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La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ?
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Kelisea Novaga
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MessagePosté le: 27/07/2016 17:29:56    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ? Répondre en citant


Incontestablement, la jeune femme que le sénateur me présenta était d’une beauté sans pareille. Les lumières tamisées de la salle soulignaient avec force les traits de son visage. Jagabamba, était, selon Kumitomo l’ambassadrice du monde de Telos. Jusqu’à présent, j’avais choisi scrupuleusement les personnes avec qui je souhaitais m’entretenir et la manière de les aborder. A ce moment précis, autant dire que ce n’était pas du tout le cas, bien au contraire. Après plusieurs heures à côtoyer politiques et journalistes et à les accompagner poliment lorsque ceux-ci souhaitaient porter un toast, mes facultés se trouvaient avoir quelques peu… diminuées. Evidemment, je m’efforçais de rester droite et pleinement conscientes de ce dont nous parlions, mais plus le temps passait et plus la sensation de perdre le contrôle de moi-même s’accentuait. Le premier indicateur de mon état d’ébriété survint lorsque j’ai souhaité m’adresser à l’ambassadrice et qu’à plusieurs reprises j’écorcha son nom. Je pris plus amplement conscience de la nécessité de retrouver mes esprits lorsque, en désignant le chemin des toilettes à une convive, je faillis m’entraver les pieds dans sa robe. J’invitais finalement le sénateur et l’ambassadrice à rejoindre eux aussi la seconde pièce ou la plupart des invités de marques s’étaient déjà installés.

- Keli’, est ce que ça va ? Tu es toute en sueur.

Il est vrai que la chaleur tout d’abord agréable me paraissait tout à coup suffocante, comme si celle-ci cherchait à m’attaquer. « Que quelqu’un ouvre une de ces foutus fenêtres, pensais-je alors. »Soelia me pris par le bras avant que je ne finisse de m’étaler par terre et me tira avec difficulté jusqu’aux toilettes. Toujours là au bon moment. Fort heureusement, personne ne regardait dans notre direction. Sur le chemin, mes yeux n’arrivaient que difficilement à distinguer le contour des objets : seules des couleurs vives et pétillantes qui s’attaquaient elles aussi sans répit à ma rétine.

- Voilà une bonne demi-heure que je t’observe et que je vois que tu tournes progressivement de l’œil. Je ne devrais pourtant pas être étonnée vu le nombre de cocktails que tu viens de t’enchaîner. Qu’est ce qui te prends ? Tu sais bien que tu ne tiens pas bien l’alcool. Tiens prends ça, ça devrait te requinquer quelque peu. Attends-toi par contre à une sacrée migraine demain. J’espère qu’au moins ça te servira de leçon ! Tiens prends et boit un coup, ça ne te tuera pas mais ça devrait te faire passer l’envie de retoucher à n’importe quel verre.

Elle n’avait pas complètement tort. En me regardant dans le miroir je prenais peut-être plus réellement conscience de l’état dans lequel j’étais. Après m’être courber avec peine pour boire au robinet, elle se jeta sur moi pour me remaquiller et essayer de camoufler un tant soit peu la fille saoule en laquelle je m’étais transformée. Le goût de cette substance était en effet atroce. Le simple fait de ravaler ma salive relevait de la torture ce qui m’encouragea à le faire le moins possible.
Alors que je m’apprêtais à retrouver mes invités, Soelia me prit les mains et me jeta un regard éperdu plein d’émotion. Alors qu’elle s’apprêtait à m’embrasser, une vieille femme entra au moment et vint interrompre l’entreprise de la jeune twilek. J’esquivait finalement son baiser pour pouvoir l’enlacer… de la manière la plus amicale qu’il soit possible. Je lui susurrai enfin quelques mots à l’oreille afin de lui expliquer qu’il n’était pas le moment pour ça mais que mon amour pour elle restait inchangé. Elle sembla contrarié : tant pis. Elle s’occupe de ma communication et sait très bien pourquoi je dois m’en cacher. Malgré le fait que mon proche entourage était au courant de mon homosexualité, je préférais éviter de l’afficher en public. Non seulement pour sa propre sécurité, mais aussi du fait de ma position de jeune politicienne. Encouragé aux changements et à la diversité c’est bien, mais chaque chose en son temps.

Quelques minutes plus tard je me retrouvais avec ceux que j’avais quitté préalablement : j’espérais par ailleurs que dans la précipitation personne n’ait rien remarquée, ou tout du moins qu’ils ne m’en tiendraient pas rigueur. Jagabamba et Kumitomo se trouvaient désormais devant un autre des nombreux tableaux qu’ornaient la pièce : celui-ci représentant un étang vide dans lequel un pêcheur jetait un hameçon. Au bout du fil un vieil homme avançait à tâtons, dans le noir : avec labeur, il tentait de s’agripper au fil sans en apercevoir le crochet qui lorgnait sur son entre-jambe. Au fur et à mesure que je m’approchais d’eux, le souvenir d’avoir, par le passé, déjà vu cette œuvre croissait. Oui. Le cours de Mme Molishka, enseignante en management. Drôle de coïncidence.

« Tous ce qui relèvent de l’incompréhensible peut être assimilé à de l’absurdité tant la frustration d’insaisissabilité est importante. Ne pas comprendre quelques choses peut-être parfois irritant, voir désorbitant. Il est clair que les plus grandes questions que nous pouvons être à même de nous poser ne trouverons probablement jamais de réponse et c’est ce qui nous caractérise en tant qu’être pensant : la recherche permanente de l’intelligibilité de notre monde. Nous ne supportons pas de ne pouvoir connaître le ressort des journées qui suivront et de la fin de notre existence qui est inéluctable. Non seulement notre condition physique nous impose des limites temporelles, mais aussi spirituelles. Nous sommes faits pour être constamment insatisfait mais c’est aussi en essayant de répondre à cette indissociable volonté que nous pouvons accomplir le meilleur comme le pire. Il faut accepter cette part d’incertitude que nous offre notre destinée est agir en conséquence. Faîtes ce qui vous semble juste et ne regrettez rien. Croire en vos rêves est la plus grande force dans laquelle vous pouvez puiser. L’espoir. Un mot que vous devez toujours avoir dans le coin de la tête. Vous comprenez ou je veux en venir ? »

Non, évidemment. A l’époque je n’avais bien entendu rien compris à ce charabia. J’étais encore très jeune quand « mes parents » se sont décidé à me mettre en école privée et, plus tard, en pensionnat. L’enseignement était là-bas un enfer : non seulement nous étions traités comme des moins que rien, mais en plus de cela, nous étions mis tous en compétition. Dans cette quête élitiste, nombreuses furent les amitiés qui ont été brisées et les enfances gâchées. Compte de résultat, procédure fiscale, convention planétaire : ici, pas de place au dessin ou au gribouillage. Responsabilité et Persévérance, tels y étaient les mots d’ordres.
Mais pour en revenir au cours de l’autre tordue nous développa sa thèse sur l’importance dans le management moderne de la motivation personnelle. Dans chaque réunion, chaque entrevue ou chaque débat, l’important est que tout le monde reprenne confiance en lui et en ces moyens. L’interprétation est propre à chacun : il faut la laisser agir, mais la laisser agir dans la direction que nous souhaitons prendre. Pourquoi ? Par soucis de cohésion : il faut laisser prendre une ligne directrice à la marche pour que l’ensemble des autres membres (où électrons comme elle aimait dire) puissent « graviter autour ». Ce que je viens de dire n’a probablement pas plus de sens, à quelques détails près. C’est aussi ça malheureusement faire de la politique, et j’en viens à penser de la même manière.

