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Renouveau d'un paria
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Reste de la Galaxie -> Bordure Extérieure -> Korriban
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Dark Oblivius
Nouvel Ordre Sith

Hors ligne

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Rang: Seigneur Sith
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MessagePosté le: 15/11/2016 17:17:46    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

-" Ressens jeune apprenti la puissance du côté Obscur t'envahir, ressens chaque fibre de ton corps vibrer sous son impulsion. Un Nouvel Ordre est en marche. Et tu es désormais l'un de ses disciples. Mais avant d'espérer prétendre au titre d'utilisateur du côté Obscur, il te faudra passer de nombreuses épreuves. La voie sera longue est dangereuse. Seuls les forts arrivent à survivre. Le temps nous dira si tu as cette Force. "-

Mon regard se porta à nouveau sur les prisonniers restant. Les émotions dégagées étaient toutes assez similaires. Peur, haine, rage mais aussi résignation. Mais les esclaves d'aujourd'hui seront probablement les guerriers de demain. Il reste à savoir comment choisir les prochains fidèles. La jeunesse était bien plus malléable et plus réceptive à une forte propagande. Le jeune garçon ayant tué sans hésitation sa tante en était la preuve flagrante. Et seulement trois personnes répondait à ce critère. Deux enfants âgés à peine de 10 ans et un légèrement plus vieux.

Mon regard se posa sur les deux plus jeunes. Une fille et un garçon. Je me rapprochai d'eux alors que leurs têtes se baissèrent certainement encore choqué des actes combiné d'Anduin et de Biorg. Je fis signe au soldat de lever les trois plus jeunes. Poussant légèrement avec le bout du canon. Une fois à l'écart je fis signe à mon apprentie de me rejoindre.


-" Les autres ne nous sont d'aucune utilité. Tu sais ce qu'il te reste à faire. Mais le message doit-être fort lorsque la Fédération reviendra ici. Qu'ils comprenne que notre cruauté n'a pas d'égal dans la galaxie. Une fois les choses faîtes, que les Hommes récupères ce qui pourrait nous intéresser en terme de matériel. Nous allons bientôt quitter cet endroit. "-

Je rentrais accompagné des trois enfants et deux soldats dans ce qu'il restait de l'ancienne préfecture. L'explosion avait soufflé une partie du toit et calciné une partie des murs. Des flammes encore vives venait éclairait les recoins. L'odeur des cendres étaient plus forte que jamais. Je soulevais un siège encore à peut prêt intact grâce à la Force. Une fois dessus je fis signe aux soldats de partir et de participer aux recherches de matériaux. Les trois gamins étaient alignés à quelques mètres de moi. Étonnement c'était le plus vieux des trois qui n'arrivait pas à retenir ses larmes. Son gémissement rompait partiellement le silence de cette pièce. Avec ma main et en me concentrant je pris possession d'une gerbe de flamme qui grimpa le long de mes doigts pour prendre possession de ma paume. Les flammes dansaient à ma convenance. Je plaçais ma paume au niveau de mon visage regardant les trois prisonniers au travers du feu.

-" La peur est une émotion naturelle. Incontrôlable. Mais ce qui fait de nous des lâches ou des guerriers est l'utilisation que l'on en fait. Hier encore vous pensiez couler des jours heureux sur une planète corrompu par le côté Obscur. Mais aujourd'hui, l'essence malfaisante de cet endroit a fait volé en éclat vos espoirs de vies paisibles. Mais une vie plate ne vaut pas celle d'un guerrier. La question est: en êtes vous ? Ou simplement des lâches ? "-

Des gémissements et des regards perdues en guise de réponse. Ce recrutement semblait mal parti. Mais cela était compréhensible, ce n'était à prêt tout que des enfants. Mais l'innocence n'avait pas sa place dans mes rangs. Les flammes présentes dans ma paume s'intensifièrent et se déployèrent jusqu'aux pieds des trois jeunes enfants. Les deux garçon eurent un mouvement de recul, mais la petite resta stoïque. Je me levai m'approchant doucement d'elle. La Force encerclant sa gorge la tirant vers le haut. Instinctivement elle tenta de se défaire de cette emprise invisible. La peur de mourir était bien présent, mais sa rage de vivre prit le dessus. Ses pieds tentèrent de m'atteindre tandis que le plus jeune garçon se porta à son secours. Des cris stridents et jouissif pour le Seigneur Sith que j'étais. Mais dans son flot de parole, il s'avéra que ce petit n'était rien d'autre que son petit frère. Le plus âgé lui restait stoïque. Mon emprise se dissipa laissant tomber le corps de cette jeune fille.

-" L'avantage qu'à un guerrier sur un simple citoyen lambda est sa façon de se sublimer dans l'adversité. Mais un guerrier seul ne vaut rien si l'Homme qui combat à ses côtés n'a pas son courage. Retournez vous mes jeunes enfants et contemplait la lâcheté de votre camarade qui n'a pas osé bouger un sourcil. Petit, tu n'as pas hésité une seule seconde à porter secours à ta soeur face à une personne qui pourrait te réduire en cendre. Mais l'être derrière toi a été pétrifier par sa peur. Il était prêt à la laisser mourir pour sa propre survie. Que ressens tu ? "-

- Je... Laissez ma soeur vivre !

-" Serais tu prêt à mourir pour elle ? "-

- ... Oui ! Alors ne la touchez plus ! Ou je vous tuerais !

-" Tu as donc cette rage en toi. Et toi petite ? Serais-tu capables de mourir pour lui ? "-

- Il est mon frère !

-" Maintenant la question es: pour survivre seriez vous prêt à tuer ? "-

Dans un premier temps ils se regardèrent. Malgré leur jeune âge, ils ne mirent pas longtemps à comprendre la raison de cette question. Ils se retournèrent fixant le plus âgé. Il eu un mouvement de recul en voyant cette fixation. Tandis que je retournai à mon siège un sourire aux lèvres.

- Mia ! Merry ! Ne faites pas ças ! S'il vous plait... J'ai peur !

-" Tuez le. Et je vous promet un avenir. Echouez et cette journée sera la dernière. "-

- Désolé Karl, mais je refuse de voir mon frère mourir !

La jeune fille se jeta sans hésité sur Karl, son premier réflexe fut de reculer, mais son pied d'appuis percuta une poutre encore rouge. Il tomba lourdement sur le sol alors que la jeune Mia lui sauta dessus. Ses mains encerclèrent la gorge du garçon, mais ayant plus de force physique il réussi à la mettre sur le côté et renverser la situation. Son poing s'écrasa sur le visage de la petite fille qui accusa le coup, mais à peine cette action finie que Merry sauta sur le dos du plus âgé encerclant son cou avec ses bras et le tira en arrière. L'équilibre de Karl vacilla et il tenta de se rattraper, mais sa main rentra en contact avec une braise encore chaude. Le bruit de sa peau brûlant fut couvert par un cri de douleur alors que Mia lui découpa un coup de pied dans le thorax. Merry lui fut aussi projeté en arrière et tomba lui aussi sur une poutre. Il laissa échapper un cri de douleur tandis que son tissu couvrant sa peau s'enflamma laissant sa peau sans défense. Il roula sur le côté, mais la douleur était bien présente et si vive que je pouvais la sentir sans aucun soucis.

Il se releva tandis que Karl avait une nouvelle fois prit le dessus sur la jeune fille, mais son visage était marqué par plusieurs coups qu'elle avait réussi à lui infliger avant de perdre le contrôle. Merry voyant sa fit quelque chose assez.. Inattendu.Il regarda à droite et à gauche balayant cette arène improvisé. Puis il fixa la poutre. Sans hésiter il la saisi avec ses mains alors que Karl était entrain d'étrangler sa soeur. La chaleur du bois était tel que ses mains fumèrent et dans un cri de rage lâcha sa masse improvisé sur le dos de sn adversaire.

Le choc était assez violent pour faire lâcher prise Karl. Mais pas assez pour le mettre hors d'état de nuire. Tous se relevèrent et se fixèrent. Les deux frère et soeur se jetèrent sur Karl. Une droite puissante fit tomber Mia en arrière tandis que Merry riposta avec un coup au niveau du torse. Les deux garçons s'échangèrent des coups, mais Karl avait une fois de plus l'avantage, mais la résistance des deux plus petit était admirable. Mia se relevai difficilement. Ma main se leva décrochant du plafond une barre de fer encore rouge. Elle tomba à côté de la jeune fille qui me fixa quelques secondes avant de comprendre. Elle retira son haut pour s'entourer les mains, saisi sa lance de fer et fonça sur Karl qui venait d'un coup de pied rasant faire tomber Merry. Il leva la tête, mais trop tard. Le métal perfora son torse de bas en haut. La pointe ressorti difficilement à l'arrière du crâne de Karl. Une gerbe de sang s'échappa de la bouche du plus âgé éclaboussant le visage de Mia. Le sang coulait le long de sa nouvelle arme fumant à cause de sa chaleur. Le corps inerte à présent s'effondra obligeant la jeune fille à lâcher prise.

Mia aida Merry à se relever. Son nez laissait une coulé de sang tomber tandis que sa lèvre fit ouverte. Son dos portant la marque d'une brûlure. Fatigué par cet affrontement, mais victorieux ils se retournèrent vers moi alors que Dark Nihls fit son entrée. Alors qu'elle se rapprochait de moi je levai ma main pour l'interrompre. Je me levai.


-" Votre destiné commence mes petits. Un avenir glorieux s'offre à vous. Êtes vous prêt ? Prêt à vous battre ensemble jusqu'à la mort. "-

Cette question était au final assez inutile. Mon esprit englobant le leur. Mes émotions surpassant largement celle de deux enfants incapables de se défendre face à un pouvoir les surpassant. Une oppression si forte que leurs genoux se plièrent sans qu'ils ne s'en rendent compte.

- Oui Maître En s'exprimant à l'unisson tel les futures machines de guerre qu'ils deviendront.

-" Oubliez votre passé et focalisez vous sur une seule chose, l'ascension de votre nouvelle famille. "-

Deux soldats entrèrent dans la pièce. Le premier indiqua aux jeunes enfants de le suivre, l'autre s'occupa du corps de Karl dont le sang coulait encore de ses blessures. Saisissant la barre de fer et soulevant la carcasse la posant sur le dos. Merry se retourna et fit quelque chose assez surprenant. Il prit la main de sa soeur faisant demi tour. Il se rapprocha de la marre de sang et sous mon regard et celui de Nihls plongea ses doigts dans l’hémoglobine encore chaude et posa son doigt sur le front de Mia descendant le long de son nez jusqu'au menton. Mia à son tour effectua le même geste. Ils quittèrent main dans la main leur arène. Il était évident que le côté obscur avait une emprise bien particulière sur les enfants.

- Ce n'est pas d'enfant dont nous avons besoin, mais de soldat aguerris. Je ne comprend pas votre intérêt pour des bambins.

-" C'est pourquoi je suis le chef du nouvel Ordre Sith et pas vous Dark Nihls. "-

Le sang de la jeune Humaine ne fit qu'un tour et dans un accès de rage tenta quelque chose d'assez stupide en dégainant son sabre. Ma main bloqua son poignet tandis que l'autre saisie sa gorge en serrant le plus fort possible. Kalith venait de faire son apparition. Certainement surprise par cette situation. Le cors de la maraudeuse se souleva l'empêchant de prendre appuis sur le sol. Son sabre tombant à terre.

-" Pauvre idiote. Tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Ses enfants sont notre avenir. Ma main se serra encore autour de sa trachée. Bien plus simple à corrompre et à convertir. Vous êtes la preuve que soumettre des guerriers accomplis est bien plus dur. Mais pas impossible. Je vais vous briser Nihls, et comme tous les Sith qui vont rejoindre le nouvel Ordre, ils devront se plier à ma volonté. Je suis votre Seigneur Noir. Votre guide. Son corps à l'aide de ma force physique et par le biais de la Force en elle même s'envola et glissa jusqu'aux pieds de mon apprentie.

-"Cette erreur est la première et la dernière que vous faites disciple. Vous avez la chance que nos rangs ne soient pas assez conséquent, sinon votre tête aurait été exposé avec celle de nos victimes. Vous n'êtes rien. Vous êtes faibles. Une chienne aux services de son Maître. Oubliez encore une fois cette idée et je vous détruirais. Est-ce comprit Dark Nihls ? "-

- Oui..kof kof... Maître.

Je remis ma capuche attrapant le sabre de la dissidente et alors que son genou était à terre je lui tandis son sabre.

-" Nos ennemis sont trop nombreux pour que la dissidence s'empare de nos rangs. Votre égaux nous vous apportera que votre perte et celle de notre Ordre. Relevez vous. et faites taire vos doutes. "-

- Oui, Seigneur Oblivius.

La chienne se leva. Sa colère était perceptible. Mais je ne pouvais tolérer ce genre de comportement. Peut-être aurais-je dû l'exécuter promptement, mes nouvelles lois m'auraient donnés raison. Mais nous étions si peu nombreux, et même si elle était inférieur à moi, sa puissance n'était pas négligeable. Ce genre d'élément était une denrée rare. L'avenir me dira si j'ai eu tort ou raison, mais les circonstances étaient en sa faveur surtout que la jeune Korra était une apprentie prometteuse et il lui fallait un Maître digne de ce nom.

-" La voie des Sith est par définition solitaire jeune apprentie. Tu apprendras vite que cette soif de puissance empli nos âmes d'égaux et notre quête de reconnaissance est ce qui nous pousse à nous en prendre à nos propres membres. La puissance que l'on détient est corruptrice. Elle change notre nature et notre seul but est l'acquisition de toujours plus de puissance.

Ce que tu viens de voir, ce n'est pas une simple anecdote. C'est notre quotidien. Toi aussi un jour, confiante dans ta puissance tu tentera de me tuer pour arriver à ce titre si prestigieux. Mais ce titre est un fardeau jeune apprentie. Ce n'est pas par hasard que j'essaye de réunir les cultes. Non c'est surtout pour me protéger. Pourquoi ? Parce que en tant que leader je suis une cible pour mes propres Hommes. Et notre situation m'oblige à prendre des risques. A mettre ma propre puissance à rude épreuve et si je ne peux compter sur mes propres Hommes en cas de difficulté, notre Ordre tombera dans une guerre civil.

Ce n'est pas pour rien que je suis parvenu à me hisser à ce statut aussi facilement. A l'heure actuelle, aucun Sith ne peut rivaliser avec ma puissance. La purge Sith a fait d'immense dégât dans notre propre Ordre. Je ne prétend pas être le plus puissant, je suis le plus puissant. Un puissant maître rencontré sur Muunilinst à essayé de rivaliser avec moi. Dark Lynx l'ancien maître de Pav. Alors que nous étions encerclés par les droïdes et que j'essayais de sauver mon propre Ordre d'une annihilation, il essaya de rivaliser avec moi. Je l'ai plié. Soumis par une démonstration de pouvoir qu'il n'avait jamais vu et que lui même n'espérait pas atteindre.

Pourquoi je te raconte tout cela ? Ce Zabrack c'est sacrifié pour me laisser vivre. Il a décidé de mourir car il savait que grâce à moi, notre Ordre avait un avenir. Si un puissant maître Sith a réussi à voir cela en moi. J'ose espérer que tous le verrons et que notre auto destruction sera enfin terminé. Je ne t'ai pas choisi en tant qu'apprentie pour rien. Tu es puissante, ou du moins tu deviendras puissante. Mais par dessus cela, tu incarnes le nouveau visage Sith. Impitoyable envers ses ennemis, mais respectueuse envers son propre Ordre. C'est peut-être contraire à la nature même Sith, voir même du côté Obscur.

Notre avenir est obscur et nombreux sont nos ennemis, mais ensemble, nous les vaincrons tous. "-

Les transporteurs arrivèrent, chargeant les peu de ressources intéressantes. Mon com-lik s'affola. Et tandis que nous nous dirigions vers les vaisseaux traversant l'ancienne colonie et ses cadavres exposés pour une vision si macabre que tous nous craindrons. Les soldats finirent de piéger les environs afin que les secours subissent la seconde salves.

- Seigneur, nous avons trouvé l'endroit. Mais aucun passage n'est visible.

-"Bien. Nous arrivons. Restez en position et soyez sur vos gardes. "-

- Bien reçu Monseigneur.

Les portes des transporteurs se refermèrent. Les vaisseaux décollèrent pour nous emmener à la seconde destination. Très vite une communication tandis que nous étions proche des coordonnés.

- Ici escouade 01, nous sommes attaqués ! On dirait des sortes de chien ! Les tirs ne les stop pas ! On arrive à tenir, mais ils sont nombreux ! Demande de soutiens !

-" Destroyer, vous avez une image . "-

- Il y a une légère tempête, l'image n'est pas net, mais nos capteurs indiquent une trentaines de signaux en plus de nos Hommes ! Il semble qu'ils tournent en attaquant tour après tour, je pense pas qu'ils vont tenir longtemps.

-" Pilote, à combien de temps sommes nous ? "-

- Quelques secondes, nous devrions les voir... Maintenant... Bordel c'est quoi ça ?!

-" Des chiens Tuk'ata, étrange ils étaient sensés avoir disparus. D'autres signaux ? "-

- Non, on dirait que la plupart forment un cercle.

-" Que les transporteurs se positionne au dessus, nous descendrons en vol. Tirs de suppression. "-

- Bien Monseigneur. Escadron Dark one, autorisation de tir. Les cibles sont des gros chiens encerclant nos Hommes, je répète, feu à volonté !

- Bien reçu leader 1 ! Feu à volonté et couverture engagé.

Les chasseurs TIE malgré la tempête crachèrent des salves de laser. Les tirs bien que peu précis créèrent une sorte de bouclier d'explosion autour de l'escouade qui comptait déjà plusieurs pertes.Les immenses chiens reculèrent légèrement, mais aucun ne fut directement tué. Je me positionna à l'arrière du vaisseau sautant sabre en main à l'extérieur du cercle qu'avait formé les Tuk'ata. Mon empreinte obscur les attira et très vite l'un d'en autre me façon dessus. Prêt à en découdre, un tir très bien placé d'un chasseur le percuta en plein vol lui perfora le thorax. La bête tomba lourdement au sol. Les renforts ne tardèrent pas. Ma jeune apprentie suivie de près par Nihls. Korra étant encore absente pour le moment.

Une centaine d'hommes débarquèrent aussi, couvrant les utilisateurs de la Force qui eux étaient au corps à corps. Pour ma part, ma lame en avait déjà terrassée plusieurs. Bien qu'imposant et rapide, ils ne pouvaient rien faire face à une lame correctement utilisé. Plus nous avancions,plus les bêtes reculaient contre le flanc de cette immense montagne. Et plus nous avancions, plus les inscriptions sur mon anneau flamboyaient. Nous étions au bonne endroit. Acculées, les créatures tentèrent au nombre de cinq un dernier assaut. Quatre tombèrent sous les tirs de blaster. Le dernier tenta malgré les blessures de me sauter dessus. J'utilisais la Force afin d'effectuer un saut puissant. Mon sabre à la verticale transperça le crâne de la bête du haut vers le bas. La première menace était vaincue, mais le plus dur restait à faire certainement.


-" Ramassez les corps, que les blessés soit évacués, personne ne doit savoir que nous somme passé ici. "-

La paroi montagneuse trônait fièrement face à moi. Je fermai les yeux me concentrant sur ma relique autour du doigt. Le sol se mit à trembler légèrement. Les cailloux de faible masse se mirent à léviter et une porte se scinda dans un nuage de poussière. L'aura du nexus était puissante et je pouvais la ressentir parcourir chaque fibre de mon être. Quelles épreuves allaient encore nous tomber dessus ? Une seule façon de le savoir malheureusement.

-" Capitaine, que tous vérifies leur équipement, nous rentrons dans la gueule du mal. Capitaine Jo, je veux en attendant que vos troupes traques les survivants qui se sont échappés, ils sont des témoins bien trop gênant ! Je compte sur vous. "-

- Je vais mettre toutes les ressources que j'ai pour cette tâche Seigneur.

- Mes Hommes sont prêt Monseigneur.

-" Que la deuxième escouade se prépare, nous ne savons pas ce qu'il peut nous attendre là dedans. Lancé la deuxième vague d'ici 30 minutes. "-

- Bien Monsieur nous nous tenons prêts.

-" Bien, en avant ! "-

La troupe se mirent en marche derrière moi, passant les imposantes portes rocailleuses. Les lampes et les lueur des sabre éclairèrent notre chemin. Si dans un premier temps le chemin s'apparenta à un long couloir descendant dans les tréfonds de cette planète. Ce tunnel déboucha enfin sur un immense hangar. Nos faibles lumières parvenait à peine à transpercer ce voile obscur. Mais très vite on commençait à distinguer une forme métallique. Puis une deuxième.

Un petit groupe tomba sur une pièce qui ressemblait fortement à un centre de contrôle. Appuyant sur quelques boutons hasardeusement ils réussirent à alimenter les différentes lumières du hangar laissant apparaître deux anciens vaisseaux. Un léviathan et un Ravageur en parfait état de marche comme l'avait prédit mon maître.

Mais très vite cette lumière inattendue révéla un danger extrême. En effet et sans vraiment savoir comment pouvait-être possible une telle menace sachant l'ancienneté de l'endroit, une centaine de Tuk'ata grimpant les parois rocheuses pour nous attaquer. Les soldats s'étant aventuré trop prêt du bord firent happé et très vite tué par le nombre.

Un à un ils montèrent sur la passerelle où nous étions. Bien trop nombreux pour espéré une victoire net. Alors que mes Hommes reculait, je restai de marbre face à elle. Sabre abaissé, mais bel et bien sur mes gardes je me souvenais du don que j'avais reçu dans cette caverne. Si l cavalier Noir arrivait à contrôler autant de bête, je devais être en mesure de perturber son emprise.

Je laissai libre cours à mon pouvoir. Se répandant à travers cet immense hangar. Ma volonté essayait de d'étendre à travers cette masse obscure. Les chiens s'immobilisèrent, tous ? Non. Un alpha bien plus gros que les autres se mit en face de moi. Au delà de sa puissance visible, je pouvais sentir l'aura du Cavalier, comme une ombre entourant le Tuk'ata.


-" Tu sais qui je suis et pourquoi je suis là. Ton temps est révolu spectre ! Ton maître est de retour et il te somme d'accomplir ce dont pourquoi tu as été crée. Ton heure est révolue. "-

- Tu n'es qu'un pantin... Et ta mort n'est que ta récompense !

-" Ainsi soit-il, le côté Obscur scellera notre sort ! "-

Ma lame n'eue pas le temps de se lever que l'immense bête sauta sur moi. Sa puissance ne faisait aucun doute et elle me renversa sans problème malgré ma condition physique importante. Sa patte bloquant mon bras et sa gueule s'ouvrant laissant apparaitre ses crocs prêt à me déchiqueter le visage. Fort heureusement pour moi, les tirs de blaster l'empêchèrent d'accomplir son action. Sa peau épaisse l'empêcha de succomber. Mais mon bras fut libéré et je pu me dégagé même si mon sabre était pour le moment hors d'atteinte. La Force allait être ma seule arme et ma position empêchait mes Hommes de me couvrir, de plus l'assaut des nombreux chiens allait les distraire. Me relevant d'un bond j'effectuai un saut pour me retrouver sur son dos. Se cabrant pour essayer de me faire tomber je m'accrochai à ses diverses cornes. Mon poing aidé par une impulsion invisible frappa encore et encore les côtes de l'alpha. Les coups étaient si puissant que la répétition lui en brisa plusieurs.

Loin de le mettre hors d'état, cela eu l'effet de l'enrager encore plus. Se jetant sur le côté afin de se libérer de mon emprise. Son regard plongea dans le mien et d'un seul saut il tenta une nouvelle fois de prendre le dessus. Mes deux mains en opposition utilisèrent la Force pour le bloquer. Malgré son imposante carrure, mon lien avec le côté obscur me permit de stopper son élan et de le bloquer en plein vol. Abaissant mes mains pour le plaquer au sol je me servait une fois de plus de la Force pour faire jaillir du bout de mes doigts de puissant éclairs de la Force qui frappèrent sa carapace. Les hurlements du Tuk'ara étaient si fort que mes oreilles me provoquèrent une intense douleur.

Lâchant mon emprise j'attirai mon sabre à l'aide de la Force. La lame noire s'échappant d'un bruit bien spécifique du manche. Je couru dans sa direction tandis qu'elle se relevait et en plongeant les genou en avant je levai ma lame qui traversa sans mal son armure ouvrant en deux morceaux distincts son ventre laissant sortir l'ensemble de son système digestif.

Il tomba lourdement au sol sans vie. Grâce à cette victoire, mon emprise sur le reste de la meute se renforça et plusieurs dizaines se retournèrent contre leurs propres congénères. Ce changement de situation allait nous permettre de progresser à travers ce chaos. Une passerelle traversant en hauteur le hangar ce distingua donnant sur une autre pièce. Il fallait faire vite.


-" Escouade ! En avant ! "-

Courant sans m'arrêter je pris les devants. Les chiens s'aidant des vaisseaux afin de venir perturber notre course. Les tirs fusèrent et mon sabre toucha de nombreuses cibles dans notre progression. La situation était entrain de changer. De nombreux affrontements entre Tuk'ata nous permirent de dégager plus facilement notre chemin. Plus le temps passait, plus mon emprise prenait l'ascendant sur celui du cavalier. Et au prix d'un sprint long depresque un kilomètres, nous arrivâmes dans la dernière pièce.

Et notre cauchemar ne faisait que commencer. Si les chien Sith était de redoutable adversaire. Les Hssis allait être bien plus coriace. Je n'en avais entendu parlé que dans des légendes, mais ils étaient bien réel malheureusement.

La deuxième salle était plus petite, une caverne circulaire avec au bout, le nexus de la Force et mon adversaire tant attendu. Mais entre lui et moi. Une dizaine de dragon Sith. De mon côté la plupart des chiens se battant pour nous empêchaient les autres de venir. Je n'avais plus qu'une vingtaine d'Homme,Nihls, Korra et mon apprentie.

Les dragons se mirent en position.


-" Quoi qu'il arrive, évitez de vous faire mordre ou griffer, ils sont porteur d'un poison d'une rare violence. "-

Un avertissement non négligeable. Une seule morsure aurait eu raison du plus vaillant des Hommes. Prenant mon élan je fonçai vers nos nouveaux adversaires. Quelque mètres avant l'impact j'effectuai un puissant saut de Force donnant au passage un coup au niveau du crâne d'un des dragons, l'entaille ne le tua pas, mes lui priva d'un de ses yeux. Mon saut m'amena non loin du cavalier qui se retourna vers moi activa son sabre rouge sang.

La seule façon de sauver mes Hommes était de le vaincre et de rompre son lien avec toutes ses créatures qui se plierait à ma volonté. Mais pour le moment, nous étions dans une position plus que délicate. Mon affrontement allait être décisif. De plus le communication extérieur était pour le moment coupée. Il ne restait plus qu'à espérer que la deuxième escouade arrive rapidement.

Nos lames se croisèrent pour la première fois, dégageant un éclat bien caractéristique et reconnaissable parmi beaucoup d'autre. Le plus perturbant sans doute est l'absence de visage de mon adversaire. Combattre une représentation de l'âme d'un puissant Sith'aris n'est pas quelque chose de simple. N'étant pas réellement existante, sa fureur n'en ai que décuplée.


-" Ton Maître t'ordonne de faire ce dont tu es destiné ! "-

- Pauvre fou ! Que crois tu qu'il t'arrivera quand tu auras réussi son funeste dessin ? Tu es le vaisseau qui lui permettra de revenir !

