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Elections Sénatoriales de Naboo

 
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Shar'kan Nocturna
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MessagePosté le: 21/05/2015 13:19:52    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

Le Sénat avait été dissout. Le rôle de la République sous la supervision du Conseil Gardien de la Constitution était désormais d'organiser de nouvelles élections. Des émissaires républicains avaient été envoyés spécifiquement pour cela. Ils étaient accompagnés de toute une clique chargée de vérifier la régularité des scrutins.

Naboo, sans doute l'une des planètes favorites du Chancelier, faisait parti de cet espace Républicain. Les vastes plaines, les ruines antiques et surtout la beauté architecturale de ses villes, la planète était belle. Naboo était un puits sans fin, un véritable puits de culture. La culture, c'est la liberté, celle de pouvoir penser par soi-même, celle de s'émanciper de toute influence extérieure pour se forger sa propre pensée, la construire de A à Z. En cela, Shar'kan appréciait tout particulièrement la planète de Rick O'Lonell avec qui il partageait nombre de points communs (ou du moins il le pensait). O'Lonell qui avait fait l'objet d'odieuses attaques de la part du "Jawa Enchainé", ne disposait plus d'aucun mandat législatif, ni d'aucun mandat exécutif local. Il allait devoir faire campagne s'il souhaitait se faire réélire, mais il devait avant tout déclarer sa candidature. L'heure était donc venue, celle du bilan sénatorial. Enfin les sénateurs élus allaient pouvoir faire face à leurs responsabilités, faire part devant le peuple libre de la République des actions menées pour leur système ! Critiques de la politique en œuvre, désaveu ou plébiscite ? Ce n'était plus qu'une question de temps. Les urnes allaient avoir le dernier mot.

L'émissaire républicain avait tout organisé avec l'aide du gouvernement local : les bureaux de vote, les contrôles, le secret de chaque vote, mais surtout les lieux de débats. HoloNet ou place publique ? Chaque candidat était libre de s'exprimer et de débattre comme il le souhaitait, dans le respect de la transparence politique. Dores et déjà était disponible au siège de chaque gouvernement la procédure de candidature. L'émissaire avait d'ailleurs spécifié la démarche à suivre pour participer à l'élection.
   


 
Citation:


   


Les candidats au poste de Sénateur de Naboo doivent se déclarer d'ici au dimanche 25 mai 2015 minuit. A cette date débutera la campagne électorale, d'une durée d'une semaine. Si les candidats désirent mettre fin prématurément à la campagne d'un commun accord, ils en auront l'autorisation du représentant de la République Fédérale chargé de surveiller la régularité du scrutin. Les candidats seront répertoriés dans une liste ci-dessous. Enfin, le scrutin débutera dès la fin de la campagne électorale.

Vive La République

Mérite, Justice et Liberté
Ad Gloriam



Edition du 25 mai 2015: Suite à un incident local, la tenue de la campagne ne pourra se faire que lorsque celui-ci sera réglé. L'administration de la République laisse donc une semaine supplémentaire afin de trouver une solution aux problèmes en cours. Ce délai peut être raccourci suite à une intervention de l'administration si le problème a été résolu avant la fin du délai accordé.


   

Liste des candidats à l'élection sénatoriale de Naboo:



HRP: Toute bonne volonté est acceptée: si quelqu'un désire jouer des PNJ candidats pour animer le scrutin qu'ils me contactent par MP! (Sinon je m'en chargerai)
_________________________
La politique est le premier des arts et le dernier des métiers



Dernière édition par Shar'kan Nocturna le 25/05/2015 00:20:34; édité 1 fois
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MessagePosté le: 21/05/2015 13:19:52    Sujet du message: Publicité

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Rick O'lonell
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MessagePosté le: 21/05/2015 19:42:54    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant


Reine Oliwia - Kamilia
[Reine de Naboo] - [Princesse de Naboo]

La vue sur le lac était superbe. La petite brise du matin parcourait les étendues inhabitées de la région des Contrées tel un facteur apportant les bonnes -et mauvaises- nouvelles de l'extérieur. Le soleil était partiellement gêné par des nuages passifs mais il en fallait bien plus pour embêter l'astre Naboo dans l'exercice de ses fonctions ! Rick O'lonell, Sénateur et Gouverneur du monde de la Bordure Médiane à ses heures perdues, avait décidément choisi la plus belle planète de la Galaxie pour son aventure politique. Ses paysages, son architecture, l'idéologie de son peuple, sa culture... toutes ces choses respiraient le paradis terrestre. Il fallait être extrêmement tatillon pour trouver un point négatif à cet endroit reculé du centre galactique. L'ancien militaire n'en avait jamais rencontré et tant mieux pour les éventuelles personnes répondant à cette description: personne n'avait le droit de contester la beauté naturelle de ce lieu. Ce n'était pas une question de liberté, mais plutôt une question de bon sens: on ne pouvait pas dire de mal d'un speeder Condillac tout comme on ne pouvait pas critiquer la célèbre chanteuse Areta Franklin.

L'horloge du salon affichait 8h21. Assis sur la terrasse, un Vesper Martini tenu avec grande aisance à l'aide de la main droite, le Sénateur O'lonell profitait de ses deux jours de mise au vert. Les congés professionnels n'étaient pas courant dans la vie de l'ancien militaire depuis qu'il était au pouvoir sur Naboo, mais ce repos -forcé- avait été préconisé par la Reine Oliwia lorsqu'elle s'était aperçue de l'état de son éternel protégé. Il est vrai que le natif de Dantooine était éreinté comme jamais depuis de nombreuses semaines, s'affichant en public avec une mine anormalement affaiblie -d'où les bruits de couloirs qui affirmaient que Rick était atteint d'une maladie incurable-. Cet état l'accompagnait depuis cette fameuse Bataille de la Forge Stellaire, une guerre qui avait participé à son effondrement physique et psychologique. Néanmoins divers évènements avaient permis au Sénateur de se remettre en selle, évènements dont fait partie la réélection récente au poste de Gouverneur de la planète. Cette marque de confiance du peuple Naboo à son égard lui avait fait chaud au cœur, lui qui avait été à deux doigts d'abandonner ses convictions politiques pour raisons personnelles. Ce deuxième mandat qu'il entamait, il allait le mener avec une plus grande motivation encore que celle qui l'avait accompagné tout au long de ses quatre premières années de lutte diplomatique. Rick était persuadé qu'il allait définitivement remporter son combat. Ce même combat qu'il avait entamé dans l'Ancienne République, arme en mains.

La demeure privée du Gouverneur était d'ordinaire silencieuse mais elle l'était encore plus aujourd'hui: Alfred Kincade, son majordome et ami de courte date, avait également eu le droit à un congé extraordinaire afin de rendre visite à une vieille connaissance sur Corellia. C'était donc les grandes vacances pour Rick qui aimait la tranquillité et la solitude depuis son plus jeune âge. La présence permanente d'Alfred à ses côtés ne l'embêtait pas, mais de temps en temps qu'il était bon de se retrouver seul de cette façon ! avec la nature comme seule compagnie. Tout contact avec l'extérieur avait été coupé, sur ordre de la Reine. O'lonell se retrouvait ainsi dépourvu d'informations sur le monde environnant, ce qui n'était pas sans lui déplaire: ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vécu pareil moment sans agitation. C'était ce dont il avait besoin pour retrouver sa forme d'antan.

Une heure s'était écoulée depuis que son cocktail préféré avait été entièrement consommé. Rick avait réussi à s'endormir sur sa terrasse quelques minutes seulement après s'être levé ! c'était là la preuve de l'état physique qui était le sien. Ces deux jours de repos lui avaient fait énormément de bien, à tel point qu'il commençait presque à regretter de ne pas être au Palais Royal à mener ses projets politiques comme d'ordinaire. Cette pensée le fit sourire, et c'est ainsi qu'il décida de se rendre sans prévenir dans la Capitale afin de transmettre ses salutations à ceux qui travaillaient. Il en profiterait ainsi pour récupérer quelques documents nécessaires à sa future activité du surlendemain: un discours qu'il devait tenir pour le financement du Port de Kaadera, ville côtière située à l'autre bout du continent principal de la planète. Nul doute que la Reine ne serait pas ravie d'apprendre sa visite surprise du jour, mais ça valait bien le coup de se déplacer. Rien que de voir la tête de la femme la plus respectée de Naboo au moment où celle-ci croiserait le regard du Sénateur.

Les souterrains secrets reliant le Palais Royal à l'extérieur de Theed étaient décidément très pratiques. Cela permettait à Rick de relier la place forte du gouvernement à sa demeure dans la plus grande des discrétions, sans passer par les voies officielles -et donc par les repaires les plus prisés des photographes de presse people-. Rick se savait pourchassé en permanence dans ses déplacements officiels par un paparazzi Jawa déguisé en enfant de chœur. Cette ordure passait à chaque fois entre les mailles des filets, revendant très certainement ses clichés compromettants au torchon ambulant du Jawa Enchainé, lequel avait encore fait des siennes l'avant-veille en publiant des soi-disant clichés du Sénateur et de la Princesse en train de se saouler à quelques heures du vote de la Constitution Républicaine ! Lorsqu'Alfred lui en avait parlé, Rick avait préféré en rire -ce qui n'avait pas rassuré le majordome sur le fondement réel de l'article-. Alors? vérité ou mensonge absolu? Peu de gens détenaient la réponse à cette question.

L'extérieur du Palais Royal était étrangement calme, malgré la présence de nombreux speeders dans les parages -il y avait bien plus de véhicules que d'habitude-. Rick ajusta le col de son costard avant de se diriger vers l'entrée, laquelle était gardée par deux hommes de la Garde Royale. Mais alors qu'il passait entre les deux individus en les saluant brièvement de la tête, Rick se vit refuser le passage. Et de fort belle manière, puisque les deux hommes croisèrent leur sabre de cérémonie à quelques millimètres seulement du torse de leur dirigeant ! Incapable de comprendre la situation, Rick cligna des yeux plusieurs fois avant d'observer minutieusement les deux soldats qui avaient eu le courage de lui refuser l'accès. Ils n'avaient pas l'air de rigoler, se contentant de garder la mine sévère. Conformément au protocole de la Garde Royale, ils ne donnèrent aucune réponse orale et ne bougèrent pas d'un poil -ce qui eut le don d'agacer intérieurement le Sénateur en place, bien qu'il parvint à garder son flegme légendaire en apparence-. Frottant la veste de son costume qui avait été touchée par les armes blanches, Rick répliqua par un grand sourire. Il essaya tout de même de passer une nouvelle fois mais se confronta encore à la même résistance de la part des deux gardes.


