sans raison apparente, on s'arrête : on nous signifie que la petite comédie a assez duré. Est-ce qu'on est arrivé ? Je pense pas... ça sent pas encore assez mauvais. Mais peut-être que la suite serait pas du goût d'Anatole et Gladys.

A regarder autour de moi, je comprends qu'on est suffisamment paumé au milieu de nulle part pour passer aux choses sérieuses. Bon, il est temps de s'trouver un petit buisson et de retirer ce déguisement stupide. Ici, ça fera l'affaire. Gladys laisse tomber son lourd bagage, et tout son rôle de composition avec. Exit la nana au sourire dentifrice, bonjour moi et mon sourire cicatrice. J'ouvre le sac d'un geste et en vide le contenu fantoche sur le sol boueux de la forêt. Sous les fringues diverses, les pièces de mon armure roule à mes pieds. Et d'un. Je sors le casque d'entre les petites culottes et les paires de bas, et enfin mes deux vibrohaches repliées dans la dernière poche, enveloppées d'une magnifique nuisette avec pleins de petites paillettes. J'en reviens pas que la CSoche parvienne à faire passer tout ça au travers d'un scanner. Tu me diras, si on y réfléchis bien... qui de mieux qu'la CSI sait comment contrer les équipements d'la CSI, hein ? J'peux pas m'empêcher de repenser aux tronches des Neimoidiens des contrôles. M'étonnerait qu'ils aient inventé la casserole, ceux-là. Mais bon. Fini de rêvasser, on enfile tout ça ! J'entends les tentatives de Billy de l'autre côté du buisson : j'ai l'impression que le zip a décidé de s'émanciper un peu. Pendant ce temps, j'ai flanqué pèle-mêle la Gladys-attitude dans les ronces et revêtu ma combinaison thermique. Je retrouve mes bonnes vieilles poches et les miettes au fond. Chacune des pièces retrouve sa petite place, et je regrette de pas avoir une flaque d'eau sous la main pour m'admirer un peu. J'en avais par dessus la tête de ressembler à rien dans les miroirs de cet hôtel !

Je fais jouer mes épaules. Punaise, c'que c'est bon de se sentir de nouveau complète ! J'ai l'impression d'avoir passé des années en bikini. La jungle n'a qu'à bien se tenir : ça péter dans tous les coins à tous les étages ! Fini les Gladys et Anatole vont au sauna main dans la main, ici, ça va être la guerre, la vraie ! Hâte de voir ce que nos deux pépés nous ont préparé. J'enfile mon casque après avoir jeté un dernier regard à mon soi-disant mari.

" Alors, sucre d'orge, prêt à tout casser ? L'est temps de mériter sa paie ! "

J'attrape mes deux nouveaux joujoux, une dans chaque paluche. J'aime le contact des manches lourds et froids, l'odeur de métal brut qui s'en dégage. Des armes aussi peu fines que moi, c'est dire. Je teste mon petit bricolage : d'un coup sec du poignet, je fais sauter le cliquet du verrou. Avec un beau "schlak", le manche télescopique se déploie jusqu'à mes chevilles. La masse de la tête de hache fait se verrouiller l'assemblage en position déployé avec le même principe. Je souris : faut croire que j'avais pas trop perdu la main, sur le tour. Bien sûr, c'est pas du travail de grande précision, mais les cotes sont suffisamment correctes pour que le mécanisme coince pas. Maintenant qu'on est dans la place, je vais pouvoir tester tout ça contre de la bonne porte blindée et peut-être, avec un peu de chance, contre quelque chose de vivant et - pourquoi pas - d'agressif. J'adresse un petit signe de tête à Billy - j'préfère quand même la crevette en Billy qu'en Anatole, ça lui va aussi bien qu'à moi, ces dentelles.

" Allez, au travail pépère. Va y avoir du labo secret au dîner. "

Je fais quelques moulinets pour m'échauffer, et je rejoins la piste où on avait laissé. P'tit soldat Kyone'e au rapport. On est parti. Je me demande à quoi ils ressemblent, en "version intégrale", les gradés : ça promet d'être intéressant.
_________________________

Le contenu de mes poches ? C'est par ici !

