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Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers

 
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Dam DOnOs
République Fédérale

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MessagePosté le: 17/08/2016 21:59:36    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Précédemment : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6472-Commission-de-la-Diplomatie-et-des-…


 

Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures
L’équipe avait pris place dans un des croiseurs de la République qui avait pour fonction de les amener pour leur mission diplomatique sur Nar Shaddaa. Cette flotte avait été réunie pour l’occasion, mais resterait un peu en retrait simplement pour montrer que la Nouvelle République Fédérale avait les moyens de défendre les membres de sa Commission.
         

« - Hello, la compagnie ! » Fait Rick Poole dès le premier pas à bord de l'appareil.
Un salut par-ci, un salut par-là, à chaque mouvement de jambe survient un mouvement de bras, tout au long de sa route.
D'une décontraction "maladive",  pour certain, notre homme se permet même de temps en temps un petit "Check" au hasard. Un geste qui n'est vraisemblablement pas très connu, dans cette partie de la galaxie, la surprise qu'on peut lire dans les regards des différents personnages rencontrés au détour des couloirs, le prouve.

D'un ton désinvolte, il l'accompagne d'un " Yo, Man ! ". Un regard rapide sur sa compagne de voyage, il se rencontre soudain que cela n'avait pas l'air de plaire.
« - Ben, quoi ? Ce genre d'attitude connaît un certain succès chez les gens qui veulent se montrer " cool". Rétorque-t-il avec un sourire taquin, sans oublier le petit clin d'œil au passage. Suite à cette petite démonstration de familiarité, Rick se demande s'il n'est pas là une erreur de s'adresser à la jeune femme de cette manière, il n'a pas vraiment eu le temps de la connaître **« Hum ! Elle n'a pas l'air commode.  Je n' vais pas m'y risquer de prendre "les foudres" de la Demoiselle ! »** Se dit-il tout en accélérant le pas.
Il est comme ça, le Corusanti, il veut conserver cette simplicité qui l'a toujours caractérisée. Et pour rien au monde, il s'y risquerait de changer. Comme il le dit souvent, la vie est courte, parfois, elle n'est pas marrante, même.  Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut rester "Guinder" et s'enfermer dans un personnage qui n'est pas le sien.

Reprenant son air un peu plus sérieux, il place sa capuche sur sa tête et sans un mot, accélère le pas. Il arrive à point nommé, lorsqu'il entend :

« - Cap sur Kessel ! On emmène ce petit monde à leur objectif ! »

« - Non ! Pas Kessel ! Mais Nar Shaddaa ! Dit-il en les rejoignant.  Et, bonjour en passant... » Petites enjambées de plus et les voilà au côté de l'équipe de contrôle du vaisseau.

« - Bonjour ! Monsieur ! Répond l'homme. Madame ! » Fait-il, aussitôt qu'il aperçoit Mademoiselle Holmes, en la saluant, liant là le geste à la parole.
On retrouve ainsi le bon salue militaire, un bon claquement de botte contre botte, droit comme un piquet. Ne portant pas sa main à sa tempe, peut-être parce qu'il n'a ni casque, ni aucune coiffe. Un coup léger de tête inversée, genre, en arrière pour ne pas dévoiler ses pensées, marque ainsi son salut. Il conserve, de cette façon,  son droit à rester "stratège". C’est un militaire, quand même. Il en est, il en reste !  Puis se tournant vers Poole, il dit :
« - Vous en êtes sûr ? Les ordres stipulaient  Kessel ! »

« - Oui, il y a eu là un Méli- mélo dans les retransmissions des messages. On m'a envoyé les écrits du Gouverneur Gelmir, sur mon Datapad. Il est bien noté… »

D'un geste vif du bout des doigts, il fait apparaître sur le petit écran de son appareil de poche : " ... Les affaires seront vues dès ce retrait, directement sur Nar Shaddaa..." Que la partie concernée comme preuve, il va de soi. Il sait garder le secret de ses transmissions.

« - De toute façon, Kessel, Nar Shaddaa. Ça ne change rien pour vous. C'est toujours droit devant ! Reprend-il d'un air taquin. Vous vous mettez en orbite à une distance suffisante. Ainsi, vous apporterez des garanties au Seigneur Gelmir que cette Flotte Républicaine n'est là que pour nous escorter. Vous restez en retrait, sur le départ ou l’arrivée, du dernier bond pour assurer nos arrières. Fait-il, sans vraiment comprendre comment ça se passe ou se dit dans leur jargon.  Enfin ! Vous connaissez votre métier, hein ! Et nous, Jodie Holmes et moi-même... »
Sur ces mots, il désigne la jeune femme de sa main droite.
« -... Nous ferons la dernière traversée dans la "Barge Diplomatique".  L'autre vaisseau ! Il est bien plus pratique ! »

 « - Soit ! Mais nous le notifions quand même dans le carnet de bord et le signalons à la base » Réplique le Soldat Républicain. Le ton de la voix montre un petit agacement, comme peut-être une légère frustration, le diplomate ne relève pas. Il se contente de regarder les hommes occupés à revoir leur plan de route, prendre les directives, les décisions. Pilotes, Copilotes, soldats, tous sont à leur poste, affairés à faire voler cet engin vers sa destination. Il laisse planer un léger silence, ne souhaitant pas les déranger. Mais il sent qu'il avait omis de rajouter quelques points. Il ne peut dire que ces quelques mots.

« - Excusez nous ! Mais nous allons vous laissez, Mademoiselle Holmes, et moi. Vous pourriez nous trouver dans notre cabine. »


Se tournant vers la jeune femme :
 « - Venez ! » Fait-il en indiquant la sortie à la Kaminoenne et lui emboîte le pas.

Chemin faisant, une réflexion lui vient à l'esprit.**« Si je me mets à marcher plus vite, pourra-t-elle tenir la cadence ? »** Se demandant en même temps si elle est chaussée de bottes ou de talons comme toute jeune femme soucieuse de leur image. **«  Humm ! Humm ! »** Sur cette pensée, il ne bouge pas la tête, mais le regard baissé sur les chevilles de la demoiselle, il a sa réponse.
Tirer la capuche noire sur la tête, ne suffit, peut-être pas,  de percevoir sur les deux coins de ses lèvres ainsi qu'autour de ses yeux, la formation d’une petite tension musculaire, lui exprimant ainsi l'amusement de la situation. **« Oups ! Je vais vraiment me faire taper sur les doigts, si je continue ! »** Se murmure-t-il en rentrant sa tête dans les épaules et se camouflant le mieux que possible dans sa cape.

Les pas rapides raisonnent dans les couloirs de ce gros appareil, des pas à la fois pleine de vivacité et de légèreté. Ces pas alertes, leur font atteindre enfin le compartiment qui leur a été attribué.
Ils s’installent sur une sorte de "banquette-siège", l'un face à l'autre. C'est l'homme qui parle le premier.

« - Un verre d’eau ? » Se penchant légèrement, de sa main gauche, il prend le verre posé sur la table placée entre eux. Pendant que, de sa main droite, il s'applique à y verser délicatement le liquide. Ce geste accompli, en se rasseyant, il lance à la "dame" :
« - Et bien, nous voilà en tête à tête ! »

Tout en rapprochant le verre qu'il venait de servir à sa compagne de voyage, il poursuit :
« - Il est vrai que lorsque nous étions réunis à la séance de la commission, je vous ai dit que nous prendrions le temps de nous connaître, et je parlais de nous connaître au temps présent. Voyez-vous, tout ce qu’il y avait à savoir de moi, je l’avais exposé à cet instant. Je ne suis pas du genre à étaler mes actions. Mais je parlais, bien de nous connaître dans notre quotidien, notre façon d'être. Comme vous venez tout juste de le constater, depuis que nous sommes à bord. »

Tout en poursuivant ses explications, ses bras se lèvent à hauteur de sa tête, ses mains d'un geste vif repoussent sa coiffe laissant apparaître une chevelure noire descendant jusqu'aux épaules.
« - En espérant que mes " manières" », ne vous choquent pas .... Mais ne vous en faites pas ce genre de familiarité. Je ne le fais pas avec tous....Comme vous avez pu le constater, chaque personne que je croise, je salue. C'est ainsi. Cela peut dérouter certain, parfois. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas. »

Pris dans un flot de paroles, il ne s'arrête pas.
« - Vous savez, lorsque j'étais enfant, on m'a expliqué que cette politesse "bonjour",  n'était pas, là, une preuve qu'on souhaite à l'autre de passer une bonne, journée. Mais simplement un signe qui est à traduire comme la "prévision" qu'il n'est pas notre ennemi, et, que nous ne voulons pas l'agresser. Et, serrer la main d'une personne, signifie : "Je n'ai pas d'arme dans la main, et la preuve en est, puisque je peux prendre la tienne. Si j'avais un Blaster ou une lame, par exemple, je ne pourrais pas te serrer la main ! " .... Il est vrai que si on prévoit de frapper quelqu'un, on ne commence pas par des formules de politesse, mais on passe à l'acte, direct. Vous n'êtes pas d'accord ? »

Ses yeux, d'un bleu profond, posés sur la jeune diplomate, il n'attend pas sa réponse.
« - ...Et si on ne fait que ce simple signe de salutation de la main, prouve, à la vue vue du creux de ces paumes vides, notre côté pacifiste. Et l'accompagner d'un sourire signe de notre bonne humeur. C’est un bonus. »

Sourire aux lèvres, il enchaîne sur sa note d'humour.
« - Il parait, qu'on dit à peu près la même chose pour d'autres peuples qui se tirent la langue pour saluer ? Genre :".....ma langue est vide..." Enfin, bref, nous nous contenterons de la poignée de main que de montrer cette langue, hein ? » Sur ces mots, son rire raisonne dans l'habitacle.

Le fou rire passé, il conclut le sujet.
« - Et ce "point à point " dont vous avez eu la primeur d'y assister, il était là une variante que j'ai découvert récemment, lors d'une de mes traversées. Rassurez-vous ! Je sais me tenir quand il le faut. Je ne vais pas " Checker" avec le Gouverneur Gelmir. N'est-ce pas ? »
Même s'il se rend compte qu'il mobilise la parole depuis un petit moment déjà, il ne peut s'empêcher de faire d'autre remarque.

« - Enfin ! ... Bon ! ... » Poole place ses deux mains en appui sur la table, comme pour se mettre debout. Quelques secondes s'égrainent dans cette position. Et soudain, se rapprochant du bord de son siège, s'étirant légèrement, il se dit qu’il est temps de passer aux choses sérieuses.

« - Je ne vais pas vous noyer dans mon débit de parole tout au long de ce voyage, Jodie Holmes ! Je vais en garder pour "la cause du Gouverneur Alderaani". Il faut dire aussi que vous n'êtes pas très causante, non plus ! Il faut bien compenser... Je vais mettre ça sur... Comment vous l'avez défini ?

Repassant les paroles prononcées par la diplomate Kaminoenne lors de leur première rencontre, en mémoire.
« - Ha, oui ! ... Vous êtes intimidées ! ... »

Son attention sur son "Datapad", il laisse là le bavardage que certain pourrait traiter de "bavardage inutile". Une inspiration profonde et...
« - Alors mettons-nous au travail ! Prenons le temps d’étudier ce dossier, voulez-vous ? Car il me paraît assez épineux. »

Comme pour lui-même, il énumère quelques tâches notées sur son appareil, vérifiant ce qui a été fait et ce qu'il reste à faire.
« - " Message envoyer sur Alderaan, leur demandant la présence de leur représentant. Fait!". "Ne pas oublier d'envoyer le message afin d’annoncer notre arrivée imminente au Seigneur Gelmir". "Demander si l'entretien se passera à bord d’un vaisseau, d’une station spatiale, ou sur le sol de Nar Shaddaa". »

Levant le regard sur la jeune femme, comme pour dire " Je lis, mais, je vous parle, à la fois ! ", il termine par :
« - Et nous laisserons le choix aux Seigneur Gelmir. L’important, c’est que cette entrevue se passe dans les meilleures dispositions possibles, n’est-ce pas ? De toute façon, la moindre menace se paierait cher des deux côtés, il serait là un scénario catastrophique. »

Tout à coup, scrutant le regard de sa voisine, il écarquille les yeux
« - Ça y est ! Je sais ce que j’avais oublié, je reviens ! »

Rick Poole se lève et part en pas de course. Pourquoi ? Vers où ? .... Le voilà de retour, à peine essoufflé, rentrant en trompe dans la pièce.
« - Désolé ! En discutant avec vous, je me suis rendu compte qu’il fallait envoyer le message, au plus tôt. La transmission est faite. »

Reprenant sa respiration, il demande.
« - Alors, on en était où ? ... Ah, oui ! Et si vous m’en disiez un peu plus sur vous. Il serait temps. Il sera là un bon échange ! Ce serait un plaisir de vous écouter. Je suis tout ouïe. À vous, la parole ! »

Adossé à son fauteuil, les yeux dans ceux Mademoiselle Jodie Holmes. Les mains croisées sur son genou lui permettent de se balancer légèrement, de temps en temps. Il attend.