-Messieurs... Rick prit une longue pause pour juger leur réaction, mais il ne fut pas étonner de ce qu'il se passa: il n'y en eut aucune, tout bonnement, le temps est clément avec nous aujourd'hui, le bien-être général est au beau fixe et je peux comprendre que l'on soit d'humeur joviale. Vous avez la chance de connaitre la sécurité de l'emploi et beaucoup de personnes vous envient de ne pas savoir ce que représentent le chômage et l'inactivité. Mais s'il s'agit d'une blague, sachez qu'elle ne me fait pas rire. Cordialement, votre Gouverneur.

Rick tenta une nouvelle fois l'impossible, à savoir passer cette foutue porte. Mais ce fut l'échec qu'il obtint, comme précédemment ! Le Sénateur respira profondément et alors qu'il s'apprêtait à claquer ses doigts, une jeune femme très charmante se présenta à lui depuis l'intérieur du bâtiment. Celle-ci avait reçu l'ordre de transmettre une autorisation de passage à l'ancien militaire. Il s'agissait réellement d'une mauvaise blague. Que cela fasse rire ou non le Sénateur c'était bien le cas, malheureusement.

A l'intérieur du Palais Royal, tout le monde était sur le qui-vive. Les employés de bureaux s'affairaient dans l'organisation d'un vote particulier. Mais lequel? La mémoire de Rick était certainement défaillante, néanmoins il ne se souvenait pas que la période actuelle laissait place à des élections politiques, les dernières ayant eu lieu il y a quelques jours en arrière seulement -celles qui avaient attribué à O'lonell un second mandat de Gouverneur-. Observant minutieusement chaque détail important tout au tour de lui, Rick remarqua les coup d’œils successifs qui lui étaient adressé par le personnel environnant. Des signes de la tête lui étaient régulièrement balancé à la figure comme s'il était un citoyen lambda. La différence avec la dernière fois qu'il avait mis les pieds dans le Palais Royal?

On ne prenait plus la peine de le nommer par son statut, à savoir "Gouverneur".


-Ah ! Rick O'lonell, je vous cherchais ! Les Républicains veulent savoir à quel parti vous êtes rattaché pour votre candidature. Dites-moi: vous êtes socialiste ou écologiste?

-Plutôt libéral depuis deux minutes, car le taux de chômage va s'élever en flèche si vous continuez à jouer à ce petit jeu très chère, répliqua de manière ironique le Sénateur tout en gardant son sourire habituel.

La secrétaire, une demoiselle naïve et peu sûre d'elle repartie bredouille de sa quête, consciente que la question avait particulièrement titiller le politicien. Rick n'avait jamais aimé cette bureaucrate depuis qu'il la côtoyait au Palais Royal, elle était tout ce que l'ancien militaire n'aimait pas chez les fonctionnaires: sans capacité de réflexion et exécutant les ordres du haut qu'ils soient contre-productifs ou non. Et surtout, elle n'avait même pas pris la peine de mettre au courant le Sénateur O'lonell sur ce qu'il se tramait devant ses yeux depuis tout à l'heure !

Subitement, Rick se remémora l'article récemment paru dans le Jawa Enchaîné. Il se doutait sérieusement de l'influence que pouvait avoir ce torchon galactique mais le doute s'installa dans son esprit: et si le présumé selfie en compagnie de la Princesse était parvenu jusqu'aux sommets de l’État? Rick avala difficilement sa salive en se demandant si sa notoriété en avait pris un coup. Il espérait que son goût pour les bons alcools et les belles femmes ne soit pas remonté jusqu'aux oreilles de la Reine -qui se trouvait être la mère de la Princesse, ce qui mettrait Rick et sa crédibilité dans une sacrée mauvaise posture-.

C'est alors qu'une dépêche s'afficha sur un écran non loin de la position de Rick. Cette dépêche de l'Holonet citait des propos de Shar'kan Nocturna, Chancelier Suprême de la République Fédérale récemment créée. Les termes étaient clairs et sans ambiguïté, au grand dam du natif de Dantooine: "Au nom des pouvoirs qui me sont accordés par la Constitution, j'ai donc décidé de dissoudre le Sénat de la République". Hein?! Cette décision, lourde de sens et de responsabilité, faillit coûter à Rick O'lonell une perle de sueur: était-ce le retour des valeurs Impériales de jadis? Était-ce la résurrection de la maxime prônée dans le temps par l'Oméga? Bien entendu, les informations qui suivirent l'information brève rassurèrent quelque peu le Gouverneur. Mais ce n'était pas pour autant qu'il était d'accord avec l'importante décision du Coruscanti. Rick l'avait aidé à obtenir le statut le plus prisé de la politique galactique, et d'un côté il se sentait trahi par la morale Nocturnienne en apprenant cette nouvelle.

Rick avait été réélu avec une majorité écrasante il n'y a même pas un mois. Comment interpréter ce choix? Était-ce de la provocation? de l'intimidation? de l'incompétence? Nocturna se rendait-il compte de l'absurdité de la chose? En tout cas, le Gouverneur était rassuré: le Jawa Enchaîné et ses accusations fallacieuses n'était en rien concernés dans cette comédie.

C'est ainsi que l'ancien militaire resta immobile face à l'écran Holonet durant de longues minutes. Si c'était compréhensible dans le fond -repartir sur des bases saines-, la forme était tout bonnement ridicule. C'est la Princesse Kamilia qui dut intervenir pour sortir O'lonell de ses pensées, sans laquelle il serait resté toute la journée ici à se demander s'il avait trop bu d'alcool de bon matin. La fille de la Reine semblait elle-aussi de bien mauvaise humeur, certainement en désaccord avec les autorités républicaines qui n'avaient pas perdu leur temps pour s'occuper de l'organisation du futur scrutin souhaité. Ce soutien de poids rassura le Gouverneur qui ne s'était pas réellement senti soutenu depuis son arrivée au Palais Royal. Nul doute que son entrevue avec la Princesse et la Reine -qui attendait dans la salle du trône- lui ferait encore plus de bien.


-Cette mascarade a assez duré ! Que ce décret Royal entre en vigueur. L'effet est immédiat et en vue des pouvoirs qui sont miens, il n'y aura pas d'élections anticipées tant que je porterai cette couronne ! que les autorités Républicaines prennent acte de ma décision: aucun pouvoir ne sera retiré au Gouverneur O'lonell ! la Reine semblait d'humeur maussade et c'était compréhensible, vous priver du pouvoir exécutif local?! celui que le peuple vous a confié il n'y a même pas deux semaines?! Nocturna est devenu fou ! Vous qui me vantiez ses mérites, Gouverneur, je me demande si vous êtes réellement remis de vos blessures ! O'lonell faillit sourire mais il se retint lorsqu'il aperçut le regard réprobateur de la Princesse Kamilia à ses côtés. Le pouvoir qui est vôtre ne pourra vous être enlevé que par le peuple ou par moi-même en vertu de la Constitution ! La République n'a aucun pouvoir décisionnaire sur vos fonctions internes !

Cependant une question particulière gênait l'actuel Gouverneur: comment les autorités Républicaines avaient-elles pu organiser ces nouvelles élections sans coopération avec les autorités Naboo? A priori, la famille Royale n'était pas d'accord, et Rick n'avait tout bonnement pas été mis au courant -mise au vert l'oblige-. Qui était donc la personne qui avait donné son accord et transmis les informations internes aux médias? Une tête allait tomber, au sens propre comme au sens figuré. Rick détestait la trahison et allait le faire savoir.

-Que l'on nous mette en relation avec l'émissaire républicain dépêché sur Naboo. Une mise au point s'impose... dit-il en adressant un regard à l'une des servantes de Sa Majesté.

La jeune femme se retourna vers la Reine Oliwia afin d'avoir son accord, ce qui eut le don d'agacer encore d'avantage O'lonell qui ne manqua pas de lui faire un sourire forcé afin de garder son calme. Si la journée avait bien commencé, elle venait d'être gâchée. Tout ce temps perdu alors que la Galaxie en avait tant besoin pour régler des problèmes plus importants !

L'Empire est mort, vive la République !

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Shar'kan Nocturna
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MessagePosté le: 22/05/2015 01:37:03    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

La dissolution, une décision lourde de sens et pas si facile à avaler… Shar'kan Nocturna, Chancelier de la République en avait parfaitement conscience. Son coup n'était pas uniquement politique, il était avant tout sincère. Trop de critiques sur le fait que les élus du Sénat de la République étaient ceux du Sénat de l'Empire. Les critiques avaient en partie raison, et personne ne pourrait contester l'autorité du Sénat une fois les nouvelles élections achevées. L'émissaire républicain qui était chargé du contrôle du scrutin était un peu perdu dans ses pensées pendant que la foule s'agitait. Paperasse, négociation sur les prix des locaux, tout cela devait se faire bien évidemment en vitesse.

A l'annonce, inutile de dire que la Reine de Naboo avait frôlé la crise cardiaque… Sans doute les hommes politiques de la planète avaient mal compris ce qui se tramait en réalité. On avait rapporté brièvement à l'émissaire ce qui s'était dit entre la famille royale et le Sénateur qui venait juste de perdre sa fonction suite à la désormais célèbre dissolution. Puis, le regard perdu dans le vide, il se disait que ce n'était pas lui qui allait  débattre avec les dirigeants politiques de la planète. Shar'kan et Rick partageaient une ligne républicaine équivalente, et le Chancelier lui accordait une confiance sans faille. De toute évidence, si Rick O'Lonell souhaitait parler avec les autorités républicaines, l'émissaire allait le mettre en contact avec Shar'kan directement. Celui-ci s'attachait donc particulièrement à l'organisation, à diriger ses troupes administratives. Voilà une table par ci, quelques choses par là, les machines à vote au bout du couloir et les futurs contrôleurs discutant sur la rigueur de l'organisation d'un scrutin. L'émissaire lâcha un soupir… Trop d'informations d'un coup… Il fallait qu'il se ressaisisse ! Au quel cas contraire on allait encore le chambrer sur son travail de fonctionnaire.

Tout à coup il vit une jeune fille arriver précipitamment sur lui. Elle était vêtue de l'habit typique du palais royal. Une telle urgence dans son attitude ne pouvait signifier qu'une chose, il allait devoir ou rendre des comptes ou se faire sermonner par l'administration locale. C'est la gorge un peu nouée qu'il écoutait ce que la servante avait à lui annoncer. Celle-ci lui parla juste d'un entretien urgent avec l'ex-Sénateur, et un tel degré d'impatience l'inquiétait fortement.

- J'arrive, fit-il simplement, je vous suis mademoiselle.