Alors même que je m’approchais du tableau, ma main gauche vint se glisser dans le même instant dans le dos du sénateur et celle de droite sur l’épaule de la télosienne. Je me sentais désormais mieux, le médicament au goût de Bantha devait commencer à agir.


- Madame l’ambassadrice, monsieur le sénateur, excusez ma courte absence. Comme je vous le disais tout à l’heure, j’ai effectivement déjà voyagé jusqu’à Telos pour un voyage d’affaire. La beauté des jardins et l’architecture du palais royal étaient sans pareille. Il n’y a aucun doute, votre peuple a un savoir-faire incroyable.

Un cours instant, mon esprit divagua sur cette anecdote. A cette époque-là, alors que je représentais encore les intérêts de Heckmann InCorporated, mon intérêt pour l’architecture ou la décoration était nul. A vrai dire, mis à part les différentes législations en vigueur sur la planète, mon esprit restait terne à n’importe quelle autre image. Je me souviens tout de même de l’exaltation de mon voisin de chambre, un vieux ugnaught très bruyant qui prenait en photo tous ceux qui était possible. Un « amoureux de Telos », soi-disant. Un amoureux du tapage nocturne oui. Il m’avait vraiment énervé pendant mon séjour à toujours répété les mêmes anecdotes en boucle, encore et encore. C’est drôle comme certains souvenir me revienne d’un coup. Je ne sais pas si c’est du encore à ce médoc ou aux traces d’alcool présent dans mon corps (voire aux deux), mais un brin de nostalgie s’emparait de moi.

D’autres personnes arrivèrent et se joignirent à nous tel que le sénateurs O’lonell et Atin Jnum représentant D’Ondéron (pour ne citer qu’eux) quelques peu après, nous conviant bien sûr à continuer la consommation effrénée d’alcool. Je décidai de refuser catégoriquement toutes nouvelles sortes de collation. Tant pis les politesses, l’importance était de ne pas rechuter, dans les deux sens du terme. Après quelques échanges de rires et d’histoire pour les moins inappropriés, mon devoir était de recentrer tout ça vers la politique, ma politique pour le coup.


- Si vous me le permettez, j’aimerais maintenant vous parler de quelque chose.

Quelques palpitations ainsi qu’un léger frisson vinrent traverser mon corps en un éclair puis s’estompèrent : cette pièce était composée de personnes dont la réputation n’avait d’égale que leur incommensurable richesse. Ces noms et ces visages que l’on pouvait voir sur l’holo-net étaient bien présent ici même. Au contraire de la foule anonyme de tout à l’heure, celle-ci portait un ensemble de nom bien connu ce qui me fit, une fois de plus frissonner. Leurs regards semblaient me transpercer de part et d’autre de mon armure de verre. Je m’élançais finalement une nouvelle fois pour une énième tirade, et pas des moindres.

« Dans cette enceinte bas le cœur jeune et vif de la république que vous représentez. Je ne vais pas vous faire un discours longuement élaboré qui chercherai à rassasier un journaliste en manque d’information. Non, évidemment entre futurs collègues, et tout du moins en tant qu’idéaliste, nous pouvons nous dire les choses franchement. Je vais donc essayer d’être brève : comme vous le savez déjà, je souhaite évidemment porter atteinte à ces surpuissances économiques que sont les multinationales. Leurs formes sont aussi nombreuses que leurs différentes infractions des lois républicaines.
Bien souvent, c’est l’argent qui nous coûtent à pouvoir nous imposer contre elle. Ce sentiment d’impuissance m’est insupportable, comme il l’est pour un bon nombre de politicien. Ils nous décrédibilisent, nous font passer pour des incapables, des scélérats de la pire espèce. Pour quelle raison ? Je l’ai évoqué rapidement toute à l’heure, mais c’est des médias dont je voudrais, là, vous parler. Cette recherche sans cesse du scoop entraîne souvent, à tort, de faire perdre votre légitimité à gouverner. Les groupes de communications, les publicitaires, les médias : tous, sans exception, appartiennent à une minorité de fortuné qui ne recherche que leur propre profit. Je ne serais pas étonné d’ailleurs que certains d’entre vous furent accosté par ces journalistes de manière impromptu et intrusive ce soir. J’aimerai en effet que cela change une bonne fois pour toute. Le monopole de l’information ne devrait pas appartenir à ses gens sans aucune morale. Voilà pourquoi j’aimerai vous inviter à une réflexion globale sur la création d’un média nouveau, libre et dont l’emprise des commerciaux seraient nulle.
De plus, je pense qu’il serait important que nous puissions avoir, à terme, une surveillance plus importante sur les activités de certaines entreprises. Certaines d’entre elles sont créatrices d’innombrables armes ou de matériels militaires ce qui devraient nous inquiéter à juste titre. Ces choses-là sont grave et ne peuvent évidemment pas être évoqué en public. Qui plus est, la présence de ces médias déformant comme bon leur semble l’actualité ne serait être qu’une mauvaise chose de plus. Tout cela n’est qu’une poignée de pistes que nous pourrions évidemment évoquer plus tard.
Vous tous qui êtes présent dans cette salle, et bien que je ne vous connaisse pas intimement, j’ai la certitude que vous êtes d’accord dans les grandes lignes avec moi. Je ne vous demande pas spécialement de vous exprimer aujourd’hui à propos de tout cela, car nous serons probablement amenés à nous rencontrer ultérieurement, mais prenez le temps d’y penser. »


Enfin s’achevait pour moi la dernière de mes allocutions officielles de la journée. Une pression en moins que celle de devoir mémoriser le moindre de mes mots pour n’irriter personne. Quelques sourcils se levèrent, d’autres restèrent de marbres. Qu’allait-t-il dire ? Je n’en savais rien. La seule satisfaction était pour moi d’avoir accompli mes objectifs.

En me retournant un bref instant, j’apercevais par la porte entrouverte que la cantina avait vu son affluence diminuée de moitié : les journalistes rassasiés de toutes sortes d’appétits avaient déjà pressé le pas aux célébrités locales, venus exclusivement pour apparaître à l’écran. Les fenêtres, enfin ouvertes, laissées à la fois entrer la fraîcheur que chacun d’entre nous avons pu rechercher ce soir et échapper ces quelques odeurs d’huiles et de nourritures parfaitement cuites.

