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Un moment de répit

 
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Kath Aplazm
Ordre Jedi

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MessagePosté le: 20/01/2016 13:35:19    Sujet du message: Un moment de répit Répondre en citant





Au bout d'une vingtaine de minutes à déambuler sur les passerelles et les ponts de cordes qui reliaient ingénieusement les différents bâtiments du Sanctuaire Jedi, Kath finit par perdre patience. Voilà qu'il errait sans but depuis un moment et l'intensité de la joie qui l'avait empli lorsque les Jedi l'avaient accepté en son sein diminuait à mesure que le soleil s'élevait dans le Ciel. La vue rassurante du paysage forestier ne lui était d'aucun réconfort et tout ce à quoi il aspirait à présent était quelques misérables heures de repos ; son escapade en forêt avec Alya ne l'avait pas seulement enrhumé, elle l'avait aussi vidé de toutes ses forces.

Kath Aplazm maudit tout haut son insouciance. En suivant Alya ou un autre groupe de novices, il aurait eu tôt fait de retrouver un lit douillet -car il ne l'espérait pas différent- et de chasser sa fatigue. Au lieu de ça, il devait se réduire à passer la tête par l’entrebâillement de chaque porte en espérant ne pas interrompre un maître méditant ou, pire encore, le bain de charmantes apprenties aux formes voluptueuses... à quoi pensait-il donc ? Le jeune homme se claqua la joue. Les vêtements saillant d'Alya lui revenaient en tête et il se força, un peu honteux mais de meilleur humeur, à penser à autre chose.

Au bout d'une allée, il crut reconnaitre la salle de douche par laquelle il avait transité avant d'apparaitre devant le Conseil. S'il y avait de quoi se laver, c'était sans doute qu'il était arrivé dans les quartiers d'habitations des Jedi. En en ayant croisé plusieurs, son intuition se confirma et il poussa un soupir de soulagement ; ses jambes endolories avaient de plus en plus de mal à le porter et il refusait de souffrir encore plus longtemps le poids de l'éveil. Évitant tout être vivant sur son chemin, il finit par arriver à un croisement. Il resta un long instant ébahi, le regard vide : l'allée devant lui menait presque directement à la chambre où il avait rencontré les maîtres. Ainsi, depuis tout ce temps, il avait tourné en rond alors que les quartiers étaient si proches ? Trop las pour se lamenter plus longtemps, il acheva de se trainer vers les petites cellules devant lui. Un grand nombre d'entre elles paraissaient vides et inoccupées, car il semblait bien qu'on en ait prévu plus que de Jedi occupant le Sanctuaire. Alors, c'était bien vrai. Les Jedi n'étaient effectivement plus qu'un nombre réduit, vivant comme des criminels, cachés aux yeux du monde. Au fond de lui, Kat prenait réellement conscience de la chance incroyable qui l'avait amené à les rencontrer et se faire accepter en leur sein malgré tout ce qui les avait frappés. C'était bien une des premières fois qu'il pouvait l'affirmer.

*Gloire à la Force !*, se dit-il avec un sourire en coin avant de pousser la fine porte d'une des petites huttes en face de lui. Fort heureusement, elle n'était pas occupée, comme les autres. Comme rien ne lui importait pour l'heure plus que son bien-être et sa santé mentale, Kath referma la porte d'un coup de pied fatigué et s'affala sur la paillasse devant lui. Ce n'était pas aussi bien que sa chambre d'Alderaan, mais il n'en avait cure. Sans jeter un seul regard au mobilier ou à l'intérieur de la cellule, il s'assoupit et sombra dans un sommeil de plomb.


* * *


Kath ne sut combien de temps il s'était passé depuis son réveil. Quelques minutes, quelques heures ? En tout cas, il se sentait à peine mieux, le rhume ayant laissé place à une faim difficile à contenir et la fatigue cernant encore ses yeux embrumés. Il se leva péniblement et s'assit en tailleur en se frottant frénétiquement les orbites à l'aide de ses manches. Baillant à tout va, il jeta un oeil distrait sur la paillasse dans laquelle il avait dormi : à mieux y regarder, il s'agissait d'une sorte de futon assez dur recouvert d'une couverture fine mais chaude faite d'une matière étrangement laineuse, tressée rustiquement en un tissu de facture somme toute assez sommaire, qui sentait le bouc. En reniflant l'air alentours, le jeune homme constata que cette odeur persistante émanait aussi de ses vêtements propres, probablement faits en la même matière. Comme la faim le tiraillait toujours il ne put supporter de les sentir alors qu'une nausée aussi inexplicable qu'incontrôlée le prit d'un coup. Nerveusement, il jeta dans un coin de la petite pièce la moitié haut de son habit et passa la tête au dehors pour prendre une bouffée d'air frais.