Alors qu'il enchaîna sur le rythme effréné de la jeune servante pour rejoindre Rick, l'émissaire prépara une communication en tapant le numéro du communicateur du Chancelier. Une tâche qui ne pouvait être accordée qu'à un administrateur d'une fiabilité sans faille. Une fois la communication en place, ce n'était non pas l'hologramme du Chancelier Suprême de la République qui apparut sur l'espace du communicateur dédié aux projections, mais juste le son de sa voix


* * *
        


J'étais en train de travailler, comme d'habitude j'ai envie de dire. Loisir, repos, sieste, nuit… Ces mots commençaient à disparaître de mon vocabulaire. La journée avait été une des plus chargées de ma jeune carrière politique. Je ne dormais plus que quatre heures par nuit généralement. Attaché au travail bien fait j’enchaînais les heures sans véritablement les compter. A quand le burn-out ? Excellente question. Il y a avait bien un médecin au sein du Sénat, mais inutile de dire que la seule et unique fois qu'il me verrait c'est lorsque je serai mort. Alors mon inconscient s'était sans nul doute résigné, et mon cerveau s'était métamorphosé en machine politique de guerre. Même mon corps n'avait pas le choix de tenir, comme si mon esprit avait pris entièrement possession de moi.

Je m'attelais à organiser le programme de l'après élection sénatoriale. Sur mon bureau trônait comme d'habitude ce monticule de documents holographiques, qui ne me désespérait même plus tant j'avais l'habitude d'en voir. J'avais volontairement laissé un futur décret, celui-ci se révélant un peu trop complexe à rédiger pour le moment. La « nuit » portant conseil, j'avais pris la décision de différer la continuité de la rédaction au lendemain. Sur Coruscant il était tard et sans doute les gardes indigos qui se devaient de surveiller la porte de mon bureau avaient hâte que leurs collègues assurent le relais.

J'avais pris soin de poser quelques communicateurs devant moi. L'un servait à recevoir l'appel d'un des responsables de l'armée en cas de menace grave, sérieuse et imminente. Un second était destiné à communiquer les ordres d'urgences à un maximum d'officiers militaires au cas où le premier communicateur s'était mis en marche. Un troisième servait à ordonner la suppression de toutes données numériques relatives au secret de l’État. Enfin, un quatrième était branché sur les communicateurs des émissaires républicains envoyés sur les planètes où les élections sénatoriales anticipées devaient avoir lieu.

J'étais serein, mon discours avait été clair et limpide, la dissolution était destinée à liquider toute illégitimité impériale. Elle celle-ci était légale. Ce n'était ni une prise de pouvoir, ni quoi que ce soit d'autre. Si j'avais voulu le pouvoir, je l'aurais pris alors qu'aucune constitution n'était votée, je l'aurais pris alors que j'étais à la tête par intérim de toutes les Commissions Sénatoriales vu que les places étaient vacantes. J'avais un trop plein de pouvoir entre mes mains et j'en étais conscient, mais non, je préférais laisser dérouler le processus constitutionnel, le processus démocratique et retourner à mon travail véritable, celui du chef de l’État. C'est ainsi que je m'étais lancé dans la rédaction de quelques projets de lois et de quelques décrets.

Du coin de l’œil, j'observais de temps à autre le quatrième projecteur holographique. Il était réglé sur les planètes que j'estimais majeures. Juste en dessous du petit disque qui projetait l'hologramme, un espace indiquait l'éventuelle localisation de l'appel. Parfaitement persuadé que les planètes de l'Espace Républicain de première importance allaient accepter le processus sans souci, je ne portais qu'un intérêt mineur au communicateur. Ainsi, envoûté par l'odeur du papier – j'étais sans doute un des derniers dirigeants à en utiliser – je me laissais aller à mon travail.

Soudain, le quatrième communicateur se mit à clignoter et à émettre un vrombissement plutôt désagréable. Je me surpris moi-même à sursauter légèrement face à cette intervention inattendue, ce qui décrocha (je le vis très bien) un sourire discret à un des gardes indigos à proximité. Je posais alors les documents que j'avais entre mes mains et m'approcha du communicateur holographique.

- Naboo ?!

Je fronçais un peu les sourcils, que pouvait-il bien se passer d'irrégulier sur Naboo. Peut-être un coup d'éclat de la famille royale suite aux révélations du « Jawa enchaîné » ? Ce torchon insipide n'allait quand même pas attirer l'attention d'une noble famille comme celle de la Reine Oliwia… Victime de ma surprise, je décidai de n'appuyer que sur le communicateur vocal.

- Je vous écoute…
- Chancelier, il y a un... petit problème…
- Oui, sinon vous ne m'auriez pas appelé je suppose…
- Euh, oui, euh pardonnez-moi excellence…
- Bon sang ! C'est une manie ou bien ? Faut-il que j'écrive un discours pour que tout le monde arrête de m'appelle par ce titre absurde « d'excellence » ?!
- Euh, désolé, pardon…

Je lâchais un petit soupir. L'heure n'était pas au sermon.

- Bien, repris-je, qu'est ce qu'une planète comme Naboo peut bien poser comme problème ?
- Le Sénateur O'Lonell a envoyé une des servantes du Palais Royal à ma rencontre, il souhaitait apparemment discuter avec moi.
- Vous le savez, ces communicateurs sont faits pour que je puisse entrer en contact avec les Sénateurs ou les responsables locaux sans détour en cas de pépin.
- Je le sais Chancelier.
- Dans ce cas, savez-vous pour quelle raison le Sénateur O'Lonell souhaite prendre contact avec l'administration Républicaine ?
- On m'a rapporté quelques propos, enfin, vaguement… de la Reine Oliwia scandalisée par ces élections anticipées. Le poste exécutif sur Naboo est celui de Gouverneur. Or il ne vous aura pas échappé que le Sénateur O'Lonell a été élu à ce poste il y a peu, et qu'il cumule donc à la fois le poste de Sénateur et celui de Gouverneur. La dissolution semblerait donc toucher ce poste qui n'est pas du ressort direct de la République.
- Je vois, fis-je paradoxalement d'un ton un peu rassuré, ce problème ne durera pas, je vais m'entretenir sérieusement avec lui.

A coup sur, il s'agissait d'un problème de compatibilité constitutionnelle entre celle de la République Fédérale et celle de Naboo. Un incident qui allait je l'espère être très vite clos. Mon émissaire ne coupa pas la communication vocale, j'entendis donc qu'il suivait d'un pas pressé ceux de la servante qu'il m'avait décrit plus tôt. Je me levais de mon bureau et me plaçais devant. Tranquillement, j'orientais le projecteur vers moi afin que mon hologramme se transmette sur Naboo en temps voulu. J'entendis au bout de quelques temps l'émissaire s'adresser humblement à Rick O'Lonell.

- Sénateur, fit-il en inclinant respectueusement la tête comme je le supposais au vu des règles du protocole imposées à l'administration, je suis ici en tant qu'émissaire de la République mais avant tout comme administrateur chargé du scrutin. Ainsi, j'ai reçu personnellement l'ordre avant d'être affecté sur Naboo de vous mettre directement en communication avec le Chancelier au cas où un problème surviendrait localement. Ayant personnellement jugé bon de contacter le Chancelier Nocturna au vu du peu d'informations qui me sont parvenues, celui-ci est actuellement en contact avec la planète.

L'émissaire un peu impressionné d'être le futur filet d'un terrain de tennis où les deux joueurs allaient être Rick O'Lonell et moi, appuya fébrilement sur un bouton qui projeta mon hologramme dans l'espace adéquat.

- Sénateur O'Lonell, fis-je en inclinant un peu le torse vers l'avant, mon émissaire m'a expliqué un peu trop brièvement la situation. Le problème à l'air sérieux mais surmontable, cependant un complément d'informations ne serait pas de refus...



HRP: /!\ Edition du message d'ouverture de la phase de candidature le 25 mai suite au dépassement du délai /!\
        

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MessagePosté le: 25/05/2015 00:54:12    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

Le sol se dérobait sous ses pieds. Du moins c'est l'étrange sensation qui parcourait son esprit depuis plusieurs minutes. Aussi immobile qu'une statue de cire, à quelques centimètres seulement de la Reine qui était confortablement assise sur sont trône, Rick n'osait pas donner signe de vie. Le gaillard était toujours en train de réfléchir sur la situation dans laquelle ils se trouvaient actuellement -et en particulier sa position à lui-. Son regard analysait attentivement chaque personne qui entrait dans son champ de vision, de la même manière que les fameux détecteurs de métaux installés à l'entrée du Sénat Galactique. Pouvait-il avoir confiance en ces gens? Parmi eux, quelqu'un -ou même plusieurs personnes, qui pouvait le savoir?- avait délibérément agi sans son consentement afin d'exaucer les vœux des autorités républicaines. Comment pouvait-il travailler en toute sérénité en sachant que des personnes dans son entourage voulaient sa peau?! John Boerr l'avait pourtant mis en garde. Voilà que les inquiétudes du chef de la Garde Royale Naboo se révélaient être fondées. Rick ne connaissait pas les sources de son vieil ami, mais il ferait mieux de s'y intéresser très rapidement. Quelque chose se tramait dans son dos et il n'avait plus la certitude d'être en sécurité à Theed.

Une conseillère spéciale affectée au Palais apporta au Gouverneur O'lonell une série de documents holographiques qui l'informaient en temps réel des conséquences directes provoquées par les récentes mesures de Shar'kan Nocturna. Remerciant d'un bref signe de la tête la jeune femme, l'on pouvait d'ores et déjà voir sur le visage de l'ancien militaire des signes de méfiance. A qui pouvait-il accorder sa confiance? Mis à part la Reine et la Princesse -deux des rares personnes en qui le gentleman serait fidèle jusqu'à la mort- l'environnement dans lequel baignait le politicien devenait peu à peu irrespirable. Ce qui était au départ un comportement de simple vigilance se transforma très doucement en une paranoïa aiguë. A tel point que Rick en vint à repenser à son ex-concurrent Zain Venan, celui qu'il avait récemment battu aux dernières élections de Naboo. L'homme véreux était-il aux manettes derrière ce semblant de complot planétaire? Il y avait une chance pour que ça soit le cas. Tout comme il y avait une chance pour que d'autres personnes soient concernées. Rick naviguait dans des eaux troubles. Mais il nageait depuis tellement longtemps dans cet océan infesté de requins que ça lui donnait une longueur d'avance sur ses potentiels rivaux.