Formation de base : Close Combat
Niveau 1 : Jet-Trooper
Niveau 2 : Close Combat

Thème d'Azel Kyone'e


Dernière édition par Azel Kyone'e le 20/01/2017 11:47:26; édité 1 fois
Revenir en haut
Iroey
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2011
Messages: 2 700
Niveau: 3
Rang: Lieutenant
Autre: Escouade Amandine du 38

MessagePosté le: 19/01/2017 04:38:14    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Après le repas, Iroey et Blad retournèrent dans leur chambre louer pur la nuit, ceux-ci auront de besoin de se reposer pour la mission du lendemain, Iro faisant comme son collègue lui avait demandé et il étudia donc les cartes du trajet de demain, regardant avec détail les obstacles pour ce rendre à la fameuse base secrète. Apparemment il n'y a aucune route pour s'y rendre, signifiant que le seul moyen utiliser avait sûrement été des véhicules aériens pour entrer et sortir. Mais le cyborg n'est pas dupe. Il étudia les plans du complexe fourni dans son datapad, trouvant quelques minutes plus tard un petit corridor menant au bas de la montagne où se trouve le bunker. Une sortie de secours uniquement ouvrable de l'intérieur. Ouvrir cette porte permettrait de gagner beaucoup de temps à la place d'escalader une falaise raide et sûrement piéger par les précédents occupant pour éviter toutes intrusions... Mais comment ouvrir cette damnée porte !? Ce dit le scientifique après plusieurs tentatives pour trouver un moyen de forcer celle-ci. La machine vit alors à sa taille le sabre laser défectueux de Crave, le regardant un moment avant d'appuyer sur son bouton d'activation, rien ne se produisant. Le sergent le regarda en détail et vit l'endroit fortement endommagé sur le sabre, le droïde remarquant qu'une partit ou le bouton d'activation est brisé ainsi que le bout de l’émetteur. Curieux, le confédéré démonta avec précision du bout de ses doigts l'engin, voyant des couplages électriques qui lui sont étrangement familiers alors que dans ses plus récents souvenirs le cyborg ne se rappelle pas avoir touché un sabre laser de sa vie. En regardant l'intérieur de l'arme de légende, il finit par conclure que le noyau énergétique ou ce qui alimente l’arme est brisé ainsi que le bouton d'activation. L'officier se tourna alors vers le commandant qui est en train de se reposer puis il prit ses outils dans son sac et sortit à l'extérieur pour aller dans les toilettes des hommes, faisant des soudures de câbles en secret pour créer une alimentation externe au sabre qu'il pourra brancher avec des fils compatibles avec une génératrice, c'est a dire son propre corps. Le géant de fer eu par conter une certaine honte, regardant l'horrible transformation de l'arme en une sorte de sabre ayant des fils lui sortant pommeau et en plus il reste quelque chose à faire. Trouver un bouton pour remplacer le bouton d'activation de l'arme. Cela ne fut pas long qu'il regardât l’interrupteur de la salle de bain et se rapprocha de celui-ci.

Un peu plus tard dans la nuit, un client de l’hôtel se rendit dans la salle de bain, celle-ci étend plongée dans le noir. Il chercha l’interrupteur et cria alors plusieurs minutes plus tard :

-MAIS BON SANG ! QUELQU'UN EST PARTI AVEC L'INTERRUPTEUR !

Encore cette nuit pendant son sommeil, Iroey fit un autre rêve étrange où il est dans le corps d'un enfant avec d'autres enfants et un autre professeur qui semble enseigner quelque chose à son avatar et aux autres. Le mentor devant eux dit des choses floues à ses oreilles, quelques mots sortants plus clairs dans son rêve comme le mot « vide » ou bien le mot « concentration ». Suivant toujours le court de son rêve, le sergent vit par la suite le maître poser devant les enfants dont celui dans lequel il voit le rêve, le sergent voyant les deux mains de l'enfant qu'il habite se dresser vers l’objet cubique devant lui, celui-ci étant projeté quelques mettre plus loin, surprenant l'enfant dans lequel le sensitive voix la perspective des choses, le maître semblant positif par ce qu'il a fait. La suite du rêve fut pareil avec différente manière d'utiliser des bases de la force, le rêve se terminant à la fin de ce qui semble être une leçon pour apprendre les bases de la force.

À son éveil, Iroey et son frère d'armes ne perdirent pas de temps à rester en ces lieux et sortir avec l'équipement lourd pour la mission, fier membre de la C.S.I sortant de la ville pour attendre avec Teach les deux amoureux dans la forêt reculer de la ville. Alors que le vétéran se grille un cigare, le matricule 000 scan les environs avant de détecté finalement deux signaux les approchants. Sur le coup, il prit des précautions, mais en entendant la forte voix d'Azel, celui-ci sortant de sa cachette, portant de vêtement de chasse. Le groupe ne perdit donc pas plus de temps et se mit en route, le cyborg regardant droit devant lui puis il se mit à discuter de se qu'il a regarder hier au commandant Unforgiven tout en gardant la voix basse pour ne pas que les deux à l'arrière ne les entendent.

-J'ai fait de petites recherches hier et j'ai découvert une sortie de secours dans le bas de la falaise où se trouve la base. J'ai le moyen de forcer la porte, mais une fois à l'intérieur ce sera l'inconnu complet...

