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Surfer sur la vague

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Star Wars RPG Index du Forum -> Galaxie principale -> Coruscant -> Quartier des Affaires
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Lyzs
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MessagePosté le: 06/06/2015 19:31:08    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant



Après l’attaque de Khan, Lyzs fut renvoyée à l’hôpital. Pour la jeune femme, c’était une véritable épreuve. Après quelques jours, elle put enfin reprendre une vie normale. Les affaires se tassaient et l’enquête était confiée aux autorités compétentes. La générale se tenait au courant, mais le terroriste avait toujours une longueur d’avance. Penser que ce fanatique était en liberté la mettait hors d’elle, mais elle avait d’autres affaires à gérer. La construction du QG de la garde avançait et la principale occupation consistait à signer des papiers tout en se tenant au courant de l’avancement de la formation des premières recrues.

Elle ne quittait plus le bureau de son appartement, sauf lorsqu’il fallait rencontrer quelqu’un d’important en personne. De plus en plus épuisée par son devoir, elle avait arrêté de sourire. Lyzs n’attendait qu’une chose : que tous les préparatifs soient terminés pour pouvoir se reposer. Quand elle n’était pas occupée à gérer la garde, elle récupérait son manque d’éducation militaire en lisant. Sa nature craintive lui faisait porter des petites lunettes de repos pour ne pas s’abîmer les yeux à force de regarder des écrans. Ca relevait presque de la superstition.

Dans le mois qui suivit, elle prit une année. Dix-neuf ans, c’était encore trop jeune pour être crédible. Cette pensée la faisait soupirer mais, dans le fond, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être fière de son parcours et de ce qu'elle réalisait.

Quelques jours plus tard, elle dût aller à la rencontre du directeur de la communication de la garde dans le quartier des affaires. Elle se disait que ça avait quelque chose à voir avec les finissions du quartier général. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’il allait lui annoncer « une bonne nouvelle ». Finalement, elle apprit juste que les vidéos de l’attaque étaient en train de faire le tour de l’holonet malgré les tentatives de contrôle. La générale ne comprit l’excitation du spécialiste qu’après qu’il lui ait expliqué que les médias avaient, sous certaines recommandations, tourné l’histoire en faveur de la garde. Quelques alarmistes appelaient à la crainte, mais la plupart des regards étaient tournés vers le combat remporté par la générale attaquée par surprise alors qu'elle était blessée. Les yeux pétillants, le communicant expliquait la situation.




~ Alkain Baruchel - Directeur de la communication de la GR ~


— Mais enfin, générale ! Nous hésitions… nous hésitions ! Et tout s’est fait presque tout seul ! Nous avons juste eu à fournir des informations aux médias et… et paf ! Incroyable. Il faut absolument profiter de cette occasion. affirma l'homme, tout excité.

— Que voulez-vous faire ? J’imagine que j’ai un rôle à jouer, puisque vous avez absolument tenu à ce que je me rendre ici.

— Tout à fait. Nous organisons une conférence de presse ! Elle aura lieu demain.

— Demain ? Mais vous-êtes fous !

— Oh, oui ! Et si vous je vous ai demandé de venir, c’est pour vous préparer. Vous avez bien réservé votre après-midi, n’est-ce pas ?

— Oui, enfin je…

— Parfait ! Je vais vous présenter à mon équipe, nous allons parler de tout ça.

— Mais vous avez eu les accords pour…

— Le feu vert, je vous dis !

Lyzs n’avait pas apprécié de se faire couper la parole deux fois de suite, mais l’enthousiasme d’Alkain l’excusait. La générale le suivit jusqu’à un bureau où plusieurs personnes parlaient. Deux twi’lek et une humaine attendaient. Lyzs prit place en bout de table. Alkain s’installa à sa droite. A gauche, les deux twi’lek à peau verte attendaient qu’on les présente. La femme, de son côté, semblait chercher des documents. Après les présentations, l’équipe passa aux choses sérieuses. Les trois conseillers avaient l’air bien plus terre à terre que leur directeur, Lyzs garda cependant cette remarque pour elle.

Après une longue séance d’explications, de conseils, de mises en scènes et d’autres exercices visant à guider la générale, elle put rentrer chez-elle. Epuisée, la jeune femme bougonnait.


— L’après-midi, mon œil. Il fait déjà nuit !

Lyzs du reporter tout ce qu’elle devait faire le lendemain matin. Elle retourna dans le quartier des affaires pour l’événement. Elle entra dans le bâtiment en contournant les journalistes. La jeune femme suivait les directives : il ne fallait pas qu’elle soit prise au dépourvu. Discrètement, elle jeta un œil à la salle. Elle n’arrivait pas à en revenir : il y avait bien plus de journalistes que ce qu’elle ne se l’était imaginé. Elle se tourna vers Alkain qui l’accompagnait pour chuchoter.

— Vous auriez quand même pu me prévenir avant d’organiser tout ça ! C’est de la folie ! Et si je me rate ?

— Nous ne voulions pas vous influencer. Les réponses toutes faites ont tendance à agacer tout le monde en ce moment. Montrez que vous êtes vous-même, ça ira. Vous connaissez votre sujet !

— Quand bien même, vous me le paierez !

Lyzs se retira dans une salle vide pour attendre la fin des préparatifs. Intérieurement, elle reformulait ce à quoi elle avait pensé toute la veille : son introduction. D’apparence calme, elle se calmait en malaxant frénétiquement une boule antistress fluorescente. Après une demi-heure, on vint la chercher. Alkain la retrouva juste avant qu’elle ne rejoigne la scène, loin des regards indiscrets. Il remarqua le malaise de la jeune femme qui avait oublié de se séparer de sa balle verte. Il s’approcha d’elle pour poser ses mains sur ses épaules et la secoua un peu. Ils pouvaient entendre la voix étouffée du présentateur annoncer l’événement dans la pièce d’à côté.