Les informations qu'il venait d'avoir à sa disposition l'éclairèrent quelques peu. Ainsi le Chancelier Suprême avait bel et bien déclaré que les différents représentants siégeant au Sénat Galactique ne disposaient plus de leur pouvoir exécutif planétaire avant une éventuelle réélection. Un pouvoir qui n'était pas celui de l'homme le plus puissant de la République -et quand bien même il en aurait disposé cela n'aurait rien changé dans l'attitude des Naboos comme l'avait prouvé la folie passée de l'ancien Empereur !-. Rick favorisait la thèse du malentendu. Nocturna avait très probablement utilisé les mauvais termes politiques durant son discours, d'où l'incompréhension des dirigeants Naboo qui n'étaient pas franchement heureux de la tournure des évènements. Il valait donc mieux en avoir le cœur net et prendre contact avec les autorités républicaines présentes dans la Capitale locale. L'homme responsable de l'organisation du scrutin anticipé se présenta ainsi dans la salle du trône avant d'informer les personnes présentes que la mise au point se ferait directement avec le Chancelier Nocturna -ce qui n'était pas sans déplaire à la Reine, laquelle accordait de l'importance aux hommes politiques qui prenaient directement leurs responsabilités sans passer par des intermédiaires-. Avec l'accord de Sa Majesté Oliwia, Rick s’avança alors face au projecteur holographique. Celui-ci laissa apparaître une représentation quasi-parfaite de Shar'kan Nocturna, actuellement sur Coruscant. L'homme fort de la République ne perdit pas son temps et alla droit au but: il souhaitait tout simplement d'avantages d'informations avant de se prononcer. Répondant au salut cordial de son homologue en s'inclinant légèrement à son tour, Rick s'éclaircit la gorge et employa un ton grave afin de s'expliquer de la meilleure façon qu'il soit.


-Mes respects, Chancelier Suprême. J'ai pris connaissance à l'instant de vos dernières mesures, et pour être franc nous sommes interloqués depuis de longues minutes sur la teneur exacte de vos propos. D'après les documents transmis directement par les autorités républicaines ici présentes, votre décision de dissoudre le Sénat Galactique entrainerait diverses conséquences immédiates. Je cite: "Les Sénateurs ne disposent plus d'aucun mandat législatif, ni d'aucun mandat exécutif local". Autrement dit, les dirigeants planétaires affiliés à la République ne disposent plus de leur principal pouvoir, celui qui leur permet entre autres de gérer la politique de leur nation -le devoir principal pour lequel le peuple les a élu-. Cependant, Chancelier, cette décision entraine un réel problème: que faites-vous de la Constitution de chacune des planètes-membres? Une partie du pouvoir exécutif Naboo est entre les mains du Gouverneur -autrement dit, moi-. J'ose espérer que vous n'avez envisagé -à aucun moment- d'interférer dans le droit constitutionnel de notre nation, Rick s'arrêta momentanément afin de laisser le Chancelier avaler le flot d'informations auxquelles il avait eu le droit. Comme vous le savez, nous tenons à notre souveraineté. Que vous souhaitiez faire le ménage chez les Sénateurs est compréhensible, nous ne remettons pas en cause cette décision -bien que nous ayons du mal à digérer votre choix je l'avoue, celui de renier le vœu du peuple Naboo qui a décidé, en son âme et conscience, de me réélire le jour-même de la chute de l'Empire-. Mais sachant que le Gouverneur élu dispose également des pouvoirs liés à la fonction de Sénateur, cette mesure extraordinaire entraine naturellement d'importantes complications d'ordre... administratives. Nous espérons que cette discussion imprévue règle ce problème au plus vite, Chancelier.

Rick recula de quelques centimètres afin de faire comprendre à son homologue qu'il avait terminé de parler. Le Gouverneur -tout comme la famille Royale toujours présence à ses côtés- avait l'étrange sensation de perdre un temps précieux pour des choses qui n'en valaient pas la peine. Finalement, son congé avait pris fin plutôt que prévu: le voilà qu'il était de nouveau dans le merveilleux bain de la politique galactique !
HRP: Mouais, pas grave, on a bien un (semblant de) Président de la République qui réinvente les noms des nations en permanence 8)

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MessagePosté le: 26/06/2015 16:49:54    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

La République n'était qu'à ses premiers balbutiements. Le jeune régime, pourtant très structuré comme je l'avais souhaité pour éviter les problèmes de droit et donc a fortiori constitutionnels, avait failli à sa tâche. D'un côté, c'était plutôt rassurant : un régime n'ayant pas besoin de réformer sa loi pouvait paraître suspect, ou plus encore, cela signifiait que les pouvoirs n'étaient pas assez divisés. Là au contraire, les Sénateurs provoquaient le débat et c'était une bonne nouvelle pour la démocratie. Fut un temps ou ce genre d'incidents étaient réprimés par la force. La République les règle par le droit et par le verbe. Certes, cela accroissait un peu trop la charge de travail des uns et des autres, la mienne également, à tel point que je ne savais plus ce qu'était dormir une nuit complète. Mais nous étions des élus à temps plein, choisi pour assurer le bien commun, pour guider l'action publique vers l'intérêt de tous. Telle était la définition étymologique de la République : la « Res Publica ».

L'Espace Républicain était vaste bien qu'assez épars. Le régime que j'avais voulu Fédéral afin d'assurer une totale solidarité entre les systèmes ne faisait pas l'adhésion de tous et les intérêts particuliers prenaient parfois le pas sur l'intérêt commun. Bien sur, chacun allait vouloir conserver la particularité de son système, et il était normal de désirer l'unicité dans la Galaxie, donc conserver son identité propre. Les monarchies étaient légions dans la République bien qu'elles ne soient pas vraiment républicaines structurellement parlant. Pourtant jamais un seul instant il m'était venu à l'idée d'abolir la monarchie (bien qu'au fond ça m'aurait bien plus…). La politique est une affaire de compromis, et l'équilibre nécessaire pour appliquer de façon optimale les bonnes mesures pour tous était toujours extrêmement difficile à trouver. On pouvait le décrire comme une lutte acharnée quotidienne, un combat de tous les jours. C'est vrai, le combat pouvait lasser, rendre dément. Cette lutte pouvait tenter le gouvernant d'user de la solution de facilité, donc de la force ou d'un trop plein d'autorité pour étouffer le problème. En conséquence, la paresse si ce n'était la folie du pouvoir, conduisait à l'autocratie.

L'avantage d'un régime fédéral démocratique résidait en quelques points : l'équilibre entre les pouvoirs, la liberté des Etats fédérés d'agir localement tout en conservant un socle commun qu'est la Constitution de l’État fédéral, puis enfin, la solidarité et l'égalité entre les fédérés. Une Confédération Républicaine ne pouvait qu'échouer car elle impliquait un Etat faible, presque inexistant, et la force centrifuge des intérêts particuliers allaient la faire s'écrouler et la réduire à néant. La confédération n'imposait ni égalité, ni solidarité, elle les suggérait, ce qui n'est pas suffisant lorsque un régime comporte quelques milliers de systèmes. Plus que la suggestion, il fallait provoquer la solidarité et l'égalité. Cela ne pouvait se faire que par l'avènement d'une fédération digne de ce nom. La République, même si elle doit être constitutionnellement réformée, répondait à l'impérieux besoin de solidarité entre les systèmes, elle répondait à l'envie d'un vivre ensemble, l'envie d'agir non pas que pour les intérêts de chaque planète mais l'envie d'agir pour les intérêts de tous.

C'est sur Naboo qui naquit le premier conflit de droit de la République. Une dissolution, aussi démocratique soit elle, avait suffit à créer quelques soucis constitutionnels, et il s'agissait d'un conflit entre la loi particulière et la loi de tous. C'était typiquement le genre de situation où il était nécessaire d'établir un compromis, et donc de faire de la politique pure.
Rick O'Lonell était quelqu'un que j'appréciais beaucoup. Lui croyait comme moi dur comme fer aux idéaux républicains, nous partagions nombre de valeurs communes et si on me demandait de nommer un vice-chancelier dans l'instant, il ne faisait aucun doute que mon choix se porterait vers lui. Bien évidemment, il avait ses défauts, tout comme moi j'avais les miens. Ma présence – quand bien même holographique – sur Naboo signifiait beaucoup et montrait à quel point je portais ce système dans mon coeur. Il respirait la culture, la beauté de ses paysages, et il me tardait de m'y rendre. D'un côté il était rassurant de voir que Naboo soulevait un problème de taille, mais d'un autre, je me rendis compte que l'intérêt particulier des citoyens de la planète était sans doute un peu trop fort. Là résidait sans doute le coeur même du problème.

- Loin de moi l'idée d'interférer dans les Constitutions locales monsieur O'Lonell. Vous le savez, je me réfère au droit de la communauté s'exprimant par le biais de la Constitution que nous avons tous voté. Les textes sont clairs mais je vous l'accorde, ils sont imparfaits. Cependant, l'existence d'une loi suprême commune à tous et régissant entre autre le fonctionnement de la République est vital. Celle-ci n'a pas été imposée, elle a été plébiscitée par le Sénat lors de ma candidature à la Chancellerie.

Je lâchai un petit soupir. Il m'aida à me décontracter car contre tout apparence, j'étais loin d'être détendu. Après un léger temps de pause, je repris mon discours.

- Le Sénateur sur la majorité des planètes de l'Espace Républicain est titulaire de deux fonctions. Premièrement, la fonction législative que j'appelle « législative globale » : l'élu du système dispose d'un mandat qui lui donne accès au Sénat. Il a la possibilité de voter la loi fédérale, c'est à dire la loi s'appliquant à tous les systèmes de la République sans exception, de se présenter aux Commissions du Sénat, et dispose de tous les pouvoirs que lui confère la Constitution. Je ne vous apprend rien, mais il est important de partir des bases dans cette discussion.
Deuxièmement, la fonction exécutive locale. Il est prévu que le Sénateur une fois élu, en plus de son mandat législatif, dispose du pouvoir exécutif planétaire. Il mène la politique du système. Le Sénateur détient au final deux pouvoirs, issus du même scrutin. Par conséquent, vous imaginez bien que la dissolution convoquant les électeurs aux urnes et les deux pouvoirs issus d'un seul et même scrutin, l'élu ne peut conserver ses prérogatives, il perd les deux, à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. C'est dans ce sens que le Sénateur perd son mandat exécutif. Cependant…

Mon ton était plus sérieux. Le cas n'était pas si simple à traiter, et j'avais bien compris que le mandat exécutif sur Naboo n'était pas détenu par le Sénateur mais par le Gouverneur. Ainsi, il y avait un conflit de lois constitutionnelles. Le Sénateur partout dans la République détenait deux pouvoirs, c'était les siens qui cessaient lors d'une dissolution.