-" Quoi que tu puisses dire, rien n'empêchera l'inévitable, tu es voué à mourir, tel est ton destin. "-

- Tu n'es pas à la hauteur, jamais tu ne pourras rivaliser avec moi stupide Sith !

-" Détrompe toi, je suis le Seigneur Noir ! Et toi une ombre du passé qui n'a que pour unique but de succomber à ma lame. "-

Une vague de Force accompagna mes paroles le propulsant plusieurs mètres en arrières. Ce dégagement m'exposa à l'attaque d'un des dragon qui tenta de me saisir au cou en arrivant par derrière. Une roulade me permis de me dégager au dernier moment. Ma lame frottant sa peau laissant une large marque s'en suivi une vague d'éclairs puissant au niveau du visage de cette horrible créature. L'impact laissa de large blessure. Mais loin d'être suffisant pour abattre un tel prédateur.

Mon sabre tournoya tandis que le dragon prépara une nouvelle attaque, bien plus directe cette fois-ci. Ma lame bien en place j'effectuai une roulade pour esquiver une charge meurtrière. Je pris mes appuis et me jeta sans attendre sur cette créature en mauvaise posture. Mon arme prêt à pourfendre mon adversaire, mais une puissante vague de Force me dévia de ma trajectoire et me fis basculer vers le vide. Un réflexe de dernière seconde me permis de me raccrocher à la paroi. Le dragon en profita pour un ultime assaut pour me faire tomber dans ce gouffre. Mes pieds prirent très vite appuis sur la roche dure et me permis à l'aide d'un salto de passer au dessus de la créature la perforant mortellement au niveau du cou. Mais cette blessure n'était rien en comparaison de la chute vertigineuse qu'elle effectua en loupant sa cible et dans un dernier cri disparu dans les ténèbres.

Je fis de nouveau face à ce terrible cavalier noir, dans un dernier combat qui serait certainement décisif tandis que mes troupes luttaient toujours contre ces terribles Dragons...

_________________________
Casier= http://star-wars-rpg.soforums.com/t3914-Casier-n-200803.htm
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MessagePosté le: 15/11/2016 17:17:46    Sujet du message: Publicité

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Baron Rissk
CSI

Hors ligne

Inscrit le: 29 Juin 2015
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Rang: Sous-préfet

MessagePosté le: 19/11/2016 22:09:04    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Voilà pas loin de trente minutes qu'ils ont fait halte dans une petite cavité, à l'abri des regards. Dans ce dédale de souterrains, il n'est pas difficile de trouver un endroit où se terrer. Mais dire qu'il est aisé de se repérer, et de prendre ses marques est quelque chose de différent. Et nul ne sait quelles bêtes peuvent se tapir dans l'obscurité, attendant le bon moment pour surgir et attaquer. Depuis combien de temps ont-ils quitté la colonie ? Une heure ? Plus ? Personne ne le sait vraiment, et personne n'a envie de le savoir. Certains ressassent en boucle les évènements récents, l'air sinistre. Tout est arrivé si vite... D'autres se contentent de pleurer leurs morts en silence. Les plus nerveux veulent reprendre la route et fuir toujours plus loin.
Et l'arrivée en trombe des volontaires désignés comme arrière-garde en inquiète plus d'un. Sont-ils poursuivis ? Non impossible. L'explosion a fait s'effondrer une bonne partie des tunnels. Et s'il y avait eu combat, l'écho des tirs serait parvenu à leurs oreilles. Finalement, les trois hommes font leur rapport, et viennent s'allonger, exténués, à côté des autres rescapés. Il n'y a apparemment plus aucun danger imminent venant de la part des Sith. Pourtant, Harvey reste méfiant. Tôt ou tard, des soldats seront dépêchés à leur poursuite, afin de les traquer et de les éliminer.


- Il faudrait se tirer d'ici au plus vite Harvey. L'idée d'avoir au dessus de ma tête des saloperies Jedi ne m'enchante guère. Lui chuchote un colon Zabrak en venant lui saisir le bras brusquement.

- Ce ne sont pas des Jedi. Mais des Sith. Lui répond froidement l'ex-impérial en se dégageant de l'étreinte de son interlocuteur.

- Sith... Jedi... C'est la même connerie tout ça. Au final, ils pètent plus haut que leur cul avec leurs pouvoirs. Et voilà le résultat ! Qu'ils aillent tous au diable ! Grogne alors l'alien.

- Allez donc vous disputer ailleurs si cela vous chante, mais pas devant les gosses ! On a déjà eu assez de mal à les calmer. Vient rajouter Vex en fusillant du regard les deux autres. Plutôt que de vous prendre la tête... Harvey, toi qui a été dans l'armée impériale, que peux-tu nous dire sur les Sith ?

La Twi'lek a raison. Ils n'ont pas à se chamailler pour si peu alors qu'au dehors, on massacre les leurs, ou du moins, ce qu'il en reste... Rien qu'à cette pensée, le nouveau commandant de la milice, s'il en existe toujours une, sent son corps être parcouru par d'intenses frissons. Mais le Zabrak marque aussi un point, il faudrait s'enfoncer toujours plus dans les tréfonds de Korriban, à la recherche d'un endroit propice où l'on pourrait se défendre efficacement si besoin est. Ils sont encore trop exposés pour l'instant... Quelques kilomètres de distance entre eux et les troupes Sith ne suffisent pas. Le soldat soupire. D'un simple signe de tête, il indique aux deux autres de le suivre.
Une fois hors de portée des oreilles curieuses, l'homme glisse le long d'une paroi rocheuse et entreprend de vérifier l'état de son arme et des munitions. Il est bientôt imité par ses comparses. L'obscurité des cavernes est happée par son regard, qui perd peu à peu sa lueur vive pour quelque chose de plus sombre.


- Il n'y a rien à savoir sur les Sith. Ce sont de belles ordures... Commence à voix basse le déserteur, comme s'il perd toute volonté, tout courage, toute détermination. Quand ils sont arrivés à la tête de l'Empire, beaucoup pensaient que nous pourrions enfin redresser la tête. Mais les Sith nous ont entraîné dans de nouvelles guerres, dans de nouveaux combats... Et lorsqu'ils ont lancé la Purge... Les Jedi qui ont réussi à fuir ont eu une sacrée chance... L'ordre avait été donné. En bons chiens, beaucoup furent ceux qui ne bronchèrent même pas. Mais moi je ne pouvais pas me résoudre à tuer les Jedi aux côtés desquels on avait combattu...

L'ex-impérial fait une pause, tripote nerveusement son blaster, et change la cartouche de gaz. Ses pensées se mélangent, s'assemblent, puis s'affolent et partent dans tous les sens. Il n'a plus les idées claires, une colère muette s'empare doucement de lui. Ses mâchoires se resserrent et viennent légèrement renforcer les traits fatigués de son visage.

- J'me souviens d'une fois où mon peloton était sous les ordres d'un de ces maudits Sith... On était tombé sur un maître Jedi et son apprenti. Je crois qu'ils utilisent le mot "Padawan". Le maître n'a pas fait de vieux os, l'autre l'a découpé en deux-trois mouvements. Le Padawan, lui, n'a pas eu la chance de mourir en même temps... Reprend Harvey avec son air sinistre. Il a assisté impuissant à la mort de son maître. Il était tétanisé par la peur. Le Sith nous a ordonné de l'abattre. Le gosse avait quoi... Douze, quatorze ans ? Mais cela n'a pas dérangé les autres. Ils ont exécuté les ordres. Mais moi, je ne pouvais tout simplement pas appuyer sur la gâchette. Le lendemain je désertais.

- Nous vengerons nos morts Harvey, je t'en fais la promesse. Nous leur rendrons au centuple ce qu'ils nous ont fait subir... Lâche sur le bout des lèvres la Twi'lek à peau verte, touchée par l'histoire du soldat.

- Raison de plus pour quitter cet endroit oui ! Réitère avec ferveur le colon Zabrak en désignant avec le canon de son fusil à projectiles le plafond naturel de la grotte.

- Rassemblez les survivants, on part dans cinq minutes... Décide finalement le commandant de la milice.

Les colons, les jambes molles de fatigue, rechignent quelque peu et mettent du temps à reprendre le chemin de la fuite. Peut-on leur en vouloir ? Sûrement pas... Mais savoir qu'il y a peut être au dessus d'eux des dizaines de soldats en train de les rechercher ne fait que confirmer Harvey dans sa volonté de se terrer toujours plus loin. Nul ne sait combien de temps ce "petit" jeu durerait, mais la tension est remontée, et c'est dans un silence troublant que le reste de la colonie disparaît dans l'obscurité...
L'ex-impérial sonde un à un les visages des rescapés. Peur, tristesse, colère, incompréhension, qui viennent assombrir une atmosphère déjà corrompue par le Côté Obscur et les actes ignobles perpétrés en son nom. Hommes, femmes et enfants, tous sont soumis à la terreur propagée par les Sith. Et pourtant, nombreux sont ceux qui en tire un étrange courage, ou une détermination sans nom. Ainsi, quarante individus sont prêts à se perdre dans l'inconnu, pour se dérober à une mort certaine, lente et douloureuse. Un drôle de choix assumé par le chef par intérim, qui remonte peu à peu la colonne tiraillée par la faim, la soif et la fatigue. De nombreuses questions se bousculent dans son esprit. Il faudrait bientôt se soucier de l'état des munitions, des vivres, et surtout se préoccuper de l'état des blessés. Tant de responsabilités à occuper, et tant de choix à prendre... Voilà un rôle qui ne convient pas à notre homme. Il est de ceux qui préfèrent obéir aux ordres plutôt que de les donner. Mais il semble bien que le destin en ait voulu autrement. Le sort des survivants est entre ses mains, et il compte bien honorer la confiance qu'on lui accorde. Même si cela est à contrecœur...
Fuyez la guerre et ses atrocités, elle reviendra toujours pointer le bout de son nez un jour ou l'autre. Une leçon que la colonie n'est pas prête d'oublier. Harvey en vient même à une conclusion : Tant qu'il y aura des espèces intelligentes, hommes comme aliens, il y aura des guerres. Il s'était battu autrefois pour restaurer la paix galactique au sein d'un empire... Désormais, il comprend que la lutte pour la paix ne prendra fin qu'avec la disparition pure et simple des Sith et de leurs abjectes ambitions. Il est prêt à reprendre les armes, et à donner sa vie... Ah... On est bien loin de la relative tranquillité qu'il espérait trouver en venant ici. Visiblement, couler des jours heureux loin de son ancienne vie de soldat n'est pas une solution envisageable... Soit !

Mais avant d'aller mourir pour ses idéaux sur un quelconque champ de bataille, il s'assurerait que les siens soient hors de danger.

_________________________
Second compte de Nash Futhark.




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Korra
Nouvel Ordre Sith

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MessagePosté le: 24/11/2016 10:18:48    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Totalement inerte allongée sur le sol, Korra ne pouvait que faire confiance à ses alliés. Se souvenant des enseignements de Dark Nihls, elle se concentra sur la Force, cherchant de renforcer son lien avec le côté obscur qui lui permettrait de reprendre des forces. Autour d’elle, la Twi’lek pouvait sentir les gens s’afférer et même la peur et la colère qui transpiraient des prisonniers. Il était évident que quelque chose se passait et pourtant, elle chercha à occulter cela pour plonger plus profondément dans l’obscurité dont regorgeait Korriban. Petit à petit, la douleur se fit moins présente, s’occultant pour laisser place à cette ivresse de Force qui semblait lui faire oublier son état pitoyable. L’espace d’un instant, son esprit vint à se moquer d’elle-meme car avant tout cela, il n’y aurait eu aucune chance qu’elle risque sa vie pour quelqu’un d’autre, bien au contraire. Si cela s’était passé seulement quelques mois auparavant, elle aurait simplement utilisé Kalith comme un bouclier pour se protéger de la déflagration. Comme quoi, les gens changent mais bon elle comprenait désormais clairement la limite de son pouvoir actuel, ce qui était assez frustrant d’ailleurs.

Quoiqu’il en soit, en pleine méditation alors qu’on soignait également ses blessures, la douleur avait disparu et si elle pouvait ressentir tout ce qu’il se passait autour d’elle, c’était une sensation très étrange. C’était un peu comme si son esprit avait quitté son corps et observait tout d’en haut. Korra put apprécier le côté obscur imprégner le cœur des jeunes enfants prisonniers, comme s’ils embrassaient cette nouvelle voie avec passion. Même le jeune homme que Kalith avait attrapé, sombra également, laissant son âme se corrompre à l’obscurité. Sentir tout cela ne fit que donner un sentiment de plaisir à l’adolescente dont le corps ne bougeait toujours pas. Soudain, une confrontation inattendue provoqua la première réaction de la Twi’lek, sa paupière droite se crispant à plusieurs reprises. En effet, il lui semblait que son Maitre était en difficulté. D’un coup, elle avait senti la rage et la colère de l’humaine ressortir, puis disparaitre dans un sentiment de vengeance et de haine. A ce moment, elle comprit qu’elle devait se remettre rapidement car dans cet état, elle n’était d’aucune utilité. Alors qu’elle était emmenée à bord du transporteur, l’adolescente reprit conscience et resta silencieuse, ne voulant certainement pas qu’on la prenne pour une pleurnicharde inutile.

Rapidement, une autre bataille s’engagea et si les autres siths s’y lancèrent avec une certaine passion, elle dut attendre que le transporteur se pose pour les suivre, forçant un soldat à l’aider à se mettre debout. Une fois debout, elle tenta de marcher toute seule mais bon, la douleur n’aidait pas. Si bien que pour économiser ses forces, elle s’appuya sur un soldat. Si d’aventure, elle devait montrer son utilité, il lui fallait préserver son énergie. La Twi’lek écouta avec attention Dark Oblivius qui semblait vouloir entrer dans la caverne et afin d’être de la partie, elle se fit discrète et à l’aide du soldat marcha à l’arrière du groupe de soldats. Finalement, après une longue descente dans les entrailles de Korriban, ils tombèrent sur un hangar immense. Lorsque les lumières s’allumèrent, tous purent voir que les tuk’atas envahissaient les lieux et que la lutte promettait d’être rude s’ils voulaient s’en sortir. Si les Siths menant le groupe se montrèrent particulièrement efficace, ce fut le leader du Nouvel Ordre Sith qui perturbant les chiens obscurs permit aux soldats plus chanceux de s’en sortir. Il engagea ensuite un combat violent contre un énorme tuk’ata semblant être contrôlé par une entité étrange, sous le regard attentif de la jeune Twi’lek.

Une fois l’Alpha terrassé, les survivants se mirent à avancer rapidement afin de sortir de ce piège. Korra parvint à protéger son soutien en éliminant deux tuk’atas à l’aide de son sabre laser. Sous l’influence d’Oblivius, les chiens s’entretuaient et cela permit au groupe diminué de se frayer un passage jusqu’à la pièce suivante. Malheureusement pour eux, cela était loin d’être fini. Ils se retrouvèrent face à des Hssiss, créatures reptiliennes dont la sensibilité à la Force était connue de l’adolescente. A ce moment, une idée aussi folle que dangereuse traversa son esprit et alors que Dark Oblivius se rua sur leur ennemi obscur, le reste du groupe dut faire face à ses dragons aux dents et aux griffes empoisonnées. Les soldats se mirent en position afin de combattre ses créatures mais bon, leur résistance était impressionnante et il fallait un bon nombre de tirs de blaster pour en venir à bout. Korra et son soutien se firent rapidement attaquer également et de justesse, elle sauva la vie du soldat en le poussant sur le côté alors qu’elle sautait dans la direction opposée. Péniblement, elle se redressa et alluma son sabre laser afin de faire face à la créature dont l’attention fut immédiatement attirée par cette utilisatrice de la Force.

Après quelques secondes à s’observer, ce fut la Twi’lek qui engagea le combat et d’un coup de sabre, coupa la queue de la créature qui tentait de la frapper. Blessé le hssis se montra plus agressif et sauta sur la jeune fille qui le terrassa de plusieurs coups de sabre. Elle se débarrassa ensuite d’une autre bestiole s’attaquant au soldat qui l’avait aidé, lui tranchant la tête avant qu’il n’ait eu le temps de mordre. Sentant ses forces diminuer et surtout le danger qui se dressait devant elle, Korra repensa à cette stupide idée qui lui avait traversé l’esprit un peu plus tôt. Si ces reptiles étaient sensibles à la Force, leur chair et leur cœur devaient en être gorgé. Sans plus se poser de question, elle ouvrit le thorax d’un des hssiss qu’elle venait de tuer et plongea ses mains dedans pour en arracher le cœur. Sans se poser plus de question devant cet organe dégoulinant de sang, elle se mit à le manger avec rage, arrachant la chair avec ses dents, mastiquant brièvement avant d’avaler. Evidemment, si elle voulait que cela ait un effet sur son organisme comme elle l’espérait, il fallait qu’elle fasse en sorte que son corps soit en lien avec la Force.


« Protège-moi si tu veux survivre ! »

L’ordre à l’égard du soldat tomba sèchement alors qu’elle venait d’avaler la première bouchée du cœur de l’animal. Immédiatement il se mit en position défensive et essaya d’éviter que ces bestioles ne leur tombent dessus. La Twi’lek chercha à entrer en communion avec la Force, la laissant s’infiltrer en elle et par prolongement dans le cœur qu’elle tenait en mains. Cela prit presque une minute pour qu’elle ressente correctement le flux venant du corps de l’animal. Dans cet état de pseudo-médiation, elle se remit à manger le cœur du hssis. Se coupant totalement de ce qui se passait autour d’elle, Korra pouvait sentir les midi-chloriens se propageant dans son corps. Chaque bouchée avalée était un pas supplémentaire vers un regain de force dans son esprit et par conséquent, tout le cœur y passa sans la moindre difficulté. Une fois le dernier morceau avalé, elle se mit à méditer afin d’assimiler les midi-chloriens du reptile. Tout semblait parfaitement fonctionner, sa blessure lui faisant de moins en moins mal et son énergie lui revenant peu à peu mais soudain, une violente décharge électrique traversa tout son corps. Elle parvint à retenir un cri de douleur et sans réfléchir, relâcha une poussée de Force qui envoya violement son protecteur contre le mur avec le hssis qu’il combattait du mieux qu’il pouvait.

Finalement, Korra tomba au sol, chaque mouvement de son corps lui provoquant une douleur musculaire intense. Un dragon profita de l’occasion pour essayer de tuer la Twi’lek mais fort heureusement, elle parvint à allumer son sabre laser et lui transperça la tête juste avant qu’il ne la morde. Prenant sur elle et malgré la douleur, la jeune fille se releva péniblement. La douleur dans son dos n’était plus rien comparé au reste et dans un cri de rage, elle se redressa complètement. Sa colère et sa rage explosaient littéralement devant l’échec de son idée pourrie. Forçant sur son corps, elle se débarrassa encore d’un hssis en utilisant une poussée de Force avant de l’achever en lui tranchant la tête.

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MessagePosté le: 28/11/2016 00:54:31    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Laïa s'arrêta quelques instants pour rajuster son uniforme, dont son écharpe, qui commençait à s'échapper. L'air glacé, voyant une faiblesse dans le caparaçon de vêtements, s'engouffra joyeusement dans l'interstice, frigorifiant sa nuque jusqu'à la moelle. L'hiver sur cette planète était un prédateur avide de chaleur, qui mordait de ses crocs de glace tout ce qui osait s'aventurer au dehors sans une protection adéquate. Lo'Uran était le nom de ce monde. Perdu, isolé dans le secteur peu fréquenté qu'était Aparo, il était de ceux qui aurait aussi bien pu disparaître des archives galactiques sans que quiconque s'en soit aperçu. Un monde à la culture quelconque, avec un rôle et une histoire tout aussi quelconques. Les leaders de cette planète étaient en conflit politique depuis maintenant des années. Étonnamment, ceci aurait pu être une occasion rêvée lors du début de la Guerre des Clones, un nouveau point où la Confédération aurait pu étendre son influence, prenant le parti d'un des leaders tandis que la République lui opposait les autres, ramenés sous ses valeurs, pour poursuivre ici leur terrible bataille d'idéaux.

Il n'en avait rien été. Ces dissensions intestines étaient à l'image de Lo'Uran : si quelconques qu'on avait simplement jugé bon de les ignorer. C'était un point qui avait préoccupé Laïa ces derniers jours. Cela faisait maintenant trois bons jours qu'ils étaient arrivés sur la planète, dépêchés aux ordres de l'État Major Confédéré. Trois bons jours qu'ils étaient venus sur ce lieu dépourvu d'intérêts et indigne même du carburant nécessaire au voyage. La jeune femme acheva de remonter le col fourré de sa veste militaire, puis reprit sa marche. Ses bottes crissaient en écrasant une fine couche de neige fraîchement tombée. De rares flocons dansaient encore en l'air, au rythme inaudible des premières lueurs du jour. Au-delà des grands monts enneigés, les deux Soleils commençaient à montrer le bout de leur museau.

Elle n'était pas stupide, bien au contraire ; son esprit était si affûté qu'elle avait grimpé les échelons par ses talents de stratège et de tacticienne, bien plus que par une quelconque habileté physique. Les instances séparatistes l'avaient remarquée quand elle n'était encore que modeste sergente. Elle avait triomphé dans une bataille où elle était désavantagée à un contre vingt. Lorsqu'on lui avait proposé de travailler sous les ordres directs d'un des capitaines de la marine séparatiste, elle n'avait pas pu refuser. Que lui dictait à présent la lame aiguisée qui lui servait de conscience ? Une pensée toute simple en réalité, dépourvue de toute complexité : on ne les avait pas envoyés ici pour Lo'Uran. Dès le début du voyage, elle avait fait part de son sentiment à son supérieur, le capitaine Wanhauer. Celui-ci avait opiné ; ils étaient dépêchés ici pour agir ailleurs plus tard, mais faire déplacer un croiseur n'était pas gratuit : le carburant ne poussait pas sur les arbres après tout.

Aussi, cette « intervention pour maintenir la paix » sur Lo'Uran n'était guère qu'une façade administrative pour justifier les coûts de déplacement. Une façade qui ne tromperait bien entendu personne, mais qui mettrait tout le monde d'accord. Elle parcourut rapidement une rue que seule la neige occupait ; ce qui passait pour l'une des capitales de la « Lo'Uran bicéphale » comme aimaient à l'appeler les autochtones n'était guère qu'un hameau aux yeux de la jeune auburn. Laïa revenait d'une discussion avec un des chefs locaux. Il avait accepté de régler diplomatiquement la situation sur son monde, en échange d'un soutien financier mineur de la Confédération. Les termes étaient tellement dérisoires, les sommes impliquées tellement risibles que n'importe quel autre envoyé diplomatique aurait même doublé l'offre par pitié. La jeune femme se stoppa. Un son sourd venait de rompre le – relatif – silence jusqu'ici seulement troublé par ses bottes foulant le manteau blanc dont se vêtait le monde. Le bruit, d'abord lointain, gagna rapidement en intensité. Ses oreilles fines n'eurent aucun mal à déterminer la nature de celui-ci : c'était un vrombissement.

Un vrombissement de turbines.

Elle se retourna – car le son provenait de son dos. Un grand transporteur fendait les cieux encore assoupis, entamant une manœuvre à très basse altitude droit dans la direction de notre séparatiste. Le transporteur était lui aussi aux couleurs de la C.S.I ; c'était une navette dont les blindages avaient été renforcés, ce modèle Neimoidien ré-adapté aux besoins plus militaires et guerriers de la Confédération qui, datant de la Guerre des Clones, avait depuis connu une petite remise à neuf. On ne l'avait certes pas modifié sur son armement, mais l'on avait renforcé sa structure et son armature depuis maintenant plusieurs années pour qu'il puisse supporter quelques tirs supplémentaires dans l'éventualité d'une poursuite ou d'un feu croisé. Une navette... ? Il n'y avait pas cinquante possibilités : on venait la chercher. Mais pourquoi maintenant ?

Le vaisseau avala la distance en écartant la neige comme un flot liquide à son passage ; il effectua une manœuvre de cabre, tourna sur place. Ses réacteurs crachaient une épaisse brume qui venait faire fondre la neige et la transformait en une gadoue épaisse. Leur bruit était à présent un hurlement strident assourdissant. La navette déploya ses pattes, mais son sas s'ouvrit simultanément, et la plate-forme de débarquement s'étira jusqu'à un mètre du sol. Droit à l'intérieur, un grand muun – lui aussi en uniforme – se tenait. D'une main, il s'accrochait à une barre de fer verticale, pour ne pas perdre l'équilibre. L'autre, il la tendait dans la direction de notre jeune humaine, hurlant des mots que le vent et les moteurs avalèrent. Mais elle n'avait pas besoin d'entendre sa voix ; Laïa savait déjà ce qu'il tentait de lui dire. La vraie raison de leur mobilisation était enfin arrivée hein ? Elle fit quelques pas en arrière, prit son élan et hop !

Elle se rattrapa sur la plate-forme. Les moteurs la faisait vibrer comme jamais. Ce bref saut permit à l'air de glace de faire plus ample connaissance avec ses poumons, frigorifiant sa respiration. Un haut de cœur accompagna son arrivée tumultueuse sur l'embarcadère de fer. La neige sous ses bottes faisaient glisser la jeune femme, mais elle ne perdit pas l'équilibre. Un pas, deux pas, et elle entra dans la chaleur de la navette. Derrière elle, la porte se referma et le froid, les rugissements de turbine et Lo'Uran, tout disparut. Laïra reprit son souffle. L'effort n'était pas immense, pas de quoi entamer son endurance, mais le froid, le froid la fit tousser !

Les pilotes n'attendirent pas qu'on soit convenablement installés ; déjà, l'appareil reprenait de l'altitude. Sa destination était l'évidence même : l'Hardi, croiseur en orbite de la planète.

Elle porta ses yeux émeraude sur le Muun, à présent à moins d'un mètre d'elle. Elle n'attendait plus qu'une chose : un rapport de situation, des explications pour venir confirmer ses soupçons. Ce personnage était le capitaine Wanhauer, le supérieur et ami de l'humaine. Sans le moindre formalisme, il tailla directement dans le gras :


- On a un problème. On a reçu une retransmission d'un message sur Korriban. Quelques troupes laissées en garnison sur la planète par Cato Neimoidia étaient chargées des contacts avec les vaisseaux entrant en orbite.

Jusque là, rien n'était inhabituel. Sur les mondes séparatistes aussi déserts que Korriban, les B1 étaient un pain béni pour tout ce qui avait trait aux protocoles technologiques. Etablir un contact avec un vaisseau, réclamer ses codes d'identification, demander auprès des bases de données séparatistes pour vérifier si ledit identifiant était bien correct, autoriser enfin le vaisseau à se poser ou non...C'étaient des procédures qui étaient d'autant plus simples pour les droïdes qu'elles étaient instantanées pour leurs processeurs. Aussi, confier pareille tâche à des troupes mobilisées sur une planète séparatiste n'avait pas grand chose d'étonnant.

- Les droïdes ont demandé les codes d'identification du vaisseau à trois reprises. Pas de réponse. Depuis, c'est le silence total du côté de Korriban.


Laïa resta coi. Voilà qui était bien plus grave. L'espace séparatiste était en alerte de niveau 1 depuis les attentats Sith – où Wanhauer et Laïa étaient intervenus. Cela signifiait que lorsqu'une unité droïde émettait ou recevait des messages, elle les transmettait immédiatement au bâtiment capital le plus proche. Une sécurité de relais basique, qui passait par le Shadownet, l'équivalent de l'Holonet dans l'espace Séparatiste, et qui permettait d'informer bien plus vite les officiers. C'était une sécurité prévue dans le cas où une planète se serait trouvée assiégée, comme tant l'avaient été dans la Guerre des Clones ; pour que ses cris de détresse soient captés – ou devinés – par les forces les plus proches.