Dit-il alors pour regarder autour de lui après un bon moment de marche pour alors déposer sur le sol son sac et y sortir un blaster E-5 avec un lance-roquette, retirant ces accoutrements ridicules pour remettre sa cape confédérée avec la capuche puis le robot mit le fusil à sa taille avec le sabre laser qui semble différent avec beaucoup de câblages, l'archétype passant la ganse du bazooka sur son épaule, redressant son dos pour atteindre une taille supérieure à celle de tout le groupe. Celui-ci se regroupant finalement de vrais militaires ! Iroey attendit donc de voir si l'idée de la sortit de secours comme entré plairait à Blad ou pas, la machine appréciant bien de voir cette femelle portée de vrai habit de guerre avec ces haches.

_________________________

Thou Art Bring Thy Fear...


Casier d'Iroey:

Thème:

Formation de base:
Close combat

Formation Lv1:
Close Combat

Formation Lv2:
Close Combat

Formation Lv3:
Close Combat
Revenir en haut
Tericarax
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 09 Fév 2010
Messages: 637
Niveau: 5
Rang: Lieutenant / Scientifique
Autre: Ex-responsable Hopital Central de Taris

MessagePosté le: 21/01/2017 16:26:23    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Depuis plusieurs heures, le quatuor avait quitté la route, qui ne s'enfonçait pas si profond dans les landes. La végétation était épaisse et dense. Si la pluie avait pour l'heure épargné le petit groupe, les grondements du ciel et l'épais et bas plafond nuageux laissaient à présager qu'elle ne serait plus clémente pour très longtemps. Sous l'éther blanc et décoloré, la forêt était de ce vert lierre, sombre et humide typique des forêts du nord. Le sol était boueux, glissant, rendant la progression difficile et laborieuse. Chaque branche semblait prendre le plus malin des plaisirs à décharger sa rosée glaciale sur l'habit des voyageurs et l'air lui-même était chargé de cette souillure insupportable, saturé d'eau au point que respirer en devenait parfois douloureux. Glacial était le froid, des poignards perçants dont l'humidité ne faisait qu'affûter les lames, de glace était le vent, comme une grêle désagréable qui venait fouetter chaque parcelle de peau exposée à l'air, et qui traversait en un fantôme pervers jusqu'aux plus épais vêtements.

Au rythme de la boue éclaboussant les chaussures et le bas des chevilles le groupe avançait, suivi par l'orage menaçant qui – pour l'heure – se dissimulait encore derrière la cime des arbres, dont les branches se dressaient jusqu'à occulter la quasi totalité du ciel. Parfois, on entendait le cri indistinct de quelque créature ; si c'était un oiseau, son chant était discorde, sa voix était hurlement. C'était probablement les derniers soupirs paniqués d'un malheureux et paisible herbivore qu'un carnassier mettait à mort, et dont les ultimes supplications résonnaient dans l'insensible et plantureuse forêt alors que les mâchoires se fermaient définitivement sur sa gorge et l'arrachaient à la vie. Entre les troncs s'étiraient des toiles feuillues de lierre, et dansaient parfois avec, au gré d'un vent vicieux et bas, des nappes brumeuses qui, sitôt l'aquilon passé, retombaient sur le sol, des fantômes rampants, reflets de la menace qui pesait dans le ciel et ultimes responsables de l'air si glacé.

Loin était l'ardent soleil de Géonosis, perdue était l'aridité du désert ; ici régnaient la brume, le givre, la pluie, ici dirigeaient l'air saturé d'eau à la limite du respirable et les chemins boueux jusqu'à mi-cuisse, au milieu des fougères verdoyantes et des murs de végétation qui masquaient l'horizon en des fortifications grimpantes et insondables.
Un gros lézard volant passa devant le groupe avec un hurlement crissant, avant de plonger entre les feuilles, et ce fut bien là l'un des seuls animaux aperçu de près. Le bruit des armures, le souffle du quatuor lors de son avancée difficile, leur odeur même avait sans doute mis en fuite la faune plus craintive et sauvage. Un gibier bien moins sympathique harcelait depuis maintenant plus d'une dizaine de minutes les séparatistes ; des moustiques. Probablement nés des fréquentes pluies, ils formaient des nuages affamés et furieux. S'ils ne représentaient pas une menace létale, leur bourdonnement et leur acharnement auraient à terme raison de la patience même de l'individu le plus mesuré et poli. Ces hôtes imprévus en quête de sang frais harcelèrent les voyageurs pendant plusieurs heures.