— Allez, générale. On se reprend ! Vous allez être géniale, comme hier ! Vous êtes la meilleure, vous êtes la défenseuse de tous ces gens ! Ils ont besoin de vous ! Ils sont là pour vous, alors donnez-leur ce qu’ils veulent : la vérité !

— B… bon. C’est parti, alors. dit-elle avant d’expirer un grand coup pour se donner du courage.

— Voilà ! C’est l’esprit ! Vous allez y arriver !

L’homme attrapa la balle et ouvrit la porte pour laisser passer Lyzs. Toujours un grand sourire aux lèvres, il lui fit un signe de la tête pour l’encourager.

Après quelques pas, Lyzs se retrouva face à une cinquantaine de journalistes et à bien d’autres gens installées dans des sièges orientés vers l’estrade. L’éclairage l’éblouit un instant avant qu’elle ne puisse voir à nouveau les visages des invités qui s’étaient levés et les murs gris de l’endroit. Arrivée devant le pupitre, elle réajusta élégamment la manche gauche de son uniforme pour se donner de la contenance. Enfin, elle pausa les mains sur le pupitre pour se rapprocher des micros. Tout le monde s’assit : la gardienne suprême allait parler.

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MessagePosté le: 06/06/2015 19:31:08    Sujet du message: Publicité

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Lyzs
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MessagePosté le: 07/06/2015 00:39:43    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Le bruit des vêtements qui se froissent, puis le silence. Tout le monde s’était assis. Lyzs inspira avant de se lancer dans son introduction. Elle prit la parole avec un ton et un rythme normal, comme si elle ne parlait pas dans un micro.

— Mesdames et messieurs, passons les formalités. Si vous avez été invités aujourd’hui, c’est que nous sommes en mesure de vous apporter les informations dont vous avez besoin. Les récents évènements vous ont mené à tourner votre intérêt vers la garde républicaine et nous sommes conscient que, pour l’instant, nous n’avons pas été transparents au sujet de cette nouvelle structure.

La générale marqua une courte pause, comme pour dire qu’elle passait à autre chose. Elle tenait à apporter quelques éléments de réponse avant de donner la parole aux journalistes.

— Coruscant ? Non. La galaxie entière change. Et ce changement est accompagné de réformes. Celles-ci ont pour but de permettre à chacun de vivre librement, en paix. Quand un peuple est manipulé par son gouvernement, il en change. C’est ce qui s’est passé. Si la garde a été créée, c’est pour accompagner cette évolution. Nous ne sommes plus gouvernés par la religion : nos lois et nos devoirs ne servent plus un culte. Chacun est libre de penser comme il l’entend. Pour nous permettre à tous de vivre ainsi, il nous a fallu nous éloigner de ces dogmes. Cependant, il nous faut protéger cette liberté. Et en nous éloignant des religions, nous nous éloignons aussi des utilisateurs de la Force.

Un nouveau silence fut marqué par la jeune femme. Elle en profita pour balayer l’assemblée du regard. A l’arrière de la salle, elle vit qu’Alkain hochait la tête en signe d’approbation. Il souriait encore.

— Comme nous le savons tous, la maîtrise de la Force permet de réaliser des choses hors du commun. Pour certains, c’est l’illustration de l’injustice de la vie. Pour nous, il s’agit d’une opportunité que l'on nous offre. Celle de faire bon usage de ce pouvoir et de s’en servir pour préserver la paix. Et c’est ce que la garde républicaine fait. Nous donnons la chance, à tous ceux capables d’utiliser ce don, de le faire pour le peuple. Nous sommes une corde de plus à l’arc de la république.

Lyzs, qui avait enlevé ses mains du pupitre il y a un petit moment. Les y reposa pour appuyer sa dernière phrase. Après ce nouvel instant, elle reprit en se redressant.

— Nous savons que nous avons besoin de la maîtrise de la Force pour nous défendre. Nous en priver serait absurde. La république a décidé de former ce corps d’élite afin d’accroître la sécurité de tous. Nous sommes entrés dans une période de calme, mais ne confondons pas le calme et la paix. Nous ne voulons pas de ce genre de silence, de cette pression. Nous voulons vivre. Vivre libres et en paix. Une défense solide nous assure d’être capable de répondre à toutes éventualités. C'est cette assurance qui nous apportera la paix que nous méritons tous.

Fière d’avoir su parler sans que son trac ne transparaisse, Lyzs continua.

— J’imagine que vous avez de nombreuses questions. Qu’elles soient sur la garde républicaine en elle-même ou bien sur les récents événements. Je suis là pour y répondre. A vous.

Les journalistes ne se firent pas prier et commençaient à s'exprimer dans un intense brouhaha. La générale fut un peu surprise : elle s'attendant à plus d'ordre. Alors que les questions fusaient, l'un des twi'lek qui l'avait conseillé la veille se présenta au bas de l'estrade. Il venait réguler le volume et sélectionner les journalistes. De ses deux mains, il fit signe aux intéressés de se calmer. Sans mot dire, il pointa une personne du doigt pour qu'elle puisse s'exprimer.

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Atin Jnum
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MessagePosté le: 07/06/2015 09:08:26    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

    L’illustre représentante de l’Holonet du système de Japraël était là, et comment louper un moment pareil ?! La Garde Républicaine qui était enfin dévoilé et qui faisait un discours suite aux évènements survenus dans les bas-fonds de triple zéro. En étant pointé du doigt par un twil’ek en bas de l’estrade, elle se leva et pris la parole, elle avait de nombreuse question sans réponse.


-Bonjour, Bastillia du système Japraël.
Général Lyzs.
Que pouvez-vous dire face à la création de votre corps d’armée qui n’a toujours pas été approuvé par le Sénat ? Quel sera sa réaction face à la découverte que vous existez ?
Vous dites, vous éloigner des dogmes Jedi et Sith mais à ce moment-là, qui vous contrôle ?
Qui vous contrôlera si vous allez trop loin ?
Avez-vous des limites ou les pleins pouvoirs ?
Serez-vous les élites envoyer pour renverser un gouvernement qui n’adhère pas à la république fédérale comme les rummeurs le laissent prétendre pour Alderaan ?