- Est-ce que...

- On nous a relayé le message. On est pas les premiers à l'avoir capté.

Cela signifiait donc que plusieurs autres vaisseaux avaient été envoyés sur des missions caduques pour être maintenus sur le qui-vive ? Était-ce une opération que l'État Major ne voulait pas annoncer la caste politique, et qu'il avait donc maintenu dans le secret le plus total, de sorte qu'aucune trace même financière des déplacements des vaisseaux ne puisse être trouvé dans les archives séparatistes ? Non, c'était sans doute pousser le bouchon un peu loin.

- Si Korriban ne retransmet plus...commença Laïa

- Alors c'est qu'on a coupé ses communications, acheva Wanhauer. Oui, c'est ce que les autres capitaines pensaient dans leur message. Nous sommes les derniers à partir. Ce sera une intervention massive.

La navette se mit à trembler violemment. On traversait les couches nuageuses. Le duo alla s'asseoir pendant que les pilotes luttaient contre les perturbations, nullement inquiétés de l'événement.

- Les B1 ont transmis quoi que ce soit d'utile ?


Wanhauer hocha positivement de la tête. Son air était grave.

- Comme le réclame le niveau d'alerte 1, ils ont capturés une empreinte thermique de leur interlocuteur et les coordonnées spatiales de la comm'. Rien de très précis malheureusement, les installations de Korriban sont presque plus obsolètes que celles de cette planète, fit-il en agitant le menton en direction de Lo'Uran. Mais c'est gros.

- Donc...Un gros vaisseau fantôme.

- Intéressé par un caillou du nom de Korriban.

Laïa faillit dire « Sith », mais elle retint le mot. Ce n'était que les attentats récents qui l'avaient poussée à penser ceci, mais il n'y avait aucun fondement derrière. Elle se rabattit sur une hypothèse plus raisonnable :

- Des pirates ?

- Peut-être, répondit le capitaine. Mais que viendraient-ils faire sur cette planète ? Ce n'est que de la terre sèche, d'une si mauvaise qualité que même en revendant toute la planète on en tirerait pas un bon prix.

- Il doit bien y avoir quelque chose pour les attirer, sinon ils ne seraient pas venus.

- Autrefois, Korriban était un nexus Sith. On raconte qu'elle regorgeait d'artefacts Sith plus merveilleux et chers les uns que les autres...

- Ah !

- ...Tous pillés depuis des siècles.

- Oh.

Laïa plissa les yeux.

- Donc les pirates sont hors de question.

- Ce qui ne nous laisse donc que...entama Wanhauer

- Les Sith ?
Cracha-t-elle enfin. Mais qu'est-ce qu'ils viendraient faire là ? Et d'où ils sortiraient un vaisseau de lourd tonnage ?

- Tu connais déjà toutes les réponses Laïa. Cesse de refuser l'évidence que ton intuition te hurle depuis le début de notre conversation. Utilise ton habituelle clairvoyance.

- Tu as dit...Tu as dit que Korriban était un ancien « nexus » de leur ordre...Ils ont attaqué récemment le sol séparatiste...Serait-ce un autre attentat...? Non...Ils utilisent un vaisseau lourd cette fois. S'ils ne l'ont pas utilisé avant, c'est qu'ils ne veulent pas risquer de le perdre. Donc si ce sont bien des Sith et qu'ils viennent sur Korriban...

Ils cherchent à agir vite et brutalement.


Laïa sentit une vague d'agitation la submerger à mesure que les murs qu'elle avait élevés entre la vérité et elle s'abattaient un à un. Si les Sith venaient non pas pour massacrer quelques têtes séparatistes avec quelques maîtres infiltrés, mais un vaisseau de combat lourd, alors ils comptaient détruire l'entièreté de Korriban. Les colons...Toutes ces familles...La jeune femme fut frappée de mutisme à mesure que se faisait clarté sur tous les événements de l'affaire. Wanhauer ne dit rien. Seul le vrombissement de la navette – qui à présent fonçait dans l'espace, droit vers le Hardi – accompagnait la sombre réalisation de notre humaine.

- Les archives technologiques.

C'était Laïa qui venait de briser le silence. Wanhauer la dévisagea quelques instants, puis se mit à fixer le vide intersidéral.

- Je savais que tu voudrais les consulter. Tous les plans des vaisseaux de lourd tonnage récupérés sur Cathar t'attendent déjà au pont de commandement, ainsi que notre équipe d'ingénieurs.

Laïa hocha respectueusement de la tête. Elle bouillonnait de rage.



***


Orbite haute de Korriban


Comme un seul homme jaillirent de l'hyper espace quatre mastodontes séparatistes. C'étaient ces gigantesques croiseurs dont on avait ensuite dérivé les Mains Invisibles. À juste titre, ils incarnaient la cruelle puissance de frappe confédérée ; ces géants de fer formaient le bras armé solide de la Confédération, ses vaisseaux les plus fidèles. Au bord du Hardi, Laïa sentit la décélération caractéristique de la sortie d'hyper espace. Les ordres étaient déjà donnés ; ils l'étaient depuis déjà plusieurs heures. La sortie s'effectuait directement en bordure de la planète, à moins d'un kilomètre où l'on avait reçu les empreintes de la localisation supposée du vaisseau fantôme. Les autres capitaines formaient un étau dans un rayon plus large, au cas où l'Ennemi aurait bougé d'hémisphère entre temps.

Devant les yeux de la jeune femme se dessina l'ombre noire, perchée sur la planète comme un gros cafard sur un fruit, d'un vaisseau triangulaire. Gris, aussi terne qu'il était immonde, ancien fleuron d'une flotte qui avait cessée d'exister alors que la Confédération l'avait écrasée sous son pouce, c'était un Destroyer de l'Empire. Un frisson d'excitation mêlée de haine, une bouffée d'adrénaline mêlée à l'exaltation d'une rage qu'elle peinait à présent à contenir firent réagir notre femme au quart de tour, avant même que Wanhauer ne prenne la parole :

- Configuration 5 !! beugla-t-elle. Capitaines Storm, Hillsing, Hart, nous avons un visuel !

Les équipes et les canonniers ne se firent pas prier. Pendant tout le voyage entre Lo'Uran et Korriban, Laïa avait été briefée par les ingénieurs : plusieurs modèles lourds avaient existé dans la marine de l'Empire Sith. Lors de l'opération Chatbite, on avait également récupéré les plans desdits modèles. S'ils étaient d'une complexité folle, on avait pu toutefois apprendre des informations capitales. Alors qu'un des spécialistes commençait à parler des capacités de soute, la jeune stratège l'avait coupé net : « Comment l'empêcher de bouger ? » avait-elle réclamé. Il fallait frapper le module d'hyperdrive, bien évidemment. Habituellement, ce n'était que difficilement faisable, on ignorait où pareil module se situait sur des vaisseaux dont on avait pas les plans. Mais avec les vaisseaux impériaux, on possédait les plans. On savait donc où frapper. On savait où percer les boucliers, où bombarder avec toute la puissance disponible, où axer les turbolasers puis les canons à ions. Là était tout le danger du vol technologique. Les Neimoidiens avaient pleinement conscience de ce fait ; les vaisseaux de la Confédération étaient tous équipés d'un ordinateur de bord, un cervo-droïde qui était programmé pour enclencher l'auto-destruction du vaisseau si celui-ci venait à tomber aux mains de l'Ennemi. Les modèles vendus à des fins « lucratives » aux quelques rares individus qui avaient les moyens pour s'offrir pareils joujoux étaient d'ailleurs modifiés. Une précaution qu'avait « recommandé » l'État-Major aux concepteurs (recommandation qui, si elle n'avait pas été observée, aurait alors résulté en une exécution en bonne et due forme, ça allait de soi). Laïa avait établi plusieurs configurations, en fonction du type de vaisseau, de l'angle d'attaque, de la position relative entre les deux bâtiments. On avait en toute urgence reprogrammé plusieurs droïdes pour relayer à travers le vaisseau les ordres spécialisés ; pas un instant ne devait être perdu.

Une première salve de tirs fusèrent de l'espace, droit sur la cible. L'espace s'illumina de ces premiers jets dévastateurs. L'artillerie pleine de la Main Invisible tirait sur son ennemi. Tremblante d'excitation comme de stress, Laïa ne put détacher ses yeux du spectacle : juste derrière les lasers venaient un essaim grouillant de droïdes. L'entièreté du hangar était vidé de ses troupes aériennes, qui allaient à présent porter la mort sur leur cible.

- Capitaine Wanhauer ! Réclama une voix profonde. Nous avons la cible en visuel.

- Capitaine Storm, dit Wanhauer en guise de salutation à l'intention de la communication – qui provenait de son dos et de celui de Laïa. Angle d'approche ?

- Poupe tribord de l'ennemi.

- Faites feu sur leurs pièces d'artillerie.

- Comme si j'avais besoin de votre permission. L'escadron Alpha se joint à vos troupes.

L'essaim des troupes ne faisait que grandir, alors que les tirs nourris se poursuivaient sur le vaisseau ennemi. Les autres Mains Invisibles venaient, prêtes à leur tour à faire feu. Alors, Wanhauer parla, d'un ordre qui (mais cela il l'ignorait), allait marquer un tournant décisif dans la suite des événements :

- Capitaines Hillsing et Hart. Envoyez vos escadrilles sur la terre ferme. Allez accueillir leurs troupes d'un bombardement cordial et ferme.

- Ne leur laissez aucune chance de retraite ! Compléta Laïa, bouillonnante.

- Portez nous plus près contre-maîtres.

La Main Invisible reprit son avance, droit vers sa cible qui se retrouvait encerclée de tous bords, bombardée à la limite de ses boucliers. Le cuirassé de Storm entama à son tour le feu nourri par une première salve cataclysmique, tandis que les escadrons Alpha et Zeta venaient le harceler de tout bord. Ce Destroyer Imperial n'allait pas faire long feu.

- Appelez moi l'État-Major. Le consulat doit être mis au courant de ce qui se passe ici, dit posément Wanhauer.

Devant lui, les canons confédérés crachaient l'enfer, et les démons retenus dans les hangars étaient à présent lâchés, prêts à tailler en charpie tout ce qui se trouvait à leur portée. Les radars thermiques au sol auraient tôt fait de repérer des troupes ennemies, si troupes il y avait. L'avantage écrasant du nombre aurait bientôt raison de cet ennemi invisible.
Peut-être n'étaient-ce pas des Sith ? Peut-être étaient-ce des impériaux ? À présent tout le monde s'en moquait. Peu importait quel était le serpent qui tentait de mordre la main séparatiste ; l'hydre allait dévorer ce ridicule reptile d'un coup de mâchoire, le déchirer de ses dents acérées. On interrogerait les vivants pour tirer au clair cette situation. La diplomatie de la mort était la seule à avoir sa place ici.

Et c'était bien la mort qu'ils comptaient semer contre les ennemis de la Confédération.





Troupes déployées:

4 Destroyers Providence. 2 débutent l'assaut sur le Destroyer Stellaire, les deux autres le débuteront au tour suivant
Points focalisés: bombardement vers les zones de l'hyperdrive ainsi que les pièces d'artillerie du vaisseau pour a) surcharger ses boucliers et les faire lâcher b) détruire l'hyperdrive c) faire exploser les canons et (probabilité faible) les munitions, provoquant des dégâts internes.
Escadrons droïdes (tri-droïdes, droïdes vautours , bombardiers hyena) déployés contre le Destroyer (moitié de l'effectif)
L'autre moitié est envoyée vers le sol, contre les troupes présentes (--> bombardement aérien contre ce qui pourrait bien se trouver là, comme les transporteurs ou les TIE).



EDIT: Erreur de ma part dans le déploiement des troupes, on parle de Providence ici et pas de Mains Invisibles. La répartition des troupes a été mise à jour à cet effet, ainsi que la description RP
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MessagePosté le: 01/12/2016 13:19:22    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant



Dark Farak 



Cela faisait plusieurs jours que l'ancien préfet de Korriban et sa garde rapprochée parcouraient les interminables dédales courant sous la terre ferme de la planète désertique. Cela faisait déjà plusieurs heures que les quelques droïdes B1 à cour de batterie. Les amas de boulons coupé de leur alimentation s'étaient tout simplement effondrés. Inerte et sans la moindre utilité. La petite escorte récupéra les quelques blaster afin de mieux s'armer face aux possibles dangers présent dans ces sous sols.

Mais il fallait avouer que la technologie même avancée ne leur serait d'aucune utilité face à la menace qui pesait sur eux. Après une petite pause, ils continuèrent leur chemin. La peur commençait doucement à s'installer, la pénombre et les vivres diminuant à vu d’œil pesait lourd sur le moral, mais plus ils avançaient, plus une présence gênante s'insinuait dans leurs esprits.

Arrivant au détour d'un long corridor sur une salle de plusieurs mètres de long. En son centre un ilot de pierre. S'accordant une deuxième pause, ils posèrent leurs maigre butin. L'eau aussi allait manquer rapidement. Le silence face à la contemplation du peu de ressource restant en disait long sur leur état d'esprit. Mais un retour en arrière était hors de question, la colonie avait voulu sa mort et Dreric refusait de faire face au jugement de ses hypocrites.

Un léger vrombissement vint perturber les pensées des fuyards. Les hommes se regardèrent se demandant l'origine de ce tremblement, mais là encore aucun son ne vint de nouveau perturber le silence qui se faisait de plus en plus pesant. Mais au final le sommeil prit rapidement l'ensemble de la petite communauté.

Alors que les fugitifs dormaient, quelque chose d'étrange se produisit. Les quelques cailloux vestige d'un plafond rongé par les années étant tombés sur la tombe se mirent à se soulever. La pression s'intensifia et une large fissure se dessina le long de la pierre tombale. L'ancien préfet ouvrit les yeux et observa avec effroi la scène.

Alors que le sceau se brisait, des formes apparurent, si leur apparence n'était pas très claire, des yeux rouges permettait de les localiser parfaitement. Les membres de Dreric se crispèrent. Les énormes chiens reniflant le reste de sa troupe. Mais un craquement formidable tira ses compagnons de leur sommeil. Cette agitation soudaine et la proximité du danger créa une scène violente et sanglante. Les immenses chiens déchiquetant la chaire des rescapés alors que ceux-ci tentait de se défendre à l'aide de leurs blasters.

L'ancien préfet toujours aussi tétanisé ne bougea pas d'un poils alors que ses compagnons hurlaient de douleur couvrant à peine le bruit atroce des os se brisant sous la pression des mâchoires.


- Ne bouge pas, si tu tiens à la vie.

- Je..je.. Qui êtes vous ?

- Le maître de ces lieux. Dark Farak et toi petit être tu es mon salut.

- Votre salut ? Mais je n'ai rien à voir avec vous ! Je veux juste quitter cette planète !

- N'élève pas la voix, tu risques d'énerver tes nouveaux compagnons.

L'ombre s'échappant du tombeau entoura l'ancien préfet, les hurlements de l'ancien politique raisonnèrent à travers les longs corridors.


*** 



Marchant au milieu des restes, Dark Farak récupéra son sabre laser, assemblant chaque pièce avant d'insérer le cristal rouge. Son doigt appuyant sur le bouton d'activation. Le vrombissement fut suivi d'une lumière rouge sang. Un sourire sadique tandis qu'il quittait la pièce rebroussant le chemin de ses anciens invités.

Les heures passèrent, d'un pas rapide suivit par sa propre meute qui avait durant tant d'années gardé son tombeau. Une présence dans la Force intrigua l'ancien seigneur Sith. Ses fidèles compagnons aussi et d'un seul grognement ils fondèrent sur de possible nouvelles cibles. D'un pas joyeux Farak lui s'empressa de suivre sa meute sabre en main prêt à faire couler le sang après tant d'années de cure.


By Darky 

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MessagePosté le: 02/12/2016 16:21:39    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

En un instant, nos effectifs connurent une radicale réduction, et il fallait bien admettre que je manquais quelque fois de me faire réduire de l'ensemble tête-bras-thorax par les griffes acérées des espèces de dragon qui nous harassaient de coups aussi rapides que mortels. Danser entre les coups de griffes, sectionner avec précision pattes, mâchoires et artères...Que j'aurais aimé pouvoir faire ça. A la place, je devais ressembler à un jawa complètement déchiré à l'Epice, sautillant dans tous les sens, m'abritant des coups derrière mon sabre. Oblivius appelait ça de Hsiss...D'où sortaient ces bêtes? De quel esprit tordu étaient ils nés? Et surtout, qu'est-ce qu'ils foutaient ici? ils abattaient nos soldats un à un, alors que nous perdions trois hommes pour un dragon, et ils ne cessaient d'affluer, encore et encore! Je portai secours à un groupe de quatre de nos hommes en prenant en traître le Hsiss le plus proche, et tous les cinq, nous affrontâmes celui qui me collait aux basques depuis notre entrée dans cette salle. Je m'assurai qu'aucun ne s'intéresse à nous pour l'instant pour me questionner rapidement sur l'origine et le but de l'existence de ces bestioles.

- Mais qu’est-ce que c’est que ces…Korra !
 
J'éteignis mon sabre laser alors que ma camarade récemment blessée terminait avec une de ces énormes machines à tuer faites de muscles et de fourrure. Rapidement, les choses tournèrent en sa défaveur. Sabre en main, observant tour à tour l’apprentie de Dark Nihls et mon maître, je ne savais où donner de la tête : nos soldats se faisaient décimer par ces foutues bestioles, et je vis la Twi’Lek en situation de difficulté. Le temps que je jette un coup d’œil pour m’assurer qu’Oblivius menait la danse et que je fonce au secours de la jeune femme, elle avait réussi à s’en tirer, et décapita une autre bête alors que mon sabre s’enfonçait dans le flanc velu de l’animal. Je repoussai le cadavre massif avant qu’il ne s’écroule sur Korra et offris à celle-ci l'appui d'une épaule secourable. Elle avait du sang plein la bouche, et un coeur de Hsiss à moitié boulotté traînait par terre non loin du point d'impact entre elle et le dernier lui ayant foncé dessus. Une vaine tentative de retrouver du poil de la bête...Ne sachant même pas si le sang de ces bêtes était empoisonné ou non, je me contentais de shooter dedans du bout de la botte en soutenant Korra. Aux grimaces qu'elle faisait en esquissant chaque mouvement, elle ne devait pas être encore bien remise de l'explosion.
 
- Je te ramène à couvert, tu vas te faire déchiqueter à ce rythme-là. Vaut mieux que tu reprennes du poil de la bête…Sans mauvais jeu de mots.
 
Elle fatiguait beaucoup trop vite, ses blessures l’épuisaient lourdement et elle avait puisé dans ses réserves au risque d’y passer. Mauvaise idée. Perdre une apprentie aussi combative et emplie de fureur aurait été regrettable pour le nouvel Ordre Noir. J’hésitais un instant avant de venir vers elle, Dark Bane aurait dit que si elle devait mourir à ce moment-là, c’était qu’elle n’était pas méritante de sa place parmi les Sith, et je dois reconnaître avoir un faible pour cet être et ses principes, mais Oblivius en penserait sûrement autrement, à ce que je pouvais deviner de par les propos qu’il m’avait tenus avant notre arrivée sur Dromund Kaas. Il nous faudrait sortir de la grotte pour re-passer devant les chiens et arriver au vaisseau…Le calcul n’était pas bon. Si j’essayais d’amener Korra jusqu’au point d’extraction, nous risquions d’y passer toutes les deux. Je me contentais de la relever pour l’amener s’asseoir sur une pierre plate qui composaient le mur de la grotte. Dans cette seconde salle, il nous fallait nous serrer les coudes et nous serrer tout court, les Hsiss étaient des adversaires redoutables.  Une griffure manqua de m’abimer le dos sur toute la longueur, mais j’eus le temps de lire la surprise naissante dans le regard de la Twi’Lek et bondis sur le côté en frappant de taille. La patte pendante, l’espèce de dragon frappa de nouveau, et je me re-plaçai devant Korra en lui prenant son sabre des mains en éteignant le mien. La délicatesse n’avait jamais été mon fort, mais l’animal semblait me repérer à la luisance de ma lame plus qu’à mes déplacements, aussi pointai-je mon sabre vers sa gueule en espérant que mon stratagème fonctionnerait.
 
Tout ne se passa pas franchement comme prévu, j’attendais qu’il bondisse sur mon bras armé pour que je puisse exécuter un saut de Force suffisamment haut pour pouvoir abattre mon autre arme sur son crâne…au final, un coup de sa patte valide manqua de m’arracher le quart de la hanche droite, et mon salut ne fut dû qu’au fait que celle sur laquelle il s’appuyait ne le soutint pas tout du long de sa frappe et il s’écroula lamentablement pour s’empaler tout seul sur la lame de ma comparse de galère. Je clignai des yeux face au crâne scindé en deux, un peu étonnée de ce qui venait de se passer, et rendis son sabre à Korra en venant lui murmurer
 
- On est bloquées ici jusqu’à nouvel ordre…Je vais aider les gars, reprends des forces, tu vas en avoir besoin, beauté !
 
Un rapide effleurement de lèvres, un clin d’œil et trois bonds plus tard, je me retrouvais à côté de cinq soldats aux prises avec une de ces espèces de dragons sur le dos duquel je bondis vivement alors qu’il sifflait avec rage, tête à ras du sol. Il se redressa alors que mes jambes enserraient son coup, et commença à se secouer dans tous les sens. Je manquais à trois reprises de me faire écraser contre les murs, et mon dos pâtit lourdement de ces mouvements violents et saccadés, qui prirent fin quand un des clones eut la présence d’esprit de tirer lorsque la lame orange s’alluma dans ma main et dévia involontairement son tir qui ôta à l’animal un œil et lui transperça la moitié de la tête. le tir aurait abouti trois centimètres plus à gauche et je me faisais ramoner l’intérieur, aussi poussai-je un soupir de soulagement en descendant du cadavre encore agité de légers spasmes et vint taper sur l’épaule du tireur.

-Prends deux de tes hommes et allez protéger Korra, je prends le relais.

Il opina du chef en faisant signe à deux de ses hommes de le suivre, les deux autres m’emboîtèrent le pas. Si l’ordre ne venait pas d’Oblivius, le calcul était vite fait : soit ils suivaient seulement les ordres du grand chef et Korra risquait la mort, auquel cas, Nihls, Oblivius ou moi allions nous occuper de leur cas, soit ils protégeaient Korra, et il était probable que notre Seigneur leur laisse la vie sauve pour cette pseudo-initiative. Les combats faisaient rage : de vingt quatre, nous étions passés à neuf survivants alors que nous achevions le dernier dragon. Rapidement, après un regard éclair en direction de Korra, à qui je n’avais pas franchement laissé ni le temps ni la possibilité d’objecter contre la prescription de repos faite précédemment, je vins me placer au côté de mon maître, sabre allumé, lame tendue vers l’adversaire. Bien mal m’en prit ! Je me ramassais joyeusement cinq mètres plus loin, victime d’une poussée de Force assénée à ma petite personne par l’adversaire fantomatique qui se déchaînait contre Oblivius.

Deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois, je volais contre les murs de la grotte, amortissant les chocs au mieux pour revenir à la charge et distraire l’ombre, mais à la dernière reprise, il attaqua d’estoc au lieu de me repousser, et la trace de sa lame s’imprima le long de mon épaule droite avec une odeur de chair brûlée. Mon coup était parti, mais il faucha le vide alors que je me reculais avec un halètement de douleur. Il était assez fort pour tenir tête à Oblivius ET me repousser, voire me tuer, sur le long terme. Je ne pouvais rien faire contre pareil adversaire, et me contentai de lui tourner autour comme une menace supplémentaire prête à frapper quand Oblivius aurait ouvert une brèche dans sa défense. J’attendais, mais quelle que soit sa position et la mienne, il gardait un œil sur moi, toujours, et le combat se prolongeait, encore et encore. En réalité, il n’avait pas voulu me tuer, sinon il l’aurait fait dès le premier assaut. Il avait très bien vu que je n’étais qu’une apprentie, une simple gamine armée d’un sabre capable de balancer des cailloux sans les toucher, je n’étais pas un adversaire dangereux pour lui. Il s’en moquait. C’était Oblivius qu’il voulait, et je ne pouvais rien y faire. Impuissante, armée inutilement, je continuais à le harceler petit à petit, même si aucun de mes coups ne faisait mouche : l’objectif était seulement de le déconcentrer un instant, juste un instant pour laisser à mon maître la possibilité de porter le coup fatal, mais je réussis à peine à faucher l’air.

- Une suggestion, maître ? Je me sens clairement inutile, dans ce combat!

J’observais à nouveau Korra, et grand bien m’en prit de me tourner vers elle, juste à temps pour voir la lame rouge arriver vers moi. Je me baissai en arrière en déviant son sabre avant d’enchaîner attaque d’estoc sur attaque d’estoc, allumant et éteignant ma lame pour rendre mes coups imprévisibles. Si je n’arrivais pas à le toucher, je l’empêchais d’attaquer un maximum, mais je volais une fois de plus contre une des parois de la grotte et m’écrasai lourdement sur le sol, sonnée.

- Désolée, maître... lachaî-je avant de fermer les yeux.

Je restai allongée sur le sol, entendant à peine le bruit des sabres s’entrechoquant l’un contre l’autre. Le réveil s’annonçait bien moins difficile que celui qu’avait eu Korra précédemment, mais la gloire du combat m’échappait totalement. Ce serait pour une prochaine fois. Ce coup-ci, il me fallait juste survivre. Et je ne pouvais compter que sur Oblivius pour ce faire...Si tant est qu’il ne prenne pas de drastiques mesures pour me punir d’avoir interféré dans son combat, quand bien même ce fut pour l’aider. Je ne pouvais qu’espérer que ce ne soit pas le cas.
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Merci à Blad pour le kit ;)
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MessagePosté le: 04/12/2016 00:44:51    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

« Non ! Pas ma femme ! Nooooon ! »

« Ils sont trop nombreux ! »

« A ta gauche ! Attention ! »

« Pitié ! Noooon ! Aaaaarg ! »



Il a fallut quelques secondes à peine pour que l'arrière-garde soit submergée par les Tuk'ata. Le tir de barrage offert par les fusils à projectiles et les blasters n'a réussi à abattre seulement que quelques bêtes. Le reste de la meute, galvanisé par les maigres pertes et tiraillé par la faim, se jette sur les colons sans faire de distinction entre les jeunes et les vieux. Les monstres remontent peu à peu la colonne et s'en prennent à quiconque se révèle être assez fou pour se mettre en travers de leur chemin. Quelques réfugiés sont emportés par les Tuk'ata en lâchant des cris démentiels, avant d'être happés par les ténèbres.
Les blessés sont abandonnés à leur sort, et finissent par se noyer, la gorge ouverte, dans leur propre sang. Les abominations frappent avec précision et rapidité. Une dextérité qui fait défaut à des colons fatigués par une interminable fuite dans les profondeurs de Korriban. Parfaite extension du Côté Obscur, les créatures viennent rappeler que rien ni personne ne réchappe au funeste destin qui attend les séparatistes sur la planète. Tôt ou tard, ils finiraient tous par succomber sous les coups du Côté Obscur, d'une manière comme d'une autre. Ceux qui n'ont pas d'armes tentent de fuir vainement, les autres luttent avec l'énergie du désespoir. Les grottes prennent peu à peu des allures de champ de bataille, au fur et à mesure que les corps s’amoncellent sur le sol.
Après plusieurs minutes de combats acharnés, les forces semblent enfin s'équilibrer... Sous la supervision d'Harvey, plusieurs miliciens et combattants improvisés viennent former une ligne de défense afin de couvrir la fuite de leurs compatriotes.