Finalement, c’est bien dans les vieux pots qu’ont fait les meilleures confitures.


_________________________


"What you call 'love' was invented by guys like me. To sell Nylons." - Don Draper
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MessagePosté le: 27/07/2016 17:29:56    Sujet du message: Publicité

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Rick O'lonell
République Fédérale

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MessagePosté le: 10/08/2016 22:36:43    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ? Répondre en citant

Assis sur un confortable fauteuil, le même que celui sur lequel il s'était posé en arrivant dans cette salle privée, Rick O'lonell regardait défiler le temps sur l'horloge murale. Une minute. Deux minutes. Trois minutes. Quinze minutes. Trente minutes maintenant. Ça faisait donc trente minutes que le Gouverneur de Naboo attendait patiemment que quelque chose se passe. Quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Quelque chose qui avait une importance considérable à ses yeux.

On ne lui avait toujours pas servi sa boisson préférée, à savoir une Vodka Martini préparée au shaker.

Que la Force l'emporte s'il se retrouvait avec un pâle verre de champagne sans saveur ! Que les crus présentés par le service de la soirée soient des millésimes très prisés du Noyau, Rick n'en avait rien à faire ! Il avait demandé un cocktail particulier, celui qui était capable de le faire changer d'avis sur la qualité de l'organisation du gala de Novaga. Le politicien, particulièrement agacé par le retard pris par les serveurs, desserra sa cravate afin de faire retomber la température de son corps qui grimpait en flèche. Surement un signal pour l'avertir qu'il avait déjà trop consommé d'alcool pour ce soir.

Les minutes continuaient à défiler. Toujours aucun serveur en vue. Bondissant de son fauteuil pour aller faire part de ses remontrances envers le personnel de la soirée, Rick O'lonell se stoppa net lorsqu'il aperçut un "garçon" de service (comme il aimait à les appeler) s'approcher de lui. De nombreuses coupes de champagne sur le plateau, le serveur tendit un verre à un haut diplomate Twi'lek avant de se retourner vers le représentant de la belle Naboo. Leurs regards se croisèrent momentanément, chacun essayant avec tant bien de mal de transmettre une interrogation à son homologue. Lorsqu'ils s'aperçurent que cette tactique ne fonctionnerait pas, le serveur se décida à prendre la parole pour faire avancer les choses.


- Désirez-vous quelque chose, Monsieur ? demanda le garçon de service, plein d'enthousiasme.

Rick réajusta sa cravate et la resserra de plus belle. Heureusement qu'il n'était pas l'organisateur de la soirée ! Si ça avait été le cas, de nombreuses personnes se seraient retrouvées au chômage technique dès la nuit tombée. L'ancien militaire savait désormais qu'il ne viendrait pas chercher de futurs serveurs sur Coruscant pour ses éventuels galas politiques.

- Vous direz à votre collègue -cheveux et yeux marrons, long nez, à peu près la même taille que moi- dit-il en joignant à sa description divers mimes et gestes plutôt bien réalisés, que j'attends toujours de goûter à ma Vodka Martini mélangée au shaker. Si vous ne voulez pas que j'en touche un mot à votre patron...

Le serveur, déboussolé et gêné par le fait qu'un invité de haut rang lui signale un retard de livraison pour sa boisson, ne trouva pas de réponse adaptée à la situation. Quelques gouttes de transpiration firent leur apparition sur son front dégarni; les aisselles, elles, vécurent un terrible raz-de-marée très dérangeant. Même si ce garçon de service n'était pas concerné par les propos du politicien, si ce dernier venait à informer son boss de manquements flagrants, c'était tous les employés qui allaient en ramasser pour leur grade. Et ça, mieux valait l'éviter pour leur avenir professionnel.

Le plateau commença à trembler, les coupes de champagne manquèrent de se renverser. Le serveur était décidément mal à l'aise. Le regard sévère de Rick O'lonell n'arrangeait rien à la situation. Déjà que, d'ordinaire, son imposante carrure lui donnait une allure grave, le jeune homme savait désormais que ce qu'il avait pu entendre à propos du représentant de Naboo n'était pas entièrement faux.

Lorsque ce dernier fit un pas en avant, se rapprochant dangereusement du serveur, le garçon de service manqua de trébucher en arrière. Il fallut la main salvatrice du politicien pour le sauver. Celui-ci se permit également un sourire au coin de la bouche. Et quelques mots afin de rassurer son homologue.


- Relax fiston, je plaisante... rassura t-il le jeune homme en lui tapant amicalement l'épaule à plusieurs reprises, sauf pour le cocktail. J'ai transmis la commande à votre collègue il y a une demi-heure et toujours aucune trace de Vodka Martini. Comprenez que je n'aimerais pas être à court d'anecdotes subtiles et arrosées auprès de mes chers amis Coruscantis.

Le serveur esquissa un sourire forcé. Il était passé à deux doigts du limogeage ! S'essuyant le front avec la manche gauche, il tourna la tête à plusieurs reprises avant de s'éclaircir la gorge.

- Je ne vois pas de quel collègue vous voulez parler, Sénateur O'lonell. Je vais néanmoins m'occuper de votre commande aussi vite que je le peux. Je... Je m'excuse du retard, bafouilla t-il en saluant respectueusement son vis-à-vis.

Rick O'lonell lui retourna le salut et en profita pour faire un léger clin d’œil de soutien au garçon de service. Quelque soit le rôle qu'il puisse jouer lors de ces soirées mondaines, l'ancien militaire détestait passer pour un gosse de riche -ce qu'il n'avait jamais été-. Malheureusement son devoir l'obligeait à se comporter comme tel de temps à autre. Et son image était déjà bien écornée, de toute façon. Autant aller jusqu'au bout de son idée lorsqu'il en avait l'occasion.

Alors qu'il se rasseyait, le natif de Dantooine fut soudainement emporté dans son imagination féroce. "Je ne vois pas de qui vous voulez parler, Sénateur" lui avait répondu le jeune serveur. Essayant avec tant bien que mal, de sa position éloignée, de discerner l'ensemble des domestiques employés dans le cadre de la soirée, Rick ne réussit pas à reconnaitre le serveur sur lequel il était tombé de nombreuses minutes en arrière. Sa commande avait été claire et précise, pourtant. Et plus dérangeant encore : les boissons avaient visiblement déjà été servies à Kelisea Novaga et son groupe de politiciens -Rick comprenait parfaitement la signification de la présence des délicieuses olives et du morceau de citron dans chacun des verres-.

Que faisait donc le serveur qui était censé lui apporter son verre et -le plus important- : où était-il ?


- Votre verre, Sénateur, l'interrompit le domestique sur qui il était tombé il y a quelques minutes en arrière, mélangé au shaker, comme demandé.

Celui-ci n'avait pas chômé comme l'en attestait la sueur sur son front. Remerciant chaleureusement le jeune homme, Rick O'lonell lança un dernier regard interrogateur vers le reste de la salle de réception. Perplexe et embarrassé, l'ancien militaire se laissa finalement emporter par la douceur et la beauté de son Vodka Martini. Oubliant ainsi sa récente paranoïa qui l'accompagnait depuis des mois maintenant...