Plus en forme qu'il y a quelques minutes, Kath prit maintenant le temps de considérer ce qu'il avait choisi pour être son nouvel habitat : pas de mobiler à l'exception de sa couche, un petit coffre et une étagère sur laquelle trainaient des chiffons. Rien de bien folichon, vraiment. Si le luxe n'était sans doute pas une caractéristique qu'il aurait attribuée aux Jedi, il les croyait un peu plus nantis. Son idéal du fier chevalier volant au secours de la veuve et de l'orphelin se dégradait de plus en plus à mesure qu'il découvrait la vie des ermites. Le juene homme se rassit, pensif. Il devrait penser à faire quelques aménagements pour rendre le lieu un peu plus agréable. Il ajouterait une holo-image de sa famille, une belle fenêtre... Encore qu'il ne soit pas sûr que percer des trous dans le mélange de terre cuite et de végétaux qui formaient son mur soit une bonne idée. Un son répétitif le tira de ses pensées. En se concentrant, il fut presque certain d'entendre un clapotement régulier. Torse nu, il grelotta en braquant le ragard partout afin d'en déterminer l'origine. Il finit par apercevoir un trou gros comme deux poings dans sa toiture, par lequel s’infiltraient les gouttes de l'orage de la veille. Voilà qui était bien sa veine, il avait hérité -ou choisi, mais peu importait à présent- de la seule hutte dont le toit était éventré.

A l'aide de deux morceaux de bois cassés, il tenta maladroitement d'accrocher ses vêtements pour couvrir le trou et ainsi se prémunir du courant d'air froid qui lui fouettait la poitrine. Peine perdue, au bout de deux minutes, il abandonna, laissant tristement pendouiller sa tunique déchirée au bout d'un bâton trempé. Sa vie de Jedi commençait bien : une cellule en mauvais état et plus de vêtements. Le jeune homme éternua et se frotta le nez du revers de la main. Pour éviter d'empirer son état, il se recouvrit de sa couverture et entreprit d'ouvrir le petit coffre à côté de lui. Comme il s'y attendait, il ne contenait rien, sinon un petit insecte nocturne qui s'envola pour disparaitre aussitôt qu'il était apparu. Kath farfouilla alors ce qu'il avait alors pris pour des chiffons : il s'agissait d'une bure Jedi ! Étonné mais heureux de trouver de façon si inattendue de quoi le garder du froid, il se revêtit sans attendre du vêtement qui, cette fois et contrairement à ses précédents habits, lui allait comme un gant : ample sans paraitre trop grande, la tenue était beige et conçue dans une matière épaisse, semblable aux autres tissus, l'odeur en moins. Kath s'étonna de constater que le vêtement était plus lourd qu'il ne l'aurait cru. Après tout, les Jedi devaient fabriquer leurs habits avec ce qu'ils avaient sous la main et les textiles ouvragés d'Alderaan ne devaient pas parvenir sur la lune forestière. De plus, le climat incitait beaucoup à ne pas oublier de se couvrir par prudence.

Ainsi vêtu, l'Alderaani se considéra avec un grand sourire : il avait plutôt fière allure ! Il constata un instant plus tard avec un pincement de désarroi qu'il avait mis son pantalon à l'envers et, une fois l'habit de nouveau vêtu, il s'arrêta a pas de sa porte dans une pose conquérante. Cette fois, les Jedi n'avaient qu'à bien se tenir car lui, Kath Aplazm d'Aldera, était sur le point de commencer sa formation !

...Et ça n'allait pas être de la tarte.