- Récupérez les armes des morts ! Ils ne doivent pas franchir cette ligne ! Vocifère alors l'ex-impérial dont l'arme crache ses salves meurtrières sur les assaillants.

A quelques pas seulement, un enfant court dans sa direction, le visage déformé en une expression de terreur. Ses sanglots alertent deux Tuk'ata qui s'empressent de le prendre en chasse. L'un est abattu d'un tir laser bien placé. L'autre parvient à rattraper le gosse à l'aide d'un bond inopiné et le plaque violemment au sol. Les babines retroussées laissent apparaître une série de crocs acérés prêts à prendre la vie du gamin. Un filet de salive vient se mêler aux larmes de la victime, dont les membres sont tétanisés par la peur. L'abomination aboie furieusement et s'apprête à porter le coup fatal... Une silhouette familière passe devant l'ancien soldat et se précipite à la rescousse de l'enfant, blaster au poing.

- Vex ! Non !

L'homme projette de se lancer à la suite de sa partenaire, mais un grognement sur sa droite vient le mettre en garde à temps. Un autre molosse se jette sur lui, et les puissantes mâchoires de la bête viennent saisir le bras armé d'Harvey. Une douleur vive lui fait lâcher son arme tandis que la masse imposante du prédateur fait tomber à la renverse le déserteur. Le voilà désormais à la merci de la créature...
Les pattes de la bête plaquent au sol l'ex-soldat, tandis que les crocs se rapprochent dangereusement de son visage. Le nouveau responsable de la colonie se débat avec une fureur renouvelée, mais rien n'y fait, et il sent déjà son heure venir... Et alors que tout espoir semble perdu, une machette vient se planter entre les omoplates du Tuk'ata, qui pousse un cri plaintif. Un deuxième coup, encore plus violent que le premier, fend le crâne de la bête, qui s'écroule lourdement sur Harvey.
Un Duro se penche au dessus de l'homme, dont le visage est barbouillé par le sang de l'abomination, et entreprend de l'aider à s'extraire de sa situation embarrassante. Un bref hochement de tête suffit à le remercier. Autour d'eux, on se bat toujours pour survivre.
Le regard d'Harvey se perd au milieu des combats, à la recherche de Vex. Après quelques secondes chargées d'angoisse, il repère finalement la Twi'lek, dont les armes fument encore et font reculer les assaillants. Sa détermination est renforcée par la présence du gamin apeuré et niché entre ses jambes. Le garçon semble bien décidé à ne pas lâcher sa protectrice, malgré la violence à laquelle il est confronté. La jeune femme est rapidement acculée contre un mur et ne doit son salut qu'aux efforts conjoints d'Harvey et du Duro. C'est avec un sourire qu'elle accueille ses camarades.


- Harvey ! Tu as une sale gueule ! Lâche en ricanant nerveusement la Twi'lek, comme pour se redonner du courage.

- Vex, prends le gosse avec toi et tirez-vous d'ici ! Ordonne froidement l'ex-impérial en se tournant vers la nouvelle vague d'assaillants.

- Je refuse de t'abandonner ! On les aura ensemble ces enfoirés ! Beugle la femme en canardant les bêtes avec ses blasters.

- Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre ! J'ai trouvé un moyen de nous sortir de ce merdier ! Continue le déserteur en imitant sa comparse.

- Tu aurais pu le dire avant ! Finit par répondre Vex en soupirant.

La Twi'lek s'éloigne des combats rapidement, emportant avec elle le petit garçon. Les derniers colons se comptent désormais sur les doigts. Il fallait en finir au plus vite, sinon, tout le monde y passerait. Une idée traverse l'esprit de l'ex-soldat. Il allait tout faire sauter avec les derniers détonateurs en leur possession. Oui, cela peut marcher. Cela doit marcher. Bien évidemment, l'opération est risqué et il y a de fortes chances pour que le plafond naturel des grottes finisse par les écraser de tout son poids. Mais l'homme n'a pas le temps de penser à trouver quelque chose de plus fiable, il se doit d'agir rapidement.

- On va tout faire sauter... Murmure Harvey à l'attention du Duro qui l'accompagne.

L'autre hausse les sourcils, étonné. Peut-être qu'il ne tient pas à finir oublié au fin fond d'une caverne, loin des siens. Mais son avis n'a aucune importance. L'ex-impérial a pris sa décision. Et rien ni personne ne pourra le faire changer d'avis.

- T'as bien compris, on va faire sauter cet endroit. Répète l'homme avec soin.

Le Duro ne bronche pas et se contente de hausser les épaules. Il semble prêt à suivre l'exemple du milicien. Les deux hommes ramassent quelques détonateurs sur les cadavres de leurs anciens camarades, tandis que les rares combattants s'acharnent à défendre coûte que coûte leur position, comme animés par un esprit vengeur. A moins qu'il ne s'agisse tout simplement du début de la fin pour eux... La folie s'est peut-être emparée de leurs âmes fragilisées par la perte d'êtres chers...
Et alors que le duo s'apprête à activer les détonateurs afin d'en finir une bonne fois pour toute, une lame rouge traverse la poitrine de l'alien à peau bleue et lui arrache un cri de surprise plus que de douleur. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrive, il vient s'étendre sans vie aux côtés de ses compagnons d'infortune.

Un Sith !

Comment cela est-il possible ? Ont-ils trouvé un autre moyen d'accès ?
Les questions s'enchaînent à toute vitesse dans l'esprit d'Harvey. Sa détermination est peu à peu rongée par ses interrogations. L'adepte du Côté Osbscur se rapproche de sa position. Son visage émacié respire la mort, ses lèvres sont fendues en un sourire carnassier. Il se joue d'eux ! Il prend plaisir à les voir souffrir ! Tant pis pour lui ! Il mourra comme les autres dans l'explosion ! Le seigneur Sith se rapproche toujours plus, tandis que l'ex-impérial se prépare à jouer ses derniers atouts...
Une étreinte invisible vient serrer la gorge du milicien et le soulève à quelques centimètres du sol. Harvey entend les battements affolés de son cœur, tandis qu'il cherche avec peine à respirer. Ses mains se portent instinctivement à sa gorge et il lutte contre un ennemi invisible. La Force ! L'autre ricane. Qu'il soit maudit ! L'étreinte se resserre toujours plus, le supplicié sent ses veines marteler avec force la peau écarlate de son cou, comme si elles sont prêtes à éclater.
Finalement, un cri retentit dans la caverne, et Harvey s'écroule sur le sol. Le Sith retire avec rage la fourche que vient de lui enfoncer dans le flanc un "courageux" colon. La lame rouge fend l'air et déleste le malheureux de sa tête. Toutefois, ce bref moment de répit permet au milicien d'activer les détonateurs et de les jeter aux pieds du seigneur sombre. Celui-ci réalise trop tard qu'il est perdu et est le premier témoin de l'explosion.
Un souffle chaud vient fouetter les joues d'Harvey, qui est propulsé sur plusieurs mètres. La déflagration est telle qu'elle fait s'écrouler les parois du corridor naturel qui sépare les différentes grottes et surprend les derniers protagonistes. Les plus chanceux sont tués sur le coup, les moins chanceux sont ceux qui sont séparés des leurs par les gravats, et finissent déchiquetés par les Tuk'ata restants.

Un écran de poussière vient arracher une quinte de toux aux ultimes colons. Les minutes passent sans que personne ne bouge. L’escarmouche s'est terminé dans un bain de sang... Les esprits sont mis à rude épreuve. Toute volonté a abandonné les survivants. Cette fois-ci, ils n'auraient ni le courage, ni la détermination nécessaires à la poursuite de leur futile quête. Ils écoutent enfin leurs membres fatigués et douloureux.
Le silence s'empare de l'endroit et vient envelopper, tel un linceul mortuaire, les vivants comme les trépassés. Il y en a pourtant une qui semble bien plus coriace que les autres. Vex, la gorge nouée par l'angoisse, retourne les cadavres à la recherche d'Harvey. Se peut-il qu'il soit mort ? Non ! Non ! Elle refuse d'y penser ! La colère s'empare d'elle, lorsqu'elle constate qu'elle n'arrive pas à le retrouver parmi tous les corps étendus. Elle avait peut-être fait taire ses sentiments trop longtemps... Et voilà qu'elle n'aurait jamais l'occasion de lui avouer. Quelle sotte !
Ses poings viennent s'abattre avec fureur sur le corps d'un jeune homme au visage défiguré. Ses coups perdent peu à peu en puissance et finissent presque en caresse. La Twi'lek fond finalement en larmes. Elle est faible... Si faible... Et elle n'aurait jamais dû laisser Harvey combattre seul ces abominations.

Harvey...

Harvey... ?

Harvey !

Presque dissimulé sous les gravats, l'homme gît là, une expression paisible sur le visage. La jeune femme se presse à son chevet et passe une main dans les cheveux du milicien, souillés par le sang, la transpiration et la poussière. Un geste empreint d'une grande tendresse... Tendresse qu'elle avait jusque là refusé de montrer à qui que ce soit, par fierté. Vex vient finalement caresser le visage du déserteur, ignorant les multiples contusions et griffures qui parcourent celui-ci. Il est si beau... On dirait presque qu'il dort, sans se soucier du massacre qui vient d'avoir lieu.
Se peut-il qu'il y ait une vie après la mort ? Un endroit pour les braves dans son genre ? Les larmes de la belle glissent sur ses joues, et viennent finalement tomber sur les paupières closes de l'homme. Elle croit l'espace d'un instant les voir frémir. Se peut-il que... ? Mais non ! Il est mort ! Et par sa faute ! Elle aurait dû surveiller ses arrières... La Twi'lek se mord les lèvres jusqu'au sang, rongée par la culpabilité... Se peut-il qu'elle devienne folle ? Après tout, elle a bien vu d'autres se jeter corps-et-âme sur les Tuk'ata, sans craindre de perdre la vie.
Mais non ! Elle ne rêve pas ! Les yeux d'Harvey roulent sous les paupières... Bon sang ! Il est vivant !


- Harvey... Chuchote t-elle avec une voix chevrotante, avant de reprendre plus fort. On a un survivant ici ! Venez m'aider à le sortir de là... !

Monr, qui jusque là s'était montré discret et distant (probablement à cause du sacrifice de Trassk), se relève péniblement et se porte au secours du blessé. L'Abyssin et la Twi'lek épuisent leurs dernières forces à extraire l'individu inconscient hors de l'éboulement. Ils sont finalement rejoint par les autres rescapés, à savoir le gosse, une jeune femme miraculée et un Advozse trop lâche qui n'avait pas hésité à fuir dès les premiers cris.
L'administrateur en second réprime une grimace, ce qui n'est visiblement pas bon signe. Un examen rapide suffit à comprendre qu'Harvey est dans un sale état. Les nombreuses blessures qu'il affiche sont à faire pâlir les plus fragiles. Si son visage semble être à peu près épargné, c'est au détriment de ses bras et de son buste, sérieusement brûlés à de nombreux endroits. Quant aux jambes... Il s'agit de la partie la plus répugnante. En fait, il ne reste pas grand chose de ces dites jambes, ci ce n'est une bouillie d'os brisés et de chair écrasée et calcinée. Les plus pessimistes s'accordent déjà à dire qu'il est foutu, et que le maintenir en vie serait lui infliger plus de souffrances qu'autre chose. Pourtant, Vex semble bien décidée à ne pas le laisser partir tant qu'elle aurait l'occasion de le sauver... Un optimisme qui semble déjà agacer les autres. Toutefois, pour encourager la Twi'lek, Monr semble prêt au compromis et c'est donc la mort dans l'âme qu'il entreprend de fouiller les corps des défunts à la recherche de médicaments ou de doses de bacta. Il faudrait probablement amputer les membres devenus inutiles et stopper l'hémorragie... L'Abyssin, silencieusement, est persuadé que l'homme n'a plus qu'une heure ou deux -tout au plus- devant lui et se prépare déjà à faire le deuil d'un autre brave type.

Car comme l'on dit si souvent, ce sont les braves qui meurent en premier.

_________________________
Second compte de Nash Futhark.




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Anduin Garel
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MessagePosté le: 19/12/2016 00:21:46    Sujet du message: Bordel sur Korriban Répondre en citant

Anduin était monté à bord d'un transporteur, escorté par deux soldats. Lorsque tout était prêt, ils avaient décollé et suivi la troupe de vaisseaux, voguant à travers ciel jusqu'à une énième montagne rouge. Le jeune homme était alors assis, l'air pensif, et se remémorait tous ces événements; aujourd'hui, il avait fui, trahi, tué, pactisé, et tout cela à cause de sa lâcheté et de sa surestimation de lui-même. Malgré l'attirance de ce Côté Obscur, il était persuadé d'avoir commis une faute. Et si, comme tous ces gens dont les lettres narrent l'histoire dans ces bouquins, il ne survivait pas et succombait au joug du Sombre Côté ? Ils avaient réussi à piller une maigre colonie, mais le vaste empire séparatiste constituait l'une des plus grandes puissances galactiques. Que pouvaient bien faire une poignée d'hommes, qui, pour seules armes, possédaient la volonté et le zèle d'accomplir des grandeurs au nom du Côté Obscur ? Puis, il se rappela des Rebelles, et d'à quel point la détermination était à la fois l'arme et l'esprit; le rouage maître du mécanisme de la plus menue à la plus immense des armées, et que nul ne saurait perdurer sans souhait d'être et d'exister. Il reprit confiance en lui, et se convainquit lui-même de la splendeur du Côté Obscur, de la destruction qu'Il causait, des sillons de terreur qu'Il traçait à travers l'entier univers, et comment il deviendrait sa figure la plus prestigieuse. Son ambition dépassait sa propre raison, et il fut coupé court dans ses rêveries lorsque le pilote du transporteur grogna quelques mots à l'attention de son micro :

"- Ici Pilote 42, reçu 5 sur 5, on stationne au-dessus de la zone !"

Le chauffeur tourna la tête vers Anduin et le reste de l'équipage, et l'inclina, en hurlant ces paroles pour se faire entendre dans le chaos ambiant :

"- OK, ESCOUADE 42, TENEZ-VOUS PRÊT A ATTERRIR, LA ZONE GROUILLE DE CHIENS GEANTS. ORDRE DE TIRS DE SUPPRESSION. JE REPETE : ATTERRISSAGE, TIRS DE SUPPRESSION !"

Les soldats s'étaient tous redressés, en approuvant du chef, et attendaient dans une discipline impeccable que les portes de la navette s'ouvrent. Anduin demeurait légèrement en retrait, tâchant de ne pas gêner et de se tenir à l'écart des risques. Lorsque l'issue se découvrit, l'air s'engouffra dans le vaisseau et décoiffa le frêle garçon, qui passa un bras devant son visage. Sous les rugissements de leur supérieur, l'escouade 42 bondit à terre en ouvrant le feu dans tous les sens, parfois même totalement à côté des dizaines de chiens qui rampaient dans leur direction. Le novice adressa un bref regard au pilote, puis sauta au sol, jugeant l'espace assez sécurisé -il n'était ni armé, ni équipé, il avait raison de s'inquiéter de ces bestioles qui avaient visiblement réussi à tuer quelques hommes-. Le transporteur redécolla avec les autres, pour s'envoler on-ne-sait où. Malgré la confusion du champ de bataille, Anduin aperçut le Seigneur Noir, Dark Nihls et Kalith, mais décida de rester éloigné, pour éviter les maltraitances outrageusement gratuites. Les chiens eurent vite fait d'être exterminés; certains troupiers ramassèrent les cadavres des deux camps et les emportèrent plus loin. De même pour les blessés; "Personne ne doit savoir que nous sommes passés ici" avait ordonné Oblivius, alors personne ne saura qu'ils sont passés ici.

Soudain, dans un tonnerre assourdissant, le flanc de la montagne contre lesquelles les bêtes étaient acculées s'ouvrit en deux et laissa distinguer un vaste passage plongé dans les ténèbres. La jeune recrue, à la fois subjuguée et excitée par la majesté et l'impressionnante aura du lieu, rejoignit l'escouade 2. Elle s'avança doucement entre les couloirs épais de la montagne, guidée par les maigres lueurs des sabres et des lampes de ses nouveaux frères d'armes. Le long et sinueux corridor aboutissait en réalité dans un hangar très spacieux. On ne mit pas longtemps avant d'en réguler l'obscurité; de partout, la lumière jaillit et inonda la salle, révélant...

Deux vaisseaux. Mais pas seulement. A la plus grande stupeur et horreur d'Anduin, une masse noire de créatures fondit sur le groupe. En un instant, quelques uns des soldats les plus audacieux furent broyés sous le nombre affolant de chiens mutants, mais heureusement pour lui, ils étaient bien plus avancés que lui. Une passerelle séparait la horde du reste des hommes; certains grimpèrent, puis se mirent à attaquer le Seigneur Sith, qui était le plus exposé étant donné que les autres avaient reculé. Une bête le plaqua au sol, et manqua de lui lacérer le visage à coups de crocs; les tirs paniqués des stormtroopers en retrait le repoussèrent quelque peu. Anduin tourna la tête, scruta les environs, et tâcha de se rendre utile en se munissant d'une simple pierre. Il se plaqua contre une paroi et attendit le moment opportun pour s'en servir. Subitement, quelques uns des limiers se retournèrent contre leurs compagnons. Le seigneur prit alors les devants et ordonna à tout le monde de le suivre : même s'il était loin d'exceller dans la course, Anduin suivit la troupe sans broncher, tâchant de courir à la même allure. Il résulta de cette ruée quelques griffures et dommages à ses jambes. En effet, alors qu'il parcourait le même chemin que ses alliés, le néophyte fut blessé par quelques créatures hargneuses qui essayèrent d'en faire son repas. Sous la poussée d'adrénaline et de courage mêlée à de la rage, le jeune homme parvint à braver les molosses et s'évada avec le reste des soldats. Ils s'arrêtèrent finalement après avoir gagné une nouvelle pièce, plus petite cette fois. Elle était éclairée : un bien qui ne le décevait pas, cette fois-ci. Il s'appuya contre l'encadrement de l'entrée pour pester contre ces maudites espèces et maudire leur race entière, en examinant ses plaies. Il n'eut hélas pas le temps de se soigner, puisqu'une étrange présence perturba son esprit. Il releva brusquement le regard et perçut une dizaine de gros lézards... ainsi qu'un esprit armé d'un sabre rouge. Dark Oblivius était déjà dans la bataille : il semblait vouloir s'occuper de cet adversaire de taille. Le duel s'engagea, tandis que d'un autre côté, les stormtroopers ouvrirent le feu sur les dragons au venin réputé si dangereux. Anduin s'écarta vivement de la scène -encore une fois, il n'était armé que d'un caillou et d'un éclat de volonté- et se fit discret pour ne point gêner ses compères et se faire oublier de ses ennemis. C'est alors qu'un Hssiss se faufila sur les flancs de la formation et bondit sur lui. Horrifié, il poussa un cri de surprise et s'étala contre le sol. Il donna un bref coup aussi hasardeux qu'inefficace sur la cuirasse de l'iguane géant, en vain. Ce dernier le menaça, de sa gueule, et alors qu'il avait senti son heure sonner, acculé contre la terre, la respiration saccadée, la boule au ventre, totalement sous le joug de la bestiole, il sentit une puissante vague de fureur en lui. Il refusa nettement cette situation, et, dans un rugissement, ses veines frontales se contractèrent; le reptile fut repousser si loin que l'humain en fut stupéfait. Il manqua de tomber dans le vide, car il usa de ses griffes pour se maintenir au rebord, en geignant des plaintes rageuses. De son côté, les forces d'Anduin s'étiolèrent aussi vite que ses émotions négatives : impressionné par ses propres prouesses, il recula en rampant, épuisé. Son endurance lui faisait encore défaut.
Pendant qu'il avait "combattu" la bête, le monde autour de lui avait bien évolué. Kalith avait fait un massacre. A juste titre, puisque les serpents quadrupèdes avaient aussi fait un ravage dans leurs rangs. De vingt-quatre, ils étaient passés à neuf. Un miracle qu'il compta parmi ceux-là.

Là, allongé sur les dalles poussiéreuses au coeur d'une montagne, Anduin gisait, essoufflé. Il était si las de tous les derniers événements que son corps ne semblait plus vouloir répondre aux vains appels de son esprit. Il recula à nouveau, sur le dos, puis se laissa choir, bras écartés. On l'aurait cru mort s'il ne respirait pas encore, car il avait clos les yeux et était recouvert de cendres, de sable, de sang pour ses jambes, et de menues plaies étoilaient ses vêtements rapiécés. Il sombra lentement dans l'inconscience, alors qu'à une dizaine de mètres, l'esprit Sith prenait sa revanche.
_________________________
Oh mon dieu ! Un casier de type casier !
http://star-wars-rpg.soforums.com/t6778-Casier-H1AG-GK-n-29-563-283-103.htm#p70230
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MessagePosté le: 10/01/2017 19:35:28    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant



Helsing - Ni'sim - Commandant Field - Dark Wyllord  



Ni'sim se rappelait souvent de cette période de captivité sur Taris. Avant d'atteindre ce statut de champion, sa condition était nettement moins avantageuse. Son espèce était loin d'être spécialisée dans les combats et surtout pas notre cher Bothan qui avait passé sa vie à écouter et observer chaque action dans la galaxie. Il était très doué pour cela d'ailleurs jusqu'au jour fatidique ou lors d'un voyage le convoi fut attaqué.

Envoyé dans un premier temps sur Orvax, il fut recruté par un vieux Trando. Passant de planète en planète Ni'sim du apprendre à améliorer sa condition physique pour pouvoir s'en sortir. Après quelques mois il arriva à sa dernière destination:Taris.

Sa vie avait radicalement changé. Son regard aussi. Et après des années de loyaux service auprès de son peuple, son allégeance alla à l'Homme qui avait réussi à le sortir de cet enfer.

Malgré les années d'absence, le carnet de contact du Bothan était toujours aussi fourni et après quelques semaines pratiquement fonctionnelles à 100%. Pour l'Ordre Noir cet atout allait-être déterminant pour son développement. Les premières indications du Seigneur Noir furent claires, trouver des organisations clandestines susceptibles d'être intéressés par une affiliation à l'Ordre Noir.

Après la dissolution de l'Empire Sith, un certain chaos s'en est dégagé. La plupart des forces loyalistes avaient fuis vers Cathar, mais quelques groupuscules profitèrent de l'anarchie ambiante pour disparaître et essayer de former leurs propres Empires.

Mais trouver de tel groupe n'était pas quelque chose de simple. La plupart étaient extrêmement prudent pour ne pas éveiller les soupçons des Séparatistes et Républicains qui reste à l'heure actuelle les deux principales forces politique galactique. Ni'sim décida donc de commencer ses recherches en envoyant des petits groupes infiltrer diverses organisations criminelles. Le but étant simple, profiter des moyens logistiques, matériel et humain sans même qu'ils s'en rendent compte. Et dans un second temps essayer de faire monter en grade les infiltrés afin de prendre le contrôle des plus grandes organisations illégales. Un projet long, mais ambitieux qui pourrait apporter beaucoup au jeune Ordre et pourrait lui permettre de rivaliser avec les grandes instances politiques.

Un cartel de bâton de la mort assez bien organisé opérant prêt de la bordure extérieure était sous la surveillance des espions Bothan. Une étude et un plan d'infiltration était sur le point d'être mis au point lorsqu'un message de détresse d'un des cargos parvint jusqu'à la station d'écoute.

Le message n'était pas clair et légèrement brouillé, mais une image juste afin la fin de transmission intrigua le Bothan qui s'empressa d'épurer au maximum le fichier dérobé. Après quelques jours, la curiosité de l'espion n°1 de l'Empire Sith paya et pour la première fois depuis des mois, les traces d'un groupuscule impérial arrivèrent.

On pouvait voir un immense Destroyer Impérial trônant fièrement devant le pauvre cargo. A partir de cet incident, Ni'sim essaya de remonter quelques semaines en arrières afin de trouver des traces d'autre attaque dans ce secteur. Après quelques heures de recherche en croisant les informations venant des divers services.

Une piste se dégagea, un champ d'astéroïde basé dans la bordure extérieur, assez proche des routes commerciales pour des attaques rapides, une zone idéale pour des missions d'embuscades.


- La piste se précise ?

- Il semblerait, mais ce champ d'astéroïde est assez vaste, et la cartographie de cette zone n'est pas très précise. Mais vu la taille du vaisseau l'endroit où est basé la station doit-être placé sur un rocher assez conséquent. De plus en restant dans une logique de discrétion, ils ont dû se loger au coeur du champ.

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir Ni's

- Partir comme cela à l'aveugle sans même savoir le véritable but de cette organisation serait un pari risqué.


- Les autres missions d'infiltrations n'avance toujours pas, et rester ici à vous surveiller commence à me pomper. Je vais prendre le risque. Que l'on m'envoi les coordonnées.

- Je vais essayer d'extrapoler les points les plus probables pour que tu puisses concentrer ta recherche. Reste vigilant, ils risquent de pas apprécier une visite inattendue.

- Surveille mes arrières se sera déjà une bonne chose et je compte sur toi si jamais ses connards me pulvérise pour raser ce champ d'astéroïdes.

Quittant les locaux de surveillance clandestin de Tatooine pour se fondre dans la masse. Profitant de ces talents de dissimulation pour monter à bord d'un petit cargo. Le vaisseau décolla quittant l'atmosphère de la planète de sable. L'entraînement du Defel lui permit de se débarrasser rapidement du faible équipage présent au nombre de trois. Entrant les nouvelles coordonnées.

Ce petit bout de métal n'était pas le plus rapide ni le dernier cri en matière de technologie. Mais il fera parfaitement l'affaire. La seule chose qui inquiéta légèrement Helsing est l'absence totale d'armement et le bouclier n'est pas non plus d'une puissance phénoménale. Certainement assez puissant pour résister à une salve et encore.

La vitesse lumière désactivée le vaisseau entama une rapide décélération s'arrêtant aux abords du champ d'astéroïde. Le Defel commença à manœuvrer au milieu des formes rocailleuses volantes.


- Je suis à quelques kilomètres du premier point. Je lance un léger signal de détresse.

- Bien, ton émetteur est parfaitement opérationnel pour le moment. Reste vigilant.

- Je suis sur le premier point. Rien à signaler pour le moment, j'étend de 10% la puissance du signal.

- Va vers le Nord-Est, c'est le plus proche de ta position.


- La navigation est dans l'ensemble correcte pour le moment, mais la visibilité est quasi nulle. 5 kilomètres avant l'objectif.


- La communication perd en intensité.


Les messages vocaux étaient moins spontanés, mais de toute façon la situation n'était pas encore propice à un quelconque danger. Le vaisseau passa au dessus du deuxième point, mais l'immense rocher était lui aussi désert. Helsing repartant un peu plus au nord pour analyser le troisième point. Au détour d'un immense astéroïde deux échos apparurent. Aucun visuel n'était possible pour le moment.

- D'après ce que je peux analyser il s'agit surement de chasseur, vu le type de destroyer je parierais sur des chasseur TIE.

- Tu es sûr Ni's ? Je suis prêt à mettre ma paye du mois si tu hésites.

- On verra cela, en attendant ils se rapprochent très vite reste très vigilant.