 




Extrait du Message envoyé sur Nar Shaddaa

 
Code:
Message prioritaire au gouvernement de Nar Shaddaa. A l'attention du Gouverneur Gelmir.
Ici la Délégation de la Commission Diplomatique de la Nouvelle République Fédérale.
Nous faisons route vers Nar Shaddaa afin d'entamer les pourparlers concernant la libération de l'Ambassadeur Youto
Nous souhaiterons savoir si cet entrevue aura lieu à bord d’un vaisseau, d’une station spatiale, ou sur le sol de Nar Shaddaa.
Vous laissant le choix du lieu.
Attendons Réponse.
Pour la délégation Diplomatique ...................................................................................Rick Poole


   
      
   


HRP : Post pour amener, un peu le caractère du personnage. Sion si tu peux poster à la suite pour faire de même et une fois que Gelmir répondra, les choses sérieuses commenceront  :D

         


         
         

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MessagePosté le: 17/08/2016 21:59:36    Sujet du message: Publicité

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Sion Kumitomo
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Inscrit le: 30 Juin 2015
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MessagePosté le: 23/08/2016 16:42:27    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Tout se passait très vite. La Générale avait à peine pris place dans son nouveau fauteuil de fonction qu’elle se voyait déjà missionnée sur Kessel. La jeune femme avait déjà abordé ce sujet sensible avec le Sénateur plusieurs fois, elle n’avait pas les détails mais possédait un aperçu général de la situation. Son esprit méthodique passait en revue les informations en sa disposition. Gelmir, personnage dont les agissements paraissaient enfouis dans l’ombre, détenait prisonnier un ambassadeur alderaani, justifié selon lui par divers crimes commis. Bien décidé à ne rien lâcher, il apparaissait comme difficile de réveiller une éventuelle raison dans l’esprit de Gelmir. Toutefois, il était impossible de laisser un tel acte se produire sans envisager une réponse. C’était apparemment la position prise par la Présidente de la Commission. Tiraillée entre deux fronts, elle avait pris la décision de disperser l’équipe sans doute dans le but de renforcer la position républicaine.
Ainsi, un certain homme, dont le calme et la quiétude n’était pas les premières qualités, répondant au nom de Poole et la jeune générale étaient chargés d’entamer un dialogue avec l’ex-général séparatiste. Autant dire que la mission s’annonçait d’ores et déjà ardue.
Jodie acquiesçait lentement aux paroles de DOnOs. Elle paraissait tant idéaliste et ne voulait voir le monde que d’un jour meilleur. Jodie l’enviait pour cela. Elle aussi aurait aimer croire en la bonté, au dévouement. Mais, à l’échelle galactique, ces qualités étaient aussi rares que remarquables. Après avoir été touchée, mentalement et physiquement, par les horreurs de la guerre, elle souhaitait plus que jamais adhérer à cette vision mais ne pouvait s’empêcher de se sentir quelque peu désillusionnée.

Elle fut tirée de ses pensées peu réconfortantes par la voie de l’homme avec qui elle allait devoir faire équipe. Soucieuse et attentive, elle l’écoutait avec respect tout en lissant les plis de sa veste caractéristique. Malgré la lourdeur de la situation et de la mission, il semblait léger et se présentait avec entrain. Elle n’écoutait que peu la première partie, les congratulations n’était pas une habitude chez elle. Son ton suave et sa pointe humoristique dénotait avec le cadre dans lequel ils se trouvaient. Jodie était amusée, quoique légèrement inquiète pour la suite. Celui-ci ne manquait pas de l’interpeler à la fin. Qu’entendait-il par « faire connaissance ». Souhaitait-il passer tout le voyage à s’épancher sur les vies de chacun ? Réaction surprenante. Pourtant, Jodie, avec un petit sourire timide pointait son regard en sa direction.


- Avec plaisir, Monsieur Poole.

Sa petite voix, espérait-elle, parviendrait à se faire entendre. Peu accoutumée à « faire connaissance » dans le cadre du travail, elle s’y soumettrait volontiers soucieuse de ne froisser personne.
DOnOs finit par conclure la conversation, renvoyant chacun de son côté. D’un mouvement de jambe, Jodie repoussait la chaise afin de se lever et, avec une position et un salut tout militaire, regardait tour à tour Poole et la Présidente.


Le diplomate et la générale suivait la direction du poste de pilotage. Ils étaient aux antipodes l’un de l’autre. Leurs caractères ne brillaient que par leur divergence. L’un attirait avec plaisir l’attention sur lui, à coup de poignées de main pour le moins surprenantes, de clins d’œil et grands renforts d’expression qui ne correspondaient pas à l’idée que l’on pouvait se faire d’un diplomate. L’autre, jeune générale, réservée n’alignaient que des hochements de têtes respectueux tout en gardant un sourire chaleureux.
Un changement de direction et quelques ordres aboyés plus tard, les deux collègues se retrouvaient, entrés par Poole avec vigueur, dans une cabine à part. Et là… Puissent les dieux savoir qu’il parlait, parlait, parlait. Il n’arrêtait pas. Pas de pause, pas de répit, un flot incessant de paroles qui n’avaient aucun rapport avec la mission ô combien importante qui les attendait. La jeune femme tapotait sur la table, ajoutant au fond sonore, un petit bruit supplémentaire. Si n’importe qui, avec une mention spéciale à Gelmir heureusement peu probable, venait à rentrer, à ce moment même, dans leur cabine, leur crédibilité à la table des négociations serait purement et simplement réduite à néant. Lorsqu’il était question de passer des accords, l’apparence était primordiale. La générale espérait simplement que Poole parviendrait à se maintenir en place au moment venu. Jodie ne savait pas trop quelle posture adopter. Amusée ? Impatiente ? Attendait-il des réponses ou était-il décidé à se répondre incessamment à lui-même tout le long du trajet ? Voici décidément un individu bien mystérieux. Enfin, après un interminable monologue, la gorge sèche, il me laissait apparemment la parole.


- Non, bien sûr que non, vos manières ne me choquent pas mais elles ne manquent pas de me surprendre, en toute franchise – commençait-elle avec un sourire amusé. Je vois que vous êtes décidément bien rodé en ce qui concerne les locutions et gestes fréquemment utilisés. Je tacherai de m’en rappeler.

L’homme était décidé à être taquin. Tout les moyens sont bons, Jodie n’hésiterait pas.

- Vous me pensez intimidée ? Vous me trouverez bientôt intimidante. – lança-t-elle avec un regard qui viendrait sans doute à troubler notre homme. Bien, reprenons notre sérieux.

Nous laisserons donc le soin à Gelmir de choisir le lieu et le moment du rendez-vous ? C’est un excellent moyen de prouver notre bonne foi, j’en suis. L’entrevue doit bien sûr se passer dans les meilleures conditions. Mais nous ne devons toutefois pas nous montrer faibles. Nous ne sommes ni plus ni moins à une table des négociations. Nous devons appuyer notre volonté qui est, en l’espèce, la libération du diplomate alderaani. Qu’avons-nous à disposition pour appuyer cette revendication parce que, à mon sens, il est clair que Gelmir ne laissera pas passer cette occasion et ne manquera pas de nous faire chanter. Nous devons trouver un consensus. Pourrions-nous éventuellement négocier un pacte de non-agression en échange du diplomate par exemple ?
Il est clair que dans tous les cas de figure, Gelmir ne rendra pas ce diplomate après un simple échange verbal. Si nous parvenions à le faire libérer en évitant un bain de sang… un de plus… ce serait une grande victoire diplomatique.
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Gelmir
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MessagePosté le: 05/09/2016 18:31:24    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Extrait du Message envoyé sur Nar Shaddaa


Code:
Message prioritaire au gouvernement de Nar Shaddaa. A l'attention du Gouverneur Gelmir.
Ici la Délégation de la Commission Diplomatique de la Nouvelle République Fédérale.
Nous faisons route vers Nar Shaddaa afin d'entamer les pourparlers concernant la libération de l'Ambassadeur Youto
Nous souhaiterons savoir si cet entrevue aura lieu à bord d’un vaisseau, d’une station spatiale, ou sur le sol de Nar Shaddaa.
Vous laissant le choix du lieu.
Attendons Réponse.
Pour la délégation Diplomatique ...................................................................................Rick Poole




Citation:
Accusant réception, le gouvernement de Nar Shadda, informe la Délégation de la Commission Diplomatique de la Nouvelle République Fédérale, que les pourparlers concernant le statut du prisonnier AL00002458 auront lieu sur le sol de la planète, dans le Palais du Gouverneur.

Vous avez les autorisations pour déposer une navette sur une plateforme privée à l'Est du Palais.

Représentante de la Gouvernance de Nar Shaddaa et des affaires extérieure,
Mélissandre

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Dam DOnOs
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MessagePosté le: 17/10/2016 13:23:57    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Sous ses grands airs de "petite Générale", Jodie avait enfin pu ouvrir la bouche. Ce cher Poole la regarde, l'écoute. Au fur à mesure qu'elle parlait, l'homme, assis face à elle, quitte sa position de "nonchalant", il se redresse en reprenant une position beaucoup plus adéquate comme un geste de respect vis-à-vis de la personne se trouvant en sa compagnie. Une marque de respect que même lui, si désinvolte dans ses comportements, dans sa façon d'être, met un point d'honneur à garder intacte. 

"- Vous me pensez, intimidée ? Vous me trouverez bientôt intimidante. – Lança-t-elle avec un regard qui viendrait sans doute à troubler notre homme. Bien, reprenons notre sérieux."
**- « hum ! Intimidante ! Bien, nous n’allons pas la contrarier. Remarque une femme contrariée… Comment on dit déjà ? Ha, oui ! " Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d'attendre qu'elle change d'avis.»**
Comme dirait un blondinet connu par certain : - " Elle t'a cassé".
Il ne répond pas, ne bronche même pas. Juste un rictus au coin des lèvres marquant un sourire amusé. **-« Ha ! Jeune fille ! Se dit-il. Voilà, tu étais " femme dans l’armée ", tu crois que tu connais le monde, dans ton petit tailleur sur mesure, haut perché sur tes talons. C’est beau la confiance en soi. »
On ne peut pas dire qu'il boit ses paroles, le jeune homme écoute quand même chaque mot dit, même les mots non prononcés qu’on attend l’arrivée… Mais en vain.

"C’est un excellent moyen de prouver notre bonne foi, j’en suis..."  

Levant les yeux, il attend la suite. ** - « Hum ! J'en suis ? ... Mais encore ? ... J'en suis sûr ?...  J'en suis tout à fait convaincue ? … J'en suis certaine ? … J'en suis consciente ? … J'en suis fort aise ? ...  J'en suis désolée ? … J'en suis navrée ? ... Et moi, j'en suis à me demander si je ne m'égare pas... C'est peut-être ce petit air pris par la petite dame ? Ho, serais-je troublé ? "** Il se mord légèrement l'intérieur de sa bouche afin de ne pas éclater de rire. ** - « Allez, on se concentre mon Poo-Poole... Ne sois pas impoli à ses lèvres qui gesticulent face à toi. » **  La situation paraît cocasse. ** - « Je parle peut-être beaucoup, pour un homme. J'emploie des tonnes de mots dans une seule phrase... Mais..Il n’y a pas à dire, la demoiselle en oublie au passage... Elle et moi, nous faisons un bon tandem ! » ** Pense-t-il, tout en continuant d'écouter la jeune diplomate.

… Et cette suite ne vient jamais. Holmes poursuit par une autre phrase…
Il plisse les yeux un simple " Gelmir" au milieu de la conversation. Sans titre, sans particule devant ce nom le laisse aussi perplexe que possible. 
** - «  Toutefois, c’est là un jugement porté à titre personnel, on m’a toujours dit : "on juge l'arbre à ses fruits et non pas à ses racines".  Certes, toutes ces règles d'étiquette ont l'art de décourager, mais cela reste quand même qu'il s'agit là d'un gouverneur… Peut-être, le précédé d'un simple Monsieur aurait suffit… Son titre de courtoisie, même si ce n’est pas tout à fait un titre de noblesse, a quand même le mérite d’être là. Pour certain cela  n'a peut-être  pas d'existence régulière ni légale, soit ! Mais quand même ! On nous appelle bien Monsieur, Madame, Mademoiselle, Générale… Alors pourquoi ne pas lui laisser son titre ?  Même s'il souhaite se faire appeler par ce que d’autres nomment un  " titre de fantaisie " … »**

La laissant poursuivre, se contentant juste de se faire cette remarque qu’à lui-même, il ne relève même pas ce point de détail auprès d'elle. De peur de gratiner sa susceptibilité, on ne sait jamais. Elle risque de se braquer et de prendre la mouche, comme elles savent si bien le faire ce genre de bonne femme.

- " Pourrions-nous éventuellement négocier un pacte de non-agression en échange du diplomate par exemple ?"

- «  Hum ! Le bon sens, ma chère amie, le bon sens. Ne jamais faire de promesses qu'on ne peut tenir. Nous verrons bien au temps voulu. »

Puis après une petite minute de silence, ce vieux Rick rétorque.
- «  Lorsque j'ai débuté sur ce chemin de réconciliation entre les différents individus, peuples et j'en passe. Exerçant au possible ce rôle de  " Médiateur "  qu’on m’a confié, une personne, petite par la taille, une petite bonne femme pas plus haute que trois pommes, mais restant à mes yeux une grande Dam m'a dit : - " Un seul mot suffit pour déclencher une guerre, mais combien faudra-t-il en user pour y mettre fin ?" Depuis ce jour, même si je suis du genre à "blablater ", pour certains... »

Un petit air taquin et joyeux se glisse sur ses lèvres, comme pour ouvrir une parenthèse, il appuie sans raison aucune, sur cette phrase.
-« Je parle beaucoup, il vrai. Mais que voulez-vous ? C’est à force de côtoyer des politiciens, on  " calque  ". » Comme pour répondre à une curiosité, comme pour devancer une réflexion que la diplomate Jodie aurait pu avoir. Comme si à ses yeux cette parenthèse doit être soulignée avant d’entamer la suite de la conversation. 