Le point culminant de la soirée du Mouvement Étatique Conservateur avait déjà été atteint. Un peu plus loin dans la salle principale de la cantina Coruscanti, de nombreux invités s'en allaient à tour de rôle. L'appel des boîtes de nuit du District Aurora était bien trop fort pour certains. Le gala organisé par Kelisea Novaga avait été un parfait échauffement pour une fin de soirée de folie qui promettait de durer jusqu'au lever du soleil.

Le Gouverneur de Naboo avait rejoint depuis un petit moment maintenant ses collègues politiciens aux côtés de Novaga. Ensemble, ils discutèrent et se racontèrent des anecdotes... subtiles et arrosées, ce qui permit au temps de s'écouler assez rapidement. Il fallut finalement l'intervention de la maitresse de soirée, Kelisea Novaga, pour interrompre tous les échanges en cours et pour réunir l'ensemble des invités sur le même sujet. Celui qui fut initié par la prétendante au poste de Sénateur de Coruscant.

Afin de ne pas être au premier plan lors de sa brève élocution, Rick O'lonell recula de quelques mètres en arrière afin d'être à l'écart du groupement éparse dans la salle. Sa Vodka Martini était terminée depuis déjà un moment, néanmoins les nombreux verres d'alcool consommés durant la soirée ne l'empêchèrent pas d'apporter une oreille attentive aux propos de la politicienne aux yeux ridés. Il y était question, encore une fois, du pouvoir trop important des superpuissances économiques qui empêchaient toute évolution dans le domaine de l'éthique. C'était une nouvelle preuve de l'obstination de la jeune femme, laquelle était réellement motivée dans sa lutte contre les lobbys financiers. Mais ce qui intéressa au plus haut point le Gouverneur de Naboo, ce furent ces quelques phrases sur les médias. Sur ces satanés médias qui avaient une trop grande liberté dans une galaxie où les mots étaient capables de vous planter une vibrolame dans le dos.

Tandis que quelques brefs applaudissements quasi inaudibles se firent entendre dans la salle -l'alcool et les amuses-gueules avaient eu raison de la courtoisie de ces gens- l'ambiance générale retomba lourdement. La soirée approchait de son terme comme l'en attestait le nombre d'invités, divisé par deux par rapport à l'ouverture du gala. Conscient qu'il avait fait son temps dans ces lieux trop luxueux pour sa personne, Rick abandonna son verre sur une table et se pressa vers Kelisea Novaga afin de l'informer de son départ imminent.

Au fond de lui, Rick le savait: Naboo lui manquait déjà. Et les prochains jours sur son monde n'allaient pas être de tout repos. Le mieux à faire était d'écourter son léger séjour sur Coruscant pour retrouver au plus vite ses agréables terres de la Bordure Médiane. Même si le Sénat Galactique demandait sa présence régulière ces derniers temps -la République Fédérale était toujours en reconstruction- l'ancien militaire avait préféré y envoyer des diplomates de confiance sans oublier la Princesse Kamilia qui devenait en son absence la représentante officielle de Naboo dans la Rotonde. Rick O'lonell préférait s'attarder sur les affaires locales, et il ne le cachait pas : la République passait au second plan.


- Mademoiselle Novaga, je tenais à vous féliciter une nouvelle fois pour vos paroles pleines de bon sens. Il est rare d'entendre des politiciens dénoncer la supercherie des médias, dit-il très calmement avant de faire une courte pause au milieu de ses propos, J'aurais aimé discuter encore plus en profondeur avec vous à ce sujet, malheureusement le devoir m'appelle sur Naboo. Je vous remercie vivement de m'avoir invité ici-même, et je vous assure encore de mon total soutien à votre candidature pour les sénatoriales de Coruscant. Je serai ravi d'officialiser ce soutien au cours de l'un de vos futurs meetings, si vous le désirez n'hésitez-pas à me contacter sur mon comlink personnel, déclara le Gouverneur sans préciser qu'il avait envoyé il y a quelques minutes en arrière un message sur le datapad de Novaga afin que celle-ci dispose de la fréquence nécessaire à une éventuelle future holo-communication à destination du représentant de Naboo, la galaxie a besoin de gens comme vous pour faire bouger les choses. Surtout, ne vous arrêtez jamais. Allez au bout de vos idées. Coruscant en ressortira grandie, conclu t-il avant de saluer avec courtoisie la jeune Humaine, Madame.

Rick O'lonell se retira, sans oublier bien évidemment de réajuster sa cravate comme il en avait pris l'habitude. Cette soirée lui avait appris bien des choses, en premier lieu qu'il était bon et important dans le monde de la politique de faire la connaissance d'homologues diplomates et d'échanger avec eux sur divers sujets. Des semaines plus tard, il pouvait en résulter des soutiens inattendus voire de précieuses aides.

Lors de son premier mandat, Rick avait mis du temps avant de le concevoir. Aujourd'hui, il pouvait se targuer d'avoir de l'expérience dans le milieu, et il le comprenait mieux que quiconque. Ce genre d'expériences était à renouveler, et même s'il ne désirait pas forcément en vivre trop souvent, il devrait se forcer. Comme il le faisait depuis plus de quatre années maintenant.


"Il fut un temps où les hommes de la famille O'lonell avaient un talent naturel pour plaire aux femmes" annonça brusquement une voix familière à l'oreille droite du Sénateur, "Hélas pour vous : on dirait que vous n'en avez pas hérité."

- "Alfred..." répliqua instantanément le politicien en mettant un doigt sur son oreillette cachée.

"Je vous donnerai des conseils en la matière, je vous le promets." persista le majordome avec son habituel ton désinvolte.

Amusé, le Sénateur ne le montra surtout pas -d'une part pour ne pas s'avouer vaincu face à ce bon vieux Alfred, d'autre part car il était seul au milieu de la cantina et il ne désirait pas passer pour un fou en riant en solitaire-. Il se contenta donc de suivre le chemin de la sortie, jetant un regard à droite puis à gauche afin de s'assurer qu'il avait réellement fait le tour des personnes présentes dans la cantina.

Oui, vraiment, Naboo lui manquait sincèrement. Et les Vodka Martini y étaient bien meilleures, évidemment. Une raison suffisante pour rentrer à la maison.