- Cependant sur Naboo, votre Constitution accorde le mandat exécutif au Gouverneur. Théoriquement, le régime fédéral ne transige pas sur des questions institutionnelles telles que celles-ci. Il y a des centaines de systèmes dans la République, vous imaginez que pour que la République survive, il est préférable d'éviter les exceptions et les privilèges constitutionnels locaux. La Fédération implique l'égalité entre tous les systèmes, si nous commençons à octroyer des exceptions à chaque système, ceux-là en demanderont toujours plus. Le but de notre régime est de se projeter dans un avenir commun basé sur un socle commun de valeurs que nous partageons. Je pense que Naboo est un des piliers de cette République.

J'étais fatigué, épuisé par cette journée électorale. Mais il fallait que je lutte, la question était bien trop importante. Je devais finir mon argumentation.

- En revanche, je vous propose quelque chose. Vous savez que je tiens à ce que les systèmes soient libres de leurs choix dans la limite de ce qui est envisageable. Je pense donc qu'une modification de la Constitution fédérale s'impose. Avec l'aide de mes collaborateurs, j'ai rédigé une nouvelle Constitution se basant sur l'ancienne. La nouvelle sera plus étoffée, plus précise, rédigée par articles. Elle sera soumise au nouveau Sénat réuni à la fin des élections.
Dans cette nouvelle Constitution, les Sénateurs conserveront leur double mandat. Mais… Les systèmes auront la possibilité de déléguer le pouvoir exécutif local du Sénateur au rôle qui est prévu par la Constitution du système en question. En clair, vous Rick O'Lonell détiendrait les deux pouvoirs, mais le poste de Gouverneur étant sur Naboo celui de l'exercice du pouvoir exécutif, vous devrez selon votre Constitution déléguer votre pouvoir au Gouverneur. Cependant, je pense que pour être en accord avec les valeurs fondamentales de la République, toute personne détenant le pouvoir exécutif local devra être légitime vis-à-vis du peuple qu'il représente. Ainsi, les problèmes de compatibilité entre la loi suprême qui représente les valeurs communes à tout système républicain et les constitutions locales ne seront qu'un lointain souvenir.

Un léger sourire s'affichait sur mon visage.

- Mais ce problème au final ne vous concerne presque pas puisque vous cumulez deux mandats électifs. Plus sérieusement, je pense que cette solution est un bon compromis, et permet de conserver en l'état les constitutions locales. J'espère vous avoir éclairé sur la question.

La question de ce que nous devions faire dans l'immédiat était urgente. Il était utile de statufier sur le futur, mais quid du présent ?

- Dans l'immédiat, je prévois une procédure d'exception sur la situation en cours. Une décision du Haut-Conseil Gardien de la Constitution sera prise pour résoudre la situation. Au vu de la jeunesse du régime, je compte saisir le Conseil afin de vous permettre de conserver le mandat de Gouverneur pour lequel vous avez été élu et qui selon la Constitution de Naboo n'est pas soumis à la dissolution du Sénat.

L'heure était à la réponse. Un sujet complexe sur lequel il était peu probable que nous soyons d'accord de A à Z. Pourtant j'y croyais, car dans mon discours prédominait le droit plus que les sentiments, prédominait l'intérêt public, plus que l'intérêt individuel.   

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MessagePosté le: 27/06/2015 05:52:45    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant


Reine Oliwia - Kamilia
[Reine de Naboo] - [Princesse de Naboo]
Rick O'lonell avait beau être en pleine conversation avec le Chancelier Nocturna, son esprit était ailleurs, occupé à sonder l'âme de chaque personne dans la salle du trône. Conseillers, membres du gouvernements, gardes de Sa Majesté... Ils faisaient certes tous partis du même camp en apparence, mais en ce moment l'un d'entre-eux jouait la comédie. Et il le faisait merveilleusement bien: le Gouverneur ne savait toujours pas à qui adresser sa méfiance. Était-ce l'une de ses propres assistantes? ou -pire encore- une personne en qui il avait une confiance aveugle comme un ami, par exemple?

Voilà pourquoi l'ancien militaire était très méfiant vis à vis d'autrui depuis son plus jeune âge. Il avait fait attention durant toute sa vie à ne pas accorder trop de crédit aux personnes qu'il côtoyait, conscient que de nombreuses personnes abuseraient certainement de la foi qu'il leur accorderait. Ainsi était la nature humaine, l'on ne pourrait pas guérir la Galaxie de ce fléau. Que ce soit pour une ambition démesurée, pour du prestige, voir pour une poignée de crédits dans la plupart des cas... L'être Humain était bien trop dépravé et faible d'esprit pour être digne de confiance. D'ailleurs, de toutes les espèces intelligentes, il était certainement l'une des pires qu'il soit. Oh, l'on pouvait bien douter de cette affirmation lorsqu'on lisait une descriptions des peuples Rattataki et Rakatas. Mais ces derniers avaient une qualité inestimable: ils ne se cachaient pas derrière un masque d'honnêteté.

Les Rakatas comme les Rattatakis assumaient leur cruauté et leur sadisme contrairement aux Humains qui, en plus de tromper leurs semblables, se trompaient eux-mêmes. Et aux yeux de Rick, c'était encore pire que la barbarie de certains peuples. Si seulement les valeurs morales faisaient gagner de l'argent, peut-être que d'avantage de personnes adopteraient un comportement intègre...

Le Gouverneur tourna brusquement la tête en direction d'une salle voisine, alors qu'une mystérieuse sonorité d'orgue se faisait entendre au sein du Palais Royal. Charmé par le son produit, le natif de Dantooine ne se rendait pas compte qu'il était le seul à l'entendre. Le Chancelier avait finit de parler depuis plusieurs secondes maintenant, mais Rick n'était semble t-il pas décidé à réagir, bien plus intéressé par la perfection des sons qui parvenaient jusqu'à ses oreilles. Le gentleman avait beau ne rien y connaitre en musique, c'était certainement pour lui la plus belle chose qui soit dans la vie. Les symphonies avaient le don unique de réunir des Hommes rien qu'avec la grâce des instruments. Elles avaient la qualité rare de vous faire oublier tous vos problèmes et de vous faire baigner dans un océan de douceur et d'harmonie. Cependant il était impossible de savoir ce que le politicien ressentait en ce moment, puisque mis à part le silence dont il était coupable, aucune expression significative ne s'afficha sur son visage. Et tout autour de lui, on attendait patiemment sa réponse. Finalement, la Princesse Kamilia décida d’interagir en voyant la passivité de son confrère du gouvernement. Mais ce n'était pas la seule raison de sa prise de parole: la jeune femme souhaitait visiblement prendre ses responsabilités et assurer la défense du Gouverneur.


-Chancelier Nocturna, la Princesse était déjà dans le rayon d'action de l'émetteur holographique, positionnée à gauche de la Reine dont la droite était occupée par O'lonell; elle salua ensuite dignement celui qui était à la tête de la République Fédérale, il n'est pas prévu que j'intervienne dans les débats actuels mais mon devoir l'oblige. J'étais présente lors du vote de la Constitution de la nouvelle République, et en l'absence du Gouverneur O'lonell lors du plébiscite, c'est moi qui ait accordé le soutien de Naboo envers les nouvelles institutions fédérales que vous nous avez proposées, la Reine faillit intervenir mais la Princesse lui adressa un rapide coup d’œil afin de l'arrêter dans son élan: Kamilia savait très bien ce qu'elle faisait, ce n'était pas une erreur de jeunesse, Je vous rassure tout de suite, Chancelier: la Reine et le Gouverneur m'accordent leur entière confiance, et ma décision n'a aucunement été contestée. Sauf que dans mon esprit, il était clair que de nombreux points de la nouvelle Constitution devaient -absolument- être débattus lors d'une nouvelle séance, lorsque la tension palpable qui régnait alors ce jour-là serait redescendue. Car je vous rappelle que nous sommes passés à deux doigt d'une anarchie totale: sans fondations claires et précises, le Sénat ne serait aujourd'hui plus qu'une tombe dans laquelle auraient été enfermées les nombreuses valeurs qui nous habitent tous. En d'autres termes, si aucune Constitution n'était votée le jour de la chute de l'Empire, il n'y aurait plus jamais eu de République. C'était le moment ou jamais. En votant contre, nous n'aurions que précipité la chute de nos civilisations. Des cœurs malveillants auraient profité de notre chaos pour s'accaparer le pouvoir. Et je ne parle pas que des Vestiges de l'Empire, mais de toutes les personnes qui prétendent servir le bien commun mais qui se battent pour des causes bien plus immorales.

Rick croisa furtivement le regard de la Princesse. L'écho de l'orgue mystère se propageait encore et toujours dans l'ensemble du Palais Royal, accélérant dangereusement les battements de cœur du Gouverneur. Il avait déjà entendu cette sonorité quelque part. Ce n'était pas la première fois qu'il y était confronté.

-C'était une nécessité absolue de nous unir autour de cette Constitution ce jour-là, mais c'était également une certitude de devoir nous réunir par la suite pour modifier les points qui posent des soucis -notamment la Garde Républicaine qui n'est pas acceptée par tout l'hémicycle du Sénat-. La Constitution actuelle, bien qu'elle ne soit pas parfaite de notre point de vue, suffisait à réunir des milliers de systèmes dans quelques valeurs universelles que nous n'avions plus depuis des années: liberté, démocratie et souveraineté des peuples. C'était la seule chose que nous voulions alors, nous n'avions besoin de rien d'autres pour garantir la stabilité de notre nouveau régime et pour tourner l'affreuse page Impérialo-Sith... Kamilia salua une nouvelle fois l'hologramme de Nocturna avant de faire un pas en arrière, Je tenais fermement à expliquer mon point de vue sur cela, Chancelier Nocturna, et je suis ravie de vous entendre parler d'une révision prochaine des institutions de la nouvelle République.

La Princesse laissa la parole à Rick O'lonell, croisant au passage le regard approbateur de sa mère la Reine qui appréciait visiblement les propos de sa jeune fille: Sa Majesté avait fait le bon choix en délaissant certains de ses pouvoirs à Kamilia en vue de lui transmettre définitivement la couronne à la fin de son règne -sous réserve de l'accord du peuple, bien évidemment-. Son intervention terminée, les regards se fixèrent sur le Gouverneur, lequel était désormais le centre des attentions dans la salle du trône. Mais celui-ci semblait toujours déconcerté, intérieurement parlant.