Et soudain, s'effaçant légèrement, son regard bleu devient un peu plus dur, d'une traite Poole termine par :
 - « Je joue sur ce brin d’humour et de rire, mais lorsque le moment est venu je sais quand la plaisanterie doit faire place aux sujets sérieux… On entend souvent  " Parlons peu, mais parlons bien "… Le  " Parlons peu ", je ne sais pas faire. Mais le  " Parlons bien ". Je m’y force dans la mesure du possible. C’est pour cela qu’il est de notre devoir, Mademoiselle Holmes d’essayer de manier les mots à bon escient. Car il ne faut jamais oublier que, nous devrions faire attention des mots que nous employons. » 

Sauvés par le gong ! Une voix se fait entendre dans la cabine.
«  Nous avons le retour de Nar Shaddaa. Le point de rendez-vous est confirmé. Encore quelques heures de vol et nous y serons. Terminé. »

- « On dirait que les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Je vous propose, Chère amie,  pour la suite du voyage qu’on se plonge de nouveau dans nos dossiers. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le coruscanti place sa capuche au dessus de sa chevelure tout en baissant les yeux sur son écran posé entre ses mains. La concentration n’est pas au rendez vous,  des questions surgissent, une fois de plus, du plus profond de ses pensées. Ces questions qu'il essaie de balayer  qui ne cessent de remonter à la surface…
Le seul et unique enseignement qu'il a eu concernant sa compagne de voyage, même l'unique, c'est que la dame, la demoiselle, assise devant lui se nomme Jodie Holmes une Générale de l'armée de Kamino. 

Il lève la tête. Le regard posé sur ce minois, il ne peut s'empêcher de se demander quel âge pouvait bien avoir la jeune femme. Comment peut-elle être Générale à l'heure d'aujourd'hui ? Elle paraît si jeune, elle aussi. Pas autant que la Générale des armées de la République même si concernant la Générale de la GAR, il sait bien qu'elle a mérité son grade. Mais Jodie Holmes, comment a-t-elle pu mériter ses galons ? Enfin ce genre de question peut lui être retourné aussi. Comment un gars des bas-fonds peut se retrouver dans un vaisseau de la République en route pour une mission diplomatique.

D'un mouvement de ses lèvres et de ses yeux, il esquisse une expression légèrement rieuse. Replongeant son attention sur sa lecture, son esprit insiste à vagabonder sur des détails sans importance, concernant sa voisine.
** - « Ou alors, elle ne fait pas son âge ? Elle est peut-être plus âgée qu'elle ne le paraît ? Un ravalement facial ? Avec toutes les technologies de nos jours, pourquoi pas ? ... Le "Bacta" n'est bien connu qu'étant un fluide qui pourrait accélérer la guérison ainsi que de traiter les blessures graves, mais de là à devenir un bain de jouvence... » ** Cette soudaine envie de rire laisse place qu'à un simple sourire dès lors qu'il lève son nez de son Datapad, croisant sans le vouloir le regard de Jodie.

S'interrogeant ainsi sur ces détails sans grande importance, il n'ose poser la question de peur de prononcer des mots déplaisants pour une jeune femme. Sans oublier que c'est bien là le genre de fille qui pourrait prendre toute question de la part d'un homme comme du sexisme...
Intrigué, il l'est. Une autre question le taraude de nouveau. Que se passe-t-il dans les têtes pensantes de la République afin de nommer ce personnage dans une commission diplomatique. ** - «  Surtout que c'est bien le genre de personne qui ne peut penser sans cesse que c'est ses actions au sein de l'armée, que le fait d'avoir fait la guerre lui donne, à elle la guerrière, un avantage plus qu'à d'autre ; ce privilège de savoir ce que c'est guerre,  sang, pleurs, peur, barbarie… »**
Un autre regard, un autre sourire qui laisse apparaître sa dentition blanche, à l'attention de mademoiselle Holmes et le voilà de nouveau repartit dans son raisonnement en silence... **- « Ou alors que sa vie n'a tenu qu'à un fil puisqu'elle a côtoyé la mort plus que les autres par sa fonction passée... »**

La dernière ligne droite se fait dans un silence élogieux, studieux les deux compères n’avaient pas levé leurs yeux de leur dossier. Avant de descendre de la navette Poole se tourne vers la Kaminoenne et lui dit :
- « Pour revenir à votre questionnement de tout à l’heure concernant la capture de cet Alderaani. Je veux vous signaler de nouveau que nous sommes mandatés en tant que « Médiateur » dans cette affaire. Et lorsque vous dites, je cite " il est clair que Gelmir ne laissera pas passer cette occasion et ne manquera pas de nous faire chanter. " Il n’est pas question d’un quelconque chantage que ce soit du côté du Seigneur Gelmir ou de nous-mêmes… Normalement, un représentant d’Alderaan devrait être mandaté afin de venir pourparler à cette table. Espérons surtout qu’il y soit déjà sur place… Et de là nous aviserons. »

Redressant sa cape, il conclut par un simple
« Maintenant, allons-y. ne faisons pas attendre le Gouverneur et sa délégation. »

Dès les contrôles d’usage passés. La navette atterrit à l’emplacement réservé. Les diplomates de la Nouvelle République Fédérale en descendirent.
« Mademoiselle Melissandre, je présume ? » Dit l’homme d’un sourire charmant à la jeune brune qui se tient à présent face à eux entourée d’un nombre fascinant de garde… 
- « Veuillez accepter mes salutations. »  D’un geste léger de la tête,  d’un mouvement rapide sur ses deux pieds joints, il poursuit : 
« Laissez-moi vous présenter mademoiselle Jodie Holmes » Joignant le geste à la parole, Rick s’écarte doucement et de sa main droite présente sa compagne à leur comité d’accueil, puis enchaîne aussitôt par un : 
« Je me nomme Rick Pool. Nous sommes les membres de la délégation de la Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures »…
Sa main se tend vers Melissandre, attendant la sienne, signe d'une poignet de main amicale.
« Permettez-moi, au nom de ma collègue et au nom de la Nouvelle République Fédérale, vous remercier, vous et le Gouverneur Gelmir, d’avoir accepté de nous recevoir sur le sol de votre planète.» 


Attendant quelques secondes afin de ne pas paraître trop brusque dans ses manières ainsi que dans ses mots, l’homme finalise les présentations.
- « Nous sommes à votre disposition, Mademoiselle. Nous attendons votre directive.»

Il ne reste plus que la rencontre avec le Gouverneur de Nar Shadaa, le Seigneur Gelmir, la mission peut, pour ainsi dire, commencer.
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MessagePosté le: 13/11/2016 19:56:20    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Tel est son titre dans ce système, le Gouverneur Gelmir toise implacablement la gigantesque baie vitrée.
L'habitude est née de la mélancolie, un militaire se doit d'être aux abords des batteries turbolasers, de soldats armés et prêts au combat, d'une chambre forte contenant assez de baradium pour faire imploser une étoile. Ici le Seigneur Gelmir n'est rien d'autre que sa propre fantaisie stratégique, une planète Hutt libre dans un système Hutt libéré, non loin de la Gueule isolée, renfermant Kessel et ses Ravageurs. Il se souvient des accords diplomatiques, des nombreuses discussions politiques et monotones lorsqu'il fut jadis, le Général de la Confédération des Systèmes Indépendants, tout cela l'ennuyait sans pour autant de ne cesser de se languir de ces attributions d'autrefois. Le présent révèle les preuves palpables d'un cycle interminable entre la domination militaire et le pouvoir politique, mais le Seigneur se rassure en murmurant parfois que tout ceci n'est que la raison d'un futur dantesque où chaque civilisation devra choisir entre les faux accords, et les notes musicales de terribles tirs organiques. Les fibres de la Force s'insinuent sur Nar Shaddaa et un écho répond positivement, l'aura de la délicieuse Mélissandre témoigne de la présence de la délégation Républicaine. Le sujet va pouvoir débuter, la question de l'ambassadeur sera réglée sous peu. Qu'il soit mort sur Kessel, mort ailleurs, l'importance est moindre. La vie de tels individus, au dessus des lois, prônant la justice et arborant fièrement l'étiquette diplomatique en usant de ce titre pour effleurer un pouvoir malsain sous la forme de crédits, ne mérite aucunement la vie. La justice doit être impartiale, pour tous, riches et pauvres, rois et Empereurs, qu'il en coûte à ces têtes de la haute société de s'octroyer de tels influences sans mesurer l'étendue de leur indélicatesse. L'affaire Kessel en valait la chandelle, pire encore lorsque le vicieux mauvais jeu d'une planète noble, remet les clés de ce système avec aisance.

Le Zabrak détache son regard de la "Coruscant Hutt" et s’éclipse de son bureau pour vérifier la mise en place des préparatifs dans la grande salle prévue, en toute logique, pour les réunions gouvernementales des politiques de Nar Shaddaa et de Kessel. Une salle spacieuse et raffinée par la technologie moderne, à cheval entre le bunker stratégique et le centre névralgique d'un gouvernement. Quoi qu'il en soit la vaste pièce permet d'avoir en temps réel les informations galactiques sur différents programmes proposés par les gouvernements galactiques actuels, ainsi qu'une représentation fidèle de Nar Shaddaa sous emprunte holographique -Kessel arrivant prochainement-. Tous les détails y sont représentés, rien n'échappe au nouveau gouverneur et bientôt, même les Hutts n'auront plus de secrets pour lui. La préparation du lieu est impeccable et l'organisation du Palais Gouvernemental affine les derniers détails, non pas des carafes mais des cruches d'eau en verre d'une contenance d'un litre, trônent aux différents endroits stratégiques et plus précisément à chaque place prévue pour les arrivants. Des verres à pied d'excellentes factures sont disposés sur des dessous en soie figées sur un alliage de résine, scellée par du verre. Une lustreuse manuelle est passée par un agent d'entretien afin de réaliser un sol impeccable et luisant, tout juste quelques minutes après le lessivage des lieux.

Le Gouverneur vérifie machinalement son siège, celui des invités, fait ajuster les dossiers si nécessaire, recadrer un écran de datapad ou une micro station holographique mal indexée. L'exigence est un luxe qui plait aux puissances, aux politiques ainsi qu'aux petits peuples, rien n'est plus maladroit qu'une réception mal organisée et un accueil mal géré, la politique et la négligence ne font pas bons ménages. Les officiels méritent une hospitalité contrôlée sous le signe de la bienveillance, mais le Zabrak n'oublie cependant pas son rôle dans les futurs pourparlers sur l'affaire d'Aldérande et de Kessel et par conséquent, le ton qu'il se doit d'employer.

Les bras croisés derrière le dos, le visage de fer tourné vers les écrans d'informations, le Gouverneur de Nar Shaddaa, attend la délégation avec grande impatience.

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Vêtue d'une longue veste pourpre au col debout épinglé par une broche argentée, de chaussures à peau reptilienne et aux talons hauts aiguillés, Méissandre incarne l’opulence de Nar Shaddaa. Un contraste parfait pour une femme sobre aimant les belles choses mais pas aussi démesurée que sa tenue d'apparat imposée. Les gardes autour d'elles semblent sortie d'une milice Hutt, une tenue identique et à un faible cout, des armes basiques que l'on pourrait trouver partout ailleurs mais une chose différencie ces hommes de la basse classe de la planète : La discipline. Leurs appuis sont bien ancrés sur le béton de la plateforme, le buste droit et le regard aux aguets, des militaires entrainés sous la peau de vulgaires gardes du corps. Le hasard n'a pas sa place pour le Seigneur Gelmir et décider de laisser la vie d'une femme, une Ravageuse et une représentante officielle du pouvoir de Nar Shaddaa, à la basse classe crapuleuse de cette dernière est bien, finalement, la dernière chose qu'il ferrait.

Lorsque la navette de la délégation perce les nuages opaques de la planète, Mélissandre envoie dans la Force une annonce perceptible par son Maître. Aussitôt, les armes des soldats sont activées sur le mode létal et l'index de chacun, sur la gâchette assouplie. Bien que la République Fédérale ne soit certainement pas actrice de la mise à mort gratuite, les évènements de ces derniers jours pourraient faire penser à un subterfuge délicat de la part des Chasseurs de Prime. Si Aldérande est si maligne et malsaine, elle pourrait par la grâce dont ne sait quel ancêtre, louer de nouveaux services pour un quelconque méfait à l'intention du Gouverneur Gelmir. Cette peste de Ridinia aura bien assez tôt, un goût amer aux bouts de ses lèvres mensongères. La République Fédérale foule le sol artificiel de la plateforme et un certain Rick Pool fait les présentations d'usage. Mélissandre inspire en profondeur pour s'acclimater à ses nouvelles fonctions mais aussi et surtout, lui donner le courage nécessaire au batifolent idiot des politiciens et de leurs sujets officiels. Avec grâce, elle tend une main habile vers celle tendue et la sert.

-Monsieur Pool, Mademoiselle Holmes, soyez les bienvenus sur Nar Shaddaa.
Je suis en effet, Mélissandre, la Représentante du Gouverneur Gelmir et suis heureuse de faire la rencontre d'une délégation en provenance de la République Fédérale. Bien sûr ces circonstances ne sont pas les meilleures mais l'histoire nous affirme que les rencontres ne sont pas toujours portées par le confort d'une bonne conversation.

Je vais directement vous conduire, si vous le voulez bien, auprès de notre Gouverneur.
Il a grande hâte de débattre de cette affaire pour trouver un terrain d'entente en adéquation avec le sujet et les désaccords. Il est regrettable de ne pas avoir directement affaire avec le gouvernement d'Aldérande.