Elle marqua une petite pose, regardant son datapad pour reprendre.
Pouvez-vous nous en dire plus sur les évènements survenus dans les bas-fonds ?
Y’a-til eu des pertes parmi la Garde ? Les civils ?
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Lyzs
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MessagePosté le: 07/06/2015 19:26:09    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Les premières questions touchaient un terrain que Lyzs ne maîtrisait pas vraiment. Elle laissa parler la journaliste et fut ensevelie sous les questions. Elle cligna des yeux, comme si elle se demandait d’où venait cette énergie. Puis, après avoir pris quelques secondes pour réfléchir, elle reprit naturellement.

— Je ne suis pas habilitée à vous apporter des réponses au sujet de l’approbation du Sénat pour la simple et bonne raison que la décision ne vient pas de moi. Je ne peux pas non plus me permettre de spéculer sur l’avis des sénateurs, ça n’apporterait rien de concret. Juste du vent. Tout ce je que je peux vous dire, c’est que la durée des procédures politiques va à l’encontre des objectifs d’efficacité que nous nous fixons. Il a fallu prendre une décision rapide pour ne pas laisser la population sans la protection d’utilisateurs de la Force trop longtemps.

Lyzs marqua une pause pour réfléchir. Une nouvelle question, une remarque peut-être avait l’air de secouer quelques journalistes. Elle lisait sur leur visage et dans leur esprit. Elle se massa les tempes d’une main en expirant longuement.

— Certains diront que la république n’a pas besoin de la maîtrise de la Force pour se défendre. Qu’elle est superflue lorsque l’on a une artillerie ou une infanterie bien armée.

Elle s’appuya sur le pupitre en y posant les deux mains, ce qui rapprocha sa bouche des micros. Ses doigts se crispèrent sur les bords de celui-ci.

— Ces gens… ont tort.

Un nouveau silence prit place, le temps de laisser aux journalistes de digérer ses mots. La jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de sonder l’ambiance, aussi bien avec ses yeux qu’avez sa maîtrise. Une fois le vent passé, elle reprit.

— Croyez-en mon expérience. Il y a certaines situations dans lesquelles vous ne voulez pas faire courir le risque de se retrouver sans utilisateur de la Force aux hommes et aux femmes qui s’engagent pour le bien de tous. Vous ne le voulez... pas.

Son air grave donna un ton particulier au soupir qu’elle laissa s’échapper après ces quelques mots. Elle se redressa avant de réajuster son col. Lyzs comprit que ces paroles risquaient de susciter d’autres questions. Elle reprit le plus calmement possible.

— Je vous prie de m’excuser. Reprenons. La garde républicaine rend ses comptes, au même titre que tous les autres corps militaires, à la commission à l’armée et à la chancellerie. Le système est fait de sorte à ce que chaque corps soit indépendant, ainsi, ils s’autorégulent. Quand à cette crainte que vous émettez, ce qui laisse entendre que nous pourrions aller « trop loin », j’ai du mal à la comprendre. Pouvons-nous allez trop loin, seulement ? La réponse est « non ». Notre système est fait de manière à s’assurer que chaque garde républicain soit conscient de ses priorités. Et la priorité absolue est la sécurité des populations de la galaxie.

Lyzs jeta un œil à l’écran du pupitre. Jusqu’à ce moment, elle pensait s’en sortir convenablement. Elle repensait encore à son coup de théâtre. Peut-être qu’elle en avait trop fait, peut-être pas.

— Pour ce qui est des limites : j’ai les pleins pouvoirs sur la garde républicaine. C’est-à-dire que je peux agir sans contraintes. Si un problème survient, une prise de décision rapide s’impose. Bien sûr, dans le cas où le temps n’est pas un souci, les décisions sont prises en accord avec les autres généraux. Gardez à l’esprit que la garde doit agir efficacement et ensuite rendre ses comptes. Nous sommes aussi tenus d’obéir aux ordres directs de nos supérieurs, comme chaque corps d’armée, tout en respectant les principes de la république.

La jeune femme jeta à nouveau son regard sur les questions affichées sur son petit écran. La prochaine question lui fit afficher bref petit sourire. Un geste emplit de compassion pour l’auteur de la question. Elle répondit presque avec humour.

— Pour la rumeur ! Non, nous ne sommes pas une police politique. Nous n’enverrons personne renverser le gouvernement de qui que ce soit.

Après avoir repris un air plus sérieux, elle enchaîna.

— Enfin, pour ce qui s’est passé récemment : j’ai subis l’attaque d’un terroriste impérial. Son but était simple : compromettre la crédibilité de la garde en en coupant la tête. Heureusement, je m’en suis sortie. Bilan : un mort pour l’armée régulière, il s’agit de la personne qui me conduisait chez-moi, deux pertes civiles et un blessé grave. Aujourd’hui, son état est stable. Il s’en est sorti. Ce genre d’actes est inadmissible. Espérer redorer le blason impérial ainsi… était idiot de la part de cet homme. Le seul bon point, c’est qu’il s’en est pris directement à moi. La lutte contre le terrorisme a toujours été quelque chose de difficile à gérer. Les planètes sont vastes. Depuis que nous sommes une république, nous savons ce que nous risquons. Ce n’est pas la première attaque. Ce ne sera certainement, et malheureusement, pas la dernière. Sachez que l’armée fait de son mieux pour éviter les débordements. Mais, malgré tout ce que nous réussissons à empêcher de passer, certains arrivent à se faufiler à travers les mailles de nos filets. C’est quelque chose de difficile à dire. Ça fait peur. Mais c’est la vérité et elle a toujours été là quels que soient le gouvernement ou les moyens déployés pour l’éviter.

La générale ne voulait pas parler de cette histoire de drone et de contrôle à distance. Elle ne voulait pas que la population craigne une nouvelle attaque. Elle était assez confiante, puisque les rapports d’enquête montraient que le fugitif devait tout le temps de déplacer pour fuir les autorités. S’il avait un plan, il devrait le remettre à plus tard. Et les autorités coruscanti ne lâchaient pas l’affaire si facilement. Sans se mettre de pression à ce sujet, elle passa à la suite.