La forêt s'éclaircit pour laisser place à une falaise à pic. Sur la gauche, une petite route descendait vers les profondeurs du chasme, où l'on devinait à son grondement furieux les eaux d'un fleuve torrentiel. Un pont de cordages et de planches tanguait au gré des vents, rachitique et ridicule liaison entre les deux extrémités du gouffre. C'était aisément une marche de plusieurs kilomètres le long de ce pont, et la descente vers le fleuve était au moins double. Un épais nuage laiteux s'étirait paresseusement en travers du ponceau, porté par la douceur furieuse des vents au creux de l'entr'ouverture béante dominant les flots rageurs, et il masquait la fin du pont aussi bien que l'autre rive, que l'on ne devinait qu'à peine. Suivant les indications du cyborg Iroey, le groupe prit le chemin gauche, vers les régions basses. Les eaux sauvages et sombres, après quelques kilomètres, offraient une suite de gués ; elles se calmaient sur un sable argenté et visqueux et formaient des lacs profonds et froids, entrecoupés de bancs effilés où l'on pouvait progresser – quoi que non sans mal et en file indienne. Une végétation éparse poussait sur ce parterre minéral, des arbustes robustes et courts, couverts d'épines, aux troncs cendrés et aux fleurs d'un jaune odorant. De gros insectes venaient avec un battement d'aile bruyant les butiner.

Après plusieurs longues minutes de recherches, et au désarroi de tous (à l'exception des moustiques, qui reprenaient leurs assauts) il n'y avait nul bunker au pied des roches ! Un examen plus attentif des plans révéla qu'il s'agissait des premiers concepts du bâtiment. L'ancien maître des lieux avait très probablement effectué des modifications directes et n'avait pas pris le soin – sans doute dans la volonté de rester secret – d'informer l'état major de toutes ses modifications. Dans le cas présent, on pouvait le comprendre aisément ; quel besoin avait-on pour un bunker dans un laboratoire de recherches ? C'était sans doute un détail qui avait été abandonné, au profit d'installations plus pertinentes, mais la pertinence était pour notre groupe un cruel bourreau ; bourreau de leur temps, bourreau de leur patience, bourreau des ultimes assurances qu'ils auraient pu posséder au sujet d'une quelconque connaissance de cet endroit où ils allaient s'engager. Car si leurs plans n'étaient pas à jour, qui savait quel menu « détail » différait entre la réalité et la carte qu'on leur avait donné ? Malheureusement, s'il était bien une information correcte parmi celles transmises au groupe, c'était celle des communications. Comme l'amirale l'avait annoncé au commandant Demeci, il n'y avait aucun réseau exploitable dans les environs. La seule trace de civilisation étaient les quatre séparatistes. Mais il n'était personne, à part les arbres, le vent et l'orage, aucun autre vestige de ville ou de hameau. Outre le laboratoire – en haut de la falaise qu'ils devaient encore franchir, la première habitation était ce cher hôtel qu'ils avaient quitté tôt dans la matinée.

L'heure avançant, le groupe fit étape sur les fins bancs de sable pour se restaurer et faire le point. On entendait, en provenance de la lisière, le bruissement des arbres, parfois même quelques notes d'un oiseau mélodieux. Au milieu du repas, la peau écailleuse d'une Chose aux proportions titanesques effleura la surface de l'eau, à quelques mètres de leur lieu de repos. La troupe se remit en route au pas de course vers les falaises, suivie par de grosses bulles dans les lacs adjacents.
Lorsque les confédérés arrivèrent de nouveau face au pont, les vents redoublèrent d'effort. S'ils mirent définitivement en fuite les moustiques, la passerelle s'agita dangereusement sous leur souffle. Les cordages grinçaient, les planches s'agitaient et tremblaient furieusement et la météo, insensible aux malheurs de la troupe, lâcha enfin son ultime pestilence.
Un éclair illumina le ciel, et tout l'horizon s'obscurcit alors qu'un éclat de tonnerre faisait exploser l'air. Sur cet appel cataclysmique, les nuages crevèrent enfin, laissant enfin s'abattre leur sanglante pluie, une grêle arctique, sur la région en une chute torrentielle.
Hurlaient les éclairs, ronflaient les eaux du fleuve, sifflait le vent ; mais la troupe n'avait pas encore accompli son châtiment. Il était un pont qui réclamait qu'on le passe, celui là même qui s'agitait dangereusement. L'orage formait des rideaux épais qui masquaient la visibilité à plus d'une cinquantaine de mètres.