Un sourire faux mais réel, le mensonge est une vertu qu'il faut savoir manier avec élégance. Le cortège se met en marche à la suite de la Représentante aux cheveux corbeau, les gardes entourent et ferment la marche. La plateforme privée est située sur une entrée directe au sein même du Palais, un couloir d'une trentaine de mètres clos par une porte automatique verrouillée par une carte magnétique autorisant son ouverture, conduit dans le grand Hall. Cette salle est à la démesure des Hutts, spacieuse, brillante et fringante, une parfaite réplique gouvernementale de n'importe quel palais de cette espèce malfaisante.
La touche du nouveau Gouverneur n'y est pourtant pas encore imposée et ne le sera probablement jamais, l’opulence de Nar Shaddaa doit rester ainsi, la sobriété de l'édifice pourrait déplaire aux sujets soucieux de leur éthique. Le gouvernement en place a d'autres sujets à débattre que la culture de criminels millénaires. Après quelques minutes de marche, les gardes de la plateforme s'éclipsent lorsque les portes de la salle de réunion gouvernementale se présentent, sur leurs imposants gonds dorés et à la manufacture du bois, frôlant la perfection. Le travail, à la réalisation soigneuse et à la main, est apprécié du pouvoir Hutt même s'il comporte des déficiences qu'une machine ne ferrait pas.

Mélissandre cesse sa marche devant les hautes portes de la salle, une onde légère dans la Force indique au Gouverneur à l'intérieur que la République Fédérale incarnée par ses représentants, est là. La porte s'ouvre alors sur la salle de réunion, Le Gouverneur Gelmir est à sa place, en face de l'ouverture, les bras croisés derrière son dos. La demoiselle brune fait signe aux hôtes de prendre place sur les sièges prévus à cet effet.

Les portes sont refermées par des gardes, les pourparlers peuvent commencer.
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Sion Kumitomo
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MessagePosté le: 15/11/2016 02:12:37    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Après avoir vainement tentée de pouvoir parler sérieusement avec l’homme qui cohabitait, fort heureusement temporairement, à ses côtés dans cette navette, la jeune Holmes jeta l’éponge assez facilement. Il parlait trop, avec lourdeur et un certain manque de tact. Certes, il n’en devenait pas irrespectueux et Jodie ne faisait preuve d’aucune animosité à son encontre, non. Simplement une indifférence… S’il était bien une chose, c’était la volonté de bien faire, peut-être trop, mais là… Alors, toujours dans cette optique de ne froisser personne, elle acquiesçait, avec plus ou moins d’entrain, elle lançait des regards approbateurs à Poole, des « oui » presque murmurés mais ne répondait guère. Celui-ci préférait apparemment parler de lui, avec sa vergogne qui lui paraissait coutumière. A en juger par la façon dont celui-ci se détourna d’elle à l’écoute de cette voix provenant de la cabine, Jodie en jugeait qu’ils furent tous deux sauvés d’une gêne aussi proche que certaine. Surtout pour elle, sans doute. Il n’était sans doute pas le moment de penser ça. Leur entrevue promettait d’être d’une importance capitale et nos deux amis allaient vraisemblablement devoir faire équipe pour le meilleur et pour le pire mais toujours avec le but de tirer le meilleur. Tirer le meilleur d’un être dont les actes parlaient pour lui.
Après l’annonce, Poole paraissait pensif lui aussi. Ce « médiateur » avec qui elle devait faire équipe se trouvait bien trop sur la défensive. Jodie y pensait avec désarroi. Aviser ? Aviser alors qu’ils seraient devant Gelmir qui tiendrait sans doute les rênes des négociations. Et Poole restait presque… bercé d’illusions, imaginant sans doute qu’avec des bonbons, le méchant deviendrait gentil. Etions-nous ici pour libérer ce diplomate, oui ou non ? Un « médiateur » n’est pas une personne passive. Nous sommes mandatés par la République fédérale elle-même. Nous avons un but. Que dirions-nous face à un « non » plus que probable de Gelmir. « Oui, pas de soucis, au revoir ». Non. Mais bon, Jodie « aviserait », comme Poole semblait le dire.


- Bien, allons-y. Je vous suis. – furent les seules paroles qu’elle prononça alors.

Lorsqu’il la présenta en direction d’une certaine Mélissandre, Jodie hocha la tête d’un mouvement respectueux en saluant la femme qui se tenait face à eux puis suivait le petit comité. Jodie ne prêtait que peu d’attention à leur environnement. Elle ne l’aimait pas. Il sentait mauvais, dans tous les sens du terme. Préférant une nouvelle fois se murer dans un silence, loin d’être un silence boudeur ou irrespectueux, mais un silence dénotant une concentration extrême, elle emboitait le pas aux autres.

La pièce dans laquelle ils arrivèrent était sans conteste très impressionnante. D’une grandeur démesurée, les yeux attirés à tous bout de champ par des scintillements révélateurs de la finesse de celle-ci. Effectivement, le Gouverneur ne ménageait pas ses efforts. La situation n’aurait pas été ainsi, la mâchoire de Jodie se serait involontairement décrochée à la vue de cette pièce grandiose. Puis il apparut, dans une position indiquant une confiance en lui inébranlable. Le gouverneur, les bras croisés derrière le dos, Jodie aurait pu sentir son regard suffisant peser sur eux, auraient-ils pu être de vulgaires mouches. Un admirateur l’aurait vu apparaître « dans toute sa splendeur ». La splendeur que le pouvoir vous procurait… sans aucun doute. La grandeur… Oui, mais par rapport à quoi ? Jodie ne voulait pas le savoir. Le sujet promettait déjà d’être assez « piquant », pas nécessaire d’en rajouter.

Il n’appartenait pas à elle de prendre la parole alors que le bruit de leur pas, résonnant sur les hauts plafonds et longs et interminable murs, s’étouffant dans le lointain. Un moyen de leur rappeler, finalement, leur éloignement par rapport à l’endroit où ils se trouvaient. C’était entre Gelmir et eux.
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Dam DOnOs
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MessagePosté le: 19/11/2016 13:47:42    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

 
  
 
 
J’écoute avec attention, les mots d’accueil de La Représentante de la Gouvernance de Nar Shaddaa. Elle nous invite à la suivre et sans plus attendre, nous lui emboîtons le pas, Melissandre devant, Jodie Holmes à mes côtés, escortés de ces « soldats-gardes ». Je profite d'être en marche dans ce couloir pour laisser mes yeux fureter sur tout ce qui les entoure, et donc de pouvoir inspecter les lieux. Je regarde à droite, puis à gauche, une fois de plus à droite. Après avoir lancé un regard furtif à ma jeune collègue, je replace ma capuche sur le sommet de mon crâne. 
Personne ne parle, et je me demande dès lors ce qui pouvait bien se passer dans la tête de chacun. À quoi pensent-ils. Par exemple à quoi peut bien penser un garde lorsqu’il nous escorte ainsi en groupe après un ordre reçu ? Lorsqu’ils marchent d’un même pas, se font-ils de réflexions intérieures ? Et cette Melissandre, que peut-elle se dire de notre présence en ce lieu ? Et Jodie ? Ha ! Jodie ! Je crois que j’ai déjà ma petite idée... 
Moi, j'aime bien laisser mon esprit vagabondé... Souvent, je perçois « ma cervelle » comme un espace neutre, dégagé de tous les affects, de toutes les batailles de ce monde, un espace où il fait bon se ressourcer. Et, étrangement, cela m’a aussi toujours permis de mieux me questionner et de prendre le recul nécessaire pour me mettre à l’écoute du réel.
Si le silence pouvait parler, il dirait des mots et des mots, mais pour l’instant, il s’étouffe au milieu de nos pas. Seul ce son bruyant, violent, puissant sur ce sol, plane dans ce corridor. Ça tape, ça claque, ça émet. Le bruit de toutes ces bottes à talons plats ou à talons hauts devient une habitude, se répète et choque de moins en moins mes oreilles. Mes bras le long du corps suivent la cadence de ma démarche, rapide mais non précipitée. Sans que nous ne nous en rendions compte, un rythme presque comme à l’unisson, m’entraîne, que dis-je, nous entraîne un même mouvement de jambes coordonné. Je me laisse emporter par cette remarque que je me fais en cet instant. Dès qu’ils lèvent le pied droit, parallèlement sur la même allure, je lève le mien. À peine, celui-ci posé, le pied gauche suit à la perfection la cadence. Nos jambes se tendent, se plient en même temps, et les pieds, « Clap... Clap... Clap » sur le sol, une même régularité. J’essaie de me défaire de cette symétrie de mon enjambée. Mais, trop peur de me retrouver à dandiner tel un pantin désarticulé, j’abandonne. Malgré toute ma concentration, je ne peux m’y contraindre, je décide de poursuivre sans changer ma cadence, sur la même foulée.

Cela fait quelques bonnes minutes que nous parcourons cette "galerie". Arrivé dans le hall, je me dis que si certains sont d’avis qu’un lieu décrit souvent celui qui y vit, je ne me range surtout auprès de ceux qui considèrent qu’un endroit, un lieu, un habitat, reflète le plus souvent le caractère de celui qui l’a fait construire... Ce décor n’est pas neutre et elle reflète encore moins de la sobriété. De toute façon, je n’allais pas trouver autre chose que ce que mes yeux découvraient. Je suis quand même dans l’Espace Hutt, ces insatiables quêteurs de richesse. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il est dit que sur Nar Shaddaa la richesse s’y étale plus que n’importe où dans la Galaxie. N’ont-ils pas renommé Evocar en Nal Hutta, lorsqu’ils l’ont colonisée ? Signifiant "Bijou glorieux" dans leur langage. Il est bien là un signe supplémentaire de leur besoin de Vivre dans l'opulence, affiché le luxe en extrême abondance. Je suis certes sur Nar Shaddaa, … La lune des contrebandiers comme on la surnomme... Celle qui en surface, exhibe des tours, telles des enseignes lumineuses à perte de vue, aux côtés des palais de plaisance flottants. Je ne m’arrête pas sur ce point de détail...

Stop ! Les gardes s’écartent, Mélissandre fait halte. Les hautes portes s’ouvrent sur une pièce, face à l’entrée se tient... « Le Zabrack sous son armure », le Seigneur Gelmir, Gouverneur de Nar Shadaa. Même si ce casque, masque, dissimule son visage, je devine sans difficulté, aucune, ce regard qui nous fixe. Nous examinant avec une attention nuancée de dédain et peut-être même d’hostilité. Je ne dois pas me sentir offensé, ni garder une crainte, aucune car je sais bien qu’il souhaite démontrer son autorité. Comme le ferait tout représentant que l’on peut croiser dans cette Galaxie. Par sa posture, le Gouverneur Gelmir nous montre là toute sa puissance. Je mentirai si je vous dis que cela ne me désoriente pas, même légèrement. En quelques secondes, je reprends mon esprit.

J’accélère le pas légèrement afin de franchir avant Jodie Holmes les hautes portes de la salle de réunion. Cela n’est pas un geste d’impolitesse de ma part, ce n’est pas pour me mettre en avant que j’effectue cette démarche, mais bien parce que j’ai appris depuis toujours auprès de mon paternel, et un fait confirmé par ma maternelle. L’homme doit précéder la femme, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de danger. Je ne déroge pas à cette règle, ça reste plus que dispensable, d’ailleurs, je suis sûr que grands nombres de femmes ne le savent même pas. Et ce geste, nous les connaissons déjà tous, cela s’appelle de « la courtoisie ». Il suffit de bien les utiliser, sans trop en faire, trop en rajouter, surtout si ça ne colle pas avec notre image. On risque de donner d’un rôle surjoué et ça sonne faux. Déjà, vu l’opinion que ma collègue a de moi !... Ce genre de politesse et de savoir-vivre, n’est pas réservé seulement à ceux qui ont vu le jour du haut des « gratte-ciels » de Coruscant ou au cœur d’un palais de Naboo, il est aussi su par de simples gens comme moi.
Il était terminé du Rick Poole, nonchalant d’il y a même quelques heures de cela... Même si je sais que malgré le poste que j’occupe en cet instant et je suis et je reste le Rick Poole qui a vu le jour et qui a usé son fond de culotte dans les bas-fonds de Coruscant.

Je rentre d'un pas décidé dans la gigantesque pièce du bâtiment.
« - Gouverneur Gelmir, au nom de la Nouvelle République Fédérale, Merci de nous recevoir en votre antre. Mademoiselle Jodie Holmes, ici présente et moi-même...
Un salut presque militaire à celui présent face à moi, pour marquer le respect de celui qui me reçoit de par son rang, sa fonction et le respect de celui que je représente, le pouvoir politique, au nom de la nouvelle République Fédérale...
Et au nom de la délégation diplomatique nommée sur cette mission, je poursuis sur un :
« - Merci de nous avoir autorisés de fouler le sol de Nar Shadaa. »

Melissandre en bonne assistante, nous invite à nous asseoir. Accompagnée de Jodie, je me dirige vers le siège. Malgré ce qu’on pourrait dire, la galanterie avant tout. Je laisse prendre place la gente féminine Puis je m’y installe à mon tour à l’emplacement qui m’était destiné. Je me mets à l’aise, d’un geste de la main, je repousse ma capuche.
« - Vous permettez ? » Sur ces mots, mon regard se pose sur ce verre à la ligne épurée et élégante haussé d’une tige. C'est vers cette tige que ma main se tend. Je la saisis et la tiens délicatement tandis que la droite empoigne la hanse de l’autre récipient transparent qui nous laisse découvrir son contenu. J’approche le bec évasé au bord du « calice » et le liquide se déverse lentement... Les gestes accomplis, j’apporte à mes lèvres et avale le contenu. Je n’avais pas grandement soif, mais il est à mes yeux une façon de montrer que je ne pense à aucune entourloupe de sa part. Boire cette eau est une manière de démontrer d’assurer qu'aucune crainte pour ma part de me retrouver en ce lieu. Cet acte contribue à asseoir une confiance mutuelle.