L'orgue. Il se torturait l'esprit pour savoir de quel souvenir il provenait. Enfance lointaine ? rêve éveillé? ou était-ce tout simplement une hallucination? Tandis que la Reine faillit réagir à son tour pour briser le silence naissant, Rick intervint brusquement afin de reprendre la conversation avec le Chancelier Suprême: il avait pris la parole à temps afin que l'on ne commence pas à se demander dans quel nuage il s'était installé.


-Sachez Chancelier que je comprends votre point de vue, mais comme toute opinion il a son bon côté et son mauvais côté. C'est le cas des institutions de l'Ancienne République, et je ne peux vous reprocher d'essayer de la remettre sur pieds dans une version améliorée, Rick se laissa momentanément distraire par le son lointain de l'instrument à vent, mais il se ressaisit aussitôt, ne laissant apparaître aucun signe de trouble apparent sur son visage, Vos propos sont bien évidemment censés, il fut un temps où les Sénateurs se sont reposés sur leurs lauriers dans un régime républicain en perdition, facilitant la naissance d'une corruption affligeante et entraînant une apathie poussée à l'extrême. Alors oui, de ce côté-là, la Constitution votée est extrêmement bénéfique. Et d'un point de vue personnel, je suis très curieux de savoir quel résultat nous obtiendrons. Cependant...

Rick fit quelques pas sur en avant afin de se positionner au plus près de l'hologramme de son homologue, il devait minutieusement réfléchir sur les termes à employer. Néanmoins il fut arrêté par la Reine Oliwia qui décida brusquement de se lever de son trône et de s'avancer, prenant la première place face à l'émetteur d'hologrammes. On aurait dit qu'elle se sentait obligée de donner son avis dans la discussion. Non pas qu'elle était en désaccord profond avec le Gouverneur et la Princesse, mais elle semblait surtout en désaccord total avec les propos du Chancelier Suprême: pas une seule fois il n'avait mentionné le rôle de la royauté Naboo dans la politique de son monde. Et pour Oliwia, il n'y avait qu'une explication logique: Nocturna n'accordait aucun crédit à un régime monarchique et au pouvoir de son Souverain.

Le seul problème, c'est qu'elle était le symbole de ce système politique, celui que le peuple Naboo acceptait depuis des siècles et des siècles sans aucune animosité de sa part. Bien qu'elle était persuadée que le Sénateur O'lonell était sur le point d'évoquer le statut de la Souveraine -autrement dit, elle- au moment où elle lui a coupé la parole, il était de son ressort à elle d'évoquer ce rôle, ce n'était pas à son Gouverneur de la défendre. Elle avait de l'honneur et de la fierté de représenter une planète comme la sienne, et jamais elle ne perdrait la face de cette façon.


-Cependant -et comme s'apprêtait à le dire le Gouverneur O'lonell- nous sommes une Monarchie Constitutionnelle Démocratique et en l'état, j'ai bien peur que notre régime ne soit en totale contradiction avec les institutions de la République Fédérale, la réponse de la Reine pouvait paraître froide et directe, mais elle ne faisait qu'énoncer la vérité, la Galaxie est composée de milliers de systèmes, lesquels disposent de centaines de constitutions toutes aussi différentes les unes des autres. Chaque peuple dispose de ses spécificités politiques, adaptées en règle générale à la culture et à la philosophie de sa civilisation. C'est ça, la force de l'Ancienne République et de celle que nous voulons. Je ne me suis jamais prononcé sur la République Fédérale depuis sa création, Chancelier, et j'accorde un soutien total au Gouverneur et à la Princesse de Naboo à ce sujet. Néanmoins vous venez de me confirmer des doutes qui étaient miens il y a déjà plusieurs jours: il est impossible de remplacer nos institutions actuelles comme il est impossible de leur donner moins d'importance qu'une constitution extérieure. Ce n'est pas ma voix qui le dit, mais celle de mon peuple, celui qui nous a élu moi et le Gouverneur.

La position de la Reine Oliwia était extrêmement précise, il allait être difficile de la faire changer d'avis. A ses côtés, Rick s'était enfin désintéressé de l'orgue qu'il entendait encore et toujours, concentré comme il se doit sur les propos de la Souveraine des Naboo: il n'était pas nécessaire qu'il se prononce pour comprendre, à la vue de l'expression de son visage, qu'il était entièrement d'accord avec Sa Majesté.

-Nous croyons en la République, mais certaines valeurs que le nouveau régime prône ne sont pas adaptées à celle de notre monarchie constitutionnelle. Nous ne demandons aucune faveur vis à vis des autres systèmes, Chancelier Suprême, nous voulons tout simplement le respect de nos institutions, et notamment le respect de notre Royauté démocratique. Seule Sa Majesté la Reine dispose de certaines prérogatives que la République désire s'octroyer, nous ne voulons pas l'inverse. Vous n'êtes aucunement en tord, mais nous avons certainement fait l'erreur de croire trop tôt en la réussite d'un tel projet : tout n'était pas à jeter dans l'Ancienne République, car même si elle a très mal fini, elle a également connu de belles heures de réussite collective dans l'Histoire galactique. De notre point de vue, une modification de la Constitution s'impose donc, comme vous le dites. Et nous attendons avec grande patience les modifications de celle-ci pour nous prononcer d'avantage sur notre participation -ou non- à cette union des peuples. Car notre position, dans le fond, n'a pas changé: nous sommes attachés au régime républicain. Y rester est notre désir le plus cher.

Ce message devait-il être traduit comme une probable sortie de la République? Aucunement. La Reine et Rick avaient tout simplement exprimé leur position, ils étaient clairement en désaccord avec la pensée générale du Chancelier. Au final, la faute était à chercher du côté de Rick, lequel avait mal jugé la réalité de la République Fédérale: tout comme la Princesse, il s'était précipité dans son choix, bien trop heureux de pouvoir participer à la renaissance d'un idéal républicain dans la Galaxie. Néanmoins, et comme l'avait souligné Kamilia face au Chancelier, ils avaient été obligés de voter pour ce régime sans quoi ils auraient été emportés dans la chute de l'Empire Sith. Ils avaient certes posé des fondations d'un nouveau régime galactique, se retrouvant aujourd'hui en désaccord avec certaines d'entre-elles, mais rien ne leur interdisait d'en débattre de nouveau. D'autant plus que la situation avait évolué depuis les tensions qu'avaient connu le Sénat Galactique il y a peu, elle leur était désormais extrêmement favorable.

Tandis qu'ils attendaient tous la réponse de Shar'kan Nocturna, Rick O'lonell se laissa de nouveau distraire par la mélodie lointaine. Aussi bizarre que cela puisse paraître, elle lui apaisait l'esprit et lui permettait de mieux se concentrer sur la discussion en cours. Du moins jusqu'à ce qu'un évènement mystérieux ne se produise au loin à l'entrée de la salle du trône. Au milieu des nombreux conseillers et politiciens qui s'affairaient dans leurs tâches quotidiennes, un visage apparemment familier se dégagea du troupeau. Les yeux de ce visage en apparence inconnu croisèrent le regard du Gouverneur O'lonell. Ce dernier le regarda de nombreuses secondes avant de le perdre de vue lorsqu'un Gungan travaillant dans la bureaucratie Naboo passa devant lui. Lorsque le natif d'Otoh Gunga disparut du champ de vision de Rick, la mystérieuse personne n'était plus là. Elle s'était envolée.

Rick plissa des yeux et préféra se concentrer de nouveau sur l'hologramme de Nocturna. La sonorité de l'orgue, elle, avait malheureusement disparu, au plus grand désarroi de celui qui en était tombé amoureux.

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MessagePosté le: 19/07/2015 14:26:38    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

La fin de mon monologue avait laissé place à un silence un peu gênant… J'étais assez surpris par l'absence de réaction de la part de Rick O'Lonell, je le fixais presque d'un air suspect et surtout très perplèxe. Heureusement que la Princesse Kamilia en prenant la parole attira mon attention. J'aimais beaucoup sa façon de parler. Derrière la douceur de ses phrases, j'avais l'impression qu'une véritable combattante se cachait. Je ressentais une volonté de fer, l'envie de bien faire, d'agir pour le bien de son peuple. Pourtant, il me semblait que la Reine, la Princesse et le Sénateur dans leurs paroles créaient des problèmes là où il y en avait pas. La Constitution à venir, pour moi, prenait en compte les particularités systémiques locales et trouvait une solution au problème de Naboo sans mettre à bas la Fédération. Et d'ailleurs, s'il y avait un point sur lequel je ne pouvais négocier était bien le caractère universel de la Constitution de la République. Les bases de notre régime devaient être les mêmes pour tous, la Loi Suprême était le ciment d'un avenir partagé, d'un avenir propice à notre réussite dans l'immense concert des nations galactiques. Encore et toujours, il fallait que je tente de faire comprendre qu'aucune volonté d'abattre la souveraineté de chacun n'existait, mais que pour vivre bien, pour vivre mieux, des règles communes fondamentales devaient s'appliquer à tous. La Constitution était un socle qui soutenait la République dans sa totalité et qui permettrait d'ouvrir la porte de la prospérité et de la grandeur. Non pas une grandeur impérialiste, mais une grandeur culturelle, juridique, sociale. La République aspirait à rayonner dans la Galaxie et à faire valoir le droit des Etres intelligents qui y vivaient. Dans son écrin démocratique, la République par ses fondements juridiques suprêmes constituait les bases fondamentales de cet idéal. Mais pour que cela ait lieu, le consentement des planètes de l'Espace Républicain était nécessaire. Il fallait donc que je réponde point par point et avec sincérité aux nobles personnes qui se trouvaient devant moi par hologramme interposé.

- J'entends vos arguments. Je les entends et je sais qu'ils sont vrais. Mais il est impossible de revenir à une Ancienne République… Quelle crédibilité nous aurions en tant que représentants du système à revenir à un régime qui s'est terminé de façon dramatique ? Dans l'esprit de milliards de citoyens, l'Ancienne République est synonyme de corruption, de laissez-faire, d'impuissance d’État. Ce serait un suicide institutionnel que de reprendre ces anciennes institutions. La République a besoin d'être gouvernée, elle a besoin d'un droit écrit et immuable, elle a besoin d'action, de réactivité. Cela ne peut être apporté que par une Fédération, et non pas une Confédération ce qui serait si j'ai bien compris le régime que vous aimeriez pour la République. Alors certes, je suis d'accord avec vous, 25 000 ans d'Ancienne République ne sont pas à jeter à la poubelle. Au contraire, le préambule de la nouvelle Constitution évoque son héritage bénéfique, ses apports bienfaiteurs aux systèmes membres. Si vous le permettez d'ailleurs, laissez-moi vous lire un passage de ce préambule.
  