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Sion Kumitomo
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MessagePosté le: 11/08/2016 18:27:33    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ? Répondre en citant

La jeune Kelisea ne manquait pas de ressources et, contrastant avec son physique qui paraissait fragile, la grandeur de son ambition tendait à éblouir facilement. Nouvelle aux yeux de la politique galactique, apparaissant comme peu expérimenté, elle faisait montre d’une aisance manifeste lorsqu’il en venait à la parole ou à la réflexion, je lui devais bien ça. Peu incommodée, à mes yeux, par les puissants qui étaient assis dans cette pièce, les gouverneurs des planètes les plus riches, elle parlait avec fermeté. Ces idées étaient claires, elle n’exposait pas un méli-mélo flou et alambiqué preuve d’un esprit souvent creux. J’aimais bien cette personne, elle avait réussi à faire bonne impression dès ces premières apparitions, et avec chic. En effet, il en avait fallu, du courage – témérité ? – pour exposer les premières tentatives de corruption. Cette fille ne s’achèterait pas par l’argent, mais par les idées, c’était limpide. Elle avait ouvert une partie de la plaie politique et touchait du doigt là où ça faisait mal. Non pas que je trouvais cela louable puisque j’aimais agir de la sorte mais je saluais sa posture actuelle. L’étoffe d’une dirigeante et je sentais cette envie de diriger, d’être la meneuse de la meute.

Je sortais le tissu blanc, auquel j’accrochais presque ma vie, ce soir, pour m’essuyer une nouvelle fois le front, sans doute luisant de sueur. Est-ce moi où la température ambiante était bien trop élevée… Tant pis, il faudrait faire avec. Le climat kaminoan commençait sans doute à déteindre sur moi maintenant, et je prenais l’habitude de cette pluie battante, fraiche et de son bruit incessant, fond sonore dont tous les habitants de la planète bleue étaient accoutumés. Ssssshhh… Sssshhhh… De temps à autre, une fuite venait briser le bruit monotone avec un « plop » léger, tel un métronome. Stop. Penser à ça me donnait l’impression d’étouffer encore plus. Pour dire, je regrettais presque un grand verre d’eau à la place de mon whiskey qui trônait sur la table centrale, au milieu d’autres verres, deux glaçons entamant un duel de vitesse. Je détournais les yeux. Tout le monde paraissait calme dans cette pièce éclairée chaleureusement, avec nos plus beaux atours. Finalement, est-ce une marque ou tous les politiciens aiment attirer l’œil ? J’essayais de supposer les raisons des visites ici. Aucun n’était venu simplement pour profiter d’un gala coruscanti. Non, nous avions tous notre petit plan, inavouable peut-être, lorsque nous étions venus ici. L’altruiste n’existait plus en tant que tel. Un prêté pour un rendu et tout ceux qui diraient le contraire seraient bien volontiers hypocrites face à vous.

La jeune femme avait un avenir prometteur et nous étions tous en train de la jauger, sa force de caractère, ses idées, ses états d’âmes. Une manière d’éliminer les faibles et les fouilles-merdes. C’est dommage, Kelisea prenait la direction de la seconde proposition.
Je sentais les yeux de chacun s’orienter vers un point central, Kelisea. Après nous avoir accompagnés, Jagabamba et moi-même, vers cette pièce, la prétendante avait envie de reprendre l’attention de tous et le faisait une nouvelle fois avec panache.

J’écoutais ses paroles avec attention. Celle-ci devait savoir que ce qu’elle disait maintenant jouait la plupart de ces chances d’élection. Elle avait probablement préparé ce discours, écrit et réécrit plusieurs fois, comme j’avais pu le faire à mes débuts aussi. Alors que nous étions novices, chaque petite chose nous apparaissait tel une montagne à gravir dans un temps record, autrement dit, comme un défi insurmontable.
Je résumais ses idées : museler les médias. Oui, un grand oui. Ces enfoirés n’hésitaient pas à pondre des articles plus stupides les uns que les autres, des insectes qui ne manquaient pas de porter atteintes à des intérêts supérieurs à eux. Ah oui, ces médias. Un bon balayage.
Ensuite… oh, oh, oh. Elle s’aventurait dans un terrain que j’appréciais bien moins. Oh non… Contrôler les entreprises, et elle citait même les spécialistes de l’armement. Un conflit manifeste avec mes intérêts. Entre le clonage que je défendrais coûte que coûte face à ses détracteurs et les nouvelles possibilités que je comptais m’offrir dans le domaine, après une entrevue avec une de mes consœurs, je ne pouvais que désapprouver ses paroles. Dommage, hum… Peser le pour et le contre… Qu’est-ce qui pouvait le mieux défendre mes intérêts. J’aurais tout le loisir de peser ça avant le vote futur. En conséquence, je décidais de répondre, après l’intervention enthousiaste du sénateur de Naboo qui ne m’étonnais guère, pacifistes qu’ils étaient, en restant vague. Deux règles, toujours garder sa parole mais promettre le moins possible, et j’étais sur le point de m’adonner à cet exercice, digne d’un équilibriste, à ce moment même. J’entrepris les mêmes actions.

M’approchant avec politesse de Mme. Novaga, saluant mes collègues avec un sourire bienveillant, au fur et à mesure que je passais auprès d’eux, je ne désirais pas rester plus longtemps ici. La chaleur ambiante et les idées mitigées de la jeune femme ayant eu raison de ma patience pour aujourd’hui. J’allais mettre un terme à ma visite. Par chance, j’ai pu profiter d’un moment de détente, au moins. J’entamais quelques paroles.


- Madame Novaga, décidément, vous ne cessez de m’impressionner par vos talents oratoires.dis-je avec un sérieux trahissant l’amusement.
Vous paraissez prédisposée à votre ambition ! J’aurais avec grand plaisir partagé plus de temps en votre compagnie mais je me vois dans l’obligation de rentrer sur ma planète, lointaine ma foi, pour régler quelques urgentes affaires… La politique n’attend pas, vous me comprenez je l’espère.J’affichais une mine contrite, triste de devoir quitter ce gala. Intérieurement, je bouillais de sortir de cette pièce.Quoiqu'il en soit, vos idées ne sont pas tombées dans une oreille sourde, soyez en assurée. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à me contacter personnellement. Sur ce, je dois vous laisser. Au revoir et bonne chance !

Avec un dernier regard vers les autres personnes présentes, je m’éclipsais en suivant les pas de O’lonell. De nombreuses pensées flottaient en ce moment dans mon esprit éreinté. Le fameux « pour et contre ». Qu’est-ce qui pourrait s’avérer positif en apportant mon soutien à la jeune Kelisea et qu’est-ce qui pourrait se présenter comme fondamentalement négatif. Deux idées étaient déjà classées. Le reste me paraissait encore flou, entamé par la fatigue.

Alors que je remontais dans ma navette personnelle, accompagné de quelques gardes d’usage, je m’affalais, ne faisant montre d’aucun grâce, sur le siège confortablement rembourré. D’un geste sec de la main, j’ordonnais au droïde également présent de me servir un verre d’eau fraiche. Je n’avais jamais bu aussi vite. Enfin… un vent de fraicheur.
Il ne remettait pas le cap vers Kamino, non au contraire de ce que j’avais pu dire à Kelisea. Je m’envolais vers de nouvelles opportunités, vers Metellos. Un marché m’ouvrait ses bras.
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Jagabamda
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MessagePosté le: 21/08/2016 14:15:32    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ? Répondre en citant

"** Que va-t-il se passer maintenant ? Je rentre ? J'attends ? ** Toujours postée dans un coin de cette Cantina, l'Ambassadrice de Telos attendit la suite des évènements....