Posant délicatement mes bras sur la table, du moins les poignets en appui sur le coin de ce meuble, le dos bien droit, je reprends la parole.
« - Gouverneur, il est inutile d’attendre l’arrivée d’un ou des représentants Alderaanis... Je suis au regret de vous annoncer qu’autour de cette table pour ce pourparler, il n’y aura personnes d’autres que vous et nous. » ... Je m’arrête quelques secondes, puis prenant une grande aspiration, je suis sur le point de lui annoncer la nouvelle qui nous est parvenue sur notre Detapad personnel, quelques minutes avant la descente de la navette.
« - Laissez-moi vous le montrer ce sera beaucoup simple que de l’annoncer ainsi en but en blanc. »
J’allume mon petit appareil et le passe à Melissandre afin qu’elle le porte à son supérieur. Et que celui-ci puisse prendre connaissance de ce qui est inscrit. Dans cette annonce, il nous est expliqué que suite à une terrible nouvelle, la disparition de leur Sénatrice, la mise en place, la venue de la délégation Alderaanie est plus que compromise. Je me sens mal à l’aise d’annoncer cela ainsi... Je laisse écouler quelques minutes de silence afin que les protagonistes en prennent connaissance avant de reprendre le cours de la discussion. J’avais espoir lors de notre embarcation sur Coruscant que nous allions accompagner le groupe d'Alderaan. Comme cela ne peut se dérouler dans ce sens, il est de notre devoir de faire en sorte d’amener à bien cette affaire.

Puisqu’il faut y aller, il est temps de rentrer dans le vif du sujet, je pense.
« - Seigneur Gelmir, comme vous avez pu le lire Tyria Ridinia s’est éteinte... Mais l'espoir du retour de Monsieur Youko près des siens sur Alderaan ne s’est pas éteint pour autant. Mandatés par les membres du Sénat de la Nouvelle République Fédérale et Alderaan, nous venons plaider la cause de cet Ambassadeur. Nous désirons savoir pourquoi cet homme est retenu contre son gré ?
- Un autre point qui va aussi de son importance, monsieur le Gouverneur. Nous souhaitons recueillir les informations complémentaires concernant cette "Affaire Kessel" Nous voulons nous assurer que la population de Kessel a bien désiré ce changement d’affiliation et que les conditions de détention des prisonniers de la planète pénitentiaire restent dignes.
Gouverneur Gelmir, vous pouvez d’ores et déjà noter par notre présence à cette table, et je vous le confirme à vive voix, la Nouvelle République Fédérale ne s’immiscera pas dans les affaires intérieures de Kessel si l’annexion a bien suivi le processus démocratique.»






 
 
 
 
 
 

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MessagePosté le: 05/12/2016 19:04:10    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Lorsque les gardes s'éclipsent derrière la porte, les pourparlers sont soigneusement engagés. Le Seigneur des Ravages faire taire la Force autour de lui pour s'implanter pleinement dans la conversation et pouvoir ainsi, mesurer les propos de ses interlocuteurs en faisant abstraction des sensations qui émanent de chacun des protagonistes. La République Fédérale semble encline à la coopération mais Gelmir ne peut s'empêcher d'hausser les sourcils lorsque la demande sur la captivité de l'Ambassadeur est posée. Nuls doutes que la République a été mise au courant par la divulgation du rapport militaire de l'Amirale Jariah Mai, pourquoi diable doit-on une fois encore, réaliser un dialogue ?

Tel un Général lors d'un débriefing de mission, le Seigneur Gelmir pianote adroitement sur la console centrale de la salle de réunion, il y trouve le rapport militaire et l'affiche via un projecteur sur chacun des pupitres devant les invités.


-Au travers de la Galaxie nous disposons de ressources d'informations capables de transmettre avec fiabilité, l'état de planètes isolées portant un intérêt tout particulier sur la sécurité et la sureté de l'espace. Kessel a été enregistrée dans nos documents officiels sur le simple fait que la gestion des ressources et la politique de la direction des infrastructures pénitentiaires, étaient bien en dessous des espérances des ses clients. Ces clients sont, comme vous le savez, les planètes et autres gouvernements galactique envoyant leurs prisonniers condamnés à des peines tenues pour être exemplaires.

La planète Kessel est la pire des condamnations qui soit possible pour un détenu que nous classifions dans des catégories d'une échelle une à six, la une et la deux étant des peines dites légères correspondant à plus d'une décennie d'incarcération. Il est indéniablement logique qu'en vue du nombres de prisonniers, Kessel doit disposer d'une direction inébranlable et de structures adaptées pour permettre une détention ferme mais humainement possible. Notre source chargée de la planète prison a mis en avant une fiabilité médiocre des cellules, du personnel et une liberté un peu trop prononcée concernant la gestion totale des infrastructures et de la politique interne de Kessel.

Ce rapport sous vos yeux est celui de l'Amirale Jariah Mai, ce même rapport a été transmis à la République Fédérale par le croiseur militaire actuellement dans le système de Kessel. Vous y trouverez des enregistrements audio ainsi que les déplacements et le déploiement des ressources militaires de mes armées. Lors de la phase que nous appelons l'Affiliation, la flotte accuse réception d'un message maladroit stipulant et soulignant que si invasion il y a, la planète sera détruite. Un tir ionique est lancé depuis Kessel, mettant hors service quelques temps un Vaisseau de Contrôle Droïde. Force est de constater que la suite est tout à fait logique, la décision est prise d'envahir par la force Kessel et de mettre un terme à l'offensive adverse.

Heure 0 : 12, une personne se faisant passer pour l'Ambassadeur d'Aldérande réclame l'autorisation de contacter mademoiselle Ridinia. La réponse de l'Amirale Mai est militairement acceptable, nous ne pouvions consciemment autoriser des communications au delà du système de Kessel sans avoir la totale certitude qu'un officiel du gouvernement d'Aldérande était réellement présent. Soulignons ensemble le fait, que l'Amirale a tenu à conseiller le diplomate en, par ailleurs, le rassurant. Je cite ces propos "Sachez que si vous êtes véritablement ambassadeur, nous ferrons la nécessaire pour vous renvoyer chez vous. Retirez vous des zones sensibles le temps de l'invasion."

Heure 0 : 13 et je ne fais que citer le rapport dont la conversation audio est à votre disposition " Kessel dépend d'Aldérande, l'Ambassadeur a donner l'obligation à Kessel de faire feu. Il a affirmé vouloir faire sauter les installations et a été mis aux arrêts par les forces de Kessel.

La direction de Kessel affirme alors que le gouvernement Aldéranien s'est allié avec des pirates, que la direction s'est retranchée dans la salle de contrôle du bâtiment pénitencier principal et qu'ils acceptent les accords de reddition."

Dans des termes militaires plus précis, il s'agit d'une opération tout à fait réussie.
Plus tard l'espace sera totalement libéré des pirates après une confrontation classique et la planète sera pacifiée avec quelques poches de résistances causées d'une part, par la force de la direction dans un premier temps et d'autre, par certains blocs de détention ayant profité de l'occasion pour désirer s'échapper. Kessel sécurisée, il ne restait qu'à clarifier la situation sur l'Ambassadeur et nous l'avons fait.

Avec toutes les preuves contre lui, sa détention est tout à fait logique.
Invoquer l'immunité diplomatique d'un individu prompt à détourner des ressources d'une planète et voulant délibérément mettre en danger la population carcérale de la planète, est malhonnête et bien loin d'être qualifié de "prises de responsabilités". Cet individu a mis en danger mes hommes ainsi que la planète Kessel toute entière.


Le Seigneur Gelmir marque une pause.
Il contemple la délégation de la République Fédérale et parle d'une voix plus ferme et sombre.


-Plusieurs groupes de Chasseurs de primes sont actuellement en opération sur Kessel afin de s'y infiltrer et de récupérer l'Ambassadeur. Un principe fondamental me dit que la République Fédérale ne devrait être responsable que très faiblement de cette action. Aldérande est obligatoirement mouillée dans cette affaire, alors croyez bien que si Ridinia est décédée, je ne verserais pas une seule larme pour une politicienne malsaine, fausse, vicieuse et capricieuse.

Le prisonnier AL00002458 doit passer en jugement et immédiatement auprès du tribunal de Coruscant concernant les accusations. Il s'agit là de ma seule condition pour sa libération. Pour la gouvernance de Kessel, vous comptez donner les droits à l'élection aux prisonniers ? Je suis tout à fait prompt à laisser la gestion de la planète à une personne compétente tant qu'elle respecte les engagements futurs.

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MessagePosté le: 10/12/2016 14:29:41    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

 
  Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures 


 Ma prise de parole terminée, j'attends patiemment une réaction, un avis. Et celui-ci ne se fait pas attendre. Le Seigneur des lieux sans un mot fait jouer de ses doigts sur le clavier à sa proximité. En espace de quelques secondes, l'écran placé devant moi s'illumine affichant à ce qu'on pourrait appeler un rapport. J'écoute avec attention les explications données même si pendant ce temps mes yeux parcourent l'écrit.
Nous ne connaissons la nature des choses que par leurs effets ; ces effets, qui peuvent nous paraître incertains, mystérieux ou au cas échéant normaux, essentiels, réalistes... Cela dépend de tout et de rien, cela dépend de notre état d'esprit, cela dépend de ce qu'on veut en faire et de ce qu'on veut entendre. Puis nous les attribuions à l'essence d'une chose, d'un événement ; c'est un cercle, un cercle vicieux par moment et pour certains, un cercle normalisé pour d'autres. Pour se faire, on coordonne un descriptive dans l'explicatif. Faut-il se rabattre sur la description de cet ensemble ? Quand on décrit, on utilise une langue, un phrasé, complété ou non par des symboles. On fait un choix dans ce qu'on veut mettre en lumière, ce qu'on veut mettre en avant, ce qu'on veut donner tout simplement. Et il nous arrive qu'on décide de négliger certains détails. Et là, on essaie d'expliquer. La description précède-t-elle l'explication. Doit-on faire précéder l'explication à la description ? Où s'arrête l'une, où commence l'autre ... Dans l'Historique ? Dans les lois ? Dans ce qu'on a le droit de faire ? Dans ce qu'on a droit de dire ? Puis il y a ce qu'on a droit d'entendre ? Dans ce qu'on a envie d'entendre ? Ou dans ce qu'on souhaite entendre ?

Lorsque nous sommes en charge d’une négociation, d’un pourparler, il  faut apprendre à parler, placer ses mots au bon moment, tout comme placer les bons moments. Mais avant tout, il faut apprendre à écouter. La parole de l’autre va autant de son importance que nos propres paroles. C’est avant tout se taire et laisser la place à l'autre. Écouter n'est pas quelque chose de simple, de naturel comme pourraient penser beaucoup, mais au contraire, cela s'apprend. 

Je ne lui coupe pas la parole, je n'interviens pas. Elle est là cette force de la communication la première partie "parlée" et l'autre partie la capacité d'écouter avec attention et de comprendre en détail ce que mon interlocuteur essaie de dire. 
 
 
Le Gouverneur développe consciemment afin de me faire comprendre, d'éclaircir les faits et les aboutissants de la situation. J’essaie d'analyser ce commentaire. Il m'expose ainsi son explication des faits qui semble crédible, plausible, satisfaisante, empirique, à ses yeux. A part ce rapport et son allocution, je n'ai rien pour étayer ces arguments.
Notre mission si je me rappelle les termes, je dirai les brides de mot qui me sont restés en mémoire, c'est "recueillir les informations complémentaires concernant l'affaire Kessel." Je n'ai pas à juger, je n'ai pas d'avis à donner, moi, je recueille. 
Concernant les agissements militaires, j'avais acquis avec certitude que je n'y comprenais rigoureusement rien.
A chaque mot, chaque explication, j’opine du chef. Le Seigneur retrace la cause, la raison de l'emprisonnement de ce diplomate alderaani.

Lorsque j'entends "Chasseurs de primes sont actuellement en opération sur Kessel afin de s'y infiltrer et de récupérer l'Ambassadeur" ,  je fais un effort immense pour que mes yeux ne sortent pas de ses orbites. À l'intérieur de moi, je fais des bonds, je ne peux m'empêcher de lâcher un juron silencieux : ***" Bon sang de bonsoir ! Qui est l'imbécile qui a cru avoir l'idée de génie en agissant ainsi ? J'espère pour lui qu'il n'est pas Républicain. Si on lui met la main dessus, ça va plus que chauffer pour sa carcasse. Et j'en connais une qui va bondir lorsqu'elle lira mon rapport."*** Je comprends mieux à présent, ce changement de ton.

Abasourdi par ce que mes oreilles ont entendues, j’essaie de me concentrer de nouveau sur les paroles du Zabrack  Il finit sur ses exigences, que dis-je, « exigence » n’est pas là le mot adéquat, plutôt ses conditions. Oui, c’est là le bon mot, la bonne expression. Ainsi, se place la Base de cet accord, un élément essentiel est requis pour qu'il y ait acceptation à notre demande.

Ni d’une, ni deux,  je profite de l’occasion afin d’intervenir à nouveau. Ce n’est pas que je souhaite couper l’herbe sous le pied de ma partenaire, mais comme je dis souvent « action – réaction ». Le temps est précieux, il file comme le vent, alors il faut bien le saisir au vol. C‘est pas le temps de niaiser. Je me racle la gorge discrètement et me voilà parti.
« -J’ai pris ce que vous m’avez donné par vos paroles, appuyées par ce document. Vous avez exposé, justifié, le motif, avec précision les faits et les causes de cette situation. Je n'interpréterai pas vos dires, ni ceux de la défunte Sénatrice d'Alderaan. Mon rôle, c'est de récupérer des renseignements précis afin que la lumière soit faite au sujet de ce "litige". Je les ai eus et je les transmettrai. Tout comme, votre annonce concernant ces Chasseurs de Primes.... »
 
Un bref silence, de ma part... Et quand je dis bref, c’est vraiment très bref....
« - Laissez-moi vous dire, Gouverneur, que nous tombons des nues... La République Fédérale n'est nullement responsable de cette action. Notre présence devant vous est pour preuve de la bonne démarche de ses intentions. Et si le doute persiste, Gouverneur, afin de le dissiper, vous pouvez en être sûr que dès lors que la Nouvelle République Fédérale en aura vent de cet agissement, une enquête sera ouverte et les responsables devront en répondre. Croyez-moi l'affaire n'est pas close et ne le sera pas tant que le ou les coupables ne seront pas débusqués. »
Avec véhémence, les mots étaient dits. Je prends mon calme quelques minutes, ce n'est pas le moment de se décontenancer. Pour ce faire, ce verre d'eau est la solution toute trouvée. A présent, il est temps de revenir au sujet pour lequel nous avons été mandatés.