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MessagePosté le: 20/01/2016 13:35:19    Sujet du message: Publicité

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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 22/12/2016 16:22:20    Sujet du message: Un moment de répit Répondre en citant



Il faisait nuit noire quand Kath rejoignit enfin le Sanctuaire. La lumière déclinante du soleil l'avait guidé jusqu'aux clairières cachées des Jedi et la lueur faible et douce des lanternes lui avait permis, une fois n'est pas coutume, de ne pas s'égarer. Il avait l'esprit étonnamment clair et ne pensait à rien. Passée l'adrénaline de ses derniers instants dans les profondeurs de la forêt, la fatigue l'avait poussé à mettre de côté toute autre pensée que celle qui le menait inexorablement vers ses pénates. Et au-delà de ça, s'il avait compris une chose depuis son entrée dans l'Ordre, c'était que les maîtres tenaient à garder leur présence sur la lune forestière secrète. Et qu'ils savaient lire dans les esprits des faibles Alderaanis, du genre de ceux qui seraient capable de déclencher, en plus d'un contentieux avec une corporation engageant de cruels mercenaires, des feux de forêts susceptibles de révéler à tous la survie de l'Ordre.

...

Non, vraiment, qui aurait été capable de faire ça ? Pas lui, certainement. Lui, il n'était qu'un pauvre homme un peu paumé, novice à la Force et aux entrainements spartiates du gungan Nass. Un garçon, oui, tout juste bon à se faire voler ses sous-vêtements par des Ewoks pour amuser la galerie ! Certainement pas du genre à compromettre le secret de l'Ordre et ses intérêts supérieurs. Comment, du reste, un asticot tel que lui aurait-il pu déclencher un tel feu de forêt et permis la destruction probable d'une portion conséquente d'un avant-poste colonial ? Personne n'y croirait !

...

A mieux y réfléchir, si, tout le monde y croirait. Pire, il était sans doute le coupable tout désigné. Personne n'aurait été plus maladroit, plus malchanceux. Assis dans sa cellule, Kath jeta dans un coin les lambeaux de ses vêtements jedis déchirés. Sans doute quelqu'un avait-il anticipé la rudesse des méthodes de Nass, car il trouva à côté de son futon de paille un petit paquet cachant des vêtements propres et quelques biscuits. Ce repas frugal ne lui remplirait pas l'estomac, mais après l'avoir englouti, le jeune homme sentit l'ange de la mort quitter son côté. Pensant ses plaies et enduisant de baume ses hématomes, il maudissait l'immonde crapaud qui lui servait de professeur. Puis, las, il tomba sur le dos dans un bruit sourd. A demi-nu, les cheveux en bataille il se laissa aller au sommeil. Doucement, il fut pris de somnolence et se laissa aller en rêveries. Le lendemain, il irait à la cantine, y retrouverait Voxe, Alya, Arnhal et ses condisciples. Ensemble, ils déjeuneraient, riraient et se rendraient, unis au cours de maître Nass. Oh, certes, ils se feraient sans doute tous sermonner pour n'avoir terminé l'exercice de la veille, mais ils se rattraperaient si bien que l'obèse gungan devrait bien admettre qu'il avait devant lui la relève de l'Ordre jedi, ceux qui lui permettraient de briller à nouveau ! Et tous, ils s'en iraient, fatigués mais souriants, conscients du bon travail accompli, déguster des poulets braisés et de la viande rôtie...
Les narines de Kath s'écarquillèrent. C'était comme s'il pouvait sentir les mets d'ici. Bareman était un si bon cuisinier, après tout ! Le novice se leva doucement, enfila sa veste de bure et jeta un oeil fatigué à l'extérieur de sa chambre. Y avait-il vraiment une heure pour un petit en-cas ? Ces biscuits ne l'avaient pas repu et son ventre criait de faim.

Trainant son corps abîmé sur le seuil de sa porte, devant les passerelles de bois et de cordes du sanctuaire, il réajusta sa ceinture et sera les lanières de ses bottes. Il n'eut d'ailleurs aucun mal à le faire, car la lune éclairait magnifiquement le pavillon. Kath prit un instant pour respirer l'air ambiant, qui sentait bon la buche et le bois brûlant dans les fourneaux. Et soudain, il tourna la tête vers l'horizon. Sa mâchoire s'en décrocha instantanément alors qu'il laissa tomber au sol le dernier biscuit qu'il avait conservé. Ce n'était pas la lune qui l'éclairait, il faisait nuit noire une heure plus tôt ! Au loin, l'incendie semblait s'être propagé et quelques clameurs s'élevaient de la forêt.
Pas bon, pas bon du tout. L'Alderaani inspira longuement. Cette fois-ci, il n'avait pas uniquement mis sa propre vie en danger, mais bien plus que cela. Ses mains tremblèrent légèrement quand il s'approcha de la balustrade du pont sur lequel il se trouvait. Il n'avait pas l'habitude d'être impulsif, mais cette fois-ci, il n'avait pas le choix.