On se renseigna bien vite sur la météorologie de la planète ; peut-être n'était-ce là qu'une tempête passagère et brève, à la façon des pluies tropicales ? Les datapads qu'on avait remis au groupe furent très explicites à ce sujet et la voix grésillante d'un expert météorologue pré-enregistrée eut tôt fait d'éclairer la lanterne des confédérés :
«  Les pluies sur Cato Neimoidia peuvent être extrêmement longues. Dans les régions nord équatoriales, une simple pluie peut se poursuivre des jours durant sans discontinuer. C'est grâce à ces précipitations exceptionnelles que la végétation est aussi luxuriante et développée. La faune s'est adaptée à ces précipitations ; beaucoup d'amphibiens peuplent les forêts et marais, comme le très célèbre Irsinias Tabuleus, dont la peau est utilisée... »

Clic, fin de l'enregistrement.

Enfin, le vent se calma – mais point l'orage. Alors, le groupe entama l'étape complexe ; il fallait franchir ce pont, long de plusieurs kilomètres et si fin que seule une personne pouvait progresser de face à la fois. Il fallait marcher sur ces planches de bois trempées, sous la pluie battante, portant sur son dos son propre sac d'équipement, tout en priant la Force que l'aquilon demeure aussi calme qu'il l'était actuellement, suppliant le hasard pour que le pont ne se retourne pas. Il fallait passer au sein du nuage gris qui venait s'éventrer vers la moitié du parcours, et continuer la progression, droit vers l'autre flanc, noir et lointain, situé sensiblement plus haut. Droit vers un renouveau de forêt, et vers le laboratoire.




N'hésitez pas à interpréter des passages narrés ici dans vos prochains RPs, voire même sur plusieurs tours si l'envie vous en prend.

Au sujet de votre équipement, vous disposez donc (en plus de votre équipement s'entend) de:

Datapads (1 par personne): Des petits boîtiers tout ce qu'il y a de plus classique. Ceux-ci vous ont été remis pour votre mission, contenant vos fausses identités respectives, une carte de la région, quelques enregistrements audio au sujet de Cato Neimoidia et les plans du laboratoire. Malheureusement il n'y a aucun accès au Shadownet depuis cet endroit aussi reculé. Peut-être est-ce pour ça qu'on a plus entendu parler des équipes de nettoyage?

Un radar bipeur (Azel): Un autre boîter, doté d'un écran monocolore vert. Il permet de détecter les mouvements dans un rayon de quinze mètres, à la façon d'un sonar, et affiche les objets mouvants sur l'écran sous forme d'une petite sphère. Il a aussi la fâcheuse habitude d'émettre des bips réguliers sitôt qu'un objet est proche, ce qui le rend inutile pour des missions d'infiltration classiques.

Une console programmable (Ansikt): Ce dispositif épais et complexe permet s'il est branché sur une console électronique de contourner la plupart des sécurités pour accéder au programme principal. Très apprécié des espions séparatistes, son manque de fiabilité entre des mains novices explique son absence des marchés civils.

Une torche à plasma (Iroey): Une torche avec une pile de gaz, qui permet de faire des ouvertures à travers l'acier. Très appréciée par les mécaniciens, elle peut être très utile entre les bonnes mains. Sa faiblesse réside avant tout dans la seule pile qui peut l'alimenter. Il n'est pas rare que le gaz vienne à manquer sur les torches mobiles...

• Rations de combat, couvertures, gourdes, trousses de premier secours avec pansements au bacta (1 par personne)


_________________________

Casier d'un Kaleesh

Histoire d'un séparatiste

Formation → Corps à Corps
Level 1 → Corps à Corps
Level 2 → Corps à Corps
Level 3 → Corps à Corps
Level 4/5 → Non effectués (coma)


Dernière édition par Tericarax le 16/02/2017 12:36:22; édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Blad Demeci
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 13 Aoû 2008
Messages: 491
Niveau: 3
Rang: Commandant
Autre: Instructeur

MessagePosté le: 31/01/2017 18:43:58    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant

Les deux recrues ne tardèrent pas à se montrer, pile à l'heure. Blad étouffa sa moitié de cigare encore consommable et la glissa dans une petite boite dorée hermétique prévue à cet effet. Non content de pouvoir enfin démarrer l'opération sérieusement, le Mandalorien fit simplement un signe de la main à ses compagnons afin de se diriger rapidement dans les premières fourrées. Iroey posa un des deux sacs d'équipement aux pieds du Commandant, ce dernier se délestant du sien par la même.

"Changeons nous ici, personne ne nous espionne. Notre sympathique armoire de fer en conviendra."