« - En ce qui concerne, cet ambassadeur Aldaraani. A mon avis, Seigneur Gelmir, ce n’est là que mon avis bien sûr. Monsieur Kouro n’a pas été forgé dans ce qu’on pourrait appeler une mise en situation d’environnements hostiles et encore moins une mise en épreuve en situation, je parle ici d'épreuve de difficulté maximale qui se met en pratique pour former des hommes à survivre au milieu d’une situation risqué, hasardeuse. Des épreuves qui forcent des individus à utiliser leur potentiel. Et j’en suis certain, Gouverneur que vous savez de quoi je parle. Étant vous-même d’après ce que j’ai appris vous concernant, vous avez été, et vous l’êtes encore peut-être aujourd’hui, un commandant de guerre.  Je ne vais pas lui trouver une excuse Je n’essaie pas de trouver  une explication plausible. J’essaie juste de trouver une logique dans son raisonnement.»

Je ne suis ni politicien, ni militaire. Moi-même je ne saurai dire comment j’aurai agi dans cette situation, tiraillé entre un groupe armé d’un côté et des pirates de l’autre.

« - Et je pense que vous lui donnez  là l’occasion  de nous fournir la réponse  tant attendue par votre proposition d’un procès. Je vous rejoins sur ce point "un jugement et immédiatement" oui, je dis oui. "Auprès du tribunal de Coruscant " ce sera, non.... »

Je ne sais pas si devant ce Zabrack  casqué, masqué, j’ai le pouvoir de dire "non". Je respire un bon coup et je lui donne mes raisons.
« - Pourquoi, non ? Me demanderez-vous. C’est tout simple. Parce que pour moi, c’est sur le sol d’Alderaan que ce procès doit avoir lieu. Sur la planète Alderaan afin qu’ils puissent voir que leur ambassadeur bénéficie d’un jugement équitable. S’il est innocent, il retrouvera les siens et s’il est déclaré coupable le gouvernement Alderaani serait mis devant le fait accompli de cette incompétence et cela leur servirait de leçon. Pour le peuple Alderaani ainsi que pour la famille de ce diplomate, le gouverneur de Nar Shaddaa ne serait pas tenu responsable du sort de Monsieur Kouro. Et ce procès se déroulera sous la direction de la Nouvelle République, cela va de soi. »

Je m'avance, certains diront, mais lorsqu'on demande à La Nouvelle République Fédérale de faire en sorte que justice soit faite, alors justice sera faite. Pour mériter sa libération, faut savoir, se faire, juger.

Prendrons-nous conscience de l’urgence qu’il y a à cultiver aujourd'hui autant qu’hier une écoute exigeante en matière de vérité, pas sa vérité, pas la vérité qui nous arrange, mais la vraie, la seule l'unique. C'est pour cela qu'à mon sens, il faut rester vigilant face à des manquements dont nous pouvons tout aussi bien nous rendre nous-mêmes coupables, c'est pour cela que nous devons nous engager à mieux écouter afin d’apprendre non seulement de ceux qui disent le vrai, mais aussi de ceux qui propagent le faux.

« - Concernant Kessel, je ne crois pas qu’on peut dire qu’on "donne les droits à l'élection aux prisonniers ". Mais pourquoi ne pas pratiquer un référendum, pour demander si Kessel reste sous votre gouvernance ou non ? Je sais, « Un référendum » vous allez me dire. Qu’est-ce donc ça ? Mais pourquoi faire ? Il est vrai c’est à la mode en ce moment. Ce référendum permettra à tous et à chacun d’accepter la décision de  la population de Kessel.. Et je confirme, de nouveau que  la Nouvelle République Fédérale ne s’immiscera pas dans les affaires intérieures de Kessel. Ce référendum donnera légitimité à celui qui dirigera. Et il va de soi, si vous le permettez, Gouverneur, la République Fédérale déploiera des observateurs afin de vérifier que les élections se passent en toute légalité.
Comme vous le dîtes, vous-même, vous êtes tout à fait prêt à laisser la gestion de la planète à une personne compétente tant qu'elle respecte les engagements futurs.  Et ces engagements présents que vous avez déjà menés, s’ils sont satisfaisants, il n’y a pas de raison que ce référendum ne soit pas positif  à votre gestion actuelle, preuve qu’il n’y aurait autre plus compétent que vous.»
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Sion Kumitomo
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MessagePosté le: 18/12/2016 19:11:47    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Les yeux de Jodie passaient furtivement d’un visage à l’autre, de son collègue à ce personnage, Gelmir. Ces paroles avaient le mérite d’être consciencieusement développées mais sonnaient tellement fausses dans ses oreilles. De toute évidence, dès que Jodie avait pu lire différents rapports sur l’homme en présence, elle ne l’aurait pas de prime abord considéré comme une personne de confiance ce qui ne cessait de se confirmer. Elle, ainsi que la République, savait probablement certaines choses mais sous cet air faux, devait s’y cacher de nombreuses autres. 
Elle se mit à fixer intensément le visage du propriétaire des lieu, oppressée par l’opulence de richesses, sans savoir si c’était une marque d’écoute, de concentration ou dédain. Sans doute un savant mélange des trois. Sa voix, d’abord monotone, clôturait son exposé d’un ton plus ferme. C’était la goutte en trop. Sa position, à la tête de l’armée kaminoanne, l’avait amené à s’intéresser de près aux changements dans la géopolitique galactique de sorte qu’elle n’avait pu manquer les interventions militaires avérées sur Kessel. 
Même si la jeune femme ne s’apprêtait pas à prendre la parole, encore logée dans un silence contemplateur, son comparse, toujours le premier à ouvrir sa bouche, le fit justement pour elle. Malgré leur différence de caractère, Jodie supposait que celui-ci pourrait déceler la même fausseté dans les paroles de l’autre partie et, de cette manière, proposer une réponse censée et tout aussi ferme. Après tout, ils venaient avec la bénédiction républicaine.
Quelle ne fut pas son étonnement, mêlé à une déception extrême, lorsque Poole commençait lui aussi son exposé. Si Jodie n’avait pas eu le réflexe de retenir sa mâchoire, celle-ci se serait probablement décrochée involontairement. Sans même dénoncer Gelmir, ne serait-ce que, par courtoisie, questionner ses propos et allégations, il donnait l’impression d’apposer sa bénédiction. C’était incroyable. Étions-nous dans des négociations bilatérales ou unilatérales? Jodie aurait volontiers choisie la deuxième réponse si elle n’avait pas été actrice. Où diable cet énergumène avait-il été recruté? 
Toutefois, autant dans le respect des deux autres personnes ici présentes mais également pour privilégier le bon déroulement des pseudo-négociations, Jodie écouta attentivement les déboires de son collègue, sans piper mot. Ce ne fut que lorsqu’il eut fini qu’elle toussota avec respect afin d’attirer l’attention sur elle et, d’un regard feignant la bienveillance, tourna la tête vers Gelmir. 


  • - Je vous présente mes excuses de cette demande imprévue mais permettez-vous que mon collègue et moi-même nous entretenions pendant quelques courtes minutes? Je promets que nous ne serons pas longs! 



Jodie apparentait le signe de tête qu’il lui adressa comme un « oui » silencieux et commença à se décaler vers un coin plus reculée de cette vaste sale d’où, elle supposait, leur conversation pourrait être étouffée. Effectivement, elle se doutait qu’indéniablement, cette demande affaiblissait leur position et laissait entrevoir une faille à leur hôte. Mais que faire! Elle ne pouvait se retenir et rester ici béate et inutile. Quitte à être dépêchée d’une mission de la République dans le but de défendre ses intérêts, même si celle-ci via le Sénat, voulait se faire passer pour la gentille force tranquille, autant le faire correctement. Et Jodie savait lorsqu’une occasion se présentait et elle savait le Sénat assez opportuniste. Elle côtoyait maintenant Sion depuis longtemps. 
D’abord, la protagoniste principale de l’affaire, Sénatrice d’Alderaan, n’était plus là pour dire quoique ce soit. Autant en profiter. En suite, cette situation laissait Kessel sur un point faible dont la République pouvait savamment s’emparer sans risquer beaucoup. Gelmir, malgré sa potentielle force, ne pouvait faire face à un affrontement avec la République et sa force armée de sorte qu’ils pouvaient utilement user de cette information comme un puissant levier. Quand aux dires de Gelmir sur cet Ambassadeur, cela pouvait être aussi faux que vrai. On avait donc l’occasion d’écraser Gelmir, un casus-belli, une planète à prendre et éventuellement, cela pourrait convaincre Alderaan de revenir au sein de la République. Que dire de plus? Mais, malgré tout, notre ami agissait avec bienveillance envers Gelmir, alléguant directement un « oui » sans consulter la jeune femme, qui outre d’en être frottée en fut plutôt déçue. Mais ce « oui » n’était en plus qu’une réponse faiblarde dénotant une position soumise de la République ce qui n’est absolument pas le cas. 


  • - Poole. Je vais être brève. Franchement, qu’est-ce que c’est que cette position. On ne défend aucun intérêt républicain ici, on abaisse juste notre pantalon face à lui, sous quelles contrainte? Aucune! Nous avons ici un moyen de tirer la situation à notre avantage et nous devrions en profiter sans plus attendre. Critiquons ouvertement les dires de Gelmir au sujet de l’ambassadeur, remettons les en question! Ce qui sera facile au vu du non-respect de l’immunité diplomatique et de la présomption d’innocence manifeste. Laissons entendre la possibilité d’un conflit armé, même d’un blocus de Nar Shaddaa, avec lui. S’il est censé, jamais il ne s’y risquera, nous l’écraserions. Et de base, revendiquons la protection républicaine de Kessel. Quel est l’intérêt de lui laisser cette planète? Et surtout, quel est l’intérêt d’un référendum à des prisonniers, des condamnés? C’est du non-sens total! Enfin, il ne peut pas faire le lien avec les Chasseurs de Prime et son action armée sur Kessel l'incrimine! 



Jodie prenait bien soin de rester dans une voix presque chuchotante, tournant légèrement la tête vers Gelmir au fur et à mesure. 


  • - Si nous parvenons à ce coup de force, nous pourrions même convaincre Alderaan de revenir dans la République. Tyria Ridinia n’est plus là pour revendiquer quoique ce soit! Poole. Je suis sérieuse. Nous avons une occasion en or. On est pas ici pour échanger des stupidités et dire « amen » à un type dont les paroles sonnent tellement fausses que j’en ai presque eu la nausée! 



Malgré le ton de Jodie, elle savait pertinemment que ce qu’elle disait là, à ce Poole, pouvait être lourd de conséquences… Mais à quoi bon être une puissance si ça n’est pas pour la garder? Quel était le but de juste venir, tels des chiens, récupérer ce diplomate inutile? Ces paroles, crues et lourdes, étaient réfléchies et logiques. Cet homme comprenait autant la diplomatie qu’un Rancor comprenait les mathématiques. Il était tant qu’elle mette un terme à cet aparté. 


  • - Sache que je ne me dégonflerai pas face à la lui si tu restes de marbre. 
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MessagePosté le: 01/01/2017 22:17:32    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

  
   
 
 
Voilà, j'avais tranché. Le seigneur des lieux m'avait donné dans ces dires quelques pistes que j’ai exploitées aussitôt. Et, oui, j’en ai profité. J’ai rebondi aussi vite sur ces propos qu’un tir de Blaster sur ma cible. Comme dirait certain, l’occasion fait le larron. Je réagis, mes pensées fusent, ma langue diffuse. Ma réaction ne s'est pas fait attendre... Et par quelle surprise, une réaction autre, que la mienne! Un bruit causé par une petite toux se fait entendre dans l'assistance comme un frémissement d'attention...  Mademoiselle Holmes ! Ma jeune partenaire  se met à toussoter d'abord, à balbutier quelques mots d'excuse à l'encontre de notre hôte ensuite et enfin exprime son besoin de me consulter en privé.C'est tout d'abord avec le sourire drôle et charmeur, qui me caractérise que je lui emprunte le pas. Amusé par la situation, peu orthodoxe, je l'écoute sans agir, ni réagir. Je la laisse me donner ses arguments. Sans broncher, je remets à la jeune demoiselle l'occasion de me faire part de son opinion, son indignation, son air outragé  par ce qu'elle venait d'entendre de ma part.Lors de ma première rencontre avec Mademoiselle Holmes, j'ai vu de suite que la Donzelle, elle, était tout l'opposé de son coéquipier, moi, Poole. Je la voyais, réfléchie, excellente technicienne, peut-être. Même si je la trouvais très à cheval sur les procédures. J'espérais, surtout, qu'elle mettrait un point d’honneur à faire oublier qu’elle était une ex-militaire, tout le côté "petit soldat" qui part en bataille était histoire ancienne et qu'une mission diplomatique allait être là une raison de montrer à qui de droit que nul besoin d'user de la force pour obtenir ce qu'on désire que ce soit en actes ou en paroles. Que nenni ! On chasse le naturel, il revient au galop !Moi qui pensais que nos visions si contradictoires du métier pourraient s’avérer finalement complémentaires, j'en tombe des nues. Et mon instinct ne me trompe pas. Et si j’agace parfois avec mes manières de "sale gosse", au fond, je sais bien, que j'aurais fait en sorte qu'ensemble, nous aurions été plus efficaces, avec le temps. Mais, là, j'en suis moins sûre et peut-être même plus sûre du tout.Lorsqu'on m'envoie en mission, je me dis souvent :  " Cool, Poole, tu reprends du service". Je suis un des rares personnages passionnés par mon boulot et il est vrai que je m'en amuse souvent de ceux que cela étonne. Lorsqu'il m'a été dit que pour celle-ci, j'allais le faire en binôme, je me vois flanqué d’une nouvelle coéquipière à l’esprit bien plus cartésien, que le mien. Et, là, on va me dire, c’est la combinaison de ces deux personnalités, que tout oppose, qui fait le sel de la mission.  Baliverne ! Moi, je réponds. Foutaise ! Moi, je vous le dis ! 
**« Abaisser son pantalon ? » - "Heu ! Non sans façon, j’ai encore ma pudeur !"** .... Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour, dommage, on aurait pu se taper une bonne tranche de rigolade
**Si à tes yeux, c'est "baisser son pantalon" lorsqu'il faut s'adapter avec habilité dans les rapports avec l'autre dans la négociation d'une affaire, et surtout ce genre d'affaire que nous avons ici. C'est que tu n'as pas bien compris ce que cela veut dire et amène à faire la diplomatie.**

Il me suffit de regarder ma partenaire à pleins yeux, bien en face, et d'écouter sa discussion chuchotant, dispersée.  Dandinant du chef du Gouverneur Gelmir à moi,  tel un R2. Cette comparaison ne se limite vraiment qu’au mouvement de tête car à mon sens le petit Droïde a bien plus de jugeote et de bon sens dans ses circuits que cette Jodie. « Si nous parvenons à ce coup de force » me sort-elle.