   
Citation:
Nous, peuples de la République, acceptons et faisons nôtre l’héritage de l’Ancienne République, car c’est dans cette compréhension des valeurs démocratiques que nous puisons notre volonté, notre énergie et notre courage. C’est par cette union dans la diversité que notre gloire et notre civilisation rayonne avec force et grandeur.            
Chaque citoyen de la République se doit de combattre l’influence néfaste et destructrice de l’autoritarisme. Il est bien difficile de défendre les institutions justes et pérennes qui protègent la démocratie et la souveraineté du Peuple face à aux méandres de la violence et de la barbarie. C’est en cela que les citoyens de la République sont valeureux ; c’est en cela qu’ils sont les protecteurs de leur civilisation, et c’est pourquoi ils sont les premiers à en profiter.
Chaque institution de la République assure la liberté, l’égalité, la justice, la stabilité, et la protection pour tous les citoyens, sans qu’aucune distinction ne puisse jamais être faite. La République est dépositaire d’une autorité millénaire garante de la prospérité et du progrès des nations qui lui sont affiliées ; elle doit travailler à la réalisation du bonheur pour tous ses citoyens. Ses administrations doivent récompenser l’effort et le mérite du Peuple, servir l’idéal de Justice, et porter une assistance providentielle à tout citoyen.


  
Sénateur, Votre Majesté, Princesse… Il me semble que nous partageons nombre de ces valeurs et vous venez de voir à quel point la République Fédérale se proclame l'héritière de l'ancienne.

Le droit, le « Jus », « Juris », dans une langue ancienne aujourd'hui disparue. Il était l'outil suprême contre le despotisme et la tyrannie. Ainsi sa promotion au sein de la République était nécessaire, voire primordiale. Les règles juridiques que je voulais promouvoir demeuraient les héritières de l'Ancienne République, mais ces règles devaient s'appliquer à tous si votées par le Sénat représenté uniquement par les systèmes de l'Espace Républicain et rien d'autre. Aucune union commerciale ne mettrait ses pieds dans l'Assemblée législative tant que je serais encore à la Chancelleire. Et le fonctionnement de la République, celui de la Loi, celui de l'Espace Républicain devait être régi par un texte voté par tous. La Constitution jouait ce rôle, ses fondamentaux ne pouvaient être remis en cause.

- Je le répète et j'insiste vraiment sur ce point, un régime fédéral guidé par une loi suprême implique l'égalité en droit de tous les systèmes qui composent la fédération. Dans le cas d'une confédération, c'est l'influence du plus fort sur le plus faible qui finit toujours par l'emporter. Je ne crois pas que Naboo se reconnaît dans ces valeurs là, pour ma part, je ne m'y reconnais pas.

La Loi du plus fort… En République, cette règle de droit n'avait pas la possibilité d'être admise. C'est ainsi qu'une République confédérée ne pouvait voir le jour. Il était nécessaire de promouvoir le droit, mais pas n'importe lequel, celui de l'égalité, celui de la liberté, celui menant à la Justice, celui qui défendait le plus grand nombre, celui qui était au côté du méritant. La Fédération menait à l'égalité des Etats. Mais pour que cette égalité soit parfaite, une réforme majeure devait être mise en place : le bicaméralisme du Parlement. Aujourd'hui, seul le Sénat constituait le Parlement, où une voix de Naboo compte autant qu'une voix de Dantooine. Une seconde chambre représentative élue proportionnellement réglerait le problème quelque peu inégalitaire, mais elle n'était pas pour l'heure envisageable. Une réforme constitutionnelle de grande ampleur serait nécessaire, mais quasiment impossible à mettre en œuvre.

L'heure était plutôt à l'explication. La Constitution future qui allait être présentée devant le Sénat nouvellement constitué avait pour but de régler le problème des particularités des nations locales qui composaient la République. Ainsi, quelques articles avaient explicitement été prévus pour satisfaire le souhait des populations républicaines. Je me devais alors de décrire à mes trois interlocuteurs (ou plutôt deux et demi…) l'objectif de la Constitution remaniée et leur expliquer que le problème qui exaspérait la Reine Oliwia allait être résolu. J'étais un homme de parole, Rick O 'Lonell je l'espère avait confiance en moi tout comme je lui accordait la mienne. Ainsi, j'exposais la solution juridique que mon équipe et moi-même avions trouvé.

- La solution que je vous ai proposé n'a pas l'air de vous satisfaire, pourtant elle reconnaît le pouvoir de Sa Majesté la Reine Oliwia dans le fait qu'elle incarne une autorité séculaire légitimée par le peuple. Ainsi je n'abat pas votre monarchie constitutionnelle. Mon but n'est pas d'enlever au peuple ce qui lui convient, mon objectif est de construire un Etat solidaire et suffisamment puissant pour que la guerre ne ravage plus nos mondes, pour ne pas revivre la destruction de Coruscant, pour ne pas que Kamino se fasse de nouveau attaquer par des terroristes, pour avoir un poids de taille dans la Galaxie, pour ne pas se laisser influencer par des valeurs obscures véhiculées par certaines factions... J'ai bien conscience que chaque système possède sa propre particularité, et c'est justement à l’État fédéral de faire en sorte qu'il la conserve tout en étant en harmonie avec la loi suprême, symbole de nos valeurs communes. Vous savez, dans ma jeune vie politique, j'ai déjà eu l'occasion de faire un constat indéniable… « La somme des intérêts particuliers ne conduit pas à l'intérêt de tous ».

Je l'avouais, cette citation était l'une de mes citations favorites ! Il fallait que je continue mon argumentation.

- Ainsi votre Rôle à vous Sénateur, à vous Monarque de Naboo, à vous Princesse, à vous Gouverneur, et à moi, Chancelier, est d’œuvrer à l'intérêt du peuple de la République sans renier l'intérêt du votre, et c'est bien pour ça que vous êtes présente votre Altesse, et c'est également pour ça que le poste de Gouverneur a été crée. Nous ne sommes pas en désaccord fondamental, et je vous démontre simplement que l'Etat fédéral est nécessaire, bien que vous n'ayez avoué qu'à demi-mot que vous n'en voulez pas parce que vous sentez vos intérêts menacés. Cependant, laissez-moi vous citer un autre passage de la Constitution que je soumettrai au Sénat après les élections.
  
Citation:
Art.21 : Le pouvoir exécutif local détenu par un sénateur peut être délégué entièrement ou partiellement à toute autorité locale légitimement reconnue par le peuple.
  
Cet article est fondamental, car il respecte l'organisation politique et gouvernementale des systèmes républicains. Ainsi, Sa Majesté qui est détentrice d'une partie du pouvoir exécutif et de surcroît reconnue comme une autorité locale légitimement reconnue par le peuple n'est pas menacée par la Constitution et d'ailleurs, cet article permet de conserver les Constitutions locales. L'argument de la légitimité est absolument primordial dans le sens où la République ne souhaite laisser à la tête de l'exécutif local tyrans, dictateurs, junte militaire, ou je ne sais quoi d'autre. En outre, l'article 7…
  
Citation:
Art. 7 : Les planètes fédérées à la République ont le droit d’établir leur propre constitution qui organiseront l’Etat fédéré.
  
… Assure l'existence de ces constitutions locales.

L'essentiel avait été dit. J'expliquais tout cela calmement, sans paraître pour le moindre très stressé par la situation. Mon aplomb, mon sang-froid, étaient sans nul doute l'une de mes qualités essentielles. J'en usais ma foi assez souvent face à un Sénat parfois capricieux trop focalisé sur les intérêts particuliers et non pas sur les intérêts collectifs. Mais il s'agissait d'un autre débat… L'heure était désormais à la conclusion
  

- Je conclurai mon argumentaire en vous disant que la Constitution de la République, loi suprême du régime, organise l’État fédéral réunissant l'ensemble des systèmes de l'Espace Républicains. Donc c'est une question de bon sens, une loi votée par l'ensemble de la République a plus de force qu'une loi particulière vous en conviendrez, ce qui était par ailleurs déjà le cas sous l'Ancienne République. Au final, j'ai l'impression d'avoir répondu à vos attentes que ce soit à vous Sénateur, à vous Princesse, ou à Votre Majesté. La monarchie constitutionnelle Naboo n'est pas incompatible avec l’État fédéral et donc avec la République tant que la Constitution n'impose pas un modèle de régime pour les systèmes qui la composent.

Inclinant légèrement le buste en avant, je signifiais avec cette marque des respect qui était la mienne que j'avais fini mon monologue. Je liais alors les mains devant moi, regardant Rick O'Lonell avec peut être un peu trop d'insistance, comme si je lui reprochais d'avoir un peu trop été distrait par un élément extérieur à la conversation. Après tout, je n'avais pas une vue à 360 degrés et ne savait pas ce qui se passait sur le lieu de la discussion. Ainsi avais-je mis ma curiosité débordante de côté pour me focaliser pleinement sur les réponses que les trois politiques devant moi allait m'apporter.   

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MessagePosté le: 12/08/2015 16:56:04    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant


Reine Oliwia - Kamilia
[Reine de Naboo] - [Princesse de Naboo]

La politique pouvait souvent être perçue comme malhonnête et mensongère. Ce n'était qu'une histoire d'artifices et de subterfuges, une pléiade de mots habilement assemblés et détournés afin de cacher leur véritable sens. Tout n'était que tromperie. C'était comme assister à un spectacle de magie où l'acteur principal -le magicien- réussissait à détourner votre attention durant quelques centièmes de secondes, le temps qu'il puisse réussir son tour et par la même occasion sa supercherie. Leur savoir-faire était tellement grand que l'on pouvait se demandait lequel des deux genres était supérieur à l'autre. S'il n'avait jamais assisté à une représentation de prestidigitateur depuis qu'il était né, Rick O'lonell avait sa petite idée personnelle. Il avait beau être l'un des leurs depuis de nombreuses années maintenant, les politiciens étaient selon lui aussi doués en duperies que leurs homologues illusionnistes. Chez eux, il s'agissait d'un art, et ceux qui le maniaient avec brio étaient très souvent en haut de l’échiquier galactique. Comme quoi il était très souvent avantageux d'adopter ce que Rick appelait couramment la "diablerie orale", ou l'art de tromper tout le monde et n'importe qui, étrangers comme amis de longue date.