— Questions suivantes, s’il vous plaît.

C’était maintenant au tour du twi’lek de jouer son rôle de sélectionneur. Il cherchait du regard son prochain désigné alors que tout le monde posait ses questions dans un flux de parole incontrôlé. A qui allait-il donner la parole ?

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Atin Jnum
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MessagePosté le: 08/06/2015 14:45:06    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

    Bastillia écouta les réponses que lui donnait son interprète. Il y avait là plusieurs points qui la titillait sur lesquelles elle rebondit.

-Merci pour vos éclaircissement mais, vous dites que l’on ne peut se défendre contre les personnes manipulant la force, sans les gens qui la contrôle.
Dans ce cas-là, comment la CSI, sur Cathar par exemple, a réussi à détruire les bastions Sith ?
Votre argument n’est-il pas caduque ?
Je ne cherche pas à remettre en doute votre vécu ni vos capacités mais comment interpréter cela ?
Ensuite, comment pouvez-vous être convaincu que aucun dès votre ne dépassera jamais la limite ?
Vous leur mettez un collier autour du coup ?


    Bastillia décida de changer de sujet.

-Concernant ces attaques, pensez-vous qu’il y en aura d’autre prochainement ? Comment doit réagir la population ? Pouvez-vous lui fournir des garantis ?
Vous visera-ton à nouveau? Les rues de Coruscant ne risquent-elles pas de devenir un champ de bataille?


Voilà, petit mais j'ai pas d'autre question.
Je pense que j'ai fait le tour. ^^
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Lyzs
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MessagePosté le: 08/06/2015 17:30:30    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Lyzs entendit les questions de la journaliste qui criait plus fort que les autres. Elle fit signe aux gens de se calmer. Un peu agacée, elle répondit en regardant la journaliste dans les yeux.

— Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai à aucun moment parlé de se défendre contre des utilisateurs de la Force. Je vous prie de rester pertinente.

La question suivante était encore formulée de manière très désagréable. Lyzs sourit. Le genre se sourire mesquin qui en disait long.

— Sinon, nos colliers sont bientôt livrés. Vous voudriez peut-être en essayer un ? Non, mais… vous réalisez un peu ce que vous dites ? Vous réalisez ? Vous remettez en question la garde républicaine. Ça, je veux bien le comprendre : c’est votre métier. Mais je vous prie de ne pas dépasser les bornes. Même pour « plaisanter ». Après, vous n’avez de cesse de parler de limites, de craintes. De quelles limites parlez-vous, au juste ? Que craignez-vous au point d’évoquer ces colliers ? Vous prenez-nous pour des bêtes sauvages que l’on dresse pour garder la galaxie ? Auriez-vous peur de quelqu’un capable de maîtriser la Force quand vous sous-entendez vous-même qu’il est possible de contrer cette maîtrise sans l’avoir ? Vous demandez-vous si un soldat régulier avec deux DC-15s entre les mains peut dépasser les limites ? Nous avons les mêmes exigences que n’importe quel corps militaire et le même fonctionnement en matière de discipline.

La générale souffla. Clairement, elle montrait que ça ne valait pas la peine de parler plus longtemps de cela à cette personne.

— Bref, pour ce que vous me demandez ensuite, il me semble en avoir déjà parlé. Si vous vous concentriez un peu plus sur ce que je dis, vous auriez économisé votre salive. Si Coruscant devait devenir un champ de bataille, elle en serait déjà un. Et j’aurais eu autre chose à faire que de venir répondre à vos insultes.

Lyzs se redressa un peu plus et balaya la salle du regard.

— Maintenant, si quelqu’un a une question pertinente, qu’il parle !

Un nouveau brouhaha se leva dans la pièce. La jeune femme commençait à s'y habituer. De son côté, le sélectionneur comptait bien réussir à faire son travail, cette fois.

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Mufus
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MessagePosté le: 09/06/2015 17:33:36    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

La conférence de presse n’avait pas débutée sous les meilleurs auspices. Alors que l’ambiance c’était voulu être celle de la franchise et de la transparence, elle c’était rapidement transformée en une bataille rangée entre l’intrigante militaire et une représentante du système Japraël.

Les répliques cinglantes avaient fusées et de l’avis de certains témoins il s’était fallu de peu pour que les deux femmes n’en viennent pas aux mains ! Visiblement la Garde Républicaine était un sujet qui ne laissait pas indifférent ! Joe Byden, correspondant pour le Jawa enchainé, compris alors qu’il ne devait pas rester inactif face à un sujet aussi brulant.

A l’origine il était venu en repérage mais maintenant le journaliste était aux aguets ! Ce genre de sujet brulant pouvait facilement lui rapporter quelques centaines de crédits ! Pour sûr que la chose serait publiée au grand dam des modérateurs qui devraient passer des heures à censurer les trolls, les débats et les messages d’insultes qui fuseraient en commentaire de l’article sur l’holonet ...

Mais Byden n’avait que faire de ces pauvres hommes derrières leurs écrans ! Il avait pris sa décision : il couvrirait l’annonce de la Garde Républicaine et se payerait de nouvelles chaussures en croco avec l’argent récolté ! Et n’en déplaise à certains, le Jawa Enchainé était un journal de fond. Il creusait ses articles avant de les sortir ! Aussi Joe devait collecter un maximum d’informations pour le journal avant de rédiger son nouvel article. Sa conscience professionnelle le lui commandait ! Ni une ni deux, son bras s’était levé dans l’assemblée.

L’instant d’après il avait la parole.


« - Bonjour, Joe Byden du jawa Enchainé.

De ce que vous nous avez exposé la Garde Républicaine est une force de sensitif au service de la République. Vous nous avez déjà expliqué que vous n’êtes plus liées à une dimension religieuse. Vous vous affirmez comme un « corps Républicain ».