Cette envie qui soupire sa lassitude monte en moi. J'avale ma salive délicatement pour ne pas montrer mon agacement naissant. Je sens mon sang bouillir dans mes veines. Je reste stoïque. Ce n'est là ni ses mots, ni sa voix qui se sont "Dispersées", mais bien ses phrases. Entend-elle ce qu'elle me dit ? Analyse-t-elle ses paroles ? Mesure-t-elle l'ampleur de ses arguments, de sa position et de sa réflexion ?
J’écoute chaque mot débité. Le silence est propice à l'apparition d'une profonde sérénité.

« On n'est pas ici pour échanger des stupidités et dire « amen » à un type dont les paroles sonnent tellement fausses que j’en ai presque eu la nausée ! » 
Tout ce que je peux dire, tout en continuant à prêter l'oreille **« N’est stupide que la stupidité. »**.J’ai vu des gens manier, assez, le ridicule, et sur des sujets sérieux être parfaitement stupides. La force de l’homme est brute, incontrôlable, perturbante et immature. Jodie, même si, n'est qu'une femme, en a pris en grande quantité, peut-être même une quantité en démesure. ** Les gens qui mettent le feu aux poudres sont souvent assez crétins pour s’étonner de l’explosion. Et je suis presque sûre que pour la dame, c’est moi l’incapable**
"- Sache que je ne me dégonflerai pas face à lui si tu restes de marbre." Cette dernière phrase termine sa "tirade". Dois-je déceler là une menace ?   Elle doit vraiment me prendre pour un incompétent, ma parole !

Le sourire ultra-bright sur mon visage, je souffle :
"- Alors comme çà, on se tutoie, mademoiselle Holmes ?"
Cette expression ne veut pas dire que j'approuve ; il veut seulement dire que j'ai entendu. Certes, la conjoncture présente n'est pas favorable. Alors, plutôt que s'évertuer à essayer de lui faire la tête, pourquoi ne pas sourire ?  Accommodé avec un regard et un sourire appropriés, le silence peut donner d'excellents résultats. Mais ce n'est pas le moment de taire ce que j'ai à dire.

-«  Maintenant, on respire, on se ressaisit et on écoute Mademoiselle Holmes ! »
Je prends une légère inspiration puis l’expire. Me racle la gorge pour m’éclaircir la voix. Et je m'adresse à Jodie, de ce ton neutre et chantant que je prends pour mener cette conversation difficile.

«  - Je vais me répéter, mais comme je te l'ai déjà dit, tout comme tu as pu le remarquer ma grande. Je ne suis ni politicien, ni militaire. Si ces Messieurs, dames, du sénat avaient pour objectif comme tu dis de laisser entendre, c'est quoi ton mot déjà ?... Ah, oui ! ...  "La possibilité d’un conflit armé"...Ben, je vais te dire... Que ce n'est pas deux Gugusses comme nous qu'ils auront envoyés.Tu vois ! ... On n'est pas là pour profiter d'une quelconque situation. On n'a pas débarqué ici, écouté les dires du Bonhomme et après se dire. "Whaou ! C'est l'occasion de l'écraser là ! » ... "Boum, boum, tagada, tsoin, tsoin, nous voilà!! La République est dans la place."... Je crois qu'il va te falloir revoir la définition du mot "Diplomatique", ma Grande !...  Je pense que tu peux trouver ça sur ton Datapad... Mais en résumé, et, je ne crois pas me tromper, la diplomatie, c'est de « concilier les intérêts respectifs de deux systèmes, de deux planètes, ou de régler un problème sans recours à la force. »... En occurrence, c’est ce que j’essaie de faire ici, tu vois...  C'est un art les négociations entre gouvernements.... Faut avoir du Tact.... Je pense que ce côté, le "Tact", tu sais à peu près ce que c'est.... Puisque tu as eu la délicatesse de suggérer tes petites idées en privé... C'est déjà un bon début.»

Arrêtant sur mes mots, toujours toutes dents dehors... Je ne laisse planer qu’un infime moment de silence. Puis dégainant mon "Datapad" de ma main gauche. En deux temps trois mouvements, le jeu de mes doigts sur l’écran laisse apparaître le message de la décision du Sénat, concernant cette affaire qui consiste à une  intervention afin de maintenir la paix et parler de la liberté de chacun. Mais non ce déploiement de force qu’elle préconise.
« - Tu me dis : "on ne défend aucun intérêt républicain ici" ... Parce que pour toi "Défendre l'intérêt Républicain", cela veut-il dire de mener sous la contrainte les négociations ? En quoi la République peut-elle être différente des autres si elle aussi, elle s'octroie des planètes par la Force, si elle fait de même que d'autres gouvernements précédents. Une telle diplomatie de l'embuscade n'est  donc utile pour personne. Cette relation n'est pas propice à la mise en place de négociations. 
J’aimerai bien que tu te mettes un instant à la place de cet Alderaani, pour qui on est là, aujourd’hui, Jodie ! ... Je pense que dans l'immédiat, quitter cette prison est primordial pour lui. Et en ce qui concerne son accusation, il aurait plus de temps de s'en préoccuper et de préparer sa défense lors de cet éventuel procès.... Même si ce projet, de procès, tel qu'il a été annoncé, n'est pas du premier choix à tes yeux, il reste néanmoins comme mesure visant à mieux encadrer le processus de délivrance du Monsieur. L'esprit fait plus de chemin que le cœur, Jodie, mais va moins loin.»

Tout en continuant d'offrir le plus beau sourire "Colgate de la galaxie" Ceci légitime mes méthodes parfois originales et il n'est ni le moment, ni l'endroit de provoquer des frictions avec ma nouvelle partenaire.
«- Je te jure ! T'es butée,  butée, toi ! Chez toi, c'est, œillère, œillère, œillère ! Discipline ! Discipline ! État de force !" Je joins les gestes à mes paroles ma main toute droite ouverte comme un bataillon miliaire, droit devant en mouvement face à mon front battant l'air de geste vif .... Méfie-toi de tes pensées, petite, elles sont le début de tes actions. »

Je ne veux pas brusquer la demoiselle, la voir retrancher dans ses positions. Mais j’ai le sentiment qu’elle a accepté le poste qui lui a été attribué sans vraiment avoir étudié son sujet.
«  - Quel intérêt de lui laisser cette planète ? Mais Kessel n’est pas et n’a jamais été une planète Républicaine, elle a toujours servi de poubelle pour la République en y envoyant ses pires prisonniers. Je ne vois pas, pourquoi la Nouvelle République souhaite acquérir à présent ce caillou  spécialement à ce prix.
Pour revenir au référendum. D'après ce que j'en pense, il ne doit pas y avoir que des prisonniers. Il faut penser aussi aux administrateurs, non ? Pour tout ce petit monde, il faut bien avoir un œil sur le fonctionnement de ce genre d'établissement pénitentiaire et le respect des droits et des devoirs de chacun dans cette enceinte de la dignité de la personne. L'exaspération des droits aboutit à l'oubli des devoirs.» 

Ma partenaire relève un point qui soulève des questions, dans la façon qu’elle l’amène d’ailleurs :  " Enfin, il ne peut pas faire le lien avec les Chasseurs de Prime et son action armée sur Kessel l'incrimine! ". Je n’ose la poser et pourtant elle me taraude, brûlant mes lèvres, je ne peux m’empêcher de l’aborder... Baissant la voix, me rapprochant un peu plus près de la Kaminoenne, je lui demande, c’est plus fort que moi, faut que le fasse 
« - Dis, Jodie ! Tu as eu vent de cette affaire de Chasseurs de Primes ? Si tu es au courant de quelque chose, il aurait été de bon goût de me tenir au jus. Tu ne crois pas ? Ce n’est pas une façon de nous envoyer au casse pipe, çà ? »

Si on avait eu assez de temps, j’aurai pu attendre une réponse, une  explication, une justification. Ce n’est pas le cas.  Je garde en tête que ce Gouverneur est dans l'attente de notre retour, alors j’enchaîne. " Le bavardage est l'écume de l'eau, l'action est une goutte d'or."

D’un geste de la main, je lui fais comprendre qu’il est à présent temps de retourner à ce pourparler. Le langage à la Poole, est un langage à la "Cool".
« - C'est ta première mission. Alors, pas de malaise. Tu regardes et tu écoutes. Il m’a été chargé d’intervenir auprès du Gouverneur de Nar Shaddaa concernant cette affaire et que toi tu es là comme accompagnatrice. Tu m’accompagnes et j’interviens. Alors on va y retourner. Et ne t’en fais pas, mes méthodes sont souvent inattendues, mais elles ont fait leurs preuves... »
Sans m'en vanter, je pense être reconnu et respecté, et, sais aussi mettre mon exubérance de côté, pour écouter et observer ce qui échappe parfois aux autres. Bref, je maîtrise mon métier, j'en ai fait mon territoire. 

Retrouvant ce siège qui avait eu la bonté de recevoir mon postérieur, quelques heures auparavant. Je pose mon regard sur le Seigneur des lieux qui n’avait pas bougé un cil. Du moins, c’est ce que je crois car ce qui peut se passer sous ce casque, je ne peux rien entrevoir.
« - Bien, nous revoilà ! Seigneur Gelmir, veuillez nous excuser pour cette petite « pause ».  Ma collègue souhaitait avoir quelques explications qui sont à présent régler. Donc.... Reprenant une respiration plus profonde.... Comme je l’ai dit précédemment, je vais réitérer mes mots. En ce qui concerne, cet ambassadeur Aldaraani.  Et je pense que vous lui donnez  là l’occasion  de nous fournir la réponse  tant attendue par votre proposition d’un procès. Je vous rejoins sur ce point "un jugement et immédiatement" , nous restons positif sur ce point et comme déjà précisé,  auprès d’un tribunal situé sur Alderaan.»

Mon regard se tourne légèrement sur la kaminoenne. Un regard qui veut dire « pas bouger », j’ai encore en tête ses mots de menace. Tout en continuant de parler, je reporte mon attention sur le Seigneur de Nar Shaddaa.
«  - Concernant Kessel, la mise en place d’un référendum qui permettra à tous et à chacun d’accepter la décision de la population de Kessel... La République Fédérale déploiera des observateurs afin de vérifier que les élections se passent en toute légalité. Ce référendum donnera légitimité à celui qui dirigera. Et je confirme, de nouveau que  la Nouvelle République Fédérale ne s’immiscera pas dans les affaires intérieures de Kessel. »

De façon expressive, ce changement ton qui exprime ce parler plus ou moins vite et plus ou moins fort laisse exprimer plusieurs niveaux de ma voix. Je suis bien conscient de cette sonorité, de cette intonation, de cette rapidité et de ces inflexions vocales. Je n'avais pas l'intention d'élever autant le ton, mais malheureusement Jodie Holmes, membre de la délégation Diplomatique de la Nouvelle République m'a provoqué. Même si cela peut lui paraître grotesque, pour elle, c’est « échanger des stupidités ».  Elle a toute   liberté,  dès notre retour,  d’émettre  un rapport en conséquence. 
Mon objectif premier a toujours été de parvenir à satisfaire le pourquoi de cette mission, en l'occurrence ici, c'est de sortir Monsieur Kouro hors des cellules de Kessel. Et je suis résolu à l'amener jusqu'au bout. Je reprends mots pour mots ce que j’avais répondu  la première fois, en espérant que ce laps de temps perdu, n’ait pas laissé  au Seigneur des lieux de revenir sur ses propositions premières concernant sa condition pour la libération du diplomate Alderaani.
 