Plus les jours passaient et plus Rick se demandait si le Chancelier était aussi sincère qu'il ne prétendait l'être. L'on savait que le pouvoir était capable de transformer radicalement un Homme. Devenir Sénateur pouvait ronger le cœur des individus les plus vertueux qu'il soit, les transformant en rapaces et les privant de toute morale. Rick en avait fait l'amère expérience à de maintes reprises durant son premier mandat mais il ne s'en était rendu compte il y a peu de temps seulement. Alors si le poste de représentant planétaire pouvait provoquer de tels changements, qu'en était-il du poste de dirigeant suprême d'une République? Les privilèges, la pression, le sentiment d'être tout puissant et de pouvoir décider du sort des impuissants... Il fallait être extrêmement fort pour ne pas succomber aux effets secondaires d'une telle promotion. L'ancien militaire doutait-il de la force de caractère de l'ancien Sénateur de Coruscant? Il se le demandait lui-même. O'lonell voulait croire en son homologue, bien évidemment, mais la réponse se trouvait autre part: les deux hommes n'avaient pas la même vision d'une Galaxie unie. Là où l'un préférait un fédéralisme et une union de planètes réunies autour d'un pouvoir central fort, l'autre ne croyait pas assez en la Galaxie pour donner sa confiance à un tel projet. La Reine partageait visiblement le même avis que son Gouverneur à un degré cependant bien plus prononcé que l'ancien militaire. De quoi rendre difficile la persuasion des deux dirigeants principaux de Naboo.

Un étrange silence régnait désormais au sein du Palais Royal, une situation qui différait étrangement d'il y a quelques minutes en arrière lorsque Rick avait été distrait par une merveilleuse mélodie instrumentale. Le natif de Dantooine s’efforçait de mettre de côté cette mystérieuse apparition furtive, celle d'un homme qu'il avait cru reconnaître avant qu'il ne disparaisse subitement, un effacement bien trop soudain pour qu'il puisse mettre un nom sur ce visage. Mais trêve de distractions. Le Gouverneur de Naboo préféra se remémorer le nombre d'actions entreprises par la République Fédérale depuis sa récente création, et cela ne l'aida pas à se forger une meilleure opinion du projet galactique qu'essayait de vendre le Chancelier Suprême. La Garde Républicaine avait été créée malgré les réticences d'un bon nombre de Sénateurs Républicains. La nouvelle Constitution dont Shar'kan Nocturna vantait les mérites était une nouvelle fois rédigée et travaillée sans véritable concertation avec le Sénat... Et il y avait également cette vieille discussion entre le Sénateur de Naboo et l'ancien Sénateur de Triple Zéro -comme on appelait Coruscant dans le jargon militaire- du temps de l'Empire Sith. Les deux hommes avaient débattu sur leur idéologie respective, ce qui leur avait permis de mieux se connaître d'un certain côté. Mais Rick ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la rancune en se rappelant certaines paroles de son homologue. L'ancien militaire n'oubliait pas l'incompréhension dont avait fait preuve Nocturna lorsque celui-ci avait appris que le gouvernement Naboo avait accordé l'asile politique à un Chevalier Jedi, en pleine époque de Purge des membres de l'Ordre. Sous un prétexte de laïcité, Rick et la Reine Oliwia auraient-ils du refuser de sauver la vie d'un Jedi qui était avant tout un être vivant? Les doutes n'étaient plus permis. Les opinions des deux hommes étaient bien trop différentes, même s'ils partageaient de nombreuses valeurs communes: le Fédéralisme était peut-être le summum des systèmes politiques pour Nocturna, il ne l'était malheureusement pas pour ses confrères et consœurs Naboos.

C'était une chose rare pour être soulignée, mais une fois n'est pas coutume: Shar'kan Nocturna n'avait pas réussi à convaincre pleinement le Sénateur O'lonell.


-Nous attendrons la future séance au Sénat Galactique pour nous prononcer d'avantage, Chancelier, afin que nous puissions entièrement prendre connaissance de la future Constitution qui nous sera proposée avant de vous donner notre position définitive. Mais sachez que malgré vos efforts, nous ne sommes pas convaincus par la réussite d'un tel projet. Nos mœurs communs ne peuvent gommer toutes les imperfections que nous voyons dans un régime fédéral. Malheureusement nous n'avons pas le même point de vue sur la question.

C'était une réponse brève, sans détour, mais qui avait le mérite d'être franche : il était inutile de paraître convaincus lorsqu'on ne l'était pas. Mieux valait être sincère dans un monde aussi fictif que celui de la politique galactique. La prochaine séance dans la célèbre Rotonde allait déterminer le sort de la paisible Naboo, et Rick se rendit compte à quel point son rôle allait être crucial dans les semaines à venir: allait-il avoir le courage de prendre une véritable décision de chef d’État pour son monde? Il allait devoir longuement converser avec la Reine et la Princesse dès la fin de la conversation car il ne pourrait pas décider seul: le choix devait être collectif et tourné dans l'intérêt commun des Naboos. C'était là toute la difficulté et toute l'importance du rôle de politicien: ne jamais choisir pour son propre intérêt mais pour celui de ceux qui vous ont élu. C'est dans ces périodes que l'on distinguait les dirigeants de nations dotés d'un sens de l'honneur de ceux qui n'en avaient pas.

Le second mandat du Gouverneur débutait sur les chapeaux de roues. Cette étape clé de sa vie politique allait jouer sur toute la durée que prendrait son activité de dirigeant planétaire. A Rick de prendre le bon chemin pour lui et pour son peuple.

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MessagePosté le: 25/08/2015 17:21:05    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo Répondre en citant

Je ne savais pas si ce que je ressentais à l'instant était de la déception ou de la colère. Peut-être était-ce ni l'un ni l'autre ou bien une combinaison des deux. Une chose était certaine, la réponse que le Sénateur de Naboo m'avait fourni était loin de me satisfaire. Non seulement le fond ne me plaisait pas, mais il en valait de même pour la forme. Cependant, un problème majeur persistait : celui des élections. Il était difficilement justifiable de renoncer à l'application d'une loi aussi  majeure que celle de la Constitution lorsque le système l'a voté au Sénat. Si la période à laquelle le vote eut lieu était certes trouble, une voix restait une voix. Même mes erreurs personnelles – j'assumais leur existence – n'étaient un prétexte suffisamment fort pour contrevenir à une loi quelle qu'elle soit. Par conséquent les élections devaient avoir lieu auquel cas la continuité des pouvoirs ne pouvait être assurée, ce qui me semblait un problème suffisamment important pour en parler avec gravité. Si la loi ne faisait plus autorité, qu'en était-il de l’État de droit ?

L'heure était venue à la conclusion de cet entretien. Il avait été intéressant malgré le caractère un peu rude de la Reine. Je ne portais aucune monarchie dans mon coeur, mais il fallait respecter le choix du peuple, d'autant plus que les institutions planétaires restaient tout sauf tyranniques. Ainsi la monarque jouait un rôle important dans la politique locale, et sa voix signifiait quelque chose. La princesse Kamilia quant à elle était quelqu'un que j'appréciais car elle s'investissait dans l'action politique autant que son homologue sénateur. Ses prises de paroles me semblaient sages et raisonnées, c'était une bonne oratrice et sans doute était elle amenée à jouer à l'avenir un rôle encore plus important dans la politique de sa planète.

Je restais droit face au capteur holographique, les mains liées derrière le dos scrutant le Sénateur, la Monarque et la Princesse. Je laissai échapper un petit soupir très discret, non pas d'agacement mais plutôt empreint d'une certaine déception. On ne pouvait être d'accord sur tout après tout. L'heure était cependant au rappel de certains fondamentaux, et c'était sur ça que j'allais terminer mon intervention à distance.

- Nous n'avons peut être pas le même point de vue mais il est primordial que ces thèmes soient débattus au sein du Sénat, et celui-ci n'attend plus que vous,fis-je d'un ton calme. La République ne peut se passer de Naboo, je le dis sincèrement. Mais vous ne pouvez être l'exception à la règle qui s'applique à l'ensemble des systèmes de l'Espace Républicain. Notre République est peut-être imparfaite, mais c'est avant tout un régime où nous avons la possibilité de dialoguer et de débattre au sein d'une assemblée représentative du peuple, où nous avons la possibilité de s'opposer à celui qui représente l’État. Des positions différentes ne signifient pas forcément scissions, séditions, divisions, mais au contraire permettent d'élever le débat et de résoudre des problèmes majeurs tels que ceux que vous avez soulevé en refusant cette élection.

Je le regardais chacun leur tour, comme si inconsciemment je voulais qu'ils mesurent la responsabilité qui pesait sur leurs épaules. C'est vrai, peut être que je voulais leur signifier que l'opposition par la paralysie du scrutin n'était pas une solution car elle contrevenait à un des principes fondamentaux de toute démocratie : l'équilibre des pouvoirs.

- Mais maintenant, bloquer le processus électoral n'est plus envisageable. Tout simplement parce que c'est une méthode qui ne reflète pas l'image de la démocratie Naboo. Mon action a peut être bafoué certains de vos principes, et je m'en excuse très sincèrement car ce n'était évidemment pas mon but. L'objectif est désormais de résoudre les problèmes de notre régime, qu'importe sa forme démocratique, confédérale ou fédérale.

Les conséquences de la suspension durable de l'élection sénatoriale pouvaient se révéler importantes. Il était bien entendu nécessaire de signifier à mes trois interlocuteurs des effets de cette contestation et des solutions à ma portée pour résoudre le problème.

- Tout est-il qu'en cas de non reprise du scrutin, repris-je, la continuité des pouvoirs serait interrompue, le Sénat ne pouvant se réunir en une nouvelle législature une fois les élections achevées. Cette interruption est tout simplement dangereuse. Ainsi je vous demande solennellement d'accepter le processus électoral en prenant compte de la dérogation accordée par la Chancellerie, auquel cas contraire je serais forcé, et je ne le souhaite pas, de rédiger un décret administratif permettant la réunion du Sénat sans Naboo. Je n'ai pas envie de réunir l'assemblée si je vois votre coupole vide, mais si je n'ai pas le choix je le ferai, à contrecœur. Je tiens à vous signifier par ailleurs que je donnerai ce soir un discours sur l'HoloNet afin de revendiquer ma position. J'informerai également nos concitoyens du problème auquel nous sommes confrontés. Je vous referai un appel à la reprise du scrutin pour vous montrer à quel point je tiens à ce que cette élection s'achève.

Laissant juste le temps à mes interlocuteurs de me répondre, je leur adressai mon départ.

- Merci pour cet entretien. A bientôt.

Ma politesse qui commençait à devenir légendaire intervint de la même manière qu'au début de la rencontre : une légère inclinaison du buste en avant plus tard, j’éteignais mon communicateur holographique.
 

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MessagePosté le: 24/01/2018 00:42:43    Sujet du message: Elections Sénatoriales de Naboo

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