Rasant de prêt les pierres flottantes, se servant de tout les verrières possible pour essayer d'identifier les deux échos. Et c'est une nouvelle fois à un détour d'un immense astéroïde que deux chasseurs TIE frôlèrent la surface métallique du vaisseau. Surpris le Defel effectua une vrille au milieu des rochers.

- Je crois que quelqu'un me doit un moi de solde.

- Reste concentré !

En effet les chasseurs avaient fait demie tour. Fondant sur le cargo sans pour autant essayer de l'abattre. Les chasseurs se contentant de frôler la carlingue encore et encore.

- Ici cargo Y-66 demande assistance.

La réponse attendu par Helsing ne fut pas celle qu'il espérait. Une salve de laser passa non loin de la coque forçant le pilote à dévier sa trajectoire. L'opération fut répétée plusieurs fois.

- Il essaye de me forcer à aller quelque part, s'ils avaient voulu m'abattre il y a longtemps que ce maudit vaisseau aurait été détruit.

- Laisse toi guider, le but est de trouver cette fichu base.

Plus facile à dire qu'à faire pensa le Defel, les tirs étaient de plus en plus rapprochés et les manoeuvres au milieu d'un champ d'astéroïde toujours aussi périlleuses. La course folle s'arrêta quelques kilomètres plus loin lorsqu'une force invisible fit trembler l'intégralité de la structure ralentissant le vaisseau et le déviant de sa trajectoire.

- Un rayon tracteur, je suis au nid, Helsing terminé.

Posé au fond d'un cratère, l'immense destroyer stellaire accompagné de quelques bâtiments incrusté dans l'astéroïde. Avant d'entamer la descente, Helsing avait pu remarquer des excavatrices creuser à la surface. Il pouvait sentir une certaine organisation. La navette se posa dans un hangar pressurisé. Le comité d'accueil ne se fit pas attendre. Les portes se baissèrent laissant entrer les soldats renégats dans le cargo. Helsing ne chercha pas à opposer de résistance. Levant les mains en signe de soumission. Les gardes lui ordonnèrent de se lever et de les suivre. Sortant sous le joug des blaster du vaisseau détourné.

- Votre vaisseau est maintenant la propriété du culte de la nébuleuse.

- Faites-en se qui vous en plaira, ce vaisseau n'est pas à moi. Les propriétaires sont assis sagement dans le dortoir.

- Tu penses que s'est un jeu l'animal ?

- Non, d'où ma présence ici soldat, je suis venu m'entretenir avec votre chef au sujet d'une possible alliance.

- C'est moi ici qui décide de l'avenir des prisonniers.

- Oh et bien je suis sur que votre chef aimera apprendre que ses hommes ont refusés de lui amener un messager. L’exécution se passe ici ou bien vous avez une salle spéciale dédié à cet effet ?

- Sergent ? Vos ordres ?

- Voyons ce qu'il a à proposer. Prévenez le commandant Field.

Deux soldats se positionnèrent de part et d'autre du Defel le conduisant jusqu'au vaisseau. La première chose que remarqua Helsing et la densité de personne présente dans les couloirs. Cette station semblait porter ses fruits. Après quelques minutes de marche l'escorte et "l'invité" arrivèrent à destination. La passerelle. Tout aussi agité que le reste de l'installation.

Accouder contre l'immense baie vitrée du vaisseau, un jeune Homme. Son uniforme ne trompait pas et Helsing était bien en présence du Capitaine. Le Sergent claqua les talons attendant une réaction de son supérieure.


- Un invité ?

- Cette.. Chose voulait un entretien avec vous Commandant, il a une proposition à vous faire.

- Un Defel Sergent Mat. l'Homme se retourna pour faire face à son nouvel interlocuteur. Il est rare de voir quelqu'un de votre espèce sous les projecteur, Monsieur ?

- Helsing. Il est parfois nécessaire de sortir de l'ombre Commandant, surtout en ces temps-ci obscur.

- Justement, les temps exigent une certaine discrétion.

- Même dans une galaxie aussi vaste, il est aujourd'hui très difficile de se cacher. Même si cela est notre souhait.

- Nous pourrions continuer les sous-entendus durant des heures Monsieur Helsing. Que me voulez-vous ?

- Depuis déjà plusieurs mois, un Empire dans les confins de la bordure extérieur est en train de se former. Et tapis dans l'ombre nous observons, nous écoutons. Et rien ne se passe sans que nous le sachions. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons réussi à trouver votre organisation perdue au milieu de nul part.

- Un nouvel Empire? La galaxie a bien assez à faire avec la République, l'Impérium et les Séparatistes. Il me paraîtrait étonnant qu'un autre régime politique arrive à monter en puissance.

- Pour le moment, il est difficile d'envisager certaine possibilité, mais mon Maître fédère jour après jour des peuples à sa cause. Notre intérêt de rester dans l'ombre et devoir l'évolution de l’échiquier galactique. L'animosité entre les factions va se faire sentir. Les années à venir vont être cruciales. Je ne vous apprends pas le terme du calme avant la tempête ?

- Votre vision des choses est intéressante Monsieur Helsing. Vous voulez renforcer votre Empire en attendant que les autres s'effondre. C'est un choix sur le long terme.

- Et en y regardant, votre installation, vous êtes aussi du genre à prévoir sur le long terme Commandant.

- Alors comme ça un nouveau Seigneur Sith essaye de remplacer l'Oméga ?

- Ah ! Wyllord. Je te présente Monsieur Helsing, un émissaire.

- Etonnant que cette boule de poils vive encore. Mat a la gâchette facile en ce moment.

- Dîtes en moi un peu plus sur cet "Empire".

- Il est compliqué de parler ouvertement d'un projet que mon Maître essaye de garder à tout prix secret.

- Parlons de votre Maître alors ! Plusieurs rumeurs couplées à des légendes depuis les attentats organisés sur le sol Séparatiste.

- Vous êtes lié à cette affaire Monsieur Helsing ?

- Pas directement en réalité, l'ordre fut donné avant la passation de pouvoir, mais il y a participé et a réussi à s'échapper malgré l'important dispositif pour les éliminer. Disons que pour nourrir votre curiosité, je n'ai jamais durant mon existence rencontrer quelqu'un comme lui et aujourd'hui je lui dois ma vie et ma liberté.


- Il vous offre la vie et la liberté pour vous envoyer sans escorte vers une destination aussi dangereuse ? Ce personnage est plutôt curieux non ?

- Je n'ai pas peur de mourir, et si cela doit arriver, sachez que la position de cette installation est connu de l'Empire et qu'il vous faudra très vite partir si vous décider de me supprimer. Et autant étant en formation ce nouvel Ordre peut-être "généreux", autant sa fureur peut-être sans égal.

La jeune Femme tournant autour de Helsing nota cette pseudo menace et très vite une lame rouge s'activa se plaçant juste devant le cou de l'émissaire. Le Defel ne bougea pas, ses yeux sombres éclairés par la teinte rougeâtre du sabre.

- Vous commencez par des sous entendus et maintenant des menaces à peine cachés. Vous êtes loin de l'idée que l'on peut se faire d'un émissaire.

- Cette menace s'applique uniquement si vous cherchiez à atteindre à ma vie, en aucun cas vous êtes sous une quelconque menace Commandant, ce n'était ni plus ni moins qu'un avertissement sur nos réactions vis à vis de nos interlocuteurs violent, mais pour le moment, rien ne laisse envisager une telle option.

Le Commandant leva la main et la lame rouge rentra dans son fourreau.

- D'ailleurs, ce nouvel ordre concerne non seulement les non sensitifs que les sensitifs. Vous imaginez bien qu'un être aussi puissant a réussi à réunir autour de lui un nombre non négligeable et un nouvel Ordre Sith a vu le jour. Bien différent de ce que l'Oméga avait fait à son époque.

- La galaxie entière nous traque, et même si un ordre a revu le jour, il ne lui faudra pas longtemps avant qu'une des puissances galactiques lui porte un coup puissant.

- L'avenir est incertain je vous le concède, mais si nous restons tous isolés, lorsque la galaxie se déchirera aucun de nous n'arrivera à prendre le dessus et à s'imposer comme le seul leader. Le tout est de savoir quelle est votre vision des choses Commandant. Et je doute qu'une personne ayant les compétences pour construire un tel complexe va vouloir rester en retrait.

- Nous sommes encore bien loin de votre fameuse guerre galactique totale Mr Helsing et il est peut-être encore un peu trop tôt pour s'engager ne croyez vous pas ?

- Il est vrai que pour le moment rien ne laisse penser à un tel scénario, mais pour vous répondre honnêtement, il est parfois préférable de rejoindre tôt une organisation qui monte. Il est plus aisé de gravir les échelons et de se maintenir au sommet ne croyez vous pas ? Vous me semblez être quelqu'un de pragmatique.

- Donc pour en conclure, vous me demander d'abandonner ma place de leader pour me mettre au service d'un inconnu Maîtrisant le ccôté Obscur de la Force et dont les seules informations que nous avons sur lui est de simples rumeurs et légendes ?

- Ce bâtiment sera toujours le votre Commandant, vous devrez simplement prêter allégeance à l'Ordre Noir et de mettre à disposition l'ensemble de vos ressources. Et votre place dans la hiérarchie sera à la hauteur de votre investissement je peux vous l'assurer.

- Votre proposition est intéressante, mais une telle décision ne peux se prendre sans une certaine réflexion. Le Sergent va vous amener à votre chambre provisoire. Il va de soi qu'aucune communication pour le moment ne vous sera autorisé.

- Je vous remercie pour votre attention Commandant.

Les deux interlocuteurs s'inclinèrent légèrement en signe de respect. Le trajet fut très silencieux, le Sergent toujours aussi grincheux à l'encontre du Defel. La porte s'ouvrit à leur arrivé. La main tendue du Sergent fut la dernière interaction avec un membre de la station. Helsing patienta quelques heures dans cet espace clos. Il espérait qu'une chose c'est que ce long silence n'alarme pas l'Ordre et qu'Oblivius n'ordonne pas une attaque en guise de représailles. Mais après tout, après seulement quelques heures ne sont pas suffisantes pour déclarer la mort du Defel et pour preuve alors que la porte s'ouvre, l'émissaire est toujours bien vivant. Le Sergent accompagné de deux soldats lui indiqua de les suivre. Le trajet fut tout aussi silencieux, du moins entre les protagonistes. La station étant une véritable fourmilière un brouhaha constant s'en échappait et ce quel que soit l'heure.

Helsing remarqua rapidement la tension lors de son passage entre les différents Hommes dans les couloirs. Une situation plutôt logique en vue de l'enjeu important de sa présence sur l'astéroïde. Après quelques minutes ils arrivèrent enfin à la passerelle. Le commandant Field le fixant avec un regard fermé. [/i]

- Je n’espère ne pas vous avoir trop fait attendre Mr Helsing.

- Comme vous l'aviez dit lors de notre dernière séance, un temps de réflexion pour un tel engagement est nécessaire.

- Exactement, et après une longue discussion avec mon Bras droit, nous en sommes venu à la conclusion que nous ne pouvons encore nous statuer sans avoir pu rencontrer votre Maître. Je ne remets pas votre statut en doute, mais avoir mon possible "souverain" en face de moi et de voir réellement ces compétences me permettrait de prendre une décision plus pertinente.

- C'est compréhensible, j'aimerai là aussi vous répondre favorablement, mais je dois demander l'autorisation avant de vous confirmer ou non votre requête.

- Bien, vous pouvez utiliser un de nos transmetteurs.

Field indiqua une console à son interlocuteur qui s'y dirigea sans se faire prier. Pianotant sur quelques touches pour se mettre en relation avec Ni'sim.

- Ici Helsing, j'ai pris contact avec la cible. Suite ma proposition, une demande d'entretient avec notre Seigneur. Demande de confirmation.

Le message holographique ce lança automatiquement. Au moins, les infiltrés allaient pouvoir se rassurer en voyant l'émissaire en vie après des heures de silence. Helsing se leva, de toute façon si la réponse est positive, l'équipage serait au courant. Et en effet après quelques minutes d'attentes avant qu'une image holographique de Ni'sim apparaisse.

- Le conseil a donné son accord pour une rencontre. Néanmoins le rendez-vous se passera à ses coordonnées, le Seigneur Oblivius vient de quitter il y a quelques minutes seulement notre base principale.[/color]

- Navigateur, entrez les coordonnés.

- Bien Commandant. Calcul en cours. Voilà notre destination Monsieur.

- Korriban...

- Une terre familière pour toi Nissa.

- Une planète aux mains des Séparatistes surtout.


- Loin de tout système confédéré.


- Que ferait un Empereur sur une planète aussi isolé ?


- Si vous décidez de vous y rendre, vous pourrez le lui demander en personne.


- Rencontrer un Seigneur Sith sur une ancienne terre Sith est assez ironique. Larguez les amarres, entrez les coordonnées et calculer le saut.


Les immenses pinces métallique s'ouvrirent libérant le mastodonte qui s'empressa d'atteindre sa vitesse de croisière.


*** 



Mort, désolation, souffrance, sang, peur. Tel était la voie des guerriers obscurs. La naissance d'un pouvoir par le biais des émotions les plus négatives qu'un être vivant puisse ressentir. C'est ce qui fait notre particularité, notre Force. Une puissance que peu de personne peut envisager ni même comprendre. La Force est source d'événements plus incroyables les uns que les autres. Avant qu'une nouvelle passe d'arme ne commence, ma jeune apprentie se plaça à mes côtés, la situation commençait doucement à tourner en notre faveur. Les dragons mourant les uns après les autres. Mais cela ne semblait pas affecter mon adversaire. Etait-il seulement capable de ressentir la moindre émotion ? Si cette l'utilisation de cette capacité était un mystère, sa faculté à utiliser la Force elle était certaine.
L'action fut assez soudaine. Mon expérience me permis de créer un champ de Force assez puissant pour soutenir l'attaque. Cependant ma jeune apprentie n'eut pas ce réflexe et la rapidité de la vague ne me laissa pas le temps de produire une protection assez étendue pour nous protéger tout les deux. Je senti son corps s'écraser quelques mètres plus loin.

Sabre en main je chargeai mon adversaire esquivant une autre poussée de Force grâce à un saut de Force qui me propulsa derrière lui. Obliger de focaliser son attention sur moi il permit à Kalith de pouvoir charger. Mais son manque d'entraînement et d'expérience lui faisait cruellement défaut et sa présence ne semblait en rien le déstabiliser.

La cadence était aussi assez difficile à tenir étant donné les nombreuses projections dont fut l'objet Kalith. L'une d'entre elle la laissa quelque peu sur le côté. Un moyen peut-être de se faire oublier. Nos lames s'entrechoquèrent de nombreuses fois. Mais les sabres n'étaient pas les seules armes utilisées. Si le Cavalier semblait aimer l'utilisation des vagues de Force, moi j'étais plutôt ma force physique afin de le déstabiliser par un combat rapproché me permet de placer après une attaque au sabre d'enchaîner un coup de pied ou de point. Mais il fallait avouer que mon adversaire était de taille.

Effectuant la même attaque verticale, nos lasers s'entrechoquèrent, nos forces opposées se neutralisèrent et nos positions restèrent immobile tandis que mes yeux se plongeaient dans son visage spectral. Il n'y avait rien, que le vide. Le néant ou tout simplement la noirceur du côté obscur.

Perdu et un instant déconcentré, le cavalier prit légèrement le dessus et pu dégager une de ses mains pour utiliser sa célèbre poussée de Force. Je pris appuis sur le sol rocailleux et j'effectuai un salto arrière esquivant de peu cette nouvelle attaque. La distance n'était que de quelques mètres et mon apprentie pu de nouveau se positionner auprès de moi. Je pouvais sentir une grande peur en elle. Et pour cause, une simple apprentie face à un spectre du côté Obscur. Une entité résultant d'un fragment d'âme d'un ancien puissant Seigneur Sith. Aussi rare que dangereuse surtout pour une novice dont la seule erreur d’inattention pourrait lui coûter la vie.

Et notre adversaire ne s'en priva pas remarquant une seconde d'absence de la peur de la jeune novice il attaque avec une fulgurance remarquable. Je ne pu réagir tant l'enchaînement fut rapide. Une vague d'éclair me percuta au moment on sa lame tenta de perforer ma jeune apprentie qui miraculeusement s'en sortie alors que mon corps encore fumant s'écrasa contre la paroi. La douleur fut fulgurante. Mes poings se serrèrent, ma concentration se porta vers ma douleur qui passa par un courant électrique douloureux en vive chaleur parcourant l'ensemble de mon corps. Je me relevai doucement, les yeux plus rouges que jamais alors que Kalith percuta pour la dernière fois la paroi. S'excusant avec le peu de force qui lui restait.

Je me mis à accélérer baissant légèrement la tête et utilisant la Force pour effectuer un saut. Ma vitesse fut décuplée et je percuta violemment mon adversaire. Mon épaule s'écrasa sur son thorax tandis que mes bras passèrent autour de sa taille nous envoyant voler ensemble sur quelques mètres.

Nos corps chutèrent lourdement sur le sol. Je me relevai rapidement enchaînant rapidement avec une attaque horizontale que para de justesse le cavalier à l'aide de son sabre. Il tenta une attaque au niveau de mes genoux que ma lame dévia donnant au même moment un violent coup de pied au niveau de son poignet lui faisant perdre son arme. Un nouveau coup de pied au niveau de son torse cette fois-ci l'envoyant quelques mètres plus loin à terre.

Je me rapprochai tournoyant mon sabre avant de fendre l'air avec pour en terminer avec mon adversaire. Mais comme lors de mon duel sur Dromund Kass, le Cavalier bloqua la lame à l'aide de sa main reportant un peu plus sa mort. Maintenant le manche à deux mains afin d'augmenter la pression. Les combats derrières moi semblaient se calmer, mais cette accalmie ne dura pour, du gouffre non loin de nous, des cris stridents émergèrent, des nouveaux Dragons arrivèrent. Le premier voyant la position de son maître se jeta contre moi. J'esquivai l'attaque en me décalant sur le côté baissant ma lame au même moment décapitant promptement la bête qui s'écrasa quelques mètres plus loin.

Mon regard se tourna alors vers le spectre qui profita de ces quelques secondes de relâchement pour envoyer une puissante salve d'éclair. L'impact contre ma lame fut si violent que le manche me glissa des mains m'exposant à la pleine puissance de cette attaque électrique.

Mon épiderme surchauffa rapidement et mes membres commençaient à accuser le coup. Mais comme pour mon dos tout à l'heure, la souffrance croissante devenait un moteur. Mes appuis se reformèrent et mes mains commencèrent à canaliser le flux énergétique. Pas à pas je reprenais du terrain. Et au but de quelques secondes les salves se stoppa me laissant l'opportunité de lui rendre la monnaie desa pièce. L'énergie contenu dans mes paumes se libéra en violent éclair frappant le thorax de mon adversaire qui s'écrasa en arrière proche de précipice.

Je pris mon élan prenant appuis sur un des dragons qui tenta de me lacérer le torse et je sautai en l'air attirant un objet métallique fixé à la ceinture d'un soldat mort. Le Cavalier parvint à récupérer son sabre et esquiva mon coup de pied volant (meh ?) en reculant d'un pas. Mais acculer contre le précipice ses attaques ne furent pas précise et je pu les esquiver lançant en l'air le petit objet que je venais de récupérer pour ensuite placer une droite au niveau de la trachée, j'esquivait un nouveau coup verticale en plaçant mon épaule son bras et le tirant violemment vers le sol. Le crac fut terrible et le sabre tomba de sa main que je repris au vol, tourna et enfonça la lame à travers son corps.

Je me relevai rapidement pour lui faire face, récupérer la grenade que je venais de lancer en l'air, l'activer et lui plonger à l'intérieur du crâne avant qu'un coup de pied ne le propulse vers le Nexus.


-" Tu es terminé "- dis-je avant que son corps n'explose sous la puissance de la grenade.

Comme pour les autres fois, les flammes artificiels laissèrent place à une nappe obscur. Toutes les bêtes présentes formèrent un demi arc de cercle face à moi et s'inclinèrent d'un seul geste avant que les hurlements des chiens ne raisonnent dans toute la grotte. Du Nexus s'échappa un cristal que je saisi et rangea à ma ceinture, mais alors que tout aurait dû rentrer à la normal et le nexus disparaitre, il continuait de s'agitai. De ce phénomène émana une vision. Mes yeux distinguèrent trois formes, deux m'était familière, je pouvais me reconnaître ainsi que Kalith, mais la troisième personne n'avait aucun trait que je pouvais reconnaitre. La seule particularité est une cicatrice en forme de x au niveau du visage.

J'essayai d'augmenter ma connexion avec la Force pour en deviner d'avantage, une sensation, un nom peut-être ? Mais l'agitation du Nexus reprit et cette vision se dissipa laissant place à un véritable défilé d'éclair frappant n'importe quel endroit de la grotte. Soudain, un gigantesque arc énergétique se créa et frappant sur ma position. Ayant à peine récupérer mon sabre je pu bloquer à la manière des éclairs de Force grâce à ma lame.

Si cette fois l'impact ne me fit pas perdre ma garde, la pression était assez grande pour faire glisser mes appuis. Je sentais le manche de mon sabre surchauffer. Je n'avais plus le choix, tenir cette position était totalement impossible. D'instinct je désactiva la lame effectuant une roulade sur le côté. Le rayon énergétique frappa le sol et ce concentra sur un cristal incrusté dans le sol. Un bruit sourd s'échappa et peu à peu la pénombre laissa place lors que des centaines de lumières artificiels se mirent en route éclairant la grotte qui au final n'en était pas une. Cet endroit n'était pas du tout ce que je pouvais croire.



***



Capitaine Jo 



Jo était au niveau de la passerelle,vérifiant que les opérations aux sols se déroulaient bien. Oblivius avait pénétré dans la grotte depuis plusieurs minutes déjà, un deuxième contingent d'une centaine de soldat furent envoyer pour vérifier que tout se passait bien tandis que l'ensemble des transporteurs et une cinquantaine d'hommes s'occupaient à piéger les ruines du village. La seule escadrille en vol effectua des rondes atmosphériques afin d'essayer de retrouver les survivants en cavale. Mais le temps était compté, il ne fallait pas s'éterniser et c'est ainsi que les premiers protocoles de départ fut mis en place dont les divers saut afin de brouiller les pistes et éviter à l'armée confédéré de retrouver la trace de l'Ordre sur Dromund Kass.


- Toujours aucune trace des fuyards ?


Aucune capitaine, et les conditions météo ne vont rien arrangé. Une tempête de sable est en train de se propage au nord du village, ce n'est pas grand chose, mis ça empêche nos senseurs d'être pleinement opérationnel. il serait plus qu'impossible de les trouver.

- Dîtes aux chasseurs d'intensifier les recherches, nous partons bientôt.


- Escadron 1, prolongation de la mission de recherche. La mission est bientôt terminée.

La baie centrale axé vers le lointain soleil du système. Jo se gratta le menton observant le vide. Mais cette méditation allait être relativement courte quand 4 destroyer providence émergèrent. Le fleurons de la flotte Séparatiste face à un destroyer impérial. Les premières secousses arrivèrent très rapidement. Les lasers perçant l'obscurité de l'espace s'écrasant lourdement contre les boucliers du croiseur. Les déplacements à l'intérieur du vaisseau relativement compliqué. Le capitaine perdant même l'équilibre l'espace d'une seconde. Le brouhaha émanent du poste de contrôle était indescriptible et à la limite du supportable.

Monsieur, ils visent notre hyperdrive !

- Passez toute l'énergie du vaisseau dans les boucliers !

- Ca ne tiendra pas longtemps Capitaine, il y a déjà une surcharge sur le flanc bâbord. Plusieurs explosion au niveau de la coque ! Doit-on répliquer avec les missiles ?

-Non. Ouvrez les communication avec le vaisseau.

Les mots raisonnèrent dans l'habitacle. Un silence de mort rompu par les nombreuses vibrations.

- Monsieur ?

- Exécution ! Un des membres d'équipages indiqua que la communication était ouverte. Ici le Capitaine du Destroyer Médusa ! Demande un cessez le feu immédiat nous somme sous la bannière de l'Impérium ! Je répète nous sommes sous la bannière de l'Impérium cessez le feu !


Seul et sans défense, le vieux Capitaine savait ce qui lui restait à faire, gagner du temps pour que la cause qu'il a embrasé lui survive.

*** 



Alors que je contemplait l'immense hangar en face de moi, un sas s'ouvrit derrière moi. Par réflexe je saisi mon sabre me retourna d'un seul geste. Ma lame noire s'arrêtant à quelques centimètres d'un droïde

Bonjour Maître ! Cela fait longtemps que nous attendions votre venu ! L'usage d'arme est pour le moment inutile.

-" Vous m'attendiez ? "-

-Affirmatif, depuis que Maître Koral a mis la forteresse en veille. Le cavalier noir étant la clé qui ré-activerait l'édifice.

-" Une forteresse ? "-

-Oui, en effet l'empire de mon maître étant sur le déclin plusieurs endroit comme celui-ci furent créer afin de servir de refuge. Arme, munition, droïde de combat, vaisseaux et encore bien d'autre chose ! Cependant, si mes calculs sont exacts, les réserves d'énergie sont basses, très basses. Je ne vous félicite pas, vous avez mis trop de temps à revenir Maître !

Mon regard se porta vers Kalith, un peu ... perdu ? J'allais reprendre, ou du moins essayer de rependre la discussion quand des soldats débarquèrent. Un des lieutenants se présenta à moi en se jetant à genou.

-Maître! une flotte séparatistes est arrivée en orbite ! Le capitaine a engagé le combat mais a dû fuir sous la pression ! L'ordre donné aux troupes du village sont de combattre à mort et de ne rien dire sur votre présence ici.

-" Comment ses chiens ont pu savoir ?! Notre seul atout à présent est notre discrétion. Combien d'hommes avez-vous lieutenant ? "-

- - Une centaine Maître, mais ce ne sera jamais assez s'ils nous trouvent.

-Excusez-moi Maître, mais je ne pense pas que vous avez compris le rôle de cet endroit.

-" Je doute que des bêtes et deux vaisseaux ancestrales ne nous soit d'un grand secours."-

-Cet endroit, cet endroit est une véritable place forte et conçu pour tenir des sièges. Si la menace est aussi importante que vous me l'indiquez, je suis en mesure d'activer les systèmes de défenses.

-" Je croyais que cet endroit était vidé de son énergie ? "-

- Une grande partie en effet, nous étions à 10% bien peu pour redémarrer cette forteresse, mais cette tempête a augmenté ce taux à 19% et il m'est désormais possible de déployer les troupes.

-"Bien, notre point de défense principal sera l'entrée du hangar, l'arrivée y est à peine assez large pour une rangée de 8 droïde B1, nous pourrons ainsi concentrer le nombre pour qu'il n'apporte plus un avantage stratégique. "-

-Je vous annonce que les portes extérieurs sont maintenant close. Malheureusement la longue inactivité a eu plus d'impact que je ne l'aurais cru. Sur mille droïde sentinelle, à peine une dizaine sont opérationnelle et en cours d'acheminement à l'endroit que vous venez d'indiquer.

Des 25 hommes descendu avec nous, il n'en restait plus que trois, et que dire de l'état de mon apprentie ? De Korra ? Ou même d'Anduin. Seul moi et Dark Nihls semblions en état pour une troisième passe. Mais nos apprentis étaient encore loin d'être assez puissant pour tenir aussi longtemps. Un baptême du feu les attends sans aucun doute. S'ils arrivaient à passer cette épreuve, nul doute qu'ils auraient tous un avenir certain dans l'Ordre. Et si au final seul la mort est au bout de leur périple, la Force en aura voulu ainsi.