-    Ma première question porte donc sur vos compétences. Sur quels acquis et enseignements formez-vous les sensitifs qui vous rejoignent ? Y-a-t-il eu un échange avec des Siths ou des Jedis qui vous ont transmis leurs connaissances sur la Force ou votre enseignement aux voies de la force vient prioritairement d’écrits théoriques sur le sujet ? En d’autres termes, de qu’elle manière avez-vous obtenu les connaissances nécessaires pour former vos recrues ?

-    Votre enseignement porte-t-il uniquement sur la maîtrise de compétences à des fins militaires où vous considérez vous aussi comme une « école Républicaine de la Force ? ».

-    Nous savons aussi que Coruscant a déjà abritée des initiatives similaires avec les Chevalier Jedis Impériaux au temps de l’Empire Démocrate et les Chevaliers Impériaux au temps de l’Empire Sith. Il s’agissait là aussi d’une force de sensitifs non autonome et au service du Sénat. Aussi j’aimerais savoir si vous vous considérez comme un groupe nouveau, qui tranche avec l’existant, ou si vous vous voyez comme la nouvelle évolution de cette caste militaire et en avez tiré une partie de leur enseignement et de leurs valeurs ? (Sans la dimension religieuse ça va de soi).

-    En parlant de valeur et d’enseignement je pense obligatoirement aux débats qui animent les utilisateurs de la force. Certains estiment qu’il y a un côté clair, d’autres un côté sombres, d’autres que c’est un ramassait de conneries … Ce que l’on sait c’est que les écrits sur la force et sur les sensitifs vont dans le sens que certaines de ces utilisations sont contraire à la morale car relativement malsaines. Nous avons entendu parler de Siths volant l’énergie vitale et j’en passe … Aussi qu’elle est votre position vis-à-vis des pouvoirs qui vous sont donnés par la force ? Considérez-vous qu’il y a des techniques taboue et qu’il faut éviter ou bien vous dotez vous d’un éventail de techniques le plus complet possible, au risque de vous approcher des arts sombres ? L’aspect religieux des Siths et des Jedis était aussi un moyen de proscrire certains pouvoirs, de vôtre coté la Garde Républicaine est exempte. Ya-t-il une règle déontologique au niveau des pouvoirs que vous pouvez utiliser ?!

-    Comprenez qu’en tant que Républicain je trouve que même les pouvoirs des Jedis peuvent être considérés comme particulièrement immoraux. On a tous entendu parler de leur capacité à altérer nos pensées par exemple ! Quels sont les gardes fous contre une force de sensitif disposant de ces moyens et des individus qui en disposeront ? Je veux dire vous pourriez très bien utiliser la force pour me faire penser que vous êtes une femme incroyable et que je dois croire aveuglément en la République et je ne le saurais même pas. Va-t-il avoir une commission décidant de ce qui vous est permit de faire et dans quelles circonstances ?

-    Certes la maîtrise de la force permet de réaliser des choses hors du commun mais nous savons aussi que la force est une chose très difficile à apprendre, en particulier lorsqu’on est adulte. C’est sur cette base que les Jedis choisissent leurs novices dès le plus jeune âge. Il est de notoriété commune qu’il est très difficile de progresser lorsqu’on est « plus vieux ». Vous voulez donner une chance à tous ceux capables d’utiliser ce don et c’est très honorable, mais à partir de quel âge formerez-vous les nouveaux et à partir duquel pensez-vous qu’il soit impossible d’obtenir des résultats satisfaisants ? »


Un trandoshan renchérit immédiatement.

« - Bonjour, José, plombier sur Coruscant. Le sujet de la déontologie me semble intéressant. Connaissez-vous la position des Jedis vis-à-vis de cette initiative ? Pensez-vous que votre corps puisse poser des problèmes diplomatiques dans les relations entre le Sénat et ce corps religieux ? Inversement êtes-vous ouvert à des échanges culturels sur l’étude de la force ? »

Une autre personne pris à son tour la parole, le sélectionneur passait le micro au fur et à mesure.


« - Et bonjour, Tatarachel de Dantooine, hôtesse de l’air. Certaines nations, comme la C.S.I, n’ont jamais constitués de corps de sensitifs. A la fin de leur alliance avec les Siths ils s’en sont portés très bien. Comme le disait Mr Byden de notre côté nous avons toujours eut une force de sensitif au service du pouvoir central. En quoi est-ce une nécessité pour la République ? »

Soudain un Jawa se leva (ce qui ne faisait pas grande différence vu sa taille), et cria dans un portevoix.


« - On s’en branle de tout ça ! La vraie question c’est : êtes-vous célibataire ?! »

Sécurité ! Sécurité !

Le twi’lek ordonna a des agents de sécurité d’escorter l'importun au dehors. Ce dernier était déjà en train d'essayer d'enlever ses habits de courir nu dans la foule !

Sécurité ! Sécurité !

En deux temps trois mouvements le petit homme était plaqué par des vigiles. Il avait beau remuer fermement on le dirigea vers la sortie. Pourtant sa question résonnait dans les oreilles de la gente masculine. Le Jawa avait osé dire ce que tous se demandaient intérieurement ! Un nouveau brouhaha s’éleva parmi la populace !


 

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La paix a un prix, reste à savoir si ce dernier est inférieur au coût de la guerre.

Le plus grand empire de tous les temps a été fondé par des loups. Vous savez ce que font les loups ? Ils chassent, ils tuent.
Les Romains, élevés par les loups, voient un homme transformer de l’eau en vin.
Que font-ils ? Ils le mangent car il n’y a pas de saints au royaume des animaux. Juste un déjeuner et un dîner.

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Lyzs
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MessagePosté le: 21/06/2015 12:20:18    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Lyzs était ensevelie de questions jusqu’à ce qu’un jawa fasse des siennes. Elle se cacha le visage d’une main, exaspérée par le petit être. Une fois que le calme revint, elle se mit à répondre comme si de rien n’était.