----Et la suite ne fut pas longue...
Citation:


  - Bonsoir, Madame l’Ambassadrice. C’est un plaisir pour moi de vous voir ce soir dans une autre situation que celle d’une séance sénatoriale. Je me permets de venir vous présenter Mme. Novaga en personne.


La voix du Sénateur de Kamino me tire de, ce que j'appellerai, "Mon sommeil éveillé". Moi qui pensais me "calquer" au mur, tel un tableau, ou une fresque décorative. La surprise fut grande de constater que cet homme, malgré un âge avancé avait encore l'œil alerte, ma foi ! Il faut bien à présent admettre que j'étais "démasquée". Je ne peux plus reculer, et encore moins, faire ma "sauvagesse". Devant moi se tient Le sénateur de Kamino accompagné de  Kelissea Novaga en personne.
Même, si de nos jours, la poignée de main m'est devenue "acceptable", serrez-moi la main, seulement si je tends la mienne la première.

Par égard pour ceux qui venaient à cet instant me saluer : le Sénateur de Kamino, pour son initiative de me présenter à notre Hôtesse et à celle-ci acceptant ma présence en ce lieu. Les salutations qu'ils venaient de m'adresser, ne doivent pas se rendre par un simple "bonsoir".
J’adopte, pour cela, la position conforme à la situation. Une attitude, une posture qui exprime ainsi mon plus grand respect au geste de salutation qu'il est de mon devoir d'exécuter.

Juste avant d'incliner la tête, légèrement, je serre les mains, paume contre paume, devant ma poitrine. La jonction de mes mains, ainsi, signifie "Puissent nos esprits se rencontrer". Derrière mes salutations, ni superficielles, ni d'une banale formalité, il y a là une signification beaucoup plus grande, n'exprimant pas que de la politesse, mais aussi du respect qui varient en fonction de la relation, de la situation et du statut. Il ne s’agit pas là d'une courtoisie, mais d’une marque de considération très profonde.
L'expression, si j'ose, "spirituelle" de cette politesse est celle de réduire mon propre ego face à celui de l’autre présent devant moi. Je lie la parole à mon acte, et je souffle

"- Namaste  "
... Même s'il n'était pas nécessaire que je prononce le mot, qui se traduit par "Je m'incline devant toi", en même temps que le geste, qui est à lui seul ce salut respectueux.  ("Nam" pour dire "s’incliner", "as" qui se traduit par, "je", et "te" en, "toi")
Cette posture, mélange de simplicité et d'élégance me ramène, sans le vouloir, un peu, vers chez-moi, dans mon univers.

Mon regard pas très expressif se pose sur le Sénateur Kumitomo et Mademoiselle Novaga. Avant de baisser furtivement les yeux ; du côté de notre hôte, je la sens mal à l'aise. Je me demande si c'est dû, à l'effort qu'elle met afin de ne pas écorcher mon nom, à chaque fois qu'elle m'adresse une parole ou il y a-t-il là autre souci majeur ?

Nous laissant en tête-à-tête, le Kaminoen et moi, la voilà qui s'éclipse direction les commodités, sans oublier, avant, de nous inviter à passer dans une seconde  pièce. Chemin faisant, nos pas s'arrêtent face à une œuvre représentant un paysage, plus précisément une étendue d'eau... Une scène assez complexe... Je délaisse cette image de la nature, lorsqu'une autre attire mon attention… Une autre scène... Au milieu de la Cantina, une piste de danse s'était formée pour les amateurs de cette activité... Fascinée par les danseurs, un couple plus particulièrement... Je perds la notion du temps, délaissant sans le vouloir le sénateur appuyé sur sa canne.

Celle par qui et pour qui cette manifestation a lieu, est de retour à nos côtés, j'en prends conscience au moment ou une main se pose sur mon épaule gauche. Plus souriante et avenante qu'au premier contact, elle me fait part de ses sentiments concernant Telos. Un passage obligé pour tous politiciens, je pense. Un rituel où personne n'en réchappe, toujours le même genre de courtoisie, celui qui le donne et celui qui reçoit. Quelque flatterie, une délicatesse, qui s’impose, je dirai même une nécessité. Pour ma part, je prends, j’émets un :

"- Merci !" Simple, rapide et concis, accompagné de deux légers plis formés, pour l'occasion, sur les coins de mes lèvres.
Enfin au moins pour une fois, ce léger sourire semble se dessiner, discret et retenu à la fois, certes. Mais il a quand même la "décence" d'apparaître. Exprimant, si' l'on peut dire, le plaisir que m'a procuré ce petit clin d'œil, cet art de manier "Cette caresse dans le sens du poil"... Je suis  même amusée lorsque le "Sharmila" est comparé à un "Palais-Royal". Il n'y a là, que ce soit dans la demeure ou même en ceux qui y réside, rien de "Royauté". Je ne relève pas, ce serait de ma part un affront envers mon hôtesse.  Et je l'avoue volontiers, qualifier ma demeure familiale de "Palais" flatte ma vanité.
Citation:


"-... Ma partenaire et moi-même pouvons-nous nous joindre à vous ?


Le couple de la piste de danse c'était donc eux, le Sénateur de Japraël et ... Une Miraluka ** "- Atin Jnum, je me disais bien que son allure m'était familière". **
Je rends le salut. Puis, je baisse la tête, ne souhaitant offenser ni notre hôtesse, ni ses invités et ni ma fonction. Je n'ose regarder la Miraluka, de peur que mon regard soit trop insistant. Cela pourrait être mal interprété. Même si inconsciemment, je lutte pour ne pas porter mes yeux sur son visage. Ce n'est pas tant la beauté de ces cheveux d'un roux flamboyant, et encore moins ses globes oculaires non-existants qui attirent mon regard, mais le splendide masque qui l'habille, un demi-masque, devrais-je dire. Ce cache me fascine par sa réalisation, ce travail soigné, ce rendu raffiné, un satin noir agrémenté de dentelle fine. Et, à la fois, je me demande comment il est maintenu. Je garde mes yeux baissés sur mes mains, pour ne pas franchir cette barrière d'incivilité.

Après le côté pile, voici le côté face ! L'homme que j'avais aperçu de dos plus tôt, jouait "Les grands seigneurs". Installé dans un des fauteuils de la pièce, il s'est empressé auprès d'un serveur afin de nous apporter une boisson.

- " Un Vodka Martini, Madame, de la part de "Sa Majesté Naboo". Je prends le verre tendu

**"- Sa Majesté de Naboo" ? Nous sommes donc en présence du Sénateur Rick O'Lonelle ? Hum ? Il est visible, hors des écrans ! Enfin, lors des soirées ! Il serait bon qu'il daigne nous "honorer" de sa présence, un jour, au sénat ! ** Redressant mon "Pallu", je me rends compte de ma petite réflexion. Je chasse ce sarcasme de mon esprit, en me disant qu'il serait bien aussi de ma part de lui envoyer, une invitation personnelle. Il répondrait peut-être. Qui sait ?