Notre petit groupe quitta la passerelle pour retourner à l'ouverture du hangar, lieu du tout premier combat dans cette forteresse. Passant sur le gigantesque pont, je pu admirer l'immensité de l'endroit. Les vaisseaux dont les lumière s'échappe.


-Il semble que les vaisseaux soient en bien meilleur état, l'activation ne fut pas difficile, c'est comme-ci ils avaient été entretenus. Certainement par le Cavalier Noir ?

-" Il était prisonnier ici, qu'aurait-il bien pu faire de deux vaisseaux sans un seul équipage ? "-

-Question pertinente Maître, malheureusement le fichier holographique du hangar est tombé à court de batterie 300 ans après la mise en veille je n'ai aucun dossier à diagnostiquer.

-" Bien, quel est le rapport sur nos deux vaisseaux ? "-

-Les niveaux d'énergie sont de 30% pour le moment, les droïdes sont entrain de les remettre en état de marche, mais ils nous faudra au moins une heure avant que tout soit moyennement fonctionnel.

-" Bien, lieutenant, je veux 40 hommes dans chaque vaisseau. Vérifiez que tout est en ordre ils sont notre seul échappatoire si les choses tournent mal. Il y a des chasseurs à l'intérieur ? "-

-Oui, mais aucun n'est opérationnel, problème de démarreur et d'injecteur, nous pourrions changer les pièces mais cela prendra bien plus de temps.

-" Nous n'aurons jamais la supériorité aérienne, de plus mes Hommes ne sont pas des pilotes. Ce serait un véritable carnage. Concentrez vos efforts sur les vaisseaux. Concentrez l'énergie sur les bouclier en priorité ainsi que le générateur d'hyper-drive. "-

-Bien Maître. Ah si une dernière note: les turbolasers sont totalement hors d'usage, la roche s'est écroulé au fil du temps dans les tubes et les utiliser reviendrait à pilonner de l'intérieur la forteresse. Cependant, le projecteur de bouclier de notre façade est fonctionnel à 15%. Suffisant pour repousser un tir orbitale de quelques dizaines de minutes.

-" Ca aurait été trop beau. N'activez pas le bouclier pour le moment, mais je veux qu'à mon ordre il soit mit. "-

-Ce sera fait.

Je grimpai les quelques marches se trouvant 5 mètres avant l'ouverture. Suivi de prêt par les trois apprentie et Nihls. Mon regard plongeant dans ce long corridor d'où viendra certainement la fureur Séparatiste.

-" Apprentis, aujourd'hui aura été une journée d'épreuves. Si vous sentez cette peur en vous, cette haine! N'oubliez jamais que ce type de journée est une première pour vous, mais certainement pas la dernière. La voie des Sith est ainsi faite. C'est ainsi en triomphant de la mort que l'on peu espérer prétendre au titre de Dark.

Votre destinée dans cet Ordre va dépendre de l'heure qui va suivre. Tenez vous prêt ! "-

-Protocole Blackwall activé. Seigneur Koral, les pièces sont en place.

-"C'est quoi cette histoire encore ?! "-

Alors que je me retournai, les deux vaisseaux se scindèrent en deux dans une explosion puissante qui balaya la plateforme sur laquelle nous étions avec une puissance impressionnante. Le pont vola en éclat et s'écrasa sur les débris encore fumant des vaisseaux et certainement des corps calcinés ou broyé de 80 soldats.

La puissance du souffle me souleva et me propulsa contre la paroi. J'accusai brièvement le coup lorsque je pu constater que le peu d'homme restant était au prise avec les droïdes qui devaient nous protéger. Les tirs fusèrent de part et d'autre. Mais alors que les apprentis et Nihls s'occupaient des quelques droïdes, je me dirigeai vers le droïde de protocole le soulevant grâce à la Force tout en activant mon sabre dont la lame para un tir qui aurait sans doute pu me mettre à terre.


- Ne soyez pas énervé Monseigneur, tout ceci n'est qu'un test pour prouver votre valeur. Il vous faudra juste survivre aux épreuves de la forteresse.

-" Sachant les circonstances dehors vous nous mettez à l'épreuve ?! "-

-Juste vous Monseigneur, tout vos compagnons ne sont que des pièces rapporter qui ont peu d'importance pour Maître Koral.


-" C'est à sa demande que vous faite cela ?! "-

-Bien évidemment, je ne répond qu'à son ordre, je suis programmer pour ça, tout comme cet endroit est programmé pour vous tuer. Ou du moins essayer. Bonne chance à vous. 5..4..3..

-" L'enfoiré ! "-

L'étreinte de la Force se transforma très vite en une vague pour propulser ce fichu droïde le plus loin possible. Tombant dans le vide, son explosion fut la seule chose qui l'empêcha de s'écraser au fond du hangar. Ma concentration se porta donc sur de nouveaux ennemis. Sur les vingt trois hommes restant, déjà huit étaient tombés. Une hécatombe qui n'allait certainement pas s'arrêter là.

Mon sabre en main, ma colère se focalisa très vite sur un de ses droïdes qui goûta la chaleur de mon sabre en se scindant en deux. Très vite nous reprîmes le dessus sur cette petite troupe jusqu'à éradiquer le dernier traitre robotisé.


-" Kalith, reste sur tes gardes, je ne sais pas encore de quoi est capable cet endroit. "-

La mort du dernier droïde marqua un léger repos, mais très vites des dizaines de cliquetis métallique raisonnèrent à travers l'immense pièce. Je levai la tête voyant une cube de métal de plusieurs mètre de long nous tomber dessus. Prenant appuis sur le sol j'effectuai un saut de Force pour éviter de finir complètement aplatit par ce piège grotesque. Mais là encore, deux hommes n'eurent pas cette chance. Ou plutôt trois, si deux furent complètement écrasé, un ne fut que partiellement touché. Ses cris étaient aussi puissant que la douleur que je ressentais en lui.

-"Apprentie, achève le. Nous ne devons laisser aucun témoins. "-

Je regardai autour de moi, impossible de retourner au lieu de l'affrontement contre le cavalier et sortir de cet endroit où nous étions arrivé ne me semblait guère possible. Tout ce que nous avions s'était deux chemins longeant les parois du hangar.

-" Dark Nilhs, Korra, partez de ce côté-ci avec le jeune novice. Kalith et moi prendrons l'autre chemin. N'utilisez les comlik qu'en cas d'extrême nécessité. Si la CSI découvre cet endroit, nous allons avoir un plus gros problème que ce piège géant. "-

Le chemin était à peine assez large pour une personne. Sabre en main, mais éteint je progressai. Mes émotions étaient multiple, entre rage et frustration, il m'était de plus en plus difficile de les contrôler. Un autre effet de cet endroit ? Quoi qu'il en soit cette réflexion ne pu être mené à bout puisque sous nos pieds, la passerelle se déroba. La physique nous rappelant très vite la loi de la gravité, mais avant même d'avoir pu tomber, je pu me rattraper à une légère ouverture dans le mur ce qui ne fut pas le cas de mon apprentie qui disparut dans l'ombre.

-" Kalith ! "-
_________________________
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Kalith Shan
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MessagePosté le: 18/01/2017 11:53:27    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

En quelques instants, l’allié se transforma en ennemi. Quelques instants à peine suffirent à l’endroit pour devenir un véritable champ de bataille, et blessée, sabre en main, je n’eus d’autre choix que de parer les tirs, trop affaiblie pour réellement me battre. Je vis mon maître lutter contre cette véritable armée, faisant de mon côté tout mon possible pour protéger une Korra encore en sale état et un novice désarmé. Dark Nihls était aux prises avec les droïdes elle aussi, et le nombre de soldats clones qui nous avaient rejoints avait été drastiquement réduit en un temps record. Un piège en broya deux, leur arrachant leur dernier souffle en rendant leur cage thoracique plate comme une limande. Le troisième de leur groupe perdit les deux jambes et le bassin alors que le poids tombé du plafond le clouait au sol. J’avais déjà combattu, entendu les cris de douleur, les cris d’effroi, les cris de désespoir, mais un comme le sien…Jamais mes oreilles n’avaient eu à vivre pareil instant. Au plus profond de son âme, il n’était plus que douleur.

Le Côté Obscur était puissant, très puissant en ces lieux, et percevoir pareil changement dans un être qui dix secondes plus tôt se montrait d’un certain optimisme était, même pour une petite apprentie épuisée en mon genre, un jeu d’enfants. Je suivis l’ordre de mon maître, crispée à l’idée de devoir abattre un des nôtres, à peine plus âgé que moi, mais condamné à mourir. Autant lui épargner des souffrances inutiles. Il devait avoir dix huit, peut être vingt ans. Quelques instants plus tôt, il avait le sourire aux lèvres, le blaster en main, et scrutait l’entrée de la forteresse, prêt à défendre les lieux comme s’il s’agissait de son propre foyer, mais avant même qu’il ait eu à tirer une seule salve de lasers, c’en était fini de lui, de son avenir. Sa tête roula sur le sol alors que j’effectuais ma besogne avec un haut-le-cœur. Tuer pour survivre était une chose. Tuer par vengeance en était une autre. Tuer pour servir ses intérêts personnels ou ceux de la cause Sith ne me dérangeaient pas non plus. Mais abréger des souffrances était bien différent, et je me surpris à me dire que n’importe qui dans cette salle aurait pu se trouver à sa place, et que si il s’était agi de moi, je n’aurais sans doute pas eu la force de plonger de côté pour éviter ce poids. Un frisson parcourut ma colonne vertébrale alors que j’avançai à la suite d’Oblivius, dans un couloir si étroit que même Korra et moi n’aurions pu y passer côte à côte malgré nos physiques sveltes. Un instant plus tard, ce furent les ténèbres. La passerelle sous laquelle Oblivius et moi marchions se déroba sous nos pieds, la chute était pour moi devenue inévitable. Mon maître parvint à se rattraper à une ouverture dans le mur, mais je le voyais de plus en plus lointain, de plus en plus petit…J’entendis à peine qu’il criait mon nom, tentant de me raccrocher aux parois, mais quand bien même j’arrivais à bloquer un de mes membres dans une ouverture, j’en devais bien vite l’extirper, trop éreintée pour m’y raccrocher, sans quoi mes articulations n’auraient été plus qu’un lointain souvenir. Je ralentissais donc tant bien que mal ma chute vertigineuse, me demandant au plus profond de moi si c’était ainsi que les choses devaient se terminer pour l’humble descendante du Revanchiste et de Bastila Shan. J’eus à peine la force de murmurer quelques mots avant de perdre connaissance face au vide interminable qui s’ouvrait encore sous mes pieds.



- Le combat n’est pas terminé, maître…Ne vous préoccupez pas de l’instant passé…C’était trop tard, de toute façon…


Je ne sais comment se passèrent les secondes, peut-être les minutes qui suivirent, inconsciente, mon corps chutant au plus profond de cet abîme insondable, balloté par les heurts de mes épaules contre les parois. Lorsque je repris connaissance, fourbue, entaillée de partout, collante de sang coagulé, de sueur et de crasse, je mis quelques secondes à retrouver l’usage de mon ouie et de ma vue. Sonnée, je tentais de me redresser, mais la moindre de mes articulations me faisait un mal de chien. Sous mes mains, alors que je tentais de m’appuyer sur le sol, celui-ci était…poilu ? Un nouveau frisson me parcourut l’échine. Je pris cette fois ci l’avertissement physique pour argent comptant et roulai sur le côté en tentant d’attraper le sabre à ma ceinture…Mais celui-ci ne s’y trouvait plus. Lorsque ma main se porta à ma hanche, mon épaule m’élança comme jamais et je manquais de régurgiter le peu que j’avais avalé sur le vaisseau avant d’arriver sur Korriban tant la douleur était intense. C’était assimilé : mon bras droit était hors-service pour le moment.

Je ne devais ma survie qu’au vieux Tuk’ata, massif malgré son grand âge, venu finir ses jours dans cette fosse, et qui me servit de matelas d’atterrissage. Ses côtes avaient été clairement broyées sous le choc, et j’en vins à remercier le côté Obscur de m’avoir fait atterrir sur l’épaule plutôt que sur le thorax, une côte de cette taille brisée pouvait rapidement devenir un poignard mortel. Là où les choses se corsèrent, un doute gigantesque m’envahit. Certes, si cette bête avait pu arriver là, il allait sans dire qu’il y avait une entrée (et donc une sortie) à cette fosse autre que cette passerelle : son cadavre était récent, l’odeur de décomposition n’était pas forte (mais tout de même écoeurante au possible), et vu l’état du sol avant qu’il ne se dérobe sous nos pas, le mécanisme n’avait pas servi depuis au moins cinquante ans. Cela dit, c’était à double tranchant : j’avais là un moyen de sortir, plutôt que de rester plantée comme une idiote en attendant les secours…Mais n’importe quoi pouvait se trouver dans ce tunnel. Ces chiens, ces dragons, ils n’étaient sans doute pas les pires créatures de Korriban, et si ces aberrations vivaient en surface, ce qui se trouvait en sous-sol commençait à m’effrayer sérieusement. Je retrouvais le sabre d’Oblivius quelques mètres plus loin : la boucle qui le retenait avait lâché alors que ma hanche avait heurté une paroi pendant ma chute, et le sabre avait suivi une trajectoire différente que celle de mon corps. J’essayai de l’allumer pour y voir un peu plus clair, mais à part une gerbe d’étincelles orangées, rien ne sortit du manche métallique.


- Allume-toi…allez…Allume-toi…

Prise d’un affreux doute, perdue dans les profondeurs de Korriban, sans armes, sans lumière, et profondément affaiblie, j’auscultais l’objet alors que les larmes me montaient aux yeux. J’essayais de l’allumer, encore et encore, appuyant chaque fois un peu plus fort sur l’interrupteur sensé activer la lame, mais la lentille de focalisation était en miettes. Le cristal était intact, heureusement, seulement, sans cette lentille, pas de lame, et sans lame, pas de lumière, pas de moyen de défense. Je le jetais violemment contre le cadavre du Tuk’ata, sur lequel il se cala au coin de l’articulation de l’épaule, avec un bruit mat. Le mur me servit de dossier alors que je me laissais glisser le long de la paroi, la tête entre les mains, les genoux repliés contre ma poitrine nue. La petite Kalith était perdue. La petite Kalith avait peur. L’apprentie était restée en haut, avec toute sa contenance, sa confiance en elle, ses remarques caustiques et son amour pour la fanfaronnade intensive. Les larmes roulèrent sur mes joues rougies, alors que je laissais piteusement retomber mon bras droit douloureux. Cinq, six minutes passèrent ainsi, alors que le masque tombait, que revenait à la vie l’enfant perdue que je pensais avoir exécutée mentalement en quittant Kuat, puis, d’elles-mêmes, les larmes se tarirent. Les côtes du Tuk’ata ne supportaient plus le poids de ses flancs, et ceux-ci s’affaissèrent avec le reste de son corps, malgré la rigidité cadavérique. Tombant de son perchoir, le sabre d’Oblivius roula jusque devant mes pieds. Je relevais lentement mes yeux embués de larmes et me laissa tomber en avant pour me mettre à quatre pattes (enfin, à trois, appuyée sur mon bras gauche), et le reprendre en main.

Il était certain que je ne pouvais pas rester là, à crever dans la puanteur cadavérique du macchabée animal à mes côtés. En remettant ce sabre à ma portée, le Côté Obscur me remit dans les rails. Je frissonnai doucement. Il faisait bien plus froid ici-bas que dans la forteresse, et ma poitrine nue n’allait pas aider à mon état de santé. J’observais ce que j’avais sur moi : le cristal de Revan, un pantalon en lambeaux et des bottes heureusement encore en état de protéger mes pieds. Rien de suffisant pour me couvrir. Le choix n’était plus mien : il me fallait avancer. Je ne voyais même pas, en regardant le plafond, le haut de l’ouverture par laquelle j’avais chu ici. Le fossé devait faire un coude à un moment où à un autre, ce qui expliquait très probablement mon épaule droite potentiellement démise alors que durant ma chute libre je n’avais qu’effleuré les murs. Je me relevais lentement et titubai jusqu’au mur d’en face.

La pièce mesurait dix mètres de rayon, c’était un sas circulaire dont le sol de pierre était veiné de câbles transportant l’énergie depuis plus bas dans le sol jusqu’à…jusqu’où ? Pour être franche, c’est une question à laquelle je n’avais pas de réponse. Je longeais les parois et comptais, outre les niches dans les murs et ce que le temps avait creusé dans ceux-ci, quatre ouvertures dans lesquelles j’aurais pu, d’une manière ou d’une autre, passer pour sortir de la salle. Trois portes et un éboulement du mur assez large pour que je m’y engouffre. Revenant vers le centre, je n’y trouvais rien d’autre que des ossements, le cadavre du Tuk’ata et…sous lui, un autel. Un doute affreux commença à m’envahir alors que mes yeux commençaient à s’adapter à l’obscurité. Je me précipitais (autant que mes jambes me le permettaient) vers une des niches, et tenta d’en discerner le contenu. Trop détaillé pour mes mains dont les terminaisons nerveuses étaient encore engourdies par la chute, j’allumai le sabre, qui cracha de nouveau une gerbe d’étincelles manquant de me transformer en torche humaine si je n’avais pas reculé la tête à temps pour sauver ma chevelure de la combustion presque spontanée. Dans la niche, une petite statue au détail impressionnant représentait un Sith encapuchonné, sabre en main, dans une posture de défi. Je passais ainsi toutes les niches en revue. Aucun ne me disait quoi que ce soit. Il faut dire que concernant les Sith, leurs noms et apparences, les livres d’histoire n’étaient pas vraiment très loquaces.
Un bruit sourd se fit entendre, venant directement d’une des portes repérées plus tôt.

Bonne nouvelle ? Certainement pas : la totalité de mon corps se tendit, mon épaule me faisant me plier sous la douleur, et mes poils se hérissèrent. Je ne me permis pas de mettre en doute mon instinct et m’engouffrai dans l’éboulement du mur. Quelques instants plus tard, la porte céda dans un craquement de fin du monde alors que, dans l’obscurité, cachée par les pierres, je discernai une masse informe se traînant sur le sol d’un bout à l’autre de la pièce. Toutes les ressources dont je disposais étaient mobilisées à rendre ma respiration silencieuse et à ne plus bouger d’un pouce. J’attendis de ne plus entendre le crissement qui suivait cet être étrange et massif dans son déplacement pour tenter de sortir de ma cachette, mais alors que je me faufilai vers la sortie, le mur se referma. Le noir complet. Un piège supplémentaire. Cette fois-ci, je ne me laissais pas abattre, baissant la tête le temps d’inspirer profondément et de lâcher un soupir d’exaspération. Emmurée vivante, sérieusement ? Certainement pas ! La crevasse était profonde, et même lorsque la salle était éclairée par le peu de lumière qui filtrait de l’étage de la forteresse, je n’arrivais pas à distinguer où elle menait. Furieuse au point d’en pleurer de rage, la main gauche crispée sur le manche du sabre, je progressais de profil dans l’éboulis, butant encore et encore sur les pierres au sol, avant de m’écraser lourdement, pestant de manière plus ou moins délicate, avant de me rendre compte que j’étais dans une nouvelle pièce.



- Foutue forteresse à la con. Là aussi, la lumière, c’est en option ?! RHAAAAAAA !!

Rendue furieuse par cet imbroglio de pièges, de couloirs, de salles et surtout par l’épuisement, je me relevais rapidement et sondais les murs. Ils semblaient bien plus récents que ceux de la pièce précédente, ceux –ci étaient métalliques. Ma main ripa sur un obstacle, auquel j’assénai un royal coup de poing de rage. Je fermais les yeux, serrant les dents sur le coup de la douleur, et…la lumière s’alluma. Je venais de coller un direct du gauche à un foutu interrupteur. Plissant les yeux pour ne pas me crâmer les rétines, ma main en visière, je regardais d’abord le sol, lisse et noir comme celui d’un hangar de destroyer stellaire, et relevai petit à petit les yeux quand une voix robotique se fit entendre.

- Intrus détecté. Procédure d’analyse terminée. Sensitivité confirmée. Affiliation au Côté Obscur confirmé : taux d’adrénaline élevé et signes externes de rage captés. Bienvenue, maître.

Un droïde assassin, fusil en main, m’avait en joue. Il baissa lentement son arme.

- Maî…hmm. Où sommes nous ?
- Nous sommes dans le hangar de stockage des droïdes d’élite, maître. Votre mémoire a-t-elle été altérée durant votre absence ? Si vous le souhaitez, je peux appeler un droïde médical.
- Je vais bien, merci, je suis juste éreintée, cette forteresse me rend absolument dingue.
- Vous avez réussi à sortir vivante de la forteresse voisine, Maître ? Ce voleur a annexé un tombeau ancien pour en faire son repaire. La chambre du cercueil se trouve d’ailleurs de l’autre côté de cette paroi. Heureusement que vous n’avez pas à vous soucier d’un être aussi insignifiant, maître Darzu.

Cet imbécile de droïde me prenait pour Bélia Darzu, une Sith qui avait vécu aux alentours de -1250. C’était un miracle que ce robot soit encore debout au vu de son âge, et ses capteurs devaient se baser uniquement sur la taille, le sexe, le taux de midi chloriens et l’appartenance au Côté Obscur pour juger de l’identité d’une personne. Je me serais ô combien volontiers hasardée au détour des couloirs de ce lieu pour tenter de trouver les secrets de Bélia, mais je n’en avais ni le temps, ni la force, il fallait que je rejoigne mon maître au plus vite.

- J’ai dû revoir mes plans. Il faut que je retourne là-bas.
- Trois solutions s’offrent à vous : remonter à la surface et y entrer par l’accès de service, gravir les escaliers sur deux étages et ouvrir une brèche dans un point du mur parmi les plus faibles avec les explosifs à disposition ici, ou bien je peux vider deux ou trois cellules énergétiques pour rouvrir la brèche par où vous êtes arrivée.
- Deuxième option. Accompagne-moi, cet endroit est bourré de pièges mortels et mon sabre est hors d’usage, la lentille s’est brisée.
- Peut-être souhaitez-vous passer à l’atelier ? Je vous ouvre la voie.
- Merci.


L’atelier en question n’était pas loin. Autant pouvait-on dire, lorsque je vivais sur Kuat, que ma chambre ressemblait à un champ de bataille, autant cet atelier, qui servait visiblement d’étude en plus de sa fonction première, dépassait amplement ce stade, c’était un véritable fatras dans lequel un autre droïde, tout aussi rouillé que le premier, farfouillait aussi activement que ses lentes articulations le lui permettait. Le fatras qui y régnait avait quelque chose de dérangeant, la moindre pièce mécanique semblait infusée par la puissance du Côté Obscur, et les tas de ferraille éparpillé dans toute la pièce donnaient au lieu une atmosphère pesante, chargée d’histoire, de pouvoir et du poids des siècles.

- J’ai besoin d’une lentille de focalisation pour mon sabre.
- HK-32 m’a prévenu avant que vous n’arriviez, maître, en voici quatre.

Sans même se retourner du tas de matériel dans lequel il fouinait, le droïde technicien me tendit quatre lentilles de focalisation. L’une d’entre elle semblait avoir été écrasée par un Bantha, et je la renvoyai discrètement sur le tas de ferraille en observant les trois autres. Un peu obsolètes, mais toujours efficaces. J’ouvris le sabre lentement et changeait la lentille pour une fonctionnelle produisant une lame légèrement plus longue que l’originale, puis intégrais au sabre le cristal du Revanchiste, prenant le orange pour le monter sur le pendentif autour de mon cou. J’allumais la lame rouge à cœur noir et effectuais quelques passes d’armes dans le vide tandis qu’un regain de vigueur m’envahit soudainement. Les deux droïdes semblaient ne pas s’en préoccuper, pourtant HK-32, le droïde assassin, remarqua une particularité dans la lame.

-Les cristaux Sigil sont rares. Vous avez eu du flair en vous procurant celui-ci.
-Un vieil ami m’en a fait cadeau.

La discussion s’arrêta là, et je ramassais, en passant près du bureau, un petit carnet de notes empli de schémas complexes, rédigé dans une langue qui ne me rappelait absolument rien, et le calais entre ma ceinture et ma hanche. Lorsque je passais en revue les lieux une dernière fois, HK-32 me tendit une veste de cuir noir et une brassière que j’enfilais avec un soupir de soulagement. Les affaires reprenaient, il était temps de retrouver mon maître, Dark Nihls, Korra et le nouveau novice. Un signe de tête plus tard, le droïde assassin m’ouvrait la voie en direction du point convenu pour entrer de nouveau dans la forteresse, et plaqua contre le mur cinq plaques d’explosifs qui firent exactement le travail que l’on attendait d’elles. J’étais encore bien en dessous de l’étage d’où j’avais chu, de ce que je pouvais en juger, mais au moins, j’étais de retour dans la « partie haute » de la forteresse. HK passa le premier, mais ne fit pas long feu : deux lames sortirent des murs et séparèrent ses jambes du haut de son corps. Je pestais intérieurement en observant les étincelles sortant du bas de son corps, mais l’instant suivant, sa tête sautait sous les lames. Je rattachais le sabre à ma ceinture, me servant de la boucle comme attache puisque celle prévue à cet effet s’était tordue, et plongeais en avant, me réceptionnant sur mon épaule douloureuse, serrant les dents pour ne pas hurler. J’attrapais au passage la tête du droïde et son fusil, que j’emportais en bandoulière.

-On va te trouver un autre corps, ne t’en fais pas, mais il ne vaut mieux pas trainer ici. Ça risque d’être inconfortable…

A l’inverse du sabre, sa tête pouvait parfaitement s’accrocher à la boucle tordue, et quoi qu’il protestât quelque peu, il s’adapta rapidement à sa condition nouvelle de tête portative. Le couloir était long, et semblait déboucher sur une grande salle rectangulaire d’un côté, et sur une bifurcation de l’autre. Inutile d’être un génie pour se douter que partout dans l’endroit, les pièges pullulaient. Je pris une profonde inspiration et observais les murs. Rester debout était dangereux. Rester couchée était dangereux. S’accroupir était dangereux. TOUT était dangereux ici ! Mes paupières se closant sur mes yeux, je pris une profonde inspiration. Mes sens étaient loin de pouvoir m’être d’une réelle utilité, il ne me restait plus qu’une option. Inspirant et expirant lentement, agenouillée sur le sol, tête baissée, frôlée à intervalle régulier par les lames sortant des murs en captant ma présence, je m’enfermais peu à peu dans une transe méditative, furieuse d’avoir ainsi perdu la face devant mon maître en ne sachant pas éviter un banal piège de trappe. Une roulade en avant plus tard, je me cambrai, évitant cette fois ci une huitaine de fléchettes, probablement empoisonnées, qui passèrent derrière mon dos pour se planter de l’autre côté du mur. Un saut me sauva ensuite d’une lame basse, et une session de limbo involontaire m’évita une combustion instantanée.