Une petite touche d'humour ne fait jamais de mal... L'aîné Demeci espérait que les recrues, ainsi que son confrère cyborg, saisissent justement ses paroles. Il ne voulait pas tergiverser avec des inepties des blablas. L'homme quitta alors une partie de sa tenue pour glisser un gilet renforcé de protection sous son haut et quelques plaques de la même confection autour de ses jambes. Avec ça, il pourra encaisser facilement des dégâts que sa simple peau ne pourrait. Du genre : morsure de petit prédateur, coup porté en corps-à-corps, ou même chute dangereuse sur un sol rugueux. Pas de casque prévu par contre, de simples lunettes fines anti-contact à enfiler à la place de son cache-œil noir. Le vétéran vérifia le chargement du blaster de poing livré avec le reste du barda et enfila quelques munitions à sa ceinture. Iroey ne semblait pas avoir besoin de grand-chose dans l'équipement disponible, ainsi le Commandant lui donna directement la torche à plasma qui demeurait au fond du sac, sait-on jamais.

"Avec ça, tu devrais pouvoir nous sortir d'une situation éventuellement délicate. Fais bien attention à ne pas user la batterie inutilement, elle ne semble pas pouvoir tenir bien longtemps."

Les deux autres séparatistes semblaient prêts, la Mandalorienne faisait déjà joujou avec ses armes fétiches. Blad remballa ce qui pouvait l'être et mit sur son dos son propre paquetage de survie avant de sortir de sa cachette. S'étant assuré que rien ni personne ne rôdait autour, il tapa des mains et prit la parole :

"A partir de là on ne se quitte plus! On continue d'utiliser nos noms malgré tout, on ne sait jamais qui nous pouvons croiser dans le coin. Zigg passe devant, il nous dégagera le chemin et effrayera les bestioles, je doute que son scan ne soit très fiable plus loin dans la forêt cependant. Vu la tronche du ciel il faut s'attendre à ne plus voir grand-chose d'ici moins d'une heure. Anatole, tu es en charge de la console informatique, alors fais gaffe à bien la protéger de l'humidité dans ton paquetage. Gladys, tu seras responsable du radar, vérifies régulièrement si quelque chose approche et fais part de tes rapports au reste du groupe de vive voix. Je fermerai la marche, ok? En avant!"

Le quatuor s'enfonça ensuite profondément dans la nature hostile de Cato Neimoidia. Les premiers habitants de la forêt ne tardèrent pas à harceler le groupe : les moustiques. Blad pesta contre eux, scandant qu'il aurait dû prévoir des protections adéquates, même si en réalité ses propos s'adressaient à ses supérieurs de la CSI, toujours aussi déconnectés du terrain et peu à même de préparer les choses. Le Mandalorien exagérait bien entendu, mais il y avait toujours une part de vérité dans ce qui ressortait d'un état d'énervement avéré. Soudain, Iroey profita d'un moment plus calme pour faire part de ce qu'il avait appris sur l'objectif. Une sortie de secours en bas de la falaise? Parfait, tout bonnement parfait. Blad répondit simplement avant de relancer la marche :

"On suit ton plan pour le moment, on verra bien ce que cette base nous prépare."

Après pas mal de temps passé à éviter les branches, les champignons à spores toxiques et maintes délicatesses exotiques du style, l'escouade se retrouva enfin face à la fameuse falaise. Celle même où, à sa base, la prétendue entrée au bunker devait se trouver. Mais la première surprise se révéla aux militaires : les plans étaient erronés par endroit. Formidable! Le Mandalorien soupira et tourna son regard vers le Sergent, qui devait lui-même réfléchir actuellement à une autre solution.

"Va falloir faire autrement j'ai l'impression."

Puis, il poursuivit en s'adressant à toute l'équipe cette fois-ci :

"Une idée les gars?"

[HRP : petit message rapide pour faire avancer l'histoire, après un peu de retard pris de mon côté. J'ai ellipsé (non, ce n'est pas français) quelques éléments, mais vous pouvez tout à fait revenir dessus si l'envie vous dit.]
_________________________
Formation : Close Combat
Niveaux 1 & 2 : Close Combat
Niveau 3 : Tireur d'élite
Casier T3544
Origines de l’Éternel
Revenir en haut
Ansikt
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 07 Fév 2016
Messages: 77
Niveau: 2
Rang: Sergent
Autre: Faceless

MessagePosté le: 02/02/2017 22:41:23    Sujet du message: Une mission dans le secret Répondre en citant


Billy
(Apparence d'Ansikt)


Le dénommé Teach nous invite à nous changer après quelques instants de marche. Il a appelé son compagnon “Armoire de fer”... Je le regarde. Il est beaucoup plus imposant que je n’en avais l’impression la veille. C’est un droïde ? Un cyborg ? Certainement un cyborg, puisqu’il avait eu besoin de se nourrir hier soir. Un cyborg plus cybernétique que “vivant”, apparemment. Certainement gradé, de surcroît. La C.S.I ne ment pas dans ses slogans : tout individu est accepté dans leurs rangs, à condition d’accepter l’idéal séparatiste.