Pris d'un spasme léger, comme prophétique, il sourit d'un air faussement assuré. Et, la seconde d'après, Kath se jeta dans le vide. Plus vite il irait au devant du danger, plus vite il pourrait tout arranger... et n'aurait pas à affronter l'ire du Conseil.

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Kath Aplazm
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MessagePosté le: 22/03/2017 20:07:12    Sujet du message: Un moment de répit Répondre en citant



Le sommeil de Kath se déroula sans qu'un songe vienne le perturber. Physiquement et mentalement brisé, rien n'aurait pu perturber son repos mérité après une si atroce expérience. Cependant, le novice finit par ouvrir les yeux d'instinct. La pluie qui battait à son arrivée au Sanctuaire s'était apaisée et seule une petite flaque au milieu de la hutte témoignait de sa violence. La tempête était donc tombée, à moins que tout cela ne fût qu'un mauvais rêve. A demi-éveillé, l'humain ne se demanda pas comment il avait atterri là, n'ayant du reste aucun souvenir de s'être assoupi comme une masse sur les passerelles du Sanctuaire des Jedi. Il se redressa un instant sur son matelas de paille humide et contempla le ciel à travers le trou dans son toit, qui se faisait d'ailleurs plus large de jour en jour. Le ciel étoilé, immobile, aurait coupé le souffle au plus béotien des hommes, tant la profondeur de ses nuances avaient d'emprise sur l'âme. Comme lorsqu'il avait gravi l'arbre Wohyyr, Kath découvrait la lune forestière d'une manière bien plus enchanteresse sous ces couleurs.

Le jeune homme prit une longue inspiration et ferma les yeux : il ne devait pas avoir dormi très longtemps, si le soleil ne s'était levé. Il resta étendu de longues minutes, tentant tant bien que mal de se replonger dans un profond sommeil. En vain. Au bout d'un moment d'attente plus long qu'il lui semblât, l'Alderaani se releva sur ses bras engourdis et appuya son dos contre le mur froid de la chaume de sa hutte. Interdit, il gardait le yeux fermés, espérant que la douleur de ses blessures le replonge dans un état de léthargie peut-être synonyme de repos réparateur. Sans plus de succès. Mais alors qu'il ne tendait l'oreille à rien d'autre qu'aux battements de son propre coeur et aux sifflements du vent, il ressentit en lui l'écho de la Force, faiblement. Ce n'était bien sûr pas la première fois, mais il n'avait jamais l'identifier de cette façon auparavant. Curieusement, une pointe de gaité l'envahit, comme si avoir compris une chose aussi basique que cela, en comparaison avec les accomplissements de ses camarades du moins, le remplissait d'allégresse. Plongé dans le calme et la sérénité de son habitat de fortune, il aurait mieux l'occasion d'étudier ce phénomène qu'accroché au-dessus d'un brasier incandescent, de cela il était sûr.

Néanmoins, à chaque fois qu'il se concentrait sur le son qui tourbillonnait imperceptiblement autour de lui, celui-ci s'évadait et le laissait seul à ses pensées. Et quand la fatigue reprenait le dessus, sans qu'il arrive pourtant à s'endormir, l'écho revenait. Kath se pencha légèrement en avant, expirant longuement, une main sur son œil encore gonflé. Il interprétait différemment tous les évènements de la veille : les entrainements de Nass auprès de la rivière lui revinrent particulièrement. Lorsqu'il s'était à demi noyé dans le ruisseau, il avait fait appel à cet écho. De même, dans le village Ewok, ou lorsqu'Alya et lui avaient couru dans les bois à la poursuite de Woopee. Et lorsque les mercenaires l'avaient surpris dans la forêt... Le visage du jeune homme se crispa en repensant à Jarrik et à sa mort cruelle. Son coeur s'emballa un instant et l'écho revint, de plus en plus fort comme un nouveau sanglot s'échappait de la gorge enrouée de Kath.
Le novice se redressa difficilement sur les genoux et balaya d'une main la flaque d'eau à quelques centimètres de lui. Les gouttes qui ruisselaient sur son visage eurent tôt fait de le ramener à la réalité. Il se leva et constata qu'il était encore à demi-nu : celui qui l'avait amené ici n'avait pas poussé le vice à le déshabiller. Comme chacun des derniers jours, une nouvelle bure l'attendait non loin de sa couche : il s'en saisit et s'en revêtit prestement avant de se rasseoir. En se baissant, Kath remarqua un petit papier posé là où la bure avait été posée. "C'est la dernière mon pote. Après ça, tu te démerdes ! Signé : B.". Le visage de Kath se tourna vers le mur opaque, mais en direction de la cantina. Avec un sourire gêné, il remercia intérieurement le vieux clone Bareman pour son attention. Il lui devrait bien un verre, s'il pouvait mettre les pieds dans l'estaminet de Jedi dans les jours qui viendraient.