Je progressais ainsi dans ce couloir, les yeux fermés, une main sur le pommeau du sabre éteint, l’autre sur la tête d’HK-32, qui semblait plus effrayé que moi à l’idée de se ramasser un piège mortel (pour un droïde, c’était chose assez amusante), et qui me signalait la moindre anomalie à venir sur le chemin par des petites exclamations de surprise au déclenchement des pièges. Si, vu de l’extérieur, cette petite danse entre les pièges, régulièrement accompagnée de « a droite ! » « Oulalalalalah ! » « lances ! » « mur mobile ! » et autres joyeusetés que pouvait lâcher le droïde toutes les cinq secondes environ, devait paraître absolument ridicule, elle eut au moins le mérite de nous faire arriver sans blessures au bout du couloir. La grande pièce était désespérément vide, si l’on en retirait l’éclairage…Et la lourde porte de cortose se referma derrière nous dans un claquement de fin du monde. Toutes les issues étaient bouchées, il m’était impossible de me tailler un chemin à l’aide de mon sabre, et les panneaux de contrôle des portes se trouvaient de l’autre côté des lourds murs de pierre. Un seul espace, léger, créé par l’érosion, laissait filtrer l’air à côté d’une des portes verrouillées, et donnait sur le couloir suivant. J’y glissai mes lèvre après avoir pris une longue inspiration, et m’époumonai pendant une bonne dizaine de minutes à appeler mon maître, Korra, Nihls ou les soldats avec nous, dégainant le blaster récupéré sur HK (un disrupteur Ten-Loss première génération) au cas où. Grand bien m’en prit, une huitaine de droïdes déboulèrent dans le couloir et visaient l’orifice par lequel je tentais d’appeler du renfort. Quelques échanges de tirs plus tards, les huit têtes perforées fumaient sur le sol au coin du couloir alors que les corps étaient restés sur place.


- Le mechu-deru ne pourrait-il pas vous aider à prendre le contrôle de ces mécanismes, maître?
-Je vais te faire une confidence, HK…Je ne suis pas Bélia. Je suis bien une Sith, mais il y a des siècles que Bélia est morte.
- Je sais.
- Mais…alors…pourquoi est-ce que tu ?...
- Il y avait longtemps que personne n’était venu ici. Vous êtes acquise au côté Obscur. Bélia nous a donné un certain libre-arbitre, j’ai fait le choix de vous suivre. Et vous n’auriez jamais survécu si je n’avais pas dit aux autres d’en faire autant.
-C’est vrai. Merci, HK. Je te dois une fière chandelle…Mais il faudrait qu’on sorte de là. Je suis à peine capable de pousser une valise avec la Force, alors le Mechu-deru…
- Si vous survivez, ça viendra sans doute avec le temps ! Mais il est vrai que les possibilités de fuite qui nous sont offertes sont peu nombreuses.
-Peu nombreuses ? Tu en vois une ou plusieurs ?
- Non, mais je suis d’un naturel optimiste !

La réplique eut le mérite de me faire sourire alors que je réflechissais à un eventuel moyen de sortir de cette maudite pièce. Il me faudrait des heures et des heures pour creuser dans les murs épais une ouverture suffisamment grande pour m’y glisser, jamais les cellules énergétiques du sabre ne tiendraient jusque-là. Je me mis dès lors à ausculter murs, sol et plafond, à détailler la construction des portes

- Agrandir la meurtrière pourrait être une bonne idée, qu’en pensez-vous, maître ?
- S’il te plait, n ne m’appelle pas « maître », c’est flatteur, mais…Je ne suis qu’une apprentie. Je m’appelle Kalith. Et…si tu pouvais me tutoyer,je me sentirais plus à l’aise.
- A ton service, Kalith!
- Merci, HK.
- Je disais donc…Ces portes sont similaires à des portes de destroyer stellaire deuxième génération, les leviers d’ouverture de sécurité se trouvent généralement sur la droite, si il ne s’agit pas d’un code, en agrandissant cette ouverture, peut-être pourrions-nous sortir ?
- Je vais essayer.
- Ce n’est qu’une hypothèse!
- C’est mieux que rien du tout !

J’allumais le sabre, qui crachota quelque peu, et en rechangeais le cristal. La lentille et le réceptacle de cristal n’étaient pas adaptés pour celui de Revan, aussi remis-je le cristal d’Oblivius à sa place et le mien à la sienne, avant de commencer la découpe de la pierre autour de la porte. Agrandir légèrement l’ouverture pour y glisser ma main ne me prit pas longtemps, menue comme j’étais, et un sourire illumina mon visage lorsque la lame refusa de descendre, bloquée par un obstacle que le laser ne pouvait trancher. A tâtons, je reconnus le panneau de commandes de la porte, et poussai un soupir de soulagement en relevant d’un coup le levier de sécurité, ouvrant la porte pour quinze secondes, m’y engouffrant comme une furie, sabre en main, esquivant de peu les tirs d’un droïde posté de l’autre côté du couloir, seul survivant de l’échange de tirs précédent. Je parai trois de ses tirs et le quatrième rebondit sur mon sabre, puis sur la porte, et finit par toucher son blaster au niveau des cellules d’énergie, faisant exploser l’arme ainsi que son porteur dans un bruit de fin du monde.

- Tu es un génie, HK, ça a marché !
- Allons, allons, j’ai juste été à bonne école ! Le couloir semble normal…Méfie-toi d’autant plus !

J’acquiesçai d’un signe de tête et me mit à courir comme une dératée jusqu’au prochain virage. Cette fois-ci, le sol se déroba sous mes pieds mais j’eus le miraculeux réflexe de bondir en avant, me réceptionnant en saut de chat pour mieux repartir dans le dédale, bien décidée à survivre encore un bon moment, et à retrouver mon maître. Je cherchais son esprit du mien dans la Force, et mit peu de temps à le détecter, mais quand à en déduire sa position, il s’agissait là d’une toute autre affaire. Il était vivant. Moi aussi. Ne restait plus qu’à le trouver, et je ne comptais pas échouer. Evitant un piège lance-flammes en me laissant glisser sur le sol, j’y restais couchée en observant le couloir qui s’ouvrait devant moi.

-Prêt pour une exploration-éclair de l’endroit, HK ?
- Heureusement que je n’ai pas le mal des transports …
- Tu es un droïde, HK. Tu ne peux pas avoir le mal des transports.
- Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié.
- HK?
-Kalith?
- Tu me fais marcher, rassure-moi?
- Effectivement, je te fais marcher. Mais maintenant que j’ai entendu le bruit qui vient de derrière, je dirais que tu ferais mieux de courir !
_________________________


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Carrière choisie : Prophète Sith


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Korra
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MessagePosté le: 24/01/2017 20:21:17    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Si son petit test avec le cœur des lézards n’avait pas vraiment tourné comme elle l’aurait voulu, Korra avait au moins réduit un peu la douleur provoquée par sa blessure au dos. Il fallait maintenant qu’elle se remette rapidement sur pieds car visiblement, la situation ne faisait qu’empirer à chaque minute qui passait. L’homme qui la protégeait s’opposait vaillamment aux assauts des reptiles mais bon, devant leur résistance, Korra dût finalement intervenir, juste avant que le pauvre soldat se fasse tuer. D’un coup de sabre laser, elle trancha l’animal, avant de tituber quelques mètres. L’homme vint la soutenir afin qu’elle reste debout. Incapable de prendre part au combat que livrait Dark Oblivious, elle aida tout de même son Maître en éliminant d’autres lézards même si Darth Nihls semblait parfaitement gérer la situation, démontrant sa puissance et son maniement du sabre laser. Finalement, le Cavalier finit par succomber sous l’attaque du Seigneur Noir des Siths. Devant cette victoire, les animaux se rassemblèrent pour se soumettre à leur nouveau maître, permettant la fin des affrontements et de souffler un peu.

Malheureusement, ce repos fut de courte durée vu qu’un éclair frappa immédiatement Dark Oblivious qui parvint à le bloquer temporairement, avant de l’esquiver. Tout commença à s’éclairer et chaque personne encore vivante du groupe put se rendre compte que ce qu’ils avaient pris pour une grotte était en fait un immense hangar. Lorsqu’un droïde apparut pour expliquer un peu sur quoi ils étaient tombés, les choses semblèrent tourner en leur faveur, malgré le fait que la flotte séparatiste soit en orbite. Durant cette conversation, le petit groupe resté en retrait rejoignit Dark Nihls et écouta les paroles du droïde. Tout allait pour le mieux et pourtant, quelque chose semblait perturber le Maître de Korra. Regardant attentivement autour d’elle comme attendant une surprise, elle suivit toutefois Dark Oblivious et son apprentie, la Twi’lek étant toujours soutenue par un soldat.

De son côté, la jeune sith écouta avec attention les paroles du Seigneur Noir et sa résolution ne vacilla pas d’un cil malgré la menace imminente. En s’engageant dans cette voix, elle savait déjà que sa vie serait souvent mise en jeu afin d’acquérir plus de puissance et elle l’avait parfaitement accepté. Afin de montrer sa détermination, la Twi’lek se redressa en refusant l’aide du soldat qui la soutenait jusqu’ici. Son sabre laser s’activa en préparation à l’affrontement qui s’annonçait. Malheureusement, les choses basculèrent bien vite lorsque le droïde les trahit, faisant exploser les vaisseaux et transformant les robots chargés de les aider en ennemis. Sous le souffle de l’explosion, l’humaine et la Twi’lek furent un peu désorientées mais immédiatement, Dark Nihls créa une zone de sécurité autour des apprenties et Dark Oblivious, repoussant les droïdes les plus proches d’une vague de Force.


« Korra ! Montre-moi que tu n’es pas un poids mort si tu ne veux pas que je t’achève sur le champ ! »

Même si ces mots étaient loin d’être amicaux, c’était ce dont avait besoin la jeune fille pour retrouver un peu de consistance et partir à l’assaut des droïdes. Retrouvant un semblant de second souffle, elle combattit vaillamment éliminant plusieurs ennemis. En tant que Maître, l’humaine aida par moment les deux apprenties submergées par les boites de conserves, démontrant à nouveau toute son expertise au combat. C’était maintenant une lutte pour leur survie et à ce petit jeu, les siths se montrèrent particulièrement efficaces. Plusieurs soldats perdirent encore la vie sous les tirs ennemis mais bon, aucun utilisateur de la Force ne succomba et cela était déjà une victoire. Dark Nihls s’assura également de la survie du jeune aspirant sith repéré par le Seigneur Noir, le protégeant de plusieurs tirs. Finalement, le dernier droïde fut détruit d’un coup de sabre laser, permettant au groupe de souffler un peu. Korra en profita pour récupérer plusieurs anti-douleurs sur le corps sans vie d’un soldat.

Les problèmes n’arrivant jamais seuls, un autre piège se déclencha et un énorme cube métallique tomba droit sur eux. Hors de la zone de l’impact, Dark Nihls effectua une poussée de Force pour sortir deux soldats de la zone d’impact. Malheureusement, ce petit jeu coûta encore la vie à trois soldats. Le duo Maître-Apprentie ne sembla nullement choqué de l’ordre d’Oblivious de mettre fin aux souffrances du soldat encore vivant, mais ne pouvant plus bouger. Analysant la situation, la sith en vint à la même conclusion que le chef de cette expédition. Vu qu’il avait envie de séparer le groupe en deux, elle ne se fit pas prier, même si son visage affichait clairement un certain mécontentement de devoir se coltiner le jeune novice.


« C’est bien compris Dark Oblivious. Nous nous retrouverons sans doute à l’extérieur de ce piège. »

Sans plus de sentimentalisme, la femme ordonna d’un geste à ceux qui devaient la suivre de lui emboiter le pas. Qu’ils la suivent ou non, cela ne la perturbait pas plus que cela car au pire, si les choses se compliquaient, elle pourrait toujours dire qu’ils étaient morts dans un piège tendu par la forteresse. Devant l’obscurité du passage, elle laissa un des soldats ouvrir la marche avec sa lampe, étant juste derrière lui, son sabre laser déjà prêt à toute éventualité. Avançant prudemment, le groupe atteignit l’ouverture dans le mur qui devait donner dans une autre salle. Tout était sombre et le petit groupe s’assura qu’aucun ennemi ne se trouver là avant de pénétrer à l’intérieur. La pièce était assez grande et il fallait désormais trouver une sortie afin de continuer à avancer.






[HRP : vu que tu as mentionné que les pièges viendraient de vous, j'ai préféré ne pas aller trop loin pour le moment. S'il faut rajouter quelque chose, n'hésitez pas ]
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MessagePosté le: 25/02/2017 18:32:56    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Sur le pont principal, Laïa était en train de distribuer les ordres. D'un ordre, d'un geste, elle coordonnait les troupes, s'entretenant simultanément avec les autres capitaines. Le Destroyer ennemi avait envoyé un message, depuis les canons des Providence s'étaient fait silencieux.
Ce n'était pas tant par égard envers sa demande de clémence que parce que les troupes déployées s'étaient toutes massées autour de celui-ci ; une escorte noire et dense qu'on ne voulait pas abîmer par des tirs amis .

C'était Laïa qui avait reçu le message de détresse. Elle également qui, en faisant autant d'efforts que possible pour demeurer calme, suivant l'exemple de son ami et supérieur Wanhauer, n'avait accepté le cessez-le-feu qu'à la condition que les prétendus impériaux abaissent leurs boucliers et se préparent à une inspection, en guise de bonne foi. Elle n'était pas dupe ; si d'un mensonge effronté il s'agissait, le Destroyer tentait sans doute de gagner du temps. Si la réponse ne s'était pas faite attendre, le cessez-le-feu, lui, avait pris plus de temps à s'effectuer.
C'était le temps nécessaire pour que les capitaines Storm, Hillsing et Hart parviennent à encercler le Destroyer Impérial de leurs propres bâtiments, les Providence élancés et surarmés de la Confédération.

Sitôt l'ennemi gardé en bonne compagnie et ses angles primaires de fuite restreints, on avait alors consenti à stopper les bombardements. Pire encore pour l'invité ; un vaisseau de classe Lucrehulk, communément nommé « combat droïde » s'était joint à la réception et avait apporté pour ce buffet d'acier plus de cinq cent chasseurs Vautour. Le reste de ses cohortes, soit un bon millier des droïdes, avait été gardé en réserve en cas de déploiement offensif.
Il n'avait pas été très généreux, mais c'était compréhensible ; les Providence s'occupaient déjà du plat principal, lui ne serait là que si on avait besoin d'un second service.

Consciente que le destroyer pseudo impérial n'agissait peut-être pas seul, Laïa avait pris soin de ne pas brouiller ses communications ; qu'il invite plus de monde au festin séparatiste s'il le pouvait.
Le grand Lucrehulk déchargeait à présent de ses hangars circulaires et immenses, des vaisseaux rectangulaires et lents ; des barges de transport CC-9979, chargées d'amener les troupes et les véhicules confédérés au sol.
Ces barges étaient bien moins vives que les Vautour, dont les ailes effilées tranchaient le vide comme une lame de l'eau. Une partie de cette nuée sinistre se sépara de sa trajectoire initiale – l'atmosphère de Korriban – et prit la direction du grand vaisseau impérial.

- Destroyer Médusa de l'Empire, préparez vous au débarquement de l'équipe d'inspection.

Laïa n'était pas stupide ; elle savait que si elle avait envoyé les barges de débarquement sans protection, celles-ci auraient été aisément réduites en charpie. Plusieurs Vautour formaient une escorte suffisante autour des appareils plus fragiles et lents ; ils avaient été mobilisés, eux et leurs canons menaçants, pour être un bouclier mécanique prêt à défendre les troupes qu'on envoyait vers le vaisseau pseudo-impérial. Ce n'étaient pas moins de six barges qu'on avait ainsi envoyées dans la gueule du loup. Autour, les centaines de Vautour bourdonnaient furieusement, prêts à livrer la guerre jusqu'à la moindre parcelle d'acier qui composait le titanesque Destroyer. Ils étaient ridiculement insignifiants, des insectes face à un énorme léviathan ; ils étaient plus petits même que les tourelles de leur ennemi avec lesquelles ils flirtaient pourtant sans la moindre hésitation. Si minuscules furent-elles, ces fourmis étaient d'acier, et elles crachaient un feu mortel qui était pour toute écaille un fléau. Les légions de droïdes auraient pu à n'importe quel instant mettre à mort le mastodonte spatial. Cela, le capitaine à son bord le savait probablement.
Les troupes avaient un but simple : sitôt débarquées, la majorité des droïdekas et des B1 (on avait gardé les B2 pour le débarquement au sol et en réserve) iraient sur deux fronts ; si les seconds allaient fermement mais sans violence amener l'équipage entier au pont principal (afin qu'on puisse interroger tous les hommes à bord du Médusa), les premiers devaient se rendre au niveau de l'hyperdrive. Leur tâche était très simple : le détruire sans autre forme de procès.
Puisque les B1 devaient expulser l'équipage de ces quartiers également, on éviterait les victimes, et on empêcherait définitivement ce croiseur de s'échapper. En massant l'équipage vers le pont principal, on ôtait également des tourelles tous les artilleurs. Ceci, par simple précaution bien entendu. Les barges, sitôt leur butin déposé, ne s'attardaient pas ; elles s'en allaient ensuite vers les Providence pour aider leur propre débarquement, aussi long fut-il.

Chaque barge amenait quatorze transports multi troupes, ces tanks blindés couleur cuivre, qui débarquaient ensuite plus d'une centaine de droïdes chacun (à l'exception de deux d'entre eux, qui débarquèrent vingt droïdekas chacun, stockés avec plus de soin que les vulgaires B1 pour de bien évidentes raisons).
Ainsi, c'étaient huit mille deux cents et trois B1 qui étaient déployés dans les hangars du destroyer (il était évident pour Laïa de n'avoir pas envoyées les barques sur un seul hangar mais plusieurs ; pour permettre un déploiement plus rapide, compte tenu de l'espace limité, mais aussi avancer plus rapidement depuis plusieurs points dans le croiseur).
Avec les petits soldats d'acier, trente neuf droïdekas exactement étaient mobilisés. Il fallait espérer que personne dans l'équipage du Médusa ne fasse de vague. Sans quoi, les troupes séparatistes actuellement dociles et tranquilles organiseraient un bien joyeux massacre.


L'hologramme face à Wanhauer resta silencieux quelques secondes. C'était une femme à la mine fermée, contrariée par la situation actuelle.

- Korriban, attaquée...Êtes vous certain de ce que vous affirmez, capitaine ?

- Nous avons un croiseur cuirassé de type Imperial Destroyer en visuel, commandante Delia, en orbite haute de Korriban. Aucune réponse de la part des colons à nos messages pour le moment.

- Le Destroyer a détruit la colonie ?

- La colonie a bien été piégée. Plusieurs des troupes au sol ont été prises dans des mines. Ce n'étaient que des droïdes, donc les pertes sont négligeables, mais cela indique que la colonie n'a pas été la cible d'un bombardement. Il s'agissait d'un débarquement. Lorsque nous avons émergé et entamé un premier barrage pour empêcher le destroyer – prénommé « Le Médusa » - de battre en retraite, il a immédiatement déposé les armes et indiqué qu'il était d'affiliation impériale.

- Ne soyez pas ridicule. L'Impérium n'irait pas s'aventurer dans nos terres sans nous contacter avant. Les impériaux savent très bien l'état d'urgence où nous sommes. Ils savent que la Confédération ne réagit jamais avec légèreté, ils en ont fait les frais sur Cathar.

- Ceci tend à prouver que ce vaisseau n'est effectivement pas impérial. Que vous ont dit les Sith capturés sur Muunilinst ?

- Peu de choses pour le moment.

- Commandante Délia, je pense qu'il faut chercher les planètes proches de Korriban. Ce Destroyer n'a pas pu arriver de nulle part. Il n'est pas impérial, de ceci nous pouvons être quasiment certains.

- La République n'essaierait pas non plus quelque chose de cette façon. Korriban n'a aucun intérêt stratégique. Et si elle voulait faire naître la rumeur que l'Impérium attaque des terres séparatistes, il aurait fallu un lieu avec plus de témoins pour faire se répandre la nouvelle.

- Mais nous sommes déjà en guerre avec un ordre.


- Les Sith, dit froidement Délia. Oui, c'est une possibilité. Est-ce pour cela que vous voulez chercher en périphérie de Korriban ?

- Les attentats étaient tous sur des mondes de la bordure extérieure. Ils avaient peut-être des bases arrières proches de ces planètes.

- Et c'est pour cela que vous désirez chercher autour de Korriban. Soit, cela semble pertinent, capitaine Wanhauer. Je transmets toutes vos demandes immédiatement à l'Etat-Major.

Elle se pencha pour interrompre la communication, mais le Muun n'en avait pas fini avec elle. Il l'interrompit prestement :

- Commandante Délia, quid du destroyer impérial ?

La femme se figea. Sa main était quasiment au niveau de l'hologramme, prête à appuyer sur un bouton (sans doute adjacent à la caméra de capture) pour cesser la discussion. Son image tremblota quelques secondes, agressée par une vague de parasites blancs.

- Cette imposture ? Demanda-t-elle.

- Nous pourrions sans doute en apprendre plus sur toute cette situation, commandante, si nous interrogeons ces hommes.

La femme se redressa, époussetant son uniforme.

- Ou bien ce sont des pirates et ils n'auront jamais risqué un mensonge aussi effronté en sachant que c'est l'exécution qui les attend, ou bien ce sont des Sith comme vous semblez le croire et vous n'apprendrez rien de ces fanatiques écervelés en les interrogeant, ou bien l'Impérium nous cache quelque chose. Vous ne posez pas les bonnes questions, capitaine. Il ne faut pas se demander ce que vous ferez de ce vaisseau, car la réponse est évidente. Vous devez vous demander ce que vous ferez des hommes à son bord. Qui aura le malheur de survivre pour finir dans nos prisons ? Qui sera béni d'une mort rapide ? Nous sommes des loups, capitaine, et eux sont nos proies. Vous ne devez pas demander ce que nous ferons des os à la fin du festin. Choisissez plutôt qui finira entre vos crocs et qui vous conserverez pour votre prochain repas. Nous avons déjà eu des dommages collatéraux en voulant capturer des Sith, capitaine.

Wanhauer ne sut quoi répondre à cela.

- Commandante...

- Bonne chasse capitaine, l'interrompit son interlocutrice. Veillez à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Puis elle coupa là la communication et son hologramme disparut. Wanhauer resta silencieux. Il secoua la tête ; des loups ? Les troupes de Laïa devaient sans doute déjà être en train de regrouper l'équipage comme du bétail. Il devait parler à sa seconde rapidement. Il quitta ses quartiers, où il s'était entretenu avec la commandante Délia, pour rejoindre le pont d'un pas vif.



***

Froides sont les grottes sous la surface du monde. Plus froides encore celles où le sang a été versé et où la mort est la seule compagnie à nos côtés. Cette réalité n'échappait à personne dans le groupe de Korra. Si aveuglés d'une joyeuse violence peu avant, les tensions retombaient maintenant que les combats étaient passés. Après l'exaltation et la gloire du sang venaient l'enterrement puis le deuil de la raison. La salle où ils étaient entrés était exiguë et non éclairée ; ce n'était peut être qu'un ancien vestibule ou un lieu qu'on avait depuis longtemps pillé, car elle n'avait pour seule richesse que la pierre qui composait son plafond et ses murs et son sol ; et sans valeur aucune le sable qui couvrait le parterre, et sans valeur non plus les toiles tissées dans ses angles par des araignées depuis longtemps emportées par le temps. Et si dénudée fut-elle, la salle empestait également terriblement, de mille cadavres décomposés qui venaient peut-être même de plus profond encore, et dont les effluves funestes et morbides remontaient ici en un signe annonciateur de la fatalité qui attendait le groupe s'il poursuivait, un avertissement aux voyageurs, une ultime supplication. « Faites demi-tour, ou vous rejoindrez la Puanteur ». Mais, plus important pour ceux qui tentaient de fuir : il y avait une porte, oui, une unique ouverture dans cette pièce en exceptant l'entrée.

« Clic »

Quelqu'un venait de marcher sur quelque chose. Des mécanismes s'activèrent dans les murs, de lourdes roues dentées prêtes à révéler un piège mortel sur les victimes inconscientes. Alors soudain du plafond tombèrent...

Des gouttes.
C'étaient des gouttes fines, une pluie en réalité, innocente. Mais comme la puanteur, cette eau inattendue était nauséabonde ; croupie peut-être depuis des siècles, elle était gluante, peut-être imprégnée de millénaires de sang. C'était peut-être un mécanisme prévu pour combattre des feux subites qu'on avait par mégarde activé ?

Les deux premiers membres du groupe passèrent la porte au son des roues de pierre engrainant, guère plus inquiétés. Les rouages cessèrent de tourner. Brusquement, les deux portes, d'entrée comme de sortie tombèrent comme des guillotines. Avec celles-ci, le piège était enfin fermé sur sa victime. Des murs proches de chacune des portes jaillirent des petits tubes ; on fit un vif pas en arrière, mais ils ne tiraient pas des flèches au virulent poison, non.
Les tubes libérèrent des nappes de feu, qui jaillirent en hurlant. Alors, les mares formées au sol par la bruine visqueuse s'embrasèrent avec un ronflement obscène ; ce n'était pas de l'eau croupie mais de l'huile.

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Casier d'un Kaleesh

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Dark Oblivius
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MessagePosté le: 07/03/2017 12:04:51    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

La scène était plutôt intéressante. L'immense Destroyer de manufacture impérial trônant fièrement en orbite de la planète de sable. Mais le contraste avec la flotte séparatiste était plus ou moins saisissant. La future tombe de métal encerclé de toute part par les terribles Destroyer Providence.

Tandis que le capitaine observait les mouvements de troupe des Séparatistes, au sol les choses n'étaient pas au beau fixe. La situation du nouvel Ordre Noir était bien plus que délicate. Une mission certainement trop dangereuse pour le peu de moyen mit à disposition. Une mission qui allait peut-être sonné le glas prématuré d'un ordre naissant. Le conseil obscur n'allait certainement pas apprécier, mais le plus important était bel et bien la pièce récupérée. Une pièce qui valait largement un Destroyer, voir même une flotte entière. La galaxie avait pensée à tort que la dernière relique Sith majeure fut détruit lors de la terrible bataille de la Forge. Mais en réalité à travers cette immense galaxie, le nombre d'artefact tous aussi puissant les uns que les autres pullules. Mais de mémoire d'être vivant, jamais une telle arme ne fut utilisé depuis les grandes guerres entre les Sith et l'ancienne République allié des Jedi.

Donc l'équilibre des forces étaient peut-être en faveur des Séparatistes. Mais le jour viendra où les légions Obscur auront assez de puissant pour défier les plus grands gouvernements. Mais pour cela, il fallait que ce cristal quitte cet endroit maudit. Et ça le Capitaine Jo le savait.


- Les machines vont essayer de saboter le navire. Lieutenant: que les canons blasters internes soient prêts. On va les laisser entrer calmement et une fois l'ordre lancé, je veux que l'on décharge l'enfer sur ce navire. Pilote ! Entrez les coordonnés du vaisseau de contrôle Droïde.

- Monsieur un destroyer providence nous bloque la route et je doute qu'avec aussi peu de distance le vaisseau ne prenne pas assez de vitesse pour véritablement faire des dégâts.

- Nous n'allons pas utiliser les moteurs ioniques, mais l'hyper drive.

- Capitaine ?!

- Nous avons une mission ! Et je refuse de finir mes jours dans une cellule Séparatiste à subir des heures de torture pour trahir mon Ordre. Analyste, combien de temps pour réactiver les boucliers ?

- Plusieurs dizaines de secondes, mais ils vont très vite remarquer l'augmentation de dépense d'énergie.

- Transférez l'énergie des batteries principales dans les boucliers. Que les missiles soient prêts à l'emploi.

- Quelle cible Capitaine ?

- Peu importe, nous sommes cernés, quelques soit la direction ils feront mouche. Que des ingénieurs activent l'ensemble des missiles.

- Vous nous transformez en bombe géante...

- Exactement, je veux une escouade dans la salle de l'hyper drive, aucun satané droïde ne doit rentrer !