— Nos méthodes de formations sont similaires à celles de la chevalerie impériale. La première génération de gardes républicains vient de celle-ci, nous en gardons donc certains aspects tout en la retravaillant pour mieux convenir à la république. Les Sith et les Jedi n’ont pas d’influence sur nous. Nous évitons donc de nous baser sur leurs enseignements religieux. Nous n’écartons cependant pas la possibilité de nous appuyer sur les données dont nous disposons sur leurs pratiques afin d’améliorer notre formation. Nous ne nous posons pas de barrières tant que cela permet d’augmenter notre efficacité.

La générale se donna une seconde pour se remémorer la seconde question, elle ne voulait pas dépendre de l’écran de son pupitre. Elle continuait à regarder le journaliste.

— Nous ne sommes pas une école de la Force, nous sommes un corps militaire. Nous enseignons à maîtriser la Force comme l’armée régulière enseigne à maîtriser un blaster. Si vous voyez ce que je veux dire... Nos unités ont toutes la possibilité d’exploiter un lourd avantage militaire. C’est pour leur permettre ceci que nous les formons.

La jeune femme essayait de garder un rythme correct dans ses réponses. Dans le fond, le « coach » continuait à lui montrer qu’elle s’en sortait bien.

— Ensuite, nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas les descendants des chevaliers impériaux. Dans le sens où nos gardes « fondateurs », si je peux le dire ainsi, faisaient partie de la chevalerie. Cependant, c’est parce que nous n’adhérions pas au principe qui nous liait au service de l’empereur que nous sommes restés : nous voulons mettre notre pouvoir au service des peuples de la galaxie et non au service d’un seul homme. Pour ce qui est de l’utilisation Force, il faut savoir que nous avons effectivement la possibilité de nous servir de certains pouvoirs à l’efficacité terrifiante. Cependant, certaines de ces techniques nécessitent beaucoup de pratique. De la pratique… concrète. Nous évitons ce type d’enseignements pour des raisons évidentes d’éthique, même si nous en parlons sur le plan théorique. Cependant, sur le terrain, nous ne serons pas là pour brider nos hommes. Rappelez-vous de ceci : nous devons être le plus efficace possible. C’est tout.

Lyzs se tut pour se questionner sur sa façon de faire. Elle avait prononcé ces quelques dernières phrases avec un ton très déterminé. Elle ne se serait jamais imaginée tenir de tels propos il y a quelques semaines de ça. Elle reprit après avoir jeté un œil à son écran.

— La république n’a pas pour objectif de se servir de nous pour altérer vos pensées. Notre objectif n’est pas d’assurer l’opinion publique mais d’assurer votre sécurité. Si vous n’êtes pas capables de faire confiance aux personnes chargées de vous défendre, c’est bien dommage. Nombre de gens ont « peur » des forces d’autorité. Certains imaginent le pire et serrent même les dents en les croisant. Vont-ils vous arrêter sans aucun motif ? Vont-ils se servir de leur arme, d’un coup, pour tirer sur tout ce qui bouge ?

Elle sourit. Elle rit presque, même.

— Je ne crois pas. Ça a l’air assez ridicule et improbable quand je le dis comme ça. N’est-ce pas ? Alors, pourquoi craindre qu’un garde républicain altère vos pensées ? Parce que c’est discret ? Parce qu’il ne risque rien en le faisant ? Au contraire. Les gardes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs sur les civils, tout simplement. Que ce soit en service ou non, la règle est la même : aucun usage de son don sur un innocent n’est toléré. Régulièrement, les gardes doivent envoyer des rapports et sont « testés ». Et je peux vous assurer qu’il est très difficile de mentir à un expert. Et si vous pensez que la garde complète est prête à accepter de genre d’écarts et à se taire, c’est que vous n’avez pas encore bien compris notre but. Si je n’avais pas une organisation saine et bien faire à vous présenter, je ne me risquerai pas à donner une conférence de presse.

Elle sourit avant de reprendre. La générale se pensait au mal qu’elle se donnait pour sécuriser la garde sur cet aspect-là. Ce n’était pas une mince affaire.

— Enfin, pour la formation, les moins de 16 ans font leurs classes. Comme tous les militaires. Ceux destinés à devenir des gardes républicains ont des cours adaptés à leur formation, bien sûr. Les recrues de plus de 16 ans ont un entraînement plus intensif afin de les remettre à niveau. Effectivement, il est beaucoup plus dur d’apprendre lorsque l’on est âgé. Mais nous gardons des limites d’âge traditionnelles. Pour les humains, par exemple, seuls les moins de 30 ans sont admis. Nous ne cherchons pas forcément à former des grands maîtres de la Force. Vous savez, ce petit sentiment de savoir ce qui va se passer dans la seconde qui vient peut déjà signifier beaucoup en situation de combat. Pour vous donner une idée : tous les gardes n'auront pas forcément le niveau pour maîtriser un sabre. Mais je dois dire que nous avons de nombreux éléments très prometteurs pour ce qui est de l'utilisation de la force, tout de même.

Lyzs avait un peu de mal à tenir de rythme. Intérieurement, elle se posait toujours les mêmes questions. Elle se demandait si ses propos étaient justes, si elle n’avait pas l’air nerveuse, si elle ne risquait pas de faire une bêtise… Elle se laissa le temps de respirer avant de se tourner vers le trandoshan.

— Pour répondre à votre question simplement : nous n’avons pas encore établit de contact avec les Jedi. Nous doutons cependant de leur approbation car il s’agit d’un culte. Notre vision de la Force étant très différente de la leur, une entente est très peu probable. Du fait que nous sommes totalement en dehors de leurs limites et de leurs pratiques ou croyances, nous ne pensons pas avoir une image positive auprès d'eux. Cependant, nous les respectons. Chacun est libre de penser ce qu’il veut, et leur ordre a toujours cherché à préserver la paix. Si ces théories que je vous énonce là s’avéraient être fausses, des échanges pourraient être envisageables.

Enfin, la dernière vraie question arrivait. Elle continua en adressant un regard à l’hôtesse de l’air.