Kath essaya de se concentrer à nouveau sur l'écho. Rien. Réfléchissant aussi vite que ses capacités cognitives ralenties par la fatigue et l'ankylose le permettaient, il se rappela Alya et les autres novices, et prit une pose relativement semblable à la leur pour tenter de les imiter dans leur méditation. Plus il se concentrait, plus sa tête lui faisait mal et moins il ressentait l'écho. Au bout de ses peines, il fut tenté d'abandonner. Crispé, il fit une dernière tentative, modifiant légèrement sa position, se calquant cette fois sur un autre de ses souvenirs : celui de cette forme étrange, méditative, frêle mais pourtant imposante, qu'il avait aperçut dans l'une des cellules des Naa'fruu. Alors qu'il changeait le positionnement de ses bras et de ses jambes, il fut traversé d'une douleur vive : chacune de ses plaies parut se rouvrir et il émit un grognement. Dans une tentative de s'évader de ces soucis matériels, il prêta l'oreille à un son, même infime, de la Force. Au lieu de cela, une vague d'effroi chassa subitement lle flot de bonheur qui l'avait envahi quelques temps plus tôt.

Il ouvrit les yeux. Sur la parois de la cellule, l'ombre de la "chose" qu'il avait vue se répercutait comme un écho, oscillant sous la lumière des étoiles. Effrayé, Kath eut un mouvement de recul et regarda autour de lui. Personne en vue, pourtant il aurait juré avoir ressenti un courant d'air lui lécher l'échine. Cherchant à tâtons de quoi s'éclairer, il mit la main sur un étrange vase en terre cuite, dont il n'avait jamais constaté l'existence auparavant. Plongeant ses yeux à l'intérieur, un regard perçant, rouge, le foudroya et il tomba en arrière, lâchant l'objet dans sa chute. Au lieu de se briser, le vase retomba lourdement sur le sol, laissant émaner des volutes de fumée noires. Mais Kath ne le vit pas car les yeux fermés, il se tenait la tête : ces yeux étaient ceux de Jarrik. Jusque quand la vision de l'homme à l'agonie allait-elle le hanter ?
Étalé sur le dos, le novice se laissa tout à coup envahir par la peur et il se mit à trembler plus que jamais auparavant, les lèvres froissées par un rire nerveux inaudible. S'il avait suffisamment encaissé le contrecoup physique de ses aventures, les péripéties de la veille n'avaient pas fini de frapper son esprit de vives blessures. A plat ventre, les bras en croix, il replongea le regard dans l'interstice qui découvrait sa chaumière. Mais au lieu des astres, ce furent les flammes des Ewoks et de la forêt d'Endor qu'il vit sous ses yeux. Etait-ce le remord qui le gardait éveillé ? L'épouvante ambiante étaient trop réelle pour que tout cela soit un cauchemar.

Et le novice, la bouche large, se remit à rire. Des éclats de voix sardoniques, cette fois, brisèrent le silence de la nuit. Au bout de plusieurs minutes, ils cessèrent, car Kath s'était rendormi. Le vase à ses pieds disparut aussi net. Les lumières de l'aurore ne tarderaient pas à percer les nuages du matin. Pour l'humain, en tout cas, la nuit ne porterait plus conseil en aucune façon.

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MessagePosté le: 25/09/2018 10:18:01    Sujet du message: Un moment de répit

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