 
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MessagePosté le: 08/01/2017 22:20:33    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

Le Seigneur des Ravageurs s'amuse de la situation particulièrement infantile, il semblerait que les émissaires de la République Fédérale n'aient pas étudiés le cas de Kessel et de l'Ambassadeur comme il aurait été sérieux de le faire. Après tout, un régime aussi jeune ne peut qu'avoir une structure gouvernementale fébrile et des membres on ne peut plus lassés de leurs fonctions considérées comme primaire. Décidément, la République est bel et bien l'oeuvre de pattes graissées et de politiciens rondouillards cachés derrière une pile de vraies devoirs mais de petites obligations. Des entretiens privés lors d'une entrevue officielle et coupant nette un débat déjà arrivé à son échéance, c'est cela qu'on appelle la faiblesse des dossiers mal préparés. Gelmir se doute que l’aparté des deux Fédéraux n'ait pas été une douce mélodie sur les principes obscurs de la liberté d'autrui et des droits qui incombe à un ambassadeur officiel véreux. Le Ravageur aurait apprécié sonder la Force à la recherche des aiguillons de l'obscurité indiquant une mésentente venimeuse, mais la partie d'échec doit être basée sur des les règles de l'équité. L'important n'est pas de s'assurer que les Républicains ont été légers sur leur implication dans cette affaire, mais de connaître la finalité de celle-ci. Les conditions républicaines sont acceptables, la justice devra être rendue et l'incrimination de la planète Aldérande révélée, même s'il est tout à fait logique que le gouvernement des nobles galactique rejette la faute sur leur Ambassadeur.

Cette victoire politique n'en est pas une, mais le Seigneur des Ravageurs se contentera de celle-ci. Après tout, les pourparlers débouchent sur une entente diplomatique concernant un dossier brûlant et des débordements finalement, engloutis par les accords. Seulement la question d'un référendum pose un dernier problème quant à la conformité de la structure politique de Kessel puisqu'il ne s'agit de là que d'une planète prison n'ayant que très peu de civils. La République Fédérale dans son bon droit et finalement, dans une logique suivant les principes fondamentaux d'élections pour la souveraineté du peuple, en oublierait presque le statut de la planète orangée. Quoi qu'il en soit et loin de plaire à Gelmir, cette action menée de front par les Républicains mérite une entière coopération de la part de l'organisation militaire détenue par les mains d'aciers du Zabrak. Pour se faire Ravage devra être tenue à l'écart et jalousement gardée et les Sith envoyés ailleurs avec leurs recrues forcées. Les jours à venir vont compter et les Ravageurs devront se tenir prêt à recevoir des officiels de la République.

Gelmir regarde tour à tour les deux représentants.

-Cette réunion s'achève donc sur les principes de justice et de souveraineté. Je ne suis pas surpris de reconnaître les fondements même de la République par vos mots et c'est par ailleurs, une agréable surprise compte tenu de l'histoire de l'unification de ce nouveau gouvernement.

Ces pourparlers aboutissent positivement à la libération de l'Ambassadeur d'Aldérande et au référendum sous la surveillance de la République Fédérale. J'irais d'ici quelques heures entamer la libération de l'Ambassadeur et commencerais dans le même élan, les préparatifs concernant l'élection. La République sera néanmoins tenue de convoyer le diplomate directement sur sa planète ou à l'inverse, Aldérande devra venir récupérer son dû. Kessel reçoit mais ne renvoie jamais.

Votre gouvernement peut s'assurer de la bonne mise en oeuvre et l'application des décisions prises autour de cette table. La sécurité va vous raccompagner à votre vaisseau.


D'un hochement de tête, Gelmir achève cette très courte entrevue. Que pourrait-il ajouter d'autre ? Les conditions sont acceptables et autant justes que possible. Une bonne politique officielle est primordiale afin d'obtenir un futur favorable. Les hommes de la sécurité, des membres militaires de Ravage, ouvrent la porte principale de cette grande salle de réunion et attendent que la délégation Républicaine se décide à quitter les lieux. Le Seigneur des Ravageurs reçoit dans la foulée, une communication de l'Iridium le Destroyer Providence en orbite de Nar Shaddaa.

-Monseigneur nous venons de récupérer une Ombre de Ravage envoyée sur Korriban.
Elle dispose d'informations très importantes concernant un Ordre Noir.


Gelmir fronce les sourcils, les Sith seraient-ils de retour sous la forme d'un nouvel Ordre ?
Le Culte du Krath et le Seigneur Necrus seraient-ils au courant et les partisans de cette nouvelle formation ? Le Zabrak coupe la communication et s'enfuit par une porte dérobée.
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MessagePosté le: 26/02/2017 22:33:21    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers Répondre en citant

 
 Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures  

La navette de la délégation Républicaine était posée sur la plate-forme d'atterrissage, en attendant le retour des deux émissaires Républicains, pour reprendre son envol. Un peloton placé devant l’engin, porte fermée, une impression qu'il n'y a âme qui vive à l'intérieur ...Au fond du couloir, une action se joue.
Le même scénario du précédent événement pour l'arrivée s'exécute sens inverse pour le départ. Les hautes portes s’ouvrent, Mélissandre nous invite à quitter la grande pièce de réunion, le Seigneur des lieux s'était déjà faufilé furtivement par une autre, plus petite, même plus discrète. Mais cela n'échappe pas à mon œil de K'lor' ... Ma vue est tellement excellente qu'elle est souvent comparée à celle de ces limaces. Bon, enfin, comparons ce qui est comparable, et heureusement, il n'y a que ça...
Nous voilà en marche dans ce couloir, nous repassons par ce hall. Mes yeux furètent une fois de plus sur ce qu'ils croisent. Oui, je sais, c'est ainsi. Ce n'est pas une curiosité maladive. On m'a donné des yeux, c'est pour regarder. Et comme ce n'est pas pour les porter que sur mes pieds, alors je m'en sers pour regarder ailleurs. Voilà, tout.

Ça tape et ça claque. Non, je ne vous parle pas là du son de claquettes, mais bien une fois de plus, une fois encore seul le bruit rythmé et répété des bottes sur ce plancher ciré guide la traversée. Telle une musique, je me concentre essentiellement sur ces rythmes très marqués qui guident nos pas vers cette prochaine destination. Je chantonne sous ma caboche, me concentrant essentiellement sur ce son. Telle une petite musique, elle se met à jouer dans mon esprit, je fredonne un ptit air et c'est parti mon "Kiki !
Citation:
" - Clap, clap font nos talons sur l' lino... ♬ ♪
Et j'avance, hein, en chantant ce morceau... ♬ ♪
Yeah, Yeah, Yeah, Yeah... . ♬ ♪
** Houla...Y a du monde qui fredonne au plafond... **
♬ ♪ Et à c'moment-là, qu'est-ce que vous avez fait ? Je crois que j'ai remis le son...
Chacun fait, fait, fait... C'qui lui plaît, plaît, plaît ! ... ♬ ♪ "

Ah ! Non, personne ne fait ce qui lui plaît à cet instant... Escortés de ces « soldats-gardes », placés de chaque côté en rang d'oignons. Le groupe filait droit. On n'a pas intérêt de mettre un pas sur le côté, non, non. On suit la ligne et on y est.

La troupe armée fait halte. Celle qui nous avait accueillis, La Représentante de la Gouvernance de Nar Shaddaa se retourne et est sur le point de nous faire ses adieux. Elle nous fait part qu'un message sera adressé auprès d'un représentant en fonction sur Kessel, pour effectuer le transfert du prisonnier. Suite à ces instructions, pendant notre traversée, des consignes nous seront communiquées dès lors. **" - Ha, ben ! On va pouvoir récupérer le colis, ça fait plaiz' !" ** Me dis-je.
Une poignée de main virile, un mot de politesse à Jodie Holmes et à moi-même... Un signe de tête comme au revoir poli... Souriant toutes dents dehors, tout comme à, l'accoutumée de ma part, un remerciement en primes... Le temps de laisser la jeune Jodie faire de même... Nous tournons les talons... Voilà, ça, c'est fait.

Ce bruit de rampe d'accès qui se baisse sonne-t-il la fin d'un voyage ou son commencement ?
Sans plus attendre, nous prenons place à bord. La fermeture des portes par un petit signal sonore, puis un autre avertissant au passage qu'il est temps de s'attacher pour le décollage. Nous quittons Nar Shaddaa. Je n'ai pas vu grand chose de cette planète, mais le peu que j'ai pu voir, je confirme, elle n'est vraiment pas ma destination idéale pour faire du tourisme...
Par un décollage vertical, la navette s'envole maintenant vers la flotte Républicaine positionnée en orbite, celle qui nous avait cheminés jusque-là. Après quelques heures de vol, le croiseur baptisé "Barge Diplomatique" ralentit sa course progressivement... Le vaisseau est en vue, une trappe d’accès s’abaisse, pour laisser apparaître l’ouverture menant à l’intérieur de la carlingue. Après une manœuvre périlleuse, exécutée avec brio, le poids de notre appareil se pose finalement sur le sol de la plate-forme. Après les quelques minutes interminables pour moi. Oui, je deviens impatient, j'ai hâte que cette mission puisse prendre fin. Chaque heure, chaque minute rallonge un peu plus le dénouement de cette épopée... La porte principale entame son ouverture par un grincement et un bruit émis par le moteur du mécanisme...

Je me dirige vers la sortie. Je descends les deux premières marches, j'ajuste ma capuche sur ma tête
"- Salut la compagnie ! Alors, on vous a manqué ? " Une petite boutade en supplément, afin de saluer le retour.
L'officier, je le salue avec un peu plus de retenu... Il y a des barrières qu'il ne faut pas franchir, quand même... Tout en nous accompagnant à notre cabine, je lui fais part de notre destination future, lui donnant le strict minimum de ce qu'il a à savoir. Même s'il en avait déjà eu connaissance lorsqu'on a pris place à bord de la navette... Ce n'est là qu'une façon de plus, de confirmer.

Installé dans la cabine, une fois, délesté de manteau, sacoche et autre broutille, je m'octroie quelques moments de repos. Nar Shaddaa, Kessel, ce n'est pas si loin. Mais ce n'est pas non plus la porte d'à côté.
Kessel, cette planète prison, malgré de nombreux trous noirs l'entourant, cela n'a pas l'air de freiner grands nombres de pilotes. Dans cette Galaxie de grands couloirs entièrement exemptés de forces gravitationnelles facilitent nos voyages en hyperespace, appelés routes hyper-spatiales. De très nombreuses routes reliant les différents endroits permettant un voyage plus ou moins tranquille, tracées à l'échelle galactique. Tout comme des routes chargées d'effectuer la liaison entre plusieurs autres grands axes plus fréquentés. Lesquelles nous prenons, je ne sais pas... Naviguer en hyperespace est loin d'être une partie de plaisir. Il faut trouver un couloir de navigation suffisamment praticable et stable pour éviter les perturbations interstellaires ainsi, on ne subit pas de catastrophe pendant le voyage. Je laisse au plus compétent que moi se charger de cette tâche. Je déteste les vols spatiaux, rien que d'imaginer une boite en métal se promener au milieu du vide, ça me donne quelques sueurs froides.

Sous la lumière artificielle de l’éclairage, les paupières closes j’essaie de reposer mes globes oculaires. Allongé sur la banquette, ce moment de silence semble s'installer lorsque soudain, le communicateur mural transmet un appel réceptionné par le poste de commandement.

« - Ici contrôle aérien .... » La voix dans le haut parleur me dit que nous touchons au but, je me remets sur mes pieds tout en essayant de suivre la communication « ..... Veuillez vous identifier.... » Je saisis le petit appareil qui referme à présent l’enregistrement de mon rapport. Je l’enferme dans un petit tiroir de la commode. Et me décide de rejoindre le poste de contrôle. Pendant mon déplacement à grande enjambée dans ce couloir, je passe un bras puis l’autre dans mon manteau, tout en tendant l’oreille, du moins j’essaie de capter ce qui se dit, c’est assez saccadé.
« - Ici le Capitaine....... aux commandes ...de ..... flotte diplomatique ... La délégation ... Récupération de ..... Ambassadeur Youto ....du prisonnier AL000.... Notre arrivée est attendue... Les directives ont été données.... »

Je fais irruption dans la pièce au bon moment, lorsque j’entends.
-« Nous avons appris votre arrivée. Les ordres ont été donnés. Votre Ambassadeur est à bord du croiseur Républicain en orbite de Kessel auprès d’un certain capitaine Davaad »

** « - Voila une nouvelle, qu’elle est bonne ! »**
On sait à présent qu'il est inutile d'aller plus loin. Quelques minutes plus tard, le message émis de la Frégate nous confirme les dires. Sans omettre de nous préciser, le plus gentiment possible d’un « On vous l’envoie » Après quelques mises au point, pour un transfert de vaisseau à vaisseau, un court instant se passe. Court instant pour nous, une éternité pour ce brave homme. Car c'est toujours les dernières minutes de dénouement qui s'égrènent les plus lentement ... A la réception du colis, je me dis que ça a du bon les histoires qui se finissent bien.
Une petite tape amicale sur l’épaule de l’Ambassadeur Alderaani,
« - Allez mon brave, c'est fini, Alderaan t'attend.... Me tournant vers le capitaine je finis sur ... « Autant mettre de la distance entre ce monde et nous, n’est-ce pas Capitaine. ?... En route pour la maison ! »

Je pivote vers la demoiselle qui venait de nous rejoindre, faisant briller mes grands yeux bleus, zygomatique en action, "sourire à pleine dent" dégainé. C'est là que je me dis si ce boulot de "Membre de la diplomatie" prend fin, je peux sans hésiter m'orienter vers un autre métier, mannequin publicitaire pour patte dentaire sur tous les réseaux audiovisuels. Mais dans l'immédiat ce n'est pas d'actualité. C'est moi Rick Poole, le diplomate le plus cool..
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MessagePosté le: 25/09/2018 10:17:51    Sujet du message: Qui vit en Paix avec lui-même, vit en Paix avec l'Univers

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