Poliment, en direction du Sénateur de Naboo, je lève le verre offert, un mouvement de tête accompagnant. A ma  manière je le remercie de "sa Tournée Générale !". Je prends place auprès des autres invités.
Ce genre de boisson, n'est pas là mon alcool favori. Du Champagne, oui ! Qui est, et qui restera, ma boisson de prédilection dans ce genre de manifestation. A mon avis, les meilleurs de la Galaxie avaient trouvé place dans toutes les grandes caves de Coruscant.
Mais pour l'heure, je suis plus adepte de boisson plus rafraîchissante, à base de fruit. Pourquoi pas ? Un jus de "Goyave ou de Papaye", si je veux garder l'esprit clair et vu le degré de fatigue, le manque de sommeil. Qu'on ne dise pas que l'Ambassadrice de Telos a été vue "Pompette", lors d'une soirée. Oui, je confirme qu'il est préférable de se délecter de ce genre de consommation. Et comme la raison l'emporte, je garde mon verre en main afin qu'on ne me propose pas d'autre "potion".

**"- L'air conditionné a du mal à circuler correctement ?" ** Me dis-je, à la vue de ces convives agitant leur main près du visage, comme pour se rafraîchir. Certain semble se trouver en légère défaillance physique qui pourrait aller même jusqu'à l'évanouissement. Sion Kumitomo transpire légèrement, pour ne pas dire "sue à grosses gouttes", je me rends compte lorsqu'il sort de sa poche de quoi s'éponger le front.

Intérieurement, je peste contre le ou les propriétaires de l'établissement. À mes yeux, il est inconcevable de ne pas installer une climatisation digne de ce nom. Il doit bien prendre des crédits exorbitants lors de la location de cette salle pour ce genre d'évènement, que cela ne m'étonnerait même pas. Imaginant l'arrivée d'autres clients, venus de Coruscant et même  d’une contrée lointaine de la Galaxie devant subir ce genre de désagrément, dès lors, je me dis que c'est inadmissible. Au coin de ma mémoire, je note qu'il faudrait se pencher sur le sujet une fois que le jour sera levé.
C'est lorsque mes yeux se baladent sur les fenêtres "entrouvertes", les serveurs courant dans toute cette cantina auprès des "invités" tenant à la main un verre aussitôt vide remplacé par un autre aussitôt plein, que je me demande si cet état de gêne vient bien de l'atmosphère ou........ Peut-être de trop grande consommation de mets fructueux, de boissons ? Les récipients, tel des cadavres agonisants sur la table, vidés de leur substance, confirment bien ma conclusion que ce "malaise ambiant" ne provient pas que de "l'air ambiant".
             
Les discussions fusent, ainsi que des rires. Enthousiasme, indignation, humour tout y passe, ce semblant de "convivialité", ne fait pas oublier l'objectif de cette soirée.
Mon attention se porte de nouveau sur Kelissea. Son intervention rappelle à tous que les choses sérieuses n'étaient pas terminées. Elle sait y faire. La brunette charme par l'image, mais séduit aussi par le verbe.
Citation:


 - "Dans cette enceinte bat le cœur jeune et vif de la république que vous représentez"


La future politicienne sait séduire son auditoire. Il est vrai quand on est candidate pour un poste de "Sénatrice" au sein de la Capitale Républicaine, faut savoir amadouer ses représentants.
Même si la Demoiselle donne cette impression par quelques gestes qu’elle n’est guère une habituée des grands meetings, pour sa première prestation, elle est malgré tout une oratrice remarquée.

Je vois sur quelques visages, un désenchantement naissant qui se nourrit au fur à mesure du discours.
Cette impression de vantardise, d'il y a quelques heures dans le comportement de certains invités, s'envole en fumée lorsque la jeune femme annonce, haut et fort, une partie de son combat. Un sujet épineux pour beaucoup, " les superpuissances économiques, le contrôle des entreprises, des médias". Ceux qui voyaient en cette candidate, "la femme du renouveau", " la femme du destin de Coruscant", mais plus spécialement ou plus précisément "Leur destin", déchantent. Elle touche là un sujet inavouable de leur part.

Je souris ultérieurement. Et, oui ! Je ne le montre peut-être jamais. Et seul ce genre de situation me procure ce moment de délectation. Égoïste que je suis ! Je garde cet instant pour moi seule.

je remonte en ma mémoire les quelques phrases prononcées à hautes voix, celles murmurées tout bas, des conversations, des confidences, entendus par mon « oreille indiscret ». Relevées en toute discrétion, elles m'ont apporté quelques informations intéressantes. J'ai su profiter chaque seconde de cette soirée.
Les mots de ce « mini-discours » m’amènent à une conclusion peut-être personnelle. Cette carrière politique qu'elle souhaite embrasser, la "pupille d'Alderaan" veut la mettre au service d’une véritable ambition, traquer "les infractions des puissances économiques, des multinationales".Elle relève, là, des points qui m'interpellent, malgré l'heure tardive. Les Médias, aussi, même si j'ai eu cette « chance » de ne pas les croiser.
Quelques applaudissements, quelques heureux, quelques déçus. Il faut dire comme toujours, il y en a pour tous les goûts. Le mouvement de "foule" est en marche, entre ceux qui s’empressent de rejoindre leur centre d’intérêt, pour certain, la « Vice-sénatrice », pour d’autres «  le comptoir ».
 
Moi, je reste assise sur la banquette, à une distante suffisante, afin de ne pas déranger ceux et celles qui souhaitent adresser quelques mots à Mademoiselle Novaga... Je laisse les différents Sénateurs et autres prendre le temps de s'entretenir auprès de la jeune femme.

La cantina se vide. Il est l'heure, pour moi aussi, de me retirer.
Je me lève. Je redresse les plis de mon "Sari", je détends mon "Pallu" sur l'épaule avant de le replacer délicatement au sommet de ma tête.

" - Mademoiselle Novaga, laissez-moi vous remercier pour cette soirée. Il est temps pour moi de prendre congé."

Lui tendant ma main droite, je poursuis.
"-J'ai pris plaisir à vous écouter. Je vous avouerai que votre discours a beaucoup retenu mon attention"

Je ne lui avoue pas que mon sentiment s'exprime que sur le dernier. Car le premier, je n'ai pas vraiment souvenir de ce qui a été dit. Et ce n'est pas mes souvenirs qui me font défaut. Mais mon arrivée tardive...

"- Vous avez fait là, une entrée en matière qui aurait pu se prolonger jusqu’au bout de la nuit. Mais vue l'heure tardive ! Et comme vous l'avez si bien dit !... Je le pense aussi  !... Ce sujet serait relevé lors d'une prochaine rencontre. Soyez-en sûre !"

Je me rappelle soudain que les élections vont bientôt voir le jour. Lâchant la poignée de main rendue, j'ajoute, comme conclusion à notre échange.