— Notre "force de sensitif" actuelle n'est pas du tout au service du pouvoir central. Nous sommes un corps militaire au même titre que la marine ou que l'armée terrestre. La république ne se prive pas d’avantages militaires. La CSI fait ce qu’elle veut de son côté. Nous avons les moyens de gérer une telle organisation et de nous en servir pour avoir des unités plus efficaces que celles de l’armée traditionnelles, donc nous le faisons. Maintenant…

Lyzs s’interrompit. Elle sentait une sorte de tension émanant de certaines personnes dans l’assemblée. Certains s’étaient crispés sur leurs datapads et semblaient attendre quelque chose.

— Quoi ? La dernière question ? Vr… vraiment ?

Un hochement de tête collectif de la part d’une partie de l’assemblée fit un peu rosir les joues de la générale. Elle se frottait les pouces l’un contre l’autre et avait du mal à regarder devant elle. Après réflexion, elle releva la tête.

— C’est… c’est un secret militaire ! dit-elle en affichant un sourire rayonnant, fière d’avoir trouvé cette réponse.


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Tericarax
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MessagePosté le: 26/06/2015 10:30:09    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Le teint rougissant de la jeune fille attendrit un instant les journalistes. Peut être sans s'en rendre compte, la générale avait fait tomber sous son charme la majorité des personnes présentes, tant du côté masculin – chez qui la question du Jawa avait fait l'effet d'une véritable bombe psychologique – que du côté féminin, où Lyzs avait pris une image non seulement de jeune femme forte, mais en même temps attendrissante, sympathique. Bien que ce fut une conférence de presses, il y avait visiblement dans ce prétendu groupe de presses un ramassis hétéroclite d'aliens, d'origines, d'emplois, donc de questions, d'apparences, de styles. On passait du tailleur chic d'un journaliste professionnel à l'habit indolent d'un plombier en parcourant son regard sur l'assemblée. L'éclairage compensait cela, digne d'un théâtre, Lyzs était sous les projecteurs, et les voix qui s'élevaient pour poser les questions restaient dans l'obscurité.

À l'origine, son voyage sur Coruscant n'avait nullement pour vocation de venir poser des questions à la presse. Non, il avait sa propre mission, qui lui avait été confiée par le lieutenant après tout. Lorsqu'il avait entendu dans un bar, à la recherche d'informations, la conférence prochaine donnée par une jeune générale républicaine au sujet d'une garde, cela avait été classé rapidement dans son esprit dans la case libellée « informations secondaires ». Cela, jusqu'à la mention de la nature des gardes. Des Sensitifs. Il n'était pas le genre à faire du zèle dans ses missions, mais jusque là les recherches pour l'individu qu'il devait retrouver n'avaient pas portées leurs fruits. Le monde était vaste, et n'était-ce que fouiller une planète prenait beaucoup de temps, même en sachant où chercher. Retourner les mains vides auprès du lieutenant n'était pas une pensée très plaisante. Malgré son intelligence, c'était un personnage imprévisible, qui tolérait visiblement très mal l'échec. Cette fameuse interview était l'occasion de récolter des informations – et d'atténuer l'échec de sa mission en apportant des pistes de réflexion au cyborg CSIen. Sitôt qu'il se mettait à réfléchir sur un sujet qui l'intéressait, il semblait toujours oublier l'environnement autour de lui.
C'était le meilleur mouvement que Nathrin puisse faire, à n'en pas douter.

Alors que le micro passait dans l'assemblée, il leva à son tour la main ; on vint lui donner le petit appareil, alors que l'attention de la générale se portait sur lui. Armé de son fidèle chapeau, ses bottes de cuir fatiguées et de son pancho poussiéreux, Nathrin avait tout d'un cow-boy sortit de ces fictions pour enfants. Sous l'ombre de son couvre-tête, ses yeux pétillaient, amusés, et un sourire fendait son visage, dévoilant ses dents blanches. Sur un ton courtois mais assuré, il prit enfin la parole.

- Bonjour générale. J'ai cru comprendre au travers de votre discours et des questions qui s'en sont suivies que la formation de la garde avait été un événement assez...Rapide. Les raisons qui ont motivé la création de cet organe, et les objectifs que vous lui fixez sont tous plus louables les uns que les autres, à n'en pas douter. J'ai à cela deux questions. Vous êtes sans le moindre doute très talentueuse, plus même que vous n'êtes belle, et à cela je pense que tous ici nous seront d'accords, vous êtes magnifique. Mais vous êtes jeune. Quel âge avez-vous, mademoiselle ? Vingt ans ? Dix neuf ? Vous savez sans doute bien mieux tenir un sabre qu'aucune des personnes dans cette pièce, mais avez vous la moindre expertise pour la direction et la coordination d'un corps armé tel que la garde ? Vous êtes dotée de bonnes intentions, mais le chemin vers l'enfer est pavé de bonnes intentions. Quelle légitimité, quelle autorité votre jeune âge vous donne-t-elle sur les hommes placés sous votre commandement ? Est-ce votre simple maîtrise sur cette Force qui vous confère plus de légitimités qu'une autre personne pour commander la garde ? Si oui, un utilisateur plus talentueux serait-il en droit de vous supplanter, ici et maintenant à ce poste ?

Il fixait à présent la générale droit dans les yeux, avec une intensité telle qu'on aurait pensé qu'il lisait au sein de son âme. Son sourire avait un moment disparu. Ce n'était pas une question, c'était également un avertissement. « Tenez vos sous fifres en laisse, ou ils vous mordront et vous perdrez bien plus que votre bras ». Il toussota, puis enchaîna.


- Enfin, vous avez récemment été la cible d'une attaque, plusieurs vidéos de cette dernière tournent sur l'Holonet. Si vous mêmes avez pu être la cible d'une telle attaque,on peut inférer que vos ennemis ont de puissants moyens d'informations à leur disposition. La République est encore jeune. Ne craignez vous pas que, si l'on peut vous atteindre si facilement, on puisse atteindre d'autres personnes comme le Chancelier aussi facilement ? Si la garde peine à s'assurer elle-même, n'y a-t-il pas là un merveilleux contre sens ?