Et moi ? Je ne suis pas fervent séparatiste, mais faire semblant de l’être m’a au moins évité la prison et ma même fourni nourriture et logement pendant presque un mois. Pour l’instant, je ne peux pas vraiment cracher dessus… Pour l’instant.
Je me change, non loin d’Azel. Je fouille mon paquetage, laisse de côté mes habits “chics” pour reprendre une tenue plus… souple. Elle ressemble à la tenue séparatiste légère réglementaire, mais elle est accompagnée d’un genre de cape à capuche noire. Un manteau ample, mais relativement imperméable et isolé, pouvant servir de couverture en cas de besoin ou résister à de petites interpéries. Question d’habitude, je suis plus à l’aise comme ça depuis mes temps de vadrouille. Habillé ainsi, j’ai une protection minime, mais suis bien à l’aise dans mes mouvements.

J’entends la remarque de la mandalorienne et lui répond uniquement d’un sourire en coin et d’un petit grognement approbatif. “Sucre d’orge”... Je sens que ce genre de surnom va rester… Si elle n’en a pas déjà trouvé un plus dégradant ou sarcastique… Le bruit de ses armes parvient à mes oreilles. Deux vibro-haches. Des armes solides. Je me souviens l’avoir vu les bricoler plusieurs soirs, quand nous étions encore à la base. Je regarde à nouveau mon paquetage. C’est vrai, je n’ai pas apporté d’arme. Mais à quoi bon ? J’ai focalisé mon entraînement sur mon agilité, mes réflexes, mes capacités à mains nues. Réellement m’habituer à ce corps cette corpulence, pouvoir me déplacer librement. Apporter une arme n’aurait servi à rien puisque je n’aurais pas été capable de bien m’en servir. Et mieux valait limiter les objets louches dans mon sac. On n’est jamais trop prudent.

Mon regard croise celui d’Azel. Sa remarque me laisse échapper un petit rire, ressemblant plutôt à un soufflement de nez bruyant. Je la suis, nous rejoignons les gradés. Une fois réunis, je les observe. Celui à l’oeil de cybernétique semble s’être épaissi. Peut-être une armure sous ses vêtements ? Contrairement à Azel, il ne porte pas de casque, mais a préféré des lunettes. Pourquoi pas ? Je ne suis moi même pas vraiment en armure, et ai peut-être tort d’être ainsi, mais bon. Je suis habitué à cet équipement, et ce n’est pas le moment d’avoir des regrets. Je fais d’ailleurs seulement maintenant le rapprochement : ils sont en fait tous les deux des cyborgs, à différents degrés. Si c’est une coïncidence, elle m’est amusante. Zigg, quand à lui, m’a l’air encore plus grand qu’il y a quelques instants. Je me demande si je suis en train d’halluciner, mais le voir à côté de Teach confirme ma suspicion : il est plus grand qu’avant. Il doit faire au moins deux mètres, si ce n’est plus. Je n’ai jamais été bon pour estimer la hauteur des individus, mais ce qui est sûr, c’est qu’il surplombe tout notre quatuor.

Maintenant que nous sommes tous rassemblés, le borgne nous donne les instructions pour la suite. Nous devons continuer d’utiliser nos faux noms, au cas où. Compréhensible. Je me fais d’ailleurs la réflexion que nous ne connaissons toujours pas leur grade dans l’armée confédérée. Cette question, cependant, va devoir être remise à plus tard. On me donne la garde d’un petit dispositif, une “console informatique” comme l’homme le dit. Je la place dans l’endroit le plus sec possible, emmitouflée sous différentes couches de vieux vêtements pour la protéger. Suite à cette petite annonce, nous entreprenons d’entamer notre long chemin vers le laboratoire.

Plus nous avançons, plus la végétation s’épaissit. Le chemin précédemment clair devient tortueux, boueux, instable. Je ne regrette pas d’avoir pris des bottes, mais la protection contre l’humidité de mes chausses laisse à désirer. L’humidité. Je n’aurais jamais cru souhaiter retrouver la chaleur et la sécheresse de Géonosis. De l’eau, de l’eau partout. Dans la boue, sur les branches (qui semblait prendre un malin plaisir à se déverser sur nous ou proche de nous à chaque passage). Je choisis de rabattre ma capuche et de profiter de la protection de mon manteau, mais je sais qu’il perdra en efficacité si le volume d’eau devient trop important. L’eau est ensuite suivie du vent. Sale temps, propice aux maladies pulmonaires. J’essaye de protéger ma gorge du mieux que je peux, croyant que cela pourrait être d’une quelconque utilité.