"- Après ce soir, je crois que vous êtes prête pour votre campagne Mademoiselle Novaga." Sur ces mots, nos chemins se séparent… Pour ce soir.

Cherchant des yeux mes amies, je me rends compte qu'elles ne sont plus présentes. À mon avis, elles sont allées terminer la fin de la soirée ailleurs. La fin de la soirée, je veux dire le début du jour. Je soupire, pour moi, c’est direction « mes oreillers » au moins grappiller les quelques heures qui me restent, ce sera au moins ça de gagner. Un véhicule m'attendait, je grimpe et me laisse emporter vers mes appartements.
             
         

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"Sème un acte, tu récolteras une habitude, sème une habitude, tu récolteras un caractère, sème un caractère, tu récolteras une destinée"

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MessagePosté le: 02/10/2016 14:49:37    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ? Répondre en citant

Peu à peu, les foules se séparèrent. Un dernier cigare fumé, des poignées de mains serrées et, enfin, la séparation. Tout ce petit monde venu exclusivement pour la soirée de gala (et accessoirement pour se remplir la panse) venait de se séparer. Certains jetèrent un dernier coup d’œil en arrière : la soirée a marqué les esprits, c’était déjà une des certitudes. A l’intérieur, une toute autre ambiance régnait. Les serveurs après une courte pause se lançaient dans le nettoyage de la salle. Au programme : sortie des poubelles, lavage du sol, des cuisines, mais aussi de toute la vaisselle. Les verres en cristal furent nettoyés à la main tout comme les nappes en lins. Une attention toute particulière fut portée au matériel puisque n’étant que loué. Autonome, le droïde superviseur était lui enfin débranché. Le staff entier lâcha un soupir de soulagement au dernier bip du robot avant de reprendre leur occupation.

Une soirée riche en émotion, voilà comment on aurait pu résumer les choses. Les ennuis avec Heckmann Incorporated, la rencontre du sénateur O’lonell, des cocktails, puis celle de Kumitomo, et encore des cocktails. D’autres liens furent aussi rapidement tissés avec respectivement Atin Jnum, sénateur de Japrael et Jagabamda, ambassadrice de Telos. Des discours finalement, très travaillés, qui aurait pu être entaché de ma non-tenu de l’alcool. Globalement, le bilan était positif. La campagne était lancée et je m’étais déjà formé une sorte de réseau politique qui serait sans aucun doute d’une aide inestimable.

Je décidais finalement de me rendre, après avoir salué tout un autre tas de personnes, dîtes « importante » par mes conseillers, auprès de Soelia. Sur le chemin, des gardes regroupés autour de leur chef se font incendiés : quelques soit leur erreur, l’odeur de la fumée n’avait pas dû parvenir bien loin auquel cas je l’aurais su. Peut-être, ou peut-être pas. J’avais spécifié de ne pas être dérangé, mais si un incident était survenu, m’en aurait-on informé ? La question me restait dans un coin de la tête.

La twilek était assise devant la baie-vitrée et semblait contempler la vue. A cette heure-là, seul des lumières et des spots publicitaires ornaient l’horizon, pourtant quelque chose semblait bel et bien intriguer son regard. Une larme s’échappa et coula le long de sa joue. Je vins m’installer à côté d’elle tout en lui adressant une tape amicale sur l’épaule.



- Soelia, qu’est-ce qui ne va pas ?


- Tu te souviens du jour où on s’est rencontrées ? On était au Cresium Plaza. Déjà à l’époque tu ne tenais pas l’alcool : tu étais venue noyer ton chagrin après avoir été licencié.
J’étais alors venue vers toi pour te réconforter, et éventuellement pour arrêter ton envie effrénée de te transformer en tonneau de vin. On avait alors parler de beaucoup de choses ce soir-là. Tu voulais changer les choses, tu rêvais les yeux grands ouverts d’une carrière politique et j’ai toujours était admirative de ça.

Tout ce qu’on a fait ces dernières années, ce fut incroyable. Seulement maintenant, j’ai peur que les choses changent, que tu sois obligée de te fondre dans le moule et que tout ce dont tu dis vouloir changer ne se fasse jamais. Ce que tu as fait tout à l’heure, ça ne t’a peut-être pas sembler important, mais ça m’a blessé. Keli’ tu vas devenir sénatrice : c’est pas rien !

Les sollicitations vont devenir de plus en plus importante, ton emploi du temps sera tout le temps surchargé. Voyons les choses plus loin : tu comptes vraiment sur moi pour que je ne reste que ta directrice de communication ? Que l’on se glisse des petits mots ici et là, comme si on était encore des enfants ? Je n’ai plus envie de me cacher ou de me sentir humilier. Je te laisse une dernière chance. Une dernière chance pour me réconforter. Une dernière chance pour me montrer que tu tiens à moi.


Sur ces derniers mots, la twilek laissa échapper tout son chagrin et vint se blottir contre mon torse. Je jetais un œil sur la porte pour voir s’il n’y avait personne en même temps que je venais l’enlacer. Que voulait-elle que je lui dise de plus ? Cette discussion, nous l’avions déjà eue à maintes reprises. Et pourtant à chaque fois c’est comme si, le temps d’un instant, elle devenait amnésique. Je lui répétais alors que non, que je ne changerai pas, que je continuerai à l’aimer de la même manière mais que pour l’instant je ne pourrai pas m’afficher avec elle. En rouvrant les yeux, j’aperçus par la fenêtre une des affiches publicitaires céder sa place à une autre. On pouvait voir ainsi un couple, bras dessus bras dessous, vanter les mérites d’une banque coopérative, agrémenté du slogan : Faîtes-vous confiance. Voilà ce que Soelia devait fixer depuis tout ce temps pour plonger dans une tristesse pareille.

Un souvenir me revint tout à coup : un article que j’avais lu récemment dans un des journaux coruscanti sur le déni de réalité de certains politiciens. Il y expliquait qu’il était possible dans certains cas, pour éviter de souffrir que ces gens se persuadaient d’une réalité tout autre. Le pouvoir les isolerait et limiterai leurs seuls contacts à leurs collaborateurs. Or, les collaborateurs seraient des courtisans qui ont tendance à dire ce qui est important pour leur intérêt personnel. Un politique serait finalement comme un pilote tenu de contrôler son vaisseau dans le brouillard en se fiant à des instruments qu'il saurait trompeurs. Cette idée me répugnait quant à imaginer mon futur comme une seule suite de relation professionnelle ou politique. En serrant de plus en plus fort Soelia dans mes bras, je me faisais la promesse solennelle de ne pas l’abandonner. Dans le cas contraire, c’est que je ne serais plus celle que je prétendais être. Une ombre parmi les ombres. Je me devais de ne pas baisser les bras, je m’en savais capable. Mais pour combien de temps…

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MessagePosté le: 20/06/2018 02:34:00    Sujet du message: La course aux sénatoriales : victoire ou déboire politique ?

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