- Les barges de débarquements sont dans le hangar. Dans tous les hangars Capitaine. Plus de 8.000 unités.

- Aucun organique ?

- Non.

- Bien, par précaution, détruisez la boîte noire du vaisseau et l'historique de navigation.

- Je lance la procédure. Les droïde sont presque arrivés sur la passerelle, ils arrêtent nos hommes. 60% de l'équipage hors combat et ça augmente vite.

Capitaine, nous avons les droïdes en visuel. Vos ordres ?

- Ouvrez l'inter-com. Un bip raisonna couvrant légèrement le cliquetis des marches droïdes. Ceci est un message à l'ensemble de l'équipage. Un jour un grand Zabrack m'a dis qu'il valait mieux vivre une journée dans la gloire, que tout une vie de servitude. Nous avons une mission, une mission de la plus haute importance. Aujourd'hui, aujourd'hui est notre jour de gloire. Soldats de l'Empire ! Pulvérisez moi nos envahisseurs sur le champ ! Pas de quartier !

A l'annonce du message les canons blaster de défense interne crachèrent toute leurs puissances dans les couloirs du destroyer. Les hommes encore libres se jetèrent corps et âme contre les B1. Les tirs noircissant les murs, répandant le sang sur le métal froid. Les soldats étaient en nette infériorité numérique. Mais la vaillance et la hargne couplé aux défenses internes du vaisseau donnait une impression d'égalité au niveau des forces.

Les projecteurs de bouclier avec le nouvel afflux d'énergie se déploya, cependant la méfiance des Séparatistes eu pour conséquence des tirs directes avant que la barrière énergétique ne se déploie totalement. Les impactes furent lourds de conséquence, la super structure du vaisseau absorba le choc, mais au prix de nombreuses brèches dans la coque laissant le vide de l'espace aspirer tout sur son passage sur de large zone.

Dans le hangar, la nette infériorité numérique des soldats était si importante qu'en moins de 1 minutes la plupart des hommes d'armes succombèrent sous les tirs croisés. Les quelques pilotes encore présents tentèrent de prendre possession de chasseurs. Mais la force de frappe importante eu raison des véhicules mono place qui s'écrasèrent les uns après les autres dans le hangar créant de gigantesques explosions.


- Capitaine hyper drive chargée ! .... Les tirs sont concentrés dessus surcharge imminente !

- Concentrez la puissance du bouclier sur cette zone ! Vitesse lumière maintenant !

Les immenses réacteurs s'activèrent crachant une lumière bleutée intense pendant qu'au même moment l'ensemble des missiles s'échappèrent des tubes. Les Séparatistes n'avaient plus un destroyer en face d'eux, mais une bombe d'une puissance colossale qui fonçait droit sur le vaisseau de contrôle droïde.

*** 


A l'aide de ma force je parvins à me hisser sur une plate forme. L'obscurité était toujours de mise et chaque pas pouvait-être le dernier. Les chasseurs de prime avaient la réputation de faire passer des tests dans la salle des dangers afin de prouver la valeur des recrue, mais nul doute qu'une salle de danger créée par un Sith'aris était bien plus dangereuse et mortelle.

Après quelques dizaines de mètres j'arrivai dans une pièce. Sabre en main j'avançai lentement. Mais une fois au centre de la pièce les deux portes se refermèrent. Un bruit sourd retenti. Les parois commencèrent à bouger. L'espace diminuant à chaque seconde. Mourir écraser sérieusement ? Je pris mon sabre et le lança pointe en avant contre la porte. Le laser transperça le métal le chauffant petit à petit tandis je mes deux bras se levèrent, une main devant chaque paroi. Puisant dans la Force et son côté le plus sombre j'envoyai des vagues de Forces puissante et régulière pour former une résistance invisible.

Les mécanisme commencèrent leurs vacarme tandis que la porte fondait petit à petit. La pression était de plus en plus intense. Retenir les murs puisait dans mon énergie vitale. Je sentais l'énergie au fond de moi se consumer et augmenter la température de mon corps. Des perles de sueur tombant les unes après les autres.

La porte était presque entièrement détruite. Je me baissais légèrement prenant des appuis solide. La pression contre les murs se libéra relâcha le mécanisme qui envoya les murs sur moi beaucoup plus rapidement, mais un saut de Force accompagné d'un bouclier me permis de passer à travers la porte pour quitter enfin ce piège mortel.

Mon souffle étais court et intense, la fatigue se propageant comme la peste à travers mon corps, l'acide tétanisant mes muscles. Je posai une main à terre reprenant mes esprits. Mais réclamer un repos dans cette forteresse était hors de question. Deux sas s'ouvrirent laissant sortir deux droïdes. Une main métallique me tira en arrière me plaquant contre le mur avec une force incroyable. Bien qu'un peu sonné je pu esquiver en penchant la tête un coup de poing qui s'écrasa contre le mur. Mon sabre hors d'atteinte je saisi la tête du droïde avec mes deux mains et dans une tentative innovante je créa une vague de Force au creux de mes mains, la pression exercé fut telle que le visage artificielle se replia sur lui même broyant le métal pour au final finir par lui arracher la tête. Le droïde bien que toujours en "vie" n'avait plus aucune vision, je pu m'extraire, mais très vite le deuxième tenta de me perforer le torse avec une lame. Je refermai mes mains sur le bout de la lame la bloquant. Bien qu'en piteuse état sa capacité à couper la chaire était encore bien présente et de large goutte de sang tombèrent de mes mains.

Toujours en parade, j'effectuai un saut périlleux au dessus du deuxième droïde, une fois à terre j'invoquai une poussée de force qui envoya contre le mur les deux assaillants métallique. Bloqués contre la paroi ils ne purent éviter mes puissants éclairs de la Force qui frappèrent les corps détruisant les circuits, fondant le métal. Et dans une gerbe d'étincelle, ils tombèrent inertes.

Ma vision se troubla, mes jambes cédèrent sous mon poids et celui de la fatigue. Je n'arrivai pas à récupérer mon souffle, l'ensemble de mon corps portait les stigmates de plusieurs affrontement. Mes émotions fusèrent, mon esprit se tordant sous la pression du côté Obscur. Je pouvais le sentir, le sentir à travers chaque cellule composant mon être, mais aussi dans l'air, dans les murs. Sa puissance à porté, mais comme tout, l'utilisation d'un tel pouvoir avait de réel répercutions sur mon corps.

J'attirai mon sabre à l'aide de la Force le rangeant péniblement à ma ceinture. Prenant appuis contre le mur j'essayais de me relever, mais en vain. Mes forces étaient au plus bas. Et dans cet environnement c'était la mort assurée. Mon regard plongé dans le vide, je sentais mon esprit quitter mon corps. Une gigantesque ombre se présenta devant moi, s'approchant doucement m'entourant d'un épais voile noir. Étrange sensation, loin de m'apaiser, cette forme était entrain de canaliser l'ensemble de mes émotions. Colère, peur, souffrance. Comme des cartes que l'on retournerait et qui nous dévoilerait nos sentiments à l'instant T.

Le retour à la réalité fut bien étrange, auparavant seul, j'étais maintenant encerclé par plusieurs chiens Sith ainsi que des droïdes. Une morsure au bras me libéra de ma transe. Mes émotions concentré en un point, le cri de douleur que je lança eu un effet pour le moins surprenant. Au delà de l'intensité du cri en raison de la douleur le côté Obscur se déchaîna au son de ma voix.

Une onde de choc puissante repoussant sans difficulté mes adversaires. Les parois du couloir se plièrent détruisant une partie de la structure qui tomba dans le vide tandis que les droïde se broyèrent sans difficulté. Les quelques chiens résistèrent, mais l'impact fut autant physique que psychologique. Les émotions négatives les plus pures traversèrent l'espace et le temps. Sans réelle protection, les bêtes hurlèrent tentant de se débarrasser de cette attaque physique.

Étrangement, la fatigue s’atténua, comme évacué par ce cri. Je me relevai serrant ma morsure à l'avant bras gauche pour augmenter la douleur. Levant les mains je saisi un des chiens. S'agitant dans tout les sens j'écartais les bras. Je pouvais sentir chacun de ses os se briser sous la pression avant que la bête ne ce scinde en deux morceaux laissant tomber au passage tripes et sang.

L'un d'eux tentant un saut pour me saisir le visage avec ses crocs. Un pas de côté me permit de l'éviter et d'activer mon sabre dont la lame ce planta dans son abdomen et coupa en deux son ventre. Il tomba quelques mètres plus loin agonisant tandis que l'intégralité de son estomac tombe à terre.

Il n'en restait plus qu'un seul à présent. Sa colère était palpable au fur et à mesure que nous nous déplacions en cercle. Les yeux rouges de la bête ne me quittant jamais. Soudain il sauta dans ma direction gueule ouverte. Mes appuis se renforcèrent tandis que ma main plongeant à l'intérieur de sa gorge. Mon bras entier s'y engouffra empêcha l'animal de refermer sa puissante mâchoire. Un puissant courant énergétique parcouru mon torse, puis mon bras pour finir de tuer cet animal à l'aide de puissant éclairs de la Force. L'intérieur de son corps se mit à fondre sous la chaleur. Très vite un épais nuage de fumée se dégagea de sa gueule, puis dans un dernier soupir, le dernier danger présent succomba. Ma pression se relâcha et le cadavre tomba au sol encore fumant. J'activai mon sabre découpant la chaire et m'en nourrissant sans attendre afin de reprendre un minimum de force. Ce n'étais pas encore fini. Loin de là.

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MessagePosté le: 15/03/2017 17:03:08    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Je ne cherchais même pas à savoir ce qui se trouvait derrière moi à mesure que le bruit se rapprochait et me contentais de courir comme une dératée à travers les couloirs. Je ne sais d’où me vinrent certains reflexes, mais ils me sauvèrent très probablement la vie. Mon bras droit reprit un méchant coup et cette fois, je recrachais la moitié de mon déjeuner une fois passé un virage et le bruit un peu plus lointain.


- Je ne savais pas que les humains avaient également une fonction vidange. Cela dit, ton réservoir d’huile doit être abîmé, il y a des morceaux étranges...

- HK...C’est dégueulasse...

- Je ne fais qu’un constat !

- Je viens de recracher mon déjeuner à moitié digéré, pas de l’huile...

- … Effectivement, c’est...dégueulasse.

- Qu’est-ce qui nous courait après?

- Un espèce de droïde-araignée première génération..gros modèle.


Je fis une petite moue contrariée. Si cette chose nous poursuivait encore, il pouvait nous rattraper rapidement en parcourant les couloirs en boule...Il fallait bouger, et vite. Je ne demandais pas mieux, et me remis à marcher, rapidement, vers le prochain carrefour. Gauche ou droite ? Les deux chemins étaient symétriques, exactement symétriques jusqu’à leur angle. La seule différence se trouvait au bout de chacun, un symbole sur le mur du fond devait signifier quelque chose...Mais quoi ?


Je fermais doucement les yeux et tentais de me concentrer. Un instant plus tard, la douleur me tira de ma tentative de transe et m’arracha un hoquet. Me concentrer devenait vraiment difficile, et j’abandonnai l’idée, par manque de temps, de tenter de percevoir un signe pour choisir mon chemin, choisissant la voie de droite, le signe m’y paraissant plus engageant. Restait a voir si le choix était bon. Le début du chemin paraissait engageant : des torches semblant brûler sans que le bois ne s’en consume éclairaient la voie jusqu’à une nouvelle salle rectangulaire. Un bruit suspect me mit sur mes gardes alors que de mon bras valide je dégainais mon sabre. Une demi-douzaine d’ouvertures sur les murs me paraissaient de bien mauvaise augure alors que s’en échappait une vapeur épaisse à la teinte verdâtre et à l’odeur aussi âcre que celle d’un cadavre en décomposition. Je retins mon souffle en me ruant jusqu’à l’extrémité de la pièce, mais mes muscles s’engourdissaient peu à peu. Mon coeur battait à tout rompre, mes yeux pleuraient sans que mon esprit ne le leur commande, le sang à mes tempes semblait vouloir quitter mes veines pour jaillir en gerbes vermeilles. Jamais je n’avais entendu parler d’un gaz capable de pareille sensation, et la traversée de la pièce me parut encore plus longue que le temps ou, plaquée au sol par les éclairs d’Oblivius, je faisais mon possible pour me libérer des entraves qui maintenaient mes poignets et mes chevilles.


Ma peau me démangeaient, des cloques se formaient sur mon bras droit, affaibli par ma chute précédente...J’atteignis enfin la porte en bois au bout de la pièce, que j’enfonçais d’un coup d’épaule, m’écrasant piteusement sur le sol pavé, haletante, alors que la porte se claquait derrière moi. Un cliquetis peu engageant se fit entendre, et il ne me fallut pas plus d’une seconde pour comprendre ce qui se passait, elle venait de se refermer derrière moi. J’étais prise au piège dans une salle ronde, au sol de parquet marqueté où l’existence même d’une source de lumière avait visiblement été en option. M’asseyant en tailleur sur le sol alors qu’HK me confirmait que rien ne se trouvait à portée de ses circuits optiques, je passais ma main valide sur mon bras blessé. Je poussais un cri de douleur et d’effarement en sentant la peau au niveau des cloques se friper et tomber en lambeaux au passage de ma main, laissant sur celle-ci une quantité de sébum graisseux impressionnante. Le poison provoquait une nécrose des tissus de l’épiderme, de ce que je pouvais en capter, mais celle-ci n’avait heureusement pas atteint plus loin que le derme. Mes poumons retrouvaient leur fonction malgré l’odeur de renfermé dans la salle, et je m’essuyais le front et poussais un long hurlement de rage et de désespoir en sentant que ma joue droite et mon front n’avaient pas été épargnées par le produit, ne cessant que lorsque ma voix se tarit. Je contemplais en pleurant silencieusement les lambeaux de chair fripée et humides qui m’avaient collés aux doigts. Comme un fruit trop mur, ma peau avait flétri. HK ne fit aucun commentaire, observant les environs.



- Nous sommes dans une espèce de...de salle d’entrainement?

-...

- Kalith...

- Tais-toi, HK.

- Non. Mes circuits ne peuvent assimiler ce que tu vis qu’a une détérioration de carrosserie, mais je vois que ça t’affecte bien plus. Tu ne peux pas rester là à te lamenter sur ce qui vient de t’arriver, tu es une Sith!

- JE NE SUIS PAS UNE SITH ! Je ne suis qu’une apprentie, une gamine qui suit un maître aussi puissant que mégalomaniaque, j’ai à peine seize ans et je suis dans une forteresse qui veut me tuer de toutes les manières possibles et imaginables, et si pour le moment rien ne se passe, cette pièce doit sans aucun doute receler de pièges mortels ou d’une quelconque possibilité de me tuer, rapidement, ou à petit feu ! Ce piège a été conçu pour tuer un Seigneur Noir, comment veux-tu qu’une gamine perdue à peine foutue d’utiliser une poussée de Force survive à un truc pareil ?! Cet endroit est aussi grand qu’un @£*!&% de chantier naval, Dark Oblivius peut être n’importe ou, Korra et Dark Nihls aussi, la CSI est à nos trousses et tout ce qui va se passer, c’est que même si je pouvais sortir d’ici, je mourrais avant d’avoir pu quitter Korriban !

- Je te trouve bien pessimiste pour quelqu’un qui a survécu jusque là. Ce n’est pas le moment de baisser les bras, Kalith, tu as survécu à des épreuves qu’a peine un des apprentis de Bélia aurait pu traverser. Ce…Oblivius est, de ce que je comprends, le Seigneur Noir des Siths actuellement, et ton maître. Un Seigneur Noir ne choisit pas au hasard. Il a foi en toi. Le Côté Obscur t’a mené jusqu’à lui, et pour le moment, cette salle t’offre du répit. Les humains doutent toujours lorsque la situation devient complexe. Maîtresse Darzu aussi a eu des moments de doute, mais jamais elle n’a baissé les bras, et elle a su triompher d’adversaires bien plus puissants qu’elle. Apprentie ou pas, les rangs des sith te comptent parmi eux. A toi de montrer que tu en vaux la peine.

- C’est vrai...mais...Je ne peux pas me présenter comme ça devant mon maître, HK...J’ai l’air d’un steak de bantha plutôt que d’une apprentie Sith...

- Tu as l’air de quelqu’un qui a traversé des épreuves inhumaines, et quand tu te seras ressaisie, tu auras l’air d’une Sith endurcie. Releve toi et avance...Et puis j’ai pas envie de rouiller ici!

-...T’as raison. On se relève et on y va.

-Je n’ai pas de corps, je te rappelle.

- Bon. Je me relève, et on y va.

-C’est parti!

Lentement, m’appuyant sur mon bras gauche, je me relevais et fis craquer ma nuque, déterminée à retrouver mon maître. Je séchais mes larmes en grimaçant, dépitée d’avoir douté de moi-même. Un claquement se fit entendre, et il me sembla apercevoir quelque chose bouger dans le noir. Noir qui ne fut d’ailleurs bientôt plus, alors que des torches s’allumaient tout autour de la salle. Une silhouette capée se tenait au milieu de la pièce, une épée à la main.

- Oh-oh...

-Comme tu dis...

- Dark Oblivius...

- Je...Crois que vous faites erreur...Je suis Kalith Shan et...

-[color=invalid-color:#lightgreen] Tu portes le sabre d’Oblivius et le cristal du revanchiste. Ose me dire que tu n’auras pas le courage de me défier.[/color]

-…HK?

- Tu n’as pas le choix.

- Qui que tu sois, ce duel va être vite réglé. Prépare-toi à rejoindre tes ancêtres!


l’être qui se dressait devant moi se mit en garde. Affaiblie, blessée, mais armée, je n’avais plus le choix. Tuer ou mourir étaient les seules options. Je devais croire en la puissance du Côté Obscur. Le choix n’était pas permis. Il me fallait réussir, en espérant que tous les autres s’en sortent...
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Carrière choisie : Prophète Sith


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Merci à Blad pour le kit ;)
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MessagePosté le: 16/03/2017 03:16:10    Sujet du message: Renouveau d'un paria Répondre en citant

Le sang animal coulant le long de ma bouche, tombant goutte par goutte sur le sol. Le bruit raisonnant à travers les couloirs. Mes mains n'étaient pas en reste. L’hémoglobine s'échappant à chaque extrémité de mes doigts. Même si la consistance du repas était au rendez vous, il était claire que mon corps souffrait encore. L'énergie naturelle produite par mon corps ne suffisant pas, je me devais et ce à chaque instant de puiser dans la puissance vive du côté Obscur pour palier cette baisse significative d'énergie.

Mais cette action était à double tranchant. Le côté Obscur avait un coût. Je pouvais le sentir agir sur l'ensemble de mon corps. Pour un Novice, détecter la présence d'un sensitif à travers la Force était une épreuve, mais pour un Seigneur tel que moi, il était facile de se sonder soit même. Loin d'un holo-scan cependant, cela me permettais de visualiser chaque partie de mon corps à travers la Force. Si mon squelette semblait en parfait état, c'était surtout le côté organique plus que le côté osseux qui semblait accuser le coup.

Chose assez curieuse, ce qui me permettais de me tenir debout était certainement la cause de ma fatigue croissante. On pourrait facilement comparer ça à une drogue. Nous mettant dans un état tel, que sans son utilisation, le corps serait incapable de continuer, mais plus il l'utilise, plus il en a besoin. Je commençais doucement à comprendre le prix à payer pour l'utilisation de mes pouvoirs.

En temps normal, j'aurais pu me servir de l'anneau, depuis déjà plusieurs mois il a servit de catalyseur, m'épargnant la peine de puiser sans cesse dans mes réserves. Il était évident depuis que Mère Mia a ressenti la double présence que cet anneau n'a qu'un seul Maître et je n'étais clairement pas celui-ci. Ma perte de connexion avec lui ne devait pas être une coïncidence. Koral étant certainement à l'origine de ce problème qui sur le court terme était un handicap certes, mais ma puissance ne venait pas entièrement de lui. Cependant sur le long terme, être privé de ses connaissances risquaient de m'affaiblir et la période était loin d'être propice à un acte de faiblesse.

Marchant lentement sabre en main, quelque chose perturba la Force. D'une manière que je n'avais pas ressenti depuis la Forge. Il venait d'y avoir des morts, beaucoup de morts. Je m'arrêtais un instant, légèrement tiraillé entre plusieurs émotions. Mon statut de Sith devait me pousser à puiser dans cette perturbation, dans la mort des mes Hommes pour renforcer mon pouvoir, pourtant une légère pointe au coeur me rappela indéniablement mon passé de Jedi.

Serrant mon poing, durcissant mon coeur je repris ma route. L'obscurité d'une nouvelle pièce m'englobant entièrement. Mis à part cette odeur infâme, aucun de mes sens ne semblait détecter une présence. Arriver à ce que je pensais être le centre, une large pierre circulaire s'enfonça légèrement. Un mécanisme se mit en route. Ma lame s'activa tandis qu'une lumière artificielle s'activa. Il fallut plusieurs secondes à mes yeux pour m'habituer à ce changement de luminosité.

La salle était de taille moyenne, plusieurs dizaines de mètres carrés, la chose intéressante était surtout son contenu. Plusieurs cuve, de manufacture assez ancienne, la plupart étaient vide et les traces au sol indiquait clairement que quelqu'un ou quelque chose s'en était échappé. Heureusement pour moi, elles n'étaient pas toutes vide. Au fond de la salle, 3 cuves étaient encore habités. Le verre sali par le temps, je du utiliser ma bure afin de pouvoir visualiser parfaitement le contenu.


-" Qu'est ce que c'est que ce truc ?! "-

Le spectacle était plutôt macabre, même pour un Seigneur Sith. Des machines fusionné avec des morceaux de corps, venant probablement, certainement de plusieurs espèce. Celui en face de moi avec une moitié de visage Duro, le reste ressemblant à... En vu des tatouage je dirais un Kiffar. A l'aide de la Force j'ouvris le caisson. L'odeur à l'intérieur était encore pire.

Il y avait quelque chose d'étrange, il était logique qu'après autant d'année, les exo-squelette n'aient pas bouger vu qu'ils sont fait de métal, mais comment se pouvait-il que les tissus organiques soient en aussi bonne état. J'approchai ma main du visage à demi humanoïde. Au contact, la peau était chaude, là encore quelque chose clochait. Sans prévenir, l'oeil mécanique s'activa et un violent coup de pied me fit reculer.

Bien, c'était donc ça qui venait de s'échapper des autres cuves. La menace n'était pas si grande que ça, la "chose" ayant déjà du mal à s'extirper de son ancienne cage, mais alors que l'amusement commençais à me gagner, quelque chose de froid, mais de tranchant érafla mon épaule déchirant ma bure et laissant une large coupure au niveau de mon omoplate. Me retournant d'un seul trait je pu apercevoir les deux autres cages ouvertes et les abominations à l'intérieur se diriger vers moi. Armés de simple couteau, ils ne semblaient pas représenter une menace réelle, même à trois, pourtant j'éprouvais une étrange sensation, comme un grand danger. J'avais appris à ne jamais me fier aux apparences. Levant ma main je laissais une vague de Force percuter les deux derniers sortant tandis que j'esquivais un coup à la tête en me baissant tout en tournant lame en main pour frapper son abdomen.

Le danger était bien là. Si la chaire subit sans surprise la large plaie infligée par ma lame laser, le métal lui résista. Il y avait peu de matériaux dans cette galaxie qui était capable de résister au sabre. Le cortosis était le plus connu, mais il désactivai les sabre, or là il s'agissait plus d'un ricoché. Le métal arborant une trace de brûlure, mais loin de la facilité de découpage des Droïde B1.

Je m'écartai donc à nouveau. Les "zombies" se relevant et se rapprochant une nouvelle fois de moi.


-" Moche et résistant hmmm... Comment on vous tue vous au juste ? "-

Une frappe de flanc n'était peut-être pas la meilleure idée, le métal devait simplement avoir un haut taux de résistance à la chaleur. Lâchant une volée d'éclairs de la Force afin de les distraire, j'effectuai un saut afin de prendre position derrière eux. La légère fumée me permis d'avoir une légère couverture. Prenant un appuis solide, je lançai mon bras dans un mouvement vers l'avant. La pointe se plantant de la chaire, mais quelques centimètres après, la résistance se faisait déjà sentir. Mais cette fois-ci la lame ne se stoppa pas net et les diverses étincelles me rassurèrent. Résistante, mais pas indestructible et leur lenteur était un point positif. Après quelques secondes de pression, l'androïde se mit à gigoter dans tout les sens. Même si les coups étaient hasardeux, il me fallait faire attention a ne pas prendre un coup de poignard. Il s'immobilisa, la lumière de son oeil disparut et il tomba au sol complètement inerte, mais toujours aussi affreux.

Les deux autres se rapprochèrent encore et toujours. Un à un ils étaient gérables, mais à deux s'était une autre histoire. La Force allait-être un allié puissant, bien plus que ce simple sabre. Ma main se leva propulsant un des affreux contre une cuve qui se brisa sous le poids. Cette fois si je visais les jambes à l'aide d'un coup horizontale au niveau de l'articulation profitant au passage de ce mouvement pour esquiver un coup de couteau qui aurait eu pour effet de tout simplement transpercer ma gorge, ce qui aurait de toute évidence une mauvaise chose pour moi. Mon sabre ne lui coupa pas les jambes en deux, mais la force de l'impact le fit basculer.

Alors que je comptais me servir de mon pied d'appuis contre sa gorge et le plaquer au sol espérant que la lame arrive à transpercer le blindage, un couteau lancé passa à quelques centimètres de mon visage. Enfin quelques centimètres, certainement moins vu que je pouvais sentir un liquide à l'odeur cuivré couler sur ma joue. Heureusement que la visée n'était pas non plus un point fort. Néanmoins cette action lui avait permit de dégager son partenaire puisque je du reculer après cette attaque surprise.

Il essaya de se relever, profitant de sa vulnérabilité je frappais au niveau des côtes. La lame traversa la peau mais une nouvelle fois se bloqua contre le blindage, mais alors que je comptais retirer mon arme, une main en métal saisi ma garde, impossible de me dégager et je venais d'être privé de ma seule et unique arme matériel.

Aucun autre choix je devais reculer alors qu'une scène que je ne pensais pas réalisable se produisit. Un Androïde se baladant avec un sabre figé sur son flanc. L'odeur de brûlé était de plus en plus forte. Au délà de la frustration, s'était surtout la colère qui commençais à envahir mon être tout entier. Mes deux mains se levèrent invoquant la Force afin de soulever ces deux abominations. Si je ne pouvais pas les détruire, au moins je pouvais les stopper. Enfin jusqu'à ce qu'un couteau tente une nouvelle fois de me transpercer. La lame effleura ma cuisse ne coupant cette fois ci que la bure. Ma main droite se resserra tournant l'un face à l'autre les deux Androïde.

La chose avait l'air simple à première vue, mais je sentais mon énergie brûler à travers mon abdomen. Ma vision se troubla légèrement, mes yeux rougissant asséchant ma rétine qui tenta en vain de se lubrifier. J'inclinai le sabre de façon à ce que le manche soit bloqué et que la lame puisse transpercer un des deux. J'augmentai la pression autant que possible, mais la lame avait toujours autant de mal à perforer le métal et je n'avais plus assez de force pour continuer.


-" Bordel de ! "-


[hrpg: Kalith à ton prochain tour tu vas atterrir dans cette salle à ce moment précis. ]
_________________________
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MessagePosté le: 13/12/2017 04:39:33    Sujet du message: Renouveau d'un paria

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