Alors, quelle allait être la réponse de la générale ? Des prochains mots de la jeune femme allait dépendre partiellement le sort de Nathrin entre les griffes de Tericarax. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Un frisson glacé lui parcourut l'échine.

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Lyzs
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MessagePosté le: 26/06/2015 21:08:55    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Lyzs ne savait plus trop où se mettre. Les compliments de l’homme la mettaient mal à l’aise, mais elle avait du mal à ne pas fixer avec insistance l’homme qui ressemblait plus à un contrebandier qu’à un journaliste. Il ne s’était pas présenté, chose qu’elle n’avait pas tellement appréciée. Cependant, elle n’était (ironiquement) pas là pour jouer les policières.

Les questions de l'individu faisaient sourire la générale. Son visage affichait une expression mesquine, comme si elle lui disait qu'elle savait parfaitement ce qu'il était en train de faire. C’était un peu la réponse qu’elle donnait à l’attitude de l’homme au chapeau car il avait posé une question que Lyzs pensait voir arriver beaucoup plus tôt dans cette conférence. Elle avait mis du temps à venir, mais elle était là. Elle resta un instant à observer l’homme, intriguée. Finalement, elle se mit à répondre après un soupir de résignation.


— Voilà une question qui doit brûler les lèvres à plus d’un d’entre vous. Je vous l’accorde : savoir si la personne qui dirige un corps d’armée est compétente est primordial. Mais je ne suis pas ici pour vous exposer mon C.V. ou pour vous faire une liste de mes motivations. Sachez que si je suis ici, devant vous, ce n’est pas seulement parce que j’ai de belles intentions. Je n’ai pas relevé la tête, un beau jour en quittant la lecture d’un joli conte de fées, pour me dire que je voulais faire de la Force un outil pour transformer la galaxie en un univers merveilleux.

Elle parlait avec une petite voix infantile, comme si elle s’imaginait la scène. Puis, elle affirma sa tenue en se redressant, les épaules droites. Sa voix se faisait plus sérieuse.

— Mais non, au lieu de ça j’ai dû emprunter un parcours dénué de fantaisie et de paillettes. Je ne suis pas ici par hasard. Ce n’est pas non plus mon niveau d’affinité qui fait que j’en suis là, même si celui-ci a maintes fois grandement contribué à ma survie. Et de ce fait, à mon arrivée ici. J’ai été choisie parce que j’ai été jugée apte à diriger ce corps militaire. Je n’ai pas participé à de grandes batailles, je n’ai pas accompli d’exploits militaires à proprement parler. Mais je c’est ce que c’est que d’être sur le terrain et ma position ne m’empêchera pas d’y retourner. De toute façon, nous ne nous préparons pas pour une guerre. Il faut plutôt voir la garde républicaine comme une force spéciale d’intervention.

Il fallait maintenant répondre à cette histoire de sécurité. Lyzs fit rouler son épaule droite en repensant à la blessure qui l’handicapait pendant son combat contre l’armure, comme pour confirmer une fois encore que tout allait mieux.

— Pour répondre à votre question : la garde ne peine pas. Quelqu’un a voulu s’en prendre à moi et je suis toujours là, à ce que je vois. Après, je dirais qu’il a raté sa seule fenêtre d’action. Nous n’imaginions pas, en effet, qu’il serait possible pour quelqu’un d’être capable d’agir à ce moment-là puisque la garde républicaine n’était pas active comme elle l’est actuellement. Maintenant, ce genre d’embuscades ne risque plus d’avoir lieu. Ou alors ils ont intérêt à venir avec… beaucoup, beaucoup de matériel. Et encore !

La jeune femme ne put s’empêcher de sourire, elle en rajoutait un peu et elle ne s’en cachait pas. Ces paroles lui laissèrent le temps de trouver une formulation adéquate pour la suite de sa réponse.

— Plus sérieusement, on m’a attaqué car les conditions exigeaient que je me déplace au plus vite. Jamais je n’aurais osé négliger la sécurité de quelqu’un d’autre. Je ne pense pas que le chancelier, par exemple, ait de questions à se poser sur la fiabilité de son service de défense. Donc : non. Nous ne sommes pas fragiles. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme disait Vo’olterr.

La générale adressa un nouveau regard à l’homme pour lui dire qu’elle avait fini son explication. Elle commençait à s’habituer à sa position derrière le pupitre. Elle fit un petit signe de la main, comme pour mouliner dans le vent. Le sélectionneur comprit qu’il fallait passer la parole à quelqu’un d’autre.

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MessagePosté le: 04/07/2015 04:48:41    Sujet du message: Surfer sur la vague Répondre en citant

Les questions continèrent d’affluer dans un chaos difficile à gérer. Lyzs répondait à sa façon, sans mots compliqués et sans phrases pré-construites. Parfois, elle se donnait le temps de réfléchir pour ne pas dire n’importe quoi ou pour ne pas porter à confusion. Les journalistes comprirent que la générale ne s’était pas amusée à préparer toutes les questions. La plupart d’entre eux trouvaient ça rassurant, cela apportait quelque chose de frais et de véritable aux propos de la jeune femme. D’autres, les « jamais content », y voyaient un manque de professionnalisme.

La conférence dura un peu plus d’une heure mais, pour Lyzs, une demie journée entière semblait s'être écoulée. Fatiguée mais fière d’avoir su exposer la garde républicaine, son fonctionnement et ses objectifs, elle s’affala sur son siège dans la salle de réunion. La tête appuyée contre le haut du dossier, elle leva les yeux au ciel pour réfléchir tout en se détendant. Elle resta là, à tapoter les accoudoirs sur lesquels reposaient ses bras du bout des doigts, pendant quelques longues minutes avant de participer à un débriefing. Pour tout le monde, le bilan était positif. Lyzs, elle, ne pouvait être rassurée qu’en voyant les articles et des résultats concrets.

La générale savait que son état de stress n’était pas prêt de s’estomper.



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MessagePosté le: 17/01/2018 12:06:47    Sujet du message: Surfer sur la vague

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