Notre progression silencieuse est accompagnée du doux râle indescriptible d’un animal quelconque. Peut-être un volatile, à en juger certaines tentatives de chant. Une petite brume s’installe, noie nos chevilles. Cela ne me met pas en confiance : si un petit animal venimeux énervé s’approche, il aura tôt fait de m’injecter son poison. Mais nous n’avons pas croisé un seul animal depuis notre départ, comme s’ils nous fuyaient. Il me suffit de me faire cette réflexion pour qu’un animal volant, apparemment à écailles, passe au dessus de nous en hurlant. Mais une fois cette interruption passée, le calme plat revient.

Le calme revient, mais ne reste pas. Des bourdonnements distinctifs approchent. Des insectes. Croyant qu’ils ne sont que passagers, je n’y prête pas attention outre mesure, mais est surpris lorsqu’ils restent avec nous, volent en essaim avec insistance. Ce sont… des moustiques. Et d’un bon gabarit par rapport aux moustiques des planètes plus “citadines”. Quelle horreur. J’essaie de repousser les immondices volantes, mais ils reviennent sans cesse. Pas le choix, nous n’allons être débarrassés d’eux que quand ils se seront lassés de nous. Je resserre encore mon vêtement, leur offrant le moins d’ouvertures possibles.

Une éternité plus tard, nous sortons de la forêt, et arrivons devant une falaise, à laquelle est accrochée un pont délabrée. C’est à se demander comment il tient encore en place, surtout vu sa longueur potentielle, cachée par la brume. Sous les directives de Teach, nous entreprenons de descendre la falaise. La boue laisse progressivement place à un genre de plage sablonneuse, mais tout aussi traître que la végétation. La végétation ici est beaucoup moins luxuriante que dans la forêt, mais non moins intrigante. Je remarque notamment des plantes à fleurs dégageant une odeur sucrée, presque alléchante. Si nous n’avions pas été en mission, et s’il n’y avait pas eu des monstruosités insectoïdes les butinant à cet instant, je me serais approché.

Cependant, une fois arrivés sur place : Rien. Pas l’ombre d’un bâtiment. Nous avons fait tout ce chemin tortueux pour rien ? C’est… presque décevant. Frustrant, plutôt. Et pour couronner le tout, les moustiques reviennent à la charge. A ce moment précis, j’aurais souhaité avoir un lance-flammes et faire un carnage, tellement ces immondices me tapent sur les nerfs. Mais en apparence, j’essaie de garder mon calme, de rester stoïque, refermant juste à nouveau mes vêtements.

Le “chef d’escouade” nous demande notre avis sur la suite des événements. Une discussion s’enclenche, et l’idée est rapidement amenée d’aller directement au laboratoire. Le chemin le plus rapide (et aussi, le seul) est de prendre le ponton à moitié délabré. Quelle misère…
Nous rebroussons ainsi chemin et profitons de l’occasion pour faire une petite pause pour nous restaurer. Pause qui tourne court lorsqu’un bête titanesque se montre à la surface de l’eau, sans que l’on puisse l’identifier. Souhaitant ne pas finir proie d’une créature de ce genre, nous pressons le pas et revenons devant le pont.

Le vent souffle. Très fort. Cela ne va pas être un avantage pour traverser un pont aussi brinquebalant, mais je ne peux pas me plaindre : les moustiques ont pris la fuite, définitivement. La maigre réjouissance est de courte durée alors qu’un éclair zèbre les cieux et qu’une pluie torrentielle se met à tomber. Une vérification rapide sur un datapad indique que ce genre d'intempérie est là pour durer. Dans un grognement agacé, nous abordons le pont, alors que la pluie s’intensifie.

Les marches sont glissantes, incertaines. Le cordage tangue de façon disproportionnée au premier mouvement sur le côté, ce qui nous oblige à mettre un pied devant l’autre au centre des planches pour minimiser les risques. Et, même si le vent se calme, on a l’impression que la Nature est contre nous. Qu’elle lance comme un avertissement, une menace. Comme si une conscience externe faisait tout en son pouvoir pour nous empêcher d’ouvrir la boîte de Pandore. Mais nous ne sommes pas arrivés jusque là pour rebrousser chemin maintenant. Non, ça signifierait que nos heures de tourment ont été passées en vain. Et je n’ai aucune envie que ça soit le cas.

_________________________
Double compte d'Aikin

Identité du métamorphe
Antre du métamorphe


Formation de base : Close Combat
Lvl 1 : Assassin
Lvl 2 : Assassin


Grand merci à Blad pour l'avatar ! o/
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 24/06/2018 06:10:43    Sujet du message: Une mission dans le secret

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Cato Neimoidia Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
Page 1 sur 5

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Created by MOONCLAW/MAËVAH(EU-Sinstralis/EU-Illidan) phpBB template "WarMoonclaw01"
forked end designed by Knarf, Kyopé, Rylen, Mufus, Lyash, Lyzs & Gelmir
Traduction par : phpBB-fr.com